Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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jeudi 6 janvier 2022

Enfin une année arrosée !

2021 restera comme l’année qui a (enfin) stoppé la boucle infernale de chaleur que nous vivions depuis 7 ans. 2018 et 2020 resteront les têtes d’affiche au niveau des records de températures et des périodes sèches.

Selon les anciennes normales de températures (1981-2010), 2021 serait quand même +0.30 degré en excédant sur la moyenne annuelle. Selon les nouvelles (1991-2020) -0.30 degré. Bref, une année conforme aux moyennes côté température, on y croyait plus.

Ce n’est pas le cas pour les précipitations car 2021 a surtout été bénéfique pour la rivière en termes de pluviométrie. Dans la région et sur l’année, nous sommes à près de 1900mm de pluie, soit 119% de la normale. Bien entendu, et on s’en souvient tous, nous avons vécu un mois de juillet bien mouillé (250% par rapport à la normale). 2021 est l’année la plus arrosée depuis 2001. Nos rivières, nos forêts et nos sols en avaient rudement besoin. Cela coupe avec ces terribles canicules couplées aux périodes sèches que l’on a subi les années précédentes. A noter pour les amateurs de chiffres que le trimestre mai-juin-juillet 2021 devient le plus arrosé depuis 1945 chez nous. Assez incroyable ! Finalement, on avait le droite de grogner un peu sur le fait qu’on ne pouvait pas pêcher vu l'exception de l'épisode.

2021 a terminé par d’autres records qui nous rappellent, s’il le fallait, que nous sommes dans une période de mutation climatique. Des températures printanières ont été relevées le 31 décembre sur les sommets jurassiens. 12 degrés relevé à 6h du matin sous un ciel clair par exemple. Il ne faut pas oublier non plus que l’on a eu plus de 21° le 24/02 et près de 25° le 31/03. C’est ponctuel certes, mais assez remarquable.

Que nous réserve 2022 ? Bien incapable de le dire même si on peut penser malheureusement que 2021 est un intrus dans la série…J’espère me tromper. Il faut souhaiter malgré tout que si canicule il y a, elle sera de courte durée. Que si une nouvelle période sans pluie nous tombe dessus cet été, qu’elle soit aussi courte que possible également. Croisons les doigts pour ces milieux aquatiques qui sont les premiers à souffrir lors de ces terribles épisodes.

Si vous souhaitez avoir plus de précisions sur ces évènements climatique, je vous invite à consulter le site de mon ami Pascal. C'est là que je me documente.

Je vous laisse avec quelques photos de la rivière prises cette année. Une saison où je ne l'ai pas vu souffrir et par conséquent, où je n'ai pas eu mal au ventre, ça fait du bien !

jeudi 9 décembre 2021

Faites-moi rêver messieurs !

La fédération départementale de pêche ardéchoise communique actuellement sur les différents réseaux. Le sujet en question est une mise en place exceptionnelle de réglementation pour 2022 visant à protéger ses truites sauvages. Sous l’impulsion des AAPPMA locales, des dizaines de kilomètres de linéaires sur différentes rivières vont passer en No Kill sur la truite fario.

Je vous mets la vidéo dédiée ci-dessous.

Vous le devinez aisément, je rêve de voir un jour une telle vidéo portée par notre fédération départementale du Jura annonçant la même réglementation sur l'ensemble de la rivière d’Ain. Rivière qui est pour moi comme pour beaucoup le dernier sanctuaire à poissons sauvages digne de ce nom de notre département.

Jusqu’à ce jour, malheureusement, cela paraissait impossible puisque vous l’aurez noté, c’est bien sous l’impulsion des AAPPMA locales que la fédération ardéchoise a pu mettre en place cette règlementation. Alors quelle est la situation chez nous ? Sur la rivière d’Ain jurassienne, il y a seulement 5 AAPPMA différentes. Voyons ensemble le détail.

•Sirod qui gère le linéaire le plus en amont et donc par définition le plus proche de la source. La politique là-bas semble différente puisque le seul petit linéaire de parcours no-kill a été effacé des cartes il y a peu. Triste et complètement illogique vis-à-vis de l’évolution des populations qui ne cessent de chuter ! Toujours pas compris pour ma part.

