Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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dimanche 14 avril 2019

La rivière d'Ain pas épargnée par les algues brunes.

C'est un peu la tradition maintenant...Comme un jour férié ou une date anniversaire...Mais en beaucoup moins joyeux pour le coup. Les algues brunes sont de retour sur la rivière d'Ain. Les épandages de lisier ayant débutés il y a quelques semaines un peu partout dans le département, la fonte du dernier manteau neigeux nous a offert sa dose de lisier pour l'année. La rivière d'Ain était encore magnifique il y a moins d'une semaine. Des fonds vraiment nickel. Comme d'ailleurs à chaque fois à la sortie de l'hiver. Avec donc la dernière fonte massive de neige, la rivière est montée, elle s'est chargée de cette eau glaciale venue du haut Jura et du plateau de Nozeroy. Mais attention, elle n'était pas seule cette neige fondue...En quelques jours, cela a fait son petit effet sur le fond de la rivière...Les gravières sont passées d'une couleur blanche/sable immaculé à marron/noire gluant. Incroyable cette efficacité dans la crasse et le poison !

Avant le coup d'eau, un fond de rivière comme il devrait être tout le temps !

C'était beau non ?

A partir de vendredi dernier, la transformation...radicale !

Mais pas surpris puisque c'est tous les ans. Puisque rien n'est fait pour que ça change. Bien au contraire, l'intensité augmente d'années en années. Maintenant, il suffit d'attendre les conséquences...Ha ben justement, dès le lendemain, soit samedi matin 11heures, j'ai filmé ma première truite mycosée sur Pont-du-Navoy. Quelle coïncidence non ??? Dingue quand même ! Moi, ça me rends fou furieux, j'ai le ventre qui se tord dans tous les sens bordel. Mais que font nos instances ? Celles de la pêche, des services de l'état, nos élus ??? Ho, on ne va pas laisser faire ça encore des lustres non ? En fait, vous attendez peinard que tout crève et comme ça, plus personne ne vous embêtera, c'est ça ? Mais il n'y a pas d'agriculteurs qui soient aussi amoureux de nos rivières et qui se rendent compte du massacre ? Ce n'est pas possible de laisser perdurer une telle situation...Il doit y avoir forcément des solutions pour faire autrement non ?

Pensez à mettre en HD pour apprécier ce triste spectacle.

Le constat de tout ça, c'est quoi dans le département du Jura ?

  • Échec total sur les pollutions domestiques avec des défaites récurrentes dans les tribunaux et une incapacité évidente à faire entendre raison aux instances dirigeantes.
  • Échec total sur les pollutions agricoles avec des poussées d'algues brunes de plus en plus virulentes tous les ans.
  • Chouette, zéro pointé sur toute la ligne. Il y en a qui doivent trouver le temps long durant leur journée de travail avec de tels résultats.

Par contre, on sait nous dire encore avec un sourire en coin que le No Kill ne sert à rien...On nous prends toujours pour des barjots nous qui nous battons pour que cela soit obligatoire sur toute la rivière d'Ain...On nous accuse même ici et là de créer des clivages entre pêcheurs à force d'être comme ça. Ben voyons, c'est qui les barjots dans cette histoire vous croyez ? Ceux qui pensent cela ou ceux qui prélèvent toujours dans cette ressource à la limite de l'extinction ? Il n'y a que ce paramètre sur lequel on peut influer aujourd'hui, tous les autres sont des échecs à répétitions, pire, ces nuisances augmentent et ne cesseront pas demain, on le sait tous ! Alors ce n'est pas compliqué, actionnez le seul bouton qui peut l'être ! Et vite !

mardi 26 mars 2019

L'histoire d'une truite (43)

Que d’eau en ce début de saison, quel plaisir de voir la rivière pleine de vie. Un réel contraste avec cet été puis cet automne où elle était quasiment sans courant, sans mouvement. Triste et muette. Là, depuis début mars, c’est tout le contraire. Des niveaux d’eau importants, un débit soutenu et bruyant, une rivière qui fait plaisir à voir.

