Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière,la Hte rivière d'Ain.
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mercredi 14 juin 2017

L'histoire d'une truite (38)

Avec mon vécu, mes multiples rencontres, mon expérience, il me parait évident que nous ne voyons pas tous la pêche de la même façon. Certains se fixant des objectifs en mettant tout en œuvre pour les atteindre, d’autres pêchant sans arrière pensée, juste pour le plaisir de profiter d’un paysage, d’une amitié ou encore d’un instant de solitude. De mon côté, et ceux qui me lisent ou me côtoient régulièrement l’ont compris, je pêche aujourd’hui en priorité pour passer du temps avec mon fils. Les poissons étant devenus uniquement la cerise sur le gâteau.

Cette passion commune nous fait vivre des instants de vie tout simplement inoubliables. Nous avons eu la chance de vivre encore récemment quelque chose d’extraordinaire. Ces moments forts que nous vivons ensembles ont forcément une répercussion sur notre relation père/fils de tous les jours. Et cela me rend heureux. C’est ainsi que j’avais imaginé les choses avant d’être père, je suis donc aujourd’hui comblé d'un immense bonheur.  

Chose rare pour nous, cela fait plusieurs fois cette saison que nous faisons des infidélités à notre belle rivière d’Ain pour aller pratiquer un parcours où vivent là-bas aussi des truites sauvages. Jusqu’à dimanche dernier, nous avons eu des réussites diverses avec des conditions changeantes, des niveaux d'eau différents et des poissons pas tout le temps coopératifs. Nous avons aussi aligné les casses et les décroches. Mais dans tous les cas, nous avons passé de très bons moments car le cadre est magnifique. Il est très différent de chez nous, cela nous change un peu. La rivière est compliquée à pêcher et les truites qui y vivent dont certaines depuis de nombreuses années (à voir leur taille) sont très capricieuses malgré une pression de pêche en deçà de la rivière d’Ain par exemple. Je n’en dirais pas plus sur le lieu. Le meilleur moyen de protéger le poisson qui est au centre de ce nouveau récit reste de ne pas donner plus de détails, que cela soit sur internet ou aux copains plus ou moins proches.

Il faut savoir que depuis la diffusion de la photo de LA truite sur les réseaux sociaux dimanche après-midi, je suis assailli de toutes parts avec cette fameuse question qui revient sans cesse : Tu l’as prise où ? Alors quand cela vient d’amis proches, ça ne me fait rien (bien que je ne donne pas la réponse malgré tout pour ce cas précis), mais quand cela vient de personnes qui ne me donnaient plus aucune nouvelle depuis bien longtemps, ça me fait doucement rire. Je suis quelqu’un de très fidèle en amour (hein ma chérie ;-) ) mais aussi en amitié, et j’apprécie moyennement certaines façons de faire. Je ne suis pas en colère ou aigri, bien au contraire après avoir pris un tel poisson ! Mais à un moment donné, il faut aussi que les choses soient dites. Et j’avoue que c’est plus facile à l’écrit. J’ai essayé de répondre avec courtoisie et de façon modérée aux multiples questions que j’ai eu depuis dimanche dernier. Mais il faut bien que certains sachent (ils se reconnaitront, j’en suis certain) que je ne suis pas naïf non plus. Voilà, il fallait que cela soit dit :-) . Je vais d’ailleurs travailler sur moi pour tenter de ne plus jamais demander à quelqu’un où il prend ses poissons. Parce que là, moi, je n’en peux vraiment plus…Je tiens malgré tout à remercier chaleureusement toutes les personnes qui m'ont félicité et qui étaient simplement heureuses pour moi sans aucune arrière pensée. Sans parfois me harceler de questions. Merci beaucoup. Sincèrement.

Photo vite réalisée avant la relâche.

