Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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jeudi 12 novembre 2020

Quelques news du SC FlyShop !

Parmi mes partenaires de longue date, il y a le SC FlyShop dirigé de main de maître par l'ami Sylvain. L'occasion pour moi de vous donner des nouvelles de cette "petite" boutique en ligne qui ne cesse de grandir de part son offre, mais aussi et surtout de part sa réputation mêlant sérieux et professionnalisme.

Nicolas : Salut Sylvain. Je te reçois sur mon blog pour parler de ton Shop. Pour mes lecteurs qui ne te connaitraient pas encore (ils doivent être rares !), peux-tu nous faire un rappel de l’historique de ta boutique ainsi que sa philosophie ?

Sylvain : Bonjour Nicolas, merci de m’accueillir.

Voila déjà 7 ans que j’ai décidé d’ouvrir le SC FlyShop sur une idée assez simple, celle de ne proposer que ce que j’utilise pour monter mes mouches. Surement une idée un peu folle, surtout si l'on ajoute à cela le choix d’avoir un  stock suffisant pour pouvoir expédier le plus rapidement possible. Mais après ces quelques années d’activité, je pense que mon idée n’était pas si farfelue que cela.

Nicolas : Au départ très recentré sur le montage de mouches, bien d’autres références se sont ajoutées au fil du temps. Un shop qui devient complet !

Sylvain : Oui, et c’est tout le problème d’être passionné par le matériel. Je ne peux pas m’empêcher d’essayer des nouveaux matériels pour me faire une idée. C’est comme cela que j’ai trouvé un produit pour faire flotter la soie, l’Overton’s Supreme Fly Line. J’avais besoin de changer mes soies, et après des essais de plusieurs références, une soie synthétique Vision Attack que je trouve assez incroyable a été référencée. Cela reste toujours dans la philosophie du Shop : je test, j’utilise...je référence.

Page d'accueil du Shop de Sylvain.

Nicolas : Quelles sont les dernières nouveautés que tu as rentré ? Peux-tu nous en parler, merci.

Sylvain : Je viens de sortir des demi cous de coq qui sont vraiment d’un rapport qualité/prix assez incroyable; le dubbing 100 % lièvre que j’ai fait produire pour le Shop et qui a reçu un accueil enthousiaste; les billes tungstène olive foncée qui ont été peintes à ma demande; la gamme des couleurs de CDC qui s'étoffe. Tout au long des ces années, la gamme d’hameçons s’est étendue aussi pour aujourd’hui proposer 17 références. Pour un petit Shop comme le mien ça commence à être correct J

Notre homme en action !

Nicolas : Travailles-tu toujours pour agrandir ton offre ? En quoi est-on en droit de s’attendre dans les prochains mois ?

Sylvain : Je suis en phase de finalisation pour proposer un nouveau nylon qui sera packagé SC FlyShop. C’est actuellement un axe de travail pour moi de proposer des produits sous ma marque. C’est un peu plus de travail (non en vrai c’est beaucoup plus !!) mais c’est passionnant. Les retours sur mon CDC ou mon dubbing de lièvre me conforte dans cette voie là.

Des nouveautés arrivent dans les semaines à venir, des nouvelles couleurs de billes laiton et de fil de montage, des fibres pour les streamers brochet et réservoirs. Tout cela sera annoncé, comme d’habitude, sur les réseaux sociaux ou sur la page d’accueil du Shop.

J’ai aussi quelques autres  projets "sur le feu" mais les journées sont trop courtes !!!

Ombre normand !

Nicolas : La saison des salons reste bien indécise. Si nous retrouvons une vie normale, où tes clients et les autres auront la chance de te croiser ?

Sylvain : Malheureusement la saison des salons (fin 2020 début 2021) est compromise. Les prochains ne seront que meilleurs pour ces rendez-vous que j’affectionne. Si tout va bien vous pourrez me retrouver au salon de Morigny en région parisienne, Fleurus en Belgique, Carhaix en Bretagne, et j’ai bon espoir de vous retrouver à Muret, et qui sait peut être à Saint Etienne si un jour ma candidature est acceptée !!!

J’ai en projet d’ouvrir mon showroom quand la Covid aura daigné nous laisser tranquille.

Sinon au bord de l’eau :-)

Truite slovène.

Nicolas : Merci Sylvain et surtout, une très bonne continuation. Je te souhaite une pleine réussite pour tes projets à venir.

Sylvain : Merci Nicolas pour ton soutient, et ce depuis le début.

