Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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Gestion piscicole

Les actions menées sur le terrain et infos diverses sur le monde complexe de la gestion halieutique

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vendredi 8 juin 2018

Retour sur la pollution de l'Ain datant de 2010.

Je souhaitais faire un retour par le biais de ce billet sur la grosse mortalité datant de 2010 sur la haute rivière d'Ain et plus particulièrement sur le parcours public en aval de Pont-du-Navoy.

Pour mémoire, dès juillet 2010, les pêcheurs (les seules sentinelles des rivières finalement) avaient donné l'alerte suite à des observations de poissons mort sur la rivière d'Ain. Fin aôut, un arrêté avait été mis en place pour interdire la pêche du barrage de Blye à l'amont de station d'épuration de Montigny. Interdiction de pêche renouvellée pour toute la saison 2011.

A l'époque, on parlait de cyanobactéries et d'autres causes possibles. Mais beaucoup, dont les pêcheurs, pointaient du doigt la STEP de Montigny et sa gestion calamiteuse par Véolia, encore eux !

En novembre 2010, la fédération de pêche du Jura ainsi que les deux AAPPMA touchées décidèrent de porter plainte contre X. Novembre 2010, vous avez bien lu !

Le mardi 29 Mai 2018, soit presque 8 ans plus tard, le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier convoquait 4 prévénus sur cette affaire. (Source le Progrès du 30/05)

  • 1er prévenu : Jura Terroir. Les activités de l’entreprise de Pont-du-Navoy étaient marquées par des eaux usées très fortes en phosphore, à cause d’un outil de préconcentration de sérum.
  • Second prévenu : La communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura, propriétaire de la STEP de Montigny-sur-l’Ain. L’intercommunalité n’aurait pas anticipé l’augmentation d’activité du site.
  • Troisième prévenu : Véolia qui assure la gestion du site. Le géant de la gestion de l’eau aurait arrêté son traitement ferreux sur le site de Montigny-sur-l’Ain sans prévenir ses partenaires. 
  • Quatrième et dernier prévenu : le salarié de la station d’épuration. Cet homme, qui pilotait le site, avait un regard privilégié sur le niveau de production des boues, mais pas de maîtrise sur les eaux qui arrivaient la station.

Selon le ministère public, il y a un lien entre le rejet et la pollution. La forte teneur en phosphore a entraîné une prolifération de cyanobactéries dans la rivière d’Ain, qui ont eu un impact sur la santé physiologique des poissons. La forte mortalité de salmonidés dans ce secteur, constatée entre 2010 et 2011 par les pêcheurs, en serait la conséquence. Le parquet a poursuivi les quatre acteurs pour rejet de substance nuisible dans une rivière, infraction prévue au code de l’environnement. Des peines d’amende ont été requises, notamment 15 000 euros dont 10 000 euros avec sursis à l’encontre de l’intercommunalité et 20 000 euros d’amende pour Véolia. L’entreprise est désignée comme le premier responsable de cette pollution dont le préjudice dépasse les 200 000 euros, selon la fédération de pêche du Jura. Le tribunal correctionnel rendra son délibéré le mardi 3 juillet.

Voilà pour le retour "journalistique". Véolia et la communauté de communes sont une fois de plus bien impliquées. Le phosphore avait été désigné très tôt. Jura terroir (le chalet du comté à Pont-du-Navoy) avait déjà des autorisations au-delà des limites acceptables par la communauté de communes pour leur rejet. Et malgré cela, ils les ont encore dépassés. Cela a engendré des quantités de boue que Véolia ne pouvait plus gérer. Véolia a fini par ne plus traiter le phosphore !! Rien que ça ! Manque de bol, il restait des truites dans la rivière et quelques passionnés pour les voir crever !

Mais bordel, personne n'a de gosses ou une perpective d'avenir chez Véolia et/ou les politiques qui donnent des autorisations au-delà des limites sans connaitre les effets que cela va avoir sur la faune et la flore ? Sincèrement, je n'arrive pas à comprendre. C'est votre passion de tout foutre en l'air notre environnement proche ? Et dire que le département du Jura mise sur le côté nature, ses lacs et ses cascades pour le tourisme...Non mais sans rire...Vous vous fouttez du monde ?