Côté pêche, c'est beaucoup moins simple. Si Thibaut s’est lui adapté très facilement à ces fluctuations de débits avec différentes techniques de pêche en prenant du poisson à chaque sortie, pour ma part, j’ai pris mon mal en patience en attendant que la nymphe à vue soit praticable. C’est un choix tout à fait volontaire. Seule la vision du poisson prenant mon imitation me donne du plaisir depuis maintenant quelques années. Mais comme le dit si bien le proverbe, tout vient à point à qui sait attendre. Et puis en attendant, je me régale des anecdotes de mon fils, c'est tout aussi plaisant que de pêcher.

Mais même pour la pêche à vue, Thibaut m’a devancé cette année. Avec ses horaires d’étudiant, il a pas mal de temps de libre en semaine ce qui lui a permis de prendre ses deux premières truites en nymphe à vue avant même que j’aille trainer mes guêtres sur les berges de la rivière avec ma canne à mouche. Qu’à cela ne tienne, c’était mon tour cette fois. Une journée que j’avais déjà imaginé dans ma tête depuis quelques nuits. Tous les matins, je voyais les courbes de niveaux baisser et mes simulations à plusieurs jours me donnaient un niveau limite mais jouable pour espérer voir quelques poissons. Même après toutes ces années de pratique, même après ces trois dernières saisons où l'Ain a énormément souffert, j’ai toujours cette envie de retrouver la rivière et ses dernières truites avec ma canne à mouche. Une envie des plus tenaces !

Au mois de Mars, peu importe finalement le matériel et la technique, ce qui compte le plus, de mon point de vue, c’est la parfaite connaissance de la rivière que l'on pêche et le fait d’être capable d’anticiper les comportements des poissons selon les conditions du moment en sachant que ceux-ci restent très spécifiques avec ces eaux très froides. Si j’ai fais le choix de pêcher à 95% de mon temps le même cours d’eau, d’y passer également un maximum de temps lors de la fermeture, c’est pour plusieurs raisons comme celle d’être d’une grande précision dans mes décisions lors de ces périodes compliquées. Le choix des berges à prospecter selon les horaires fera toute la différence, loin, très loin devant votre choix de mouche ou de diamètre de fil ou encore de puissance de canne. Une truite à cette époque sort peu de temps durant la journée et elle est active encore moins que ça. Il faut prendre les bonnes décisions au bon moment. C’est primordial pour avoir un minimum de réussite. Après plus de 33 ans à pratiquer la rivière d’Ain, à la chérir, à l'observer à toutes saisons et à toutes heures de la journée, j’ai, je pense, ce petit plus sous ma casquette. Je tente de m’en servir pour le mieux, bien évidemment.

Pour ma première journée de pêche, j’étais certain de trouver du poisson avant même d’être arrivé sur les lieux. Cela peut vous paraitre prétentieux, mais c’est la stricte vérité. Après, prendre ces poissons vus est une autre paire de manche qui plus est avec les années qui passent. Je me pose toujours quelques questions en début de saison surtout par rapport à ma vue. Je me rends bien compte que les yeux de mon fils sont bien plus performants, que les miens fatiguent saisons après saisons. Et puis est-ce que je vais conserver cette réussite au ferrage qui a toujours été mon point fort. L’an passé, j’ai eu l’impression de baisser un peu avec quelques loupés grossiers, ce qui ne m’arrivait quasiment jamais. Est-ce que cela allait empirer cette année ? Il fallait que j’ai des prémices de réponses assez vite.

