Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière,la Hte rivière d'Ain.
Votre spécialiste toutes pêches - JURA PÊCHE à Champagnole - 09-67-81-34-41

Accès au Fly Shop Carte de pêche fédérale du Jura Suivez-moi sur facebook Le Fly Shop sur facebook

lundi 25 septembre 2017

Passage TV demain sur France3

Petit billet pour informer mes lecteurs que je vais faire un passage de 4-5 minutes demain matin vers 10 heures dans l'émission "9h50 le matin" diffusée sur France3 Bourgogne Franche-Comté.

Je suis invité par le présenteur Pascal Gervaize pour parler de mon Blog. Donc à demain sur le petit écran pour celles et ceux qui le voudront.

jeudi 21 septembre 2017

Joli clap de fin sur cette saison 2017.

Une 31ème saison de pêche vient de se terminer pour moi. 31 ans déjà que je parcours les berges de la rivière d’Ain jurassienne en tentant de capturer les belles zébrées qui la peuplent. Que de changements durant ce laps de temps qui n’est rien en fin de compte à l’échelle humaine. Et pourtant, les personnes qui découvrent la rivière ces dernières années pour la première fois me parlent encore de paradis. Cela contraste totalement avec le discours des locaux qui ont vu les populations décroître au fil des années. La plupart des gens oublient même parfois qu’une espèce sur les deux principales à quasiment disparue de certains linéaires. J’arrive au final à me poser cette question : à quoi ressemblera la rivière d’Ain dans 31 ans ? Je n’ose même pas l’imaginer…Mais je m’égare dans mes pensées, revenons à ma fermeture de cette saison 2017.  

C’est bien simple, tout était programmé pour que je ne puisse pas la faire dans l’Ain. Oui, depuis le 13 août et ma dernière sortie canne à mouche en main, je ne suis plus allé embêter les truites de ma rivière favorite. C’est un point de vue très personnel, mais je trouvais le débit beaucoup trop faible et les fonds trop colmatés. Dans ces conditions, j’ai estimé que les truites avaient besoin de conserver leur énergie à se nourrir et à survivre plutôt qu’à se tortiller au bout d’un fil. Cela ne m’a pas empêché pour autant d’aller régulièrement voir la rivière comme je peux le faire l’automne et l’hiver. J’ai donc au final très peu pêché sur ce dernier mois. 3 ou 4 sorties tout au plus sur deux autres rivières de Franche-Comté qui pour moi se portaient mieux (du moins en apparence).

C’est donc avec des amis, mon fils et sa copine Lucie que je suis parti faire ce qui je pensais être ma fermeture le week-end du 9/10 septembre. Nous avons retrouvé Damien et Tristan sur le parcours choisi ce jour-là. Les deux cocos avaient déjà ouvert le compteur. Les poissons étaient dehors, en formes et actifs. Une bonne nouvelle. La pêche fut vraiement très intéressante le matin avec un nombre conséquent de poissons dehors. Nymphes légères et grande pointe étaient appréciées des poissons. Après un bon petit repas le midi au bord de l’eau avec les copains, nous avons repris un peu chacun de notre côté la pêche. Plus compliquée l’après-midi avec des truites très farouches. Le plus dur était finalement de les approcher. Une belle pêche fine à distance comme je les aime pour finir, une bien belle journée pour finir avec de nombreux très jolis poissons à la clé un peu pour tout le monde. Encore merci les copains.

Trésor doré de rivière.

Bravo Thibaut.

Prise avec un JFD-18 à distance.

Poisson gobeur pris sous l'eau, j'ai honte !

Belle...

Et puis, il y a eu ce coup d’eau en fin de semaine. L’Ain comme son affluent principal la Saine sont bien montés suite à des pluies un peu plus conséquentes que d’habitude. Il faut dire que c’est vraiment compliqué d’avoir des volumes d’eau convenables ces derniers temps. Mais vu ce qu’il se passe dans d’autres régions sinistrées, on ne va pas faire la fine bouche. Quoi qu’il en soit, la rivière ce samedi de fermeture était encore un peu tendue, le ciel bas, l'air humide et la température extérieure plutôt fraiche. Il n’en fallait pas plus pour me décider à retrouver la rivière d’Ain canne en main plus d’un mois après l’avoir quitté. J’étais déjà très heureux car je ne pensais pas la repêcher cette année. J’y suis allé seul. De l’après-midi, je n’ai croisé qu’un seul pêcheur venu du 74. Une fois encore, je ris quand on me dit qu'il y a trop de monde sur la rivière...

