Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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dimanche 18 septembre 2022

Une fermeture de souvenirs.

La pêche étant fermée par arrêté préfectoral depuis le 9 août, il n'y aura pas de fermeture cette année pour Thibaut, nos amis et moi-même. Enfin, sauf ceux qui vont pêcher dans les départements voisins qui n'ont pas mis en place cet arrêté...Et finalement ils ont bien raison puisque la pêche est tout à fait praticable là-bas comme chez nous.

Nous, c'est en regardant les photos que la fermeture se fera. Les derniers jours d'une saison sont toujours remplis de surprises et d'émotions. C'est une période que j'affectionne particulièrement. 

Pour celles et ceux qui auront la chance de faire dériver leurs mouches aujourd'hui, je vous souhaite une magnifique journée en famille, avec vos amis ou même seul. Profitez un maximum pour vous et un peu pour nous !

Quelques souvenirs passés...

2010, fermeture sur la Bienne avec Victor et Thibaut sans oublier Fred et les copains.

2011, mes deux grands m'accompagnaient...

2012, fermeture en compagnie de mon fils.

2013, fermeture avec Thibaut et Denis, son parrain.

2014, toujours avec Thibaut et Denis pour profiter des zébrées et des premières couleurs ornagées.

Elle s'est faite le WE précédent cette année 2015 pour cause de crue pour le dernier.

2016, pêche fermée par arrêté préfectoral au 9 septembre, donc pas de fermeture. Cette année là, l'interdiction se justifiait de mon point de vue puisqu'il y a eu de grosses mortalités. Des cadavres de truites étaient retrouvés chaque jour depuis la mi-août. J'ai le souvenir d'un cimetière à ciel ouvert. Horrible.

2017, avec mon fils et son parrain.

2018, avec mon fils !

2019, toujours avec mon fils.

2020, en solo le samedi pour un poisson de fou et avec Dylan pour clore les débats.

2021, en compagnie de mon fils !

2022...À la maison.

 

samedi 3 septembre 2022

Séjour Pêche en Bosnie sur la Ribnik et la Pliva.

Pour quelqu’un qui se défini comme un autochtone sédentaire, la simple éventualité d’un voyage à l’étranger peut rendre fébrile. C’est mon cas ! Je me suis toujours bien senti chez moi qui plus est pour pêcher. Avant ce voyage en Bosnie, j’avais à mon actif une seule et unique partie de pêche hors de nos frontières chez nos voisins suisses. J’ai toujours eu ce sentiment indescriptible d’avoir la plus belle rivière du monde en bas de la maison. Je sais très bien que dans la vraie vie c’est totalement faux, mais tant pis, laissez-moi le croire quand même.

Ce voyage en Bosnie a débuté à travers des discussions avec Sylvère dès le printemps. Il est habitué des parcours pour y aller plusieurs fois par an depuis quelques années. Il s’avère qu’il avait déjà posé une réservation pour le mois d’août et que j’avais sur ces dates mes congés annuels. Si j’ai quand même hésité au départ, il n’a pas fallu bien longtemps pour me convaincre. De plus, Thibaut pouvait se libérer afin d'être de la partie. La cerise sur le gâteau !

Le mois d’Août est pour moi la période idéale pour un voyage de pêche. Celle où la pêche n’est plus très intéressante chez nous (fermée cette année même, mais ça je ne le savais pas au printemps) et dans mon esprit, celle où les pêcheurs pouvaient être les moins nombreux sur les parcours ultra prisés de la Ribnik. Les cases étaient donc cochées. Il suffisait de patienter.

Jusqu’à fin Juin cela fut facile puisque je pêchais et profitais pleinement chez moi. En juillet, ce fût beaucoup plus long. Je voyais ce séjour comme le sauveur de ma fin de saison tant ma canne à mouche restait inactive ici.

J’ai donc profité de ce mois de juillet pour fabriquer les bestioles spécifiques en vue de ce séjour. Dans mon esprit, j’étais persuadé que mes modèles habituels allaient fonctionner, mais il vaut mieux prévoir un peu de diversité quand même surtout pour une pêche de l’ombre en pleine période d’étiage. J’ai donc suivi les indications de Sylvère pour mes montages mais aussi celles de Nikola que j’ai rencontré quelques jours avant de partir. Je n’oublie pas non plus les précieux conseils prodigués par Pascal Cognard et Saïd Yahiaoui lors d’un repas sur les bords de l’Ain fort agréable !

Quelques nouvelles bestioles fabriquées et de vieilles retrouvées !

Tout était réuni pour une belle semaine. Le départ depuis le domicile de Sylvère dans le 74 eu lieu le vendredi 5 Août en début d’après-midi. Après avoir traversés l’Italie et fait quelques kilomètres en Slovénie, nous sommes arrivés en Croatie pour y passer la nuit.  