C'est une destruction de rivière préméditée, tout simplement. Honte à vous messieurs !

mercredi 30 mai 2018

Avis aux spécialistes, merci pour vos réponses.

Quand on me parle des problèmes de qualité d’eau, de mortalités et autres maux qui touchent nos rivières bien aimées, je réponds souvent à mes interlocuteurs que je suis qu’un simple pêcheur et que je ne fais que rapporter mes nombreuses observations. Étant à la rivière plusieurs fois par semaine toute l’année, c’est le minimum que je puisse faire. Par contre, il me manque parfois des explications à mes dires, qui plus est scientifiques si ce n’est celles des techniciens de notre fédération.

Ne pas avoir de réponse à de nombreuses questions est frustrant.  

J’ai une fois de plus une interrogation et je profite de la fréquentation de ce blog pour lancer un appel à des personnes compétentes dans le domaine pour éclaircir ma lanterne sur un point très précis.

Depuis environ trois ans, les pêcheurs trouvent régulièrement et ce tous les printemps des truites et des ombres mycosés sur la haute rivière d’Ain. C’est un fait. Parfois ces poissons sont morts mais d’autres sont encore en vie.

Ces derniers jours, j’ai capturé deux poissons avec des cicatrices sur le haut de la tête. Les photos sont à voir ci-dessous. Et bien évidemment, je me suis posé des questions. J’ai sincèrement envie de comprendre.

Est-ce qu’il est possible que ces deux truites soient d’anciens poissons touchés par les mycoses et qu’ils s’en soient sortis ?

Ces deux truites ont été prises alors qu’elles se nourrissaient. Elles étaient en pleine forme vu la façon dont elles se sont défendues.

Je ne vois pas ce que peuvent être ces cicatrices autrement. Donc si vous avez des idées, pour confirmer ou non mon avis, merci beaucoup de prendre le temps de laisser un commentaire à la suite de cet article pour m’en faire profiter ainsi que mes lecteurs.

Une seule plaie assez profonde et encore "saignante"

Plusieurs plaies à un stade différent si c'est la même chose.

lundi 21 mai 2018

EDF tue la Basse rivière d'Ain, les pêcheurs portent plainte.

Une fois encore, EDF tue les habitants de la basse rivière d'Ain. Une fois encore, c'est les pêcheurs qui s'en préoccupent et seulement eux. A tel point que les trois grosses associations de la BRA ainsi que la fédération de pêche du 01 ont porté plainte. J'ai demandé à un de ces bénévoles de répondre à mes questions pour vous aider à comprendre ce qu'il se passe sur cette rivière fantastique.

Nicolas : Plainte a été déposée contre EDF par plusieurs associations de pêche de la basse rivière d’Ain. Quels sont les évènements qui ont déclenché cette procédure ?

Association : Effectivement les 3 associations (PPVA, PLA et AUPRA) qui gèrent la BRA et la FDAAPPMA 01 ont déposé des plaintes en 2017 contre X pour destruction d’habitat d’espèces protégées. Cette procédure fait suite aux nombreuses constatations d’échouages de juvéniles de salmonidés. Ce phénomène arrive quand les barrages ferment brutalement leurs vannes. L’eau de la rivière baisse trop rapidement et les poissons n’ont pas le temps de regagner le lit de la rivière. Ils finissent morts échoués sur la berge. Toute la faune de la rivière subit les conséquences de ces éclusées, les invertébrés paient eux aussi un très lourd tribu.

