Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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vendredi 14 juin 2019

Pourquoi je relâche mes truites…

Voilà une question que l’on me pose régulièrement. C’est d’ailleurs le plus souvent des personnes de mon entourage qui n’ont que faire de la pêche qui s’interrogent sur les raisons me poussant à relâcher une truite après l’avoir capturée. L’occasion pour moi de mettre tout cela sur le papier en allant au bout de ma pensée.

Tout d’abord, et avant de rentrer dans le vif du sujet, il est important de savoir que ma réflexion est celle d’un pêcheur ayant bientôt 35 ans d’expérience derrière lui sur la rivière d’Ain. Il est tout à fait possible qu’avec un autre âge, un autre vécu, qu’avec un cheminement sur une autre rivière dans un autre contexte ma réflexion aurait été bien différente…Ou pas.

Ensuite, il faut être très clair sur nos agissements. En aucun cas parler de respect quand on laisse la vie à un poisson n’est correct. En aucun cas faire passer des truites sauvages comme des partenaires de jeu n’a de sens. Non, si je voulais réellement respecter les truites sauvages, je ne tenterais pas de leur planter un hameçon dans la gueule. J’arrêterais la pêche tout simplement, mais je n’en ai aucune envie !

Je suis un pêcheur. J’aime chercher et trouver les ruses qui vont me permettre de tromper la vigilance d’un poisson sauvage. Le combat qui s’en suit avec celui-ci me procure des émotions incroyables que je ne trouve nulle part ailleurs. C’est ma passion depuis toujours, j’en ai besoin. C’est mon équilibre.

Je suis un pêcheur. Je connais donc pertinemment mon impact sur la vie d’une truite. Quand celle-ci se met en place au début de l’éclosion alors qu’elle a attendu des heures pour que cette nourriture arrive à la rassasier, je suis là moi aussi et parfois, si j’ai de la réussite, je la capture et donc l’empêche de profiter d’un repas facile. Occasion pour la truite qui ne se représente pas tous les jours…Quand dame fario se met au cul d’un banc de vairons en train de frayer, je suis là moi aussi parce que je sais qu’il ne faut pas manquer ces évènements. J’ai dans ces occasions souvent la réussite de prendre plusieurs poissons et ainsi je prive les truites d’une orgie pleine de protéines. Orgie qui se présente bien souvent une seule fois dans l’année…Ces deux petits exemples parmi tant autres pour bien comprendre que le pêcheur perturbe la vie des truites, c’est ainsi, il faut en être conscient. C’est pourquoi j’ai banni de mon vocabulaire pour ce sujet bien précis le mot respect. Je suis conscient d’embêter les truites, mais je suis un pêcheur et je le revendique, c’est ma passion, je l’assume sans problème. C’est sans doute aussi pour cela que je suis venu assez vite au bénévolat dans le domaine de la protection des milieux aquatiques. Une façon pour moi de me faire pardonner de toutes les misères que je fais aux poissons.  

Truite régurgitant ses vairons après capture.

Oui, la truite elle ne joue pas, elle survit dans un monde sauvage. Pour nous, c’est un divertissement, une échappatoire ou encore une passion qui peut être parfois dévorante (c'est mon cas !). Pourquoi ? Je n’en sais rien finalement. C’est tout un ensemble. L’environnement dans lequel on pratique cette passion, la rivière, ces lieux magiques et sauvages. Mais aussi comprendre ses poissons et finir par les capturer est un plaisir inégalable pour moi ! Un peu contradictoire finalement avec l’amour que l’on porte à ces truites sauvages, avec l’énergie folle que l’on donne sans compter pour les protéger. C’est, si l'on veut faire un parallèle, le même paradoxe chez un chasseur de bécasse qui voue un culte sans limite à cet oiseau emblématique pour le tuer au final. C’est ainsi. Il y a des choses qui sont difficilement explicables.

