Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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Mot-clé - La nymphe à vue

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samedi 18 août 2018

Clap de fin !

Il y a malheureusement une fin à tout. La reprise du boulot n'a jamais été aussi près. Des vacances où encore plus que les années précédentes, la priorité a été la famille. Les enfants grandissants, tout est prétexte à passer du temps ensemble.

La pêche dans tout ça, il y en a eu à petites doses. Mais une fois de plus, uniquement lorsque Thibaut voulait m'accompagner ou même ma petite fille. J'ai fait une seule et unique sortie en solo, mais j'avoue que je n'ai pas eu à le regretter. Bien au contraire !

Nous sommes partis en famille dans le 66 cette année. Pas de Corse pour diverses raisons à notre grand regret. Quoi qu'il en soit, nous avons découvert une autre magnifique région de notre beau pays. Nous étions basé vers Vernet-les Bains. Un lieu enchanteur avec des paysages de rêves. Cela devait être une semaine avec seulement une partie de pêche. Effectivement, j'avais contacté l'enfant du pays, Mr Christophe Idre. Nous nous sommes connus lors de mes années compétition. J'ai toujours un grand respect pour l'homme et une profonde admiration pour le pêcheur. Faut dire que Christophe nous mettait régulièrement des volées en compèt, donc difficile d'oublier ! Ce fut un immense plaisir que de revoir Christophe et son ami Olivier. Nous avons fait un petit coup du soir sur la Têt et Thibaut a ainsi pu découvrir la pêche à l'espagnole avec les explications de Christophe. J'ai passé un super moment en sa compagnie à l'écouter me raconter l'histoire de cette rivière où il pêche depuis tant d'années.

Thibaut à l'écoute du maître des lieux.

Voilà, et cela devait être tout pour le 66. Mais le hasard de nos visites nous a conduit vers un parc municipal très joli et ombragé. Un luxe durant cette période de canicule. Dans les eaux du petit plan d'eau se promenaient des carpes. Vous connaissez mon fils ! Il est devenu un peu tendu à la vision des poissons. Aucun panneaux pêche interdite...On demande à un employé du parc qui nous dit qu'on peut y aller...Il n'en fallait pas plus. Seul Thibaut prendra la canne pour assouvir son besoin de grosses bagarres ! Avec une 9 pieds soie de 5, c'était du sport.

La première prise au streamer olive.

La petite sœur se moque bien de ce que fait son grand frère.

La deuxième.

Et ce n'était pas tout. Nous étions à moins d'une heure de la mer et lors d'une sortie "plage" en famille, Thibaut a voulu tenté sa chance dans l'eau salée. Alors autant vous dire qu'on y connait absolument rien, mais bon, comme dirait le gosse : pas capot !

Effectivement, il a pu rajouter plusieurs espèces de poissons à son actif. Streamer en lançant ou encore nymphe en dandinant, il a eu de la réussite. Tout cela depuis la première digue de rochers que l'on a vu. Mon fils était sincèrement heureux !

Maquereau pris à vu dans une chasse !

Gobie à la nymphe devant sa cache.

Chinchard au streamer en lançant le plus loin possible dans la vague.

Pour ce dernier poisson, et quand j'ai vu la courbe de la canne, j'ai cru qu'il avait un thon ! A taille égale, nos truites sont vraiment misérables pour le combat. Il faut le voir une fois pour le croire !

Voilà pour la pêche durant nos vacances familiales. Un peu plus que prévu et bien sympa au final. Difficile de ne pas vous parler de cette journée aux Carlits. C'était un retour pour Lætitia et moi après une bonne vingtaine d'années. Toujours aussi beau. Les enfants qui eux ne connaissaient pas ont adoré. Thibaut a juste eu de la peine car lorsque l'on a traversé le barrage des Bouillouses, il a indiqué une truite à un pêcheur à la mouche qui ne la voyait pas pensant bien faire. Seulement, après avoir pris le poisson, le pêcheur l'a gardé. A aucun moment Thibaut n'a pensé à cette conclusion et du coup, il était un peu énervé...

Les lacs du Carlit !

Après cette semaine passée hors de nos bases, nous sommes rentrés à la maison. Autant vous dire de suite que j'ai très peu pêché. La rivière d'Ain était dans un état catastrophique. Seul le tout amont était acceptable avec des températures d'eau correctes. On a fait une ou deux sorties avec mon fils pour profiter un peu l'un de l'autre. Les truites n'étant pas du tout la priorité.

Thibaut sur le haut de la rivière.

Truite prise au GL-16

On en a même profité pour emmener Lilou au bord de l'eau. Ce coup-là, elle n'a rien pris, mais c'est elle qui relâchait les truites de son frère.

On voit la truite si vous regardez bien.

