Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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lundi 23 juillet 2018

Quelques semaines de pause.

En cette fin du mois de Juillet, il est temps pour moi de m'éloigner du clavier. Je vous laisse avec les 11 ans d'archives de ce blog, certain que vous n'avez pas lu tous les articles ;-)

Sinon, si vous avez 5 minutes, faites la danse de la nuit et des nuits fraiches s'il vous plait, j'ai bien peur que les jours qui viennent sonne le glas pour un grand nombre de truites dans les eaux beaucoup trop chaude de la rivière d'Ain.

En ce qui concerne le Fly Shop, pas d'arrêt cet été pour information. Je reste à votre disposition.

Souvenir d'une belle journée...

mercredi 18 juillet 2018

L'histoire d'un poisson merveilleux.

Cette histoire débute assez tôt en matinée vendredi dernier...

Depuis quelques jours, j'emmène ma grande fille tous les matins à la caserne des pompiers de Champagnole afin qu'elle y suive une formation. Ce fut donc le cas vendredi. Nous étions à la caserne autour des 7h15. Ayant quelques heures devant moi et comme parfois le matériel de pêche dans le coffre, j'ai voulu en profiter pour faire un parcours tout proche que je n'avais pas pratiqué depuis bien longtemps. La seule condition qui m'aurait empêché d'aller au bout de mon idée était de voir un parking trop rempli. Coup de chance, personne ! Le temps de passer le fil dans les anneaux et je pouvais me mettre en quête des zébrées sauvages. Le niveau de la rivière était extrêmement bas. Avant de faire quoi que ce soit, j'ai pris la température de l'eau. 16.5°c à cet endroit. Encore correct pour la pêche, mais déjà chaud malgré tout. Les jours qui arrivent seront cruciaux pour bon nombre de truites de la rivière d'Ain...C'est certain.

Quoi qu'il en soit, j'ai commencé à voir quelques truites assez vite. Les premiers postes pouvaient se pêcher qu'à l'arbalète. J'ai donc naturellement opté pour un gammare JFD. La reine des nymphes pour cette pratique. Parfois, lors d'une partie de pêche, tout tourne à l'envers, rien ne veut aller. Ce matin-là, j'ai eu l'impression contraire très rapidement. Le premier beau poisson actif repéré est passé trop vite devant moi. Il descendait la rivière. Pas eu le temps de tenter quoi que ce soit. J'ai quand même continué à le suivre du regard. Chose qui n'arrive quasiment jamais, il s'est retourné pour me revenir droit dessus. Il était même encore plus près de la berge. Si le facteur chance s'était arrêté là, il n'y aurait pas eu grand chose à dire finalement, mais non, cela a continué à me sourire. J'ai donc arbalèté mon gammare JFD devant la truite afin qu'il soit présent à son niveau et dans sa trajectoire. Pas de réaction du poisson, j'ai donc décidé d'animer ma bestiole. Dès le premier mouvement de la nymphe, la truite est venue dessus. Elle a légèrement changé de niveau en montant mais sans marquer d'arrêt à l'endroit où je pensais que ma nymphe évoluait. Je n'ai donc pas ferré. Erreur ! La truite a mis un coup de gueule sur le côté...Mais elle l'a en bouche ! Ferrage...Au bout ! Rhooo, ce poisson de raccroc ! J'ai tellement eu du retard dans mon ferrage que je pense sincèrement qu'elle s'est piquée toute seule. Je ne l'ai pas vu prendre, tout simplement.

La matinée ne pouvait pas mieux débuter. Quel beau poisson ! 

Enfin, je n'allais pas bouder non plus, d'autant plus que j'avais un combat à gérer. Et avec un poisson très puissant qui plus est. Vraiment pas mal de chance sur ce coup-là. Il en faut parfois. Après avoir remis mon poisson à l'eau, j'ai continué ma prospection. Je suis arrivé près d'un tout petit bief. Une truite tournait là. A l’œil, un poil plus petite que celle que je venais de prendre. Sur ce poisson, rien de spécial à raconter, il est venu prendre mon gammare comme s'il n'avait jamais rien vu. Presque trop simple, mais ça fait du bien de temps en temps. Et puis cela donnait encore plus de valeur à ma partie de pêche du jour car c'était un très joli poisson. En ces périodes d'étiage, faire pêche n'est jamais facile.

