Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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Pensée personnelle

Tout ce qui me passe par la tête.............

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jeudi 12 juillet 2018

Ho ! Une éclosion d’A4…

...Cette phrase résume à elle seule mon niveau en entomologie !

Avec mon copain Denis, c’est ainsi que l’on parle des mouches de façon générale une fois au bord de l’eau. Pour ma part, la raison en est simple, c’est que je n’ai aucune connaissance scientifique sur les insectes dont se nourrissent nos truites et nos ombres (mon copain Denis non plus d’ailleurs, on s’entend très bien là-dessus).

Cela ne m’a jamais intéressé à vrai dire. Autant j’aime passer du temps à les observer au fond de l’eau, à la surface, dans le ciel ou encore sur la végétation qui borde la rivière, autant ce qu’il y a d’écrit sur ces bestioles dans les livres me passe au-dessus de la tête. Je vais faire bondir pas mal de monde, mais c’est la vérité. C'est comme cela depuis toujours. Je parle de perles, de grandes rouge, de grise à corps jaune, d'olive, de tape-cul, de mouche de mai, etc...Dans tous les cas, je ne connais rien de plus sur ces bestioles.

Je n’écris pas ces quelques lignes pour provoquer les amoureux de cette science des insectes, mais bien au contraire pour rassurer certains de mes lecteurs qui pourraient être dans mon cas. Le fait d’être totalement ignorant dans le domaine ne vous empêchera pas d’atteindre un bon voir un très bon niveau à la pêche ou encore de monter des mouches qui prennent du poisson. De cela, j’en suis certain. Je le vis depuis mes débuts. C'est surtout en ce sens que j'ai mis en ligne cet article.

A la question, est-ce que cela peut vous apporter un plus ? J’ai bien évidemment du mal à vous répondre n’étant pas concerné. Je pense que oui sans en être certain, mais si je me réfère à mon cas personnel, je doute que des connaissances entomologiques m’aient apporté un plus en terme d’efficacité dans mes montage de mouche. Mais finalement, je ne le saurais jamais.

Bien entendu, tout dépend de la philosophie qui nous accompagne dans notre vie de pêcheur à la mouche. Depuis toujours, j’ai utilisé des mouches et des nymphes d’ensembles. Je crois réellement en ce mode de fonctionnement. Je ne crois pas en l’imitatif parfait. Je tiens cela d’André Terrier certainement. Bien qu’à mon avis, j’en suis encore plus éloigné que lui à l’époque.

Se passionner pour l’entomologie vous aidera en ce point précis, imiter plus précisément les insectes que vous trouverez sur ou sous l’eau. Connaitre chaque stade de chaque espèce d’éphémère pour mieux représenter leurs teintes, leurs formes, les reflets, les nuances…Et bien sûr croire que cela peut faire la différence. C’est là que ça bloque pour moi, car je n’y crois pas en cette différence…J’ai tellement d’exemples en tête qui me font penser le contraire. A lire les personnes qui se passionne du domaine, cela doit être un plaisir pour le monteur de prendre un poisson gobeur ou pas avec une imitation parfaite. En ayant compris sur quel type de mouche et à quel stade la truite s’en nourrissait, lui présenter la bestiole qui se rapproche au plus près du réel, tout en connaissant son histoire.

De mon côté, et même si j’ai fait dix ans de compétition à haut niveau, je ne pratique pas aujourd’hui assez de rivières différentes pour être affirmatif de façon globale sur le sujet. Mais chez moi, sincèrement, et pour avoir eu un grand nombre d’expériences qui me le prouvent, l’imitation à nettement moins d’importance que la façon dont on la présente au poisson, et de très loin. A la pêche, je ne regarde même pas ce qu’il y a sur l’eau pour choisir mon imitation…Alors parfois, oui, cela ne fonctionne pas, c’est vrai. Mais avec quelques ruses, je m’en sors à chaque fois ou presque.

