Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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mercredi 24 novembre 2021

Saison 2021 en vidéo.

Ces poissons hantent mes pensées depuis tellement longtemps. Les années qui passent font que c'est de plus en plus compliqué de les tromper régulièrement, mais en insistant, j'y arrive encore un peu. Bon visionnage.

mardi 9 novembre 2021

Découverte de l'éphémère de Bourgogne.

L’Éphémère de Bourgogne est un magnifique domaine. J'ai pu enfin m'en rendre compte samedi dernier en m'y rendant pour la première fois. C'est un réservoir de plusieurs plans d'eau situé près de la commune de Saulieu (21) bien connue des amateurs de gastronomie (Bernard Loiseau). J'étais accompagné de mon fils, nous avons retrouvé là-bas l'équipe du Rise Festival. Une bande de copains motivés par le partage de valeurs qui me parlent. Ce fut un réel plaisir de faire plus ample connaissance avec tout le monde. Merci pour l'invitation et surtout pour votre bonne humeur couplée à votre motivation pour relancer cet évènement qu'est le Rise. Un vrai bol de d'air sur grand écran que nous sommes nombreux à plébisciter. 

Un domaine, n'est rien sans un homme derrière. Nous avons eu le plaisir d'échanger également avec Eric, le maître des lieux. Quel boulot voir de sacrifices pour en arriver là. De nombreux aménagements, une densité de poissons incroyable, plusieurs plans d'eau, des possibilités de couchage, bref, un petit paradis. Dans un décor d'automne comme ce week-end et malgré une lumière parfois absente, c'était un régal pour les yeux.

Nous reviendrons, c'est certain. Au sujet du Rise, je ne manquerai pas de vous informer comme à chaque fois des futures dates locales de projection ainsi que les salles choisies. Quelques photos de samedi...Thibaut s'est régalé.

dimanche 10 octobre 2021

Mon amie la truite aux points rouges.

Voici une histoire pas comme les autres qui débute au mois de Juin de l’année 2018. Dans les premiers jours de ce mois qui est souvent donné comme un des meilleurs pour la pêche à la mouche des truites sauvages, j’ai capturé un poisson en nymphe à vue. Rien d'extraordinaire me direz-vous. Cette truite qui devait tourner autour des quarante centimètres est venue aspirer ma nymphe cuivre. Ce poisson était reconnaissable de tous les autres. La truite avait derrière la tête une blessure très récente et assez conséquente. De plus, malgré une taille déjà convenable, elle arborait de nombreux points rouges. C’est chose peu commune chez nous car cela est plutôt réservé aux juvéniles. Quoi qu’il en soit, tous ces signes distinctifs ont fait que je me suis souvenu de ce poisson très précisément. Je craignais aussi pour sa survie avec cette vilaine blessure qui, de ce que j'en pensais sur le moment, avait toutes les chances de s’infecter.

Pensez-vous, dame nature fait si bien les choses ! J’ai pu le vérifier par moi-même en capturant de nouveau ce poisson à la fin du même mois de Juin 2018. cette truite était au même endroit à deux mètres près. J'ai ainsi pu constater que la cicatrice était bien résorbée. Une bonne chose pour la suite de la vie de ce poisson.

Au mois de Mai 2019, je suis de nouveau tombé sur ce poisson sans le chercher, mais voilà, et ce malgré des populations en baisse constante, je reste et resterai un pêcheur. Il fallait regarder de près pour retrouver la cicatrice mais elle était visible pour celui qui avait connu ce poisson avant ce jour-là. C’est plus facilement avec la couleur de ses points et leur emplacement que j’étais certain d’avoir pris le même poisson pour la troisième fois. Des truites de cette taille à points rouges, ça ne court pas les radiers chez nous ! J'ai bien entendu, malgré un souvenir photographique, pris un grand soin de ce poisson sans jamais le sortir de l'eau.

2020 est passé et je vous avoue que ce poisson est passé aux oubliettes. Je ne suis pas tombé dessus et pourtant, j’ai pêché comme les autres années le secteur où il vit.

C’est en avril 2021, en compagnie de ma grande fille, que j’ai renoué le contact. Et en sèche s’il vous plait ! Aucun doute possible, c’était ma copine aux points rouges. Et comme si cela ne suffisait pas, j’ai capturé une cinquième fois en trois ans cette truite en nymphe à vue avec un gammare JFD-14. Cela est arrivé deux mois après en Juillet. Juste incroyable !