Ce jour-là, le débit de la rivière était encore élevé mais surtout, la clarté de l’eau laissait à désirer. La rivière avait une couleur laiteuse dès que la profondeur se faisait sentir. Certainement une présence d’eau de neige.  Mais la bordure était lisible. On pouvait voir assez bien jusqu’à 1.20m environ. Largement suffisant pour capter les zébrures d’une belle en maraude. J’ai débuté ma partie de pêche assez tôt vers 7h15. Le soleil était encore planqué et ma tenue légère me le rappelait à chaque seconde d'autant plus qu'il a fallu gratter le pare-brise de la voiture pour partir. Hostile le Jura ! Comme je m’en doutais, très peu de poissons dehors. Il faut dire que les trois derniers étés en ont laissé sur le flanc et pas qu'un peu malheureusement. Malgré cela, comme prévu, comme un plan qui se déroule sans accroc, j’ai vu mes deux premières truites aux postes habituels par ces niveaux à cette époque. Pour la première, j’étais limite en arbalète et trop à découvert pour tenter un rouler. Le poisson m’aurait capté de suite, c’est certain. J’ai donc tenté une arbalète sans trop y croire. Le poisson a bien vu le gammare dériver, mais justement, cette dérive était tout sauf naturelle car en bout de course, et même sur un poisson qui n’avait rien vu depuis l’ouverture, il n’y avait pas d’autre alternative que le refus. Cela reste des truites de la rivière d’Ain, elles ont de la mémoire ! Je vous dis cela car j’en ai parlé avec un client (qui se reconnaitra ;-) ) qui est passé ce week-end à la maison prendre ses mouches. Il revenait de 15 mois en Nouvelle-Zélande où il a fait des pêches fantastiques. Il était venu découvrir la rivière d’Ain et ses truites. Le challenge n’était pas simple et son retour tout à fait réaliste sur la difficulté de ces zébrées. Les truites de l’Ain restent de farouches adversaires qui se méritent. Hormis quelques jours dans l'année où tout va bien, où les poissons semblent coopératifs, ces truites demandent au pêcheur d'être complet pour pouvoir les leurrer. C'est d'autant plus gratifiant lorsque l'on réussi ce challenge.

Pour le deuxième poisson vu de la matinée, la simple vision des 20 centimètres de mon bout de scion a suffit pour le faire fuir ! Ce n’est plus de la mémoire là, c’est un truc de fou. Le soleil était bien monté dans le ciel pour mon plus grand bonheur. Il était temps de reprendre la voiture pour aller sur une autre berge. Je vous le dis sincèrement, j’ai horreur de faire ça, reprendre la voiture…Une fois posé, je reste en général au même endroit. Mais là, au tout début de l'année, c’est compliqué car il faut suivre le soleil heure par heure, c’est la clé du succès. J’arrive donc sur une nouvelle berge. Pointe de 3 mètres en 14°, gammare JFD -14 noué au bout. Toujours entre le pouce et l’index de la main gauche le gammare, près à être propulsé à la moindre vision d’une truite en bordure. C’est ma nymphe de base pour les prospections depuis la berge. C’est une imitation qui pêche vite et bien. Une valeur sûre. Sur cette berge, j’avais 3 endroits différents où je pensais voir au moins une truite. Le premier ? Rien, aucun poisson (et pourtant je suis resté longtemps à attendre). Le deuxième, une truite de 30-35 qui est partie de suite. Je ne sais pas encore pourquoi. C’est truites sont déroutantes parfois, je ne pense pas avoir fait d'erreur dans mon approche. Les réponses aux questions ne viennent pas. Le troisième endroit ? Haaaa, le troisième endroit !

Pas mécontent de voir le soleil pointer le bout du nez !

C’est un endroit où la profondeur de l'eau est de 70-80 centimètres à la berge pour aller jusqu’à presque 1.50m au plus profond. Avec les niveaux du jour où j’ai pêché bien entendu. Il y a près du bord vers une trouée un très gros chêne. Idéal pour coller son épaule contre le tronc massif de l’arbre et rester là à observer. Oui, je voulais rester, car c’est souvent que je ne vois rien en arrivant sur poste, mais qu’en regardant de partout, je finis par apercevoir un poisson en maraude. Souvent, la truite passe sous les saules qui garnissent la berge et je la vois se nourrir au fond. J’ai en souvent pris de cette façon à l’arbalète, presque dans mes pieds. 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes, toujours rien. Mon moral n’était pas atteint. Je vois tous les débuts de saison à ce niveau d’eau des poissons à cet endroit. De plus, j'étais certain d'être au bon endroit dans la bonne plage horaire.

En bout de coup à pêcher, et à environ 10-12 mètres de ma position, il y a un petit banc de sable en léger dévers. Je connais ce coup par cœur. J’y ai passé des dizaines d’heures. Oui, dès mon arrivée, j’avais vu cette forme plus sombre que le sable et qui pour moi n’était pas là l’an passé. Mais voilà, dans mon esprit, après les crues hivernales, n’importe quel morceau de bois ou autre pouvait s’être déposé à cet endroit précis. Bref, je n’avais pas bloqué dessus. Puis, après ce petit quart d’heure à attendre, mes yeux sont revenus dessus pour je ne sais quelle raison. Je me suis mis à fixé comme un fou cette forme sombre qui faisait légèrement contraste avec le sable. Mais rien d’évident avec cette eau laiteuse. A force de fixer, je voyais bouger la forme. Mais bon, je ne suis pas non plus un « gamin du mois d’août » comme on dit au village. Je sais très bien qu’à force de vouloir voir quelque chose, je peux me faire des films, et je m'en fais régulièrement ! Il fallait être sur de soi. Merci mon Dieu, la truite, car oui c’était bien une truite a décidé de m’aider. Elle a bougé franchement. Le doute n’était plus permis ! Je savais que j’allais en trouver une par là ! Rien que pour ça j’étais heureux. C’est vraiment gratifiant de genre de moment où l'on se rend compte que la bonne décision a été prise. C'est aussi bon que la prise du poisson en elle-même.

