Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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Pensée personnelle

Tout ce qui me passe par la tête.............

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dimanche 16 août 2020

Ne nous divisons pas !

La division causera notre perte, alors ne nous divisons pas !

Tout d'abord, il y a tous ces pêcheurs qui n'aiment pas la chasse et qu'ils le font savoir à qui veut l'entendre. Puis, il y a aussi ces pêcheurs qui n'aiment pas les autres modes de pêche que celui qu'ils pratiquent. Il y a également des chasseurs qui sont contre telle ou telle forme de chasse. Je pense que l'on pourrait trouver d'autres combinaisons ou pêcheurs/pêcheurs, chasseurs/chasseurs/ et chasseurs/pêcheurs ne peuvent pas s'entendre sur bien des sujets.

Sauf que pendant ce temps là...

Pêcheur à la mouche uniquement, je suis le premier à ne pas porter dans mon cœur certains modes de pêche. Je vous avoue que bien des manières de chasser me rendent perplexe également. Cela est bien naturel. On a tous une sensibilité différente. Il faut pourtant être au-dessus de tout ça et se montrer solidaire les uns avec les autres. Cela devient urgent si l'on veut pouvoir continuer à assouvir nos passions dans un avenir plus ou moins proche.

En face de nous, des groupes animalistes et autres noms en "iste" s'organisent. Ils sont soudés, organisés, nombreux et financés ! Ce n'est pas rien ce qu'il se passe en ce moment. La chasse comme la pêche de loisir seront attaquées tour à tour. Qui plus est la pêche moderne qui "oblige" de pratiquer le no kill à cause des faibles populations de poissons sauvages existantes selon les zones géographies.

J'avoue de pas comprendre cette division permanente quand je vois, par exemple, des pêcheurs lyncher les chasseurs. Vous pensez réellement que c'est plus éthique de faire un tortiller un poisson au bout d'une ligne pour votre unique plaisir en le remettant à l'eau derrière que de tuer un gibier pour le manger ensuite ? Si oui, j'attends sincèrement vos arguments.

Si vous pensez que les pêcheurs sont à l'abris de ces fous furieux, vous vous trompez !

Pour rester dans le domaine de la pêche, c'est la raison principale pour laquelle j'ai fait le forcing pour que les parcours no kill jurassiens soient "toutes pêches". Qu'un mec qui pêche aux appâts naturels ou au vairon manié puisse lui aussi pratiquer ces parcours. Ainsi, on conserve une unité, au moins sur le papier. Faire des règlements selon les techniques provoque la division.

La chasse n'est pas votre truc ? Soit, je le comprends. Mais comprenez aussi que le fait de se tirer dans les pattes les uns les autres ne nous aidera pas, bien au contraire. Chasseurs et pêcheurs unis, c'est le meilleur moyen de contrer ces gens qui sont les mêmes pour nous attaquer. Les anti-chasse, les anti-pêche, les anti "touchent pas au animaux", c'est les mêmes personnes, notre "ennemi" commun. C'est une évidence. Ensemble, nous sommes très nombreux. Restons soudés et forts.

Manifestation à Paris.

Il n'est pas compliqué de comprendre que seule notre unité fera notre force. Que seule cette union sacrée pourra éteindre ces mouvements anti-tout qui prennent de plus en plus d'ampleur. Arrêtez de mettre en avant vos différences en prenant du recul car vous faites ainsi le jeu de ceux qui veulent nous voir disparaitre.

Que les pêcheurs et les chasseurs ne fassent qu'un !

mardi 28 avril 2020

Monteur de mouches artificielles, un vrai métier.

Fabriquer ses mouches résulte avant tout d'un besoin. Effectivement, pour pêcher à l'aide d'une canne à mouche, il faut obligatoirement des imitations artificielles de nos insectes naturels dont se délectent les truites et les ombres. Ce besoin peut devenir pour certains d’entre nous, une véritable passion. Au point même de fabriquer plus de mouches que de besoin. 

Cela n'a jamais été mon cas. La passion du montage de mouches ne m'a jamais habité. J'ai toujours fabriqué mes propres artificielles uniquement par besoin. Pour pêcher, et rien d'autre. Bien entendu, j'ai fait des recherches, que cela soit sur les matériaux ou encore dans les techniques de montage, mais toujours dans l'idée de prendre une truite plus efficacement, non par plaisir. Le plaisir justement, je le trouve uniquement au bord de l'eau.