Ces plaintes ont eu le mérite de faire bouger l'Etat et de faire entendre un peu plus fort la voix des pêcheurs. Malgré les améliorations obtenues, les pêcheurs ont prévenu que les mesures proposées pour 2018 ne seraient pas suffisantes pour éviter la mort des juvéniles de salmonidés. Comme on pouvait malheureusement s'y attendre, en 2018 les AAPPMA ont de nouveau constaté de grosses mortalités. Elles ont décidé de re-porter plainte en 2018, malgré le résultat incertain des procédures de 2017. À ce jour nous savons que le Procureur de la République de l'Ain a commandé une enquête aux services de l'AFB. En 2017 l'AFB a réalisé un travail colossal pour tenter de répertorier toutes les mortalités observées. N'ayant pas de nouvelle de la procédure, la FDAAPPMA 01 a envoyé un courrier de relance auprès du Procureur de la République début 2018. A notre connaissance nous n'avons toujours pas de réponse, mais il semblerait que nos plaintes aient été classées sans suite.



Nicolas : D’un œil extérieur, on pouvait penser que le dialogue était instauré entre les pêcheurs et EDF. Que des accords étaient actés. Ce n’est pas le cas ? EDF ne respecte pas sa parole ?

Association : On va essayer de résumer au maximum, mais c'est une longue histoire. Depuis plus de 30 ans des discussions sont en place avec l'Etat (DDT, DREAL, ONEMA, Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse), EDF, le syndicat de rivière (SBVA) et les pêcheurs. Une première convention frayère avait été signée dans les années 90. Les mesures de cette convention étaient simples, mais on pouvait constater une certaine efficacité. Ces actions étaient loin d'être suffisantes, mais utiles à la survie de la rivière.

Puis dans les années 2010, EDF a brutalement dénoncé cette convention au motif qu'elle était trop coûteuse et restrictive. Les pêcheurs sont alors montés au créneau pour obtenir une nouvelle convention plus ambitieuse et surtout réellement efficace. En parallèle l'AFB (ONEMA à l'époque) consciente des problèmes sur la basse rivière d'Ain, a mené des campagnes de suivis des frayères et des échouages/piégeages. En 2013 cette agence sort un dossier complet sur l'impact de l'hydroélectricité et surtout tout un panel de mesures pour améliorer le fonctionnement des barrages. À partir de là, l'Etat et EDF ne pouvaient plus dire que les barrages et leur gestion catastrophique n'avaient pas un lourd impact sur la faune. Les pêcheurs se sont alors appuyés sur ce rapport et ses préconisations pour négocier une nouvelle convention.

Au milieu des années 2010 la convention salmonidés voit le jour, un comité de pilotage (COPIL) et un comité technique (COTECH) sont créés. Ces comités sont pilotés par la DREAL Rhône-Alpes Auvergne et la DDT 01. Les participants à ces comités sont la DREAL, les DDT 01 et 39, l'AFB, l'Agence de l'eau, le syndicat de la basse rivière d'Ain, des scientifiques (dont Henri Persat), EDF, un bureau d'études (ECOTEC), la FDAAPPMA 01 et les 3 AAPPMA de la BRA. Lors des COTECH d'autres intervenants ou utilisateurs de la rivière peuvent être sollicités (Micro-centrales, Agriculteurs, filiales spécifiques d'EDF...). Le but de ces comités est de faire un état des lieux de la situation et de trouver des solutions en vue d'améliorer le fonctionnement des ouvrages. EDF joue la montre et demande des études d'études, avec différents scientifiques qui travaillent pour eux à l'appui. Le but de leur démarche est de prouver aux membres des comités que la disparition des salmonidés est de cause multifactorielle, afin de se dédouaner de leur responsabilité. Certes l'hydroélectricité n'est pas le seul facteur qui dégrade la rivière. Mais l'anéantissement de la reproduction des poissons et des invertébrés est bien le fruit d'une mauvaise gestion des ouvrages hydroélectriques de la rivière d'Ain, c'est le gros point noir de la BRA.

Depuis cette nouvelle convention, quelques mesures bénéfiques ont été mises en place, mais on est encore loin du compte. En plus EDF vient régulièrement renégocier les miettes que nous avons si chèrement obtenues. C'est pour cela qu'en 2016 la FDAAPPMA 01 a dénoncé son partenariat avec EDF et que les AAPPMA ont menacé d'engager des procédures judiciaires. Suite à ces événements les AAPPMA ont pris des dispositions en vue de mener des actions judiciaires et de communication.