•Champagnole un peu plus en aval qui gère un très grand linéaire ainsi que des affluents. Certainement le parcours le plus varié et le plus poissonneux de la rivière d’Ain jurassienne. Un gros progrès a été fait ces dernières années avec un linéaire de plus de 4 kilomètres en no kill. Par contre, attention à la protection partielle. Forcément, elle oriente inévitablement les prélèvements sur des linéaires plus restreints. Ces parcours paient le prix cher pour le coup. C’est à prendre en compte absolument.

•Crotenay encore plus en aval. 100% du linéaire en no kill. La question est réglée.

•Ain - pays des lacs. Parcours allant de Pont-du-Navoy à Blye avec un linéaire supplémentaire en aval du barrage de Blye. Une partie protégée mais largement inférieure au besoin puisqu’on est là sur les linéaires aux plus faibles densités de la rivière. Avec en plus des situations ridicules comme ce court parcours entre pont et barrage à Pont-du-Navoy. Il est situé entre deux réserves. Chaque poisson qui sort d’un côté comme de l’autre peut être prélevé. Ce ne sont pas les pêcheurs qui squattent les jours d’ouverture au posé à deux cannes chacun qui s’en privent malheureusement. Ce parcours devrait être en no kill depuis bien longtemps.

•La gaule lédonienne qui possède un linéaire en aval de Blye où la truite sauvage est encore plus rare ! Parcours en no kill.

Pour celui qui connait un peu cette rivière sur tout son long, il est facile de comprendre qu’il n’y a plus les populations d’antan. Même plus du tout celles d’il y a seulement 10 ans ! Alors, donner le droit à chaque pêcheur de conserver 3 truites par jour sur la majorité des parcours est une aberration sans nom. Les effectifs s’appauvrissent et nous, on continu sans vergogne à taper dedans. C'est incompréhensible.

Cette situation est inacceptable. Alors oui, je le sais bien, c’est avant tout la mauvaise qualité de l’eau, son réchauffement et j’en passe qui sont les premières causes de la baisse des effectifs. Je le sais, vous le savez, on le sait tous. Comme on sait également que la production de comté va battre de nouveaux records en 2021 avec des sols déjà saturés, que les pollutions domestiques et industrielles sont toujours présentes. Cela aussi je le sais que trop bien. La situation ne s’améliore pas non, elle s’empire. Je le vis depuis plus de 30 ans en tant qu'acteur de terrain. À cela il faut ajouter des températures moyennes de l’eau toujours plus hautes. Et sur ce sujet, c’est encore bien plus complexe que les pollutions locales. Bref, il faut être réaliste et agir en conséquence. Ces points fondamentaux que sont les pollutions et le réchauffement ne s’amélioreront pas du tout à court ou moyen terme. C’est sûr et certain.

Du coup, il n’y a qu’un seul et unique levier à actionner pour le court terme. Pour tout de suite. Immédiatement. Protéger par l’arrêt des prélèvements cette souche de truites sauvages qui est présente sur des parcours de plus en plus rares. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Il y a assez de linéaires voir de rivières entières dans le département déjà mortes ou agonisantes pour mettre des surdensitaires afin de contenter les pêcheurs qui le souhaitent. Sincèrement, arrêtons de prélever là où il reste les dernières, cela devient vraiment insupportable. Ne faisons pas l'erreur de croire qu'on a du temps devant nous. Je me souviens de ce que je voyais en terme de truites autour de 2010, je sais ce que je vois aujourd'hui...En seulement 10 petites années. Je ne vous parle pas d'une autre époque, mais d'hier ! Protégeons ce qui peut l'être encore et vite !

Pour finir sur une note plus positive, je place beaucoup d’espoir sur les nouveaux bureaux d’AAPPMA qui ont vu le jour cet automne afin de prendre les bonnes décisions. Bureaux élus pour 5 ans. Des jeunes pêcheurs motivés, actifs et amoureux de cette rivière magique ont été élus. J’en suis le plus heureux.

-À Champagnole notamment avec un nombre important de jeunes pêcheurs motivés élus aux dernières élections. Je suis certain que leur discours fera bouger les choses rapidement car il est urgent d’agir sur le seul et unique levier que l’on possède pour le court et le moyen terme. De plus, Champagnole est le dernier linéaire avec une densité acceptable. Il est impensable de ne pas la protéger.

