Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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Mot-clé - Haute rivière d Ain

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mercredi 1 février 2023

Un mois de janvier coupé en deux !

Je ne sais pas si je m'y tiendrai à l'avenir, mais je souhaite faire un petit récapitulatif des conditions météo mois par mois.

Le mois de janvier s'est donc terminé hier avec une météo qui ressemblait à peu de chose près à celle des 14 derniers jours du mois. C'est à dire frais plus que réellement froid et surtout sec ! Effectivement, ici, dans la région de Champagnole, nous avons "subi" moins de 2mm d'intempérie ces 14 derniers jours. Un temps sec le plus souvent chargé dans le ciel sans que le soleil ne se montre et parfois même avec une bise bien désagréable. Frais, car finalement, mise à part un -10°c le 20 janvier, les gelés matinales étaient largement supportables. Il n'y a eu que deux journées complètes sans que le thermomètre ne s'élève au-dessus de 0. Un mois de janvier plutôt doux mais une fois de plus, c'est tout sauf surprenant. Moyenne des minimales à -0.1°c et moyenne des maximales à 6°c.

La rivière d'Ain un soir de cette fin janvier.

Janvier 2023 a donc eu deux vies puisque finalement chez nous, nous accumulons près de 170mm de précipitations. C'est un peu plus que la normale. On reste sur une bonne dynamique depuis septembre 2022 avec tous les mois, un bon cumul d'eau tombée (octobre 2022 étant légèrement plus faible que septembre, novembre et décembre). Depuis le 1er septembre, c'est 879 mm de pluie sur nos sols en cumulé ! Une bénédiction après ce printemps/été catastrophique. Malheureusement, et comme dit plus haut, rien ou presque depuis le 17 janvier. La tendance des prochains jours n'est guère réjouissante de ce côté là. Aucune pluie digne de ce nom annoncée.

En conséquence, la rivière d'Ain a retrouvé assez vite un niveau très bas. Les fonds sont magnifiques mais pour combien de temps...De plus, avec ces niveaux bas et une telle clarté, les harles s'en donnent à cœur joie en compagnie des cormorans. Cela a le don de me rendre fou furieux !

La rivière d'Ain ce 31 janvier.

jeudi 5 janvier 2023

Et bien soit, bon appétit !

J'ai appris suite à la lecture de l'ARP réglementant la pêche en eau douce dans le Jura qu'en 2023 le Black-Bass sera en no-kill dans tout le département. Je ne connais pas du tout ce poisson et encore moins ses effectifs sur notre territoire, mais de toutes évidences, c'est une bonne nouvelle pour les amateurs de ce poisson. Content pour vous.

Nos instances montrent là qu'il est possible d'interdire les prélèvements sur une espèce de poisson. Merci à elles. 

Par conséquent, dans le Jura, on stoppe les prélèvements pour tenter d'offrir une pêche de meilleure qualité sur une espèce allochtone réintroduite et dans le même temps, on continue d'autoriser les prélèvements sur une espèce sauvage autochtone en total danger : la truite. J'avoue être perdu. Je ne remets pas en cause la règlementation black-bass, bien entendu, mais je suis perdu malgré tout.

C'est sans doute la dernière fois que je parle de ce sujet ici. Je ne vais pas me faire mal au ventre plus que de raison non plus. Sur le linéaire de notre AAPPMA, nous avons fait ce qu'il faut depuis des années. Que les voisins assument leurs décisions puisqu'à travers celles-ci, ils estiment que les truites sont assez nombreuses pour en autoriser un prélèvement journalier. La situation me fait sourire car les parcours no-kill sont mis très souvent en avant à travers diverses communications, mais la vérité est tout autre. Les chiffres ne trompent pas et c'est assez flagrant. Sur ce que j'estime être le dernier bassin (Champagnole et son amont) où les densités de truites sauvages restent correctes (malgré une baisse impressionnante ces dernières années), la majorité des parcours donneront le droit de prélever 2 truites par jour et par pêcheur en 2023. Malgré un dernier été catastrophique et une prédation d'oiseaux piscivores omniprésente depuis octobre.

Je le fais court. La rivière d'Ain possède 4 affluents principaux sur la zone Sirod-Syam-Champagnole.

  • J'ai nommé la Saine, la Lemme, la Serpentine et l'Angillon. Soit plus de 70 kilomètres de rivière où il est possible de prélever. Aucun parcours no-kill.
  • Sur la rivière d'Ain en amont des pertes et jusqu'à la source c'est environ 7 kilomètres de parcours où il est possible de prélever. Aucun parcours no-kill.
  • Sur la rivière d'Ain en aval des pertes et jusqu'à la limite aval de Champagnole c'est environ 13 kilomètres de parcours où il est possible de prélever sur environ 57% du linéaire. 5.6 kilomètres en no-kill.

Sur la totalité de ce bassin, c'est seulement 6% du linéaire qui est en no-kill. C'est à dire rien ou presque quand on connait l'état des populations de truites sauvages.

De mon côté, et c'est pourquoi je vais arrêter de communiquer sur ce sujet, je suis sincèrement usé d'essayer de convaincre. Je vais même aller plus loin car en plus de passer pour un con en rabâchant la même chose depuis des lustres, je me prive depuis beaucoup trop d'années d'un plaisir simple. Je vais donc aller cette saison pêcher ces linéaires où je n'allais plus pour conserver quelques truites de temps à autres. Pourquoi diable continuer à aller acheter son poisson en pisciculture (qui est source de pollution pour la rivière) ou sur l'étalage du marché (avec des poissons donc la ressource n'est pas enviable à celle des truites sauvages) alors que finalement, d'après la grande majorité des décisionnaires, il reste assez de truites sauvages pour tout le monde.

dimanche 13 novembre 2022

Images d'archives.

