Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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Mot-clé - La Bienne

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mercredi 9 septembre 2020

Interdiction de marcher dans l'eau.

L'information du jour. Interdit de rentrer dans l'eau jusqu'à la fermeture. Je vous fais un copier-coller du message de la Fédération de Pêche du Jura.

[⛔️ Interdiction de la pêche en marchant dans l'eau]

Malgré l'épisode pluvio-orageux de la fin du mois d'août, le niveau des cours d'eau du massif est à nouveau critique. La situation s'est même dégradée en Petite Montagne et sur les cours d'eau du Revermont.

Suite au durcissement des restrictions de l'usage de l'eau et conformément à l'interdiction de pratiquer des activités aquatiques susceptibles de perturber le fond des cours d'eau, notre fédération a demandé à ce que la pratique de la pêche en marchant dans l'eau sur l'ensemble des cours d'eau de 1ère catégorie piscicole du département soit également concernée par cette interdiction.

Cette mesure s'applique dès à présent sans modification de l'arrêté niveau crise pris le 02/09, considérant que la liste des activités aquatiques citées n'était pas restrictive. La pratique de la pêche restera autorisée en 1ère catégorie , uniquement du bord, jusqu'à la fermeture fixée au 20 septembre 2020.

vendredi 15 mai 2020

23 ans de fermeture de l'ombre et maintenant ?

L'ombre sur la haute rivière d'Ain, plus globalement dans le Jura, c'est une longue et triste histoire. Ce poisson emblématique des cours d'eau francomtois est interdit à la pêche depuis 1997. Vingt-trois ans de protection totale pour quel résultat à ce jour ? Une espèce totalement dilapidée de nos rivières jurassiennes et finalement, qui s'en soucie ? Cette situation est tellement tombée dans l'oublie que la plupart des pêcheurs vont finir par oublier que ce poisson était roi sur l'Ain, la Bienne, la Valouse, la Basse Loue et j'en passe...

Il y a 20 ans déjà, et ce même dans les plus hautes sphères de la pêche du département du Jura, la majorité des dirigeants en place n'avaient que faire de l'avenir de ce poisson. Il a fallu se battre comme un beau diable seulement 2 ans après la parution de l'arrêté qui protégeait l'ombre jurassien. 4 ans après, soit en 2001, et malgré un rapport accablant sur les populations existantes, toutes les AAPPMA (sauf une) souhaitaient la réouverture aux prélèvements de ce poisson. Tragique !

Vingt ans après, quand on connait le peu de poissons qui vivent encore dans nos eaux, on imagine facilement que ce vote, s'il avait été validé par les services de l'état, aurait anéanti à jamais les quelques ombres qui survivent dans nos rivières.

Je vous laisse découvrir ou redécouvrir un article paru dans la presse halieutique de l'époque sur le sujet.

Merci Jean-Louis pour cette archive ! Très heureux de constater que les choses ont bien changé depuis toutes ces années où, il faut bien le dire, je me sentais bien seul. Il reste encore aujourd'hui des AAPPMA qui sont dans le déni vis à vis de la réalité, mais globalement, quelle amélioration !

Norbert Morillas, qui est à l'origine de cet arrêté de protection de l'ombre, en serait certainement très heureux. Comme il l'était de m'avoir en soutien à chacun de ses exposés pour défendre ce poisson. Le seul soutien.

Si la réouverture de l'ombre n'a jamais eu lieu, c'est finalement dû à un concours de circonstances. La volonté était là, mais d'après les services de l'état, ouvrir l'ombre voulait aussi dire que l'impact des grands cormorans n'était plus aussi flagrant et que les tirs octroyés tous les ans pour ces oiseaux pouvaient être suspendus. Les présidents majoritaires, à contre cœur, ont choisi de pouvoir continuer à tirer les oiseaux piscivores plutôt que de manger les derniers ombres...Juste incroyable. Les derniers ombres jurassiens ont été sauvés par les cormorans...du moins dans les textes !

