Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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Mot-clé - La Bienne

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dimanche 3 juillet 2022

Vidéo : L'équipe JMC sur la Bienne.

L'équipe JMC vient de mettre en ligne une nouvelle vidéo d'un peu plus de 10 minutes. Celle-ci a pour cadre une rivière jurassienne très connue, la Bienne. Elle met en scène un binôme de pêche aussi talentueux qu’élégant, Claire Barret et Grégoire Juglaret. De plus, et c'est important, on notera l'intervention de l'ami Alexandre, jeune président de la Biennoise.

Cette vidéo mêle images de pêche tout à fait exceptionnelles et interventions des "acteurs" plus que pertinentes. Je suis très heureux de voir une grande marque de pêche française relayer un discours comme celui d'Alexandre. C'est assez rare pour le signaler. Je vous avoue, et c'est sans doute l'âge, que je suis lassé des vidéos "pornfish" où la seule préoccupation de la prod est d'en mettre plein la vue tout en faisant des gros plans sur la marque du matériel utilisé. Là, il y a une ligne directrice avec le souci de ne pas utiliser la rivière citée uniquement pour une promo commerciale.

Alors on touche là un sujet sensible. D'ailleurs, pour connaitre Alexandre, je pense qu'avant de donner son accord, il a dû y réfléchir à deux fois. Oui, car de telles images vont aussi avoir l'effet de donner envie. L'effet de conforter les pêcheurs qui connaissent la rivière dans le fait d'y retourner au plus vite, et l'effet de vouloir découvrir ces eaux pour ceux qui ne connaissent pas. Comment penser autrement, les images sont tellement belles, les truites somptueuses...Les paroles justes et sensées en parallèle ne peuvent pas faire oublier ces images.

Alors que faire ? Communiquer ou pas ? Le plus simple me direz-vous est de se réfugier derrière l'adage qui dit que pour vivre heureux, vivons cachés. Certes, c'est juste, mais uniquement pour le pêcheur un poil égoïste et non impliqué sur le terrain de mon point de vue. Dans le cas des rivières jurassiennes et plus globalement francomtoises, difficile de se taire tout remuant ciel et terre derrière les coulisses pour les défendre. On ne peut pas communiquer que sur le négatif. L'équation est très difficile et je vous avoue ne pas avoir la réponse. Car oui, sur la Bienne,  il reste des truites, de très belles truites, celles qui ont les mensurations à faire rêver tous les pêcheurs, mais les populations sont si faibles qu'une pression de pêche trop importante n'est pas possible tout simplement. Au final, il me semble que ce genre de format vidéo, où les belles images se croisent au discours des bénévoles et à la réalité de terrain me parait être la moins mauvaise formule pour ces rivières dégradées mais toujours vivantes.

Alors grand bravo à l'équipe JMC pour cette initiative et merci à Thibault Longis, Grégoire Juglaret, Claire Barret, Alexandre Dupepet et bien entendu BFT Média pour les images !

vendredi 3 juin 2022

Ayez le réflexe température !

Cela doit devenir un réflexe, une habitude. Au même titre que vous allez vérifier votre matériel avant de pêcher, il devient primordial de prendre la température de l'eau avant de pêcher lorsque le soleil se fait trop présent. La raison est que les truites, au-delà d'une certaine température de l'eau passe dans un mode survit. Il est donc contre productif de les embêter lors de ces périodes où elles ont besoin de toute leur énergie.

Notre AAPPMA a été la première à communiquer sur ce sujet dans le Jura. D'autres ont pris le pas depuis et c'est une bonne chose. Nous n'avions pas les compétences pour déterminer une limite maxi. Nous avons donc fait appel à des hydrobiologistes. Nous avons donc fixé une limite maxi de 18 degrés. Celle-ci est communiquée à l'écrit sur le livret fédéral depuis quelques années déjà.

Merci de suivre cette recommandation.

La biennoise vient également de communiquer dans ce sens. Il faudrait bien entendu que toutes les AAPPMA ayant des linéaires concernés par ces hausses de températures le fassent. Communiquer reste la base car trop peu de pêcheurs font attention à ce paramètre.

Communication biennoise.

Il est facile de ce procurer un thermomètre et de le glisser dans votre gilet ou autre chest pack. Une prise de température en arrivant vous permettra de savoir si vous pouvez rester sur le parcours convoité ou s'il vous faut remonter de quelques kilomètres en amont pour trouver une eau plus fraiche. Les parcours avals des grandes rivières étant les plus impactés.

J'ai pour ma part un petit thermomètre C&F design qui va très bien. J'invite d'ailleurs toutes les marques à mettre un ou plusieurs modèles à leur catalogue car c'est chose trop rare à ce jour. Cela incitera peut-être les pêcheurs à s'en procurer plus facilement.

