Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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lundi 22 octobre 2018

Vidéo : automne 2018.

Comme tous les ans, dès que la fermeture de la truite est acquise, je troque ma canne à mouche pour mon reflex. Cette année, ce fut compliqué. Les conditions que vous connaissez tous ont fait que j'ai pris peu de plaisir. J'ai vu les truites souffrir, j'ai vu la rivière dans un sale état...Pour autant, j'ai passé de nombreuses heures à veiller la rivière et ses habitantes. Je ne peux me résoudre à faire autrement.

Très peu d'activité, encore moins d'éclosion...Ces truites sauvages, enfin le peu qui reste, m'étonneront sans cesse par leur capacité à survivre. Elles galèrent tout de même depuis des mois dans une eau souvent trop chaude, sans débit et dans un milieu très pauvre en nourriture.

Profitez de ces images qui ce veulent être un témoignage des potentielles dernières truites sauvages de la rivière d'Ain...

Cliquez sur HD et mettez tout ça en plein écran. Merci Fred pour la musique...

Automne 2018 sur la rivière d'Ain ou la survie des dernières truites sauvages. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

vendredi 19 octobre 2018

Les truites n'ont plus de nourriture.

Je le vois depuis des semaines, mais l'image que j'ai fait cet après-midi le démontre mieux que mille mots. Les truites qui résistent, celles qui ont encore un peu d'eau au-dessus de la tête ont un autre très gros problème. La nourriture. Presque totalement absente, j'ai rarement vu ça. Jamais je pense à telle époque.

Dans la séquence filmée qui va suivre, c'est un poisson sauvage adulte qui est l'acteur principal. Pas une truite de cirque hein. Un poisson sauvage qui peut vous rendre dingue lors d'une belle éclosion pour prendre un malin plaisir à éviter vos plus belles imitations. Là, elle effectuait de très long circuits et ne trouvait sur son chemin que des feuilles mortes indigestes qu'elle tentait malgré tout d'avaler...Triste...

dimanche 30 septembre 2018

Des nouvelles de la haute rivière d'Ain.

Si la saison "pêche" en première catégorie est terminée, celle des images non. Depuis le troisième dimanche de septembre, je me promène toujours autant sur les berges de ma rivière préférée. A croire que j'aime me faire du mal. Voilà plus de trente ans que je la vois décliner. En ce début d'automne, c'est le pompon. Et pourtant, en orientant bien son objectif, on pourrait faire croire le contraire et que tout ne va pas si mal.

Photo prise la semaine dernière.

Détrompez-vous. Je n'ai pas le souvenir d'avoir vu cette rivière dans un tel état. Il faut dire, et ce n'est pas fini, qu'elle vit un calvaire qui dure depuis plus de 4 mois ! Effectivement, l'année 2018 est même devant 2003 en terme de pluviométrie. 289mm pour 2003 pour 205mm de précipitations cette année depuis le 1er juin. Cela plante le décor non ?!?! Septembre est là pour enfoncer le clou avec un triste record. 15 jours à plus de 25°C ce mois-ci ! 

Et les truites dans tout ça ? De mes observations, et sur les parcours où je vais le plus souvent, la génération 2018 est totalement absente. Le frai de cette année a complètement capoté. Une marche de plus dans le déclin des populations sauvages. Dans la case "optimiste", on peut voir une population acceptable de poisson qui auront deux ans en début d'année par contre. J'ai même pu voir quelques ombrets du même âge. Il faut maintenant qu'ils passent tous entre les becs des grands cormorans et des harles bièvres présents en nombre sur la rivière.

Pour les adultes, c'est un peu "la guerre de la bouffe" comme me l'a signalé un ami. Oui, c'est ça. Vous savez à quel point je suis passionné d'images. Du coup, je passe de nombreuses heures à la rivière pour regarder les différents comportements de truites. Et le constat est sans équivoque. Il n'y a pas de bouffe ! J'ai un exemple à vous donner. Cela fait 10 jours que je "veille" une truite d'environ 40 centimètres. Je la vois à chaque sortie. A chaque fois, elle est collée à la surface à scruter tout ce qui passe. Ce poisson vient tout guetter, des débris de feuille, de bois...Elle refuse presque tout, dépense une grande énergie et de rares fois tombe sur un insecte. Elle doit gober 30 fois/l'heure. Alors que si les éclosions étaient conséquentes, elle se gaverait comme jamais. 

