Nicolas39

Le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière,la Hte rivière d'Ain. Nicolas39 et la pêche à la mouche.
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mardi 21 mai 2013

Ascension et Pentecôte, même combat !

Les week-end de Mai se suivent et se ressemblent malheureusement...Pluie, températures bien trop basses, rivières plus ou moins en crue, vent fort, bref, rien de bien bon pour rendre heureux un pêcheur à la mouche.

Le constat après cette période de grands week-end est bien triste pour le pêcheur en nymphe à vue que je suis. Rarement on aura connu une telle disette ! Le plus difficile à accepter, c'est que malgré les niveaux d'eau et ce temps pourri, les grandes mouches éclosent sans que l'on puisse profiter de cette aubaine pour tenter les grosses mémères sous l'eau. Il en reste encore à passer, je pense notamment au plus gros des echdyos et des mouches de mai...Pour les heptas, c'est mort cette année ! Le bon côté, c'est que les poissons et la rivière se refont la cerise comme on dit. On peut voir aussi beaucoup d'alevins de l'année, il faut garder cela en tête.

Alors, durant ces deux derniers jours, je suis quand même allé à la rivière avec ma canne à mouche, sans grande conviction vu les techniques de pêche à adopter pour faire du poisson. Je me demande aujourd'hui comment j'ai pu pêcher au fil pendant tant années...Je respecte le fait que l'on puisse y prendre du plaisir puisque moi aussi j'en ai pris autrefois, mais maintenant, ce n'est plus possible, je suis hanté par la vision d'une gueule qui aspire ma nymphe et pêcher à l'aveugle ne m'apporte plus rien (excepté la technique à Antho sur ses rivières corses ;-) ). j'en ai encore eu la certitude hier et dimanche en tentant de renouer avec cette technique. J'ai fait aussi quelques poissons en sèche, bien que les gobages étaient plutôt rares. Je suis resté sur la rivière d'Ain sans aller sur les affluents en revisitant les spots que l'on faisait avec André à l'époque pour pêcher ces eaux hautes. Vous pourrez vous rendre compte que dans ces poissons de tailles modestes, on trouve un peu toutes les robes malgré un arrêt des alevinages. Je n'ai pas tout pris en photo, et encore moins les quelques ombres pris dans les bouillons, je les ai vite relâché sans les embêter. Un week-end à oublier, mise à part les petits mots trouvés sur mon pare-brise de la part de Marc, Muriel et Anthony ;-) ...Mais que l'on se rassure, une nouvelle crue est en route actuellement grâce aux pluies de cette nuit et le pire est devant nous avec de la neige annoncée en fin de semaine dès 800 mètres !!! Bref, quelle saison !

Quelques images du week-end...

Il faut déjà atteindre la rivière.

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Quelques minutes pour fabriquer quelques bricoles sur hameçons de 10.

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Et en plus, ça fonctionne.

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Ma veste de pluie m'aura encore bien servie.

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Quelques truites sur gobages.

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On dirait presque une truite de la Cuisance !

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Une plus jolie avec une robe plus "conforme"

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jeudi 16 mai 2013

L'histoire d'une truite (14)

Voilà une histoire pas comme les autres. Une fois n’est pas coutume, elle ne se terminera pas par la prise d’une truite.Tout commence un beau matin où les pluies de la nuit auraient du faire monter les eaux de la rivière. C’est en regardant les courbes de niveaux vers 6 heures du matin que je me suis aperçu du contraire. Quelques mètres cubes en plus, mais pas assez pour rendre la rivière impêchable en nymphe à vue. Le temps de sauter dans mes waders et me voilà sur les lieux, prêt à en découdre avec dame zébrée.

Après avoir passé une dizaine de minutes sur un poste sans rien voir, je me dirige vers un autre assez prometteur. Je m’immobilise en commençant par observer le fond de l’eau pour tenter de voir un poisson. L’exercice est plutôt difficile car la pluie s’accentue de plus en plus. Un son pas comme les autres me vient aux oreilles sans que je n’y porte plus attention que ça. Puis, une deuxième fois ce même son. Au départ, je pense à un oiseau aquatique genre poule d’eau ou canard, car, toujours avec la pluie qui cette fois me gène en frappant les feuilles des arbres au dessus de moi, j’ai vraiment du mal à distinguer ce que c’est vraiment. Une troisième fois, une quatrième…Ce bruit n’est pas celui d’un oiseau, mais d’une truite collée à la bordure. En se nourrissant, elle doit emprisonner de l’air en fermant sa gueule d’où ce bruit, ce « klop » qui revenait à mes oreilles très régulièrement. Je commence à gesticuler sur ma berge pour tenter de localiser ce bruit, de voir le poisson…Mais finalement, je ne sais même pas d’où vient ce bruit précisément, il me semble si loin et pourtant si proche.

