Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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Mot-clé - Gestion piscicole - AAPPMA

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samedi 1 décembre 2018

Le monde agricole vu par un vieux paysan.

Il y a des discours qui font plaisir à attendre; Et ce même si cela ne change rien.

Car une chose est certaine, le mode agricole actuel est l'un des points noirs de notre environnement. C'est un fait. Tous les ans, des algues brunes colmatent le fond de nos rivières jurassiennes quelques jours après les épandages, les insectes et les fleurs ont disparu de nos prairies. Ces constatations sont bien réelles. Alors quand j'écoute Lucien, l'homme de la vidéo qui va suivre parler ainsi, je me dis que ce que je vous au jour le jour n'est pas si loin de la vérité. A nous de changer nos modes de consommation pour qu'enfin nos agriculteurs changent eux aussi de méthodes. Méthodes qui aujourd'hui sont destructrices pour notre environnement et donc le leur.

Ne vous fiez pas à la gouaille du type ! Écoutez attentivement son discours.

mercredi 7 novembre 2018

Polémique autour des ficelles à cormorans.

Un sujet de plus sur le dos des pêcheurs, comme si l'actualité désastreuse de nos rivières ne suffisait pas.

Comme vous pouvez le savoir maintenant, de nombreuses AAPPMA doivent faire face à la prédation du cormoran. Ceci en particulier lors de la reproduction hivernale des truites sauvages. Pour se faire, et ce depuis des années, les pêcheurs bénévoles tendent des ficelles au-dessus de leurs parcours afin d'éloigner les oiseaux noirs. Les truites pouvant ainsi frayer sans le stress permanent d'une attaque par une espèce, qui je le rappelle, ne fait pas parti à la base de ses prédateurs endémiques. 

Photo d'archive (2013 sur notre AAPPMA)

Mais sans compter sur une association de protection des oiseaux, j'ai nommé Birdlife Suisse qui critique ce procédé.

Je vous laisse découvrir les propos de son responsable => Birdlife Suisse

Alors j'entends bien ce monsieur. Mais ce que je trouve insupportable, c'est que toutes ces associations sont contre productives. Où sont ces associations lorsque qu'une AAPPMA et/ou une Fédération se bat pour la qualité de l'eau suite à une pollution massive ou un dysfonctionnement récurent d'un assainissement ? Parce qu'au final, et comme toujours, si ce problème qui est à la base de tout le reste est réglé, les autres le seront également. 

Je ne vois plus d'oiseau sur le bord des rivières...Plus rien car il n'y a plus d'éclosion, plus de nourriture. Plus d'insecte car la qualité de l'eau est médiocre voir calamiteuse. C'est ça le vrai combat, rien d'autre. Se tirer dans les pattes pour un bout de ficelle de fera rien avancer. Soyons unis pour une seule et même cause.

Il n'est pas difficile de comprendre qu'une eau de qualité produira plus d'insectes, donc plus de poissons et par conséquent plus de nourriture pour les oiseaux qu'ils soient insectivores ou piscivores...Dans tous les cas tout le monde sera content.

Tout mon soutien à mes amis de la Franco-Suisse, Patrice, Thierry et tous les autres que vous pouvez entendre sur le reportage ci-dessous visible en replay quelques jours...Ces pêcheurs passionnés font ce qu'ils peuvent avec des moyens modestes pour sauver le peu qu'il reste de la population de truites sauvages du Doubs...Qui elle est endémique, et cette différence est quand même primordiale.

vendredi 2 novembre 2018

La sècheresse et la concentration des polluants.

Avec cette sècheresse qui nous subissons, la concentration des polluants est en augmentation dans nos rivières. Cela est évident. Nos rejets restent les mêmes...Il y a ceux qui sont couplés au réseau et les autres, les sauvages.

Pour ces derniers, ils sont connus de tous. Sur la Bienne par exemple, l'AAPPMA locale les a tous répertoriés. Les élus sont informés. Plus de 100 rejets en directs...Autour de chez moi, sur la rivière d'Ain, je connais des rejets en directs depuis plus de 30 ans...Nombreux ont été identifiés et transmis aux élus via ce DVD en 2011. Aujourd'hui, rien n'a changé. Les élus se cachent derrière des sommes déjà allouées ou d'autres excuses de politiciens.

Pourtant, lorsque l'on voit ce genre d'information (à lire article de presse ci-dessous), on est en droit de se poser des questions.

Sources Hebdo 39

La rivière d'Ain est moribonde, elle décline tous les ans à une vitesse folle et on est prêt à investir 30000 euros d'argent public pour faire aménager un accès sur une zone de l'Ain qui est à sec tous les étés. Soyons sérieux quelques secondes s'il vous plait...

Si la rivière d'Ain a besoin d'aide, ce n'est pas des barrières sur ses berges qui vont l'aider !

