Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Centre de pêche en Bosnie.

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Mot-clé - Sorties de pêche

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samedi 15 août 2026

La pêche toujours autorisée chez les voisins.

Étant donné que la pêche est interdite sur mes linéaires de pêche habituels dans le Jura, je me suis rendu chez les gentils voisins du 01 cette semaine.
J'étais bien accompagné puisque le président de la fédération du département de l'Ain m'a consacré sa journée et ce pour mon plus grand plaisir.
Nous avons tenté de tromper les redoutables truites du contre-canal de Serrières-de-Briord. Mission vraiment très compliquée ! Ces truites savent se défendre grâce au bon débit du contre-canal et une température de l'eau très fraîche. Elles sont d'une incroyable difficulté. Rarement vu cela. 
 
Nous aussi dans le Jura nous avons, malgré l'été cauchemardesque en cours, des linéaires où le débit et la thermie sont compatibles avec la pêche de la truite. Notre fédération et les services de l'état ont préféré tout fermer. La fédération de l'Ain, comme celle du Doubs ou encore de la Haute-Vienne de ce que j'en sais, a une vision totalement différente.
 
C'est finalement ce que je retiendrais de cette situation estivale inédite. Toutes les fédérations ont à leur tête des directeurs ou techniciens issus de cursus scolaires plus ou moins identiques. Ces personnes sont certainement passées par des formations environnementales communes. Ils possèdent à l'évidence les mêmes outils pour analyser les situations. Et pourtant, sur un même sujet, comme celui du maintien de la pêche par ces conditions extrêmes, il y a une vision totalement opposée. Des fédérations sont pour la fermeture de la pêche quand d'autres y sont farouchement opposées.  
Si les professionnels ne s'entendent pas, qu'on n'en demande pas plus aux pêcheurs ! 
 
De mon côté, et vous l'avez compris, je suis pour l'information, la pédagogie et la responsabilisation des pêcheurs. Je suis contre la fermeture de la pêche. Et même, avec le recul, pour ne rien interdire du tout. Je préfère de loin voir des gosses se baigner ou faire du canoë comme on le faisait nous aussi tous les étés étant mômes, que de voir les jeunes cormorans de l'année arriver en nombre depuis le début du mois et pêcher dans un confort total sans présence humaine. 
 
Quoi qu'il en soit, j'ai passé une superbe journée en bonne compagnie. Merci super Niko !
 

lundi 22 juin 2026

Toujours plus tôt.

Ce samedi 20 juin a marqué mon dernier jour de pêche sur mes linéaires de prédilection. La température de l'eau ayant dépassée les 18°C, il est préférable de mon point de vue de laisser les truites tranquilles. Qui plus est lorsque l'on voit les morbides prévisions météo à venir. Terrible. Déprimant.

Un clap de fin qui intervient toujours un peu plus tôt. Oui, nous pêchons de moins en moins longtemps, de moins en moins de poissons, et pour toujours plus cher. La pêche de la truite va bien ! Comment dans ces conditions prendre au sérieux nos dirigeants qui s'étonnent de la baisse des cartes de pêche. Comment pourrait-il en être autrement ?

La saison truite dans le Jura, c'est trois mois à profiter du peu qu'il reste et les trois autres mois à serrer les fesses, à avoir mal au ventre, à prier pour qu'un orage tombe ici ou là, à espérer pour une minime baisse des températures. C'est insupportable, invivable. Quel enfer pour la flore et la faune ces températures.

Je continue néanmoins d'être très présent sur la rivière comme hier soir où j'y ai passé ma soirée. J'ai toujours ma canne avec moi et à l'occasion, je prends un chevesne. Il m'arrive aussi de faire une dérive sur une truite sans la ferrer. C'est d'ailleurs très instructif. Il est parfois étonnant de voir combien de temps un poisson peut garder notre imitation en bouche avant de s'apercevoir de la supercherie. Quoi qu'il en soit, avec quelques amis, nous continuons d'être très présents sur les berges de la rivière. Nous restons malgré le fait que la pêche ne soit plus possible très attentifs à tout ce qu'il s'y passe. Les gendarmes ont été déjà appelés pour pêche à la main. À notre grande surprise ils se sont déplacés ! Merci à eux.

Bien entendu, tout le monde n'a pas la même vision et malgré de nombreuses informations sur différents supports, quelques individus traquent toujours les truites sur ces linéaires en surchauffe. Il est compliqué d'exiger des autres ce que l'on s'applique sois-même. C'est ainsi et de plus, il n'y a rien d'illégal. Le plus dur dans cette situation est de ce dire que tout ce que l'on fait à longueur d'année sur le terrain, c'est aussi pour ces personnes. C'est parfois risible quand on connait le nom des pêcheurs et leurs discours ! L'associatif avec ses limites. Mais avec le temps, j'ai appris à prendre du recul comme les copains. Et tout ce que l’on fait, durant les 12 mois de l'année, c'est avant tout pour la rivière et aussi un peu pour nous.

