Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Centre de pêche en Bosnie.

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Mot-clé - Truite fario

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samedi 23 décembre 2023

Retour sur 2023.

Si à mes débuts j'avais tendance à tout noter sur mes aventures pêche, ce n'est plus le cas depuis très longtemps. Par le biais de l'image, je peux néanmoins savoir à quelques oublis près, le nombre de truites que je capture sur une saison.

Dans la compilation vidéo des relâchés qui va suivre en fin d'article, je me suis rendu compte que j'ai pris un peu plus d'une trentaine de truites en tout et pour tout cette saison. Les parcours que je pêche sont toujours plus faiblement peuplés. Malgré un temps de pêche très conséquent, cela devient très compliqué. Si on se contente de la vidéo, d'autant qu'il y a quelques jolis poissons, on pourrait aisément s'en satisfaire. Quand on ramène tout ça au temps de pêche effectif, s'en est ridicule. Seule une passion démesurée fait que je continue de pêcher, c'est certain.

À titre de comparaison, j'ai pris plus de poisson en une journée lors de mon dernier séjour sur la Ribnik que chez moi dans toute la saison. Heureusement que je ne vais pas à la pêche que pour ça, sinon il y a longtemps que les cannes seraient rangées définitivement.

Pour ce dernier article de l'année 2023, je voulais vous remercier pour votre fidélité et vos retours toujours présents comme encourageants. Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année en compagnie de vos proches.

mardi 19 décembre 2023

Difficile d'observer le frai cette année.

Avec toutes ces pluies et ces niveaux souvent trop hauts, il est très compliqué d'observer les frais cette année. D'autant plus qu'un nouvel épisode pluvieux arrive à partir de demain. 20 à 40 mm prévus d'ici vendredi soir.

J'ai pu néanmoins capturer quelques images d'un début de concentration de poissons dans un affluent réservé à la pêche aux mineurs bien connu dans la région. C'est toujours agréable de voir ces poissons se mettre en activité pour la reproduction. Bon visionnage.

vendredi 13 octobre 2023

Elu de terrain ou pas.

Pour comprendre une rivière, pour connaitre son évolution, pour être crédible dans ses discours, il faut passer un minimum de temps au bord de l’eau. J’en suis intimement convaincu.

Il faut d’abord passer beaucoup de temps à pêcher. Le regard du pêcheur voit des choses que le simple observateur ne verra pas. Il faut également passer beaucoup de temps à observer sans pêcher. Le regard de l’observateur voit des choses que le pêcheur ne verra pas.

Que la pêche soit ouverte ou fermée, que cela soit en automne-hiver lors de l’arrivée des oiseaux piscivores ou du frai des truites, que cela soit en au printemps-été lors de l’éclosions des alevins ou des étiages estivaux, la présence sur le terrain doit être régulière. C’est pour moi la base pour obtenir une fonction importante au sein d’une AAPPMA afin de faire des retours aux pêcheurs et autres interlocuteurs qui sont en phases avec la réalité de terrain.

Au sujet de la rivière d’Ain jurassienne sur l’aval de Champagnole, n’importe qui passant un tant soit peu de temps sur la rivière se rendra vite compte de la baisse toujours plus importante des populations de truites sauvages. Les causes sont identifiées. En première ligne et ce depuis trop longtemps, la médiocre qualité de l’eau qui malheureusement n’est pas une priorité de nos élus à ce jour. En deuxième ligne, la thermie qui devient un problème toujours plus mortel au cœur de l’été. Sur les parcours avals, l’eau monte régulièrement (sur des périodes toujours plus longues) au-delà des 20 degrés. Ensuite vient la présence journalière des oiseaux piscivores, harles et cormorans.

La pollution, la thermie, les piscivores « prélèvent » déjà bien au-delà de ce que la rivière d’Ain peut produire aujourd’hui. Cela est une évidence pour peu qu’on passe du temps à observer cette rivière. Du coup, notre AAPPMA, comme d’autres, a mis en place une règlementation no kill qui ne résoudra rien, bien entendu, mais qui n’augmentera pas encore les prélèvements déjà trop élevés à cause des pollutions, de la thermie et des piscivores. C’est uniquement une mesure pour préserver le loisir pêche sur le court terme, nous en sommes bien conscients. Un pansement certes, mais indispensable. Il suffit de connaitre les résultats des pêches électriques réalisées encore cette année sur ces linéaires pour en être convaincus.

