Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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Mot-clé - La nymphe à vue

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jeudi 21 novembre 2019

L'Aindispensable, nouvelle référence au Fly Shop.

Ce billet pour vous présenter la nouvelle référence de nymphe de mon Fly Shop disponible à partir d’aujourd’hui.

Alors, pour être franc, je ne pêche pas avec. Je sais, on a connu des messages plus vendeurs que celui-ci, mais c’est la stricte vérité. En fait, si je mets en référence cette nymphe, c’est parce que mon fils pêche avec depuis quelques années et qu’il en a fait son modèle de prédilection. Jusqu’à ce jour, c’est son pote Victor qui, après lui avoir fait connaitre, lui en offrait de temps à autres. Du coup, je me suis dit qu’en la mettant en référence, il ne serait plus dans le besoin car toujours en stock à la maison.

De plus, cela me permets de proposer une imitation sur une référence d’hameçon différente. Il s’agit du TMC9300 de Tiemco. C’est un hameçon plus fort de fer que le TMC100 et un peu moins que le TMC3769. Cette référence est considérée comme l’une des meilleures par les nympheurs à vue par sa fiabilité.

Mon fils, qui possède déjà un solide vécu sur la rivière d’Ain, est devenu au fil des saisons un fan des grosses nymphes légères. Il leurs trouve une efficacité parfois supérieure aux plus petites nymphes avec des tailles standards comme le 16. C’est pourquoi, par rapport à son besoin, j’ai sélectionné 2 tailles, le 12 et le 14. Ces deux modèles seront plombés de la même manière avec 3 tours de plomb en 4 dixièmes. Des grosses nymphes, mais légères, ce qui permet de faire de grandes dérives même avec un courant très faible, le grand plaisir de Thibaut. Cette référence d’hameçon permet également de pêcher avec un gros diamètre de fil sans risque d’ouverture.

La nymphe en elle-même n’est autre qu’une pheasant tail tête noire. Pour les personnes qui suivent l’histoire de la nymphe à vue en France, vous n’êtes pas sans savoir qu’elle était l’imitation de base de Norbert Morillas. Il l’avait dans sa boîte en toutes tailles et nombreux lestages. Ses pêches sur les belles farios sauvages francomtoises ne laissent aucun doute sur l’incroyable efficacité de cette bestiole. D’ailleurs, comme pour les autres références de mon catalogue, il sera possible (sur demande) de les fabriquer sur d’autres tailles ou/et avec d’autres lestages.

Pour la fabrication, j’ai pris soin de sélectionner mes plus belles plumes de faisan. Bien entendu, comme pour « la cuivre », je dépose une goutte de colle forte sur le fil de montage avant d’enrouler les fibres de faisan afin de confectionner le corps. Par rapport à l’originale, je rajoute un cerclage de trois tours en fil de cuivre noir. Il ne se voit pas pour ainsi dire, mais il apporte une solidité supplémentaire, ce qui me tient à cœur. Le fil de montage n’est autre qu’un polyfloss noir. Il permet de former un sous corps de bonne taille et il s’étale parfaitement. La tête, qui est conséquente, est vernie une fois la nymphe terminée. Pas loin de cinq couches afin d’obtenir une tête noire bien lisse et brillante. Une dernière étape avant la mise en vente consiste à repasser 100% des œillets à l’aiguille pour qu’ils ne soient pas bouchés.

Il ne me reste plus qu’à vous dévoiler son nom : l’Aindispensable. Merci à Stéphane pour m’avoir soufflé cette idée qui va si bien à cette imitation dont Thibaut ne saurait se passer lorsqu’il va tenter les belles sauvages de la rivière d’Ain.

Si vous aussi vous aimez pêcher avec des nymphes de bonnes tailles et peu lestées, cette imitation est pour vous. Rendez-vous sur le Fly Shop.

vendredi 1 novembre 2019

Vidéo - Saison père et fils 2019.

En cette veille de fête des morts, je préfère ici vous parler des vivants. Car quand on parle de "no kill", il faut aussi avoir une vision inverse. Imaginer tous les poissons remis à l'eau sur une saison morts les uns à côté des autres...Vous l'avez cette vision ? Moi oui. Et pour bien connaitre les rivières autour de chez moi, je me dis que si seulement trois ou quatre connaissances proches se mettaient à prélever ce qu'ils prennent, je pourrais vendre mes cannes à mouche sur-le-champ !