De mon côté, j'ai fait une seule sortie solo lors des mes congés estivaux. Un record pour moi, sans aucun doute. J'ai choisi une petite rivière francomtoise en tête de bassin. Pourquoi ? Parce que même en plein été, la température de l'eau reste très froide. 11 degrés lors ma sortie. Les truites qui vivent là-bas ne souffrent aucunement de la canicule. C'est donc sans appriori que je vais de temps en temps les embêter l'été.

A peine arrivé au bord de l'eau que j'ai vu une belle truite qui trainait là. Un petit lancer arbalète avec un gammare JFD au bout du fil et le tour était joué. Comment mieux débuter ?

Belle truite sauvage de la rivière.

En fait, je n'ai vu que des belles truites lors de cette journée. Et même des très belles. C'est assez rare pour le signaler, car c'est plus souvent le contraire ! La pêche par contre s'est résumée à de l'arbalète tant cette rivière est petite et encombrée. Peu ou pas de possibilités de faire autrement. Les photos peuvent être trompeuses, car j'ai essuyé beaucoup d'échecs. Malines les cocottes ! A noter tout de même quelques belles rencontres...

Poisson avec une force incroyable...

Poisson avec des couleurs fantastiques !

Et puis il y a eu la rencontre. Un poisson incroyable qui m'a fait un combat tout aussi fantastique. Normal dans une eau si froide. Un poisson bien en forme qui m'a interpellé. J'avais comme un doute. Je me suis mis à chercher dans mes archives le soir en rentrant et effectivement, ce poisson ne m'était pas inconnu. Une fois de plus, remettre son poisson à l'eau n'est pas une vaine action. Je suis heureux de réaliser que grâce à mon geste, ce poisson fabuleux a passé un hiver de plus sur les frayères.

Avant...

Après...Avec un bon 10 centimètres de plus.

J'espère le retrouver l'an prochain...

mercredi 18 juillet 2018

L'histoire d'un poisson merveilleux.

Cette histoire débute assez tôt en matinée vendredi dernier...

Depuis quelques jours, j'emmène ma grande fille tous les matins à la caserne des pompiers de Champagnole afin qu'elle y suive une formation. Ce fut donc le cas vendredi. Nous étions à la caserne autour des 7h15. Ayant quelques heures devant moi et comme parfois le matériel de pêche dans le coffre, j'ai voulu en profiter pour faire un parcours tout proche que je n'avais pas pratiqué depuis bien longtemps. La seule condition qui m'aurait empêché d'aller au bout de mon idée était de voir un parking trop rempli. Coup de chance, personne ! Le temps de passer le fil dans les anneaux et je pouvais me mettre en quête des zébrées sauvages. Le niveau de la rivière était extrêmement bas. Avant de faire quoi que ce soit, j'ai pris la température de l'eau. 16.5°c à cet endroit. Encore correct pour la pêche, mais déjà chaud malgré tout. Les jours qui arrivent seront cruciaux pour bon nombre de truites de la rivière d'Ain...C'est certain.

Quoi qu'il en soit, j'ai commencé à voir quelques truites assez vite. Les premiers postes pouvaient se pêcher qu'à l'arbalète. J'ai donc naturellement opté pour un gammare JFD. La reine des nymphes pour cette pratique. Parfois, lors d'une partie de pêche, tout tourne à l'envers, rien ne veut aller. Ce matin-là, j'ai eu l'impression contraire très rapidement. Le premier beau poisson actif repéré est passé trop vite devant moi. Il descendait la rivière. Pas eu le temps de tenter quoi que ce soit. J'ai quand même continué à le suivre du regard. Chose qui n'arrive quasiment jamais, il s'est retourné pour me revenir droit dessus. Il était même encore plus près de la berge. Si le facteur chance s'était arrêté là, il n'y aurait pas eu grand chose à dire finalement, mais non, cela a continué à me sourire. J'ai donc arbalèté mon gammare JFD devant la truite afin qu'il soit présent à son niveau et dans sa trajectoire. Pas de réaction du poisson, j'ai donc décidé d'animer ma bestiole. Dès le premier mouvement de la nymphe, la truite est venue dessus. Elle a légèrement changé de niveau en montant mais sans marquer d'arrêt à l'endroit où je pensais que ma nymphe évoluait. Je n'ai donc pas ferré. Erreur ! La truite a mis un coup de gueule sur le côté...Mais elle l'a en bouche ! Ferrage...Au bout ! Rhooo, ce poisson de raccroc ! J'ai tellement eu du retard dans mon ferrage que je pense sincèrement qu'elle s'est piquée toute seule. Je ne l'ai pas vu prendre, tout simplement.

La matinée ne pouvait pas mieux débuter. Quel beau poisson ! 