Il ne reste plus qu'à croiser les doigts pour que cette canicule stoppe ses effets mortels au plus vite afin que ces joyaux vivent encore un été de plus !

lundi 15 juin 2026

En balade chez les voisins.

Petit retour par écrit et en images sur ce dernier week-end passé chez nos voisins suisses. J'ai effectivement accepté avec plaisir l'invitation de Mathieu, président du Club neuchâtelois des pêcheurs à la mouche.

Nous avions programmé la soirée du vendredi avec les membres du club. Avant cela, nous avions la journée pour découvrir un parcours où l'ombre est bien présent. Mauro, un membre du club, nous accompagnait pour la journée.

Mathieu ne m'avait pas menti, les ombres étaient bien là. Moi qui suis sevré de ce poisson dans le Jura, j'étais aux anges. Car si beaucoup pêchent les quelques rares ombres sur nos parcours, il est bon de rappeler que l'arrêté préfectoral jurassien interdit sa pêche. De mon côté, je n'avais pas pêché ce poisson depuis mon dernier séjour en Bosnie. J'avais les crocs !

Après un démarrage poussif avec notamment un gros déchet sur les ferrages, j'ai commencé à prendre un ou deux poissons. Quel plaisir de faire des dérives propres en déclenchant ces flèches bleutées le plus souvent à l'animation. Des poissons bien en forme avec un combat parfois déroutant. Mais toujours avec ces couleurs du gris au bleu en passant par l'argent. Quelle merveille de la nature ce poisson.

Le vendredi soir, après la pêche, nous avons vécu un vrai bon moment autour d'un somptueux repas avec les membres du club. J'ai pu ainsi faire la connaissance de pêcheurs passionnés et impliqués dans la gestion de leur parcours. Des personnes avec des valeurs qui me touchent. Loin de la pêche de consommation. Bravo messieurs.

Après une soirée tardive le réveil a été malgré tout facile pour retourner à la pêche. Le samedi et le dimanche se sont déroulés magnifiquement. Quelques poissons capturés mais surtout de vrais bons moments de convivialité avec une équipe de passionnés. Des gens aussi gentils que généreux. Mathieu nous a régalé tout le week-end dans son petit chalet au bord de l'eau. Le réveil du dimanche a été tout simplement magique.

Merci à toute l'équipe pour l'accueil avec une mention particulière pour Mathieu.

Si vous souhaitez adopter un jurassien un week-end de temps en temps, c'est avec plaisir que je reviendrai.

Notre camp de base pour le week-end. Le rêve !

Quelques ombres et images de rivière.

Les ombres aiment la cuivre également !

mercredi 10 juin 2026

26 ans pour notre grand.

Si vous êtes assidu à ce blog depuis le départ, vous avez entendu parler de mon fils en 2007 pour la première fois. Il avait alors 7 ans. Aujourd'hui, il fête ses 26 ans. C'est devenu un grand gaillard.

Si sa passion pour la pêche ne diminue pas, il se fait bien plus rare au bord de l'eau. La faute à une rivière que Thibaut a vu se dégrader au fil des années. Cela lui fait tellement mal au cœur qu'il y vient de moins en moins. Néanmoins, pour le faible nombre de sorties effectuées cette année, le bilan reste bon. Le mioche devenu adulte reste redoutable et très efficace. Je me régale de ses histoires, de ses coups de ligne qu'il me partage à travers ses récits. De cela je ne me lasserai jamais.

Mon grand avec une truite sauvage.

Il a même eu la réussite de faire un magnifique doublé 62 en sèche, 63 en nymphe à vue en seulement 30 minutes. Ce jour-là, il était sur un nuage.

Nous avons très peu pêché ensemble cette année. C'est ainsi. Nous avons des affinités pour des parcours différents. Par contre, on ne manque jamais de faire un compte rendu à l'autre quand nous sommes à la pêche chacun de notre côté.

Bon anniversaire mon fils ! 26 ans, un vrai bonhomme !