La pêche de la truite ne sera par éternelle dans le Jura...Le fait de remettre son poisson à l'eau ne fait que repousser l'échéance, mais ce n'est déjà pas rien ! Alors faites-le. Merci.

La qualité de la vidéo est moyenne. Tout est filmé au téléphone.

vendredi 27 septembre 2019

Les quatre farfelues.

La saison de pêche de la truite dans le Jura est bel et bien terminée. Le temps est venu de passer devant l'étau afin de reconstituer un stock conséquent en prévision du prochain printemps. C'est aussi le moment de se souvenir. La saison qui vient de s'écouler nous a apporté à Thibaut et moi de nombreuses émotions et parfois même des scènes de vie totalement nouvelles pour nous. J'ai en mémoire quelques anecdotes à vous raconter si vous voulez bien prendre le temps de me lire...

  • What luck !

Je pense sincèrement qu'au delà de la technique, être au bon endroit au bon moment est encore plus important. Et si le pêcheur possède dans sa besace une fiole de chance, c'est parfait ! Pour cette première anecdote, je pêchais en toute décontraction avec l'ami Alex sur une berge de la belle rivière d'Ain. Notre ami commun Victor était lui un peu plus en amont. La pêche était ma foi très compliquée. Pas que les truites ne soient pas le nez dehors, mais bon sang, impossible à faire mordre malgré toutes nos tentatives. Là n'était pas l'essentiel car pêcher avec un gaucher est un plaisir rare. Vous pouvez vous positionner à ses côtés aussi proche que vous le souhaitez sans que cela gêne ni l'un, ni l'autre. Vraiment génial pour pêcher à deux. Quoi qu'il en soit et comme les truites nous boudaient sévèrement, nous discutions de divers sujets tout en lançant sans arrêt nos nymphes dans l'eau. Et puis vous savez ce que c'est, parfois, dans une discussion, on est amené à rentrer un peu plus dans le sujet si tant est qu'il soit passionnant. C'était le cas. Alors que ma nymphe dérivait après un lancer à disons dix, douze mètres, je tourne la tête côté gauche pour parler à mon interlocuteur en le regardant. Tout en causant, je sentis comme une légère traction dans ma canne. Ma soie était arrivée en fin de dérive mais ce n'est pas pour cela qu'elle s'est tendue. Non, pas du tout. J'ai relevé ma canne à mouche pour en avoir le cœur net. Qu'elle ne fut pas notre surprise à Alex et moi de voir une truite se tortiller au bout de mon bas de ligne. Une nymphe bien plantée au bout du bec et un poisson magnifique. Cela m'est déjà arrivé de nombreuses fois, mais toujours avec des riquettes ou des ombres, jamais avec un poisson de cette taille...What luck !

  • Pas là où l'on pensait.

Les premières sorties en compagnie de mon fils sont toujours des moments très spéciales. En effet, on se perd un peu de vue durant la fermeture car on partage moins de temps ensemble. C'est donc du pain béni pour le père que je suis. Nous étions tous les deux un peu en galère. Les truites ce jour-là n'étaient pas bonnes copines, vraiment. On tentait de faire de notre mieux mais il fallait se résoudre au capot car l'activité était quasiment nulle. Pas grave, j'étais avec mon fils. Pas pour longtemps d'ailleurs, il décida de prendre un peu d'avance en ayant une idée derrière la tête. En fait, il connaissait un tout petit ruisseau un peu plus en aval de notre position où il avait déjà vu à plusieurs reprises des truites autour des 25 cm. Assez pour satisfaire son envie de prendre un poisson. Arrivé sur le ruisseau, qu'elle ne fut pas sa surprise de voir sortir de la seule racine du coin une très belle truite toute claire du fait de la marne présente au fond du petit affluent. Ni une ni deux et sa nymphe était elle aussi dans l'eau. La truite n'a pas cherché à comprendre et s'en est saisie. Un combat des plus indécis dans cet espace plutôt restreint. La bredouille était sauvée, mais pas là où l'on pensait !

  • Quand la vie rencontre la mort.

