Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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vendredi 5 novembre 2021

Fermer plus tard ? Ouais, bof...

Depuis pas mal d'années et ce dans la grande majorité des régions françaises, la fermeture de la pêche de la truite se fait au troisième dimanche de septembre. Quelques régions de montagne font les prolongations jusqu’à début octobre. Nous avons aussi connu cela par le passé dans le Jura avec une fermeture au premier dimanche d’octobre. Entre les deux, il y a la francosuisse avec sa fermeture au 30 septembre quelque soit le jour. Ces rappels en guise d'introduction à une réflexion personnelle.

Pour le Jura, c’est donc le troisième dimanche de septembre. Soit le 15 du mois au plus tôt (dans le cas où le 1er est un dimanche), ou le 21 du mois au plus tard. Selon les avis de chacun, cette date est une bonne chose ou pas. Une partie des pêcheurs la trouve trop précoce car ils aimeraient pêcher plus longtemps. De mon point de vue, c’est très bien ainsi au contraire. Je ne voudrais surtout pas que cela change. Je vais m’en expliquer dans les lignes qui vont suivre. À noter que je ne me permettrais pas d’extrapoler mon ressenti à toutes les régions de notre pays. Non, je me base sur mes observations effectuées sur la haute rivière d’Ain et uniquement de cela. Il est tout à fait possible que cela soit bien différent ailleurs. Mais chez nous, je me répète, c’est à mon avis parfait comme ça.

J’ai souhaité écrire ces quelques lignes car j’entends souvent autour de moi que la pêche de la truite ferme trop tôt. Que l’on pourrait profiter des belles journées d’automne avec des truites redevenues actives sans être préoccupées par la période de reproduction. C’est vrai, je ne peux pas aller contre ça. C'est tout à fait exact...En apparence. Il me semble que ces arguments ne sont là que pour défendre le plaisir du pêcheur. À aucun moment il n’est question des truites et en particulier de leur cycle biologique. Certes, durant le mois d'octobre, sur la rivière d’Ain, les truites ne se reproduisent pas. Je peux sans prendre de risque vous garantir que pour les individus aptes à se reproduire, cette pensée est forcément omniprésente. Les semaines d’Octobre sont primordiales afin que les poissons se refassent une santé en s'alimentant à leur guise sans être dérangés. Ce mois apporte les dernières éclosions massives et fait sortir les poissons parfois sur des durées de près de 5 heures. J’ai vu encore cette année des truites gober sans arrêt à s’en faire péter le bidon ! Bien entendu que ça donne envie d’aller chercher la canne mais pensons à la truite avant tout et à nos futures parties de pêche. Il faut que ces poissons arrivent en pleine forme le jour J. Je pense donc qu'il faille leur laisser quelques semaines sans pression de pêche avant cela. Ce n'est pas Novembre qui apportera les éclosions nécessaires. De plus,en Novembre, les truites ont déjà basculées en mode reproduction. Non, Octobre est le mois du renouveau.

Cette année 2021 où Juillet fut exceptionnel reste à part. Mais les truites depuis 2015 arrivent en septembre avec un état de forme plutôt médiocre. Les étés sont longs, chauds et secs. La nourriture est rare. Les éclosions quasiment absentes du fait d’un couvert d’algues sur les fonds. Le début de l’automne voit la température de l’eau redescendre. Avec un peu de chance, il y a un petit coup d’eau pour nettoyer les fonds. Ainsi, les truites ont de nouveau quelques semaines pour refaire le stock de graisse avant la grande période de reproduction qui est énergivore au possible. Novembre annonce les premiers rassemblements voir les remontées parfois sur de longues distances des cours d’eau et autres petits affluents. Décembre voit les premiers combats pour les emplacements et les partenaires. Sans oublier les efforts pour la construction du nid et la dépose des œufs. Toute cette période qui peut s’étaler sur plusieurs semaines entame considérablement les forces des truites. Il faut obligatoirement des poissons en pleine santé pour braver ces épreuves et surtout pour en ressortir indemne.

Alors il est vrai que dans certains pays la pêche se pratique sur les truites bien plus longtemps que chez nous et que la reproduction a lieu malgré tout. Certes, mais les conditions sont certainement bien différentes de chez nous dans le Jura. Je sais parfaitement ce qui se passe chez moi et laisser quelques semaines aux truites pour se nourrir paisiblement avant la période la plus importante de l’année pour elles et pour nous, ce n’est pas un grand sacrifice me semble-t-il.