J’en profite aussi pour remercier tous les encouragements que je reçois, les personnes qui partagent les publications ou le lien du SC FlyShop sur les réseaux sociaux et sur les forums. C’est pour un petit Shop comme le mien, qui passe sous les radars des publications papiers, la meilleur des communications. Merci à vous tous.

lundi 8 juin 2020

L'histoire d'une truite (49)

Il y a une dizaine de jours, alors que j'étais à la terrasse de la maison avec des amis, mon fils s'est décidé d'un coup à partir à la pêche. Il a salué tout le monde et en avant vroum dans la Clio 20 ans d'âge. Cette année, peut-être à cause du confinement, il pêche avec une intensité plus élevée que les saisons précédentes. Il est d'ailleurs au coup du soir au moment où j'écris ces lignes.

J'avais dans l'idée de le rejoindre par la suite. C'était la fin de matinée. Quoi qu'il en soit, nous avons continué à refaire le monde avec les amis. Un peu plus d'une demie-heure après le départ de Thibaut, je reçois un sms. J'annonce aux copains qu'il doit venir du gamin...Pas manqué, c'était une photo d'un beau poisson. Il n'avait pas trainé ! Dix minutes plus tard, un autre sms, une autre photo. De nouveau dix minutes plus tard, une autre photo...De toutes évidences, le gosse était bien chaud et les poissons dehors. D'autant plus que les truites étaient toutes de belle taille.

Après avoir salué à mon tour mes amis à leur départ, j'ai pris le temps de manger avant de rejoindre Thibaut. Il ne faut quand même pas éliminer des étapes importantes comme celle-là. On s'est donc retrouvé au bord de l'eau en début d'après-midi sur le haut de la rivière.

Les truites étaient effectivement en place. C'est plaisant à voir car cette saison, ce n'est pas souvent que j'ai eu l'occasion de "bien tomber". Thibaut a repris un poisson devant moi. Plus petit. Ce fut ensuite mon tour. La pêche était vraiment agréable d'autant plus que j'étais en très bonne compagnie. Nous pêchions l'un à côté de l'autre, parfois même l'un en spectateur de l'autre. Des moments de vie qui comptent. Les plus beaux.

La rivière devenait plus large, plus lente. Nous arrivions à une belle trouée comme on dit chez nous. Une zone de berge où il est possible de fouetter sans que la végétation ne nous embête. Thibaut s'est alors accroupi derrière moi pour me regarder. Sur ma droite, il y avait une jolie truite d'environ trente cinq centimètres en aval d'un petit saule. Devant les yeux de mon fils, j'aime m'appliquer. À la première dérive, la truite est montée entre deux eaux pour venir pousser ma nymphe du bout du nez sans ouvrir la bouche, refus ! Thibaut a adoré la scène ! Moi, un peu moins...Nouvel essai avec encore moins de réaction du poisson. J'ai alors dit à Thibaut de l'essayer. J'ai donc pris sa place et lui la mienne. Mais au moment de tenter le poisson, il m'a dit :

-Je ne vais pas pêcher ta truite papa, je vais plutôt tenter celle-ci.

-Laquelle, j'en ai vu qu'une moi !

-La toute belle qui est au fond de la fosse sur ma gauche dans les bois morts.

Là, il a fallut encaisser. Je n'ai jamais vu ce poisson. Et je ne voulais pas risquer de me relever pour le voir.

-Vas-y gros, elle risque plus que toi cette truite.

Vu la profondeur, Thibaut changea de nymphe pour mettre une cuivre sur hameçon de 16. La base de toutes tentatives. Après avoir sorti quelques mètres de soie dans les airs, le premier poser fut parfait. Suite à une animation très légère, la truite est montée sur près d'un mètre pour venir intercepter la nymphe de mon fils. Ferrage appuyé en treize centièmes et la truite était prise ! C'est en fait la première fois où je la voyais ! Quel poisson !

Dès les premières secondes de combat, la truite a décidé de traverser la rivière aussi large soit-elle à cet endroit. Thibaut a alors sauté à l'eau sur un fond vaseux. Il a eu bien des maux à s'extirper de ce mauvais pas pour ensuite se positionner en milieu de rivière avec la truite qui tentait de rejoindre les obstacles en berge opposée. De mon côté, j'étais aux premières loges. Je me suis même permis une remarque qui m'a fait comprendre que je n'étais plus dans le coup du tout ! Thibaut pendant qu'il gérait le poisson se déplaçait sur sa gauche. Je lui ai conseillé de rester en place. Mais sa réponse était sans équivoque. Il voulait se placer devant les bois morts près de notre berge pour empêcher la truite d'y retourner sur un dernier rush proche de lui. Logique. Et c'est de plus ce qui est arrivé en fin de combat. La belle a tenté le coup mais le pêcheur avait déjà tout compris. Bravo.

La mise à l'épuisette fut un réel moment de joie collectif. La truite était pour le parcours d'une beauté fantastique. Nous l'avons admiré tout en la laissant dans l'eau. Thibaut ce jour-là a fait une pêche extraordinaire. Il m'a laissé les miettes avec deux truites. Mais quel régal de partager de tels moments tous les deux.