Et pour mémoire, et même si certaines installations sont en dysfonctionnements, comme la lagune de mon village, les habitants eux paient une taxe d'assainissement tous les ans. Que cela fonctionne ou pas, on prend notre argent. On est en droit d'avoir un service conforme lorsque l'on paie non ? Et c'est loin d'être le cas dans bien des situations. Dans le cas présent, mon village, et vu la situation, c'est tout simplement du vol depuis des années.

Quoi qu'il en soit, et comme je le disais en début d'article, les rejets eux ne cessent pas de couler pour rejoindre nos rivières, enfin, ce qu'il en reste. En témoigne la vidéo ci-dessous réalisée par Patrice sur le bassin du Doubs.

Ce qui est effrayant finalement, c'est lorsque vous parlez à des amis ou collègues qui sont complétement éloignés de ce genre de sujet. Ils sont à chaque fois surpris d'apprendre que des égouts se jettent directement dans nos rivières à notre époque. Faut voir la tête des gens qui se baignent dans des milieux naturels autour de chez moi lorsque je leur dit ce qui se jette quelques mètres en amont...Non seulement ce n'est pas gagné, mais je pense sincèrement que cela va encore empirer !

Les poissons d'eau douce ont encore bien du souci à se faire...

mercredi 3 octobre 2018

Nouvelle tuerie de masse par EDF, Piam témoigne.

Une fois encore, EDF, qui base son message publicitaire sur une énergie verte en parlant de ses barrages, vient d'anéantir des dizaines de milliers de vies. Une fois de plus, les amoureux de la basse rivière d'Ain ont compté les cadavres après une éclusée mortelle tout à fait évitable ! Ce vendredi 28 septembre, en fin de journée, les bénévoles des AAPPMA n'avaient plus que les yeux pour pleurer et constater le massacre. Après 11 jours où EDF a lâché de l'eau avec des débits entre 80 et 200 m3, les responsables ont fait le choix délibéré de couper les vannes et donc de ramener le débit de la rivière de façon immédiate à 12 m3 ! Autant vous dire que même les poissons adultes se sont fait piéger. Un véritable massacre à ciel ouvert. Regardez par vous-même l'historique de la courbe de niveau.

 

Vendredi midi, plus de 100m3, 2 heures plus tard, moins de 20 !

 

Les bénévoles sont bien entendu montés au créneau. La presse écrite et télévisuelle s'est déplacée. EDF doit assumer son rôle de destructeur de la basse rivière d'Ain. Cette énergie est tout sauf verte lorsqu'elle est réalisée de cette manière. Ces éclusées mortelles sont évidemment évitables ! EDF doit changer de discours et surtout de mode de fonctionnement !

Malheureusement, ce combat, et c'est bien le plus triste, ne date pas d'hier. Jean-Pierre Guillemaud, que vous connaissez tous sous le pseudonyme de PIAM a bien voulu témoigner pour les lecteurs de ce blog.

 

Nicolas : Bonjour Jean-Pierre. Tu fais parti des figures emblématiques de la Basse Rivière d’Ain. Que t’évoque cette nouvelle tragédie subie par cette magnifique rivière ces derniers jours ?

 

Piam : Bonjour Nico et merci de mettre ton blog à dispo pour cette nouvelle catastrophe infligée à la rivière d’Ain.

Que veux tu que cela m’évoque???

Colère ! tristesse ! Et beaucoup plus encore !

Mais vraiment, cela dure depuis trop longtemps et nous sommes aujourd’hui dans l’obligation de bouger car : plus tard sera trop tard !

Si j’ai eu autrefois des responsabilités officielles sur la basse rivière d’Ain, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Mais la situation est si dramatique que je me sens l’obligation d’intervenir. Le temps des discordes entre partisans de tel ou tel mode de gestion est révolu.

Il y va aujourd’hui de la survie de la rivière et les fiertés personnelles ou les petites chamailleries ou jalousie entre pêcheurs doivent laisser la place à un seul objectif commun : Faire plier EDF par n’importe quel moyen à notre portée !!!

 

Le triste résultat d'une telle éclusée.

 

Nicolas : Pour les plus jeunes qui vont te lire, racontes-nous la rivière d’Ain lors de tes premières saisons de pêche sur cette rivière mythique.

 

Piam : C’est assez difficile à décrire sans que l’on puisse me taxer d’exagération.

En ces temps là je ne travaillais que le dimanche et donc, je pêchais tous les autres jours de la semaine dans des rivières quasiment absentes d’autres pêcheurs. Le rêve...

Mes journées commençaient à 5 heures du mat et je cherchais alors les grosses truites de l’Ain à la « pique » du jour...

Il était fréquent de capturer 4 à 5 truites avant 8 heures, celles-ci oscillant entre 800 grammes et 4 kilos. Les plus grosses étant rares.