Depuis bientôt 9 ans, j'en ai fait mon métier. Une fois de plus, par besoin.

Oui, monteur de mouches artificielles est un véritable métier. Une fois bien installé et la fidélisation d'une clientèle conséquente acquise au fil des années, la petite aventure devient un métier à part entière. Si j'insiste sur ce point, c'est que parfois, certaines remarques, certains regards et autres indifférences me font penser que ce n'est pas le cas dans l'esprit de tout le monde. Peut-être est-ce dû justement au fait que cette activité découle d'une passion. C'est fort possible.

Sauf que non, il y a un véritable gouffre entre le fait de monter quelques mouches de temps en temps pour son propre besoin, et celui d'en fabriquer plusieurs dizaines par jour, tous les jours, toute l'année, sur plusieurs années. La répétition journalière sur la durée n'est parfois pas simple à gérer.  Alors oui, c'est un choix que j'ai fait comme d'autres, je ne m'en plains pas du tout. Je savais ce qui m'attendait et finalement, c'est très bien comme ça.

Ce qui fait mal, c'est cette non considération qu'il m'arrive parfois de ressentir. Que cela vienne de contacts internet ou plus encore de proches. Comme si toutes ces heures passées derrière mon étau était simplement un passe-temps.

C'est justement tout le contraire. Sans parler du fait que chaque produit est identifié à mon nom avec tout ce que cela impose. La satisfaction de chaque client est omniprésente dans mon esprit. C'est, selon sa propre mentalité, très lourd à porter. C'est mon cas. Ce métier comporte toutes les spécificités des autres. La relation client, celle avec les fournisseurs, le temps de travail (20 à 25 heures/semaine en plus de mon 1er métier), l'administratif, et donc tous les soucis liés qu'ils soient physiques ou psychologiques.

Je suis très heureux et plutôt satisfait de ce que j'ai accompli depuis septembre 2011, mais qu'on se le dise, monteur de mouches artificielles n'est pas un passe-temps, c'est un métier au même titre que bien d'autres.

vendredi 27 mars 2020

Alors, on continue à voyager comme si de rien n'était ?

C'est les mots de l'ami Philippe sur sa page Facebook qui m'ont donné envie d'écrire ce billet. Je cite : "Je vois passer énormément de posts sur les effets positifs pour notre planète de l'arrêt de certaines activités du fait du coronavirus. Du coup, au-delà de la situation actuelle, la pêche à l'étranger pour les gens qui affichent des convictions bien ancrées, on en parle ? Parce que parfois, c'est un peu la paille et la poutre..."

C'est une interrogation que l'on est en droit de se poser. Certes, les voyages de pêche ne sont qu'une micro-paille dans le trafic aérien global. Mais est-ce que c'est pour cela qu'il faut continuer à traverser la terre entière pour aller pêcher une truite ?

On le voit aujourd'hui, la qualité de l'air pratiquement partout dans le monde n'a jamais été aussi bonne. Il parait donc évident que les idées du pêcheur, qui vont dans le sens d'un environnement meilleur, se fracassent tête la première avec le fait de voler des heures pour atteindre des territoires lointains ou même de rouler des centaines de kilomètres pour simplement pêcher ! L'argument afin de se voiler la face et que j'ai glissé plus haut est de se dire que ce n'est rien, que les vols commerciaux ou le tourisme de masse sont à des années lumière. Certes. Donc on continue comme si de rien n'était ? 

Prenons un peu de recul en réfléchissant de façon collective sur un autre exemple. Toujours dans le monde de la pêche. Le sujet des prélèvements. Chez nous, sur la haute rivière d'Ain, les passionnés ont vite compris ces dernières années qu'il fallait les stopper pour conserver quelques petits noyaux de populations sauvages ici ou là. Les stopper complètement par des linéaires de parcours No Kill conséquents. Pourquoi ? Pourquoi ne pas laisser aux pêcheurs le loisir de conserver seulement une dizaine de truites par an ? Ce n'est quand même pas grand chose...Et je suis d'accord avec ça. Sauf que, sur le parcours de notre AAPPMA par exemple, 10 pêcheurs qui conservent 10 truites par an, c'est 100 poissons en moins. Je n'arrive pas à ce nombre en additionnant tous les poissons vus sur les différentes frayères cet hiver. Sans compter qu'il y a plus de 10 pêcheurs qui pratiquent chez nous...Alors 10 poissons ça passe, c'est vrai, mais multiplier par le nombre de pêcheurs, c'est la mort du parcours.