À la pêche, nous avons cette opportunité. Relâcher nos truites au lieu de les tuer, mais pourquoi agir ainsi ? Je vous avoue que dans une assiette, j’adore le poisson. Que j’aimerais pourvoir manger une bonne truite de ma rivière toutes les semaines en famille. Ce n’est pas faute de ne plus en prendre, non, il m’arrive encore de tromper quelques zébrées, mais au fil du temps, je me suis bien rendu compte que la rivière n’était plus apte à produire assez de poissons pour une consommation régulière, voire même épisodique lorsque celle-ci est multipliée par le nombre de pêcheurs actifs. Je ne relâche pas mes truites par philosophie ou encore par mode, non, pas du tout. Si je le fais, c’est parce que j’estime que je dois le faire pour tenter à mon humble niveau de maintenir la population actuelle. Que nous devons le faire ensemble car la rivière d’Ain ne sait plus produire autant de truites que par le passé. Une époque où j’ai tué sans scrupule des centaines de poissons pour les manger et même pour les vendre à une période assez sombre de ma vie. Si la rivière était encore aussi poissonneuse, je suis certain que je conserverais toujours régulièrement des truites pour le plaisir de les déguster. Oui mais voilà…

Ce n’est plus le cas. La population de truites baisse petit à petit et ce tous les ans. Seul le fait de relâcher ses prises ne suffit pas. Mais toutes nos instances départementales ont prouvés depuis bien trop longtemps leur incompétence mêlée à leur impuissance face aux diverses pollutions, face au réchauffement de l’eau. À ce jour, on ne sait faire qu’une chose sur la rivière d’Ain pour contrer l’hémorragie des effectifs, remettre les poissons à l’eau. Cela fonctionne plutôt bien d’ailleurs. La visite des mêmes frayères tous les hivers le prouve. Les truites sauvages sont toujours là aux endroits où on ne les tue plus. C’est simple finalement comme constat.

Par contre, il ne faut pas être hypocrite, si je remets mes poissons à l’eau, c’est avant tout pour les reprendre, pour qu’ils se reproduisent, pour que je puisse capturer leur descendance et pêcher encore et toujours dans les années à venir… En aucun cas pour leurs beaux yeux. J’adore ces poissons, j’adore ma rivière, mais si je n’étais pas avant tout passionné de pêche, qu’en serait-il ? Ne jamais oublier cela. J’aime les truites et la rivière d’Ain d’un amour véritable mais parce que je suis un pêcheur ! Cela me fait dire également que les pêcheurs sont à ce jour les seuls lanceurs d’alerte des maux qui touchent nos rivières au grand dam de nos politiques d’ailleurs. Eux n’attendent qu’une chose, qu’il n’y ait plus de poisson, donc plus de pêcheur et par le fait plus personne pour rendre publiques au grand jour certaines vérités.

Ancienne image réalisée il y a bien longtemps sur la Loue.

Une fois tout cela pris en compte, une fois la triste réalité des populations en baisse, oui, logiquement, on en vient à relâcher toutes ses prises si l'on souhaite continuer à pêcher. C’est logique. Certains pêcheurs veulent l’ignorer, soit par bêtise (on ne peut plus rien pour eux à part attendre qu’ils trépassent !), soit par méconnaissance du sujet (Là, on peut informer et tenter de convaincre encore). Ces pêcheurs veulent continuer à prélever en disant qu’eux ne s’amusent pas avec les poissons, qu’ils pêchent pour les manger. Soit ! C’est la vérité. Pêcher un poisson pour le manger est moins « tordu » que de le pêcher pour se divertir, c’est un fait, je l’ai évoqué sur plusieurs exemples un peu plus haut. Sauf que si ces pêcheurs peuvent encore conserver les quelques poissons qu’ils prennent, c’est aussi parce de plus en plus les relâchent. Cela aussi est un fait ! J’ai dans mon entourage proche quelques pêcheurs très talentueux, suffit que l’on décide un jour tous ensemble de tuer tous nos poissons, je pense sans prétention aucune qu’ils nous seraient aisés de vider des linéaires importants de la rivière d’Ain. À méditer, vous, messieurs, qui conserver encore vos truites sauvages sur cette rivière fabuleuse.