Cette truite, je l’ai capturé quatre fois exactement au même endroit à 5 mètres près et une fois quatre-vingt mètres en amont (la capture en sèche avec un niveau de rivière plus haut). Elle vit dans un secteur bien précis depuis 2018 sans jamais en bouger. Peut-être en 2020 du coup comme je ne l’ai pas vu ? Ou cette année-là, elle a peut-être été capturée avant moi par un autre pêcheur ? Le mystère demeure pour 2020.

Le bon côté de ces multiples rencontres, c’est que je me rassure dans le fait de remettre mes poissons à l’eau dans les meilleurs conditions. Sans manipulation, sans jamais les sortir de l'eau en les tenant à pleine main, pas d'apnée inutile et néfaste à la survie du poisson. Cette truite vit bien, elle grandit (autour des 55cm cette année), se nourrit malgré les captures à répétition. C'est parfait. Et puis il y a le côté un peu plus sombre. Quand on commence à prendre le même poisson aussi souvent, c’est qu’il ne doit pas en avoir beaucoup autour malheureusement. C’est même certain. La densité devient si faible que ces rencontres multi-captures deviennent la norme.

Je ne sais pas si nous nous recroiserons. Cela me semble compliqué car elle va sans doute grandir encore un peu. Cette truite va donc commencer à être à l’étroit là où elle vit. L’avenir nous le dira. C’est qui est sûr, c’est qu’elle a passé la taille « casse-croûte » pour les harles et autres cormorans…Sans compter les gros brochets qui rodent dans son espace de vie (j'ai vu en fin de saison un 80 sous sa racine !). Elle a fait le plus dur en les évitant toutes ces dernières années. Une vraie guerrière.

Belle et longue vie ma belle aux points rouges !

mercredi 29 septembre 2021

La communication, un sujet complexe.

Je rebondis ici sur le sujet sensible de la communication suite à la diffusion d'une vidéo par notre fédération départementale (Jura). Je vous invite à la regarder en fin de cet article.

Pour ce qui est de la Franche-Comté et plus particulièrement du Jura, on est continuellement sur une pente très glissante. Effectivement, les parcours à truites sauvages se réduisent d'années en années comme vous le savez tous. Les linéaires encore praticables sont extrêmement rares. Alors quoi faire ? Continuer à communiquer sur ces parcours où, il est vrai, la pêche de la truite reste possible car les densités présentes sont encore correctes. Ou alors ne rien dire, ne rien montrer ? Conserver le peu qu'il reste à l'abri des pêcheurs voyageurs ou/et consommateurs. Difficile d'être d'un côté ou de l'autre sauf si bien entendu que vous êtes un local non bénévole, non impliqué dans la défense des milieux et qui n'avez aucun autre objectif que de pêcher peinard dans votre coin. Mais si on s'ouvre un peu, personnellement, je n'ai pas la réponse. Je tente de communiquer depuis toujours tout en ayant modifié mes publications photos et vidéos ces dernières années pour plus de discrétion. Alors je n'ai aucune leçon a donner mais j'ai un avis.

Malgré tout, ce qui me conforte à continuer, c'est que depuis toutes ces années, j'ai, même parfois de très loin, réussi à motiver de jeunes pêcheurs à s'impliquer dans la vie des AAPPMA et des fédérations. C'est au final vraiment tout ce qui compte car la naissance de ce blog était motivé en autre par cet objectif important à mes yeux. Il y a bientôt 24 ans, lorsque je suis devenu président d'AAPPMA dans le Jura, je me suis senti tellement seul au milieu des autres élus qui ne pensaient qu'aux prélèvements et aux alevinages pour encore plus prélever. Aujourd'hui, c'est différent. Et même si à la fin c'est les personnes qui ont pris cette décision de se lancer, je pense avoir été l'instigateur pour au moins quelques uns par le biais de mes articles sur ce blog.