-À Sirod ensuite avec un changement de bureau et de présidence. Un président plus jeune, motivé et très actif sur la rivière. Sans parler de son attachement à ce parcours qu’il connait par cœur. C’est quand même primordial de savoir de quoi on parle en le vivant soi-même. Tous mes vœux de réussite !

-À Crotenay, bureau identique avec la même motivation et envie de protéger la souche sauvage.

-Pour l’aval de Pont-du-Navoy et le parcours public, des jeunes pêcheurs sont aussi entrés au bureau de l’AAPPMA Ain pays des lacs. Il y a du boulot mais je crois en eux ! Tous mes vœux de réussite également.

Je rêve que tout ce petit monde devienne enfin conscient que cette rivière d’Ain est le dernier sanctuaire à truites sauvages du département. Je rêve de voir cette population de truites qui diminue inexorablement enfin protégée dans sa totalité ! Alors messieurs, faites-moi rêver s’il vous plait. Merci.

Ce que devrait être la pêche de la truite sauvage sur la rivière d'Ain et seulement ça. Cette image résume tout. Merci Anthony

vendredi 5 novembre 2021

Fermer plus tard ? Ouais, bof...

Depuis pas mal d'années et ce dans la grande majorité des régions françaises, la fermeture de la pêche de la truite se fait au troisième dimanche de septembre. Quelques régions de montagne font les prolongations jusqu’à début octobre. Nous avons aussi connu cela par le passé dans le Jura avec une fermeture au premier dimanche d’octobre. Entre les deux, il y a la francosuisse avec sa fermeture au 30 septembre quelque soit le jour. Ces rappels en guise d'introduction à une réflexion personnelle.

Pour le Jura, c’est donc le troisième dimanche de septembre. Soit le 15 du mois au plus tôt (dans le cas où le 1er est un dimanche), ou le 21 du mois au plus tard. Selon les avis de chacun, cette date est une bonne chose ou pas. Une partie des pêcheurs la trouve trop précoce car ils aimeraient pêcher plus longtemps. De mon point de vue, c’est très bien ainsi au contraire. Je ne voudrais surtout pas que cela change. Je vais m’en expliquer dans les lignes qui vont suivre. À noter que je ne me permettrais pas d’extrapoler mon ressenti à toutes les régions de notre pays. Non, je me base sur mes observations effectuées sur la haute rivière d’Ain et uniquement de cela. Il est tout à fait possible que cela soit bien différent ailleurs. Mais chez nous, je me répète, c’est à mon avis parfait comme ça.

J’ai souhaité écrire ces quelques lignes car j’entends souvent autour de moi que la pêche de la truite ferme trop tôt. Que l’on pourrait profiter des belles journées d’automne avec des truites redevenues actives sans être préoccupées par la période de reproduction. C’est vrai, je ne peux pas aller contre ça. C'est tout à fait exact...En apparence. Il me semble que ces arguments ne sont là que pour défendre le plaisir du pêcheur. À aucun moment il n’est question des truites et en particulier de leur cycle biologique. Certes, durant le mois d'octobre, sur la rivière d’Ain, les truites ne se reproduisent pas. Je peux sans prendre de risque vous garantir que pour les individus aptes à se reproduire, cette pensée est forcément omniprésente. Les semaines d’Octobre sont primordiales afin que les poissons se refassent une santé en s'alimentant à leur guise sans être dérangés. Ce mois apporte les dernières éclosions massives et fait sortir les poissons parfois sur des durées de près de 5 heures. J’ai vu encore cette année des truites gober sans arrêt à s’en faire péter le bidon ! Bien entendu que ça donne envie d’aller chercher la canne mais pensons à la truite avant tout et à nos futures parties de pêche. Il faut que ces poissons arrivent en pleine forme le jour J. Je pense donc qu'il faille leur laisser quelques semaines sans pression de pêche avant cela. Ce n'est pas Novembre qui apportera les éclosions nécessaires. De plus,en Novembre, les truites ont déjà basculées en mode reproduction. Non, Octobre est le mois du renouveau.