33 ans, c'est mon nombre de saisons de pêche complètes que j'ai derrière moi sur la rivière d'Ain. J'ai déjà été témoin d'un très grand nombre de situations abracadabrantesques (c'est d'actualité) sur cette rivière. Les années passent et j'en vis de nouvelles chaque saison, c'est incroyable. Alors que je pêchais seul sur un parcours que je connais par cœur, j'arrive après quelques échecs à enfin ferrer une belle truite. Un poisson massif, robuste, énergique et combattif. Une vraie belle truite bien en forme. Le combat m'a fait un peu dévaler la rivière afin de suivre la truite pour l'épuiser plus facilement. Le soulagement est de mise dans ces cas-là. Une belle truite dans le filet donne toujours le sourire. Celui-ci allait vite disparaitre. Je me suis rapproché de la berge pour faire une photo de mon poisson. Le hasard ou pas d'ailleurs a fait que je suis tombé nez à nez avec un cadavre de truite. Ce poisson certainement mort depuis quelques jours gisait là, devant moi, enfin devant nous. Je ne sais pas pourquoi, mais du coup, j'ai souhaité faire cette photo que l'on peut intituler, quand la vie rencontre la mort.

  • Quand le rêve devient réalité.

Cette histoire est à peine croyable mais pourtant bien réelle. Mon fils en est témoin ! J'ai fait un rêve. Au petit matin, c'était tellement réel. Je me lève, Thibaut lui se préparait pour l'école. Je lui raconte.

-Tu sais gros, j'ai rêvé que je devais aller sur le petit muret que tu connais bien, quand arrivant tôt le matin, j'allais voir un poisson dans les premières secondes et que j'allais le prendre.

Thibaut n'a pas vraiment réagit se disant certainement que le vieux commençait à décabanner. De mon côté, je n'ai pas chercher à comprendre et j'ai laissé l'étau ce matin-là. Je suis parti alors que mon fils prenait son café aux premières lueurs du jour. J'avais une confiance indescriptible quand aux prochaines minutes que j'allais vivre. Sincèrement.

Une fois la canne montée, je me suis dirigé vers le muret en question. La berge est un peu haute donc la visibilité extra même tôt le matin. Je me suis assis en tailleur au coin du mur. Nymphe dans la main entre pouce et index. Je n'ai vraiment aucune raison de vous mentir, vous pouvez me croire même si moi j'ai encore des doutes sur ce qu'il s'est passé...Mais à peine ma nymphe entre mes deux doigts qu'une truite autour des cinquante centimètres est apparut un peu en aval en remontant au ras du mur dans un un peu moins d'un mètre d'eau. J'ai propulsé ma nymphe. Celle-ci s'est mise à couler lentement du fait de son lestage, la truite remontant toujours. Légère animation qui a fait dévier le poisson de sa trajectoire initiale. J'étais tellement près qu'il m'était possible de compter ses dents lorsqu'elle a ouvert la gueule ! Incroyable ! Le poisson était au bout de mon bas de ligne...Quand le rêve devient réalité ! 

dimanche 15 septembre 2019

Une belle fermeture pour Thibaut.

Avant de profiter de cette dernière journée de pêche sur ma rivière de cœur, je souhaitais revenir sur ce qui a été la fermeture de Thibaut. Mon fils a très peu pêché cette saison, peut-être encore moins que les autres années. Disons qu'il pêche par période. Il est capable d'aller à la rivière cinq à six jours de suite, ne penser qu'à ça, et puis ne plus toucher la canne durant trois ou quatre semaines, voir plus...C'est selon ses envies de jeunes hommes et surtout ses autres activités parfois noctures !

Quoi qu'il en soit, il a pêché samedi dernier dernier et hier pour terminer sa saison. La semaine dernière, je l'ai bassiné tout le matin pour venir avec moi l'après-midi, n'étant pas disponible avant. J'aime pêcher les derniers instants en sa compagnie. J'ai senti de suite que ça ne le ferais pas, qu'il avait une idée derrière la tête. Le passage à la maison de Victor et d'Alex en fin de matinée pour venir le chercher n'a pas fonctionné non plus. Il voulait faire un linéaire seul et les rejoindre seulement après.

J'apprécie qu'il aille au bout de ses idées, qu'il croit en lui. Il le fait de plus en plus même si parfois ses choix me surprennent ! Cette fois, il a eu mille fois raison ! Le téléphone a sonné alors que j'étais moi même arrivé à la rivière sur un autre linéaire, seul...

-Alors papa, qu'est-ce que tu fais ?

J'ai bien senti dans le ton de sa voix une immense joie à peine dissimulée.

-J'attaque la pêche mon gros, et toi, tu vois du poisson ?

-Ben tu vois j'ai bien fait de venir là. Je viens de prendre une belle truite qui m'a fait un combat de fou, je suis trop content !