Alors pourquoi ne pas communiquer uniquement sur les problématiques des rivières pour motiver encore plus ? Cela serait le plus simple et m'éviterait de recevoir des mails remplis de méchanceté, des lettres anonymes acides ou encore des remarques orales acerbes. Je continue à communiquer sur tous les sujets tout simplement parce que j'ai très vite compris que mon blog ne serait pas suivit de la même manière. Qu'il faut aussi, et j'ai envie de dire surtout, faire "rêver" les gens. Il faut les faire sourire, leur faire prendre du plaisir à la lecture d'un texte ou à la vision d'une photo, d'une vidéo. Là, une fois que l'audience est actée, fidélisée, il est alors possible d'insérer de temps en temps des articles à la communication plus grave, plus terre à terre et sur des sujets très sérieux comme les atteintes à nos rivières en espérant qu'ils soient lus. C'est ainsi que j'agis depuis des années et il me semble que ce n'est pas le plus mauvais des chemins.

Alors oui, la vidéo publiée par la Fédération du Jura va faire des envieux et provoquera peut-être des trips pêche qui n'auraient pas eu lieu sans ça. Car il faut bien le dire, des truites sauvages en nombre comme sur ces images, ça ne court pas tous les radiers du département ! Je comprends aussi la réaction de certains fidèles du secteur qui voient à travers ces images uniquement une publicité pour attirer du pêcheurs. Cette vidéo chez eux fait naitre toutes les craintes liées à la surfréquentation et la surpêche. Mais on peut aussi traduire ce genre de vidéo avec les mots d'un ami qui se reconnaitra et qui est pourtant, d'un point de vue personnel, le roi incontesté de la discrétion ! Je cite : " La pêche sur les réseaux sociaux ouvre la porte à tous les fantasmes...Et la rivière aux pêcheurs consommateurs qui s'imaginent qu'ils vont prendre la moitié des truites cachées sous la racine ! Mais bon, c'est l'ère du temps qui veut ça et si cette communication peut mobiliser du monde pour la protection de nos rivières, pourquoi pas !"

Une fois de plus, c'est un sujet très complexe la communication à notre époque où les truites deviennent si rares, mais une chose est sûre, c'est une des missions prioritaires d'un fédération départementale. Cela fait parti de son job d'être transparent. C'est à elle que revêt le rôle de communiquer pour informer et recruter (des pêcheurs et/ou des bénévoles). On ne peut dire le contraire. Je trouve que les mots de mon ami colle bien avec ma pensée. Si au final cela peut servir nos rivières, alors pourquoi pas !

À ce sujet, n'oubliez pas les élections de cet automne. Si vous avez des désaccords sur la gestion de vos secteurs préférés ou par exemple dans la communication qui sont fait sur eux (rire), présentez-vous ! Faites un pas en avant et gonflez les rangs des pêcheurs bénévoles qui tentent de gérer du mieux qu'ils peuvent le semblant de rivières qu'ils nous reste à pêcher.  

Pour conclure, cela fait drôlement plaisir de les voir ces images quand même ! Quels beaux poissons ! Alors merci pour ça !

jeudi 23 septembre 2021

Saison terminée !

Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais de mon côté, je suis très heureux lorsque cela s’arrête. Autant que lorsque cela commence. Je parle bien entendu de la saison de pêche. Il y a un temps pour tout et celui des truites est révolu pour 2021. Pour ma part en tous les cas.

Souvenir printanier. Une sortie à un poisson attaqué, un poisson pris.

Une saison où j’ai finalement beaucoup pêché. De très nombreuses sorties sur des durées assez courtes. Des parties de pêche de deux à trois heures dans la grande majorité. Ce n’est pas l’idéal pour faire de grosses pêches ou bien encore pour capturer un très grand poisson. C’est même le contraire puisque on passe souvent à côté de la forte activité journalière. Mais pour moi, aujourd’hui, l’essentiel est ailleurs. Une partie de pêche est avant toute chose une récréation qui n’a d’autre objectif que de m’aérer le corps et l’esprit dans des lieux qui me sont chers. La capture du poisson n’est qu’un bonus qui perd de son importance au fil des années.

Un souvenir de fin et début de saison.

Bien entendu, je suis toujours très heureux de prendre un poisson. Je suis toujours aussi concentré quand celui-ci parait "prenable". Je suis toujours autant sur mes gardes une fois repéré. Mais ce n’est plus l’objectif principal. Les trente-cinq saisons déjà vécues sur les berges de la rivière d’Ain y sont certainement pour beaucoup. C'est un cheminement personnel qui me convient parfaitement. Dans les habitudes qui s'installent, je passe également de plus en plus de temps seul à la pêche. C’est un choix, même un besoin. Je fuis avec détermination les parkings bondés des bords de rivière. Je me retrouve donc très souvent sur les linéaires les plus pauvres en poissons. Mais la solitude et la quiétude qui l'accompagne sont un luxe dont je ne peux me passer.

