Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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mercredi 1 avril 2020

Belle et courte matinée sur la rivière d'Ain

L'envie était trop forte. Tous ces jours de confinement. Vraiment trop dur...Horrible !

Je suis parti ce matin à la grand nuit avec le sourire aux lèvres ! Arrivé à la rivière, personne, pas âmes qui vivent. Le pied total. Les premières heures du jour sont venues éclairer les berges de la rivière d'Ain. Entendre de nouveau tous ces sons, sentir ces odeurs si particulières au monde rivière, admirer ces lumières spécifiques, quel bonheur intense.

Enfin, je me retrouvais canne en main à la rivière. La traque pouvait commencer. Après ces jours sans pêche, je pensais trouver pas mal de poissons peu craintifs. Ce ne fut pas le cas, loin de là. Très peu de poisson dehors, et seulement un seul et unique actif. Une très belle truite fario repérée après quelques centaines de mètres de berges parcourus. Une truite sauvage robuste, qui régulièrement piochait au fond sa pitance. C'était ma chance ! Est-ce que j'allais encore savoir faire ?

Je venais de refaire ma pointe en 15 centièmes avec une nouveauté nouée au bout. Un JFD en taille 14 ! Je n'étais pas certain de son efficacité, mais je me suis lancé malgré tout dans l'inconnu. Au premier passage, cette petite bombonne s'est décalée gentiment pour aspirer ma bestiole. Pendue ! Elle était à moi. Quelle nymphe ! Quel régal après toutes ces journées d’abstinences ! Heureux le type. Je pouvais vite rentrer me confiner de nouveau !

La puissance incarnée !

Bien sur, tout cela n'aurait pas été possible sans le travail considérable de notre AAPPMA pour avoir obtenu auprès de la préfecture du Jura une dérogation spécifique afin de pouvoir pêcher. Merci infiniment à toutes les personnes qui ont travaillé en ce sens. Ce fut pour moi ce matin une réelle bénédiction.

Si jamais vous aussi vous souhaitez en profiter, la dérogation est à télécharger ici => Attestation Pêche.

vendredi 20 mars 2020

Seasons Hebdo N°313 - Pêche Jura

J'ai écrit dans mon dernier article que j'allais laisser ce blog de côté durant cette épreuve aussi inédite que terrible que nous traversons tous. Cependant, et je les en remercie chaleureusement, j'ai eu l'autorisation de l'équipe Seasons pour mettre en ligne un extrait des tournages que j'ai réalisé avec eux. C'est vraiment très sympa de leur part. Je pense que cela peut être un passe-temps parmi tant d'autres.

Souvenir de ce tournage.

Donc si vous ne l'avez jamais vu, j'ai pu mettre en ligne une séquence de six minutes issue du Seasons Hebdo réalisé par Mathieu Labeyrie en Avril 2018 dans le Jura. Cette émission de 36 minutes au total fait un focus des possibilités pêche autour de la région de Champagnole (39). On peut y voir une séquence de pêche à la mouche avec mon fils dans un affluent, une séquence de pêche au toc dans la rivière d'Ain avec Thibaut et Hugo, une autre partie de pêche à la carpe avec Thibaut, une visite sur le plan d'eau réservé aux jeunes à Champagnole et une séquence de montage de mouche à mon domicile.

Carpe à la mouche made in Thibaut.

Dans la vidéo ci-dessous, vous allez découvrir la dernière séquence de ce Seasons Hebdo spécial Jura. Une pêche en nymphe à vue sur la rivière d'Ain. Le but avoué avec David Chaignon, le présentateur, était de capturer un beau poisson. Chose rendue extrêmement difficile par une eau glacée et une absence totale d'activité des poissons ce jour-là. De plus, et pour ceux qui ont connu la pêche avec une caméra derrière soi, ça élève encore un peu plus le niveau de difficulté. Notre seule et unique chance était de faire les bordures dans l'espoir de tomber sur une jolie truite.

Bon visionnage mais surtout, bon confinement...Restez chez vous, merci !

vendredi 13 mars 2020

Très bonne saison à tous !

Nous y voilà ! J'apprécie quand cela s'arrête pour mieux profiter dans d'autres domaines...Mais que c'est bon quand cela reprend !

Bien qu'ayant des linéaires accessibles en 2ème catégorie où il est possible de croiser dame fario, je m’abstiens en attendant tranquillement le 2ème samedi de mars en étant ainsi raccord avec la règlementation. Par contre, l'actualité du moment gâche un peu le plaisir. C'est certain. L'esprit est bien accaparé à d'autres priorités que la pêche en elle-même.

Je vous souhaite néanmoins une très bonne journée demain, profitez de ces moments rares avec vos amis.

Je vous laisse avec une photo de la rivière d'Ain prise ce matin.

vendredi 7 février 2020

Une décennie de truites.