J'en redemande !

Une jolie truite de chez nous.

dimanche 17 mai 2020

Une bien belle récompense.

Si les personnes que j'ai eu au téléphone ces jours voient ce qui va suivre, elles vont me traiter de menteur. Pourtant, il me semble avoir dit la vérité. La rivière est devenue pêchable en nymphe à vue, mais avec une activité vraiment médiocre pour ne pas dire pire. De plus, les conditions météo avec un grand soleil doublé d'une bise assez puissante faisait que tout était réuni pour bien galérer.

Avant même d'espérer prendre un poisson, il faut en trouver un. À ce petit jeu, Thibaut a eu plus de nez que son père aujourd'hui. L'histoire ne dira pas que c'était l'inverse la veille ;-) .

Je suis parti bien après mon fils aujourd'hui à la pêche. Au moment où je l'ai retrouvé au bord de l'eau, je l'ai vu alors qu'il était encore à 100 mètres de moi. Au loin, j'étais persuadé de voir sa 9 pieds pliée de sa plus belle courbe. Je me suis dit, ce n'est pas vrai, il le fait exprès ! Je le voyais serein, donc je ne me suis pas pressé. je l'ai vu descendre de la berge pour aller dans l'eau épuiser son poisson. En arrivant vers lui, en surplomb de sa position, il a levé sa petite tête dans ma direction avec son petit sourire de couillon ! Elle est belle hein qu'il me dit. Tu m'étonnes ! Belle bête.

Voilà comment mon fils, à 20 ans, alors qu'il me suit depuis plus de 15 ans sur les rivières du coin, m'offre tant de bonheur. C'est à chaque scène de ce genre que je pense être le plus chanceux des papas. Merci mon fils pour ces moments, que cela dure une éternité !

vendredi 1 novembre 2019

Vidéo - Saison père et fils 2019.

En cette veille de fête des morts, je préfère ici vous parler des vivants. Car quand on parle de "no kill", il faut aussi avoir une vision inverse. Imaginer tous les poissons remis à l'eau sur une saison morts les uns à côté des autres...Vous l'avez cette vision ? Moi oui. Et pour bien connaitre les rivières autour de chez moi, je me dis que si seulement trois ou quatre connaissances proches se mettaient à prélever ce qu'ils prennent, je pourrais vendre mes cannes à mouche sur-le-champ !

La pêche de la truite ne sera par éternelle dans le Jura...Le fait de remettre son poisson à l'eau ne fait que repousser l'échéance, mais ce n'est déjà pas rien ! Alors faites-le. Merci.

La qualité de la vidéo est moyenne. Tout est filmé au téléphone.

vendredi 27 septembre 2019

Les quatre farfelues.

La saison de pêche de la truite dans le Jura est bel et bien terminée. Le temps est venu de passer devant l'étau afin de reconstituer un stock conséquent en prévision du prochain printemps. C'est aussi le moment de se souvenir. La saison qui vient de s'écouler nous a apporté à Thibaut et moi de nombreuses émotions et parfois même des scènes de vie totalement nouvelles pour nous. J'ai en mémoire quelques anecdotes à vous raconter si vous voulez bien prendre le temps de me lire...

  • What luck !

Je pense sincèrement qu'au delà de la technique, être au bon endroit au bon moment est encore plus important. Et si le pêcheur possède dans sa besace une fiole de chance, c'est parfait ! Pour cette première anecdote, je pêchais en toute décontraction avec l'ami Alex sur une berge de la belle rivière d'Ain. Notre ami commun Victor était lui un peu plus en amont. La pêche était ma foi très compliquée. Pas que les truites ne soient pas le nez dehors, mais bon sang, impossible à faire mordre malgré toutes nos tentatives. Là n'était pas l'essentiel car pêcher avec un gaucher est un plaisir rare. Vous pouvez vous positionner à ses côtés aussi proche que vous le souhaitez sans que cela gêne ni l'un, ni l'autre. Vraiment génial pour pêcher à deux. Quoi qu'il en soit et comme les truites nous boudaient sévèrement, nous discutions de divers sujets tout en lançant sans arrêt nos nymphes dans l'eau. Et puis vous savez ce que c'est, parfois, dans une discussion, on est amené à rentrer un peu plus dans le sujet si tant est qu'il soit passionnant. C'était le cas. Alors que ma nymphe dérivait après un lancer à disons dix, douze mètres, je tourne la tête côté gauche pour parler à mon interlocuteur en le regardant. Tout en causant, je sentis comme une légère traction dans ma canne. Ma soie était arrivée en fin de dérive mais ce n'est pas pour cela qu'elle s'est tendue. Non, pas du tout. J'ai relevé ma canne à mouche pour en avoir le cœur net. Qu'elle ne fut pas notre surprise à Alex et moi de voir une truite se tortiller au bout de mon bas de ligne. Une nymphe bien plantée au bout du bec et un poisson magnifique. Cela m'est déjà arrivé de nombreuses fois, mais toujours avec des riquettes ou des ombres, jamais avec un poisson de cette taille...What luck !