Quelques sorties avec mon fils et mon copain Denis quand même !

La saison 2021 a été particulière. Un peu après l’ouverture, il y a eu la restriction des dix kilomètres qui laissait libre court aux locaux. D’ailleurs, pas ou peu respecté de ce que j’en ai vu. Ne vous inquiétez pas, je n’ai dénoncé personne ;-)

Mais c'était plus tranquille quand même !

Les premières semaines ont été dominées par une bise parfois soutenue. Je me souviens avoir enchaîné quelques capots. Des conditions compliquées avec peu de gobages. Il a fallu attendre quelques petits coups d’eau pour voir les premières éclosions. Des mouches enfin assez nombreuses pour faire sortir les truites. Ces moments sont rares et il est préférable d'habiter à côté de la rivière pour en profiter, mais quand les museaux percent la surface de l'eau, c'est un spectacle grandiose. Je n’ai pas fait de pêche miraculeuse malgré quelques belles journées puisque je pêche essentiellement les parcours avals qui, il faut bien le dire, ont vu leur population baisser drastiquement suite aux derniers étés chauds et secs. Rien à voir avec les densités encore tout à fait correctes des parcours amont (de la source à Champagnole). Mais que voulez-vous, quand le poisson n’est plus la priorité, c’est un paramètre qui n’a plus d’importance. Ma plus belle pêche de l’année sur ces parcours se limite à quatre poissons. La plupart du temps, c’était entre zéro et deux. Par contre, quel plaisir lorsqu’on touche un poisson. La rareté décuple les émotions. J’ai retrouvé par moment une légère crainte à l’idée de mal faire avant d’attaquer un poisson. C’était marrant comme sentiment. Les occasions étaient si espacées.

Les premiers poissons...Goumois et à la maison.

Pour résumer, il faut accumuler un nombre d’heures incroyables pour attaquer et donc espérer prendre quelques poissons. C’est devenu la norme sur les linéaires de la rivière d’Ain en aval de Champagnole. D’ailleurs, j’ai régulièrement une pensée pour les pêcheurs débutants voir pour les pêcheurs avec un niveau moyen qui viennent s’aventurer sur ces parcours. Je leur souhaite bonne chance et beaucoup de motivation, car il en faut !

4 sorties capot avant de capturer ce poisson.

Après le printemps et ses belles journées de pêche à vue, il y a eu un été pluvieux. On n’avait pas connu cela dans le Jura depuis l'été 2014. Sans aucun doute une bénédiction pour la rivière même si au visuel, j’ai un gros doute sur la reproduction de l’année des truites sauvages. Un très gros doute même car je passe plus de temps à observer qu'à pêcher. C’est peut-être un mal pour un bien, difficile à dire. Je n’ai aucune certitude sur le sujet. Est-ce que c’est préférable d’avoir des adultes qui crèvent en nombre l’été dans des eaux trop basses et trop chaudes mais que dans le même temps la reproduction annuelle ne se fasse pas détruire par les immenses crues estivales ? Un entre deux serait l’idéal j'en conviens, mais pour le reste, je n’ai pas la réponse. Je crains d'ailleurs si l'on en croit les climatologues que la rivière ne connaisse plus que ce genre de situations dans un avenir proche. Trop ou pas assez d'eau. 

Souvenir de la Bienne et de la rivière d'Ain.

Les dernières semaines furent très dures avec des truites plus méfiantes que jamais. Une journée meilleure que d’autres de temps à autres encore une fois pour des raisons inexplicables. Je suis même tombé en plein après-midi sur des gobages de belles truites dans trente centimètres d’eau. Obligé de sortir de toutes petites sèches et pêcher fin. Un régal.

À noter également une belle présence d'ombres communs. Une population variée avec quelques adultes mais surtout un nombre important de 1+ et de 2+. Malheureusement, les harles bièvres présents sur la rivière depuis début Août s'en régalent. C'est d'une tristesse que d'assister à ce carnage, sincèrement.

Aucun des trois poissons n'a été capturé vers chez moi.

La saison truite 2021 est terminée. Place maintenant à d'autres occupations toutes aussi passionnantes.

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