Encore dimanche dernier, où je voyais cette truite entre deux eaux. Elle montait régulièrement en surface pour gober. J’ai retiré ma nymphe pour mettre une sèche. La première qui s’est présentée à moi sur mon accroche-mouches était un segde en cdc et collerette en lièvre. Le tout sur hameçon de 14. De toute évidence, la truite n’était pas là-dessus (je n’ai pas vu voler de tape-cul de la matinée), d’ailleurs, je n’en avais aucune idée. C’est tout sauf ma priorité lorsque je pêche. Après trois passages, la truite gobait toujours sans avoir pris ma mouche qu’elle était pourtant venue voir une fois. Soit ! J'étais prêt à lui passer une nymphe du coup. Un autre gobage plus bas. Je laisse dériver et pan, le poisson prend ma mouche. Un gros ombre. Je le relâche très vite un peu gêné de l’avoir embêté et en regardant ma mouche, je me suis dis qu’elle était parfaite maintenant. Bien mouillée. Un nouveau passage sans fouetter sur ma truite tentée auparavant, le sedge sous la surface et la truite le prend cette fois-ci. Je n’ai pas vu un sedge de ma partie de pêche. Alors bien entendu, ça reste une mouche passe-partout, donc ça peut le faire dans bien des conditions. Mais voilà, c’est ma philosophie, je pêche comme ça. Et si la truite n'avait pas voulu de mon sedge plus bas dans la pellicule, je l'aurais fait en nymphe.

Je pourrais vous raconter aussi cette manche rivière en 1ère division où je pêchais un cours d’eau avec un courant régulier de petits radiers. J’avais fait une quinzaine de truites avec une grosse mouche de mai. Je n’avais pas mis ça parce que j’en avais vu, mais juste que j’avais jugé que la pêche serait plus efficace à grande distance et donc que je serais plus à l’aise avec une grosse mouche pour bien la voir. Et quelle ne fut pas ma surprise au retour quand les organisateurs m’ont appris après discussion qu’il n’y avait jamais eu de mouche de mai sur cette rivière…Comme mes clients qui prennent des truites en Nouvelle-Zélande avec des gammares alors qu’il n’y en a pas…

Pareil pour les nymphes, je prends des poissons à longueur d’année avec des gammares et bien souvent, les poissons pris ne s’en nourrissent pas. J’ai 3-4 bestioles différentes et ça passe sans souci sur la saison. Et pourtant, j’imagine que les truites se nourrissent d’une variété bien plus importante de larve sur une année…

Bref, ce n’est pas encore demain que je vais monter des 4 ailes où que je vais chercher la plume de coq aux reflets qui se rapprocherait de telle ou telle mouche. Non, je monte rustique et je pêche simple sans me disperser dans ce domaine. Je préfère me casser la tête pour tout ce qui est connaissance des mœurs de la truite, son comportement alimentaire selon les périodes de l’année, ses réactions face aux évènements quels qu’ils soient, ses déplacements selon les températures et les niveaux, etc…Tous ces paramètres qui me font connaitre au mieux « ma proie » pour mieux la leurrer en anticipant ses faits et gestes.

Tout cela pour dire que si comme moi l'entomologie vous passe au-dessus de la tête, ce n'est pas forcément un frein à votre progression à la pêche. ne vous inquiétez pas ;-)

dimanche 28 janvier 2018

Pensées de pré-ouverture...

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dimanche 12 novembre 2017

Retour sur 20 ans de présidence d'AAPPMA.

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vendredi 6 octobre 2017

Papa, 20 ans, un manque irremplaçable.

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vendredi 7 avril 2017

Sécheresse printanière, un mal pour un bien ?

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vendredi 10 mars 2017

Sur la Haute Rivière d'Ain, chaque vie comptera.