Il fallait maintenant analyser la situation pour mettre toutes les chances de mon côté. Je n’étais pas pressé, cela faisait au minimum un quart d’heure qu’elle était devant moi déjà. Pour la nymphe, pas de souci, le gammare allait passer crème, c'était certain. Par contre, la question était comment lui amener. J’ai pris la décision de renter légèrement dans l’eau pour m’ouvrir un angle afin de pouvoir fouetter. Première dérive de l‘année sur un poisson à 8-9 mètres, fallait pas trembler. En tenant mon gammare, j’ai sorti tranquillement mon bas de ligne entièrement. Puis, dès que la soie eut passé mon anneau de pointe, j’ai commencé à fouetter afin de sortir la longueur de soie nécessaire à ce coup de ligne. J’étais dos à la truite. J’ai posé avec une précision moyenne mais presque normale pour ce premier jet sur la droite de la truite. Un JFD en 14 coule assez vite et avant qu’il ne touche le fond, j’ai réalisé une animation assez vive. Bien visible quoi !

J’ai alors vu ma truite ce mouvoir lentement dans sa direction. Je la distinguais plus que je ne la voyais, mais son déplacement ne faisait aucun doute sur ses intentions. Arrêt du poisson, ferrage ! Et pas un petit ! La truite était à moi. J’ai eu bien du mal à la contrarier au premier départ, mais j’ai réussi malgré tout. Une chandelle, puis deux !  Un combat court mais puissant. Une canne en vrac, un nylon qui siffle, le bruit des noeuds dans les anneaux, le pied ! Après, mon diamètre de fil m’autorisait un bridage autoritaire. La mise à l’épuisette me donna l’occasion d’admirer ce trésor de plus près. Et même si je ne pouvais pas le voir, je devais avoir une sacrée banane sur le visage. Un poisson sauvage de sa rivière bien aimée possède une valeur que jamais un autre poisson ne pourra approcher ni même effleurer. Cette truite m’a donné un bonheur réel et sincère. Non pas par ses mensurations, mais par son esthétisme parfait. Quelle robe, quelles couleurs. Je ne pouvais rêver mieux pour un premier poisson en nymphe à vue. En fait si, cela aurait pu être encore mieux si mon fils avait été avec moi pour partager cet instant de vie tous les deux. Mais le connaissant, il n'aurait pas eu la patience de rester un quart d'heure à mes côtés. Il y aura d'autres occasions de vivre de tels moments...

J’ai pris un peu de temps avec le poisson dans l’épuisette tout en le laissant dans l’eau pour le regarder, pour l’admirer. Je voulais que cette truite reste dans ma mémoire à une place bien précise. J’ai fait quelques photos également. Le poisson était tranquille dans l’eau, calme. Comme s’il savait…Et puis je l’ai relâché, tout aussi tranquillement. De mon expérience, je ne la reverrai pas, en tous les cas pas sur ce poste. C’est certain. Par contre, on se croisera peut-être de nouveau dans quelques semaines sur un autre poste pas très loin, et à un autre horaire, ça, c’est fort probable.

Magnifico ! Pensez-y, même pour la photo, un poisson est toujours mieux dans l'eau.

Il fut une époque, où après un joli coup de ligne, je me posais sur la berge, j'allumais une cigarette en repensant seconde par seconde à ce que je venais de vivre. J'avoue que si une cigarette me manque aujourd'hui, c'est sans aucun doute celle-ci ! Je prenais conscience de la chance que je venais d'avoir. Capturer un poisson sauvage de l'Ain est une chance oui, un privilège même, d'autant plus à notre époque avec des effectifs en chute libre. J'ai fait la même chose pour cette truite, mais sans la cigarette. Juste en regardant les quelques photos que je venais de faire. Je ne pouvais quitter des yeux ce trésor que la rivière venait de m'offrir...A bientôt pour une nouvelle histoire de pêche.