Pour en revenir au poisson du jour et donc à cette nouvelle histoire, nous étions avec Thibaut et sa copine Lucie au bord de l’eau dès 9 heures ce matin-là. Le temps était au beau fixe, presque chaud pour un tel horaire. Les coups de soleil de Lucie s'en souviennent ! Nous étions venus à la pêche en touristes pour profiter d'une matinée ensemble. Ma chérie était d'aprés-midi et il fallait donc que nous soyons à la maison un peu après midi. Après avoir pris quelques truites chacun de son côté avec difficultés en nymphe à vue, nous avons terminé la matinée sur les berges de la grosse fosse du parcours comme on le fait maintenant par habitude. Il y a quelques truites qui vivent dans ce trou assez incroyables. Le fameux poisson que j’avais aperçu pour la première fois en fin d’hiver dernier était enfin de sorti alors que je n’avais jamais pu le voir lors de nos dernières visites. Une masse ce poisson ! Il me faisait presque peur !  La truite était active qui plus est. C’était ce jour-là ou jamais ! C’est le genre de poisson que l’on croise une fois dans sa vie. Le coup de ligne n’a rien de spécial et c’est pour cette raison que je ne vais pas épiloguer. J’aurais pu broder et vous faire croire à n’importe quoi, mais ce n’est pas le genre de la maison. C’est moins passionnant à lire pour le coup, mais c’est la réalité. J’ai ferré cette truite avec quelques mètres de soie dehors au premier passage. J’avais fait deux nymphes au cas où spécialement pour elle sur du TMC3769 en taille 8. J’avais également refait minutieusement ma pointe de 3.50 mètres en 18° pour l’occasion. Le poisson a pris ma nymphe à pleine bouchée. Dans son comportement et sa façon de prendre ma nymphe, elle m'a rappelé les grosses truites de la chaîne de barrages de la basse rivière d'Ain que je pêchais avec mes amis Adrien et Gaël à l'époque. Cette sensation étrange au ferrage. Rien de bouge. Cette lourdeur ensuite. Cette puissance ! Ce fut un combat rapide (environ cinq minutes) mais intense avec un poisson qui a tenté de se réfugier sous toutes les caches rocheuses de la fosse où elle vit. Mais un 18°, c’est vraiment un gros fil. En tous les cas pour moi et ce que j’ai l’habitude d’utiliser tous les jours. J’étais sûr de mon hameçon, sûr de mes nœuds, sûr de mon fil avec ma pointe neuve. L’élasticité de mon bas de ligne n’est sûrement pas étrangère à la réussite de ce combat, c’est certain. Ma 8 pieds 6 pour soie de 5 était cintrée en permanence, mais elle s'est drôlement bien comportée. J’ai bridé en force durant toute la durée de la bagarre sans laisser le moindre répit au poisson pour me donner toutes les chances de le voir de plus près. De l’admirer. De faire plaisir à mon fils. De nous offrir un souvenir inoubliable dont on reparlera de nombreuses fois en famille ou entre amis.  

Après avoir tout tenté avec une force incroyable, le poisson a fini par venir en surface. Les gerbes d’eau quand il tapait de la caudale à droite et à gauche étaient énormes ! Thibaut tendait les bras pour rapprocher l’épuisette au maximum. Il était inquiet. Il s’est même retourné en me disant qu’il y allait avoir un problème avec la taille de l’épuisette. Effectivement, elle paraissait minuscule d’un seul coup. Mais Thibaut a super bien géré une fois de plus. Dès que l’énorme tête du poisson eut passé le cercle de l’épuisette, il l’a soulevé pour emmener la truite dans un petit calme peu profond à proximité. Il avait la banane mon fils ! Quel pied !   

Mais qu’est ce que c’est que ce poisson me suis-je exclamé en la voyant enfin ! Malgré la grande joie qui nous transportait, notre priorité était que le poisson reparte en bonne santé. Elle paraissait épuisée cette truite. Un vieux poisson sans aucun doute. Nous ne l’avons pas mesuré et encore moins pesé. Les chiffres sur les poissons, ça m’a toujours passé au-dessus de la tête et j’y porte peu d’importance. Nous avons juste fait quelques photos et nous l’avons relâché au plus vite. Ce qui est certain, et pour les passionnés de chiffres justement, c’est qu’elle passe largement les 80 cm et les 7 kilos.  

