Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

Accès au Fly Shop Signez le livre d'or Suivez-moi sur facebook Le Fly Shop sur facebook

Mot-clé - Blog de pêche à la mouche

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 7 février 2020

Une décennie de truites.

À l'image des deux derniers articles sur le sujet, je vais revenir aujourd'hui sur la décennie passée côté poissons cette fois-ci. Je dois déjà vous dire que cela m'a remémoré bon nombre de grands et beaux souvenirs lorsque j'ai parcouru mes photos pour n'en choisir qu'une seule par année. Chose que je n'ai pas pu faire pour 2012 d'ailleurs.

J'ai pu également me rendre compte que j'avais évolué dans la prise photo avec le temps. Et si je le savais déjà, revoir toutes ces photos m'a convaincu qu'il fallait se battre corps et âme pour nos rivières ! Elles nous donnent tant de bonheur et d'émotion à travers ces poissons fantastiques !

C'est parti pour 10 ans de truites...

  • 2010

Je me souviens de ce poisson comme si c'était hier. Le lieu précis, l'approche et la joie qu'il m'a donné. C'est surtout son caractère extrêmement sauvage qui m'a laissé un souvenir impérissable.

  • 2011

La photo n'est pas très belle. La truite posée sur le sable...pas terrible. J'ai évolué, heureusement. Ce poisson était un véritable bœuf en terme de puissance. Je l'avais capturé au petit jour. Je me souviens d'un combat où je ne voyais pas la fin. Incroyable poisson.

  • 2012

Compliqué car cette année là, j'ai pris deux "symboles" à mes yeux. Ce premier poisson qui est plus grand que le second (comme quoi les photos sont trompeuses) a été pris dans ce merveilleux et splendide parcours de la Papeterie. Un lieu où les truites étaient protégées jusqu'à ce 14 mars prochain. Toujours pas digéré cette décision.

2012 c'est aussi la capture de ma plus grande truite en sèche. Elle a d'ailleurs fait la couverture de mon livre. Un poisson pris en compagnie de mon ami Gaël. Cerise sur le gâteau, j'ai pris ce poisson à vue. Elle est venue gober ma SL-mai devant mes yeux ébahis. Immense souvenir !

  • 2013

Une saison de fou dans mes souvenirs. Ce poisson n'était pas zébré, presque sans point et d'un jaune vif dans l'eau ! Je le voyais arriver de très loin. Sa capture m'a rempli de joie car il m'a fallu quelques sorties pour concrétiser l'affaire.

  • 2014

Alors elle, j'en ai encore mal au bras ! Ce gabarit de poisson, en pleine possession de ses moyens, est un véritable tracteur. J'ai pris ce poisson en sortie de radier. J'ai quelques zones d'ombres dans ma mémoire sur la nymphe utilisée par exemple, mais pour le reste, c'est encore bien présent. Sacrée truite !

  • 2015

L'année de ma plus grande et grosse truite sur ma rivière de toujours (celles prises ailleurs comptent pour du beurre au final ;-) ) . Chaque détail est présent, quelque part dans ma mémoire, chaque geste, chaque réaction du poisson, chaque émotion...Je n'ai jamais recherché spécifiquement les gros poissons, je n'ai pas le tempérament pour cela, mais malgré tout, quel pied de tomber sur cette truite par hasard !

  • 2016

Une truite vue alors que je ne pouvais la pêcher où j'étais. Je suis retourné au même endroit le lendemain en changeant mon approche. Le poisson était toujours là. Grande truite...Fine...Mais superbe poisson sauvage !

  • 2017

Première année avec la Hardy. Laisser la GLX au placard n'a pas été simple ! Mais il faut croire que le bonhomme est plus important que le matériel ;-) . Grand souvenir avec cette truite que j'ai prise en déroulant un paquet de soie. Le ferrage à grande distance reste le summum de la nymphe à vue pour moi.

  • 2018

Une autre très belle truite prise en fin de saison après un été difficile. D'où le fait qui lui manque quelques grammes au compteur. Malgré ça, elle m'aura fait un combat dantesque. Très belle truite.