Enfin, je n'allais pas bouder non plus, d'autant plus que j'avais un combat à gérer. Et avec un poisson très puissant qui plus est. Vraiment pas mal de chance sur ce coup-là. Il en faut parfois. Après avoir remis mon poisson à l'eau, j'ai continué ma prospection. Je suis arrivé près d'un tout petit bief. Une truite tournait là. A l’œil, un poil plus petite que celle que je venais de prendre. Sur ce poisson, rien de spécial à raconter, il est venu prendre mon gammare comme s'il n'avait jamais rien vu. Presque trop simple, mais ça fait du bien de temps en temps. Et puis cela donnait encore plus de valeur à ma partie de pêche du jour car c'était un très joli poisson. En ces périodes d'étiage, faire pêche n'est jamais facile.

Poisson plus fin, mais bien en forme.

Le soleil était un peu plus haut dans le ciel, et je me suis souvenu qu'il y avait un radier sympa un peu plus en amont que je pratiquais beaucoup étant plus jeune à l'étiage. J'avais le souvenir de truites qui venaient en bordure de courant pour se nourrir. Et vous savez, chez les truites, les générations passent, mais les bons postes restent. Effectivement, mon radier était toujours là et comme par magie, j'ai de suite vu deux belles truites qui faisaient un circuit en bordure de la veine principale. Comme si après toutes ces années, rien n'avait changé. Elles étaient très visibles, encore plus avec le soleil qui montait très vite au fil des minutes qui passaient. J'ai pu me mettre en position sans rentrer dans l'eau tout en étant à l'aise pour fouetter. Les deux truites passaient devant moi par séquences à environ 10 mètres. Il me paraissait évident que le JFD n'était pas adapté pour ce coup-là. Peu d'eau et un courant quasiment nul très vite le long du radier. J'ai regardé mon accroche mouche, et allez savoir pourquoi, j'ai pris de ma main droite une énorme tête orange. J'avais ça ici car j'en avais monté quelques unes pour notre sortie à Veirières avec mon fils. Elle n'avait bien entendu par servie depuis. Pourquoi j'ai pris ça, je n'en sais encore rien aujourd'hui. Je l'ai senti, j'ai pensé qu'il fallait cette bestiole par rapport à la situation. Et pourtant, une sacrée bestiole, montée sur un TMC3769 en 8. Pas vraiment une nymphe d'étiage. Non plombée bien entendu. Tête orange en soie floss vernis et non avec une bille. Le reste en faisan. D'ailleurs, elle était bien malade, le faisan avait souffert des dents des grosses arc-en-ciel de Veirières.

Je me suis décidé à suivre le plus gros de deux poissons. Il fallait attendre la meilleure opportunité pour poser la nymphe sur son circuit. La meilleure lumière. Avec ces petites vaguelettes, j'estimais cette truite à un bon 45. Me suis bien planté ! Après deux petits tours sous les vagues, cette truite a remonté le radier dans la partie calme tout en cherchant sa pitance sur les galets du fond de la rivière. C'est à ce moment que j'ai décidé d'étendre ma soie afin de poser ma nymphe hameçon de 8 sur l'eau. Que cet instant qui est très court dure longtemps au final. Ce moment où l'on est en attente de l'immersion totale de la nymphe, où la truite se rapproche...Très légère animation, la truite a réagi de suite en accélérant en direction de mon imitation. Un arrêt du poisson suivi d'un ferrage appuyé grâce à un fil de pointe encore épais pour la saison ! Elle était à moi ! A la première tension du fil, la truite est retournée dans la veine centrale du radier. Tout est relatif avec ce niveau très bas, mais disons qu'elle a très bien utilisé le peu de courant qu'il y avait. Un vrai beau combat avec pas mal d'indécision. C'était vraiment sympa.

Quelle caboche !

Et que dire de la beauté de ce poisson merveilleux lorsque je l'ai vu glisser dans mon épuisette. Un présent de la rivière. Un trésor comme elle seule peut m'offrir. Ce poisson a tout pour lui. Après trois photos rapides dans l'eau, j'ai redonné à la rivière le cadeau qu'elle venait de me faire. Cette truite lui appartenait, comme toutes les autres. Comment peut-on tuer un tel poisson...Comment aujourd'hui, en 2018, lorsque l'on connait le taux de mortalité annuelle lié aux pollutions et au réchauffement, comment peut-on autoriser les pêcheurs à tuer ces poissons sauvages qui sont les derniers réprésentants de cette rivière d'Ain...Comment est-ce possible !?!?!?!

Collector la photo ! ;-)

lundi 2 juillet 2018

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dimanche 24 juin 2018

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vendredi 25 mai 2018

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vendredi 27 avril 2018

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Une nouvelle histoire...Bonne lecture.

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Un court billet pour vous informer de la mise en ligne d'un nouvel article de mon fils sur le blog du Team Hardy France. Cliquez sur le lien suivant, merci pour lui => Un début de saison compliqué.

samedi 14 avril 2018

David Chaignon dans le Jura pour un Seasons Hebdo.

A voir le 11 mai !dc.jpg

 

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mercredi 4 avril 2018

Romain Casiraghi.

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