Je décide carrément de poser la canne, je veux savoir « qui » est ce poisson !!! Ce bout de berge n’est pas grand, tout juste 10 mètres, mais j’ai mis environ 30 minutes à être sur d’avoir localisé précisément ce bruit. Le poisson se situe sous une berge où la rivière va très loin.Ce coup est hallucinant ! Pour vous faire une idée, j’ai fais un petit croquis en coupe pour mieux comprendre.

Je suis doué en dessin hein ! ;-)

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Au pic de la berge, il y a pourtant plus d’un mètre d’eau, mais comme la rivière va très loin dessous et que finalement le fond continue à remonter sous la berge, il y a un point niveau zéro inaccessible. Je ne voyais même pas les ondes sortir de la berge après chaque « klop » tellement ce poisson est loin dessous. Je me suis accroché à une branche pour tenter de voir dessous en me penchant au maximum, mais je n’ai jamais vu le poisson. J’ai fini par reste là, un bon quart d’heure, sous une grosse pluie, à écouter ces « klops » à répétition. Alors, je n’ai pas vu le poisson, mais ça doit être un sacré morceau…Ce bruit me résonne encore entre mes deux oreilles, c’est très flippant comme son, tellement excitant et frustrant à la fois…Ce sentiment de ne rien avoir pu faire, rien avoir pu tenter. J’aurai pu essayer de dandiner devant en espérant qu’elle fasse le déplacement, ce dont je doute…Mais je veux la voir avant, la voir croquer…Ça n’arrivera peut être jamais, mais si toutefois il y a une suite à cette histoire, je vous en ferai part. Je pense qu’il est possible d’arriver par le milieu de la rivière avec quelques mètres cubes de moins. Mais est ce que la truite sera toujours sur le même poste avec moins d’eau, c’est bien moins sur.

Ce matin, je n’ai pas pêché, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à chercher ce poisson, cette truite fantôme…J’espère au minimum la voir un jour, parce qu’elle me fait rêver depuis ce moment là !

 

lundi 13 mai 2013

Réapprendre la rivière…

Ce long week-end de cinq jours a été à l’image de ce début de saison, frais et humide. Toujours pas d’eaux basses, toujours pas de période ensoleillée, toujours pas de nymphe à vue dans de bonnes conditions.

Ces débits soutenus et fluctuants obligent cependant à réapprendre la rivière. Ces dernières saisons, les périodes d’eaux basses permettaient quoiqu’il arrive de prendre du plaisir en nymphe à vueavec de très bonnes conditions. Depuis mars de cette année, on n’est pas du tout dans cet optique. Il faut, si l’on veut pêcher et tenter un ou deux poissons, s’obliger à faire l’effort de comprendre la rivière et ses habitantes avec ces débits élevés.Il se trouve que j’ai appris et vu des choses assez surprenantes. Alors, il ne faut pas se leurrer non plus, les occasions se comptent sur les doigts d’une main, mais il est tout à fait possible de tomber sur un poisson en bordure, là où l’eau est encore assez claire pour le voir.

Mais moralement, il faut être proche de la mentalité d’un saumonier ;-) . Par exemple, il y a eu un jour dans le week-end où j’ai tenté un seul poisson pour sept heures de pêche ! J’ai eu la chance de le prendre. On est loin d’un démarrage d’activité malgré tout. L’eau qui ne voit que trop rarement le soleil est encore gelée et les éclosions toujours timides à mon gout si ce n’est dans la partie amont de la rivière.

Un bon week-end malgré tout, avec la visite de Marc et Muriel, des ballades dans les bois, des morilles, une belle partie de pêche en sèche, un petit coup du soir avec Seb bien sympa et des grands moments de partage avec mon fils. On s’amuse beaucoup à se prendre en photo et le gosse commence à bien se débrouiller  :-) .

La suite en images en attendant un peu de soleil…Déjà pas pour cette semaine en tous les cas.

Une des rares du week-end.

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Mon fils qui s’essaie au fil.

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Un piaf qui n'est pas bredouille.

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Ferrage manqué pour Thibaut !!

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Grasse et pleine de vie !

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Tsunami de nuages arrivant sur le village...

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Joli poisson pris avec une SL-mai

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Ferrage réussi pour Thibaut :-)

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Truite prise plein courant.

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Les gobages ne sont pas faciles à atteindre.