Nicolas : Qu’attendent les associations de cette plainte ? Qu’est-ce que réellement cela peut apporter ? Pensez-vous arriver un jour à mettre en place avec tous les acteurs un système viable pour la rivière et ses habitants ?

Association : Nous ne sommes pas dupes, on ne compte pas gagner au pénal face à une entreprise comme EDF qui gère des ouvrages appartenant à l'Etat. Mais nous avons bon espoir d'obtenir des mesures efficaces, afin de permettre aux poissons de se reproduire dans des conditions acceptables. Sur d'autres rivières (Dordogne, Doubs...) les pêcheurs ont su faire bouger les lignes et ils ont obtenu des résultats concrets. Nous avons donc contacté les personnes qui ont menées ces actions, afin de comprendre comment ils ont réussi à faire bouger les lignes.

Pendant des années les AAPPMA de la BRA ne se sont pas entendues, ce qui a fait le jeu des fossoyeurs de la rivière. Depuis quelques années les pêcheurs ont compris que pour sauver la rivière, il fallait être soudés coûte que coûte.

Nous effectuons ce travail bénévolement et aux dépens de notre temps de pêche. Si nous ne pensions pas avoir nos chances de faire bouger les choses, nous ne mènerions pas ce combat. Nous sommes lucides, cela fait des dizaines d'années que ça dure, on ne va pas résoudre l'équation en un claquement de doigt. La basse rivière d'Ain a encore un potentiel magnifique, certes elle est malmenée, mais en jouant sur les bons leviers, on a espoir de retrouver un paradis pour la pêche et de transmettre ce patrimoine aux générations à venir.

Nicolas : Un message pour les pêcheurs qui liront ce billet et qui souhaiteraient vous soutenir. Par quel moyen peuvent-ils le faire ?

Association : Le plus simple est de nous suivre sur les réseaux sociaux, de partager nos publications sur ce sujet. Il faut dénoncer cette pseudo énergie qu'on nous vend comme verte et qui fait des ravages sur beaucoup de rivières. Avec nos actions de communication (réseaux sociaux, journaux, télévision), on se rend compte que beaucoup de gens n'avaient pas connaissance du problème; même certains pêcheurs ne se rendaient pas compte du désastre qui a lieu sur les rivières où l'hydroélectricité dicte sa loi. C'est la pression auprès de nos élus qui fera bouger les choses. L'Etat n'aime pas voir en une du journal local qu'une entreprise qui gère ses ouvrages est attaquée en justice pour destruction d'habitat d'espèces protégées. Nos élus locaux commencent à se sentir concernés par ce problème, car leurs administrés leurs en parlent régulièrement.

Là où nous sommes pour le moment très déçus, c'est sur le positionnement des élus du syndicat de rivière local (SR3A), on ne peut pas dire que la démarche des pêcheurs soit très soutenue, espérons que ça change rapidement.

Nicolas : Merci beaucoup pour tous ces éclaircissements. J'espère très sincèrement que vous arriverez à faire bouger les choses. J'ai une pensée pour tous ces bénévoles que vous êtes (Alex, Niko, Marco pour ceux que je connais un peu mieux) qui donnent de leur temps au-delà de ce que peuvent imaginer les gens. Merci pour ça, vous êtes des exemples.

Facebook AAPPMA PLA

Facebook PPVA

Facebook AUPRA

mardi 1 mai 2018

Les algues brunes et la mort sont de retour.

Les belles gravières blanches ont laissé place avec une vitesse foudroyante à un planché glissant composé d'algues brunes. Les fonds de la haute rivière d'Ain sont méconnaissables. Les premiers affluents que sont la Serpentine, la Saine et la Lemme sont également touchés. En particulier la Saine d'ailleurs dans un état lamentable. Tous les fonds sont brun foncé. Les galets ne respirent plus.