Finalement, ici, le seul inconvénient de la fermeture est que les oiseaux piscivores sont libres de pêcher comme bon leur semble. Et ça, c’est terrible. Il faut donc absolument continuer à faire acte de présence pour au minimum les faire fuir de votre linéaire. C'est ce que je fais depuis mi-septembre par exemple avec 4 à 5 sorties hebdomadaire. Je peux vous affirmer qu’à chaque sortie, j’en vois ! Harles ou cormorans, parfois les deux ! Cette prédation est sous évaluée, c'est certain. Quand vous voyez 4 harles avec chacun un ombre de 15-20 centimètres dans le bec, ça fait mal au cœur. Surtout quand vous imaginez que ces oiseaux vont revenir tous les jours durant automne et hiver...Forcément qu'il manque un grand nombre de poissons au printemps ! Malheureusement, la rivière est désertée par les pêcheurs une fois la pêche fermée. Ce que j’arrive à comprendre bien que...Pas complètement. Bien entendu, nous n’habitons pas tous à côté et nous n’avons pas tous la même passion pour la rivière. Mais quand même.

Pour conclure, et comme dit au début de ce billet, cette fermeture au troisième dimanche de septembre me convient parfaitement car pour moi, elle respecte le cycle biologique des truites afin qu'elles puissent se reproduire dans les meilleurs conditions chez nous. C'est un avis de pêcheur et observateur passionné de nos truites sauvages jurassiennes.

Mon fils lors de la fermeture 2021.

dimanche 31 octobre 2021

On est jamais aussi bien que chez soi !

J'ai ce privilège de vivre dans un lieu que j'aime. À ce titre, et ce dans la plus part des cas, je n'éprouve aucun besoin d'aller voir ailleurs. Profiter de tous les trésors qui m'entourent suffit à mon bonheur. Contempler les couleurs qui varient selon les saisons et les lumières changeantes des journées, apprécier les différentes odeurs que cette nature nous offre, écouter les sons du ruissellement des cours d'eau et de la faune en passant par celui des brises à travers les feuilles. Non, nul besoin de prendre l'avion, un peu de marche et un canoë sont bien suffisant. Je vous propose de m'accompagner par l'image dans mes dernières balades jurassiennes.

Chalain. Balade sur l'eau avec ma grande fille en direction du Domaine.

Bonlieu. Petite pause après avoir fait le tour du lac.

Ma chérie en admiration devant les couleurs de l'automne.

Le Canada ? Non, le Jura !

Toujours aussi beau.

La rivière d'Ain.

Le mois d'octobre a été un régal pour les yeux.

La brume matinale.

Nous ne sommes jamais seuls sur les berges. Ici, sur une petite île au milieu du lit de la rivière !

Lever du jour fin Octobre. Des instants de vie privilégier.

Mon fils m'accompagnait ce jour-là pour une ronde de l'intégralité du linéaire de notre AAPPMA.

On ne s'en lasse pas.

Lors de mes observations, je suis tombé là-dessus ?!?

Des lieux enchanteurs qui font partis de ma vie.

mercredi 27 octobre 2021

Un "nouveau" bureau à l'AAPPMA de Crotenay

156 membres actifs pour l’AAPPMA de Crotenay, c’est plutôt bien pour un petit village de la campagne jurassienne. Pour être tout à fait transparent, nous sommes très peu du village ou même originaires de celui-ci. Notre AAPPMA est surtout composée de pêcheurs et de pêcheuses venus d'ailleurs dans le Jura et même d’autres départements.

C’est sans doute pour cette raison, en autres, que nous n’étions que 9 présents à l’assemblée générale élective du 15 Octobre dernier. De toutes évidences, le monde associatif passionne peu. Pourtant, entre chaque élection, les critiques fusent parfois. Mais quand il s'agit de s’engager, il n’y a plus personne ou pas grand monde.

Le choix était donc restreint. C’est pourquoi le bureau existant a été renouvelé dans son intégralité. Le nouveau conseil d’administration de notre AAPPMA a donc été élu pour une durée de 5 ans.

  • Président : Nicolas Germain
  • Vice-président : Bernard Pichon
  • Trésorier : Olivier Chaloyard
  • Secrétaire : Denis Grandperrin

Messieurs Thierry Mandrillon, Denis Motella et Wilfrid Perroud complètent le C.A de notre AAPPMA.

Mr Bernard Pichon sera candidat pour notre AAPPMA aux prochaines élections départementales qui auront lieu au printemps 2022. A noter qu’il sera élu sortant puisqu’il est déjà en place avec une grande implication.

Article de presse sur le sujet. (Source : Le Progrès)

jeudi 21 octobre 2021

8 mois de fermeture du pont à Pont-du-Navoy.