Oui, car dans la vraie vie, les quelques noyaux de populations qui vivent ici et là, ne peuvent se développer en autre, à cause de la prédation des grands cormorans doublée depuis quelques années par celle des harles bièvres. Nous avons d'ailleurs le plaisir et l'honneur de vous annoncer notre première nichée sur notre linéaire cette année. Quelle joie ! Une maman harle avec 8 petits qui vont se délecter des 3 ou 4 ombres qu'il reste dans le coin et certainement de quelques truites sauvages au passage...Cette situation devient absurde puisque l'espèce protégée (allochtone) se porte mieux que l'espèce (autochtone) dont elle se nourrit !!! Y'a pas un lézard là ?? Alors c'est bien beau de faire des études et autres comptages depuis 1997, mais il ne faut pas avoir fait de grandes études pour comprendre ce que l'on voit !

Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas écrit, je ne pointe pas ces deux oiseaux piscivores comme premiers responsables du déclin des ombres jurassiens à la fin des années 90, mais par contre, ils sont pour moi, aujourd'hui, le premier obstacle à leur recolonisation. L'ombre est le premier touché par cette prédation. La truite se cache, lui reste en pleine eau. Il est confronté tous les jours à cette nouvelle prédation dans l'efficacité est tout simplement redoutable. Sans y être préparé. Sans avoir les armes pour se défendre. C'est dans le contexte actuel, impossible pour ce poisson de faire grandir ses rangs.

Alors laissons faire, et le vote de 2001 sera exaucé. Les derniers ombres jurassiens disparaitront et tout espoir de les voir de nouveau plus nombreux sera anéanti.

vendredi 17 avril 2020

Des nouvelles de la rivière d'Ain, de la Bienne et d'autres.

Très compliqué de savoir ce qu'il se passe sur les berges de nos rivières en période de confinement. Pour ma part, j'ai cette chance, et ce depuis ma naissance, d'avoir la rivière d'Ain dans mon kilomètre réglementaire actuel. Alors sur une sortie d'une heure, ce n'est pas simple de faire un état des lieux précis, mais je m'y attèle depuis le 17 mars à midi, jour de la mise en place du confinement. Je réalise des virées régulières en partant à pied depuis la maison. De plus, j'ai quelques contacts amis plus haut sur la rivière ainsi que plus en aval. Cela permet d'en savoir un peu plus et de rester connecter au cours d'eau malgré la situation actuelle.

Au début du mois, j'ai reçu des appels téléphoniques de pêcheurs sociétaires de notre AAPPMA pour m'avertir de sauts de cabris sur les courbes de niveaux de la rivière d'Ain sur la station de Bourg de Sirod. J'avais moi-même vu cela et averti très vite l'agent de l'OFB qui avait eu en charge le dossier l'an passé suite déjà à nos observations sur le terrain cette fois (à lire ici).

Courbes de niveaux avec un souci le 6 avril par exemple.

Après avoir pris contact avec le gestionnaire de la centrale hydroélectrique, l'OFB m'a informé que les réglages issus des constats de l'an passé n'ont pas été suffisants. À la suite de nos nouvelles constatations sur les courbes, de nouveaux réglages ajustables manuellement au jour le jour ont été mis en place. La solution paraissant moyennement viable mais la vétusté des automatismes ne permet pas de faire mieux à ce jour. Une rénovation complète du système est en cours et devrait se terminer dans l'année.

Les courbes à la suite de notre intervention.

Il me semble que c'est beaucoup mieux. Même si j'étais resté attentif, merci aux fidèles de m'avoir averti. En espérant que les alevins de l'année n'en aient pas souffert. Quand une rivière possède un débit aussi faible, la moindre variation trop rapide peut être fatale à bon nombre de truites de l'année. Pour terminer sur le sujet, je tiens à souligner que c'est une nouvelle fois les pêcheurs (qui plus est de notre AAPPMA) qui ont donné l'alerte. Sur ce sujet et dans le contexte actuel, un simple clic suffisait, cela démontre quand même bien des choses.

Durant cette terrible sécheresse que nous vivons, la rivière perd de l'eau inexorablement. Nous sommes au 37ème jour consécutif sans pluie chez moi. Cela me laisse sans voix. Ce triste évènement constitue un nouveau record. Celui-ci étant toujours en cours pour s’aggraver au moins jusqu'à demain...Cette période fait d'ors et déjà partie des 5 sécheresses les plus sévères depuis 1945 chez nous en terme de jours consécutifs sans précipitation.

La rivière en tout début de mois.