Samedi 6 Août - Nous sommes repartis après un petit déjeuner avec l’objectif d’arriver sur les berges de la Ribnik en milieu d’après-midi. À l’instar de Thibaut qui s’est assoupi régulièrement dans la voiture lors du trajet, j’ai voulu en profiter pleinement en observant ces paysages que je voyais pour la première fois. La Croatie, de ce que j’en ai vu depuis le véhicule, est un pays magnifique avec un fort attachement patriotique au vu du nombre de drapeaux croates qui décoraient les habitations. Une fois la frontière passée, on voit de suite la différence. Nous ne sommes plus dans l’union européenne. De la même façon, j’ai scruté les paysages et je m’excuse d’ailleurs auprès de Sylvère car je ne devais pas être très bavard. J’ai été très surpris de ne pas voir d’animaux d’élevage. Aucun barbelé ne venait découper les plaines. Un paysage non modelé avec une immense impression de liberté. Malgré ça, nous avons longé une plaine où les stigmates de la guerre récente étaient encore bien présents. Il était facile de deviner les innombrables impacts d’obus un peu partout. Difficile d’avoir des mots face à ce que j’avais devant les yeux. J’étais très ému.

Nous sommes arrivés aux lodges de LTG sur les berges de la Ribnik vers 15 heures. Ma première surprise visuelle ne fut pas le niveau très bas de la rivière car nous le savions, mais sa largeur. C’est en fait un tout petit format. Je ne la voyais pas très large sur les différentes photos et vidéos que j’avais pu visionner mais pas à ce point. Pour le reste, il a suffi de jeter un œil à travers le pont qui nous séparait de notre chalet pour comprendre que les poissons étaient trèèèès nombreux ! Nous nous sommes donc installés dans le chalet numéro 2. Nous étions trois dans un confort total puisque ces chalets sont prévus pour 6. La petite terrasse qui surplombe la rivière, c’est quand même la classe.

Après notre installation, nous nous sommes rendus à l’Aqua. C’est un restaurant bien connu des habitués qui se situe au ras de la rivière. La fatigue se faisait sentir mais on voulait malgré tout tenter notre chance quelques heures. Après être allé me familiariser avec l’eau de la rivière en trempant longuement ma main, j’ai pris la décision de pêcher sans waders. J’avoue avoir hésité ! Thibaut qui n’est pourtant pas du genre frileux à lui préféré le mettre. En tous les cas, c’est lui qui a ouvert le bal avec la première truite du séjour juste en amont du pont de l’Aqua. Une belle truite capturée avec une cuivre comme à la maison.

Ma première truite de la Ribnik devant l'Aqua.

De mon côté, j’avoue avoir été désabusé d’entrée. J’avais des dizaines de poissons devant moi et je ne comprenais pas comment les prendre. Bon, on venait d’arriver, mais c’était mon sentiment premier. J’ai donc laissé tomber les ombres, je n’avais pas la patience après deux jours de voiture de me prendre la tête avec eux. J’ai cherché et trouvé des truites dans la petite fosse juste au-dessus de l’Aqua. J’en prendrais 4 avec un gammare JFD en taille 12 ainsi qu’un ombre. Mais c’était plus du bol qu’autre chose, je n’ai pas su trouver quelque chose qui était régulier. Pour mes compères se fut compliqué également. Nous avons stoppé vers 19 heures afin de nous restaurer à l’Aqua. Filip Mirkovic, le jeune et fort sympathique manager de LTG (Fly Fishing Center qui possède les droits de pêche sur le parcours), nous a fait l’honneur de nous accompagner et même de nous inviter. Les bosniaques savent recevoir !

Les premiers pas sur la Ribnik étaient faits et il n’a pas fallu de comptine pour s’endormir le soir, croyez-moi !

Dimanche 7 Août – J’avais prévenu Sylvère que mon sommeil était plutôt court. Six heures par nuit me suffisent. Du coup, j’avais prévu de pêcher devant les chalets assez tôt en attendant que lui et Thibaut se lèvent. J’ai dû débuter vers six heures. En short dans les eaux glacées de la Ribnik au réveil, ça calme ! J’ai eu le temps de prendre une très belle truite et deux ombres avant que mes compagnons de voyage apparaissent sur la terrasse. Je reprendrais une autre truite devant eux. J’ai pris ces quatre poissons avec un JFD en 18, une cuivre en 18, et une nymphe que je fais en marabout de faisan (pour une des deux truite qui était dans dix centimètres d’eau).

Sympa quand même ces truites !

Nous sommes allés ensuite à l’Aqua comme d’ailleurs tous les matins de la semaine. Un vrai petit déjeuner nous attendait pour commencer nos journées. Nous avons fait le choix de manger comme il faut le matin afin de ne pas s’arrêter le midi. C’était nickel. Et puis une omelette accompagnée de charcuterie suivi de crêpes au chocolat, ça passe crème le matin !  Après ce p’tit déj, nous sommes allés chez Blajo, le monteur de mouches local qui est présent dans son petit atelier en bord de rivière. Sylvère avait des nymphes à récupérer. Comme tous les autres avant lui, Thibaut a goûté le produit offert par Blajo. Il l’a bien senti passé dès le matin !

Nos journées débutaient ainsi.