Pour les voyages, c'est une situation identique. Pourtant, ce n'est pas faute de faire un chiffre d'affaire important avec les voyageurs via mon Fly Shop, mais ce n'est pas pour cela que ça ne me fait pas peur. Au contraire, je pense être bien placé pour en parler vu le nombre de boîtes de nymphes que je prépare pour mes clients partant en Nouvelle-Zélande ou dans les Balkans. D'ailleurs, je n'ai jamais fait passer mon activité commerciale avant mes convictions d'homme.

Sincèrement, en prenant en compte qu'il y a des dizaines de monteurs de mouches dans mon cas, je pense qu'il y a plus de Français en Nouvelle-Zélande en Janvier qu'en Juin sur la Loue à la grande époque. C'est juste flippant. Car il faut aussi compter toutes les autres nationalités friandes de cette destination. Mais on peut dire la même chose pour d'autres lieux de pêche bien connus dans le monde.

Je n'ai jamais fait de voyage de pêche hors France, ce qui ne veut surtout pas dire que malgré ce que je viens d'écrire je n'en ferai jamais (j'aimerais vraiment en faire un avec mon fils), mais ce sujet donne à réfléchir. Je ne jette la pierre à personne et ne veut pas paraitre comme un donneur de leçons. Je vous invite simplement à réfléchir sur cette idée que les voyages de pêche restent en total contradiction avec ce que le pêcheur souhaite voir dans l'évolution positive de notre environnement. Et c'est encore plus vrai aujourd'hui quand on voit ce que cela donne quand les avions restent au sol et les voitures au garage...

Photo d'illustration. Truite de Pologne prise par Fred.

vendredi 14 juin 2019

Pourquoi je relâche mes truites…

Voilà une question que l’on me pose régulièrement. C’est d’ailleurs le plus souvent des personnes de mon entourage qui n’ont que faire de la pêche qui s’interrogent sur les raisons me poussant à relâcher une truite après l’avoir capturée. L’occasion pour moi de mettre tout cela sur le papier en allant au bout de ma pensée.

Tout d’abord, et avant de rentrer dans le vif du sujet, il est important de savoir que ma réflexion est celle d’un pêcheur ayant bientôt 35 ans d’expérience derrière lui sur la rivière d’Ain. Il est tout à fait possible qu’avec un autre âge, un autre vécu, qu’avec un cheminement sur une autre rivière dans un autre contexte ma réflexion aurait été bien différente…Ou pas.

Ensuite, il faut être très clair sur nos agissements. En aucun cas parler de respect quand on laisse la vie à un poisson n’est correct. En aucun cas faire passer des truites sauvages comme des partenaires de jeu n’a de sens. Non, si je voulais réellement respecter les truites sauvages, je ne tenterais pas de leur planter un hameçon dans la gueule. J’arrêterais la pêche tout simplement, mais je n’en ai aucune envie !

Je suis un pêcheur. J’aime chercher et trouver les ruses qui vont me permettre de tromper la vigilance d’un poisson sauvage. Le combat qui s’en suit avec celui-ci me procure des émotions incroyables que je ne trouve nulle part ailleurs. C’est ma passion depuis toujours, j’en ai besoin. C’est mon équilibre.

Je suis un pêcheur. Je connais donc pertinemment mon impact sur la vie d’une truite. Quand celle-ci se met en place au début de l’éclosion alors qu’elle a attendu des heures pour que cette nourriture arrive à la rassasier, je suis là moi aussi et parfois, si j’ai de la réussite, je la capture et donc l’empêche de profiter d’un repas facile. Occasion pour la truite qui ne se représente pas tous les jours…Quand dame fario se met au cul d’un banc de vairons en train de frayer, je suis là moi aussi parce que je sais qu’il ne faut pas manquer ces évènements. J’ai dans ces occasions souvent la réussite de prendre plusieurs poissons et ainsi je prive les truites d’une orgie pleine de protéines. Orgie qui se présente bien souvent une seule fois dans l’année…Ces deux petits exemples parmi tant autres pour bien comprendre que le pêcheur perturbe la vie des truites, c’est ainsi, il faut en être conscient. C’est pourquoi j’ai banni de mon vocabulaire pour ce sujet bien précis le mot respect. Je suis conscient d’embêter les truites, mais je suis un pêcheur et je le revendique, c’est ma passion, je l’assume sans problème. C’est sans doute aussi pour cela que je suis venu assez vite au bénévolat dans le domaine de la protection des milieux aquatiques. Une façon pour moi de me faire pardonner de toutes les misères que je fais aux poissons.  