Ensuite vient la réflexion de comment relâcher ses poissons. Elle a été lente chez moi. À vrai dire, au début de mon cheminement, je me posais peu de questions. Je relâchais mes truites sans forcément prendre de précautions particulières. Je faisais des photos souvenirs. Bref, j’avais l’impression de bien faire. J’avais tout faux. Si l’on fait le choix de remettre à l’eau ses poissons, autant bien le faire ne pensez-vous pas ? Autant réduire le pourcentage de perte au minimum non ? Oui, car quoi que l’on fasse, tous les poissons ne vivront pas une fois relâchés. Cela aussi est un fait. Mais il est possible de s’approcher du minimum en prenant de bonnes habitudes. J’ai évolué avec les années sur ma façon de remettre le poisson à l’eau. Pourquoi, parce que j’aime conserver un souvenir photographique. Mais de toutes évidences, il ne faut pas faire n’importe quoi. J’ai fait des erreurs, j’ai tué des poissons sans le vouloir. J’en ai eu la preuve plusieurs fois en retrouvant des truites mortes un ou deux jours après les avoir relâchées. J’ai donc corrigé tout ça. Depuis 3 saisons, je n’ai pas retrouvé de poisson mort que j’ai laissé repartir. Cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas eu, mais cela m’encourage à continuer en ce sens. Le plus simple bien entendu serait de libérer ses truites au plus vite sans photo. J’y arrive avec le temps. Je fais de moins en moins de photos de truites. Mais pour un beau poisson, il m’est encore très difficile même impossible de ne pas le faire. Ainsi, je peux écrire ce genre d’article pour prouver qu’un poisson peut très bien vivre et donc se reproduire tous les ans si on le relâche correctement (Exemple1, exemple2, exemple3).

Quels sont les phénomènes qui font que le pourcentage de perte va augmenter après relâche d’une truite ? Les manipulations, le stress et le temps d’exposition hors de l’eau. Le stress est d’ailleurs engendré par l’ensemble des autres points. Le plus simple pour réduire tout cela reste de laisser son poisson dans l’eau en le relâchant rapidement. C’est très facile qui plus est. Cela évite d’y mettre ses deux grosses mains tout autour. Les mentalités évoluent doucement, même des AAPPMA ont demandé à leurs pêcheurs de le faire sans malheureusement être écoutées. La Biennoise par exemple a lancé un communiqué en début de saison pour ne pas manipuler et laisser en permanence dans l’eau les truites déjà extrêmement fragiles sur cette rivière. Nombre de pêcheurs ne s’en préoccupent pas. C’est hallucinant quand même. Tout cela dans le but de faire une photo avec sa petite tête à côté pour s’exhiber sur les réseaux sociaux. Vous pourriez au moins respecter les demandes des bénévoles qui passent leur temps à défendre cette rivière pour votre petit plaisir non ? Je ne sais pas, la moindre des choses lorsque l’on pêche un linéaire, c'est de prendre connaissance des doléances de l’AAPPMA et les appliquer !

Relâcher dans les meilleures conditions un poisson et donc optimiser sa survie pour s’approcher des 100% de réussite est très simple finalement, il faut le laisser dans l’eau en permanence ! Si vous faites l'inverse, alors vous augmentez délibérément votre pourcentage de perte après relâche, tout le contraire de ce qui est recherché, c'est ridicule non ?

Mon fils laissant la vie à une belle truite.

mercredi 6 mars 2019

Communiqué Biennoise ouverture 2019

Pour vous en avoir déjà parlé sur ce blog, vous savez que samedi prochain vous aurez la possibilité de retrouver canne en main la basse Bienne. L'ouverture de ce long linéaire se fera bien entendu en no kill. A cette occasion, je me fais un des relais de communication de l'AAPPMA locale et de ses bénévoles en publiant le communiqué réalisé par leurs soins. Lisez-le attentivement avant de venir sur la Bienne s'il vous plait. Faites le lire à vos amis et collègues qui pensent eux aussi venir passer une ou plusieurs journées lors de la saison qui vient. Vous pouvez cliquer sur les images pour un meilleur confort de lecture.

Je suis très heureux qu'une association définisse à l'attention de ses pêcheurs les bonnes règles de remise à l'eau d'un poisson. Je vois encore tellement de comportements et de photos passer sur le net avec des pêcheurs faisant tout le contraire. Alors je vous en prie, messieurs les pêcheurs occasionnels, les passionnés, les guides de pêche, les élèves, les débutants, lisez ces lignes et respectez les sur nos rivières bien malades de Franche-Comté comme la Bienne.

Il est tout à fait possible de conserver un joli souvenir de ses truites en les photographiant dans l'eau. Sans les manipuler.

samedi 26 janvier 2019

Le 10 février, une date à retenir pour la Bienne.