Deux semaines plus tard. La gravière se découvre toujours plus...

Alors comme souvent, dans ces situations exceptionnelles, il y a du bon et du moins bon. Commençons s'il vous plait par les bonnes nouvelles car nous en avons tous besoin. C'est même parfois des nouvelles assez surprenantes. La rivière d'Ain est extrêmement basse oui. Moins de 2 m3 à ce jour. À la mi-avril, je ne me rappelle pas avoir vu ça. D'un autre côté, la température de l'eau est encore froide. Cela ne va pas aller dans le bon sens avec des températures de l'air proches des 25 degrés prévues ce week-end. Quoi qu'il en soit, le fond de la rivière chez nous reste propre en visuel, ce qui n'était pas du tout le cas l'an passé. J'ai été surpris encore hier de voir des zones en plein soleil avec une hauteur d'eau de quelques centimètres encore clean. Pour mémoire, l'an passé, les fonds étaient bien marron.

La rivière d'Ain le 16 avril.

Par contre, le débit fait vraiment peur. Toujours le 16 avril.

Paradoxalement, ce niveau super bas est parfait pour les éclosions d'alevins de l'année. Il y en a vraiment beaucoup et rien ne peut me rendre plus heureux. Voir cette nouvelle génération de truites sauvages évoluer est une vraie bonne nouvelle. C'est pour cela qu'il faut rester vigilant vis à vis des micro-centrales pour ne pas que le fruit exceptionnel de la reproduction sauvage soit anéantie.

Que la nature est belle !

Même tout en aval de nos secteurs, du côté de Châtillon, la rivière reste propre sur le fond. Les ombres communs (car c'est là-bas qu'ils sont le plus nombreux et de bonne souche) ont pu frayer dans des conditions correctes. Les alevins de truites y sont aussi nombreux. C'est vraiment top comme nouvelle. On connait tous la hausse de la thermie en été sur ces parcours avals, c'est d'autant plus remarquable. Ces poissons sauvages nous montrent à quel point leur envie de survivre est forte ! Merci Arnaud pour tes observations.

La rivière d'Ain en aval. On y voit des nids réalisés par les ombres communs.

Pour finir dans le dossier bonne nouvelle, sur l'ensemble de mes sorties à ce jour, je n'ai vu aucun poisson malade ou mort. Cela ne veut pas dire qu'il y en a pas, mais vu la visibilité que l'on a, c'est compliqué de passer à côté. L'activité des truites n'est pas ouf n'ont plus. Peu ou pas d'éclosion et je ne voit pas tant de truites que ça. On peut juste remarquer des comportements qui se rapprochent grandement de ce que je peux observer en octobre lorsque la pêche est fermée. Sauf qu'au printemps, les truites sont bien plus en chair et reste farouches comme jamais !

Une belle en maraude.

Bien entendu, il y a aussi le côté plus sombre du confinement. Certains diront que l'absence de l'être humain est une bonne chose au final, que les truites peuvent vivre en paix. C'est ce que l'on peut penser quand on est bloqué chez soi sans se rendre compte des réalités de terrain effectivement. Sur notre linéaire, nous avons fait le choix de protéger 100% du parcours en y interdisant les prélèvements. Pas par mode, pas pour embêter une catégorie de pêcheurs, mais simplement parce l'espèce truite était en danger de disparition. Nous avons ainsi réduit considérablement la baisse des effectifs. Ceux-ci vont être malheureusement mise à mal durant ce confinement, c'est certain. En temps normal, les harles bièvres ne font que de courtes escales chez nous car ils sont sans arrêt dérangés. Ce printemps, les couples prennent leur quartier et s'installent plus durablement.