Poisson plus fin, mais bien en forme.

Le soleil était un peu plus haut dans le ciel, et je me suis souvenu qu'il y avait un radier sympa un peu plus en amont que je pratiquais beaucoup étant plus jeune à l'étiage. J'avais le souvenir de truites qui venaient en bordure de courant pour se nourrir. Et vous savez, chez les truites, les générations passent, mais les bons postes restent. Effectivement, mon radier était toujours là et comme par magie, j'ai de suite vu deux belles truites qui faisaient un circuit en bordure de la veine principale. Comme si après toutes ces années, rien n'avait changé. Elles étaient très visibles, encore plus avec le soleil qui montait très vite au fil des minutes qui passaient. J'ai pu me mettre en position sans rentrer dans l'eau tout en étant à l'aise pour fouetter. Les deux truites passaient devant moi par séquences à environ 10 mètres. Il me paraissait évident que le JFD n'était pas adapté pour ce coup-là. Peu d'eau et un courant quasiment nul très vite le long du radier. J'ai regardé mon accroche mouche, et allez savoir pourquoi, j'ai pris de ma main droite une énorme tête orange. J'avais ça ici car j'en avais monté quelques unes pour notre sortie à Veirières avec mon fils. Elle n'avait bien entendu par servie depuis. Pourquoi j'ai pris ça, je n'en sais encore rien aujourd'hui. Je l'ai senti, j'ai pensé qu'il fallait cette bestiole par rapport à la situation. Et pourtant, une sacrée bestiole, montée sur un TMC3769 en 8. Pas vraiment une nymphe d'étiage. Non plombée bien entendu. Tête orange en soie floss vernis et non avec une bille. Le reste en faisan. D'ailleurs, elle était bien malade, le faisan avait souffert des dents des grosses arc-en-ciel de Veirières.

Je me suis décidé à suivre le plus gros de deux poissons. Il fallait attendre la meilleure opportunité pour poser la nymphe sur son circuit. La meilleure lumière. Avec ces petites vaguelettes, j'estimais cette truite à un bon 45. Me suis bien planté ! Après deux petits tours sous les vagues, cette truite a remonté le radier dans la partie calme tout en cherchant sa pitance sur les galets du fond de la rivière. C'est à ce moment que j'ai décidé d'étendre ma soie afin de poser ma nymphe hameçon de 8 sur l'eau. Que cet instant qui est très court dure longtemps au final. Ce moment où l'on est en attente de l'immersion totale de la nymphe, où la truite se rapproche...Très légère animation, la truite a réagi de suite en accélérant en direction de mon imitation. Un arrêt du poisson suivi d'un ferrage appuyé grâce à un fil de pointe encore épais pour la saison ! Elle était à moi ! A la première tension du fil, la truite est retournée dans la veine centrale du radier. Tout est relatif avec ce niveau très bas, mais disons qu'elle a très bien utilisé le peu de courant qu'il y avait. Un vrai beau combat avec pas mal d'indécision. C'était vraiment sympa.

Quelle caboche !

Et que dire de la beauté de ce poisson merveilleux lorsque je l'ai vu glisser dans mon épuisette. Un présent de la rivière. Un trésor comme elle seule peut m'offrir. Ce poisson a tout pour lui. Après trois photos rapides dans l'eau, j'ai redonné à la rivière le cadeau qu'elle venait de me faire. Cette truite lui appartenait, comme toutes les autres. Comment peut-on tuer un tel poisson...Comment aujourd'hui, en 2018, lorsque l'on connait le taux de mortalité annuelle lié aux pollutions et au réchauffement, comment peut-on autoriser les pêcheurs à tuer ces poissons sauvages qui sont les derniers réprésentants de cette rivière d'Ain...Comment est-ce possible !?!?!?!

Collector la photo ! ;-)

jeudi 12 juillet 2018

Ho ! Une éclosion d’A4…

...Cette phrase résume à elle seule mon niveau en entomologie !

Avec mon copain Denis, c’est ainsi que l’on parle des mouches de façon générale une fois au bord de l’eau. Pour ma part, la raison en est simple, c’est que je n’ai aucune connaissance scientifique sur les insectes dont se nourrissent nos truites et nos ombres (mon copain Denis non plus d’ailleurs, on s’entend très bien là-dessus).