Vous le savez certainement maintenant, la Bienne dans sa partie aval va de nouveau retrouver les pêcheurs. La situation n'est pas des plus confortable, mais comme dit dans un article précédent, je pense néanmoins que c'est la bonne décision. Quoi qu'il en soit, et avant de retrouver les berges cannes en main, il faut, si sincèrement vous aimez cette rivière, être présent à la prochaine assemblée générale de la biennoise le 10 février prochain.

L'A.G du dimanche 10 février se déroulera en deux parties. Une première A.G extraordinaire de 9h30 à 10h30 avec les élections pour compléter le C.A de l'AAPPMA (6 postes à pourvoir). Pour ce faire, il faut être en possession des cartes 2018 et 2019 pour se présenter et la carte 2019 pour avoir le droit de vote. Si des personnes remplissent ces conditions et sont motivés, il faut envoyer les candidatures à l'adresse suivante contact@bienne-pechejura.fr avant le 1er février.

La seconde partie de l'A.G à partir de 10h30 sera ordinaire et plus classique avec rapport moral, financier, questions diverses etc...

Alors encore une fois, faites le pas, ne soyez pas qu'un simple consommateur, investissez-vous !

vendredi 11 janvier 2019

Les pêcheurs vont retrouver la Bienne !

C’est le principal changement en ce qui concerne la pêche de la truite dans le Jura en 2019. La Bienne va de nouveau accueillir les pêcheurs après presque 3 années de fermeture (actée en juin 2016). Le secteur aval du barrage d’étables à St Claude jusqu’à Lavancia ne sera plus fermé. Bien entendu, sur ce très long linéaire, il sera strictement interdit de prélever les truites. Enfin, si vous en trouvez…

Je dramatise un peu mais je ne suis pas si loin que ça de la vérité. De ce que j’ai vu, de ce qu’on m’a rapporté, il reste quelques poissons ici où là, mais rien à voir avec ce que l’on a connu il y a seulement 5 ans. Pour vous donner une idée et pour ceux qui connaissent le parcours public de la haute rivière d’Ain, je pense que l’on se rapproche de la densité existante à ce jour de Montigny à Châtillon. C'est-à-dire une faible à très faible densité. De plus, mais comme sur l’Ain finalement, il est encore fréquent de croiser une truite malade tâchée de blanc ou même des cadavres. C’est donc dans ce contexte que les pêcheurs vont retrouver la Bienne.

Souvenir de 2015.

Une nouvelle ouverture, avec une nouvelle équipe ! Un nouveau bureau devrait voir le jour. Si jamais vous vous sentez le cœur de vous investir pour cette rivière, n’hésitez surtout pas. Car des pêcheurs, il y en aura de partout sur la rivière, mais des bénévoles pour veiller sur elle, beaucoup moins. Je prends les paris ! Renseignez-vous, une A.G élective devrait avoir lieu dans la première quinzaine de février.    

Vu la situation, si vous aller pêcher cette rivière à partir du 09 mars, je me permets de vous donner quelques conseils pour relâcher du mieux possible vos truites si toutefois vous avez la chance de capturer une survivante. Je veux dire par là qu’il faut donner toutes les chances au poisson pour assurer sa survie.

Mon fils en "fight" avec une biennoise.

En premier lieu, il ne faudra pas s’éterniser sur les séances photos/vidéos comme on peut le voir encore trop souvent. Ces truites sont de toutes évidences plus fragiles qu’ailleurs à cause des conditions de vie que leur offre la très médiocre qualité de l’eau de la rivière. Donc une fois piqué et mis à l’épuisette, ne touchez pas le poisson si c'est possible. Toutes manipulations est à éviter, c'est une règle de base. Si vous voulez faire une photo (et pas 36), pensez à laisser le poisson dans l’eau tranquillement positionné dans le filet de votre épuisette. De cette façon, vous conserver un souvenir et la truite repartira de la meilleure des façons sans faire d’apnée même d’une courte durée. Quand les beaux jours arriveront, vous pouvez aussi prendre le temps de plonger un thermomètre dans la rivière en début de partie de pêche. On en trouve pour vraiment pas cher et cela ne prend pas de place dans le gilet. Perso, je ne mesure pas mes poissons, mais j’aime connaitre la température de l’eau avant de pêcher. De cette façon, je sais si je peux capturer une truite dans de bonnes conditions. Si sur certaines rivières la question ne se pose pas, chez nous, oui. La température peut atteindre et même dépasser les vingt degrés parfois. Compliqué pour les truites du coup…