Durant deux bonnes heures, la rivière était en ébullition. Pour faire simple et sans raconter de bêtises, j’ai vécu les deux plus belles heures de ma saison de pêche. Une activité incroyable en surface. Très intense sur un temps bien marqué qu'il ne fallait pas manqué. De très nombreuses petites éphémères très claires dérivaient en rangs serrés sur la surface de l’eau sans discontinuer. Quel spectacle ! Cela fait vraiment du bien au moral de voir cela après un été aussi compliqué pour la rivière et ses habitants. La vie est toujours présente et j'en suis heureux. Par-dessus tout ça, il fallait bien sélectionner ses gobages, car un grand nombre de petits poissons profitaient de cette manne de nourriture exceptionnelle. En deux heures, j’ai pu capturer huit truites en sèche. En décrocher deux et en manquer deux également. En sachant que je me trouve bien plus à l’aise sous la surface, j’imagine ce qu’aurait pu faire un très bon pêcheur en sèche à ma place. Alors certains pêcheurs qui évoluent sur d’autres rivières quelque part en France trouveront que 8 poissons en 2 heures reste un ratio faible, mais chez nous, sur le linéaire où je pêchais, c’est vraiment énorme.

Si je dois retenir un poisson de cette journée, c’est ce gobage assez sourd qui se produisait à l’aplomb d’une petite branche pleine de feuilles bien vertes au ras de la berge et qui venait lécher l’eau. La truite ne faisait pas un gobage aussi explosif que la plupart des petits poissons autour d’elle. Non, très discrète la zébrée. Il a fallu que je patiente dix bonnes minutes une fois positionné pour qu’elle gobe de nouveau. J’ai bien cru que je l’avais calé. Quel soulagement quand de nouveau elle a percé la surface de l’eau avec le museau. J’ai noué une petite mouche claire au bout de ma pointe en 12 centièmes. Au premier passage, elle m’a fait l’honneur de venir aspirer cette petite mouche. Très beau combat ensuite avec une truite bien en forme qui a su utiliser les forces de la rivière pour se donner un maximum de chance. J’ai bien pris le temps de l’admirer avant de la relâcher. Elle m’a rendu très heureux.

La belle dernière.

Du coup, après avoir raconté tout ça à mon fils en rentrant, il a voulu y retourner le dimanche malgré une météo encore plus humide. Mais finalement, c’était la fermeture non !? On est parti bien équipé et avec le sourire. Encore mieux que la veille, on était seuls !

Les mouches étaient toujours présentes sur la rivière mais les truites beaucoup moins. Seules les hirondelles encore là en profitaient. Thibaut fera quelques poissons en noyées dans un courant et une truite moyenne en sèche sur un coup bien marqué. De mon côté, je suis resté sur un très beau poisson durant 1h30. Au départ, elle ne tenait pas en place et faisait un circuit régulier. J'ai pu la tenter plusieurs fois sur deux imitations différentes. Aucune réaction. Ensuite, elle s'est bloquée devant un caillou à quelques mètres de moi. Là, je lui ai passé proprement (enfin je pense) 6 ou 7 nouvelles imitations. Aucune réaction, rien ! J'ai fini par me tendre sérieux ! Au moins qu'elle se barre quoi, qu’elle réagisse ! Bref, je l’ai poussé pour pêcher un autre poisson que j'avais vu gober en avançant de quelques mètres. Mais voilà qu'elle ne fuit pas plus que ça. Elle se remet devant un autre caillou 4 mètres plus loin, j’ai cru rêver ! Le poisson faisait 50-55 cm. Vraiment une belle truite. J’ai retenté ma chance sans trop y croire. Petite nymphe légère, grosse nymphe, toujours légère...La truite était dans 80cm d'eau peu courante. Rien ! Elle ne bougeait toujours pas une écaille. Après 1h30 à pêcher ce poisson unique, je me suis décidé malgré tout à mettre un gammare JFD-14 alors que j’étais certain qu'il était beaucoup trop lourd pour pêcher à cet endroit. Premier passage, j'ai animé devant le poisson après un gros plouf de la nymphe et voilà qu’elle est venue la cueillir comme une belle friandise ! Tellement surpris que j’ai ferré un peu à retardement et que le poisson s’est décroché après 10-15 secondes. Aus'cours !!! J’étais comme un fou ! C’est ainsi que j’ai fini ma saison.

Plus en aval, Thibaut, qui avait été rejoint par son parrain Denis ont bien mieux terminé que moi. Un gobage repéré par Thibaut et un guidage pour Denis qui a capturé en sèche son plus beau poisson de l’année. Un trésor que la rivière lui offrait et qu’il s’est empressé de lui redonner. Nous avons terminé tous les trois sous des trombes d’eau pour rejoindre les voitures et ainsi terminer cette saison sur la rivière d’Ain. Je reste donc sur ce week-end de fermeture avec surtout une vision moins pessimiste que celle de l'été. Une rivière avec une eau très froide (j'ai fais l'erreur d'être en short sous mon waders samedi ! ) et une quantité assez incroyable de poissons de l'année et même de l'année d'avant. Cela reste toujours extrêment fragile, mais que cela fait du bien au moral. A voir ce que vont donner les observations des futures semaines. Car si la pêche est belle et bien fermée, je resterais toujours aussi présent pour ma part sur la berges de la rivière d'Ain.