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Chevreuil de l'année que j'ai surpris en plein bois.

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Ça pousse de l'eau là !!!

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Belle !

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mardi 7 mai 2013

Ce n'est pourtant pas très compliqué ;-)

Depuis que j'ai ouvert ce blog, les visites n'ont cessé d'augmenter à tel point qu'aujourd'hui, il y a en moyenne près de 2000 visites journalières. Alors bien sur, tout cela est accompagné de diverses choses comme la prise de contact pour de multiples renseignements. Ces derniers mois, je sature un peu entre les différents mails et les nombreux coups de téléphone. Malgré tout, j'essaie de rester tout le temps courtois et je renseigne du mieux possible tous mes interlocuteurs. Ce n'est pas pour cela que je ne répondrai plus après, mais si cet article permet de faire baisser le nombre de mails et le nombre de coup de téléphone, ce n'est pas plus mal ;-) .

Il se trouve que dans 80% des cas, les réponses aux questions posées par les personnes qui me contactent sont très faciles à trouver. Elles le sont d'autant plus que tous les liens sont visibles sur ce blog. Je vais donc les passer en revue et redonner les liens utiles qui vous serviront à trouver les réponses sans passer par un mail ou un coup de fil.

  • Niveaux des rivières:

La rivière d'Ain dans sa partie haute possède deux bassins versant, celui de sa source (Avec la Serpentine) et celui côté Saine (Avec la Lemme). Il se trouve qu'il y a une station sur l'Ain amont avant sa confluence avec la Saine et une station sur la Saine après sa confluence avec la Lemme. Avec la consultation de ces deux courbes, vous avez le niveau de l'Ain à Champagnole. Il se peut qu'en cas d'orage, un seul des cours d'eau soit impraticable. L'Ain à Champagnole pêche dès 20m3 en cumulé des deux stations à la mouche avec malgré tout un débit soutenu. En dessous des 10m3 cumulés, cela devient très confortable en particulier pour la nymphe à vue.

Il reste un petit piège pour les parcours aval à Champagnole, il faut consulter la station de l'Angillon. Mais il est rare que cette rivière soit la seule à monter. Il y a parfois aussi une astuce sur la station de Syam. Il est impossible de savoir si c'est la Lemme qui donne plus d'eau que la Saine. Il se trouve que parfois, une des deux rivières pêche mieux que l'autre !

Station du Bourg de Sirod sur l'Ain avant la confluence avec la Saine.

Station de Syam sur la Saine avant confluence avec la Lemme.

Station de Champagnole sur l'Angillon.

Si toutefois aucune solution n'est satisfaisante suite à de grosses pluies, il reste à vous renseigner sur deux petites rivières de plaines proches de Champagnole, la Seille et la Cuisance. C'est très souvent de très bon replis en cas de crue sur les secteurs de l'Ain.

La Cuisance à Mesnay.

La Seille à Voiteur.

Voilà, le prochain qui me fait un mail pour connaitre les niveaux de la rivière ou qui me téléphone le soir, je le met au piquet ;-)

  • Le matériel, les mouches, etc...

Rien que pour l'anecdote, j'ai déjà reçu un message me demandant quelle numéro de soie il fallait pour pêcher l'Ain avec une 9 pieds soie de 5...Et je ne déconne pas :-) . Donc, pour faire simple, la 9 pieds soie de 5 est la canne adaptée à la région. Vous vous en sortirez un peu partout avec ce genre d'outil. Les bas de ligne doivent être long à très long, en particulier sur l'Ain. Les truites de la région ne sont pas nées de la dernière pluie...Pour les mouches, entre l'A4 (grise à corps jaune), des ATE (Que vous trouverez au magasin la Détente à Champagnole), quelques peutes et des mouches mouches/nymphes issues de mon Fly Shop ( Vous trouverez les fiches de montages sur le site), vous aurez ce qu'il vous faut. En tous les cas, moi, ça me suffit depuis 27 ans :-) .

  • Logement,météo, etc...

Une fois de plus, il suffit de suivre les liens que je met à votre disposition (colonne de droite). Le gite "Les chamois" est certainement le mieux situé et le plus prisé des pêcheurs (Il faut réserver très longtemps à l'avance !! ). Il se trouve au cœur des parcours de pêche à Bourg de Sirod. Vous avez aussi dans un tout autre domaine les lodges du Martinet avec le réservoir devant votre porte au cas où. L’hôtel du cerf à Pont du Navoy peut aussi vous rendre bien service. Vous en trouverez d'autres dans mes liens...

