Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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dimanche 24 juin 2018

Vous la reconnaissez ?

Non ? Si, souvenez-vous ! Il y a quelques jours, j'ai fait un article qui avait pour thème les blessures de truites. J'avais deux interrogations. La provenance de ces blessures et la cicatrisation potentielle de celles-ci. Comme on est jamais mieux servi que par soi-même, j'ai de nouveau capturé cette truite que j'ai photographié. Bon, je lui ai aussi promis de ne plus l'embêter cette saison en la remettant à l'eau. Mais regardez bien :

Comparez avec la première photo, la plaie est cicatrisée.

Je n'ai pas de réponse affirmative sur la cause de cette blessure, mais je sais aussi aujourd'hui que ma truite s'en est sortie. Et ça m'a fait drôlement plaisir de voir ça. Sa plaie s'est très bien refermée et pourtant, elle était conséquente. Ce n'était pas évident en imaginant tous les poisons qui sont présents dans l'eau. Va falloir maintenant qu'elle se méfie un peu plus des nymphes quand même, je la trouve un peu tendre cette demoiselle.

Pour sa défense, j'étais ce jour-là en plein test d'une imitation sur laquelle je travaille depuis 2 ans. Cela fait quelques sorties où je m'oblige à pêcher uniquement avec en pensant avoir atteint le but que je m'étais fixé. Rien de révolutionnaire dans le montage et le choix des matériaux, bien au contraire. Mon cahier des charges était très simple. Je deviens de plus en plus fainéant à la pêche, changer de nymphe devient une corvée. Il me fallait une imitation passe-partout en apparence, taille et poids. Je suis bien conscient qu'un seule imitation ne peut faire face à toutes les situations rencontrées à la pêche, mais le but était de s'en rapprocher avec une rivière ayant des niveaux pour pêcher à vue. Et je crois avoir atteint l'objectif fixé. J'ai débuté mes recherches sur un profil d'hameçon, une référence, une taille unique, un poids unique. Puis sur les volumes, la teinte, etc...

Sur cette sortie de jeudi matin où j'ai pris ma rescapée, je tente 5 truites différentes en 2 petites heures, 4 sont venues prendre ma nymphe sans sourciller, une autre l'a refusé (ça m'a travaillé toute la nuit suivante d'ailleurs). Tout ça sur un parcours où la pression de pêche est très grande. C'est une satisfaction. Comme vendredi matin avant la grande bise où la seule truite tentée avec a pris également assez facilement mais là sur un parcours moins pêché.

L'important c'est que tous ces poissons ont été pris sur des profils de rivière différents. Radier, gravière, dans peu d'eau, etc... C'est ça qui est à noter, la polyvalence de la bestiole selon les coups pêchés. Si je peux passer l'été sans changer d'imitation, ça m'ira très bien. A suivre donc...

dimanche 17 juin 2018

N'ayons pas la mémoire courte...

Nous vivons un printemps compliqué pour la pêche, en tous les cas pour la pêche à la mouche. Les précipitations abondantes gonflent régulièrement la rivière d'Ain et ses affluents. Après tout, tant mieux. La nature peut ainsi se refaire une santé après des moments difficiles de basses eaux. D'ailleurs, l'état des nappes souterraines au 1er juin le démontre bien. Cela va mieux.

Est-ce-que nous sommes sortis d'affaire pour autant ? Rien n'est certain, d'où le titre de ce billet. Année 2016, c'est plutôt récent non ? Nous avions eu le même type de printemps avec 1210 mm de pluie sur les 6 premiers mois de l'année, soit un cumul excédentaire à la normale. Le 2ème cumul le plus élevé depuis 1945 d'ailleurs. Je vous donne ces chiffres par rapport à la région où je vis.

Rien qu'au mois de Juin 2016, des pluies tous les jours sauf le 04 et ce jusqu'au 21 juin. 155mm du 10 au 20 Juin, rien que ça ! Je dirais donc que les sols étaient encore plus saturés d'eau qu'aujourd'hui.

2016, souvenez-vous...La pêche avait été fermée par anticipation dans le département du Jura suite à une sécheresse très sévère ! Oui, car après le 21 Juin, nous sommes tombés sur trois mois chauds et secs. Si le mois de juillet n'a pas été exceptionnel, Août 2016 n'a vu que 4 jours de pluie. Et surtout, 10 jours à plus de 30°c. Quand on sait qu'il faisait encore plus de 32 degrés le 13 septembre 2016, on peut se rendre compte de l'état de la rivière après ce triste été pour elle.