  • 2019

La seule à la robe non jurassienne de cette décennie. Mais je ne pouvais pas passer à côté. Quelle truite ! J'en tremble encore !

lundi 13 janvier 2020

Mes bas de ligne vus par mes clients.

Que de questions, que d'écrits, que de discussions au sujet de ces bas de ligne. J'ai du lire et entendre des dizaines de "recettes" différentes. Les secrets ont toujours fait causer, c'est ainsi. Mais au final, je n'ai jamais lu ou entendu une manière de faire qui correspond à ce que je fais aujourd'hui.

Mais je pense que le mieux est encore de laisser la parole aux personnes qui utilisent ces bas de ligne depuis quelques années. Leur retour sera forcément plus objectif que le mien qui pêche avec depuis une trentaine d'années. Je leur ai posé à tous cette même question : pour quelle(s) raison(s) utilises-tu mes bas de ligne ?

Thomas, guide de pêche dans les Pyrénées.

Avant toute chose, je recherche du matériel fiable...Tes bas de ligne n'ont aucune mémoire, et leur élasticité m'ont permis de pouvoir jouer avec des poissons de belles tailles avec des pointes assez fines. Franchement, tu te sens serein quand tu combats le poisson !!

Romain, fan de nymphe à vue.

Mon histoire d’amour avec les bas de lignes cuits a commencé en 2012 lors de mon séjour avec Abdoul en NZ :

Nous ne nous arrêtions que sur des poissons à partir de 3 KG...Que nous pêchions souvent en bordure de courants puissants. Les combats étaient longs...Rudes...Et j’avais beaucoup de décrochés après plusieurs minutes de combat. Après environ 2 semaines et demie de ce régime, nous repérons une belle truite qui correspondait à nos critères. N’ayant pas ma canne à portée de main, Abdoul me tend la sienne. Dès le poisson piqué, je sentais que les coups de gueules étaient beaucoup mieux amortis. Avec plus d’amplitude, moins de brutalité. Cela "tapait " beaucoup moins dans la canne. Le bougre utilisait des bas de ligne cuits ;-) Intrigué, je lui en ai demandé un. Que j’ai ” bricolé ” à ma sauce pour qu’il ait les mensurations du mien. Les résultats sur la deuxième partie du voyage furent édifiants, 2/3 de décrochés en moins ! Dès mon retour, n’ayant pas les connaissances (et l’envie) de jouer à l’apprenti sorcier, je m'adressai à Nicolas Germain qui me les fabriqua avec les longueurs que je lui avait transmises. Depuis, ils font partie intégrante de mon ”équilibre” de pêche. Ils permettent de pêcher plus fin les poissons (qu’ils soient petits ou plus gros) et autorisent (un peu) plus d’erreur (notamment lors de départ surprise) l’absence de mémoire est aussi un grand ++. Je leur dois également plusieurs Marmoratas de plus de 6 KG en 15 centièmes. Il est clair que j’aurai eu beaucoup moins de succès avec des bas de lignes dits ”conventionnels”.

Nico, le barroudeur.

J’utilise tes bas de ligne principalement pour l’élasticité du Nylon et la résistance dans le temps ! Ils me permettent de moins casser au ferrage (mon défaut il y a quelques années) et de maitriser des combats en pouvant brider bien plus fort sur des gros poissons, surtout sur des rivières bien encombrées comme je pêche en ce moment.

Omar, le nympheur bourguignon.

J'utilise ton bas de ligne depuis 2007, 13 ans déjà et je n'utilise que celui-ci, en général un bas de ligne me fait 3 saisons selon les prises de l'année truites, ombres, barbeaux, chesvenes, carpes. Sa résistance et son élasticité mon convaincu au fil des années. Je n'ai jamais été déçu. Le fait de sa couleur rouge m'aide beaucoup quand les eaux sont teintées pour pêcher au fil. Pour moi, ce bas de ligne a fait ses preuves sur les plus grosses truites que j'ai pu prendre en Bourgogne Franche-Comté. Je repars sur une nouvelle saison 2020 avec ce bas de ligne. 

Jean-Marie, le moucheur à tout faire.