Il y avait de quoi ! Ce poisson pris à distance avec une cuivre sur hameçon de seize, frisait les soixante centimètres. Cinquante-neuf pour être précis. Thibaut, au contraire de son père, mesure lui ses beaux poissons. Autant vous dire que j'étais le plus heureux des papas. En rejoignant ses deux copains par la suite, il reprendra un autre poisson.

Hier, c'était sa fermeture. Ne pouvant y aller aujourd'hui, il fallait donc profiter. Comme la semaine précédente, nous n'étions pas d'accord sur le lieu à pêcher. On est donc partis chacun de son côté tout en restant ensemble car dans ces cas-là, on doit s'échanger des dizaines de sms. On partage tout, le moindre événement, c'est assez rigolo.

Dans les premiers messages, je lui dis que je sens bien le capot avec une décroche et une casse, que la journée débutait bien. Lui venait de louper un poisson et de voir un renard passer devant lui à trois mètres sans avoir été vu. Quelques minutes plus tard, la sonnerie du téléphone m'indique la réception d'un nouveau sms. Une photo de truite avec ce commentaire "Et là y'a rien ! 61 !"

J'ai mis un peu de temps pour répondre, 59 samedi dernier, 61 aujourd'hui...Ce gamin, qui n'en est plus un, m'étonnera toujours.

Ce n'est pas pour le mettre sur un piédestal que j'écris ces quelques lignes, car il y a des jeunes pêcheurs tout aussi talentueux voir même bien plus performants déjà rien que dans notre entourage proche. Mais quel immense plaisir pour le père que je suis ! Surtout justement que je connais parfaitement son temps de pêche, son implication. Thibaut possède un ratio temps de pêche/belles truites exceptionnel cette saison. Si je devais appliquer le même sur ma saison, je serais à 15-20 truites de plus de 60, ce qui est très loin d'être le cas. C'est une notion importante le temps de pêche si on souhaite évaluer une performance dans son ensemble. Alors bravo mon fils et maintenant, on essaie de s'améliorer dans la prise photo. Je lui en ai parlé. Poisson dans l'eau, etc...Il doit s'améliorer là-dessus mais sincèrement, il n'est pas fan d'image et cela lui passe au-dessus de la tête...Il clic une fois sans chercher à mettre le poisson en valeur, comme ça vient et puis basta.

Voilà, nous nous sommes retrouvés en fin de matinée pour passer deux heures ensemble et fermer tous les deux. Toujours une immense joie pour moi. Il me reste à vous souhaiter un bon dimanche de fermeture, pour ma part, je rejoins la rivière de suite !

mardi 3 septembre 2019

La dernière ligne droite.

Un premier septembre en guise de dimanche, c’est plutôt une mauvaise nouvelle pour les pêcheurs de truites en première catégorie…Cela implique une fermeture le quinze du mois, soit le troisième dimanche de septembre. On ne peut pas faire plus tôt ! Il restera la Franco-Suisse pour les prolongations...

C’est donc la dernière ligne droite pour profiter de la rivière d'Ain canne à mouche en main. C’est une nouvelle ni bonne ni mauvaise pour moi car je continuerai à rendre visite aux truites de la même manière après ce troisième dimanche de septembre, mais uniquement avec les yeux cette fois. Cela sera surtout l'occasion d'encore mieux profiter de ma femme et mes enfants. Parce que si la pêche tient une grande place dans vie, ce n'est rien à côté de la famille.

Quoi qu’il en soit, avec Thibaut, nous avons renoué contact avec la rivière d’Ain dès notre retour de l’île de beauté. Pendant que je reprenais le boulot, mon fils a pêché tous les jours avec des réussites diverses mais en prenant du plaisir à chaque sortie où il était bien accompagné et en faisant de belles rencontres. Je me suis délecté de ses comptes-rendus le soir après ma journée à l’usine. C'est à chaque fois un régal et je me souviens que moi aussi j'avais plaisir à raconter mes histoires de pêche à mon père, André ou encore mon papy.

Truite capturée par mon fils.

La pêche actuelle est typiquement une pêche de fin de saison avec des poissons qui possèdent pour la plupart les plus hauts diplômes imaginables en matière de nymphe à vue. On voit que les jours d'étiage deviennent de plus en plus nombreux et que par conséquent, les poissons connaissent la musique à chaque note près !