Alors pourquoi une telle situation dans le Jura fin Mai début Juin. Après des mois de Janvier et Mars très déficitaires en pluviométrie, le mois de Mai claque tous les records ! Record de températures avec le mois de Mai le plus chaud chez nous depuis au moins 1945. Vous ajoutez à cela un record de sècheresse puisque c'est le plus bas en pluviométrie également. Ces deux records cumulés dans le même mois et ce avant l'été annonce une catastrophe. Il faut juste croiser les doigts pour avoir le même mois de juillet que l'an passé.

Données prises sur Jura Lac Météo de mon ami Pascal.

Je termine cet article en vous relayant un sujet TV diffusé par france3 et tourné sur la Bienne. Une fermeture officielle de la pêche est évoquée. Je vous avoue que je n'y suis pas favorable dans les conditions actuelles. J'y serais favorable si tous les utilisateurs de l'eau étaient interdit de rivière alors que c'est tout le contraire puisque la population de baigneurs et de canoés va exploser dans les semaines à venir. Alors entre une recommandation de lever le pied au-delà de 18°C et un arrêté pour fermeture, il n'y a pas grand chose, mais c'est le principe. Pourquoi toujours et rien que les pêcheurs ? Et puis, pour être régulièrement sur le terrain, afficher en grosses lettres sur les journaux que la pêche est fermée ne fera que donner plus de confiance aux bracos estivaux. Ils auront de manière officielle le champ libre sans la crainte d'être surpris en action.

Bref, je préfèrerai vous raconter des histoires de pêche, mais malheureusement le cœur n'y est plus vraiment. Écrire ce genre d'article alors que l'été n'a pas débuté est bien triste. Triste, mais pas étonnant. On le sait depuis longtemps que nous sommes sur un fil...

samedi 5 février 2022

La Bienne restaurée par le PNR du Haut Jura.

Je vous invite à découvrir aujourd'hui en vidéo les derniers travaux réalisés par le PNR du Haut Jura sur la Bienne. Pour les habitués des berges de cette rivière jurassienne, certains paysages ne seront plus familiers tant les changements sont importants.

Le but de ces travaux si j'ai bien tout compris étaient de mettre à plat l'espace existant en enlevant les contraintes (digue haute par exemple) afin de laisser la rivière faire sa vie dans ce nouvel espace remodelé. C'est en fait ce que l'on voit depuis quelques années, des travaux conséquents sont réalisés ici et là pour effacer ceux réalisés à l'époque. La différence est sans doute la philosophie entre ces deux époques. Je vous laisse découvrir par vous-même ce qui l'en est en vidéo.

dimanche 11 juillet 2021

Des nouvelles de la Bienne.

Vu sur la page Facebook de la Fédération de pêche du Jura, je me fais ici le relai d'un message important au sujet de la Bienne. Sachant que vous êtes nombreux à ne pas lire les réseaux sociaux, voici donc un copier/coller du message de notre Fédération départemantale :

Dans la continuité du travail débuté à l’aune des épisodes de surmortalité piscicole qui ont touché la Bienne dès 2010 et suite aux Assises pour la Bienne qui se sont déroulées sous l’égide de l’Etat en mars 2019 à Prémanon, le PNRHJ et ses partenaires ont souhaité étudier une hypothèse jusqu’alors inexplorée : celle de la remobilisation par la rivières de pollutions anciennes.
L’étude, dont vous trouverez le rapport synthétique ci-après, a été réalisée par Coopétic-Recherche, Institut Anthropo-Crisis, lors de suivis sur 7 stations réparties entre Morez et Dortan pendant la période 2018-2020. Ce travail a, entre autre, été financé par la FNPF et la Fédération de Pêche du Jura.
Des centaines d’échantillons ont été prélevés dans l’eau et les sédiments des berges de la rivière. Ces milliers de données ont permis de déterminer :
  • Qu'il existe des stocks de polluants au niveau des sédiments des berges, hérités des activités industrielles anciennes, et remobilisés par la rivière au gré des crues, et ayant un impact sur les organismes aquatiques ;
  • Que des rejets actuels sont aussi à l’origine de la présence de substances toxiques dans l’eau de la Bienne, dont l’effet sur les organismes aquatiques est également fort, notamment pendant les périodes d’étiage.
La situation de la Bienne est grave mais des solutions peuvent être mises en œuvre pour limiter l’effet de ces pollutions :
=>conserver la biodiversité sur les portions encore préservées
=>restaurer un bon fonctionnement hydro-sédimentaire de la rivière
=>diminuer les rejets actuels de substances toxiques
=>poursuivre l’amélioration de la connaissance, notamment au niveau des sources diffuses.
  •  Le travail ne s’arrête pas là, vous l’aurez bien compris, et l’ensemble des acteurs impliqués dans la préservation du patrimoine naturel que constitue la Bienne restent mobilisés dans le seul but d’améliorer la qualité des eaux de ce fleuron du patrimoine jurassien.
Notre Fédération et les deux AAPPMA du bassin de la Bienne, L'AAPPMA de la Biennoise et la Société de Pêche du Haut-Jura saluent le remarquable travail effectué par l’ensemble des intervenants et remercient tous les pêcheurs qui témoignent de l’intérêt à ce projet
 
Pour en savoir plus, je vous invite à découvrir le document ci-dessous. Bonne lecture.

dimanche 2 mai 2021

L'Orvis Hélios 3F, une petite bombe.