J'avais déjà un avis assez tranché sur cet oiseau piscivore mais après l'avoir vu une nouvelle fois chasser hier, je suis intimement persuadé que c'est un fléau pour les populations. Une fois de plus, quelques pêcheurs et autres protecteurs vivants dans le monde parallèle des bisounours vont me tomber dessus. La nature reprend ses droits qu'ils vont me dire. Ce n'est pas les harles qui font disparaitre les truites pour d'autres...Certes, je l'entends bien. Mais je sais ce que j'ai vu par contre ! Il faut bien comprendre qu'une truite n'a qu'une seule façon de se sentir en sécurité, c'est de rester immobile sous sa cache. D'ailleurs, pour ceux qui ont pratiqué, vous le savez. Rien de plus facile que de prendre une truite à la main. Elles sont bêtes comme tout une fois planquées. Hier après-midi, alors que j'étais en mauvaise posture dans la ripisylve, j'ai aperçu un gros remoud en bordure bien plus en aval de moi. Je me suis alors immobilisé. Un autre remoud, puis un autre...Un canard ? Une poule d'eau ? Finalement, je l'ai vu. C'était un harle mâle en chasse. J'ai pu l'observer quelques minutes. Assez pour voir ce que je pensais impossible. J'étais persuadé que les eaux basses l'empêchait de chasser avec efficacité. J'ai pris peur ! Cet oiseau fouillait méticuleusement chaque faille, chaque cavité, chaque cache potentielle de truite avec son bec crochu. Dans des zones si peu profondes que l'animal dépassait hors de l'eau. très vite, il s'est saisit d'une truitelle de 10-12 centimètres devant mes yeux.

Alors soit, cet oiseau doit se nourrir, je le comprends bien. Mais dites-moi s'il vous plait où est la logique quand un animal est protégé à 100% alors que ses populations se portent mieux que l'animal dont il se nourrit ??? La truite sauvage autochtone n'a si peu d'intérêt que l'on favorise une espèce allochtone à son détriment ?? Cette situation me rend fou sérieux ! Je me sens si impuissant face à une telle bêtise. Si les deux couples que j'ai vu à chaque sortie se reproduisent sur notre linéaire, c'est plus de 20 oiseaux présents cet été. Le parcours sera alors décimé.

Couple de harles bièvres bien peinard avec ce confinement. 

Il y a d'autres espèces qui profitent aussi de la non présence des pêcheurs comme cette truite arc-en-ciel qui n'est pas vraiment à sa place.

Pour la suite des mauvaises nouvelles sur la rivière d'Ain, remontons si vous le voulez bien tout en amont en compagnie de Dylan. Historiquement, le visuel à cette époque est toujours plus triste à voir en ce qui concerne le fond de la rivière sur Sirod. En effet, le haut de la rivière subit de plein fouet les effets des épandages printanier du plateau de Nozeroy par le biais de la Serpentine. C'est ainsi que l'on peut observer un contraste saisissant entre l'amont et l'aval. Les fond sont noirs et remplis d'algues brunes entre Sirod et Contes. Alors est-ce que c'est les faibles débits qui ont empêchés à ce jour ces effets d'arriver chez nous, aucune certitude. En tous les cas, Dylan a vu dans le même temps deux poissons adultes morts, deux truitelles et quelques chabots...

Une fois de plus, c'est un constat que nous pêcheurs faisons annuellement. Même si quelques agriculteurs travaillent dans le bon sens vis à vis de l'environnement, force est de constaté que ce n'est pas le cas de tous.

Les cailloux sont tous marrons et gluants.

Difficile de vire dans de telles conditions.

Pour la Cuisance, j'ai les mêmes échos que chez nous. Une rivière extrêmement basse pour la saison mais des fonds relativement encore en bon état. Pourvu que cela dure. Cette rivière est déjà à bout de souffle.

Du côté de la Bienne, c'est un peu plus délicat avec une progression rapide du salissement du fond de la rivière. Au niveau de St Claude, cela s'est vu sur seulement quelques jours. Ici aussi, la bassin versant est tellement vaste que la densité de polluant est très importante avec des débits aussi faibles.

Début du mois, la rivière reste magnifique en apparence.

Le 16 avril, plus la même chanson.

Du coup, quelques poissons malades observés par Emre mais relativement peu quand même vu la situation. Après, la population est si faible que c'est compliqué de faire plus.

Une truite de 60 centimètres mycosée ici.

La bonne nouvelle pour la Bienne est la reproduction. Comme chez nous, Emre a observé bon nombre d'alevins de l'année. C'est une nouvelle fantastique pour cette rivière qui souffre encore plus que les autres.

Alevins de truite de la Bienne.