Il faut affiner et surtout pêcher juste, très juste. Il n’y a plus aucune place à l’approximation ou au petit coup de pouce du destin. Rien n’est pardonné et tous les poissons se méritent. Pas question ici de nymphe miracle ou toutes autres bêtises que l'on peut lire et entendre ici ou là. Non, du classique, du grand classique en optimisant toutefois les lestages. Mais au-delà de l'imitation, du diamètre de fil, c'est la technique et l'approche qui fait la différence lors de ce money time. Ce qui peut aider quand même, si les conditions venteuses le permettent, c'est le fait d'allonger encore un peu plus la pointe pour ainsi augmenter la "bonne" dérive de votre nymphe car celles-ci peuvent s'averer être très longues sur certaines configurations. C'est la seule chose finalement que je change de mon côté. C'est une pêche que j’affectionne toujours autant même si je vois bien que je suis moins performant qu’un temps. C'est ainsi.

Pour ma part, les retrouvailles canne en main avec la rivière se sont faites vendredi dernier au matin. J’étais parti avec l’idée de tenter de prendre un poisson et donc sauver la bredouille, rien de plus. Et sans faire le difficile sur la taille de la truite ! J’ai eu pas mal de réussite au final car sur les trois heures que j’ai pêché, j’ai presque capturé tous les poissons tentés. En fin de pêche, c'est donc trois belles truites de capturées. C'est pour moi une très belle pêche à ce moment précis de la saison. J’étais surtout très heureux pour la troisième truite car le coup de ligne à distance dans peu d’eau sur un poisson bien à découvert n’était pas fait d’avance. Quand je l’ai vu se soulever en direction de mon imitation, j’ai pris un réel plaisir. Très sympa à voir et à réaliser.

La troisième de la matinée. Un vrai beau coup de ligne.

L’équation n’est pas simple en ces derniers jours car à l’opposé de l’an passé et plus globalement des trois dernières saisons, les poissons en cette fin d’été sont incroyablement attentifs, dodus et plein de jus. Du coup, il faudrait pêcher fin pour augmenter ses chances mais aussi conserver un fil de diamètre conséquent afin de maîtriser une belle truite sans risquer la casse. Durant cette matinée, je n’ai cessé de changer de pointe entre onze et treize centièmes selon les coups pêchés en estimant la place qu’ils m’offraient en vue d’un potentiel combat. Sur le premier poisson qui avait une force phénoménale, un quinze centièmes n’aurait pas été de trop. Je me demande encore comment ma pointe en treize n’a pas cassé. Hallucinante la furie de ce poisson pour une fin août !

La voilà cette tigresse. Elle ne paie pas de mine, mais quelle puissance !

Entre ces deux poissons, j'ai eu le privilège de faire cette rencontre...Et de conclure.

Samedi, pas de pêche, famille et maison. Retour au bord de l’eau dimanche matin où j’ai revu avec plaisir Denis, Dylan et Nico. Un peu trop de monde là où je voulais pêcher mais que des bons gars, alors je suis resté. Et j’ai bien fait. La réussite était une nouvelle fois de mon côté avec deux beaux poissons pour deux heures de pêche. Un bon ratio en cette période compliquée. La première était en chasse sur des poissons, elle allait dans tous les sens en chassant ici et là des chabots de ce que j'ai pu obsserver. La première fois où elle s’est stabilisée fut la bonne pour moi. Un poisson vraiment magnifique avec une pigmentation parfaite.

J'aime beaucoup ce genre de poisson.

La deuxième truite était en poste près de sa cache. Elle a pris ma nymphe en dérive inerte au premier passage. Une fois encore, heureusement que j’ai retiré mon onze qui avait pris le premier poisson pour mettre du treize centièmes, car je la retire trois fois de sa racine. Encore une qui est en pleine forme, ça fait drôlement plaisir !

Bien dodue la mère !

Certes, les fonds de la rivière se salissent de nouveau, mais l’eau est vraiment froide. Et ce n’est pas les températures matinales annoncées prochainement qui vont inverser la tendance, bien au contraire. Mais il est clair que la moindre goutte de pluie sera la bienvenue. Pour les effectifs de truites hors parcours no kill, de préférence après la fermeture…Un coup d’eau en fin de saison est une bénédiction pour les aficionados du congèlo.

Il est temps pour moi de vous souhaiter une très bonne dernière ligne droite et n’oubliez pas, chaque poisson peut-être le dernier, profitez au maximum !

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