Nous avons pêché en début de journée au milieu du parcours. J’y ai d’ailleurs vu ma plus grosse truite du séjour. Monstrueuse la bestiole ! Je ne vais pas vous cacher qu'en début de séjour, j’ai eu beaucoup plus de mal sur les ombres que Sylvère et Thibaut. Je n’étais pas surpris pour Sylvère puisqu’il avait de nombreux séjours derrière lui en Bosnie et que c’est en plus un excellent pêcheur. Pour Thibaut, une fois de plus, il a su s’adapter plus vite que moi. Je prenais moins de poissons que lui mais j’ai eu la chance de toucher le premier vrai beau. La barre des 50 centimètres est semble-t-il parlante pour les pêcheurs d’ombres du coin. Vous savez si vous me suivez que je ne mesure pas mes poissons mais j’ai un repère épuisette pour cette fameuse taille des 50. Ce poisson était juste au-dessus. Il était surtout très beau et combattif. Il a succombé à un gammare JFD en taille 12. Sylvère m’avait soufflé, gros poisson, grosse nymphe. J’ai appliqué.  

Magnifique bestiole.

Thibaut au premier plan et Sylvère au fond.

Nous avons terminé la journée dans la fosse du Komuna. Incroyable ce restaurant en bord de rivière. Tout est fait pour les pêcheurs ici !

Cette fosse deviendra mienne pour le séjour. Je veux dire par-là que c’est à cet endroit que j’ai le mieux réussi. Thibaut va perdre un très gros poisson ce jour-là. Décroché après un long combat. Je finirais mieux la journée que je l’avais commencée avec pas mal de truites prises essentiellement avec une nymphe tête orange. Les truites m’ont sauvé la journée tandis que mes compères ont bien gazé sur les ombres.

À gauche Thibaut en mauvaise posture et à droite, une truite au dos bleu !

Lundi 8 Août – J’ai débuté de la même manière que la veille. En short dès 6 heures du matin ! J’avais repéré une truite qui gobait 5 mètres en amont du pont des lodges rive droite. Je me suis donc positionné pour l’attaquer en aval du pont.  À cette heure matinale, je ne voyais rien. Ni le poisson, ni d’éventuelles mouches qui dérivaient, ni la mienne ! J’ai noué une PP-olive en 16 en lançant dans la zone avec confiance. Je ne voyais rien, mais j’ai quand même bien vu le gobage. Une belle truite d’un bon 50 venait de m’offrir un joli départ pour cette journée. Lors de cette matinée, j'ai eu la surprise de voir un castor passer à deux mètres de moi. Quand on est pas préparé, ça peut surprendre !

Le seul poisson pris en sèche du séjour. Le seul que j'ai pêché comme ça.

La météo était différente des précédentes journées. Le plafond était bas avec un ciel gris et même une légère pluie vers 15 heures. Nous avons débuté bien en aval du Komuna. Si Thibaut a commencé avec un fort rendement sur les ombres, je me suis éclipsé assez vite en remontant la rivière. Ce que j’avais vu la veille m’avait donné envie de retourner dans cette fosse devant le restaurant Komuna. J'ai bien fait. Sans bouger, j’ai pris autour des 25 truites et 4 ou 5 ombres dont un très joli de 52 centimètres (mesuré par Sylvère). Cette fosse est incroyable. Il y a des poissons de partout. Thibaut, sur les parcours avals prendra lui aussi pas mal de poissons avec les nymphes fabriquées par Blajo à la demande de Sylvère. Des petites bestioles en faisan montées sur du 22 avec une bille chocolat en Ø1.50mm.

Magnifiques ces poissons.

De mon côté, j’ai pris quelques poissons avec une cuivre et un gammare JFD, mais j’ai surtout pris avec une tête orange avec bille Ø1.50mm. C’était très fun comme pêche car le courant était assez lent à cet endroit avec le débit que l’on avait. Je voyais mon minuscule point orange dériver. Le but était de le glisser dans la gueule des poissons sans qu’ils aient le moindre déplacement à faire. Ce n’était pas chose facile avec la profondeur de l’eau mais c’était bingo à chaque fois que je le réussissais. Une truite de près de 60 centimètres n’a pas pu y résister. Le gros ombre de 52 a été pris de la même façon. Une grosse activité en particulier durant la petite heure de pluie. Les poissons étaient bien fous sous l’eau ! Seule ombre au tableau, Thibaut a cassé sa canne ce jour-là. Une GLX 9 pieds soie de 5 en deux brins. D’ailleurs, si l’un d’entre vous possède un brin de rechange, merci de me contacter.

En plein étiage, des poissons gras comme des loukoums. Ca laisse rêveur !

À gauche, la plus grande truite du séjour pour moi, autour des 60. À droite, une autre très belle également.

Une belle de la fosse du Komuna.

C'était la journée des truites.

Thibaut n'était pas en reste...Ni le chat !

Avant de quitter cette fosse, j’ai dit à Thibaut et Sylvère : « il faut toujours se finir au sparkler avant de partir ». Une pointe en 18, un sparkler or et un lancer au ras des saules en face. Je laisse couler deux secondes, je mets une tirée dans la soie et bang, une pétée ! Une belle truite mesurée à 57 par Sylvère pour finir cette journée assez folle !  

Sacrée truite.