Pour la météo, je vous donne deux liens de sites locaux , je vous les recommande vivement.

Jura lac météo

Echallon météo.

  • Guide de pêche.  

Je reçois très régulièrement des demandes de conseils sur un guide pêche pour un stage sur l'Ain et les alentours, voir même des demandes pour que je guide moi même. Alors une dernière fois, je ne suis pas guide de pêche :-) .

Par contre, si vous souhaitez passer un bon séjour et pratiquer avec un excellent guide pêche pour découvrir l'Ain et ses affluents, je vous conseille vivement de faire appelle aux services de Marc. C'est vraiment un mec bien :-)

  • Cartes de pêche, réglementation, etc...

Pour les cartes de pêche, vous avez un super service avec Internet, profitez en !! Pour rappel, les cartes papier pour l'AAPPMA de Crotenay sont disponibles chez moi et à la Détente à Champagnole pour les cartes journalières. Nous n'avons plus de dépositaires suite à des soucis de santé, merci de privilégier Internet

Pour toute autres questions de réglementation, excepté en ce qui concerne mon AAPPMA, merci de passer en premier lieu par les président des AAPPMA concernées ou par la fédération de pêche du Jura. Je suis un peu las de passer deux à trois soirées par semaine à expliquer à des personnes que je ne connais même pas les limites du parcours public, s'il y a des réciprocités ici et là, si, si ,si etc... :-(

Voilà, j'ai fait le tour des questions qui reviennent de façon récurrente. Si toutefois vous avez encore des questions sans réponses, je préfère un mail, parce que le téléphone le soir à remplacer l'office du tourisme après une grosse journée de boulot, je n'y arrive plus, merci de votre compréhension. Mireille Terrier m'avait parlé peu après le décès d'André d'une période de sa vie qu'il avait très mal vécu. Suite à l'émission Destination pêche diffusée à l'époque sur FR3, sa notoriété n'a cessé d'augmenter. Mireille m'a raconté qu'il ne pouvait plus passer une soirée ensemble tant le téléphone sonnait tout le temps...Je n'en suis pas là, mais ça s'approche à grand pas. Merci donc de faire l'effort de recherche seul, ce n'est pas très compliqué ;-) .

lundi 6 mai 2013

Six years ago...

Que le temps passe vite. A quelques jours près, je débutais l'aventure de ce blog il y a 6 ans déjà. De l'eau a coulé sous les pont depuis, et pas toujours de bonne qualité malheureusement.

Malgré des hauts et des bas, j’essaie tant bien que mal de faire perdurer cette aventure du mieux possible. Alors, en route pour les six prochaines années ;-).

Merci à toutes et à tous pour votre fidélité et l'intérêt que vous portez à mes écrits. Je vous rappelle qu'il y a un livre d'or sur ce blog, donc si vous souhaitez laisser vos impressions, c'est tout aussi sympa qu'un mail personnel :-) .

A suivre avec quelques photos de cette année non publiées sur le blog...

Il na fallait pas louper les rares occasions...

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Et Thibaut l'a bien compris avec ce poisson pris en sèche.

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Sinon, il y avait d'autres occupations.

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Mais on revient toujours à nos premiers amours...

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vendredi 3 mai 2013

L'histoire d'une truite (13)

C'est une histoire assez particulière que celle de cette truite. Elle débute cet automne pour tout vous dire. Ce poisson, lors de mes sorties repérage de cet automne, je l'avais déjà observé...Alors, je ne l'ai pas vu bien souvent, car on a eu beaucoup d'eau à cette période, mais à chaque fois que le niveau le permettait, j'ai pu la voir sur ce poste de nourrissage. Oui, car là où je la voyais tout le temps, il y a très peu d'eau, c'est une zone de rivière où le courant vient à peine perturber le calme apparent de la berge. Il y a un gros couvert d'arbres qui retombe sur l'eau.

Ce poisson, je l'ai même revu une ou deux fois en fin d'hiver avant l'ouverture. Toujours au même endroit, mais à ce moment là, il ne se nourrissait pas. Cela fait parti des avantages du repérage. Malgré tout, il se trouve que je n'avais pas revu ma truite depuis l'ouverture...Dans ces moments là, on se dit qu'elle a peut-être fini sa vie au fond d'un panier. Car franchement, je ne l'ai jamais vu en concurrence avec une autre poisson, et vu sa taille , elle était plutôt sereine sur ce poste. Ce n'est pas pour cette raison que je n'allais pas à chaque fois que j'en avais l'occasion jeter un œil pour voir si madame était bien présente.