Une dernière de 58 prise à vue à distance.

vendredi 5 juin 2026

Un début de saison en dent de scie

Voilà un peu plus de deux mois et demi que la saison truite a débuté. L'occasion pour moi de faire le point. Côté pêche, il y a eu deux périodes bien distinctes. De l'ouverture jusqu'au 18-19 avril, pas grand chose à signaler ou presque. J'ai aligné les capots avec des week-end complets sans rien prendre. Des conditions compliquées avec une eau gelée. Constamment inférieure à 10 degrés. Les jours de pluie, avec des conditions que je pensais idéales, j'ai attendu les éclosions. Je les attends encore. Quelques poissons pris à vue malgré tout mais il a fallu passer un temps infini au bord de l'eau.

Une période où la couche brunâtre habituelle s'est fait remarquer par son épaisseur. Des fonds noirs à faire mal au ventre. C'était terrible. Puis à partir du 20 avril, la rivière s'est réveillée. La fin du mois d'avril a vu s'installer une période sèche avec des eaux basses. Les fonds bien que plus propres n'ont jamais réellement perdu la couche brune ultra glissante. Je ne suis jamais tombé sur une belle éclosion jusqu'à aujourd'hui malgré un temps de pêche important. Je n'ai jamais pris si peu de truites en sèche. Il a donc fallu pêcher sous l'eau. Sur les parcours plus amonts, il y a eu de belles choses à faire malgré tout en sèche. La rivière parait bien différente avec quelques kilomètres d'écart.

Je n'ai pas fait de miracle sous l'eau non plus en sachant que les densités sont ce qu'elles sont. Comme depuis quelques années, il faut passer beaucoup de temps pour quelques truites. Mais le plaisir de ferrer une truite sauvage à distance avec l'incertitude que la truite a pris ma nymphe reste immense. Chaque poisson est un cadeau que me fait la rivière. J'en suis pleinement conscient. C'est encore plus vrai après toutes ces années à leur courir après.

D'un point de vue technique, en début de saison, je préféré un bas de ligne pas trop long. Je reste ainsi précis durant les jours de bise que nous avons maintenant tous les ans. Je suis en 0.165mm en pointe depuis l'ouverture. Encore aujourd'hui. Mais je sens qu'il va falloir baisser un peu dans les semaines à venir. 90% des poissons capturés avec une cuivre. Comme depuis 35 ans. Principalement en taille 10,12 et 14 jusqu'à peu. Plutôt en 16 dernièrement. Sur le dernier week-end, la nymphe de tricho cul-vert était plus efficace que la cuivre.

Quelques rencontres de ce début de saison.

Si la première moitié du mois de mai a vu tomber près de 130mm de pluie dans ma région, il a fait sec et très chaud la deuxième moitié. C'est là que le rappel à l'ordre revient très vite en pleine face. Après 130mm, il suffit chez nous de dix jours sans pluie, avec une période de 7 jours proches des 30 degrés en extérieur pour tout flinguer. Que 7 petits jours ! À la fin de cette période de chaleurs extrêmes, j'ai mesuré la rivière de 17 à 18 degrés selon les secteurs. Alors qu'elle était encore à 9 degrés 2 semaines avant ! C'est complètement dingue. Le fond s'est tapissé en 3 ou 4 jours de mousses verte très épaisse. J'ai commencé à croiser des poissons mal en point ou morts. 7 petits jours de chaud, rien que ça. Voilà à quoi tient cette limite entre vie ou mort.

Les 30mm tombés en ce début juin chez moi dont encore quelques millimètres cette nuit ont bien des maux à faire bouger le niveau de nos rivières. J'espère voir les courbes monter un peu dans la journée mais dans tous les cas cela ne va pas aller bien haut. Il est évident que la période anxiogène arrive à grands pas. Les journées les plus longues nous attendent et les mois d'été sont à nos portes. Si une période de fortes chaleurs de seulement 7 jours a eu de telles conséquences, j'imagine la prochaine...Un peu plus longue, un peu plus intense. Il ne faut pas dire "aïe" avant d'avoir mal, mais pour moi, qui aime cette rivière plus que tout, je ne peux pas m'empêcher d'y penser.

Truites croisées fin mai mortes ou en train de mourir.

Dans les nouvelles qui font grincer des dents, il y a aussi une vraie évolution. Si du côté des pollutions et du réchauffement de l'eau nous restons constants dans la médiocrité, du côté des oiseaux piscivores, nous avons de plus en plus de sédentaires. Il y a encore très récemment, je ne voyais pas de harles nicheurs ou bien encore de cormorans pêcher à la rivière au mois de mai. Non, jamais. Aujourd'hui, oui. Les harles nichent chez nous, les cormorans sont présents sur site toute l'année.

À se demander comment il peut rester un ou deux poissons dans la rivière sérieusement.

Il reste à croiser les doigts pour la douzaine de semaines à venir...

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