Un poisson venu d'ailleurs !

Cette truite est un poisson hors normes. Je pense qu'il est difficile d’imaginer un tel gabarit de poisson pour une truite sans avoir eu le privilège de l’avoir eu entre les mains. C’est la seule façon de comprendre à quel point cette truite est exceptionnelle. C’est un truc de fou !!! Tout est disproportionné. Cette masse derrière la tête, l’adipeuse grosse comme un pouce, une caudale gigantesque. Un poisson juste incroyable. Mes mains ressemblent à celles d'un minimoys à côté, sans parler de la canne qui fait office de cure-dents.

Elle est bien repartie après avoir récupéré dans sa fosse profonde de 4-5 mètres environ (Je n’ai encore jamais pu voir le fond). J’espère qu’elle vivra de très longues années dans son trou d’eau où elle règne en Reine des lieux. D’ailleurs, elle a déjà été revue à ma grande surprise ! Elle paraissait en bonne santé. J’en suis très heureux. C’est une très bonne nouvelle. J’avais cette grande crainte qu’elle ne se remette pas du combat. Tout est bien qui finit bien.

La dernière fois que j’avais pris une très belle truite, j’ai eu un seul vrai regret, celui que Thibaut n’ait pas été à mes côtés ce jour-là. Cette fois-ci, on a pu vivre ce moment tous les deux. Mon plus grand souhait maintenant est que nous puissions encore de très longues années profiter ensemble de cette passion qui nous unit... 

mercredi 31 mai 2017

Enfin une vraie partie de pêche !

Quelle belle journée !

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lundi 15 mai 2017

L'histoire d'une truite (37)

Une nouvelle histoire de truite...

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jeudi 4 mai 2017

Observations de mortalités sur la rivière d'Ain.

Les vieux fantômes seraient-ils (déjà) de retour ? Il n’y a pas si longtemps, j’étais tout heureux de vous annoncer que la rivière d’Ain se portait pas trop mal. Que les signes avants coureurs sur une future catastrophe comme l’an passé étaient absents. Oui, mais voilà, la pluie a fini par tomber. Avec les ruissellements qu’elle a engendré, une concentration plus importante des divers polluants est certainement présente dans les eaux de la rivière depuis quelques jours. On rajoute à cela le "bon sens paysan". Attention, je ne mets pas tout le monde dans le même panier, mais quand un soir, en rentrant du boulot, j'assiste à un épandage de lisier le long d'un bief, affluent direct de l'Ain, la veille du premier jour de pluie annoncé depuis des semaines, j'ai de sérieux doutes sur ce fameux "bon sens paysan". Je ne vous fais pas de dessin quant à la destination d'une partie de ce lisier le lendemain sous la pluie !

Il se trouve justement que je reçois de nombreux messages ces derniers temps pour signaler ici ou là des poissons mycosés. Des ombres, des truites…Cela ne peut pas être un hasard.

Merci aux pêcheurs qui se reconnaitront. Des poissons mycosés ont été vus sur tout le linéaire, de Sirod en passant par Champagnole en allant sur Montigny et plus en aval. Aucun secteur n’échappe à ce triste sort. A ce jour, c’est quelques poissons. J’espère que cela restera anecdotique, mais j’ai bien peur que cela soit le contraire. Pour information, j’ai transmis toutes les données que vous m’avez envoyé à qui de droit. Photo à l’appui quand j’en ai.