Retour Matériel : Aujourd'hui, je voulais vous parler des lunettes polarisantes que nous portons mon fils et moi (à voir sur la première photo de cet article). C'est des lunettes JMC équipées de nouveaux verres "made in France" en polycarbonate 720. Le pouvoir de ce verre est incroyable pour éliminer un maximum de reflet sur la surface de l'eau. Nous avons tous les deux des verres jaunes (il y a deux autres coloris). Vous avez une lumière extraordinaire pour le coup et ce même tôt le matin et/ou par temps sombre. Thibaut possède le modèle "laser" et moi le "treck". J'apprécie également le confort de ces montures et le choix (3 montures différentes) que propose JMC pour un même verre. De plus, et je le signale car ce n'est pas le cas de toutes les marques (c'est du vécu !), vos lunettes sont livrées avec un étui protecteur, un cordon et une chiffonnette. Si vous souhaitez en savoir plus, suivez le lien => Lunettes polarisantes verre 720.

jeudi 21 mars 2019

Dernière crue hivernale pour la rivière d'Ain.

Les trois dernières années ont laissé des séquelles. Aussi bien physiques sur le milieu, sur la faune et la flore que psychologiques chez les pêcheurs et autres passionnées des rivières jurassiennes. Le manque d'eau hante nos esprits. Cela revient en tête de liste des sujets abordés entre pêcheurs bien devant leurs prises éventuelles. Traumatisant et traumatisés !

Entre les deux ponts à Champagnole.

La semaine dernière, la rivière d'Ain s'est mise en colère. Crue importante mais pas exceptionnelle si ce n'est qu'on a plus l'habitude de voir ce genre d'évènement au cœur de l'hiver et non pas à l'arrivée du printemps. Après 48 heures d’intempéries en continue, tous les cours d'eau jurassiens ont gonflé. Des crues puissantes avec des débits élevés. Une bonne nouvelle avant le printemps qui commence ces jours par une période sèche qui va durer d'après les prévisions météo locales.

Sous le seuil de Pont-du-Navoy.

A ce jour, Mars compte 150mm de pluie pour une normale à 110mm. Un mois excédentaire ! Incroyable mais vrai. Bon, cela risque de se figer jusqu'à la fin du mois, mais on va déjà prendre ce petit excédent surtout que d'autres régions de France sont en souffrance...Déjà !

A la sortie des Pertes de l'Ain.

Alors même si cela est une très bonne chose, ça ne suffit pas. Février fut lui en déficit, et pas qu'un peu. Un peu plus de 50mm pour le mois entier soit 44% de la normale. Janvier était déjà légèrement déficitaire, avec 87% de la normale. Soit sur les neuf derniers mois, seul décembre 2018 est en excédent avec donc Mars 2019 aujourd'hui. Vous voyez un peu le chemin qu'il reste à faire pour revenir à bon niveau. 

Au pont de Syam.

L'autre bonne nouvelle, oui, parce qu'il y en a, c'est qu'il reste un peu de neige sur les hauteurs du Jura, plus particulièrement dans les parties boisées. Donc malgré la période sèche qui arrive, de la fonte devrait venir alimenter les ruisseaux et autres petits biefs au profit de la chaleur qui devrait s'installer en journée.

Une photo que je n'avais jamais faite. L'Ain et la Saine réunies par la crue !

Reste à croiser les doigts pour qu'il pleuve au minimum de façon régulière durant les prochains mois. Pas forcément des quantités extraordinaire, mais plus souvent que l'an passé, ce qui n'est pas dur...C'est possible de faire pire ????

Je vous laisse avec une vidéo qui vous en dira plus sur la puissance de cette crue le 15 mars 2019 !

dimanche 10 mars 2019

On a parlé no kill aux informations.