Cela ne m’a jamais intéressé à vrai dire. Autant j’aime passer du temps à les observer au fond de l’eau, à la surface, dans le ciel ou encore sur la végétation qui borde la rivière, autant ce qu’il y a d’écrit sur ces bestioles dans les livres me passe au-dessus de la tête. Je vais faire bondir pas mal de monde, mais c’est la vérité. C'est comme cela depuis toujours. Je parle de perles, de grandes rouge, de grise à corps jaune, d'olive, de tape-cul, de mouche de mai, etc...Dans tous les cas, je ne connais rien de plus sur ces bestioles.

Je n’écris pas ces quelques lignes pour provoquer les amoureux de cette science des insectes, mais bien au contraire pour rassurer certains de mes lecteurs qui pourraient être dans mon cas. Le fait d’être totalement ignorant dans le domaine ne vous empêchera pas d’atteindre un bon voir un très bon niveau à la pêche ou encore de monter des mouches qui prennent du poisson. De cela, j’en suis certain. Je le vis depuis mes débuts. C'est surtout en ce sens que j'ai mis en ligne cet article.

A la question, est-ce que cela peut vous apporter un plus ? J’ai bien évidemment du mal à vous répondre n’étant pas concerné. Je pense que oui sans en être certain, mais si je me réfère à mon cas personnel, je doute que des connaissances entomologiques m’aient apporté un plus en terme d’efficacité dans mes montage de mouche. Mais finalement, je ne le saurais jamais.

Bien entendu, tout dépend de la philosophie qui nous accompagne dans notre vie de pêcheur à la mouche. Depuis toujours, j’ai utilisé des mouches et des nymphes d’ensembles. Je crois réellement en ce mode de fonctionnement. Je ne crois pas en l’imitatif parfait. Je tiens cela d’André Terrier certainement. Bien qu’à mon avis, j’en suis encore plus éloigné que lui à l’époque.

Se passionner pour l’entomologie vous aidera en ce point précis, imiter plus précisément les insectes que vous trouverez sur ou sous l’eau. Connaitre chaque stade de chaque espèce d’éphémère pour mieux représenter leurs teintes, leurs formes, les reflets, les nuances…Et bien sûr croire que cela peut faire la différence. C’est là que ça bloque pour moi, car je n’y crois pas en cette différence…J’ai tellement d’exemples en tête qui me font penser le contraire. A lire les personnes qui se passionne du domaine, cela doit être un plaisir pour le monteur de prendre un poisson gobeur ou pas avec une imitation parfaite. En ayant compris sur quel type de mouche et à quel stade la truite s’en nourrissait, lui présenter la bestiole qui se rapproche au plus près du réel, tout en connaissant son histoire.

De mon côté, et même si j’ai fait dix ans de compétition à haut niveau, je ne pratique pas aujourd’hui assez de rivières différentes pour être affirmatif de façon globale sur le sujet. Mais chez moi, sincèrement, et pour avoir eu un grand nombre d’expériences qui me le prouvent, l’imitation à nettement moins d’importance que la façon dont on la présente au poisson, et de très loin. A la pêche, je ne regarde même pas ce qu’il y a sur l’eau pour choisir mon imitation…Alors parfois, oui, cela ne fonctionne pas, c’est vrai. Mais avec quelques ruses, je m’en sors à chaque fois ou presque.

Encore dimanche dernier, où je voyais cette truite entre deux eaux. Elle montait régulièrement en surface pour gober. J’ai retiré ma nymphe pour mettre une sèche. La première qui s’est présentée à moi sur mon accroche-mouches était un segde en cdc et collerette en lièvre. Le tout sur hameçon de 14. De toute évidence, la truite n’était pas là-dessus (je n’ai pas vu voler de tape-cul de la matinée), d’ailleurs, je n’en avais aucune idée. C’est tout sauf ma priorité lorsque je pêche. Après trois passages, la truite gobait toujours sans avoir pris ma mouche qu’elle était pourtant venue voir une fois. Soit ! J'étais prêt à lui passer une nymphe du coup. Un autre gobage plus bas. Je laisse dériver et pan, le poisson prend ma mouche. Un gros ombre. Je le relâche très vite un peu gêné de l’avoir embêté et en regardant ma mouche, je me suis dis qu’elle était parfaite maintenant. Bien mouillée. Un nouveau passage sans fouetter sur ma truite tentée auparavant, le sedge sous la surface et la truite le prend cette fois-ci. Je n’ai pas vu un sedge de ma partie de pêche. Alors bien entendu, ça reste une mouche passe-partout, donc ça peut le faire dans bien des conditions. Mais voilà, c’est ma philosophie, je pêche comme ça. Et si la truite n'avait pas voulu de mon sedge plus bas dans la pellicule, je l'aurais fait en nymphe.