De retour à l’Aqua dans la soirée, nous avons mangé une raclette avec Filip (manager LTG), Tomo (le patron de l’Aqua) et Jota, le garde pêche du parcours. Merci Sylvère pour l’organisation de cette magnifique soirée !

Mardi 8 Août – Nous avions décidé ce jour-là d’aller pêcher la Pliva malgré les conseils d'amis qui nous avaient promis que cela serait beaucoup plus compliqué ! J’avais tellement entendu parler de cette rivière que le résultat de la pêche m’importait peu. Je voulais simplement la voir ! Le temps du petit déjeuner (toujours aussi fourni voir plus !), le temps du trajet, le temps de faire du tourisme sur les différents ponts, le temps de prendre les permis, nous avons attaqué la pêche juste avant midi.

La première chose que j’ai vu, ce n’est pas un ombre ou une truite, mais une vache attachée à un piquet ! Nous sommes là en plein dans l’agriculture vivrière. Une femme est venue dans la journée bouger ses 3 vaches en déplaçant les piquets. Toujours aucun barbelé. Le rêve !

Côté pêche, la densité comme on me l’avait dit est nettement plus faible. Mais par contre, pour moi, la pêche est plus intéressante. J’ai déjà retrouvé cette recherche des poissons avant de pêcher. Il faut comprendre où ils se trouvent. Ensuite, il y a la distance. La rivière possède un gros débit avec une profondeur moyenne importante. L’eau est d’une clarté que je n’avais jamais rencontrée. L’eau est encore plus froide, glacée ! Mon dernier jour de pêche sans waders. J’ai terminé le soir en traversant une dernière fois la rivière, mais c’était plus compliqué quand même.

Des ombres incroyables.

Pour la pêche proprement dite, j’ai réussi à faire quelques ombres soit depuis le bord en pêchant du coup assez loin, soit en étant dans l’eau pour un poisson. J’en ai attaqué un autre ainsi mais je n’ai pu rester assez longtemps, l’eau étant trop froide dans cette rivière ! Les ombres de la Pliva sont bien différents de ceux de la Ribnik. Ils ont cette couleur or incroyable qui les rend absolument magnifiques. J’ai été scotché par la beauté de cette rivière. Encore plus une fois que Sylvère nous a présenté Borislav Smanja dit « Boro ». J’ai toujours aimé rencontrer les hommes qui étaient le reflet de leur rivière. Boro et la Pliva sont inséparables. J’ai adoré échanger avec cet homme. Côté pêche, il a sa technique bien à lui qui est d’une efficacité redoutable puisqu’après avoir bu un coup sur son terrain en bord de rivière, il n’a pas mis longtemps pour nous faire une démonstration.

Boro au 1er plan, moi au fond. Merci Sylvère pour la photo.

En bonne compagnie.

Tout le monde a fait du poisson au final. Seul regret, Thibaut sera en échec sur les ombres et ça l’a bien gonflé !

Pour résumer, j’ai dû faire 5 ombres et une belle truite qui m’a fait un combat assez incroyable pour sa taille. Tous ces poissons avec un gammare JFD en taille 12. J’ai pris un pied terrible à chercher et parfois trouver la bonne dérive en lançant cette bestiole entre 10 et 15 mètres depuis le bord. Il fallait trouver la bonne micro-veine qui allait amener le gammare comme il faut au poison. Sincèrement le pied. Si j’avas été seul, je ne pense pas que je serais revenu pêcher la Ribnik. Car cerise sur le gâteau, il n’y avait que nous. Pas un seul autre pêcheur. Le rêve en plus des vaches attachées !

Cette truite m'a fait un combat de fou.

Nous avons terminé la soirée à Sipovo où Boro nous a fait découvrir une sorte de Kebab local. Une folie ce truc. Bien gras le machin, bref, un délice !

Heureux les types !

Si jamais tu me lis Boro, encore merci pour ta gentillesse. J’ai passé un très bon moment en ta compagnie. Heureux également de te voir pêcher avec les bas ligne que je fabrique, merci pour tes compliments.

Photos by Sylvère avec son drône. Juste waouh !

Ha les noeuds !

Un autre doré !

Mercredi 9 Août – La journée la plus compliquée pour moi en tous les cas jusqu’à 16 heures. Il en fallait bien une dans la semaine ! Sylvère a très bien gazé de son côté et Thibaut, lui, a survolé les débats. Il a tout compris des ombres en pratiquant avec la petite bille chocolat en 22. Il a fait plus de 40 poissons sur cette journée, largement. Dans cette ribambelle de poissons, il a pris deux ombres et une truite de 50. Il a vraiment bien pêché. Sylvère aussi. Moi non. Je me suis énervé tout seul devant ma capacité à faire si mal. J’ai eu un sursaut en fin de journée sur un virage un peu plus profond. J’ai repris quelques poissons mais j’étais loin de mes deux compagnons.

Nous avons terminé avec Thibaut en pêchant l’un à côté de l’autre. C’était vraiment un bon moment.

La journée s’est quand même bien terminée car nous avons mangé avec deux autres français dont je ne me souviens plus des prénoms. Je me souviens juste que l’un des deux était retraité de la SNCF. Il nous a bien fait marrer ! Un très bon souvenir, merci pour cette soirée messieurs !