C'est la principale raison qui m'a fait accepter ce reportage. Parce qu'un jour d'ouverture, je vous avoue que je préfère rester tranquille autour du feu avec les copains. Mais là, comment ne pas sauter sur l'occasion afin de communiquer sur le pourquoi du no kill sur l'ensemble de notre parcours. Nous avons un parcours en no kill depuis une petite dizaine d'années. Celui-ci devait faire 500 mètres environ. Depuis l'an passé, nous avons passé tout le linéaire possible en no kill, soit 2.5 kilomètres. Il était important pour moi d'expliquer à un public plus large pourquoi. La raison est très simple, nous n'avaon pas fait cela par envie, pas pour embêter une catégorie de pêcheur, encore moins par philosophie mais tout simplement parce que nous n'avons plus le choix !

Merci aux deux journalistes de France3 très sympas.

Dans l'édition TV du midi de ce journal télévisé visible en replay quelques jours, j'ai même dit que dans l'absolu, je serais le premier à être heureux de faire manger des truites de la rivière tous les dimanche à ma famille, mais que justement, la rivière n'avait plus les ressources pour ce genre de pratique. Que si nous voulions que nos jeunes pêcheurs profitent des truites sauvages, il fallait obligatoirement remettre à l'eau nos poissons aujourd'hui.

Louis et Thibaut en interview.

J'avais "convoqué" 2 de nos jeunes, Louis et Thibaut. Je trouve que c'est nettement plus sympa de voir des jeunes pêcheurs à la TV que des anciens. Dans l'édition du soir de ce même journal (sujet visible dans la vidéo ci-dessous), Thibaut répond au journaliste. Vous verrez dans cette vidéo une première partie tournée sur l'AAPPMA de Champagnole que je vous laisse découvrir également...Chacun avec un discours différent. Le principal à mes yeux reste que les derniers poissons sauvages de la rivière d'Ain soit protégés.

mardi 19 février 2019

Retour en vidéo sur 2018.

Je vous propose aujourd'hui un montage vidéo de cette dernière saison. Pas de recadrage, pas d'effet de lumière ou de ralenti, c'est un assemblage de vidéos brutes sorties de nos téléphones (désolé pour la qualité des images du coup). Des jolis souvenirs avec mon fils même si certains fonds de rivière rappellent que l'on est sur la fin de ce loisir pêche en ce qui concerne les truites sauvages dans le Jura...C'est d'autant plus important de montrer qu'il reste une faune à sauvegarder !

samedi 16 février 2019

Merci à tous !

Une grosse centaine de sociétaires, une petite vingtaine de présents hier soir, c'est sur cette belle note que s'est déroulée l'assemblée générale de notre AAPPMA. Pourquoi cet air joyeux ? Tout simplement parce que par rapport à la moyenne de ce que je peux connaitre, c'est une importante participation. En tant que président, cela me touche et me fait plaisir. Merci à tous d'être venu avec une mention spéciale pour les personnes qui avaient de la route. Des pêcheurs passionnés ont fait le déplacement parfois de loin dans le Jura, mais aussi depuis le 71, le 25 et même de Suisse. Comme quoi, quand on veut, on peut !

Je tiens également à remercier particulièrement mon vice-président Bernard qui m'aide énormément tout au long de l'année. A remercier Sébastien qui passe beaucoup de temps (en plus de pêcher ;-) ) à ramasser tous les déchets qu'il peut trouver sur le parcours.

Après un rapport moral sur la saison de pêche passée et les difficultés rencontrées par nos chères truites zébrées, nous sommes passés au bilan financier. Au sujet des cartes de pêche, le tarif 2019 est le même. A noter une augmentation des prises de cartes de près de 40% chez nous en 2018. Nous n'avons jamais eu si peu de poissons pour autant de pêcheurs, c'est le paradoxe. Mais la plupart des preneurs de cartes le font par adhésion à notre discours et nos actions. Nous vous remercions tous pour ça aussi.

Nous avons évoqué ensuite diverses informations importantes, proposé des actions et débattu sur les questions posées par les sociétaires. Un verre de l'amitié a clôturé cette soirée avec des discussions de pêcheurs à n'en plus finir. Si bien que je suis rentré le lendemain ;-)

Photo vite fait au téléphone...(je n'ai pas pu cadrer tout le monde).

mercredi 30 janvier 2019

Au tour de la STEP de Champagnole...

Un sujet de plus qui tombera sans doute à l'eau...polluée.