Je pourrais vous raconter aussi cette manche rivière en 1ère division où je pêchais un cours d’eau avec un courant régulier de petits radiers. J’avais fait une quinzaine de truites avec une grosse mouche de mai. Je n’avais pas mis ça parce que j’en avais vu, mais juste que j’avais jugé que la pêche serait plus efficace à grande distance et donc que je serais plus à l’aise avec une grosse mouche pour bien la voir. Et quelle ne fut pas ma surprise au retour quand les organisateurs m’ont appris après discussion qu’il n’y avait jamais eu de mouche de mai sur cette rivière…Comme mes clients qui prennent des truites en Nouvelle-Zélande avec des gammares alors qu’il n’y en a pas…

Pareil pour les nymphes, je prends des poissons à longueur d’année avec des gammares et bien souvent, les poissons pris ne s’en nourrissent pas. J’ai 3-4 bestioles différentes et ça passe sans souci sur la saison. Et pourtant, j’imagine que les truites se nourrissent d’une variété bien plus importante de larve sur une année…

Bref, ce n’est pas encore demain que je vais monter des 4 ailes où que je vais chercher la plume de coq aux reflets qui se rapprocherait de telle ou telle mouche. Non, je monte rustique et je pêche simple sans me disperser dans ce domaine. Je préfère me casser la tête pour tout ce qui est connaissance des mœurs de la truite, son comportement alimentaire selon les périodes de l’année, ses réactions face aux évènements quels qu’ils soient, ses déplacements selon les températures et les niveaux, etc…Tous ces paramètres qui me font connaitre au mieux « ma proie » pour mieux la leurrer en anticipant ses faits et gestes.

Tout cela pour dire que si comme moi l'entomologie vous passe au-dessus de la tête, ce n'est pas forcément un frein à votre progression à la pêche. ne vous inquiétez pas ;-)

lundi 2 juillet 2018

Entre chaud et froid...

Nouvelles sorties...

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mercredi 13 juin 2018

Une sortie symbolique.

Bon anniversaire mon fils...

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dimanche 3 juin 2018

Vidéo de montage de mouche : A Gobba par Anthony.

Je vous présente ce soir une nouvelle vidéo réalisée par mon ami Anthony. Il s'agit d'un montage de nymphe avec une façon de faire bien particulière.

Je vous laisse en compagnie d'Anthony et du son corse...

A Gobba (la bossue) from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

dimanche 13 mai 2018

Vidéo de montage de mouche : A Peliccione par Anthony.

Après quelques mois d'absence, mon ami Anthony s'est remis aux fiches de montage, en vidéo cette fois-ci. Cela va vous permettre de rentrer dans l'univers de mon ami corse.

Anthony est la seule personne extérieure à participer aux publications de ce blog. C'est mon ami et nous partageons de nombreuses valeurs vis à vis de nos régions natales respectives, la famille, la pêche...

De plus, Anthony utilise des imitations assez différentes des miennes pour ses rivières, ce qui vous permets de découvrir un autre univers.

Pour monter a peliccione (ne me demandez pas ce que cela veut dire ;-) ) , il vous faut :

•TMC 2488 n°16 ou 14.

•Soie 8/0 marron.

•Chevreuil marron.

•Z-lon marron.

•Dubbing SLF roux.

•Foam 2mm beige.

A Peliccione. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

mardi 8 mai 2018

Il y a 11 ans...

...Ce même 8 mai, je mettais en ligne mon premier billet sur ce blog. Il y en a eu 1300 depuis. Merci à tous mes lecteurs pour leur fidélité. Si ce n'est pas encore fait, vous pouvez laisser vos impressions sur le livre d'or de ce blog => Livre d'or.

lundi 30 avril 2018

Retour d'expérience : Etau REGAL Médaillon.

Un outil au top !

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mercredi 4 avril 2018

Romain Casiraghi.

Mon ami Romain...

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