Puis vers 8 heures je me dirigeais vers la Bienne ou la Valouze là où les éclosions permanentes me permettaient de capturer d’innombrables truites sauvages à la nymphe ou en sèche...(il y a 45 années les pesticides n’avaient pas encore décimé 80/100 des éphémères et les truites autochtones étaient nombreuses)

Certains jours les crues m’obligeaient à monter jusque chez toi Nico car souvent l’Ain restait clair vers Syam.

Puis je rentrais vers les 18 heures sauf en juin ou juillet où les coups du soir sur l’Ain permettaient encore la prise de grosses truites au sedge dragué.

Eh oui: En ce temps là, point besoin d’aller en Mongolie pour se régaler !

 

Nicolas : De souvenir, ce combat avec EDF est permanent depuis des décennies. Les pêcheurs, à ton époque, étaient déjà très remontés contre cette entreprise destructrice de la faune piscicole.

 

Piam : J’avais la chance de drainer une quantité de pêcheurs derrière moi et tout semblait facile...La confiance était là et rien ne semblait impossible.

J’étais président de la société gérant la basse rivière d’Ain et nous avions réussi à fédérer la plupart des appma du secteur.

De plus, j’avais eu l’idée de créer un mouvement contestataire s’appelant SOS rivière d’Ain...Officiellement, je ne pouvais pas être à l’intérieur, mais les actions menées étaient conjointes, cela va de soi...

Beaucoup d’actions fortes dont je ne peux parler ici ont été menées. Mais je peux cependant citer une énorme manif de pêcheurs (environ 500) sur le pont de Pont d’Ain.

Là on a pu voir les pancartes « EDF assassin »et le président du conseil général de l’époque (J Boyon) fut obligé de nous recevoir.

Et Puis enfin le préfet dut me recevoir et par la suite nous faisions un dossier auprès d’EDF qui permit une légère avancée

Endormis par ce succès nous avons peut-être manqué de vigilance par la suite..

De plus les têtes gérant la rivière avaient changé...avec des orientations plus conventionnelles et plus consensuelles.

C’était la fin de la guerre contre EDF...

On s’est fait envelopper sagement par des spécialistes de la communication...

Je n’étais plus dans la course pour cela et certaines autres « gentillesses »me suis éloigné...

 

Une énergie verte qu'ils disaient...

 

Nicolas : Aujourd’hui encore, il y a des jeunes pêcheurs au sein des AAPPMA concernées, motivés et compétents pour combattre ce fléau. Que souhaites-tu leur faire passer comme message et aussi et surtout, à tous ceux qui finalement ne vont pas plus loin que de s’émouvoir de la situation.

 

Piam : J’observe aujoud’hui en effet que se dessine un espoir...

Je dirai simplement que face à une puissance comme EDF la diplomatie ne peut être à l’avantage des pêcheurs.

Des subventions sont possibles bien sûr.

De même quelques miettes jetées aux pêcheurs peuvent les calmer momentanément...

Mais pour sauver les rivières menacées par EDF seules des actions fortes peuvent aboutir.

Les pancartes EDF taguées le long des rivières ont longtemps dérangé la puissante EDF qui acceptait mal une contre publicité permanente sur tous ces ouvrages.

Eh oui comme me l’avait avoué un "grand" responsable d’EDF qui m’avait été présenté par TéTé pour essayer d’arranger les choses.

Lorsqu’on a l’argent et la puissance en plus on voudrait qu’on nous aime...

Pour qu’on l’aime, à cette époque, EDF dépensait une fortune pour la pub télé avec le slogan...EDF Les hommes au service des hommes. Les images montraient un coureur olympique transmettant un relais enflammé.

 

 

Merci Jean-Pierre d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. J’espère sincèrement qu’un jour les pêcheurs auront raison des agissements assassins d’EDF sur cette rivière que tu aimes tant. Je suis convaincu que les bénévoles en place aujourd'hui ne lâcheront pas l'affaire. Il leur faut pour ça un soutien permanent. Donc rejoignez les rangs ! 

Pour terminer cet article, je vous propose de découvrir l'article de presse et de visionner la vidéo de France 3. A noter la position hallucinante d'EDF qui se demande comment a pu se produire une telle mortalité ! Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles !

 

dimanche 30 septembre 2018

Des nouvelles de la haute rivière d'Ain.

Des nouvelles de la belle...IMG_3084.JPG

 

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mercredi 5 septembre 2018

Qui s'amuse avec la rivière d'Ain ?

Un désastre...un de plus !

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mercredi 4 juillet 2018

Pollueur-payeur, mon cul oui !

Ras le bol !

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vendredi 8 juin 2018

Retour sur la pollution de l'Ain datant de 2010.

De qui se monque t-on ???

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lundi 21 mai 2018

EDF tue la Basse rivière d'Ain, les pêcheurs portent plainte.

Les barrages tuent la basse rivière d'Ain...

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mardi 1 mai 2018

Les algues brunes et la mort sont de retour.

Triste réalité...

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