Pour finir, je pense que cette ouverture est une bonne chose. Cette rivière, mise à part quelques passionnés et bénévoles de l’AAPPMA, était totalement abandonnée depuis juin 2016. C’est ainsi, la très grande majorité des pêcheurs se rendent à la rivière uniquement pour pêcher, rien d’autre, reflet de notre société de consommation dans le monde de la pêche. Avec cette ouverture sur le linéaire aval, la Bienne retrouvera un semblant de vie du moins sur ses berges. Les braconniers qui sévissent tranquillement auront la vie moins facile, les actes de pollution ne passeront plus inaperçus comme ça pouvait être le cas faute de présence humaine…De plus, et ce n’est pas négligeable pour les autres cours d’eau, la pression de pêche s’étalera un peu sans être concentrée sur les mêmes lieux.

Mon Fredo sur sa Bienne bien aimée.

mercredi 9 janvier 2019

Besoin de techniciens rivières dans le Jura.

Un court billet pour me faire le relai de ces offres d'emploi. Si jamais...

Le Parc naturel régional du Haut-Jura recrute :

deux chargé(e)s de mission rivière-GEMAPI pour les bassins versants Bienne-Orbe-Saine et Valouse-Ain médian

deux technicien(ne)s de rivières pour le bassin versant de la Valouse et de la Bienne (+ Orbe)

samedi 15 décembre 2018

La Bienne a besoin de ses fidèles.

Aidez la Bienne !

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vendredi 2 novembre 2018

La sècheresse et la concentration des polluants.

Avec cette sècheresse qui nous subissons, la concentration des polluants est en augmentation dans nos rivières. Cela est évident. Nos rejets restent les mêmes...Il y a ceux qui sont couplés au réseau et les autres, les sauvages.

Pour ces derniers, ils sont connus de tous. Sur la Bienne par exemple, l'AAPPMA locale les a tous répertoriés. Les élus sont informés. Plus de 100 rejets en directs...Autour de chez moi, sur la rivière d'Ain, je connais des rejets en directs depuis plus de 30 ans...Nombreux ont été identifiés et transmis aux élus via ce DVD en 2011. Aujourd'hui, rien n'a changé. Les élus se cachent derrière des sommes déjà allouées ou d'autres excuses de politiciens.

Pourtant, lorsque l'on voit ce genre d'information (à lire article de presse ci-dessous), on est en droit de se poser des questions.

Sources Hebdo 39

La rivière d'Ain est moribonde, elle décline tous les ans à une vitesse folle et on est prêt à investir 30000 euros d'argent public pour faire aménager un accès sur une zone de l'Ain qui est à sec tous les étés. Soyons sérieux quelques secondes s'il vous plait...

Si la rivière d'Ain a besoin d'aide, ce n'est pas des barrières sur ses berges qui vont l'aider !

Et pour mémoire, et même si certaines installations sont en dysfonctionnements, comme la lagune de mon village, les habitants eux paient une taxe d'assainissement tous les ans. Que cela fonctionne ou pas, on prend notre argent. On est en droit d'avoir un service conforme lorsque l'on paie non ? Et c'est loin d'être le cas dans bien des situations. Dans le cas présent, mon village, et vu la situation, c'est tout simplement du vol depuis des années.

Quoi qu'il en soit, et comme je le disais en début d'article, les rejets eux ne cessent pas de couler pour rejoindre nos rivières, enfin, ce qu'il en reste. En témoigne la vidéo ci-dessous réalisée par Patrice sur le bassin du Doubs.

Ce qui est effrayant finalement, c'est lorsque vous parlez à des amis ou collègues qui sont complétement éloignés de ce genre de sujet. Ils sont à chaque fois surpris d'apprendre que des égouts se jettent directement dans nos rivières à notre époque. Faut voir la tête des gens qui se baignent dans des milieux naturels autour de chez moi lorsque je leur dit ce qui se jette quelques mètres en amont...Non seulement ce n'est pas gagné, mais je pense sincèrement que cela va encore empirer !

Les poissons d'eau douce ont encore bien du souci à se faire...

lundi 24 septembre 2018

Pêcheur de rivière

L'air du temps...

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mercredi 4 avril 2018

Romain Casiraghi.

Mon ami Romain...

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jeudi 15 mars 2018

Bienne, les suites de la dernière pollution.

Si jamais vous n'avez pas vu le reportage de France 3, voici une session de rattrapage.

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