Tout cela parait être logique et évident. Pas pour tout le monde en fait. Lorsqu’on est un élu à responsabilités totalement inactif en tant que pêcheur, que l’on ne met plus un pied au bord de l’eau, il faut croire que la vision de la réalité est bien différente. La demande du président de Clairvaux pour la suppression des parcours no kill en est la preuve. Il faut être complètement déconnecté de la réalité de terrain pour faire une telle demande ! C’est le danger avec ce genre d’élu qui passe leur temps derrière leur clavier et non pas au bord de l’eau. Ils ne sont plus du tout en phase avec le monde réel. La preuve encore sur le sujet cormoran. Pour avoir échangé directement avec le président de Clairvaux, son discours se rapproche de celui de la LPO. Ne comptez pas sur lui pour obtenir des tirs de régulation. Pour lui ce n’est pas un problème. Encore une fois, en étant derrière un clavier, on ne peut pas voir les oiseaux monter la rivière TOUS les jours pour venir faire pitance. Quel décalage avec la réalité et le besoin des pêcheurs.

Hier encore, j’ai lu un article de presse relatant l’alliance Clairvaux-Dole-Fraisans pour la création éventuelle d’une carte réciprocitaire entre les 3 AAPPMA. Une nouvelle façon pour le président de Clairvaux de créer le chaos afin de fragiliser financièrement la fédération départementale. Ne vous y trompez pas, le but n’est pas de satisfaire les pêcheurs ou de travailler pour les milieux aquatiques, ceci n’est que façade. Le but est bien de fragiliser notre fédération. Le résultat sera alors une baisse des revenus fédéraux qui engendrera une baisse des actions ainsi qu’une perte de salariés. Encore une belle action pour le bien des pêcheurs et des milieux ! Affligeant !

Vous pêcheurs avez ce pouvoir de choisir les hommes qui vont diriger les AAPPMA. À travers mes exemples ci-dessus, vous pouvez vous rendre compte que ce choix n’est pas anodin ! Vous avez le choix d’élire des hommes de terrain avec une réelle connaissance des linéaires dont ils auraient la gestion ou encore des hommes complètement déconnectés des réalités et inactif en tant que pêcheur.

Photo prise par mes soins ce mercredi 11 octobre sur l'Ain aval.

mercredi 4 octobre 2023

Le film Passion Truites en ce moment sur Seasons.

Un petit retard à l'allumage m'a fait manquer l'annonce de la diffusion du film Passion Truites diffusé hier soir pour la première fois sur la chaine Seasons. Le film sera rediffusé de nombreuses fois sur la chaîne dont aujourd'hui à 18h41 si toutefois cela vous intéresse.

Pour ce tournage, le réalisateur David Flacard a souhaité tenter une nouvelle approche. Le but était de suivre deux bandes de copains à la pêche (une en Suisse Normande et une autre dans le Jura) en étant le plus discret possible. Il n'y avait aucune intervention de sa part. Il fallait qu'il se fasse oublier afin que les amis pêcheurs soient le plus naturels possible. Donc pas de prise de vue façon "cinéma". Juste une invitation pour le téléspectateur à accompagner au bord de l'eau les pêcheurs à l'écran. On ressent très bien la différence dans le résultat. Les gestes et les paroles ne sont pas réfléchis, pas préparés.

Avec Nassim et Fred, nous avons accepté de faire ce film pour nous créer un souvenir à travers notre passion et notre amitié. C'est en tout point réussi.

Les rediffusions récentes sont :

  • Mercredi 4 octobre à 18h41
  • Samedi 7 octobre à 16h15
  • Jeudi 19 octobre 16h59
  • Vendredi 20 octobre 18h29
  • Dimanche 22 octobre 14h04
  • Vendredi 27 octobre 23h56

Je vous joins quelques photos faites durant le tournage qui s'est fait sur seulement quelques jours.

Avec Fred au bivouac le soir après la pêche.

La magnifique truite de Fred prise en nymphe à vue.

Deux amis heureux !

Les 3 pêcheurs, le réalisateur, le caméraman.

Je vous mets ici également la bande-annonce du film. Bon visionnage.

jeudi 11 mai 2023

L'histoire d'une truite (51)

Les histoires de pêche deviennent rares sur ce Blog. Je n’ai relaté ici aucune de mes sorties depuis l’ouverture. C’est volontaire, je ne vous le cache pas. Je fais de même sur les réseaux sociaux en publiant de moins en moins de photo.

