Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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jeudi 8 avril 2021

Une vie de rivière confinée.

Cette nouvelle période de confinement laisse une plus grande liberté que les précédentes. Les riverains ayant la chance de pouvoir continuer à occuper les berges de leur rivière favorite. À la fois, je le faisais aussi sur les deux derniers confinements. Je ne m'en suis pas privé. La rivière étant en bas de la maison. Je comprends aisément la frustration du plus grand nombre ne pouvant pas s'adonner à leur passion. Être au bon endroit au bon moment...Un adage qui veut tout dire en ce mois d'avril. Je ne vais pas m'en plaindre, bien au contraire. J'éviterai malgré tout de m'étendre sur mes parties de pêche. Cependant, je vais vous donner des nouvelles de la rivière d'Ain car je sais que vous êtes demandeurs et cela m'évitera de répondre individuellement à tous les messages que je reçois.

Le changement a été total comme vous vous en doutez au niveau de la fréquentation des berges. Un dernier rush des pêcheurs vendredi et samedi derniers. Cela engendre bien entendu une toute autre approche de la rivière. Alors c'est très égoïste, mais en voyant de nombreux comportements que je qualifierais de déplaisants lors des premières semaines de mars, c'est pour les truites une très bonne nouvelle. Notamment pour la jeune génération. Ces alevins de l'année qui sont visibles pour ceux qui savent regarder. Ou tout simplement qui cherchent à les voir. On atteint là aussi les limites de l'associatif avec la nette différence des pêcheurs passionnés du milieu et les pêcheurs consommateurs...de pêche. Je ne vise pas là une technique de pêche ou une autre, car j'ai vu aussi bien des moucheurs que des toqueurs ou des leurristes faire un peu n'importe quoi. Dans le Jura, nous avons une tolérance pour le fait de rentrer dans l'eau. Les zones de frayères sont délimitées par des pancartes. Bien entendu, les alevins eux ne lisent pas les panneaux. Ce qui veut dire que la majorité de ces nouveaux nés vont se trouver dans ces zones (si l'AAPPMA a bien fait son boulot) mais qu'il peut y en avoir aussi ailleurs. De nouvelles frayères peuvent apparaitre ou les alevins peuvent dériver plus que d'habitude. Bref, il faut observer, il faut prendre le temps. Il faut penser parfois à ne pas pêcher pour éviter de faire des bêtises. J'ai tellement vu de dérives qu'au final, il est facile de penser que les gens ne comprennent rien par eux-mêmes et qu'il faut interdire de rentrer dans l'eau tout simplement. Mais j'ai envie de croire, qu'avec de la communication, on peut arriver à sensibiliser. 

Il n'y a rien de plus facile que de mettre les yeux sur les premiers mètres de bordure avant de tout piétiner. De s'assurer qu'à l'endroit où l'on souhaite se positionner dans l'eau qu'il n'y ait pas d'alevins. Je parle de se positionner afin de faciliter un lancer par exemple. Pas de remonter une berge dans la flotte sur 300 mètres ! Prenez conscience de vos actes car de ce que j'ai vu, en tous les cas sur nos lots, cette progéniture de l'année possède un effectif très faible !

Ces petites truites remercient le confinement.

Pour partir sur un autre sujet, le dernier coup d'eau n'a pas fait de mal, en tous les cas visuellement. Si on voit bien encore que des petites algues brunes résistent sur les fonds, la majorité a été lessivée. Mais ce n'est que du visuel. À ce jour, mis à part quelques poissons trouvés morts dans les premiers jours après l'ouverture, ça reste correct de ce côté là. Mes observations hivernales se confirment quand même avec des effectifs chez les adultes bien faibles. Hors parcours No Kill, ce confinement, comme celui de l'an passé va certainement sauver quelques poissons. Un mal pour un bien sans doute.  Finalement, seules les pêches de grandes prospections comme le leurre ont pu profiter des quelques poissons encore présents. La température de l'eau étant toujours glacée. Je l'ai mesuré entre 9.5 et 10.5°C ce week-end selon ma localisation et les horaires de prise de température. Cela n'empêche pas de trouver ici ou là quelques poissons actifs d'ailleurs. La température de l'eau devrait rester bien basse comme le niveau de la rivière actuellement ! Il y a une possibilité de pluie en début de semaine prochaine, c'est déjà une vraie nécessité !