Truite régurgitant ses vairons après capture.

Oui, la truite elle ne joue pas, elle survit dans un monde sauvage. Pour nous, c’est un divertissement, une échappatoire ou encore une passion qui peut être parfois dévorante (c'est mon cas !). Pourquoi ? Je n’en sais rien finalement. C’est tout un ensemble. L’environnement dans lequel on pratique cette passion, la rivière, ces lieux magiques et sauvages. Mais aussi comprendre ses poissons et finir par les capturer est un plaisir inégalable pour moi ! Un peu contradictoire finalement avec l’amour que l’on porte à ces truites sauvages, avec l’énergie folle que l’on donne sans compter pour les protéger. C’est, si l'on veut faire un parallèle, le même paradoxe chez un chasseur de bécasse qui voue un culte sans limite à cet oiseau emblématique pour le tuer au final. C’est ainsi. Il y a des choses qui sont difficilement explicables.

À la pêche, nous avons cette opportunité. Relâcher nos truites au lieu de les tuer, mais pourquoi agir ainsi ? Je vous avoue que dans une assiette, j’adore le poisson. Que j’aimerais pourvoir manger une bonne truite de ma rivière toutes les semaines en famille. Ce n’est pas faute de ne plus en prendre, non, il m’arrive encore de tromper quelques zébrées, mais au fil du temps, je me suis bien rendu compte que la rivière n’était plus apte à produire assez de poissons pour une consommation régulière, voire même épisodique lorsque celle-ci est multipliée par le nombre de pêcheurs actifs. Je ne relâche pas mes truites par philosophie ou encore par mode, non, pas du tout. Si je le fais, c’est parce que j’estime que je dois le faire pour tenter à mon humble niveau de maintenir la population actuelle. Que nous devons le faire ensemble car la rivière d’Ain ne sait plus produire autant de truites que par le passé. Une époque où j’ai tué sans scrupule des centaines de poissons pour les manger et même pour les vendre à une période assez sombre de ma vie. Si la rivière était encore aussi poissonneuse, je suis certain que je conserverais toujours régulièrement des truites pour le plaisir de les déguster. Oui mais voilà…

Ce n’est plus le cas. La population de truites baisse petit à petit et ce tous les ans. Seul le fait de relâcher ses prises ne suffit pas. Mais toutes nos instances départementales ont prouvés depuis bien trop longtemps leur incompétence mêlée à leur impuissance face aux diverses pollutions, face au réchauffement de l’eau. À ce jour, on ne sait faire qu’une chose sur la rivière d’Ain pour contrer l’hémorragie des effectifs, remettre les poissons à l’eau. Cela fonctionne plutôt bien d’ailleurs. La visite des mêmes frayères tous les hivers le prouve. Les truites sauvages sont toujours là aux endroits où on ne les tue plus. C’est simple finalement comme constat.

Par contre, il ne faut pas être hypocrite, si je remets mes poissons à l’eau, c’est avant tout pour les reprendre, pour qu’ils se reproduisent, pour que je puisse capturer leur descendance et pêcher encore et toujours dans les années à venir… En aucun cas pour leurs beaux yeux. J’adore ces poissons, j’adore ma rivière, mais si je n’étais pas avant tout passionné de pêche, qu’en serait-il ? Ne jamais oublier cela. J’aime les truites et la rivière d’Ain d’un amour véritable mais parce que je suis un pêcheur ! Cela me fait dire également que les pêcheurs sont à ce jour les seuls lanceurs d’alerte des maux qui touchent nos rivières au grand dam de nos politiques d’ailleurs. Eux n’attendent qu’une chose, qu’il n’y ait plus de poisson, donc plus de pêcheur et par le fait plus personne pour rendre publiques au grand jour certaines vérités.

Ancienne image réalisée il y a bien longtemps sur la Loue.