Après les échecs accablants des procès de la STEP de Montigny et celui de la lagune de Crotenay, au tour aujourd'hui de la STEP de Champagnole. Pour y passer régulièrement, il ne faut pas avoir fait de grandes études pour comprendre qu'il y a un problème. Le visuel et les odeurs parlent d'eux mêmes. A chaque coup d'eau, c'est le grand déversoir crasseux. Si des rejets polluants en sortie de STEP ont été constatés en 2016 ce qui donne lieu à ce procès, je peux vous assurer que c'est très réguliers. Sans compter les innombrables rejets non raccordés de la ville qui se jettent eux directement dans la rivière. Rejets que je connais pour certains depuis tout gamin.

Derrière ces procès, à chaque fois la même communauté de communes et bien entendu toujours Véolia. Soit les mêmes hommes et malheureusement les mêmes résultats. j'espère malgré tout que ce procès aura une autre conclusion, et qu'au delà des sanctions, qu'on fasse fonctionner correctement ces systèmes dépuration, c'est tout ce que l'on demande ! Délibéré à suivre le 12 mars.

Au final, c'est une haute rivière d'Ain qui crève d'années en années...Autant de dysfonctionnements sur un si petit linéaire ne peut rester sans conséquences. Et celles-ci sont plus que visibles sur la faune de la rivière dès l'aval du rejet de la STEP de Champagnole. Mais après tout, peu importe, l'eau suffit pour faire naviguer les canoës, les truites ne sont pas indispensables.

Et le pire dans tout ça, c'est que dimanche prochain, lors de l'AG de l'AAPPMA de Champagnole, les pêcheurs et le bureau plaisanteront tous ensemble avec le maire de Champagnole qui est habituellement toujours présent...Maire qui, je vous le donne en mille, est également responsable de la commission assainissement de la communauté de communes incriminée...Ce n'est pas dramatique ça ! Moi, j'en ai mal au ventre !

Source Le Progrès : Article à lire.

lundi 28 janvier 2019

Vers un deuxième livre...

Au printemps 2014 s'achevait une aventure inédite pour moi, la sortie de mon tout premier livre, La truite en héritage.

Cinq années plus tard, l'envie d'écrire à nouveau se fait sentir. Mais là, c'est un tout autre challenge qui s'offre à moi. En effet, lors de ce premier jet, le plus gros du travail était réalisé dans le sens où j'ai repris en majorité des histoires de pêche déjà écrites sur mon blog. Récits que j'ai retravaillé pour la parution du bouquin. De plus, avant même de débuter, j'avais l'aval d'un éditeur, ce qui a grandement facilité les choses pour un novice comme moi. Merci à lui au passage pour son aide.

Cette fois-ci, je n'ai rien au départ. Ni garantie sur l'impression, ni sur le contenu. Je pars d'une page complètement blanche. Mais le défi me plait et j'estime que c'est le bon moment pour le faire.

Ce livre s'articulera essentiellement autour de ce qui est le plus précieux pour moi après ma famille, la rivière d'Ain. Je souhaite tenter de vous faire vivre son évolution au fil des années à travers mon regard de gamin jusqu'à aujourd'hui. Vous retrouverez des histoires de pêche bien entendu, mais aussi tous les sentiments qui me lient pour la vie à cette rivière unique. Tout mon vécu à travers mes rencontres, mes peines, mes doutes, mes espoirs et mes nombreux moments de joie. J'ai tant de choses à raconter pour rendre à cette rivière ce qu'elle m'a donné tout au long de ma vie. Tant de choses...

Alors je ne suis pas pressé du tout, bien au contraire. Je vais prendre tout mon temps. Cela mettra certainement plusieurs mois, voir une année, peut-être plus...Mais j'irais au bout. Et si toutefois personne ne souhaite éditer mon histoire, je vous la ferai découvrir sur ce blog. Il est aussi possible que je donne des nouvelles de temps à autres sur l'avancement de ce projet sur ce même blog.

Un immense merci aux plus fidèles de mes lecteurs, car c'est surtout grâce à vous que je me lance de nouveau, grâce à vos commentaires et autres messages motivants que je reçois régulièrement. Merci encore.

La seule et unique haute rivière d'Ain.

jeudi 3 janvier 2019

Meilleurs voeux à la rivière d'Ain

Que la rivière d'Ain se porte mieux...

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lundi 31 décembre 2018

Bye 2018, bonjour 2019...

Bonne année !

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