Faire la fermeture avec son fils, un immense privilège !

dimanche 17 septembre 2017

Jean-Charles Maurs.

De retour avec la catégorie interview en compagnie d'un invité pas comme les autres. C'est un pêcheur à la mouche, mais pas de truites ou d'ombres au programme, non, rien de tout ça. Mon invité préfère traquer les poissons plus grands que lui...Bonne lecture.

Nicolas : Salut Jean-Charles, peux-tu nous faire une petite présentation s’il te plait pour débuter cette interview.

Jean-Charles : Salut Nicolas. J’ai 40 ans, j’habite en région toulousaine, marié et l’heureux papa de deux enfants. Je suis entrepreneur paysagiste. J’adore la nature, le snowboard et bien entendu la pêche que je pratique depuis mon plus jeune âge.

Mon invité dans son élément.

Nicolas : Je te connais uniquement par le biais des réseaux sociaux, et de ce que je vois, tu es avant tout un pêcheur à la mouche traquant les très gros poissons du genre silures. Tu as débuté de suite par ce poisson ou tu as connu la truite également ?

Jean-Charles : Oui, en effet, j’ai sauté le pas il y a peu et j’ai créé mon compte Facebook et ma chaîne YouTube il y a environ deux ans mais j’avais aussi une vie avant lol ! J’ai beaucoup pêché le black-bass auparavant : 20 ans en fait. Ce poisson m’a beaucoup passionné et je prends plaisir à y retourner de temps à autre. J’ai aussi adhéré à « black-bass France » pendant pas mal d’années et ce fut une belle aventure. Je l’ai tout d’abord pêché exclusivement à la mouche les premiers temps puis j’ai découvert les cannes casting et j’ai basculé du côté obscur. Oui tu sais l’industrie du leurre…Je me rappelle encore partir avec un pote au Pas de la Case acheter ma première canne. Aujourd'hui, cette technique s’est démocratisée mais à l’époque c’était révolutionnaire. Enfin, avec 20 ans de retard sur les ricains comme d’habitude ! J'ai toujours aimé pêcher le carnassier (brochet, perche, parfois sandre….) mais au risque d’en décevoir certains, je ne me suis jamais vraiment passionné pour la truite que j’ai peu pêché du coup et encore moins à la mouche. Ce sera peut-être une prochaine étape qui sait !

Puis l’état des gravières dans ma région s’est dégradé et le poisson s’est raréfié à cause du manque d’eau mais aussi de la sur-pêche je pense. La pêche du bass est devenue plus compliquée et je me suis lassé.

A la recherche des bass !

Puis j’ai découvert cette bête étrange, ce poisson tant décrié et accusé d’être le principal responsable des maux de nos rivières : le silure glane.

Nicolas : Je te suis depuis quelques temps et je suis époustouflé par tes exploits à répétition. Les silures, les carpes…Quelles sont les raisons principales qui t’ont amené à te passionner pour ces poissons ?

Jean-Charles : Donc comme je te l’expliquais précédemment, j’ai découvert le silure un peu par hasard en pêchant le brochet (toujours en casting). Ce premier contact avec un poisson de taille modeste (environ 1m20) a vraiment été pour moi un moment marquant de ma vie de pêcheur. Quelle puissance ! Et cette touche…Ca t’arrache la canne des mains ! J’ai su tout de suite que j’allais me passionner pour ce combattant hors norme. Une certaine réticence devant cette grosse anguille gluante a rapidement laissé place à la fascination et tu connais la suite. Je l’ai alors pêché ainsi quelques années, j’ai beaucoup appris de leurs mœurs, leurs habitudes, les endroits et les périodes où ils sont visibles etc…Mais il y avait toujours ces périodes, en été le plus souvent, où ils n’étaient pas du tout actifs et ces carpes qui fouissaient sur les radiers et les bordures. Et je me demandais à l’époque (une dizaine d’années environ) : « mais qu’est-ce qu’elles mangent ? Il y a forcément un moyen de les prendre!!! » Je suis alors allé fouiner sur le net et suis tombé sur des tutoriels de montage de mouches à carpe. Je me rappelle qu’il n’y avait rien ou presque à l’époque. Je ressors alors mon vieil étau et me remet à monter 20 ans après. Un hameçon carpe, un peu de plomb et du rabbit strip noir. Vraiment pas sorcier ! Je dépoussière ma vieille clearwater de puissance 8, j’investis dans une wf8 flottante que je monte sur mon batenkill avec 200 m de backing en 15lb, quelques nymphes et me voilà parti avec le bateau sur la rivière. Les premières sorties furent des échecs. J’enchaîne les refus et les présentations approximatives. Pas si simple, j’ai l’impression qu’elles ont des yeux dans le dos et ne sais pas trop si il faut animer la mouche ou pas ! Puis à force et après quelques bredouilles je fini par comprendre et touche mon premier poisson. Whouaaa !!! Ça déménage !!! Un démarrage plein gaz tout droit dans un bois mort de l’autre côté de la rivière. Je bride, enfin j’essaye, je me fume les doigts avec la manivelle, pour la première fois je vois mon backing et c’est la casse dans une explosion en surface. Depuis ce jour les carpes de rivière sont devenues mes partenaires de jeu favoris ce qui m’a conduit inévitablement 2 années plus tard à tenter l’aventure avec un adversaire plus costaud encore : le silure glane.