Une fois tout cela pris en compte, une fois la triste réalité des populations en baisse, oui, logiquement, on en vient à relâcher toutes ses prises si l'on souhaite continuer à pêcher. C’est logique. Certains pêcheurs veulent l’ignorer, soit par bêtise (on ne peut plus rien pour eux à part attendre qu’ils trépassent !), soit par méconnaissance du sujet (Là, on peut informer et tenter de convaincre encore). Ces pêcheurs veulent continuer à prélever en disant qu’eux ne s’amusent pas avec les poissons, qu’ils pêchent pour les manger. Soit ! C’est la vérité. Pêcher un poisson pour le manger est moins « tordu » que de le pêcher pour se divertir, c’est un fait, je l’ai évoqué sur plusieurs exemples un peu plus haut. Sauf que si ces pêcheurs peuvent encore conserver les quelques poissons qu’ils prennent, c’est aussi parce de plus en plus les relâchent. Cela aussi est un fait ! J’ai dans mon entourage proche quelques pêcheurs très talentueux, suffit que l’on décide un jour tous ensemble de tuer tous nos poissons, je pense sans prétention aucune qu’ils nous seraient aisés de vider des linéaires importants de la rivière d’Ain. À méditer, vous, messieurs, qui conserver encore vos truites sauvages sur cette rivière fabuleuse.

Ensuite vient la réflexion de comment relâcher ses poissons. Elle a été lente chez moi. À vrai dire, au début de mon cheminement, je me posais peu de questions. Je relâchais mes truites sans forcément prendre de précautions particulières. Je faisais des photos souvenirs. Bref, j’avais l’impression de bien faire. J’avais tout faux. Si l’on fait le choix de remettre à l’eau ses poissons, autant bien le faire ne pensez-vous pas ? Autant réduire le pourcentage de perte au minimum non ? Oui, car quoi que l’on fasse, tous les poissons ne vivront pas une fois relâchés. Cela aussi est un fait. Mais il est possible de s’approcher du minimum en prenant de bonnes habitudes. J’ai évolué avec les années sur ma façon de remettre le poisson à l’eau. Pourquoi, parce que j’aime conserver un souvenir photographique. Mais de toutes évidences, il ne faut pas faire n’importe quoi. J’ai fait des erreurs, j’ai tué des poissons sans le vouloir. J’en ai eu la preuve plusieurs fois en retrouvant des truites mortes un ou deux jours après les avoir relâchées. J’ai donc corrigé tout ça. Depuis 3 saisons, je n’ai pas retrouvé de poisson mort que j’ai laissé repartir. Cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas eu, mais cela m’encourage à continuer en ce sens. Le plus simple bien entendu serait de libérer ses truites au plus vite sans photo. J’y arrive avec le temps. Je fais de moins en moins de photos de truites. Mais pour un beau poisson, il m’est encore très difficile même impossible de ne pas le faire. Ainsi, je peux écrire ce genre d’article pour prouver qu’un poisson peut très bien vivre et donc se reproduire tous les ans si on le relâche correctement (Exemple1, exemple2, exemple3).

Quels sont les phénomènes qui font que le pourcentage de perte va augmenter après relâche d’une truite ? Les manipulations, le stress et le temps d’exposition hors de l’eau. Le stress est d’ailleurs engendré par l’ensemble des autres points. Le plus simple pour réduire tout cela reste de laisser son poisson dans l’eau en le relâchant rapidement. C’est très facile qui plus est. Cela évite d’y mettre ses deux grosses mains tout autour. Les mentalités évoluent doucement, même des AAPPMA ont demandé à leurs pêcheurs de le faire sans malheureusement être écoutées. La Biennoise par exemple a lancé un communiqué en début de saison pour ne pas manipuler et laisser en permanence dans l’eau les truites déjà extrêmement fragiles sur cette rivière. Nombre de pêcheurs ne s’en préoccupent pas. C’est hallucinant quand même. Tout cela dans le but de faire une photo avec sa petite tête à côté pour s’exhiber sur les réseaux sociaux. Vous pourriez au moins respecter les demandes des bénévoles qui passent leur temps à défendre cette rivière pour votre petit plaisir non ? Je ne sais pas, la moindre des choses lorsque l’on pêche un linéaire, c'est de prendre connaissance des doléances de l’AAPPMA et les appliquer !

Relâcher dans les meilleures conditions un poisson et donc optimiser sa survie pour s’approcher des 100% de réussite est très simple finalement, il faut le laisser dans l’eau en permanence ! Si vous faites l'inverse, alors vous augmentez délibérément votre pourcentage de perte après relâche, tout le contraire de ce qui est recherché, c'est ridicule non ?

Mon fils laissant la vie à une belle truite.

vendredi 16 novembre 2018

Je comprends enfin les paroles des vieux du village…

Avec du recul, on comprend mieux les choses...

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