Ce billet n'a rien de pessimiste hein, il n'y a aucune raison pour que l'été 2018 soit un bis répétita, mais que les choses soient claires, rien n'est fait à ce jour pour que la rivière passe sereinement les prochains mois.

Sources : Cartes nappes, données météo.

vendredi 8 juin 2018

Retour sur la pollution de l'Ain datant de 2010.

Je souhaitais faire un retour par le biais de ce billet sur la grosse mortalité datant de 2010 sur la haute rivière d'Ain et plus particulièrement sur le parcours public en aval de Pont-du-Navoy.

Pour mémoire, dès juillet 2010, les pêcheurs (les seules sentinelles des rivières finalement) avaient donné l'alerte suite à des observations de poissons mort sur la rivière d'Ain. Fin aôut, un arrêté avait été mis en place pour interdire la pêche du barrage de Blye à l'amont de station d'épuration de Montigny. Interdiction de pêche renouvellée pour toute la saison 2011.

A l'époque, on parlait de cyanobactéries et d'autres causes possibles. Mais beaucoup, dont les pêcheurs, pointaient du doigt la STEP de Montigny et sa gestion calamiteuse par Véolia, encore eux !

En novembre 2010, la fédération de pêche du Jura ainsi que les deux AAPPMA touchées décidèrent de porter plainte contre X. Novembre 2010, vous avez bien lu !

Le mardi 29 Mai 2018, soit presque 8 ans plus tard, le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier convoquait 4 prévénus sur cette affaire. (Source le Progrès du 30/05)

  • 1er prévenu : Jura Terroir. Les activités de l’entreprise de Pont-du-Navoy étaient marquées par des eaux usées très fortes en phosphore, à cause d’un outil de préconcentration de sérum.
  • Second prévenu : La communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura, propriétaire de la STEP de Montigny-sur-l’Ain. L’intercommunalité n’aurait pas anticipé l’augmentation d’activité du site.
  • Troisième prévenu : Véolia qui assure la gestion du site. Le géant de la gestion de l’eau aurait arrêté son traitement ferreux sur le site de Montigny-sur-l’Ain sans prévenir ses partenaires. 
  • Quatrième et dernier prévenu : le salarié de la station d’épuration. Cet homme, qui pilotait le site, avait un regard privilégié sur le niveau de production des boues, mais pas de maîtrise sur les eaux qui arrivaient la station.

Selon le ministère public, il y a un lien entre le rejet et la pollution. La forte teneur en phosphore a entraîné une prolifération de cyanobactéries dans la rivière d’Ain, qui ont eu un impact sur la santé physiologique des poissons. La forte mortalité de salmonidés dans ce secteur, constatée entre 2010 et 2011 par les pêcheurs, en serait la conséquence. Le parquet a poursuivi les quatre acteurs pour rejet de substance nuisible dans une rivière, infraction prévue au code de l’environnement. Des peines d’amende ont été requises, notamment 15 000 euros dont 10 000 euros avec sursis à l’encontre de l’intercommunalité et 20 000 euros d’amende pour Véolia. L’entreprise est désignée comme le premier responsable de cette pollution dont le préjudice dépasse les 200 000 euros, selon la fédération de pêche du Jura. Le tribunal correctionnel rendra son délibéré le mardi 3 juillet.

Voilà pour le retour "journalistique". Véolia et la communauté de communes sont une fois de plus bien impliquées. Le phosphore avait été désigné très tôt. Jura terroir (le chalet du comté à Pont-du-Navoy) avait déjà des autorisations au-delà des limites acceptables par la communauté de communes pour leur rejet. Et malgré cela, ils les ont encore dépassés. Cela a engendré des quantités de boue que Véolia ne pouvait plus gérer. Véolia a fini par ne plus traiter le phosphore !! Rien que ça ! Manque de bol, il restait des truites dans la rivière et quelques passionnés pour les voir crever !

Mais bordel, personne n'a de gosses ou une perpective d'avenir chez Véolia et/ou les politiques qui donnent des autorisations au-delà des limites sans connaitre les effets que cela va avoir sur la faune et la flore ? Sincèrement, je n'arrive pas à comprendre. C'est votre passion de tout foutre en l'air notre environnement proche ? Et dire que le département du Jura mise sur le côté nature, ses lacs et ses cascades pour le tourisme...Non mais sans rire...Vous vous fouttez du monde ?