Y'a du monde au bout non ?

Nicolas : De moins en moins, mais je trouve encore que la truite ou l’ombre restent les références hautes chez les pêcheurs à la mouche. Je suppose que toi, tu ne penses pas de cette façon ?

Jean-Charles : Oui c’est vrai que la pêche à la mouche est le plus souvent associée à la truite mais c’est pour moi avant tout la seule technique qui permet de prendre toutes les espèces de poissons et même les plus improbables. Cette technique à également beaucoup évoluée et on peut aisément trouver une canne et une soie de 14 par exemple. Moi j’ai juste développé une technique et une approche me permettant de prendre les poissons présents sur mon secteur. Essentiellement carpes et silures et nul doute que si j’avais eu une rivière à truite devant chez moi et bien…J’aurais pêché la truite !

Big carpe !

Nicolas : La pêche de la carpe à la mouche est déjà plus répandue, par contre, celle du silure reste encore rare. Je suppose que sa pêche est particulière. Comment as-tu procédé dans ton approche lors des premières tentatives ?

Jean-Charles : En effet Nicolas, la pêche de la carpe s’est démocratisée de façon exponentielle ces dernières années mais il semble que la pêche du silure en fly, qui est pourtant bien représenté dans de nombreuses rivières de France, peine à se développer malgré mes nombreux partages concernant la technique à adopter. Le patern que j’ai imaginé n’est peut-être pas applicable partout ou avec des variantes. Ça a été pour moi une expérience très déroutante au début, une saison à peu près, lors de laquelle j’ai enchaîné les échecs au point que j’ai même failli raccrocher. Je connaissais pourtant bien le poisson mais n’arrivait pas à concrétiser. Ce sont des heures, des journées à observer, des heures à l’étau à faire, défaire et refaire des streams pour arriver à concevoir une mouche qui fonctionne. C’est désormais chose faite.

L’approche quant à elle reste assez technique la plupart du temps car il faut pouvoir aller les débusquer au plus profond sous les frondaisons et les tas de branches. Il faut donc un bon anti-herbe et apprendre à skipper avec une canne à mouche. Pas évident mais avec pas mal d’entraînement et de persévérance on y arrive.

La récompense...

Nicolas : Un tel poisson, vu sa taille, son poids, doit concentrer les échecs jusqu’à obtenir le juste matériel pour garantir un maximum de réussite. Aujourd’hui, quel matériel utilises-tu avec confiance ?

Jean-Charles : En effet les premières touches se sont toutes soldées par des décroches au bout de quelques secondes. Il faut bien décaler le ferrage (2/3 secondes minimum) et éviter au maximum un ferrage à la canne mais parfois on a pas vraiment le choix. L’idéal est de ferrer soie en main canne basse comme dans les pêches big game : tarpon…Il suffit de prendre contact canne basse et de tirer fermement la soie en arrière. Quand c’est bien exécuté l’hameçon entre à coup sûr.

Ferrage !

Pour le matériel, la canne est très importante : il faut une canne mer de puissance 12 voir 14 sur très gros poissons. Personnellement, j’ai des tfo Bluewater et j’en suis très satisfait. Le moulinet est moins important mais il doit pouvoir contenir une wf12 flottante et au minimum 100m de backing. Les freins de tous les moulinets dans ces tailles (10/12) mini feront l’affaire. Après avoir beaucoup pêché en soie plongeante, je suis désormais en flottante et cela me convient mieux. C’est aussi plus agréable car une léviathan s7 en 14 c’est plutôt déroutant au début. Pour le bas de ligne, il faut faire simple : 1m50 de fluorocarbone en 70 centièmes. Les agrafes sont également à proscrire. Voilà ce que je peux te dire à propos du matériel.

Bridage !

Nicolas : Au niveau des mouches, tu recherches plutôt de la mobilité dans tes matériaux de montage ou de la raideur pour créer des vibrations dans l’eau ? Des couleurs vives ou ternes ?