Si vous suivez ce blog régulièrement, vous avez sans doute noté que j'ai changé mon ensemble de pêche à 100%. La canne, le moulinet ainsi que la soie venant de la maison Orvis. Comme déjà dit lors de la présentation de ce matériel, ce fut pour moi une totale découverte. Après un mois et demi de pêche dont un gros mois de confinement à profiter vraiment pleinement des rivières jurassiennes, je peux revenir sur les qualités et les défauts de cet ensemble.

Effectivement, le mois d'avril a permis une pêche en nymphe à vue exceptionnelle. Seule la bise (vent du Nord) fut souvent présente pour nous embêter. Mais on ne va pas se plaindre puisque vous êtes nombreux à ne pas avoir pu pratiquer notre passion commune lors de cette période. Enfin, pas tous...Il y a eu des petits malins ! J'ai les noms !

Quoi qu'il en soit, j'ai pour ma part beaucoup pêché. J'ai profité des deux grandes rivières jurassiennes avec plaisir. J'ai ainsi pu me rendre compte des reélles capacités de cette Hélios 3F.

La canne - Orvis Hélios 3F

Pour faire court, cette canne possède d'immenses qualités et 2 défauts dont un qui peut être problématique, son prix. Une fois que l'on a assimilé cela, il n'est pas interdit de rêver voir de craquer afin de se faire un immense plaisir !

Qualités : 

  • C'est une très bonne lanceuse avec une capacité à être précise assez incroyable. Je ne pense pas avoir changer mon geste depuis l'an dernier, mais j'ai la conviction de gagner en précision avec cette canne. Elle possède une vraie force directive. Et ce même à des distances au-delà des douze mètres. Malgré sa douceur qui donne un confort apprécié lors des faux lancers, elle a cette énergie pour propulser la soie très facilement. Je pense que cela vient également du revêtement spécifique de la soie Orvis Pro Trout. Elle va du feu de Dieu cette soie !
  • La poignée et la qualité du liège sortent de l'ordinaire. La forme de la poignée, je ne reviens pas dessus, c'est vraiment une question de goût personnel. Pour ma part, j'aime bien. La qualité du liège par contre, quel régal quand on prend la canne en main. Un vrai plus, sincèrement.
  • La tenue du poisson est exceptionnelle. J'ai pu m'en rendre compte à de nombreuses reprises pour mon plus grand bonheur. Un mixte de bridage autoritaire avec un zeste de souplesse et de douceur pour accompagner les coups de gueule des poissons. Cette douceur est très appréciable lorsque le poisson est de taille modeste. Les sensations restent présentes. C'est vraiment top.
  • J'ai longuement hésité avant d'écrire sur cette qualité. J'ai bien peur que cela me porte la poisse ! Mais à noter une certaine solidité. J'ai frappé plusieurs branches au ferrage en bordure et j'ai eu déjà quelques "tapes" sur le scion avec mes nymphes dont des JFD-12. Pour l'instant rien. Si je la casse dans 2 jours, je n'écris plus rien sur ce blog !

Défauts :

  • Comme écrit plus haut, son prix. Mais quand on aime...
  • L'absence d'accroche-mouche. De mon côté, j'en ai réalisé un à l'aide d'un trombone, c'est nickel. Je ne peux pas faire sans.
  • Je suis certain que vous pensez aussi à cette zone blanche à la base de la canne, mais pas du tout. En tous les cas, je ne l'ai absolument pas ressenti comme un défaut.

Le moulinet Orvis Mirage TL et la soie Pro Trout.

La soie possède une glisse exceptionnelle. Je n'ai aucune idée du temps que cela va durer, mais à ce jour c'est bluffant. Sur le moulinet, j'ai envie de dire R.A.S. Aucun souci durant ce mois et demi de pêche. Le frein, très précis, fonctionne parfaitement. Aucun une embrouille avec le fil dans le bâti. Très bon matos.

C'est très facile de dire du bien de cet ensemble car sincèrement, c'est du très très bon matériel. À tel point que j'espère avoir la chance de découvrir d'autres fleurets de la gamme. Il y a environ une bonne trentaine de magasins dans le pays qui sont fournisseurs de la marque désormais. Dans les plus connus il y a Aspe angler, Le rond dans l’eau, PLC, Pacific pêche, etc...N'hésitez pas à aller voir de plus près ! 

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