C'est une destruction de rivière préméditée, tout simplement. Honte à vous messieurs !

mercredi 6 juin 2018

Exposition : Ain, rivière vivante.

Un court billet pour vous informer d'une exposition qui se tiendra jusqu'au 20 juin à la maison des cascades au lieu-dit Val Dessus à Ménétrux-en-Joux dans notre beau Jura.

Le thème vous parlera bien entendu, puisqu'il s'agit de l'Ain, rivière vivante, notre bien commun, aujourd'hui et demain.

Pour les horaires d'ouverture, c'est les mêmes que ceux de la maison des cascades, voir ici => Maison des cascades.

mercredi 30 mai 2018

Avis aux spécialistes, merci pour vos réponses.

Quand on me parle des problèmes de qualité d’eau, de mortalités et autres maux qui touchent nos rivières bien aimées, je réponds souvent à mes interlocuteurs que je suis qu’un simple pêcheur et que je ne fais que rapporter mes nombreuses observations. Étant à la rivière plusieurs fois par semaine toute l’année, c’est le minimum que je puisse faire. Par contre, il me manque parfois des explications à mes dires, qui plus est scientifiques si ce n’est celles des techniciens de notre fédération.

Ne pas avoir de réponse à de nombreuses questions est frustrant.  

J’ai une fois de plus une interrogation et je profite de la fréquentation de ce blog pour lancer un appel à des personnes compétentes dans le domaine pour éclaircir ma lanterne sur un point très précis.

Depuis environ trois ans, les pêcheurs trouvent régulièrement et ce tous les printemps des truites et des ombres mycosés sur la haute rivière d’Ain. C’est un fait. Parfois ces poissons sont morts mais d’autres sont encore en vie.

Ces derniers jours, j’ai capturé deux poissons avec des cicatrices sur le haut de la tête. Les photos sont à voir ci-dessous. Et bien évidemment, je me suis posé des questions. J’ai sincèrement envie de comprendre.

Est-ce qu’il est possible que ces deux truites soient d’anciens poissons touchés par les mycoses et qu’ils s’en soient sortis ?

Ces deux truites ont été prises alors qu’elles se nourrissaient. Elles étaient en pleine forme vu la façon dont elles se sont défendues.

Je ne vois pas ce que peuvent être ces cicatrices autrement. Donc si vous avez des idées, pour confirmer ou non mon avis, merci beaucoup de prendre le temps de laisser un commentaire à la suite de cet article pour m’en faire profiter ainsi que mes lecteurs.

Une seule plaie assez profonde et encore "saignante"

Plusieurs plaies à un stade différent si c'est la même chose.

dimanche 6 mai 2018

Thibaut a retrouvé ma truite !

Voilà une histoire de pêche vraiment peu commune. Le genre d'histoire que nous nous souviendrons, Thibaut et moi, jusqu'à la fin de nos jours.

Revenons à la saison de pêche 2014. Un jeune homme venant des Pyrénées me contacte pour une commande de mouches. Il vient à la maison et j'accroche assez vite avec lui. Il est là pour un long séjour axé nymphe à vue. Je n'ai plus de souvenirs bien précis, mais il se trouve que nous nous sommes croisés au bord de l'eau un ou deux jours après. Il en a profité pour me regarder pêcher un peu. J'étais ce jour-là sur une vaironnée. Quelques belles truites picoraient les vairons sur leur lieu de reproduction. J'avais bien du mal à les faire mordre d'ailleurs. A tel point que je me suis décidé à nouer un streamer au bout de ma pointe et de faire une première dérive inerte un peu comme en nymphe. Une truite a mis un coup de gueule sur le côté, j'ai ferré, elle était à moi. Cette truite que j'ai estimé à l'époque à 45cm avait comme particularité d'avoir des tâches et non des points sur les flancs. Elle était aussi très jaune et avait un léger bécard ce qui pouvait laissé penser que c'était un mâle. Nous étions avec mon compagnon du jour en admiration devant ce poisson. Il était reparti dans son élément sans aucun problème.