De mon côté, je n’avais encore rien vu jusqu’à ce lundi 1er Mai. J’ai malheureusement fait une rencontre macabre avec une truite sans yeux agonisante et qui se laissait mourir. Je l’ai sorti de l’eau pour l’achever. Ses deux orbites étaient vides. Elle a du souffrir le martyre cette truite. J’ai écourté ma partie de pêche, écœuré. Les maux sont toujours les mêmes, rien ne changent. Rien ne changera ? Notre AAPPMA est convoquée pour une audience en tant que victime sur des faits de 2014 à propos de la lagune du village. A ce jour, rien n'a bougé. 3 ans après. On verra ce qu'il en sortira. Je me souviens du président du Conseil Général du Jura nous demander en A.G de Fédération d'éviter les plaintes. Mais si après tant d'années à dénoncer, que rien ne se passe, on fait quoi Mr Pernot ?

Moi, tout ce que je peux vous dire, c'est d’éviter de conserver les truites qui passent au travers. Quand on voit une personne qui se noie, on évite à mon avis d'appuyer sur sa tête, on tente plutôt de lui tendre la main pour l'aider. Alors pour les personnes qui gardent encore leur poisson sur la rivière d'Ain, c'est à vous de voir si vous voulez en finir rapidement avec le noyé ou si vous voulez lui donner un infime espoir. Le temps; sait-on jamais, que des solutions soient trouvées pour améliorer les choses.

Il faut malgré tout ces évènements tenter de rester optimiste même si c’est très compliqué. Mais je confirme mes premières observations, la reproduction a vraiment bien fonctionné. On peut voir de nombreux alevins de l’année. Et rien que pour ça, il faut garder espoir non ?

De nombreux alevins de truites cette année.

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dimanche 30 avril 2017

Retour sur les actions du samedi 29 avril.

Un petit retour sur la journée d'action du samedi 29 avril initiée par le collectif SOS Loue et rivières comtoises. Plusieurs lieux de rendez-vous avec barrages filtrants et informations aux passants. Pour le Jura, le point de rendez-vous était à St Claude. La Bienne a bien besoin de tous les soutiens possibles. Une fois de plus, une petite trentaine de passionnés et surtout de motivés ont répondu présent à l'appel du président de la biennoise, Charles Varenne. Quand on connait le nombre de pêcheurs que drainait la Bienne il n'y a pas si longtemps, c'est difficilement compréhensible d'être si peu. Bref, les présents ont fait le travail. Un grand bravo à vous tous.

Pour l'occasion, nous avons aussi distribué avec les flyers du collectif édités pour cette matinée 400 DVD "Les rivières jurassiennes, l'envers du décor". L'accueil du public dans sa grande majorité a été très bon. Certains étaient même bien au courant de la problématique via les divers articles de presse des derniers mois.

Action à renouveler, sans aucun doute. Pour être complet, voici un article du progrès à lire => Article presse.
A voir dans les 3 premières minutes de ce journal un résumé en images sur un barrage du 25. Vidéo visible seulement quelques jours pour information.


Mobilisation pour les rivières

mercredi 26 avril 2017

Un début de saison encore jamais vu.

Avril, mois de la nymphe à vue.RIMG2948.JPG

 

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mercredi 22 mars 2017

Vidéo Fédération de Pêche du Jura pour le Rise Festival 2017

Le Rise Festival (Projection de films de pêche à la mouche) s'est déroulé le vendredi 10 mars au cinéma "Les Trois Républiques" à Champagnole. Ce fut une belle soirée en cette veille d'ouverture de pêche à laquelle ont participé les pêcheurs locaux et quelques pêcheurs touristes venus de départements voisins et de Suisse.
À l'initiative de la Fédération Départementale de Pêche du Jura, qui sponsorise le festival dans notre département, cette manifestation a été l'occasion d'évoquer publiquement les actions, le travail, et les attentes des différents organismes régionaux (administrations, tourisme, bénévoles et salariés de notre fédération...), qui œuvrent en faveur de la qualité des milieux aquatiques.
La projection de différents films tournés à travers le monde a rempli les yeux de chacun des pêcheurs présents, l'utilisation de drones pour des prises de vues aériennes apportant un côté magique aux images. Rendez-vous est pris pour 2018...
Pour les personnes qui n'ont pas assisté à ce festival, nous vous proposons de visionner le clip vidéo présenté par la Fédération de Pêche du Jura à cette occasion.