Heureusement que Thibaut était là pour les photos ce jour-là !

En plein combat !

Jeudi 10 Août – Nous avons débuté cette journée au rejet de la pisciculture tout en amont. Nous prendrons quelques poissons mais sans plus. Nous nous sommes séparés assez vite au final. Thibaut, un peu las de trouver trop de pêcheurs est même redescendu en aval de l’Aqua à pied pour trouver un linéaire tranquille ! Soit à l'autre extrémité du parours. Autant dire que je ne l’ai pas revu de la journée. De mon côté, j’ai principalement pêché la bordure en aval du Komuna. La journée du mercredi où j’ai été en échec sur les ombres par rapport à Thibaut m’a malgré tout fait avancer. J’ai principalement pris mes ombres avec des nymphes en 22, soit bille chocolat ou bille cuivre en Ø1.50mm. Depuis le début du séjour, c’était la première journée où j’ai totalement maitrisé ce que je faisais sur les ombres avec un grand nombre de poissons capturés. Mes dernières saisons à ne plus trop bouger de chez moi en évitant les parcours trop pêchés se sont faites sentir. J’étais bien plus réactif lorsque je pêchais régulièrement des parcours où les poissons étaient éduqués en utilisant des pêches plus fines. Là, je dois bien l’avouer, il m’a fallu quelques jours pour retrouver mes sensations. Mais pour le coup, j’ai bien enchaîné.

Le rejet de la pisciculture.

J'ai pris quelques poissons ici.

J’ai aussi eu la chance de refaire un ombre de 50. Mais pour lui, j’ai changé de bestiole. Il a craqué pour un JFD en 12 une fois de plus. J’en aurais pris quelques-uns comme ça dans la semaine. Lorsqu’ils ne voulaient des p’tiotes nymphes en dérive, je leur passais un gros gammare entre eux et le fond. Si j’étais bien l’axe, ils venaient l’aspirer en piochant dans la direction du fond. Une grosse bouchée ne leur fait pas du tout peur !

Un tout beau !

Truites, ombres, il y en a partout !

En fin de journée, Filip, le manager de LTG, est venu nous rejoindre canne en main. J’ai ainsi pu voir que comme Boro, il pêchait avec des bas de ligne jurassien. Ils ont du goût ces bosniaques.

Les poissons de Thibaut avec certainement la plus belle en esthétique du séjour. Quelle truite !

Filip a insisté pour que j’écrive dans mon compte-rendu qu’il a pris un poisson de plus que Sylvère durant notre petite partie de pêche à trois. Je crois que ça lui tenait à cœur. Il m’a aussi dit de ne pas écrire ce que j’avais pris dans le même temps. Donc motus !

J’ai fini la journée avec un poisson que j’avais manqué trois jours auparavant. Dans le bras qui longe la barrière du Komuna, il y a une arrivée d’eau. Une truite était là, postée, mais visible que partiellement. Je l’avais manquée le lundi je crois. Elle était de nouveau là. Ce fut la bonne sur cette tentative.

Une très belle journée où je me suis réconcilié avec la pêche de l’ombre en nymphe à vue. J’en ai pris tous les jours, mais, hormis sur la Pliva où la pêche est très différente, sans maitriser totalement mon affaire. Là, ce fut une journée pleine avec de nombreux poissons.

Nous avons passé cette dernière soirée à l’Aqua autour d’un très bon repas en compagnie de Filip. Une très belle soirée une fois de plus qui s’est terminée dans le chalet de trois autres pêcheurs français qui souhaitaient acheter des gammares JFD. Même en vacances, il faut prévoir un peu de stock pour satisfaire à la demande.

Vendredi 11 août – Dernière journée sur l’eau ! Et oui, nous devions prendre la route en milieu-fin d’après-midi. Tout a une fin. Sylvère nous a laissé profiter avec Thibaut en duo père/fils. Nous avons pêché l’aval des lodges. Un linéaire vraiment très joli et surtout, sans pêcheur ! On a mis un peu plus de temps à localiser des poissons. J’ai fini par trouver une cuvette avec pas mal d’ombres et de truites. Les nymphes de la veille ne me donnaient plus satisfaction. J’ai donc essayé dans le spécifique que j’avais fabriqué pour ce voyage. J’ai noué au bout de ma pointe une petite nymphe en plomb peint orange pâle avec tête noire. Je faisais ces bestioles à l’époque où j’allais pêcher les ombres chez Sanso. Alors pourquoi je l’ai essayée que le dernier jour, je n’en sais fichtrement rien mais ce que je sais, c’est qu’elle m’a aidé à capturer 12 ombres et 8 truites en un peu plus de 2 heures dans cette cuvette ! Un vrai festival. C’était peut-être la nymphe d’un jour. Je ne le saurais jamais. Alors pas de très gros poissons, mais une belle pêche de dérive avec des poissons bien joueurs. Une vraie régalade.

Les derniers ombres...

La petite qui va bien !

Thibaut était en aval de moi. Il a cruellement manqué de réussite sur cette dernière journée puisqu’il a perdu 3 très belles truites. Il a aussi tenté un huchon dans la grande fosse du bas durant une bonne heure. Celui-ci est venu jusqu’à « sentir » son streamer sans le prendre. Le gosse était fou !