Jean-Charles : Le silure est un poisson qui a une très mauvaise vue mais ressent en revanche la moindre vibration. Il est donc primordial que la mouche émette un maximum de vibrations et ait une importante mobilité afin qu’elle déplace beaucoup d’eau. Ma mouche est lourde, très compacte et est pourvue d’une petite palette feuille de saule. Il faut impérativement qu’elle se mette en rotation dès son entrée dans l’eau. La mouche doit alors couler aussi vite que la palette pour que ce soit pêchant. Il faut donc trouver le juste équilibre. Si l’hameçon est trop chargé en matériaux de montage la palette sera freinée par cette dernière et n’aura plus aucune utilité. J’aime bien utiliser du poil naturel comme le lapin pour le corps. Ensuite, des yeux en tête de 10 ou 12mm recouverts d’une bonne couche d’époxy pour l’équilibre du tout. Les couleurs sont moins importantes mais j’aime bien les couleurs vives en eaux chargées et naturelles par eaux claires.

Un joli casse-croûte.

Nicolas : Quel genre d’hameçons utilises-tu ? Quand on voit les ferrages que tu mets dans tes vidéos, on peut imaginer que c’est du costaud !!

Jean-Charles : hihihi oui, c’est du lourd. Hameçon gamakatsu ou owner (rayon silure) en 8/0 à 10/0. On est aux antipodes des pêches fines et discrètes. Ici c’est tout l’inverse. Attention aussi aux retours de mouches dans le blank de la canne ou pire dans le crâne. Ça ne pardonne pas !

Nicolas : Le summum de tout ça, c’est que tu les pêches à vue ! Et c’est en cela que je te suis tout en étant en admiration devant tes aventures. Quel pied cela doit être !!

Jean-Charles : J’ai toujours détesté pêcher l’eau et qui plus est à la mouche en soie plongeante. Pour moi on ne peut pas faire plus ennuyeux.

La pêche à vue.

Donc oui, pêche à vue ou sur les postes en bordures si les poissons ne sont pas visibles et c’est souvent le cas. La plupart du temps il suffit de poser la mouche plusieurs fois d’affilée sur un même poste en faisant un maximum de bruit (oui je te l’ai dit c’est une pêche de brute ) pour faire monter un poisson. Le ferrage s’opère 99% du temps à vue. Les poppers fonctionnent également très bien dans certaines conditions.

Nicolas : Tu as un record personnel à 2.54m !!! C’est d’ailleurs à la mouche un probablerecord mondial. Racontes-nous s’il te plait l’histoire de ce poisson hors normes !

Jean-Charles : Je commençais un peu à désespérer de croiser un jour un vrai gros même si j’ai pu en observer par le passé. Même si ce n’était pas un objectif sachant que les chances étaient très minces, l’idée trottait tranquillement dans ma tête. Cette année je savais où chercher et après le frai, sachant pertinemment que les gros poissons ont un pic alimentaire, j’ai insisté sur un secteur choisi. Je me suis levé à 3h30 du matin pendant quasiment deux semaines pour être sur le poste à l’aube puisque c’est le moment de la journée avec le crépuscule où on a le plus de chance d’en observer en chasse. En gros, pêche de 5h00 à 7h00 environ puis journée boulot en suivant : pas très reposant tout ça ! Puis un matin, alors que je n’y croyais plus, il était là, imposant, massif, et remontait tranquillement le bief au milieu d’un haut fond dans même pas 1m d’eau. J’ai tout de suite compris en observant son comportement qu’il était réceptif, tête tournée vers la surface et barbillons en mouvement. Ce sont des signes qui ne trompent pas !

Mon cœur bat la chamade, je tremble. Je l’observe encore un peu, essaie de me calmer et décide de le contourner assez largement afin de ne pas me faire voir. À ce moment, il change de direction. Je lâche alors la pédale du moteur électrique afin de ne pas l’effrayer et il me passe juste devant. Mon cœur s’arrête. Je pourrais presque le toucher. Je reste immobile et il ne détecte pas ma présence et continue son chemin. Je le laisse passer puis lui pose le stream une première fois sans réaction puis me positionne à nouveau et cette fois lui dépose délicatement 1m devant. La mouche plane, la palette est en mouvement et il l’aspire du bout des lèvres sans même dévier de sa trajectoire. Un poisson comme ça ne va pas se déplacer !

S’en suit un ferrage appuyé et un démarrage tout en puissance. Un tel poisson n’a pas l’explosivité d’un 2m mais il semble inarrêtable. Un tracteur !!! Après un combat d’environ 40 minutes en soie de 12, une grosse frayeur au moment où il décide de rejoindre son arbre favori, je parviens enfin à l’échouer sur une plage en bordure. Je pose ma canne de 9´ à côté. Il reste juste 20 cm. Le verdict tombe et je réalise que je viens de capturer le poisson de ma vie : 2m54 très très massif ! Je prends quelques photos rapides et décide de me mettre à l’eau avec lui le temps qu’il reprenne ses esprits. Il se ré-oxygène puis, au bout d’un moment, s’éloigne et rejoins son royaume. Ça restera pour moi une expérience unique et je ne suis pas prêt d’oublier ce fantastique poisson qui était plus grand, plus lourd et probablement plus vieux que moi. Respect.

2.54m à la mouche !

Nicolas : Tu as aussi capturé un silure noir comme du charbon. Tu penses encore pouvoir aller plus loin ? Prendre plus gros ? Ou finalement ce n’est pas ton objectif.