Tout cela est apparu vraiment très vite. Il y a encore 15 jours, lorsque j'ai participé au tournage TV pour Seasons, la rivière était magnifique. Les fonds superbes et je n'avais eu aucun signalement de poisson mort ou malade. Bref, le moral était au beau fixe. Et puis, il a fallut seulement quelques jours de soleil et de chaleur pour que les algues brunes envahissent d'heures en heures les fonds de la rivière d'Ain. C'est incroyable à la vitesse où cela évolue. On est passé d'une rivière splendide à un truc bien moche. Bien sûr, cela coïncide avec la fin des épandages. Oui, le comté est l’emblème de notre région mais à quel prix ? Combien de rivières vont subir l'envers du décor de la production laitière ? Toutes, certainement. La pêche et les pêcheurs ne font pas le poids contre cette économie et le monde agricole, c'est évident. Le seul espoir, et c'est certainement utopique de penser cela, c'est que les truites, au fil des générations, "s'habituent" à ce bouillon de substances et renforcent leurs défenses immunitaires naturelles. Bref, autant croire au père Noël...

La haute rivière d'Ain fin avril, y'a pas comme un soucis ? (merci Sébastien)

Comme les dernières années, c'est les gros poissons souvent au-delà des 45 centimètres qui trépassent en majorité. Rien que ce week-end, on m'a signalé de nombreux cas. Merci aux personnes qui m'ont fait passer les informations.

- 2 truites mycosées trouvées mortes sur Sirod (merci Andy).

- 3 poissons mycosés agonisants sur Crotenay amont (merci Guillaume).

- 1 truite morte (photo ci-dessous) de 54 cm trouvée sur l'aval de Crotenay (merci Bernard).

- 1 truite retirée de l'eau de 55 cm (photo ci-dessous) à Montigny (merci Gilles).

- 1 truite trouvée morte à Villard sur Ain (merci Gaël).

- J'ai moi-même vu une truite agonisante d'environ 50 cm mycosée sur Pont-du-Navoy.

C'est uniquement des signalements du WE. Je pense que c'est juste le début et que l'on va en voir pas mal dans les jours qui viennent malheureusement. J'ai plusieurs sentiments qui se mêlent au final entre dégout, désespoir, espoir, colère...

Oui, car j'ai malgré tout ça encore envie d'y croire. J'ai aussi vu des truites de l'année, de l'an passé et des poissons de 2 ans. Mais j'avoue que c'est bien triste de pêcher une rivière dans un tel état. On en vient à se poser des questions...Sans oublier que l'on est pêcheur.

Je sais très bien que par mes actions (Blog, Seasons, livre, etc...) je fais parti des acteurs pour la promotion du tourisme pêche sur la rivière d'Ain. J'ai toujours essayé d'être honnête vis à vis de mes lecteurs. Donner envie aux gens de venir dans notre région mais sans leur mentir. Oui, à ce jour, la population de truites sur la haute rivière d'Ain reste acceptable et d'un point de vue personnel, je pense que l'on peut continuer à pratiquer la pêche de loisir. Par contre, il devient inacceptable de continuer à prélever les truites adultes au vu des mortalités dans cette classe d'âge depuis 3 ans. J'évoquerai ce point au prochain C.A de fédération sans illusion malheureusement.

Dans le cas où vous pêchez pour remettre ensuite votre poisson à l'eau et au vu de la fragilité de certains individus, faites le de la meilleure des façons possibles. Décrochez votre poisson dans l'eau et relâchez-le vite sans le sortir de son élément tout en évitant des manipulations excessives. Si vous pêchez sans ardillon, on n'a pas besoin de toucher le poisson normalement. C'est le mieux pour lui.

A suivre...

vendredi 30 mars 2018

Lagune du village : 3ème audience.

La suite de cette procédure toujoues en cours...

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mercredi 7 mars 2018

Pollution massive au lisier à Longchaumois sur la Bienne.

La Bienne n'avait pas besoin de ça...

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lundi 5 mars 2018

Zoom sur une AAPPMA : La Truite Du Haut Doubs et du Bief Rouge.

A découvrir...

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dimanche 25 février 2018

Dernières news de la rivière avant l'ouverture.

Nous sommes prêts !

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mercredi 7 février 2018

La vérité des chiffres...

Cruel constat...

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lundi 5 février 2018

Questionnaire sur la Pêche dans le Jura.

A vos claviers !

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