Il a fini par me laisser sa place. Sincèrement, je ne voyais rien dans le fond de cette immense fosse. J’ai mis une pointe en 18 pour y nouer au bout un streamer que j’avais fait pour une occasion comme celle-ci. Une sorte de bestiole avec deux billes tungstène orange fluo et une bande en lapin blanc de 12 centimètres ! Thibaut voyait le huchon se balader dans la fosse mais pas moi. Seulement dans une petite fenêtre devant moi où il n’y avait pas de reflet quand il y passait. Du coup, ma tactique était simple. Balancer mon stream comme je le pouvais en essayant de le crocher au fond devant moi. J’avais pour idée de le soulever au passage de la bête ! Mon plan a échoué ! J’ai suivi mon streamer jusqu’au fond de la fosse jusqu’à voir une gueule blanche « macher » ! Je ne voyais rien d’autre que ce blanc de gueule. J’ai donc ferré comme un sourd ! Ce n’était pas le huchon mais une truite d’un peu plus de 50 centimètres grasse comme un cochon prêt à être tué.  Déçu ! Le huchon est venu tourner autour de la truite qui combattait fort et cela a fini par le faire fuir. On ne l’a pas revu.

Tout en finesse !

Du coup, on est venu pêcher la dernière heure juste en amont du pont des lodges. Thibaut perd encore une très belle truite ici. D’ailleurs, il y avait un paquet de truites dans un petit radier à cet endroit. J’en referais trois de façon très classique avec une cuivre en 18 comme à la maison. La chance était avec moi car j’ai décroché les deux plus petites et filoché la plus belle qui sera le dernier poisson du séjour. Une belle truite de 54.

La truite sera perdue malheureusement...

La dernière...Magnifique.

Il était temps pour nous de charger la voiture pour le long voyage de retour. Un dernier aurevoir à l’ami Filip et nous avons quitté la Ribnik.

Pour un premier voyage de pêche ce fut une belle réussite et cela grâce à Sylvère qui a tout géré. On avait juste à suivre. Une fois de plus, merci pour tout !

Je crois qu’il est compliqué de trouver une rivière avec une densité plus forte que celle-ci. Il me semble que c’est encore supérieur à ce que j’ai connu gamin chez Sanso. La taille moyenne des ombres est impressionnante. C’est la première fois de ma vie que je prends autant d’ombres de 50 et plus sur si peu de temps. D’ailleurs, nul besoin de mesurer. Une fois ferré, le combat est bien différent d’un 45. On passe dans une autre catégorie de poisson. Ils sont tellement larges en plus d’être longs. Des poissons incroyables d’une grande beauté.

J’ai quand même une préférence pour les truites, on ne se refait pas. Même si leur robe est bien différente de nos truites jurassiennes, même si le combat l’est aussi, cela reste des poissons où l’issue est plus indécise qu’avec un ombre. Des ombres, et même les gros, on n’en a pas perdu de la semaine. Des truites oui. On est d’ailleurs loin d’avoir leurré les plus grosses de cette rivière pleine de surprises. On a vu le dimanche un veau de 4-5 kilos en amont du pont de l’Aqua. Ce machin !

Sinon, et vous l’aurez compris, un vrai coup de cœur pour la Pliva. Je n’ai pas vraiment les mots pour décrire ce que j’ai ressenti sur les berges de cette rivière. Elle est envoutante et donne envie de passer le reste de sa vie à ses côtés…C’est sincèrement mon sentiment.

Un immense regret durant ce voyage, la barrière de la langue. Si j’ai pu converser tant bien que mal avec Filip et Boro, cela était impossible avec Jota par exemple ou encore Blajo. Moi qui aime faire connaissance avec les personnages de la rivière, j’étais vraiment frustré car je pense qu’ils ont des tonnes d’histoires à raconter. C’est un vrai regret. Merci Sylvère de m’avoir présenté toutes ces personnes.

À noter également que sur la Ribnik, il faut faire avec les nombreux pêcheurs présents. Moi qui pêche seul toute l’année, j’étais un peu perturbé au départ, mais on arrive bizarrement à s’y faire…Bien qu’on m’ait dit que par rapport au printemps, il n’y avait personne !!

Je vous laisse avec le détail des mouches utilisées et plus globalement du matériel. Il faut bien noter que ces bestioles ont fonctionné durant notre semaine qui était celle qui précédait le 15 Août. La rivière était à l’étiage et le poisson déjà bien sollicité. Avant ou après cette période, cela peut être bien différent. À savoir que via l’activité de mon Fly Shop, je peux vous monter les bestioles utilisées non référencées sur demande. Merci de me contacter.

•Avec Thibaut, nous avons pêché avec des 9 pieds soie de 5. Pour les bas de ligne, nous avons opté pour ma référence BDLP-4-5. Je n’ai pas pris la grande référence (BDLG-4-5) et je pense avoir bien fait. Nous avons joué avec les longueurs de pointes. J’ai pêché l’essentiel de mon temps en 12 centièmes. J’ai mis du 10 uniquement lors des pêches spécifiques d’ombres avec hameçon de 22. Thibaut a passé tout son temps en 10 et je pense que c’est pour cela qu’il a perdu plus de truites que moi. Sur la Pliva, en 12 toute la journée. Avec un gros gammare, ça passe crème.