Jean-Charles : Non pas d’objectif à ce stade. Je prends du plaisir avant tout. J’ai eu la chance dernièrement de tomber sur un épisode de corbicules (tu as dû voir la vidéo je suppose) et ça a été et restera certainement la plus belle et plus intense journée de pêche de ma vie avec une trentaine de poissons tous au popper avec deux poissons dans les 2.20 et une multitude entre 1.80 et 2m. Soie de 14 cassée trois fois pour te faire une idée de l’intensité et la violence des combats. Une journée mémorable !!! Peut-être un albinos qui manque à mon palmarès mais très peu probable dans ma région mais sait-on jamais ! Mais ce n’est pas un objectif.

"Le noir"

Nicolas : Le silure, poisson que tu chéris tant, possède encore une très mauvaise réputation et ce même chez les pêcheurs. Qu’est-ce-que tu peux dire en sa faveur à ses détracteurs vis-à-vis de ton expérience ?

Jean-Charles : Je voudrais leur dire que ce grand prédateur à tout à fait sa place en grande rivière et qu’il a simplement repris la place qu’il occupait il y a des millénaires. Je passe beaucoup de temps sur l’eau et je peux te garantir qu’il y a une importante biodiversité. Les populations de sandres qui étaient au plus bas sont en train d’exploser, il y a du poisson blanc en quantité, des carpes, chevesnes, des barbeaux, des goujons et j’en passe. Peut-être moins de ragondins par contre ! Toutes les études menées sur le Rhône, la Loire, le Tarn, la Garonne ont démontrées qu’après un pic les populations se stabilisent avec la présence de grands poissons. Ce sont eux qui régulent les populations de silure et c’est pour cela qu’il faut les préserver pour l’équilibre.

Certaines personnes ont tendance à se tromper de cible : c’est l’activité humaine qui dégrade nos cours d’eau et de ce fait certaines espèces n’ont plus leur place et d’autres les remplacent. Je vois trop de choses qui m’attristent et bien souvent, malheureusement, ce sont certains pêcheurs qui ne respectent pas le milieu et c’est vraiment désolant. Je sens bien la volonté des AAPPMA locales et en général de le classer nuisible et de ce fait autoriser les pêcheurs pro à venir ratisser la rivière comme c’est déjà le cas ailleurs. On a tous beaucoup plus à y perdre qu’à y gagner dans cette histoire et j'ai vraiment l’impression que peu en ont conscience ou s’en foutent.

Nicolas : La carpe est un complément tout trouvé côté sensations. Tu es donc aussi un fan de ce poisson. Sa pêche est différente malgré tout ?

Jean-Charles : Oui comme je l’ai expliqué plus haut, c’est avec la carpe que j’ai renoué avec la palm. Ce sont des poissons en moyenne à 7/8 kilos et quand on connaît la puissance d’une carpe, en soie de 8…Ça déménage !!! Je pratique une pêche en dérive, en nymphe à vue. Je n’avais jamais pratiqué cette technique avant et j’ai rapidement été conquis. C’est une pêche à la fois fine et technique qui ne pardonne pas la moindre erreur dans l’approche ou la présentation. Il y a des jours où tu enchaînes les refus et les casses. Il faut avoir les nerfs solides avec dame carpe et les combats semblent interminables. J’ai déjà eu 40 ou 50 m de backing dehors alors qu’au silure de mémoire je n’en ai jamais vu la couleur. Donc oui, côté sensations, c’est top et c’est en effet à la fois très diffèrent et tout aussi prenant.

Nicolas : Justement, d’un point de vue technique, quel est de ces deux poissons le plus intéressant à pêcher d’après toi ?

Jean-Charles : Je n’ai pas de préférences. J’ai toujours un ensemble carpe et un ensemble silure sur le bateau et suivant les conditions je pêche telle ou telle espèce. Souvent tôt le matin, je me concentre sur les glanes puis en milieu de matinée je taquine dame carpe. C’est vraiment cool de passer d’une espèce à l’autre avec deux techniques radicalement différentes mêmes si ce n’est pas toujours évident voir même dangereux de passer de la 8 à la 14 et inversement.

Nicolas : Dans le combat à proprement dit, c’est la carpe ou le silure qui va te donner le plus de frissons ? Pour quelles raisons ?

Jean-Charles : Les deux mon général ;-) Je ne peux pas te dire. Je n’en sais rien en fait. Je dirais le silure pour les proportions et le comportement comme les gros gobages en surface et la carpe pour l’explosivité. Le premier rush est tout simplement dément. Ça part à cent à l’heure, le plus souvent en direction du bois mort le plus proche et tu subis, t’as pas vraiment le temps de réaction. Ou quand tu réalises, c’est souvent trop tard. Donc les deux me donnent des frissons et même après toutes ces années à me focaliser sur ces deux espèces, j’en redemande encore et toujours.