Cela fait quelques années que je ne fais plus d'images de ce genre. Alors ne pensez surtout pas que je passe moins de temps à la rivière, c'est même sans doute le contraire. Mais force est de constater que la population de truites sauvages s'est effondrée. Il me serait impossible de refaire une telle vidéo aujourd'hui sauf en faisant les images dans une réserve...Et encore...

Les parcours jurassiens de la rivière d'Ain sont d'ors et déjà des souvenirs. Bien entendu, les pêcheurs expérimentés, ayant une connaissance parfaite de leurs parcours, continueront à prendre quelques truites ici ou là. Mais pour les débutants, les pêcheurs ayant un niveau moyen ou encore ceux qui seront de passage, cela sera très compliqué pour ne pas dire plus. Quand la densité baisse à ce point, le niveau technique est important pour ne pas manquer les rares occasions qui vont se présenter, mais c'est surtout la connaissance parfaite des secteurs qui a son importance car avant de penser à les prendre, il faut trouver les poissons !

Quoi qu'il en soit, je ne suis pas mécontent d'avoir fait quelques images dans le passé. Cela permet de se souvenir...

mercredi 2 novembre 2022

Photo aussi incroyable que la scène est dramatique.

Vous allez me dire que j'insiste sur le sujet et c'est sans doute un peu vrai, mais pas que. En fait, suite à mon dernier article où j'ai partagé un article de presse au sujet du Harle Bièvre, un fidèle lecteur de ce blog, pêcheur et passionné de photos animalières, m'a contacté. Il m'a proposé de me faire passer une photo réalisée par ses soins samedi dernier. Car comme souvent, une image vaut mille mots !

Ce cliché a été réalisé sur la haute rivière d'Ain à Champagnole (39-Jura). Entre la centrale de la base de la roche et le viaduc de la voie de chemin de fer. Cette image est aussi incroyable que le scène est dramatique. Je vous laisse la contempler tout en remerciant une nouvelle fois Claude Muller.

Scène de pêche sur la rivière d'Ain à Champagnole.

Pour un canard censé se nourrir que de petits poissons du genre vairons et autres chabots, il me semble reconnaitre une truite sauvage de belle taille dans le bec de ce mâle Harle. Une de plus qui n'aura pas le temps de se reproduire en passant.

La photo est grandiose, encore bravo Claude. Mais cette scène est dramatique lorsque l'on est conscient du cheptel restant en truite sauvage sur notre rivière comme toutes les autres qui subissent de plein fouet la prédation de ces oiseaux. À cette prédation, il faut bien entendu ajouter celle du grand cormoran qui reste malheureusement d'actualité.

Il est évident que nos têtes de bassins comme la rivière d'Ain à Champagnole/Sirod ne supporteront pas longtemps cette prédation JOURNALIÈRE. Les oiseaux, comme les pyrales après avoir mangé tous les buis, iront ailleurs une fois avoir pillés les populations de truites et d'ombres encore présentes chez nous.

Une truite est préparée dans ses gênes à la prédation du héron cendré ou du martin pêcheur pour les juvéniles car ces prédateurs font parti de la biodiversité locale depuis toujours. La truite est complètement désemparée face aux harles et aux cormorans. Elle ne sait pas s'en défendre et faire face à ces nageurs/pêcheurs exceptionnels. Ces oiseaux sont apparus il y a peu. Ils déséquilibrent totalement la faune piscicole autochtone. Malgré ce que pense leurs défenseurs, c'est une plaie béante pour la biodiversité locale. 

Quand une espèce végétale apparait pour nuire à des espèces locales, on utilise le terme "invasive" sans que cela pose problème. Je pense à la renouée du Japon par exemple. Quand c'est un insecte de type frelon asiatique et que tous les moyens sont bons pour le tuer, cela ne pose pas de problème également. Mais là, un oiseau que nos grands-pères n'ont jamais vu sur nos rivières et qui apparait du jour au lendemain en déséquilibrant toute une chaine, c'est un problème de vouloir agir sur les populations.

Nous sommes plusieurs à passer beaucoup de temps sur ces rivières où les dernières truites sauvages survivent. Personne ne pourra nous convaincre du contraire que ces oiseaux ont un impact très lourd sur les populations. C'est une catastrophe écologique. On laisse une espèce allochtone détruire une espèce autochtone. C'est démoralisant pour le bénévole que je suis. On peut faire ce que l'on veut pour protéger le cheptel, si les oiseaux sont là, c'est peine perdue.

Je souhaite terminer cet article avec les mots de Claude qui accompagnaient sa photo : Les harles sont arrivés à 5 (sur le plat de la Roche) et en quelques secondes cette capture. C'était impressionnant d’efficacité, je n'y croyais pas !

Faites le calcul...Seulement ces 5 oiseaux pêchant durant des mois sur la rivière...

dimanche 9 octobre 2022

Avancement des travaux du pont sur l'Ain.

Bien des pêcheurs se sont penchés au moins une fois sur ce pont pour tenter d'apercevoir une truite lors de leur passage dans la région. Cet ouvrage est coupé à la circulation depuis plus d'un mois maintenant. Il a d'abord eu une phase de consolidation sur sa base afin de pouvoir retirer le tablier du pont. Je vous avoue pour passer à côté tous les jours que ça fait mal au cœur de voir le pont comme ça.

La route doit être coupée jusqu'à la fin de l'année puis ouverte en circulation alternée. Il est prévu durant ce temps de réaliser une passerelle métallique pour le passage de la voie verte.

Il va falloir patienter encore pour de nouveau passer sur le pont et encore plus pour s'y pencher de nouveau à la recherche d'une belle zébrée...

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