Quoi qu'il en soit, la rivière d'Ain coule toujours avec quelques privilégiés sur ses berges...

lundi 5 avril 2021

Enquête en ligne rivière Touvre

Par le biais de cet article, je me fais le relai d'un message véhiculant sur les réseaux sociaux. Comme je sais qu'une partie de mes lecteurs n'est pas fan de ces mêmes réseaux, voici donc un copier/coller du message qui me semble très important. Il n'y a pas que chez nous que tout va mal.

Amis pêcheurs,
Cette année et pour la 4ème année consécutive, la saprolégniose a à nouveau énormément infecté les truites fario dans la Touvre.
Un nombre considérable de truites mortes ont pu être observées. (Par les riverains, pêcheurs, promeneurs...)
Afin de ne pas aggraver l'impact de cette maladie sur la population de truites farios.
Une solution consiste à ne pas prélever de farios au cours de la saison 2021. Elle se traduira par l'instauration d'un no-kill pour les farios sur un linéaire allant des sources de la Touvre au pont de la route de Paris à Gond-Pontouvre.
Avant de mettre en place cette procédure, nous souhaitons avoir vos avis !
merci de voter pour ou contre ?
Via le lien ci dessous.
Réponse impérative avant le mercredi soir 7 avril 2021.
Afin d'obtenir des résultats pertinents, 1 seule enquête par pêcheur sera prise en compte. Le bilan de ce sondage vous sera communiqué dès la clôture de la consultation.
Nous vous remercions par avance de votre précieuse contribution.
Partagez ! Nous souhaitons l’avis de tous les pêcheurs. (Charente et hors Charente)
MERCI

mercredi 17 mars 2021

Une ouverture aux multiples facettes.

C’est une rivière d'Ain avec un niveau très bas qui nous attendait en ce samedi d’ouverture. Un niveau qui laissait présager une faible activité avec des résultats de captures médiocres. C’est ce que je pensais en tous les cas. Ce fut tout le contraire. À ma grande surprise, les truites, notamment les deux premières heures de la journée, étaient toutes dehors. S’il y a bien un matin où elles devraient être rangées, c’est bien le jour de l’ouverture. Ces "idiotes" en ont décidé autrement. Pas d’incidence sur notre linéaire puisque les poissons capturés retrouvent leur élément. Je ne vous fais pas de dessin pour les autres parcours car la forte activité matinale s'est faite sentir sur toute la rivière d'après mes échos. De nombreux amis ont été les tristes témoins de prélèvements que l'on peut qualifier de non raisonnés.

Il faut croire que la majorité des pêcheurs pensent que les populations sont encore assez conséquences pour mettre 2 ou même 3 truites d'environ 50 centimètres dans le panier en une matinée. C'est flippant ! Si je devais faire un parallèle en matière de chasse par exemple, c’est comme si un chasseur voyant passer une harde de sangliers tirait et tuait les 3 plus belles laies de la compagnie. C’est juste inconcevable dans le monde cynégétique et contraire à 99% des consignes. À la pêche, ça ne choque personne, bien au contraire. Le nombre de gros géniteurs partis samedi et dimanche est vraiment conséquent cette année. C’est d’une tristesse qui plus est quand on sait que c'est justement ces poissons là qui souffrent le plus des mauvaises conditions estivales. En effet, lorsque les températures montent, les beaux poissons sont les premiers à succomber. Alors voir partir de cette façon ces belles truites alors qu'elles ont réussi à passer tant bien que mal la sécheresse de l'an dernier, ça me fait mal au ventre. Malheureusement, et c'est sans doute ça le plus révoltant à mon sens, c'est que ces pêcheurs n'ont rien fait d'illégal. On peut encore aujourd'hui, sur la rivière d'Ain et ce sur de nombreux linéaires, prélever 3 poissons par jour et par pêcheur. 