•Pour les mouches sèches, ça va être rapide, j'ai pris une truite avec une olive. Seule fois où j'ai noué une sèche de la semaine ! Sylvère et Thibaut un peu plus que moi. Je crois qu’ils ont pris des ombres avec des petit CDC en 22.

•Pour les nymphes, Thibaut et moi avons pris tous nos poissons sur la Pliva uniquement avec un gammare JFD en taille 12. Truites et ombres.

•Pour les ombres de la Ribnik, nous avons eu trois nymphes au-dessus des autres. Bille chocolat et bille cuivre en Ø1.50mm sur hameçon de 22 + la petite orange pâle du dernier jour en plomb peint. Mais nous avons pris des ombres aussi avec les gammares JFD de la taille 12 à 18 selon les coups pêchés. J’en ai pris aussi avec des têtes orange.

•Pour les truites de la Ribnik. Beaucoup avec des têtes orange et même des très belles. Pas mal avec des cuivres en 16 mais plutôt en 18 avec 5 ou 12 tours de plomb. Quelques-unes aussi avec les billes chocolat et des gammares JFD…Et deux ou trois avec le sparkler !  

Voilà, vous savez tout. Merci de m’avoir lu et n'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir.

vendredi 1 juillet 2022

De retour de Veirières.

Veirières est un lieu à part. Il fait parti de ces endroits qui vous aimante de façon permanente une fois la première visite effectuée.

Notre première fois date un peu maintenant, mais la dernière est toute récente. Quand je dis dernière, c’est uniquement avant la prochaine bien entendu. Cette année, je m’y suis rendu avec ma chérie. Je lui ai fait découvrir ce lac d’altitude situé à 1140 mètres et ce qui l’entoure. C’est-à-dire de magnifiques espaces naturels vident de vie humaine.

Vu d'ensemble depuis ma barque. Lodge au centre, burons sur la droite.

Nous sommes arrivés le vendredi en début d’après-midi. Après avoir salué Raphaël, les pêcheurs présents et avoir pris possession de notre chambre dans le buron proche du lodge, il était temps pour moi de rejoindre ma barque pour aller défier les truites de Veirières. Le ciel était gris avec un peu d’air. Quelques petites ondées sont venues agrémenter la pêche également. Un vrai temps de pêche ! Comme à chaque fois, il a fallu chercher la pêche. Tous les acquis des années précédentes étant effacés. J’ai eu vraiment du mal à prendre des poissons en surface alors qu’ils étaient gobeurs. Pas moyen de trouver une imitation qui se détachait afin d’enchainer les poissons. Jusqu’au soir, j’alternerais pêche en sèche et en petite nymphe pour prendre quelques truites de façon irrégulière. Une dizaine de poissons pour ce premier jour avec l’agréable surprise de voir que ces truites avaient toujours une défense aussi impressionnante. À taille égale pour comparer avec ce que je connais, c’est le jour et la nuit.

Une belle qui rejoind le fond du lac.

Joli bécard pris du bord.

Après une nuit réparatrice du voyage et de la pêche, le petit déjeuner servi au lodge devant le lac était la bienvenue. Cette journée du samedi allait se passer sous un ciel beaucoup plus calme. Il y a eu dès le début de matinée une très grosse activité de surface. Celle-ci allait durer jusqu’à 15 heures ! Des gobages tellement compliqués à repérer dans les vagues. Une pêche « ancrée » dans les grosses zones d’activité et une autre en dérive sur le reste du lac (ma préférée tant c'est différent). Vraiment un régal. Uniquement en sèche. Et ce jour-là, j’ai trouvé une mouche qui fonctionnait vraiment bien. Un petit CDC crème avec les ailes séparées style montage Petitjean. J’en avais que 4 des bestioles comme ça. Donc pointe en 18 centièmes direct. Sur une petite mouche cela fait bizarre mais en allongeant la pointe ça passe bien. À partir de 15 heures, les gobages se sont raréfiés. J’ai tenté plusieurs choses sous l’eau du coup jusqu’au soir et c’est finalement pour le coup une nymphes typique « réservoir » qui s’est avérée la plus efficace. Un bonbon de couleur chartreuse.

Sacré bonbon !

Mais sur la fin de journée j’ai vraiment tout essayé et j’ai même pris un poisson au streamer. Je pêche avec ces techniques à Veirières uniquement lorsque les poissons ne gobent plus. Parce que lorsqu’elles sont décidées, c’est vraiment top de les pêcher en sèche en particulier en barque dérivante. Il faut allier la précision de l’imitation du moment et celle du poser sur les trajectoires des poissons. C’est deux éléments maitrisés et la pêche est assurée.  

Des poissons vraiment en forme !