Voilà une nouvelle qui court depuis quelques semaines. Le pont situé sur la rivière d’Ain dans le village de Pont-Du-Navoy va être fermé à la circulation durant de long mois. Les travaux devraient débuter en octobre 2022 et sont annoncés jusqu’en Juin 2023. Huit mois !

Je ne suis pas là pour débattre du bien fondé de ces travaux même si j’ai mon avis. De ce que je sais, c’est pour que les véhicules se croisent mieux et aussi pour y faire passer la véloroute de façon sécurisée. Des travaux de grandes envergures dans tous les cas vu le délai de fermeture annoncé.

J'ai voulu écrire cet article pour de lancer une réflexion / discussion en guise d'alerte sur ce qui risque de se passer en pensant à la rivière et aux pêcheurs. Je sais bien que ce n'est pas la priorité pour beaucoup, mais comme le délai est suffisant avant le début des travaux, il y a peut-être moyen de travailler en bonne intelligence pour limiter les impacts nocifs à l'environnement. Effectivement, je n’imagine pas de tels travaux sans incidence sur le fonctionnement de la rivière. Peut-être que je me trompe, mais il vaut mieux prévenir que guérir. On l’a encore vu malheureusement en cette fin d’été avec les travaux sur le barrage juste en aval de ce même pont avec cette baisse de niveau artificielle en plein étiage. Cela était très mal venu pour la faune et ce, bien entendu,  avec l’accord de la DDT. Un bel exemple d'une non réflexion en amont car il y a eu des mortalité chez les invertébrés et les juvéniles. Une lente baisse du niveau étalée sur 4 ou 5 jours au lieu de quelques heures aurait peut-être permis, il me semble, d'éviter tout ça.

Alors cette fois-ci, plus d'erreurs s'il vous plait ! Si d’aventure, des coulées de sédiments trop importantes venaient avoir lieu durant le frai des truites juste en aval, cela pourrait éventuellement perturber la bonne marche de la reproduction. Je dis cela sans le savoir, simplement, je m’interroge car je ne voudrais pas être le témoin d'une catastrophe. Je souhaite juste qu’on ne se pose pas la question en décembre 2022 avec par exemple des niveaux très bas, des truites sur les frayères et une densité de sédiments dû aux travaux trop importante avec un écoulement difficile à cause d'un débit bien trop faible. Il sera alors trop tard. Certains vont trouver cela hors de propos, mais nos poissons sauvages ont déjà bien du mal à se reproduire sans que rien n’interfère qu’il est à mon avis important de veiller à toutes éventualités. Peut-être faudra t-il aussi réfléchir a évacuer dans la mesure du possible les poissons entre le pont et le barrage ? En tous les cas, et j’insiste, il sera important d'y penser avant sans avoir de regret après. Nous serons plusieurs à y veiller.

Si les travaux durent bien huit mois, soit jusqu’en juin 2023, il va aussi falloir réfléchir à la gestion des pêcheurs qui ont pour habitude de pêcher sur Pont-du-Navoy et les parcours avals. De mars à juin, est-ce-que les parcours avals seront praticables ? Niveaux d’eaux stables ou fluctuants avec de fortes baisses (de façon artificielle) durant les travaux ? Eau chargée en permanence ou pas ? Si par exemple la rivière est toute blanche/laiteuse car chargée de sédiments, il y a une possibilité que toute une population ou au moins une partie des pêcheurs se dirige sur les parcours amonts en augmentant la pression de pêche pour le coup. On peut aussi se poser la question sur les gênes que cela peut provoquer au moment de l’émergence des alevins (je pense notamment au niveau de l'eau si celui-ci est modifié pour les travaux).

Bref, de nombreuses questions dont je ne connais pas les réponses. Encore une fois, cet article n’est pas là pour tenter d’y répondre, mais je l’ai écrit plutôt dans le but d’alerter sur les potentielles nuisances que ces travaux pourront occasionner au cours d’eau et ses habitants. Peut-être que tout se passera pour le mieux et sera tant mieux. Mais on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas !

Dans un an, ce pont ne sera plus qu'un souvenir.

dimanche 17 octobre 2021

Belle rencontre du jour.

Lors de ma balade du jour, j'ai pris le temps d'approcher un poisson qui était très actif. Ceci dans le but de faire quelques images et faire profiter les personnes qui ne peuvent se rendre au bord de l'eau pour admirer ce spectacle. La qualité n'est pas top car c'est fait au téléphone portable. La proximité avec la truite rattrape un peu. Bon visionnage.

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