J'ai également eu aussi hier un retour de l'ami Tibo à propos de l'Oignin. Rivière qui retrouve la rivière d'Ain en aval du barrage de Coiselet. Tibo souhaiterait véhiculer l'idée que sur cette rivière, qui n'a pas vu un seul pêcheur depuis l'ouverture, et au profit d'un étiage sévère (digne de juillet) qu'il n'a jamais vu autant de jolis poissons se nourrir. Que cela soit en terme de densité ou de taille. Il a été surpris de ne voir que des jolis poissons se nourrir. Son avis est que les premiers jours de nourrissage en mars mais surtout avril sont sûrement décisifs pour que les poissons notamment les géniteurs (pas vu une seule en dessous de 40cm, alors que s'en est cafis en été) se refassent une santé après la frai. Comme ici, les comportement sont aussi très différents avec ce confinement. Des truites postées à 20cm sous la surface au dessus de fosses...Comme dans une réserve. 

Nous avons échangé entre nous. Si moi aussi j'ai pu voir des comportements "type réserve" sur certains poissons, j'ai émis un bémol sur une plus forte activité dû au confinement. En tous les cas, je ne l'ai pas observé sur mon secteur. Selon les rivières, c'est sans doute complètement différent.

Voilà pour le petit tour des rivières du coin. Merci aux copains pour leur aide. Nous sommes a n'en point douter, les premières sentinelles de nos rivères !

Je vous laisse avec deux photos d'hier, prenez soin de vous !

jeudi 26 mars 2020

Seasons Hebdo N°117 - Franche-Comté

Pour occuper votre temps libre à la maison, je mets en ligne cet extrait d'un Seasons Hebdo tourné en 2014 sur la Bienne. De souvenir, le but du tournage était de prendre des nouvelles de la rivière suite à sa fermeture et aux nombreuses atteintes que le milieu avait subit. Charles Varenne était à la tête de l'AAPPMA la Biennoise à l'époque. J'étais intervenu uniquement pour le côté pêche. La prise du premier est un grand souvenir car on venait d'allumer la caméra !

Souvenir avec Charles et David.

Une rivière qui six années après souffre toujours autant. Bien des pensées à tous les bénévoles qui ont repris le travail de Charles et qui continuent à y croire. Bravo et merci !

lundi 27 janvier 2020

Bienne : les truites meurent toujours.

Quoi de neuf sur la Bienne ? Dans l'eau, c'est malheureusement toujours le même rituel morbide. Des truites mortes ou malades sont vues régulièrement par les pêcheurs qui s'y promènent ces derniers jours. Des pêcheurs passionnés par cette rivière qui en reviennent avec un moral bien bas. Et ce n'est pas les quelques truites observées en pleine forme qui vont faire pencher la balance de l'autre côté. D'après deux retours que je viens d'avoir, on peut penser que près de 50% des truites vues sont mortes ou mycosées. C'est un énorme pourcentage. La qualité de l'eau, l'empoisonnement des sédiments ou que sais-je encore tuent tous les jours sur la Bienne. C'est un fait. Les quelques truites assez fortes qui passent entre les gouttes doivent encore faire face aux nombreux harles bièvres présents sur la rivière. Ils pêchent tous les jours eux...et plutôt bien en plus !

Oui, rien de vraiment neuf sous le soleil de la vallée de la Bienne. On est alors en droit de s'interroger sur les priorités de la ville de Saint de Claude et du Parc Naturel du Haut-Jura lorsque l'on sait que des travaux conséquents ont été lancés. Ceux-ci ont pour but de redonner à la rivière un fonctionnement plus naturel et d'améliorer le cadre de vie du quartier en question. On pourra donc faire de belles promenades le long de la rivière qui sera elle un cimetière à poissons. Une fois de plus, je suis dans l'incompréhension.

Néanmoins, il ne faut pas lâcher l'affaire. Il y a depuis peu une nouvelle équipe qui a formidablement pris le relai du travail de l'ancienne (une pensée pour Charles). Ils ont besoin de tout votre soutien et cela débute par votre présence lors de la prochaine assemblée générale. Celle-ci se tiendra le dimanche 9 février à 9h30 à la Salle Bavoux Lançons de St Claude (1 avenue de Belfort). Ne pensez pas qu'à venir à la pêche, soyez investis !

Photos réalisées dans le week-end entre Lavancia et Chassal.

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