Nicolas : Racontes nous un de tes bons souvenirs avec une belle carpe s’il te plait ?

Jean-Charles : hahaha il y en a tellement ! À oui peut-être il y a quelques années. Enfin bon souvenir, peut-être moins pour la carpe…Je pique un joli poisson dans la moyenne on va dire (7/8 kilos pour 75/80cm), jusque-là classique. Elle me livre un beau combat comme toujours avec ces communes et au bout de 15/20 minutes commence à fatiguer et à se mettre sur le flanc à l’approche du bateau. Je prépare l’épuisette et au même moment, un silure dans les 2 mètres, qui sort de je ne sais où, monte en surface et engame cette pauvre carpe sous mon nez dans un claquement sourd de mâchoire. Heureusement, il la relâche aussitôt puis rejoint le fond de la rivière. Ça surprend !!! La carpe repartira avec quelques écailles en moins mais visiblement en forme. Ce n’était pas son jour !

Et il y a aussi eu cette koï la saison dernière. Super souvenir également. Presque unique sur la rivière.

Trop jolie cette koï !

Nicolas : Sinon, il t’arrive de pêcher à d’autres techniques ? D’autres poissons ?

Jean-Charles : Très peu en fait. De temps à autre je ressors une canne casting pour aller pêcher le bass avec mon fils. Et en gravière pour le brochet à la mouche. J’éprouve parfois le besoin de changer et toutes les pêches sont intéressantes mais quand tu as goûté à ça tu as du mal à retrouver de telles sensations ailleurs. En métropole en tous cas.

Nicolas : Comme moi, tu as un fils qui te suit au bord de l’eau. A-t-il déjà pris des silures plus grands que lui ?

Jean-Charles : Non pas encore. Il a pris des poissons du mètre mais lui son rêve c’est d’aller pêcher le Léman avec Kévin Hernandez ;-)

Superbe photo !

Nicolas : Merci beaucoup J-C de m’avoir accordé cette interview. Qui sait, on se croisera peut-être un jour au bord de l’eau avec nos gosses pour une partie de pêche…A vue !

Jean-Charles : Plaisir partagé Nicolas. C’est un plaisir pour moi de partager mes expériences et pourquoi pas oui à l’occasion une partie de pêche à vue avec nos gosses

mercredi 13 septembre 2017

Que de chemin parcouru en 6 ans.

Parfois, en regardant le calendrier, on se prend un bon coup derrière la tête. Et oui, cela fait déjà six années que je me suis lancé seul dans l'aventure de l'autoentrepreneur dans le domaine du montage de mouches.

Au fils du temps, j'ai pérennisé mon affaire pour en faire aujourd'hui je l'espère un petit acteur dans le monde commercial de la pêche à la mouche. Six années à progresser en terme de commandes, en diversité de clients et, je pense d'ailleurs que c'est le plus important, à fidéliser le plus grand nombre. Il a même fallu que je freine sur ma première activité pour pouvoir continuer à fournir vos besoins. Oui, car rassurez-vous, je fabrique toujours moi-même 100% de mes produits. Bien que l'article du 1er avril dernier fût une totale réussite, je vous rappelle que ce n'était qu'une farce !  

Je reste concentré et appliqué pour conserver cette ligne de conduite et toujours satisfaire ma clientèle. Merci à toutes et à tous pour votre confiance depuis le début de cette aventure et pour le futur.

Nicolas Germain Fly Shop.

lundi 11 septembre 2017

Slovakia 2017, remises des médailles avec la Marseillaise !

L'organisation des championnats du monde de pêche à la mouche vient de mettre deux vidéos en ligne. Celle de la remise des médailles par équipe et une autre pour les médailles individuelles.

Que ces sourires sont beaux ! Encore bravo et merci de faire résonner la Marseillaise en terre Slovaque !

Les équipes ! Bravo à tous !

Vidéo de l'individuel avec deux belles médailles françaises !

dimanche 10 septembre 2017

Slovakia 2017, la France Championne du monde de Pêche à la Mouche !

Champion !

Lire la suite »

samedi 9 septembre 2017

Pêches électriques sur la Bienne le 14-09-17

Pour info...

Lire la suite »

jeudi 7 septembre 2017

L'histoire d'une truite (39)

Nouveau récit...

Lire la suite »

lundi 4 septembre 2017

Etau Tiemco Vise II

Un outil génial !

Lire la suite »

vendredi 1 septembre 2017

Notre séjour pêche en Corse (été 2017)

Un régal une fois de plus...

Lire la suite »

mardi 29 août 2017

Thibaut chez Hardy (4)

Un court billet pour vous informer de la mise en ligne du quatrième article de mon fils sur le blog du Team Hardy France. Cliquez sur le lien suivant, merci pour lui => Thibaut chez Hardy, article 4.

lundi 28 août 2017

Plus que quelques jours pour signer.