Le 11 mars, jour de l'ouverture de la pêche dans le Jura, c'est demain. C'est un jour béni pour nous pêcheurs. Des mois que nous l'attendons parfois même en comptant les jours sur le calendrier.

L'ouverture, et les jours qui vont suivre, c'est aussi la période où les prélèvements sont les plus nombreux sur la rivière. La densité de pêcheurs est très importante lors de ces premières semaines de la saison de pêche. Pour l'année 2017, et comme l'an passé, le nombre de truites autorisées est de trois maximum par jour sur le bassin de la rivière d'Ain. Si vous suivez un peu l'actualité de la rivière d'Ain dans sa partie amont de Vouglans via ce blog par exemple, vous savez sans doute qu'elle a énormément souffert ces deux dernières années. A tel point que la pêche a été fermée par anticipation l'an passé. De nombreuses truites ont été trouvées mortes ou agonisantes sur les linéaires avals (Crotenay et Pont du Navoy pour les plus touchés).

C'est donc suite à cette triste situation, suite aux nombreuses observations que j'ai pu faire sur les frais cet hiver que je demande expressément aux pêcheurs de limiter leurs prélèvements et de ne pas aller jusqu'aux trois truites autorisées. Je vous assure pour être sur la rivière toute l'année, que ces linéaires ne sont plus que l'ombre de ce qu'ils ont été. Chaque truite, chaque vie est importante. Si vous souhaitez absolument conserver un poisson, faites-le, mais remettez les suivants à l'eau s'il vous plait. Ne gardez pas trois poissons sauvages, la rivière d'Ain n'en a plus les ressources. Et si toutefois vous devez garder un poisson, dans la mesure du possible, faites-le dans les classes d'âge des poissons de tailles moyennes, genre 25-32 cm. Remettez les plus beaux géniteurs à l'eau, les truites au-delà de 40cm. C'est elles qui ont le plus souffert, il en reste très peu. Je ne parle même pas des truites de plus de 50cm.

Il est compliqué de faire des règlements différents en particulier sur le même cours d'eau, en tous les cas dans notre département au vu du fonctionnement de notre DDT. Mais si cela ne tenait qu'à moi, l'Ain à partir de Crotenay serait interdit au prélèvement afin d'aider la population de truites sauvages survivantes aux deux derniers étés de se maintenir voir de se refaire une santé.

Si vous aimez cette rivière, vous comprendrez mes écrits, j'en suis certain.

En ce qui concerne les pêcheurs qui pratiquent le no-kill de façon régulière. Faites-le correctement. J'ai pu voir durant l'hiver sur les réseaux sociaux encore bon nombre de vidéos où l'on voit des truites faire des apnées de 30-40-50 secondes pour le plaisir du pêcheur et de la photo. Cela dépasse même parfois la minute (vous tenez plus d'une minute sous l'eau après un effort vous ?). Ce n'est plus possible ce genre de comportement. Ce n'est guère mieux que de lui tordre le coup au final. Remettre un poisson à l'eau est une très bonne chose, alors autant le faire du mieux possible.

Je le répète, sur la rivière d'Ain, de Crotenay à Blye, les populations ont payé un très lourd tribut, en particulier les belles truites, n'en rajoutons pas. Pratiquons notre passion avec envie et respect en ayant conscience de la fragilité des populations de truites sauvages sur ces linéaires. Merci de m'avoir lu et un immense merci à tous ceux qui appliqueront ces quelques "conseils" au bord de l'Ain à partir du 11 mars.

mercredi 1 juin 2016

Réflexions sur les habitudes du pêcheur.

A réfléchir...

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dimanche 22 novembre 2015

La nymphe à vue

Pour en savoir un peu plus sur cette merveilleuse technique...4.JPG

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samedi 4 avril 2015

De bien belles courbes…

Un bon gamin ! RIMG0296.JPG

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mercredi 18 février 2015

Médias, professionnels, à l'aide !

Il faut que tout le monde s'y mette !

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