  • Pas là où l'on pensait.

Les premières sorties en compagnie de mon fils sont toujours des moments très spéciales. En effet, on se perd un peu de vue durant la fermeture car on partage moins de temps ensemble. C'est donc du pain béni pour le père que je suis. Nous étions tous les deux un peu en galère. Les truites ce jour-là n'étaient pas bonnes copines, vraiment. On tentait de faire de notre mieux mais il fallait se résoudre au capot car l'activité était quasiment nulle. Pas grave, j'étais avec mon fils. Pas pour longtemps d'ailleurs, il décida de prendre un peu d'avance en ayant une idée derrière la tête. En fait, il connaissait un tout petit ruisseau un peu plus en aval de notre position où il avait déjà vu à plusieurs reprises des truites autour des 25 cm. Assez pour satisfaire son envie de prendre un poisson. Arrivé sur le ruisseau, qu'elle ne fut pas sa surprise de voir sortir de la seule racine du coin une très belle truite toute claire du fait de la marne présente au fond du petit affluent. Ni une ni deux et sa nymphe était elle aussi dans l'eau. La truite n'a pas cherché à comprendre et s'en est saisie. Un combat des plus indécis dans cet espace plutôt restreint. La bredouille était sauvée, mais pas là où l'on pensait !

  • Quand la vie rencontre la mort.

33 ans, c'est mon nombre de saisons de pêche complètes que j'ai derrière moi sur la rivière d'Ain. J'ai déjà été témoin d'un très grand nombre de situations abracadabrantesques (c'est d'actualité) sur cette rivière. Les années passent et j'en vis de nouvelles chaque saison, c'est incroyable. Alors que je pêchais seul sur un parcours que je connais par cœur, j'arrive après quelques échecs à enfin ferrer une belle truite. Un poisson massif, robuste, énergique et combattif. Une vraie belle truite bien en forme. Le combat m'a fait un peu dévaler la rivière afin de suivre la truite pour l'épuiser plus facilement. Le soulagement est de mise dans ces cas-là. Une belle truite dans le filet donne toujours le sourire. Celui-ci allait vite disparaitre. Je me suis rapproché de la berge pour faire une photo de mon poisson. Le hasard ou pas d'ailleurs a fait que je suis tombé nez à nez avec un cadavre de truite. Ce poisson certainement mort depuis quelques jours gisait là, devant moi, enfin devant nous. Je ne sais pas pourquoi, mais du coup, j'ai souhaité faire cette photo que l'on peut intituler, quand la vie rencontre la mort.

  • Quand le rêve devient réalité.

Cette histoire est à peine croyable mais pourtant bien réelle. Mon fils en est témoin ! J'ai fait un rêve. Au petit matin, c'était tellement réel. Je me lève, Thibaut lui se préparait pour l'école. Je lui raconte.

-Tu sais gros, j'ai rêvé que je devais aller sur le petit muret que tu connais bien, quand arrivant tôt le matin, j'allais voir un poisson dans les premières secondes et que j'allais le prendre.

Thibaut n'a pas vraiment réagit se disant certainement que le vieux commençait à décabanner. De mon côté, je n'ai pas chercher à comprendre et j'ai laissé l'étau ce matin-là. Je suis parti alors que mon fils prenait son café aux premières lueurs du jour. J'avais une confiance indescriptible quand aux prochaines minutes que j'allais vivre. Sincèrement.

Une fois la canne montée, je me suis dirigé vers le muret en question. La berge est un peu haute donc la visibilité extra même tôt le matin. Je me suis assis en tailleur au coin du mur. Nymphe dans la main entre pouce et index. Je n'ai vraiment aucune raison de vous mentir, vous pouvez me croire même si moi j'ai encore des doutes sur ce qu'il s'est passé...Mais à peine ma nymphe entre mes deux doigts qu'une truite autour des cinquante centimètres est apparut un peu en aval en remontant au ras du mur dans un un peu moins d'un mètre d'eau. J'ai propulsé ma nymphe. Celle-ci s'est mise à couler lentement du fait de son lestage, la truite remontant toujours. Légère animation qui a fait dévier le poisson de sa trajectoire initiale. J'étais tellement près qu'il m'était possible de compter ses dents lorsqu'elle a ouvert la gueule ! Incroyable ! Le poisson était au bout de mon bas de ligne...Quand le rêve devient réalité ! 

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