Cette année 2021 où Juillet fut exceptionnel reste à part. Mais les truites depuis 2015 arrivent en septembre avec un état de forme plutôt médiocre. Les étés sont longs, chauds et secs. La nourriture est rare. Les éclosions quasiment absentes du fait d’un couvert d’algues sur les fonds. Le début de l’automne voit la température de l’eau redescendre. Avec un peu de chance, il y a un petit coup d’eau pour nettoyer les fonds. Ainsi, les truites ont de nouveau quelques semaines pour refaire le stock de graisse avant la grande période de reproduction qui est énergivore au possible. Novembre annonce les premiers rassemblements voir les remontées parfois sur de longues distances des cours d’eau et autres petits affluents. Décembre voit les premiers combats pour les emplacements et les partenaires. Sans oublier les efforts pour la construction du nid et la dépose des œufs. Toute cette période qui peut s’étaler sur plusieurs semaines entame considérablement les forces des truites. Il faut obligatoirement des poissons en pleine santé pour braver ces épreuves et surtout pour en ressortir indemne.

Alors il est vrai que dans certains pays la pêche se pratique sur les truites bien plus longtemps que chez nous et que la reproduction a lieu malgré tout. Certes, mais les conditions sont certainement bien différentes de chez nous dans le Jura. Je sais parfaitement ce qui se passe chez moi et laisser quelques semaines aux truites pour se nourrir paisiblement avant la période la plus importante de l’année pour elles et pour nous, ce n’est pas un grand sacrifice me semble-t-il.

Finalement, ici, le seul inconvénient de la fermeture est que les oiseaux piscivores sont libres de pêcher comme bon leur semble. Et ça, c’est terrible. Il faut donc absolument continuer à faire acte de présence pour au minimum les faire fuir de votre linéaire. C'est ce que je fais depuis mi-septembre par exemple avec 4 à 5 sorties hebdomadaire. Je peux vous affirmer qu’à chaque sortie, j’en vois ! Harles ou cormorans, parfois les deux ! Cette prédation est sous évaluée, c'est certain. Quand vous voyez 4 harles avec chacun un ombre de 15-20 centimètres dans le bec, ça fait mal au cœur. Surtout quand vous imaginez que ces oiseaux vont revenir tous les jours durant automne et hiver...Forcément qu'il manque un grand nombre de poissons au printemps ! Malheureusement, la rivière est désertée par les pêcheurs une fois la pêche fermée. Ce que j’arrive à comprendre bien que...Pas complètement. Bien entendu, nous n’habitons pas tous à côté et nous n’avons pas tous la même passion pour la rivière. Mais quand même.

Pour conclure, et comme dit au début de ce billet, cette fermeture au troisième dimanche de septembre me convient parfaitement car pour moi, elle respecte le cycle biologique des truites afin qu'elles puissent se reproduire dans les meilleurs conditions chez nous. C'est un avis de pêcheur et observateur passionné de nos truites sauvages jurassiennes.

Mon fils lors de la fermeture 2021.

jeudi 21 octobre 2021

8 mois de fermeture du pont à Pont-du-Navoy.

Voilà une nouvelle qui court depuis quelques semaines. Le pont situé sur la rivière d’Ain dans le village de Pont-Du-Navoy va être fermé à la circulation durant de long mois. Les travaux devraient débuter en octobre 2022 et sont annoncés jusqu’en Juin 2023. Huit mois !

Je ne suis pas là pour débattre du bien fondé de ces travaux même si j’ai mon avis. De ce que je sais, c’est pour que les véhicules se croisent mieux et aussi pour y faire passer la véloroute de façon sécurisée. Des travaux de grandes envergures dans tous les cas vu le délai de fermeture annoncé.