Je vous présente ma meilleure amie du moment.

Vous aurez remarqué le joli tapis vert qui recouvre le fond de la rivière. Magnifique n'est-ce-pas ? Les truites qui font le choix de manger au fond ne peuvent rester en poste puisque presque rien ne dérive. Elles font des circuits immenses pour trouver leur nourriture. Et le plus souvent, elles chassent les autres poissons. C'est très dangereux car cette une époque de l'année où elles devraient se gaver afin d'être fortes pour la période de reproduction.

C'est dans ce contexte que notre AAPPMA a refusé qu'une pêche électrique se fasse. Elle devait être réalisée sur l'aval de notre linéaire par l'AFB du Jura vendredi dernier. J'ai bien compris vu l'accueil reçu au téléphone par le responsable que notre décision n'était pas le bienvenue. C'est un choix que nous avons fait et nous l'assumons. Nous pensons que les truites ont besoin de tout sauf d'un coup d'arc électrique et de manipulations à l'air libre. Pour rappel, nous avons demandé à nos pêcheurs de ne pas pratiquer cet été afin d'éviter tout stress supplémentaire aux poissons dans de telles conditions.

Le secteur qui devait être pêché. Plus de cailloux que d'eau !

Plus de débit et un fond aujourd'hui complètement colmaté.

Le débit de la rivière d'Ain est de 800 litres/seconde. Les truites souffrent depuis des semaines. Et puis, au final, si c'est pour compter la misère qui reste sur ce bout de rivière, autant s'abstenir. De plus, ces résultats de pêche qui se fait depuis des années n'ont pas été mis en avant par l'AFB lors du procès de la lagune du village dont le rejet se situe juste en amont. C'était l'occasion rêvée non ? Sans compter que notre AAPPMA n'a jamais eu communication des résultats au fil des années et donc l'évolution des populations. 

Il y a, je pense, de nombreuses autres actions à mener avant de compter le reliquat des survivantes dans de telles conditions.

A suivre...

lundi 24 septembre 2018

Pêcheur de rivière

Je remets en ligne cet article écrit en 2011. Plus les années passent et plus mon sentiment s'intensifie. Je croise de plus en plus de consommateurs qui vont et viennent...Bref, bonne lecture si vous découvrez cet article.

 

Pour ceux qui suivent ce blog, vous le savez maintenant, ma rivière de cœur est et restera à jamais la rivière d'Ain dans sa partie amont. C'est ainsi qu'on lui donne le nom de Haute rivière d'Ain.

La belle.

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Si je devais avoir un souhait, cela serait celui d'être identifié à cette rivière que j'aime tant. J'ai toujours eu et j'ai encore une grande admiration et un profond respect pour tous ces personnages qui ont réussi de façon volontaire ou non à associer leur nom à une rivière. J'ai d’ailleurs eu la chance de rencontrer durant ces dernières années des hommes qui ont cette caractéristique. Pour moi, c'est quelque chose qui passe avant la technicité du pêcheur lui-même et ses prouesses face aux poissons. J'ai adoré ma rencontre avec Fabrice Bergues, quand les gens parlent de lui, ils pensent de suite au Gave d'Oloron, cela parait une évidence. Dans le même cas, des pêcheurs comme Daniel Rojon, Toni Ieropoli, Anthony Muracciole, Christian Triboulet sont des gens à qui on associe forcément une rivière ou une île dans le cas d'Anthony. Personne ne parle de Daniel sans évoquer la basse rivière d'Ain, le Doubs que défends avec vigueur Christian comme l'Albarine pour Tony. Anthony est LE pêcheur de l'île de beauté. Je pense aussi à Jean-Michel Radix que j'ai la chance également de connaitre. A lui tout seul, il est la définition du pêcheur de rivière comme je l'entends. Cette saison, il a pris la canne à mouche une seule et unique fois pour pêcher aux masters Pêches Sportives à la fin septembre. Il n'a pas souhaité pêcher le Doubs après ce qu'il avait subit, mais surtout, il ne se voyait pas pêcher ailleurs ! Sa rivière, c'est le Doubs. J'adore cet homme et son amour pour le Doubs, c'est extraordinaire et en parfait accord avec ce que je ressens pour ma rivière.