Perso, pour pêcher les carpes dans des endroits encombrés c'est presque un indispensable pour moi car l'effet élasticité permet de bloquer totalement le moulin tout en gardant de la souplesse pour la forcer à faire demi-tour. Je donne une grande part des réussites rien qu'aux bas de ligne dans ces conditions !
Pour les truites, l'effet est le même mais le plus gros avantage pour moi, c'est sur les ferrages sur des diamètres fins ! Parce qu'avant de l'utiliser, ferrer sans casser en 10/100 était presque un miracle pour moi ! Et maintenant c'est rare ! (Oui je sais c'est trop fin dans 100% des cas, mais quand c'est très compliqué ça permet de gommer mes énormes erreurs de technique ^^).

Gaël le juracco.

S'il y a quelque chose qui restera dans mes moulinets, c'est bien le bas de ligne rouge, version goût banane (vieilles blagues) ;-)
Pour pleins de raisons: la première n'est pas bonne pour le marché ! Il est indestructible ! Plusieurs saisons sans problèmes pour peu qu'on vérifie les nœuds, quitte à les refaire et changer le dernier brin.

La seconde son absence de mémoire. La troisième, qui est à la limite de l'inconvénient: sa faculté à couler : un peu gênant en sèche, mais intéressant en nymphe.

Et le dernier et le plus intéressant pour moi : Son élasticité à toute épreuve ! Un avantage certain pour amortir les entourloupes des poissons malins et des plus costauds.

Pour l'illustrer une partie de pêche qui restera gravée dans ma mémoire et dont le dénouement (façon de parler) ne tient qu'à ce bdl : Histoire de pêche

samedi 28 décembre 2019

Montage de mouches à tout va !

Vous allez me dire que dans mon cas, le montage de mouches c'est toute l'année. Ce n'est pas faux, même si je tente de m'accorder un peu de répit lors des vacances familiales estivales. Mais il y a toujours des coups de feu durant l'année et ces derniers jours, mon étau n'a vraiment pas eu le temps de s'engourdir.

Entre les commandes spécifiques, les séries de mes références standards et quelques bricoles pour notre consommation perso à Thibaut et moi, je suis bien occupé. À cela s'ajoute ma séance annuelle de tri et rangement de l'atelier et la première partie des vacances de Noël fut bien remplie. Il me reste un peu de temps pour faire grossir le stock de mouches et de nymphes car une chose est certaine, nous n'avons jamais été aussi près de l'ouverture !

Petite série de nymphes légères sur TMC9300 en 14.

Commande spécifique avec au premier plan quelques fournis parachutes, une première pour moi.

Ces mouches sont destinées aux truites islandaises.

Grande série de sedges passe-partout disponibles au Fly Shop.

Commande de nymphes à corégones. Tailles et couleurs sur demande.

L'Aindispensable en série...

Quelques sèches pour ma conso perso ;-)

Pour votre information et comme chaque année depuis la création de mon Fly Shop, je n'exposerais sur aucun salon pêche en 2020. Mes deux petites mains ne me permettant pas de produire le volume nécessaire pour les demandes régulières cumulé aux besoins d'un ou plusieurs salons.
Donc comme l'an dernier, si vous voulez en savoir/voir plus, il faudra passer à l'atelier (sur rendez-vous bien entendu).

Bon montage si vous êtes sur l'étau et dans tous les cas, une très bonne fin d'année !

jeudi 19 décembre 2019

Nouvelles décorations dans l'atelier.

Je ne compte plus les heures que je passe dans mon atelier et c'est mieux ainsi d'ailleurs. Il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas connaitre précisément. Quoi qu'il en soit, j'essaie pour le mieux que ce lieu me soit agréable. Je l'agrémente le plus souvent de souvenirs photographiques. Mais j'aime aussi beaucoup la peinture et le dessin. Il y a quelques mois, Diane Michelin, que j'ai déjà présenté sur ce blog, a peint une nouvelle fois mon fils en action de pêche. C'est la quatrième fois en fait. J'ai les 4 aquarelles dans mon atelier pour mon plus grand bonheur. Encore merci Diane pour ce magnifique cadeau que tu m'as fait.

La photo où Thibaut combat une belle truite sauvage...

L'Aquarelle de Diane...

Et la truite en question.