Lors de la saison 2015, et ce vers la fin du printemps, j'étais à la pêche avec Akira, mon ami japonais et mon fils. Le niveau était idéal pour une partie de nymphe à vue. Je me souviens que Thibaut avait réalisé un très joli coup de ligne devant les yeux admiratifs d'Akira. De mon côté, et après avoir pris en photo Thibaut en pleine action, je suis monté dans le radier en amont. Alors que j'étais encore sur la berge, j'ai repéré une très belle truite qui remontait le courant tout en piochant sur le fond. J'ai à peine mis un pied dans l'eau pour me décaler afin d'avoir une bonne fenêtre. Je pouvais tenter le poisson. A la première dérive de ma cuivre, elle s'est soulevée. Elle était à moi. Ce que je ne savais pas, c'est que ce poisson était le même que j'avais pris l'année d'avant au streamer. Elle était encore plus belle, plus longue. Et ces tâches irrégulières sur les flancs jaune, une merveille de la nature. Une fois de plus, elle est repartie au mieux.

Prendre le même poisson deux ans de suite, c'est déjà assez cocasse. Cette truite avait du prendre 5 centimètres environ. Je ne l'ai pas revu en 2016, ni en 2017. Je ne vous cache pas que j'étais certain qu'il lui était arrivé malheur. Nous avons eu beaucoup de mortalité sur la population de gros poissons ces deux années là, j'étais donc persuadé qu'elle faisait parti du lot.

Ce samedi, Thibaut s'est levé tôt. Il n'arrivait pas à dormir. Bref, il s'est vite branché à sa console pour faire une ou deux parties. J'étais à l'étau. Je lui ai dit une fois : si tu veux, je t'emmène où tu as envie à la rivière, il faut super beau. Pas de réaction, une autre partie de console. Sa mère, quelques minutes après moi, lui dit qu'il devrait profiter du beau temps. 9h30, Thibaut me dit, papa, je mets le waders et tu m'emmènes stp. Ben voilà !

Thibaut n'avait pas pris la canne depuis le tournage de Seasons. Je l'ai donc laissé à la rivière sur un parcours de son choix pour 2 petites heures. Je devais le récupérer à 12h car il avait un match de foot à l'extérieur. Je n'ai d'ailleurs pas pu aller le chercher car j'avais des clients à la maison. C'est donc sa maman qui y est allée. A peine la voiture devant la maison à leur retour que je suis sorti à leur rencontre. Sa maman me dit : il fallait y aller ce matin ! Et Thibaut d'enchaîner, j'ai fait une truite de 61cm papa !

Ho super ! Montres moi vite les photos que je vois ce poisson. Et là, de suite à la première vision, je regarde Thibaut et je lui dis : Thibaut, c'est ma truite bordel ! On s'est donc précipité tous les deux à mon atelier où j'ai un agrandissement encadré de ce poisson pris la deuxième fois en 2015. Thibaut a mis son téléphone à côté et nous avons comparé les points. Le doute n'était plus permis, ma truite était en fait toujours vivante, plus belle que jamais et c'est mon fils qui l'avait prise. Quelle histoire extraordinaire. Il y avait beaucoup de joie, car un tel poisson, ce n'est pas tous les jours, mais en plus avec un tel passif, c'est vraiment hors normes. Le bécard est encore plus prononcé, ce mâle a du transmettre ses gênes durant tous ces hivers. Et quels gênes. Il est passé entre les mortalités. Quel poisson, quel combattant.

Après l'émotion partagée, Thibaut m'a raconté sa prise. Il venait de casser une truite au ferrage de sa faute avec un mouvement beaucoup trop sec ! Sa pointe était donc neuve. Il avait une cuivre au bout. Il venait de voir dépasser dans le radier amont un museau. Il s'est donc déplacé pour être en face du poisson. Elle était là, au fond. Il a fait deux dérives avec la cuivre sans aucune réaction du poisson. Rien.

Il a donc décidé de nouer un gammare JFD-14. Il a fait poser sa nymphe trois bons mètres en amont du poisson, légère animation et là, la truite s'est bien soulevée pour prendre son imitation. Un joli combat s'en est suivi pour se terminer dans son épuisette. Thibaut n'est pas comme son père, il a son mètre lui. 61 centimètres, soit environ 11 de plus qu'en 2015. La truite est repartie comme une furie et nous espérons tous les deux la revoir avec une immense joie en 2019.

Aux personnes qui pensent que de relâcher un poisson est inutile, dites vous que si cette truite avait été prélevé en 2014, elle aurait frayée 4 hivers de moins...Et cela représente quelques truites au final, pas une seule !

2014, le papa - Estimée à 45cm.

2015, le papa - Estimée à 50cm.

2018, le fils - Mesurée à 61cm.

mardi 1 mai 2018

Les algues brunes et la mort sont de retour.