Plus que quelques jours pour signer la pétition sur la demande de protection des truites sauvages du Jura qui ont encore extrêmement souffert cet été un peu comme partout malheureusement.

La péptition sera remis au bureau fédéral d'ici le début du mois prochain. Merci de faire un dernier effort de signature. Et encore merci aux nombreuses structures qui ont relayé l'information.

Pétition à signer et partager.

lundi 31 juillet 2017

Pétition pour protéger les dernières truites sauvages du Jura.

Les poissons sauvages dans le Jura deviennent de plus en plus rares. Nous, pêcheurs, auront du mal à lutter contre les pollutions et autre réchauffement dans l'avenir...C'est même devenu une évidence pour moi. Cela fait plus de 20 ans que je suis engagé dans l'associatif pêche. Le bilan est catastrophique puisque malgré de nombreuses actions, l'état des rivières jurassiennes ne cesse de se détériorer d'années en années. Il n'y a aucune volonté politique dans ce département pour la préservation des milieux aquatiques. Pire, les rivières meurent les unes après les autres. La Bienne et la Cuisance pour exemple ces dernières années.

Par contre, il y a un point sur lequel on peut agir immédiatement pour sauver le peu qu'il reste : le prélèvement. Nous sommes arrivés à un point où chaque poisson sauvage est précieux pour l'avenir de nos rivières et du loisir pêche. J'en suis intimement persuadé. Et je le dis en connaissance de cause pour être sur la rivière 12 mois sur 12. J'assiste comme bon nombre de pêcheurs impuissants à la chute du cheptel de truites sauvages. Il est tant que le Jura imite son voisin du 25 comme ce qui est fait sur la Loue. Il est urgent de protéger intégralement nos truites zébrées. C'est pour cela que je vous invite à signer cette pétition mise en ligne par quelques pêcheurs jurassiens soucieux de cette problématique. N'hésitez pas à la partager avec vos amis afin de récolter un maximum de signatures, merci. Cliquez sur le lien suivant :

Pêche en NO KILL des salmonidés sauvages sur les grandes rivières du Jura.

Pour que ces photos ne deviennent pas que des souvenirs...

Je profite de ce billet pour vous annoncer la fermeture temporaire estivale de ce blog. Des petites vacances en fait ;-) . Je serais toujours plus ou moins actif sur ma page facebook et/ou instagram durant cette période. Pour information, le Fly Shop sera fermé du 15/08 au 28/08, merci d'anticiper vos commandes d'ici là. Et pour les afficionados de ce blog, il vous reste les archives avec plus de 10 années d'articles (1211 pour être précis). Bonnes vacances à tous et à très bientôt.

jeudi 27 juillet 2017

La Cuisance, une rivière se meurt...

La Cuisance une nouvelle fois touchée par une pollution mortelle...Cela devient une tradition macabre malheureusement. Cette rivière fantastique se meurt dans l'indifférence générale comme bien d'autres cours d'eau jurassiens avant elle. 

J'ai vu cette rivière sombrer d'années en années. Entre une épuration catastrophique avec de nombreux rejets directs, une pollution liée aux vignes avec des produits chimiques toujours plus nocifs et un colmatage des fonds de plus en plus présent, cette rivière où régnaient dans un passé proche de très nombreuses truites sauvages n'est plus que l'ombre d'elle même. Une fois encore, merci aux conséquences de l'activité humaine et aux négligences des élus successifs. 

La Cuisance fait partie aujourd'hui des rivières à truites rayée de la carte du Jura. Une de plus !

lundi 24 juillet 2017

Vidéo de notre Week-end à Veirières.

Je vous propose aujourd'hui une vidéo de notre week-end à Veirières avec Thibaut. La musique est toujours de mon copain Fred. Bon visionnage.

Le bonheur ne vaut d'être vécu que s'il est partagé...


Week-end à Veirières avec mon fils. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

mercredi 19 juillet 2017

Petites vacances bien méritées pour le Fly Shop.

Un peu de repos ne fait pas de mal...

Lire la suite »

vendredi 14 juillet 2017

Un Week-end à Veirières.

Un super séjour en compagnie de mon fils...

Lire la suite »

lundi 10 juillet 2017

La Bienne était verte fluo pour le passage du Tour !

L'action du ras le bol...

Lire la suite »

mercredi 5 juillet 2017

Vidéo : Thibaut Team Hardy.

Voici un montage vidéo réalisé dans le but de remercier la Team Hardy pour la confiance apportée à mon fils Thibaut. Tous les poissons présents dans la vidéo ont été capturé avec les Zephrus en 9 pieds ou 8 pieds 6. En bonus, quelques images de ma grosse truite...

La musique est signée de mon copain Fred. C'est son dernier titre enregistré, c'est donc une exclusivité ;-)

Thibaut - Team Hardy. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

samedi 1 juillet 2017

Quelques tristes nouvelles de la Bienne.

Bien tristes oui...

Lire la suite »

- page 1 de 122