J'ai voulu écrire cet article pour de lancer une réflexion / discussion en guise d'alerte sur ce qui risque de se passer en pensant à la rivière et aux pêcheurs. Je sais bien que ce n'est pas la priorité pour beaucoup, mais comme le délai est suffisant avant le début des travaux, il y a peut-être moyen de travailler en bonne intelligence pour limiter les impacts nocifs à l'environnement. Effectivement, je n’imagine pas de tels travaux sans incidence sur le fonctionnement de la rivière. Peut-être que je me trompe, mais il vaut mieux prévenir que guérir. On l’a encore vu malheureusement en cette fin d’été avec les travaux sur le barrage juste en aval de ce même pont avec cette baisse de niveau artificielle en plein étiage. Cela était très mal venu pour la faune et ce, bien entendu,  avec l’accord de la DDT. Un bel exemple d'une non réflexion en amont car il y a eu des mortalité chez les invertébrés et les juvéniles. Une lente baisse du niveau étalée sur 4 ou 5 jours au lieu de quelques heures aurait peut-être permis, il me semble, d'éviter tout ça.

Alors cette fois-ci, plus d'erreurs s'il vous plait ! Si d’aventure, des coulées de sédiments trop importantes venaient avoir lieu durant le frai des truites juste en aval, cela pourrait éventuellement perturber la bonne marche de la reproduction. Je dis cela sans le savoir, simplement, je m’interroge car je ne voudrais pas être le témoin d'une catastrophe. Je souhaite juste qu’on ne se pose pas la question en décembre 2022 avec par exemple des niveaux très bas, des truites sur les frayères et une densité de sédiments dû aux travaux trop importante avec un écoulement difficile à cause d'un débit bien trop faible. Il sera alors trop tard. Certains vont trouver cela hors de propos, mais nos poissons sauvages ont déjà bien du mal à se reproduire sans que rien n’interfère qu’il est à mon avis important de veiller à toutes éventualités. Peut-être faudra t-il aussi réfléchir a évacuer dans la mesure du possible les poissons entre le pont et le barrage ? En tous les cas, et j’insiste, il sera important d'y penser avant sans avoir de regret après. Nous serons plusieurs à y veiller.

Si les travaux durent bien huit mois, soit jusqu’en juin 2023, il va aussi falloir réfléchir à la gestion des pêcheurs qui ont pour habitude de pêcher sur Pont-du-Navoy et les parcours avals. De mars à juin, est-ce-que les parcours avals seront praticables ? Niveaux d’eaux stables ou fluctuants avec de fortes baisses (de façon artificielle) durant les travaux ? Eau chargée en permanence ou pas ? Si par exemple la rivière est toute blanche/laiteuse car chargée de sédiments, il y a une possibilité que toute une population ou au moins une partie des pêcheurs se dirige sur les parcours amonts en augmentant la pression de pêche pour le coup. On peut aussi se poser la question sur les gênes que cela peut provoquer au moment de l’émergence des alevins (je pense notamment au niveau de l'eau si celui-ci est modifié pour les travaux).

Bref, de nombreuses questions dont je ne connais pas les réponses. Encore une fois, cet article n’est pas là pour tenter d’y répondre, mais je l’ai écrit plutôt dans le but d’alerter sur les potentielles nuisances que ces travaux pourront occasionner au cours d’eau et ses habitants. Peut-être que tout se passera pour le mieux et sera tant mieux. Mais on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas !

Dans un an, ce pont ne sera plus qu'un souvenir.

lundi 4 octobre 2021

La filière Comté récompensée !

Pour ses actions en faveur de l'environnement, la filière Comté vient d'être récompensée par WWF France et Greenpeace France à travers une étude indépendante publiée le 28 septembre. Rien que d'écrire ces mots, j'en ai le souffle coupé !

De toute évidence, cette étude s'est essentiellement appuyée sur le cahier des charges de la filière qui est certainement un des plus exigeant du monde agricole. De cela, je n'en doute pas. Mais il y a la théorie et la pratique ! Il me semble que là, il y a encore du chemin, un très long chemin !

Pour autant, le filière n'a pas attendu avant de mettre en avant ses nouveaux alliés ! On croit rêver...

Cela me désespère, sincèrement. Si vous souhaitez lire l'étude au complet, c'est ici => Etude Comté

Que font WWF et Greenpeace de ce qui se passe sur le terrain alors ?

Des fonds bien noirs suite aux épandages de printemps (Sirod)

Confluence Ain / Saine

Rivière d'Ain à Crotenay

La Loue.

Je pense que nous sommes nombreux nous pêcheurs à avoir au moins une fois fait des dons à ces deux organismes. Je pense également que nous allons être nombreux à ne plus en faire. Très déçu...

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