Quoi qu’il en soit, je souhaitais vous partager l’histoire d’une truite capturée il y a quelques temps car c’est assez cocasse comme situation.

C’était une journée non travaillée comme les autres où, avec ma deuxième activité, j’étais quand même à l’atelier afin de monter quelques nymphes. Plus le temps passait, plus ma réflexion tout en travaillant était orientée sur le parcours que j’allais choisir pour une partie de pêche l’après-midi. Allez savoir pourquoi, je me suis décidé de faire un peu de route pour aller voir ailleurs si l’herbe était aussi verte que chez moi. Je suis arrivé vers 13 heures sur la rivière. Je me suis dirigé sur un linéaire que je connais pas trop mal avec l’espoir d’y voir quelques gobages. Je verrais en fait assez vite une truite en bordure que je vais ferrer trop tôt et faire fuir. Pourtant, elle s’est jetée sur le JFD mais je n’ai pas été bon du tout.

Le temps s’écoulait sans qu’aucun gobage ne fasse son apparition. Trois heures passées sur ce linéaire sans rien voir ou presque. Heureusement, j’ai eu une excellente compagnie en la personne du président de l’AAPPMA locale. C’était vraiment un bon moment.

Nous nous sommes quittés vers 16h30. Comme c’était vraiment nul, je me suis posé la question de rentrer chez moi. J’ai finalement opté pour faire un autre linéaire vite fait avant de partir. Là-bas, j’ai fait la connaissance de Florent, un autre bon moment. Après avoir échangé quelques mots, je l'ai laissé pour me poster en amont sur un petit radier. À peine arrivé que j'ai vu un gobage en pleine veine centrale. À la bonne heure ! Enfin !

Un gobage très irrégulier et pas forcément à la même place. Sans chercher d’excuse, je ne suis pas arrivé à le faire monter ce poisson malgré trois changements de mouches et des dérives qui me paraissaient correctes. Dans le même temps, cela faisait deux fois que j’entendais un bruit familier dans mon dos. Je me suis alors retourné pour regarder le long de la berge derrière moi. Je ne voyais rien. Bref, je me retourne pour pêcher mon gobage de nouveau. Encore ce bruit, je me retourne vite au son…J’ai vu comme une fin de gobage. Du coup je suis resté plus longtemps ainsi et finalement j’ai bien vu ce gobage qui s’est répété une fois de plus devant moi. Je ne voyais pas le poisson malgré la faible hauteur d’eau. Normal puisque souvent j’enlève mes polarisantes quand je pêche en sèche. Je les ai remis et là les zébrures me sont apparues ! Un truc incroyable. Dans mon dos, cette belle truite gobait elle très régulièrement. J’avais ma référence SL-mai au bout de ma pointe en 15°. Premier passage bien dans l’axe facilité par le fait que je voyais ma truite et hop, la mouche engloutie. Joli combat derrière et surtout un pêcheur heureux. D’autant plus qu’après avoir remis à l’eau cette truite, j’ai enfin pu capturer celle qui gobait au milieu. Je suis rentré à la maison derrière ce joli doublé bien content.

Une histoire qui n’a rien d’extraordinaire me direz-vous. C’est un fait. Jusqu’à ce que j’échange des photos avec un jeune pêcheur de cette rivière. Il se trouve qu’il a tout de suite reconnu ma première truite car il l’a capturée deux jours avant moi ! En plus des photos qui ne laissaient aucun doute, il m’a décrit le poste où elle se tenait au centimètre près. Le plus rigolo, c’est que ce pêcheur est client chez moi et qu’il a pris cette truite avec ma référence SL-rose.

À gauche, avec la rose. À droite et 2 jours plus tard avec la mai.

Une truite pas stressée par la capture en tous les cas car elle aurait dû au moins changer de poste ou ralentir sur sa manière de se nourrir. Non, tout pareil, à deux jours près. C'est rassurant sur le fait qu'on ne les embête pas tant que ça. Quand je pense à des truites que j’ai manqué au ferrage qui faisaient un détour les jours suivants pour ne plus passer où cela s’était produit…Ou qui changeaient carrément de circuit. Là, rien. Comme si de rien n’était !

Même 35 ans après qu'André Terrier ait eu l'idée de faire une mouche avec un corps (et exuvie) 100% en laine, son modèle fonctionne toujours autant ! Ces laineuses sont aussi efficaces qu'elles ne ressemblent à pas grand chose, c'est dire !

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