À l'image des deux derniers articles sur le sujet, je vais revenir aujourd'hui sur la décennie passée côté poissons cette fois-ci. Je dois déjà vous dire que cela m'a remémoré bon nombre de grands et beaux souvenirs lorsque j'ai parcouru mes photos pour n'en choisir qu'une seule par année. Chose que je n'ai pas pu faire pour 2012 d'ailleurs.

J'ai pu également me rendre compte que j'avais évolué dans la prise photo avec le temps. Et si je le savais déjà, revoir toutes ces photos m'a convaincu qu'il fallait se battre corps et âme pour nos rivières ! Elles nous donnent tant de bonheur et d'émotion à travers ces poissons fantastiques !

C'est parti pour 10 ans de truites...

  • 2010

Je me souviens de ce poisson comme si c'était hier. Le lieu précis, l'approche et la joie qu'il m'a donné. C'est surtout son caractère extrêmement sauvage qui m'a laissé un souvenir impérissable.

  • 2011

La photo n'est pas très belle. La truite posée sur le sable...pas terrible. J'ai évolué, heureusement. Ce poisson était un véritable bœuf en terme de puissance. Je l'avais capturé au petit jour. Je me souviens d'un combat où je ne voyais pas la fin. Incroyable poisson.

  • 2012

Compliqué car cette année là, j'ai pris deux "symboles" à mes yeux. Ce premier poisson qui est plus grand que le second (comme quoi les photos sont trompeuses) a été pris dans ce merveilleux et splendide parcours de la Papeterie. Un lieu où les truites étaient protégées jusqu'à ce 14 mars prochain. Toujours pas digéré cette décision.

2012 c'est aussi la capture de ma plus grande truite en sèche. Elle a d'ailleurs fait la couverture de mon livre. Un poisson pris en compagnie de mon ami Gaël. Cerise sur le gâteau, j'ai pris ce poisson à vue. Elle est venue gober ma SL-mai devant mes yeux ébahis. Immense souvenir !

  • 2013

Une saison de fou dans mes souvenirs. Ce poisson n'était pas zébré, presque sans point et d'un jaune vif dans l'eau ! Je le voyais arriver de très loin. Sa capture m'a rempli de joie car il m'a fallu quelques sorties pour concrétiser l'affaire.

  • 2014

Alors elle, j'en ai encore mal au bras ! Ce gabarit de poisson, en pleine possession de ses moyens, est un véritable tracteur. J'ai pris ce poisson en sortie de radier. J'ai quelques zones d'ombres dans ma mémoire sur la nymphe utilisée par exemple, mais pour le reste, c'est encore bien présent. Sacrée truite !

  • 2015

L'année de ma plus grande et grosse truite sur ma rivière de toujours (celles prises ailleurs comptent pour du beurre au final ;-) ) . Chaque détail est présent, quelque part dans ma mémoire, chaque geste, chaque réaction du poisson, chaque émotion...Je n'ai jamais recherché spécifiquement les gros poissons, je n'ai pas le tempérament pour cela, mais malgré tout, quel pied de tomber sur cette truite par hasard !

  • 2016

Une truite vue alors que je ne pouvais la pêcher où j'étais. Je suis retourné au même endroit le lendemain en changeant mon approche. Le poisson était toujours là. Grande truite...Fine...Mais superbe poisson sauvage !

  • 2017

Première année avec la Hardy. Laisser la GLX au placard n'a pas été simple ! Mais il faut croire que le bonhomme est plus important que le matériel ;-) . Grand souvenir avec cette truite que j'ai prise en déroulant un paquet de soie. Le ferrage à grande distance reste le summum de la nymphe à vue pour moi.

  • 2018

Une autre très belle truite prise en fin de saison après un été difficile. D'où le fait qui lui manque quelques grammes au compteur. Malgré ça, elle m'aura fait un combat dantesque. Très belle truite.

  • 2019

La seule à la robe non jurassienne de cette décennie. Mais je ne pouvais pas passer à côté. Quelle truite ! J'en tremble encore !

lundi 13 janvier 2020

Mes bas de ligne vus par mes clients.

Que de questions, que d'écrits, que de discussions au sujet de ces bas de ligne. J'ai du lire et entendre des dizaines de "recettes" différentes. Les secrets ont toujours fait causer, c'est ainsi. Mais au final, je n'ai jamais lu ou entendu une manière de faire qui correspond à ce que je fais aujourd'hui.

Mais je pense que le mieux est encore de laisser la parole aux personnes qui utilisent ces bas de ligne depuis quelques années. Leur retour sera forcément plus objectif que le mien qui pêche avec depuis une trentaine d'années. Je leur ai posé à tous cette même question : pour quelle(s) raison(s) utilises-tu mes bas de ligne ?

Thomas, guide de pêche dans les Pyrénées.