La Haute avec ses gravières de rêves qu'il faut préserver

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Je suis né à quelques centaines de mètres de la haute rivière d'Ain, et je ne m'en suis jamais éloigné depuis. A mes débuts de pêcheur, je ne me doutais pas que j'allais avoir cette "relation" si particulière avec cette rivière. Elle s'est crée au fil du temps, dans les meilleurs moments comme dans les pires. Depuis toutes ces années, je pense la connaitre de A à Z.

L’Automne, c'est là qu'elle est la plus belle.

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Il ne se passe pas un jour où je ne la vois pas de mes yeux. La haute rivière d'Ain est encore une belle rivière (pour combien de temps ??) mais si je souhaitais faire plus de poissons ou des plus gros, il me serait facile d'aller ailleurs comme sur les zones de barrages de la basse rivière d'Ain voisine. Et pourtant, à part une ou deux fois dans l'année pour aller voir un copain, je ne le fais pas. Cela vient simplement du fait que je ne ressens rien ou pas grand chose hors de mes bases, ailleurs que sur ma rivière. J'ai vu des rivières et des paysages bien plus beaux que la plaine de l'Ain dans mon Jura, mais sans mes racines, sans mon attachement à ce cours d'eau, je prends beaucoup moins de plaisir à la pêche...

L'hiver, la saison où elle est la plus claire.

L'Ain

La haute rivière d'Ain s'est faite connaitre à travers des personnages comme Aimé Devaux  et André Terrier. D'ailleurs, on retrouve encore le nom de la ville de Champagnole dans le logo des mouches Devaux alors qu'il n'y a plus rien là-bas. Il faut savoir aussi que les cendres de Norbert Morillas ont été déversé sur une gravière de cette rivière si chère à mon cœur. Tant de bons pêcheurs, tant de mouches crées sur cette rivière...

Même virage que la 1ère photo mais en été.

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J’essaie de transmettre cet amour que j'ai de la haute rivière d'Ain à mon entourage, que cela soit à mon fils ou aux copains du club. On voit de plus en plus de pêcheurs de poissons, des consommateurs, sans repère ni racine. Des pêcheurs qui suivent les modes, qui vont de plus en plus à l'étranger sans toujours trouver mieux que chez nous. Des pêcheurs qui sont sur un cours d'eau quand les gammares bougent, qui vont sur une autre rivière quand les mouches de mai sortent et qui bougent encore et encore lors de la même saison pour diverses raisons dans un seul but, prendre plus de poisson et des plus gros. Je ne critique pas, chacun fait bien ce qu'il veut, mais je souhaite que les gens que j'aime deviennent des pêcheurs de rivières, pour qu'ils puissent à leur tour créer une relation forte et passionnée avec la Haute rivière d'Ain, pour qu'ils puissent continuer à la défendre contre vents et marées. C'est uniquement avec un amour profond pour sa rivière que l'on peut donner de son temps pour la défendre, autrement, c'est impossible et c'est facilement compréhensible.

J'espère que cette rivière me fera rêver encore de longues années et qu'elles fera rêver beaucoup d'autres pêcheurs après moi.

mercredi 5 septembre 2018

Qui s'amuse avec la rivière d'Ain ?

Un désastre...un de plus !

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lundi 3 septembre 2018

Des mouches appartenant à Aimé Devaux.

Quel cadeau !

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samedi 11 août 2018

Message à l'attention des pêcheurs de la haute rivière d'Ain.

Voici un message que je voulais faire passer après avoir parcouru le secteur de notre AAPPMA aujourd'hui.

lundi 2 juillet 2018

Entre chaud et froid...

Nouvelles sorties...

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dimanche 24 juin 2018

Vous la reconnaissez ?

La revoilà !

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dimanche 17 juin 2018

N'ayons pas la mémoire courte...

Rappel...

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