Le dimanche matin fut humide. J’étais seul sur le lac dans ma barque. Les autres pêcheurs présents ont attendu 11h30 et une accalmie pour mettre à l’eau. J’ai pris des seaux d’eau sur la tête mais aussi des truites. Surtout sous l’eau pour le coup. Vu ce qu’il tombait, compliqué de faire flotter quoi que ce soit !

Petite fario du lac pris avec un PP-sedge du Shop le dimanche matin avant les grosses pluies !

C’est après un dernier repas servi au lodge que nous avons pris la route pour retrouver notre Jura. Une fois de plus un séjour réussi sur le lac de Veirières. On y retournera, c’est évident ! Merci à Roland et Raphaël !

Quelques souvenirs en image...

Matériel utilisé lors du séjour.

Notre buron !

Photo prise par ma chérie.

Les hermines de Veirières !

vendredi 10 juin 2022

Les années passent vite.

C'est un cliché mais qu'est-ce-que les années passent vite. Thibaut, mon fils, a aujourd'hui 22 ans. Déjà bien ancré dans la vie professionnelle, il continue malgré tout à aller à la pêche très régulièrement. En ce jour d'anniversaire, l'occasion m'est donnée de revenir sur notre dernière sortie commune qui date de lundi dernier.

Nous avions choisi une tête de bassin. Quand nous pêchons les deux, c'est souvent le cas. Nous préférons de loin une pêche ludique dans un cadre sauvage plutôt qu'une course aux centimètres. Dimanche dernier, les petites truites de la rivière que nous pêchions étaient bien actives. Nous nous sommes régalés à les pêcher à vue. De plus, et même si l'approche est bien plus compliquée, les truites, elles, sont assez gentilles pour prendre la nymphe en dérive.

Une robe assez caractéristique.

Nous avons pris pas mal de poissons au final. Puis, en fin de partie de pêche, ce qui devait arriver arriva. Même en l'emmenant au pays des petites truites, Thibaut trouva un poisson pas vilain du tout. Il était situé sous un couvert végétal très dense. L'approche n'a pas été aisée mais bien réalisée. Et comme je lui avait dit en début de partie de pêche, poisson bien approché, poisson pris. Ce fut le cas. Le combat a été intense et rapide. Comme très souvent dans ces milieux encombrés. Un peu de réussite pour ne pas que le poisson se glisse dans un embâcle et Thibaut l'a fait glissé dans le filet.

Un poisson merveilleux pour la rivière.

C'était, mise à part le jour de l'ouverture, notre deuxième sortie commune de la saison. Je profite donc de chaque seconde pour voir à quel point il progresse au fil des ans. Dimanche, j'ai pris une bonne leçon. Finalement, c'était le but de son apprentissage dès le début. Donc mission accomplie.

Vivement les prochaines sorties père/fils.

mardi 24 mai 2022

La haute rivière d'Ain au 24 Mai.

Vous êtes nombreux à me contacter pour connaitre l'état actuel de la rivière d'Ain sur sa partie haute. Le week-end prolongé qui arrive avec le mois de Juin en perspective sont souvent synonymes de grosses migrations de pêcheurs. Voilà ce que je peux vous dire...

Hier, pour mon anniversaire, j'avais commandé une baisse des températures urgentes ainsi que de grosses quantités de pluie. Mon souhait a été exaucé en partie. Les températures ont enfin chuté ce qui devrait freiner considérablement la hausse continue de l'eau de la rivière. À titre d'exemple, j'ai pris la température de l'eau sur le parcours de notre AAPPMA 3 jours de suite au même endroit et à la même heure, soit en fin de journée. Jeudi à 16 degrés, vendredi à 17 degrés et samedi à 18 degrés. Hallucinant. Le comportement des poissons a évolué également très vite. Là où les truites repartaient comme des balles après capture une semaine auparavant, ce n'était plus le cas. Les témoignages de pêcheurs étaient tous identiques. Donc stop pour moi à ce niveau de la rivière tant que les températures ne seront pas redescendues significativement. Pour l'amont, pas de souci, les températures de l'eau restent correctes. J'espère pour l'aval les voir redescendre au plus vite pour le bien des habitantes de la rivière.

Côté pluie, nous en avons eu, mais le manque était tel que cela n'a pas eu d'incidence sur le niveau de nos cours d'eau. La courbe de l'Ain n'a pas bougé. Toujours ce triste débit proche de l'étiage quinquennal. Seule la courbe de la Saine a sursauté. 200 litres de plus seconde, soit rien ou presque.

C'était ce lundi ou rien puisque les prévisions à moyen terme sont sèches. Seule bonne nouvelle, le retour des nuits très fraiches qui va avoir son effet sur la température de l'eau. Mais cela reste un très maigre sursit.

2022 est une année au démarrage particulièrement sec. Le mois de Mai en tête. Pour les fondus de chiffres, je me permets de vous joindre ces données exceptionnelles collectées par mon ami Pascal de Jura Lac Météo. Même si 2022 est catastrophique, nous avons connu encore pire depuis 1945. Les années 1953, 1973, 1991 et 2011 avaient démarré avec encore moins d'eau sur la période Janvier-Mai pour notre région. Cela n'est fait pour nous rassurer mais pour mémoire.

Croisons les doigts pour de la pluie et du temps frais !  

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