Vidéo Fédération de Pêche du Jura pour le Rise Festival 2017. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

samedi 18 mars 2017

Pétition pour l'effacement du barrage du Theusseret (25)

A signer et partager, merci.

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vendredi 10 mars 2017

Sur la Haute Rivière d'Ain, chaque vie comptera.

Le 11 mars, jour de l'ouverture de la pêche dans le Jura, c'est demain. C'est un jour béni pour nous pêcheurs. Des mois que nous l'attendons parfois même en comptant les jours sur le calendrier.

L'ouverture, et les jours qui vont suivre, c'est aussi la période où les prélèvements sont les plus nombreux sur la rivière. La densité de pêcheurs est très importante lors de ces premières semaines de la saison de pêche. Pour l'année 2017, et comme l'an passé, le nombre de truites autorisées est de trois maximum par jour sur le bassin de la rivière d'Ain. Si vous suivez un peu l'actualité de la rivière d'Ain dans sa partie amont de Vouglans via ce blog par exemple, vous savez sans doute qu'elle a énormément souffert ces deux dernières années. A tel point que la pêche a été fermée par anticipation l'an passé. De nombreuses truites ont été trouvées mortes ou agonisantes sur les linéaires avals (Crotenay et Pont du Navoy pour les plus touchés).

C'est donc suite à cette triste situation, suite aux nombreuses observations que j'ai pu faire sur les frais cet hiver que je demande expressément aux pêcheurs de limiter leurs prélèvements et de ne pas aller jusqu'aux trois truites autorisées. Je vous assure pour être sur la rivière toute l'année, que ces linéaires ne sont plus que l'ombre de ce qu'ils ont été. Chaque truite, chaque vie est importante. Si vous souhaitez absolument conserver un poisson, faites-le, mais remettez les suivants à l'eau s'il vous plait. Ne gardez pas trois poissons sauvages, la rivière d'Ain n'en a plus les ressources. Et si toutefois vous devez garder un poisson, dans la mesure du possible, faites-le dans les classes d'âge des poissons de tailles moyennes, genre 25-32 cm. Remettez les plus beaux géniteurs à l'eau, les truites au-delà de 40cm. C'est elles qui ont le plus souffert, il en reste très peu. Je ne parle même pas des truites de plus de 50cm.

Il est compliqué de faire des règlements différents en particulier sur le même cours d'eau, en tous les cas dans notre département au vu du fonctionnement de notre DDT. Mais si cela ne tenait qu'à moi, l'Ain à partir de Crotenay serait interdit au prélèvement afin d'aider la population de truites sauvages survivantes aux deux derniers étés de se maintenir voir de se refaire une santé.

Si vous aimez cette rivière, vous comprendrez mes écrits, j'en suis certain.

En ce qui concerne les pêcheurs qui pratiquent le no-kill de façon régulière. Faites-le correctement. J'ai pu voir durant l'hiver sur les réseaux sociaux encore bon nombre de vidéos où l'on voit des truites faire des apnées de 30-40-50 secondes pour le plaisir du pêcheur et de la photo. Cela dépasse même parfois la minute (vous tenez plus d'une minute sous l'eau après un effort vous ?). Ce n'est plus possible ce genre de comportement. Ce n'est guère mieux que de lui tordre le coup au final. Remettre un poisson à l'eau est une très bonne chose, alors autant le faire du mieux possible.

Je le répète, sur la rivière d'Ain, de Crotenay à Blye, les populations ont payé un très lourd tribut, en particulier les belles truites, n'en rajoutons pas. Pratiquons notre passion avec envie et respect en ayant conscience de la fragilité des populations de truites sauvages sur ces linéaires. Merci de m'avoir lu et un immense merci à tous ceux qui appliqueront ces quelques "conseils" au bord de l'Ain à partir du 11 mars.

dimanche 5 mars 2017

Serge Bonnafoux, guide de pêche en Nouvelle-Zélande.

Un vrai personnage !IMG_0869.jpg

 

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