Oui, il y a eu une activité incroyable samedi matin. Ne pensez surtout pas d'ailleurs que vous êtes devenu un champion du monde de la pêche durant l’hiver si vous avez fait une belle pêche ce jour-là. Non, c’est bien la faute des truites qui n’ont décidément pas choisi leur jour pour être mordeuses comme jamais. Si j’avais dû parier, j’aurais perdu gros. À aucun moment je n’aurais imaginé cela. Même de mon côté, j’ai eu la chance de toucher du poisson en nymphe à vue…Un jour d’ouverture avec le monde qui passe sur les berges, inespéré. Thibaut s’est bien débrouillé lui aussi avec notamment une mésaventure peu ordinaire le dimanche puisqu’à la touche, il s’est fait casser son leurre dur derrière la tête !

La première de l'année...Avec une cuivre, pour changer !

Du côté des nouvelles peu réjouissantes, l’évolution de la rivière est beaucoup plus rapide que ce que je l’avais imaginé également. Nous avons été très étonnés avec les copains de voir le fond de la rivière déjà tout colmaté et bien noirci. Les belles gravières blanches d’il y a quelques jours ont totalement disparu. Elles ont laissé place à un tapis d’algues brunes à l’aspect des plus douteux. C’est répétitif et toujours aussi destructeur. Les origines sont connues, les actions de nos politiques sont totalement absentes. Il faut, de toutes évidences, que les truites comptent uniquement sur elles et leur pouvoir d’adaptation, nous ne viendrons pas à leur secours. J'ai d'ailleurs eu des nouvelles en images de copains sur la Loue et la Bienne assez glauques.

Il faut l'avoir vu pour le croire, une évolution ultra rapide ! Plus un galet de visible !

Trois poissons morts vus samedi dont ce bel ombre.

Des images datant de dimanche sur la Loue. J'en ai reçu d'identiques hier de la Bienne.

Pour terminer sur une note plus positive car cela devient un besoin vital, quel plaisir de retrouver les amis autour du feu. Après un an de pandémie, cette matinée a été ô combien appréciée de tous. Bien entendu, cela était compliqué de respecter dans les règles de l'art les distanciations à la lettre. Nous avons fait de notre mieux. Nous étions en plein air et nous avions surtout une immense envie de casser la croûte ensemble. Un merveilleux moment que l’on a apprécié encore plus que toutes les autres années. Je retiendrais d'ailleurs cette phrase de mon ami Fred lors du retour à la voiture : "j'ai passé une super matinée, j'étais avec des gens ! "

Comme on dit chez nous, on aura bien vécu !

Heureux !

mercredi 13 janvier 2021

Balades hivernales.

Si ma vingtaines de sorties automnales m'avaient mis sur la piste, mes observations hivernales me l'ont confirmé sans aucun doute possible. De souvenir, je n'ai jamais observé une chute aussi brutale des effectifs sur une année. Bien entendu, il reste quelques poissons ici et là, mais bien peu. Les plus gros sujets ont disparus. Pas vu sur les frayères en tous les cas. Là où je voyais l'an passé 25 poissons sur une place de frai, j'en ai vu 5 ou 6 cette année. Essentiellement des poissons entre 30 et 40 centimètres. Si ce frai là ne fonctionne pas avec le peu de reproducteurs vus, on sera très proche de la fin.

Une truite seule sur son nid entouré de galets bien noirs !

Voilà ce que je voyais encore l'an passé sur les mêmes zones de reproduction. Sur la photo ci-dessous, il y a une vingtaine de truites. Il y en avait d'autres hors cadre. Je n'ose mettre une image d'il y a une dizaines d'années...

Photo prise il y a plus d'un an. Hors nid, le fond était bien moins noir quand même.

La femelle a trouvé son mâle. Pas si simple cette année !