Avant toute chose, je recherche du matériel fiable...Tes bas de ligne n'ont aucune mémoire, et leur élasticité m'ont permis de pouvoir jouer avec des poissons de belles tailles avec des pointes assez fines. Franchement, tu te sens serein quand tu combats le poisson !!

Romain, fan de nymphe à vue.

Mon histoire d’amour avec les bas de lignes cuits a commencé en 2012 lors de mon séjour avec Abdoul en NZ :

Nous ne nous arrêtions que sur des poissons à partir de 3 KG...Que nous pêchions souvent en bordure de courants puissants. Les combats étaient longs...Rudes...Et j’avais beaucoup de décrochés après plusieurs minutes de combat. Après environ 2 semaines et demie de ce régime, nous repérons une belle truite qui correspondait à nos critères. N’ayant pas ma canne à portée de main, Abdoul me tend la sienne. Dès le poisson piqué, je sentais que les coups de gueules étaient beaucoup mieux amortis. Avec plus d’amplitude, moins de brutalité. Cela "tapait " beaucoup moins dans la canne. Le bougre utilisait des bas de ligne cuits ;-) Intrigué, je lui en ai demandé un. Que j’ai ” bricolé ” à ma sauce pour qu’il ait les mensurations du mien. Les résultats sur la deuxième partie du voyage furent édifiants, 2/3 de décrochés en moins ! Dès mon retour, n’ayant pas les connaissances (et l’envie) de jouer à l’apprenti sorcier, je m'adressai à Nicolas Germain qui me les fabriqua avec les longueurs que je lui avait transmises. Depuis, ils font partie intégrante de mon ”équilibre” de pêche. Ils permettent de pêcher plus fin les poissons (qu’ils soient petits ou plus gros) et autorisent (un peu) plus d’erreur (notamment lors de départ surprise) l’absence de mémoire est aussi un grand ++. Je leur dois également plusieurs Marmoratas de plus de 6 KG en 15 centièmes. Il est clair que j’aurai eu beaucoup moins de succès avec des bas de lignes dits ”conventionnels”.

Nico, le barroudeur.

J’utilise tes bas de ligne principalement pour l’élasticité du Nylon et la résistance dans le temps ! Ils me permettent de moins casser au ferrage (mon défaut il y a quelques années) et de maitriser des combats en pouvant brider bien plus fort sur des gros poissons, surtout sur des rivières bien encombrées comme je pêche en ce moment.

Omar, le nympheur bourguignon.

J'utilise ton bas de ligne depuis 2007, 13 ans déjà et je n'utilise que celui-ci, en général un bas de ligne me fait 3 saisons selon les prises de l'année truites, ombres, barbeaux, chesvenes, carpes. Sa résistance et son élasticité mon convaincu au fil des années. Je n'ai jamais été déçu. Le fait de sa couleur rouge m'aide beaucoup quand les eaux sont teintées pour pêcher au fil. Pour moi, ce bas de ligne a fait ses preuves sur les plus grosses truites que j'ai pu prendre en Bourgogne Franche-Comté. Je repars sur une nouvelle saison 2020 avec ce bas de ligne. 

Jean-Marie, le moucheur à tout faire.

Perso, pour pêcher les carpes dans des endroits encombrés c'est presque un indispensable pour moi car l'effet élasticité permet de bloquer totalement le moulin tout en gardant de la souplesse pour la forcer à faire demi-tour. Je donne une grande part des réussites rien qu'aux bas de ligne dans ces conditions !
Pour les truites, l'effet est le même mais le plus gros avantage pour moi, c'est sur les ferrages sur des diamètres fins ! Parce qu'avant de l'utiliser, ferrer sans casser en 10/100 était presque un miracle pour moi ! Et maintenant c'est rare ! (Oui je sais c'est trop fin dans 100% des cas, mais quand c'est très compliqué ça permet de gommer mes énormes erreurs de technique ^^).

Gaël le juracco.

S'il y a quelque chose qui restera dans mes moulinets, c'est bien le bas de ligne rouge, version goût banane (vieilles blagues) ;-)
Pour pleins de raisons: la première n'est pas bonne pour le marché ! Il est indestructible ! Plusieurs saisons sans problèmes pour peu qu'on vérifie les nœuds, quitte à les refaire et changer le dernier brin.

La seconde son absence de mémoire. La troisième, qui est à la limite de l'inconvénient: sa faculté à couler : un peu gênant en sèche, mais intéressant en nymphe.

Et le dernier et le plus intéressant pour moi : Son élasticité à toute épreuve ! Un avantage certain pour amortir les entourloupes des poissons malins et des plus costauds.

Pour l'illustrer une partie de pêche qui restera gravée dans ma mémoire et dont le dénouement (façon de parler) ne tient qu'à ce bdl : Histoire de pêche

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