Pour rappel, les trois premières aquarelles de Diane =>

Et puis, comme souvent, au hasard de mes balades sur le net, j'ai fait l'acquisition d'un dessin réalisé par Hélène Préveraud. Je ne lui ai encore pas trouvé de place, mais les vacances qui arrivent vont me laisser le temps de le faire. En tous les cas, il est réellement magnifique  !

Pour rappel, il est toujours possible, sur rendez-vous, de venir prendre vos mouches directement à l'atelier.

jeudi 21 novembre 2019

L'Aindispensable, nouvelle référence au Fly Shop.

Ce billet pour vous présenter la nouvelle référence de nymphe de mon Fly Shop disponible à partir d’aujourd’hui.

Alors, pour être franc, je ne pêche pas avec. Je sais, on a connu des messages plus vendeurs que celui-ci, mais c’est la stricte vérité. En fait, si je mets en référence cette nymphe, c’est parce que mon fils pêche avec depuis quelques années et qu’il en a fait son modèle de prédilection. Jusqu’à ce jour, c’est son pote Victor qui, après lui avoir fait connaitre, lui en offrait de temps à autres. Du coup, je me suis dit qu’en la mettant en référence, il ne serait plus dans le besoin car toujours en stock à la maison.

De plus, cela me permets de proposer une imitation sur une référence d’hameçon différente. Il s’agit du TMC9300 de Tiemco. C’est un hameçon plus fort de fer que le TMC100 et un peu moins que le TMC3769. Cette référence est considérée comme l’une des meilleures par les nympheurs à vue par sa fiabilité.

Mon fils, qui possède déjà un solide vécu sur la rivière d’Ain, est devenu au fil des saisons un fan des grosses nymphes légères. Il leurs trouve une efficacité parfois supérieure aux plus petites nymphes avec des tailles standards comme le 16. C’est pourquoi, par rapport à son besoin, j’ai sélectionné 2 tailles, le 12 et le 14. Ces deux modèles seront plombés de la même manière avec 3 tours de plomb en 4 dixièmes. Des grosses nymphes, mais légères, ce qui permet de faire de grandes dérives même avec un courant très faible, le grand plaisir de Thibaut. Cette référence d’hameçon permet également de pêcher avec un gros diamètre de fil sans risque d’ouverture.

La nymphe en elle-même n’est autre qu’une pheasant tail tête noire. Pour les personnes qui suivent l’histoire de la nymphe à vue en France, vous n’êtes pas sans savoir qu’elle était l’imitation de base de Norbert Morillas. Il l’avait dans sa boîte en toutes tailles et nombreux lestages. Ses pêches sur les belles farios sauvages francomtoises ne laissent aucun doute sur l’incroyable efficacité de cette bestiole. D’ailleurs, comme pour les autres références de mon catalogue, il sera possible (sur demande) de les fabriquer sur d’autres tailles ou/et avec d’autres lestages.

Pour la fabrication, j’ai pris soin de sélectionner mes plus belles plumes de faisan. Bien entendu, comme pour « la cuivre », je dépose une goutte de colle forte sur le fil de montage avant d’enrouler les fibres de faisan afin de confectionner le corps. Par rapport à l’originale, je rajoute un cerclage de trois tours en fil de cuivre noir. Il ne se voit pas pour ainsi dire, mais il apporte une solidité supplémentaire, ce qui me tient à cœur. Le fil de montage n’est autre qu’un polyfloss noir. Il permet de former un sous corps de bonne taille et il s’étale parfaitement. La tête, qui est conséquente, est vernie une fois la nymphe terminée. Pas loin de cinq couches afin d’obtenir une tête noire bien lisse et brillante. Une dernière étape avant la mise en vente consiste à repasser 100% des œillets à l’aiguille pour qu’ils ne soient pas bouchés.

Il ne me reste plus qu’à vous dévoiler son nom : l’Aindispensable. Merci à Stéphane pour m’avoir soufflé cette idée qui va si bien à cette imitation dont Thibaut ne saurait se passer lorsqu’il va tenter les belles sauvages de la rivière d’Ain.

Si vous aussi vous aimez pêcher avec des nymphes de bonnes tailles et peu lestées, cette imitation est pour vous. Rendez-vous sur le Fly Shop.

- page 1 de 112