Les belles gravières blanches ont laissé place avec une vitesse foudroyante à un planché glissant composé d'algues brunes. Les fonds de la haute rivière d'Ain sont méconnaissables. Les premiers affluents que sont la Serpentine, la Saine et la Lemme sont également touchés. En particulier la Saine d'ailleurs dans un état lamentable. Tous les fonds sont brun foncé. Les galets ne respirent plus.

Tout cela est apparu vraiment très vite. Il y a encore 15 jours, lorsque j'ai participé au tournage TV pour Seasons, la rivière était magnifique. Les fonds superbes et je n'avais eu aucun signalement de poisson mort ou malade. Bref, le moral était au beau fixe. Et puis, il a fallut seulement quelques jours de soleil et de chaleur pour que les algues brunes envahissent d'heures en heures les fonds de la rivière d'Ain. C'est incroyable à la vitesse où cela évolue. On est passé d'une rivière splendide à un truc bien moche. Bien sûr, cela coïncide avec la fin des épandages. Oui, le comté est l’emblème de notre région mais à quel prix ? Combien de rivières vont subir l'envers du décor de la production laitière ? Toutes, certainement. La pêche et les pêcheurs ne font pas le poids contre cette économie et le monde agricole, c'est évident. Le seul espoir, et c'est certainement utopique de penser cela, c'est que les truites, au fil des générations, "s'habituent" à ce bouillon de substances et renforcent leurs défenses immunitaires naturelles. Bref, autant croire au père Noël...

La haute rivière d'Ain fin avril, y'a pas comme un soucis ? (merci Sébastien)

Comme les dernières années, c'est les gros poissons souvent au-delà des 45 centimètres qui trépassent en majorité. Rien que ce week-end, on m'a signalé de nombreux cas. Merci aux personnes qui m'ont fait passer les informations.

- 2 truites mycosées trouvées mortes sur Sirod (merci Andy).

- 3 poissons mycosés agonisants sur Crotenay amont (merci Guillaume).

- 1 truite morte (photo ci-dessous) de 54 cm trouvée sur l'aval de Crotenay (merci Bernard).

- 1 truite retirée de l'eau de 55 cm (photo ci-dessous) à Montigny (merci Gilles).

- 1 truite trouvée morte à Villard sur Ain (merci Gaël).

- J'ai moi-même vu une truite agonisante d'environ 50 cm mycosée sur Pont-du-Navoy.

C'est uniquement des signalements du WE. Je pense que c'est juste le début et que l'on va en voir pas mal dans les jours qui viennent malheureusement. J'ai plusieurs sentiments qui se mêlent au final entre dégout, désespoir, espoir, colère...

Oui, car j'ai malgré tout ça encore envie d'y croire. J'ai aussi vu des truites de l'année, de l'an passé et des poissons de 2 ans. Mais j'avoue que c'est bien triste de pêcher une rivière dans un tel état. On en vient à se poser des questions...Sans oublier que l'on est pêcheur.

Je sais très bien que par mes actions (Blog, Seasons, livre, etc...) je fais parti des acteurs pour la promotion du tourisme pêche sur la rivière d'Ain. J'ai toujours essayé d'être honnête vis à vis de mes lecteurs. Donner envie aux gens de venir dans notre région mais sans leur mentir. Oui, à ce jour, la population de truites sur la haute rivière d'Ain reste acceptable et d'un point de vue personnel, je pense que l'on peut continuer à pratiquer la pêche de loisir. Par contre, il devient inacceptable de continuer à prélever les truites adultes au vu des mortalités dans cette classe d'âge depuis 3 ans. J'évoquerai ce point au prochain C.A de fédération sans illusion malheureusement.

Dans le cas où vous pêchez pour remettre ensuite votre poisson à l'eau et au vu de la fragilité de certains individus, faites le de la meilleure des façons possibles. Décrochez votre poisson dans l'eau et relâchez-le vite sans le sortir de son élément tout en évitant des manipulations excessives. Si vous pêchez sans ardillon, on n'a pas besoin de toucher le poisson normalement. C'est le mieux pour lui.

A suivre...

samedi 14 avril 2018

David Chaignon dans le Jura pour un Seasons Hebdo.

A voir le 11 mai !dc.jpg

 

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vendredi 30 mars 2018

Lagune du village : 3ème audience.

La suite de cette procédure toujoues en cours...

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mercredi 21 mars 2018

La rivière d'Ain est en deuil.

Triste nouvelle...

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