Un beau matin, un de ces rares jour où l'on voyait le fond de la rivière en ce début de saison, alors que je venais juste de dépasser le bouquet de saule en me tenant éloigner de la berge, j'aperçois un éclair blanc dans le reflet à deux mètres du bord. Sans la voir, j'étais déjà quasiment sur que c'était elle. Il n'y avait pour moi aucune autre possibilité. Il se trouve, que cette situation, comme bien d'autres avec des poissons repérés, je l'avais déjà imaginé de nombreuses fois. J'avais déjà dans ma tête l'approche et la façon de l'attaquer depuis cet automne...

Je recule doucement pour de nouveau être caché des saules. Ensuite, je descend la berge de 10 mètres, je me laisse couler pour surmonter ce petit monticule de sable pour atteindre la rivière et commence à monter sans rentrer dans l'eau pour atteindre les grosses banches qui retombent sur l'eau... Arrivé à l'endroit où je le souhaitais, je me mets à genoux et fixe la zone en étant très concentré car la lumière est plus que médiocre. Elle est un peu plus en amont de moi, en bout de circuit d'après moi et mes observations passées. Je reste donc où je suis en étant persuadé qu'elle va redescendre. Le coup se fera sans soie dehors, avec un simple geste arbalète mais qu'il faudra faire au bon moment car vu la faible profondeur, je n'aurais droit qu'à un seul essai.

Comme prévu, et c'est là qu'on est plutôt content de soi, la truite se laisse descendre tranquillement avec la tête toujours pointée vers l'amont. En quelques secondes, elle se retrouve pile en face de moi, à tout juste deux mètres dans 50cm d'eau claire. Tout se passe comme je l'avais imaginé déjà cet automne la première fois où je l'ai vu, c'est vraiment dingue.

Je lâche mon gammare après avoir tendu ma canne pour qu'il soit propulsé en amont du poisson et sur son côté droit, là où la profondeur de l'eau est légèrement plus importante. Ainsi, je pourrais faire une petite animation. C'est d'ailleurs ce que je fais arrivé à sa hauteur, la truite bascule sur sa droite et je vois le flanc briller comme lorsqu'elle se nourrissait sur les larves et crustacés naturels. Je lève bien sur ma canne verticalement pour faire pénétrer mon hameçon dans sa gueule.

La truite se contorsionne de toutes ses forces sur place en éclaboussant la surface de l'eau, je bride donc au maximum, car dans ces cas là, on peut écourter le combat très vite même avec un beau poisson. Malheureusement, je n'arrive pas à terminer de suite et la truite reprend de l'eau pour filer vers l'aval. je n'ai d'autres choix que de la suivre car elle met toute sa puissance, et Dieu sait qu'elles en ont avec cette eau encore glacée. Malgré tout, avec un bon 14 centièmes, on fait du très bon boulot, et ce poisson n'a pas d'autre choix que de finir dans l'épuisette assez vite.

C'est un très joli poisson avec peu de point, pas de trace bleu sur les joues et une gueule bien marquée . J'adore ! Surtout comme cette saison où l'on à pêché correctement à vue 2 ou 3 jours depuis l'ouverture, c'est juste un immense bonheur.

Vu la météo actuelle, on est pas prêt de revoir le fond de la rivière ! A bientôt pour une prochaine histoire...

Une vieille copine à moi.

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lundi 29 avril 2013

N'ayez pas peur d'utiliser des grosses nymphes.

Une bonne habitude à prendre...IMGP0338.JPG

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samedi 27 avril 2013

Grosses truites prises aux leurres

Pendant que je suis dans les vidéos, je viens de découvrir celle-ci. Pour une fois, c'est de la pêche aux leurres et les scènes de pêche se situent dans l'Ouest de la France.

Je voulais la partager avec vous car le montage est très soigné, ça donnerai presque envie de reprendre un petit coup la lancer ;-) .

Bon visionnage.


jeudi 25 avril 2013

Pêche électrique sur la Haute Bienne.

Voici une vidéo très bien faite qui vous montre le déroulement d'une pêche électrique dans le Jura. Cela se passe sur la Haute Bienne en compagnie des techniciens de la fédération de pêche du Jura.

Cela démontre une fois de plus que lorsque le milieu est correct, les alevinages ne servent strictement à rien.

Vous pouvez retrouver cette vidéo comme des dizaines d'autres sur la chaine Pêche-TV. En ce moment, les vidéos sont toutes issues du Jura, profitez en !

Bon visionnage.


mercredi 24 avril 2013

Une histoire qui commence fort !

A suivre...IMGP3335.JPG

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