La rivière se vide encore plus vite que mes prévisions les plus pessimistes. Un peu comme le réchauffement qui bat records sur records au-delà des prévisions les plus sombres. Malgré ça, et sans trop savoir pourquoi, je me sens toujours aussi bien sur les berges de la rivière d'Ain. Je sais aujourd'hui que je foulerai ses berges avec ou sans poisson. Hiver comme été, au printemps ou bien encore à l'automne. Elle reste à mes yeux la plus belle.

La rivière d'Ain sous la neige.

Avec mon fils, nous nous sommes octroyés une petite fenêtre de deux jours pour amener de la variété lors de nos balades hivernales. Deux jours près de l'eau salée. Nous avons tenté de capturer des poissons dont nous ignorons tout. Une belle petite récréation en ces périodes plutôt moroses.

Le port de la Ciotat.

Pris à vue avec un bonbon blanc.

Lever du jour en bord de mer.

De retour sur nos terres natales, j'ai repris mes balades le long des cours d'eau jurassien. Si la rivière d'Ain reste ma préférée et de loin, j'aime aller à droite et à gauche pour voir ce qui s'y passe.

Un méandre d'une rivière de plaine.

Les différents coups d'eau de l'automne ont en partie décolmaté le fond de la rivière d'Ain. On peut voir sur la photo ci-dessous que c'est surtout le cas pour la veine centrale. Les autres zones restent bien sombres. La crue annoncée fin de semaine avec le cumul précipitations et fonte de manteau neigeux pourrait terminer ce nettoyage nécessaire.

La rivière d'Ain photographiée ce dimanche.

Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles. Il faut s'accrocher à des petits détails ou une simple rencontre par exemple. J'en ai fait une plutôt inattendue ce dimanche. Alors que j'étais très loin du premier accès à la rivière, j'ai croisé sur mes berges favorites un jeune homme de 15 ans qui était là lui aussi pour observer. Il faisait un froid de canard. Nous avons discuter ensemble et partager nos observations du jour. Quel plaisir de voir un jeune homme motivé de la sorte. Cela m'a fait chaud au coeur.

Il en faut de la motivation. Car si la rivière se porte plutôt mal, c'est aussi le cas de la végétation en berge. Tous les épicéas sèchent les uns après les autres. C'est une catastrophe. Il va falloir couper ces arbres. Les berges vont ressembler à un champ de mines !

Ici sur une parcelle dont l'AAPPMA est propriétaire.

Comme si tout cela ne suffisait pas, j'ai vu un seul et unique poisson dimanche, jour de ma dernière sortie à cette date. Une truite d'environ 50 centimètres. Morte. C'est moralement difficile à supporter quand même. Croisons les doigts pour que je sois passé à côté de certaines choses, ce qui est aussi tout à fait possible.

Il me semble malgré tout que la pêche sur la rivière d'Ain va se résumer à Champagnole et son amont dorénavant. Les parcours avals seront peuplés de très rares poissons qui seront finalement réservés à une élite de la pêche tant ils seront traqués au vu de leur faible densité qui contraste avec celle des pêcheurs les recherchant spécifiquement.

Truite morte dans les branches.

vendredi 8 janvier 2021

Vidéo : AAPPMA du Bas-Bugey

Il faut absolument que vous preniez 25 minutes de votre temps pour regarder ce nouveau film d'Emmanuel Lerbret. Il s'agit là de découvrir le territoire mais aussi les actions de l'AAPPMA du Bas-Bugey. J'ai pris énormément de plaisir à découvrir ces images. Il ne s'agit pas là que d'un film promotionnel mais aussi une communication sur l'énorme travail accompli pour atteindre certains objectifs.

Cela fait comprendre également que pour certains milieux, la concertation et le travail commun de tous les acteurs est primordial. Et que parfois, pour conserver une activité pêche, cela passe obligatoirement par des rempoissonnements.

Bravo à tous les bénévoles de cette AAPPMA que j'ai découvert de mon côté par le biais de cette vidéo. Et bien entendu, un immense bravo à Manu qui signe une fois de plus un film parfait.

Bon visionnage.

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