Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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samedi 16 février 2019

Merci à tous !

Une grosse centaine de sociétaires, une petite vingtaine de présents hier soir, c'est sur cette belle note que s'est déroulée l'assemblée générale de notre AAPPMA. Pourquoi cet air joyeux ? Tout simplement parce que par rapport à la moyenne de ce que je peux connaitre, c'est une importante participation. En tant que président, cela me touche et me fait plaisir. Merci à tous d'être venu avec une mention spéciale pour les personnes qui avaient de la route. Des pêcheurs passionnés ont fait le déplacement parfois de loin dans le Jura, mais aussi depuis le 71, le 25 et même de Suisse. Comme quoi, quand on veut, on peut !

Je tiens également à remercier particulièrement mon vice-président Bernard qui m'aide énormément tout au long de l'année. A remercier Sébastien qui passe beaucoup de temps (en plus de pêcher ;-) ) à ramasser tous les déchets qu'il peut trouver sur le parcours.

Après un rapport moral sur la saison de pêche passée et les difficultés rencontrées par nos chères truites zébrées, nous sommes passés au bilan financier. Au sujet des cartes de pêche, le tarif 2019 est le même. A noter une augmentation des prises de cartes de près de 40% chez nous en 2018. Nous n'avons jamais eu si peu de poissons pour autant de pêcheurs, c'est le paradoxe. Mais la plupart des preneurs de cartes le font par adhésion à notre discours et nos actions. Nous vous remercions tous pour ça aussi.

Nous avons évoqué ensuite diverses informations importantes, proposé des actions et débattu sur les questions posées par les sociétaires. Un verre de l'amitié a clôturé cette soirée avec des discussions de pêcheurs à n'en plus finir. Si bien que je suis rentré le lendemain ;-)

Photo vite fait au téléphone...(je n'ai pas pu cadrer tout le monde).

jeudi 14 février 2019

Atlanticus - Rise Festival 2019

Toujours dans l'optique de la soirée du Jeudi 7 Mars au Rise Festival à Dijon, je vous fait découvrir l'extrait d'un nouveau film qui sera projeté ce soir-là. Si vous n'avez pas pris vos places, faite-le au plus vite ! => Place cinéma Rise Festival.

Atlanticus (Castaway Films, E.U)

Le Tarpon est peut-être le graal du pêcheur à la mouche, le partenaire de jeu ultime : un poisson à la taille potentiellement démesurée qui prend très bien la mouche en surface et dont la combativité aérienne est incroyablement addictive.

De part et d’autre de l’Atlantique tropical, il semble exister une connexion entre les différentes populations et certains habitats du poisson sont totalement méconnus. Une équipe de spécialistes amoureux de ce roi argenté et puristes dans la façon d’aborder la pêche à la mouche nous emmène des côtes du Gabon au Costa Rica en passant par le Mexique à la découverte de territoires inexplorés et insoupçonnés…

Atlanticus Trailer from Castaway Films on Vimeo.

dimanche 10 février 2019

Ready to go fishing ?

Nous sommes à moins de 20 jours de l'ouverture de la franco-suisse, à un mois de l'ouverture générale, il est temps de penser à se préparer. Malgré une situation actuelle des plus compliquées, un état des rivières jurassiennes qui m'empêche de dormir de nombreuses nuits, j'ai toujours cette envie de me retrouver au bord de l'eau canne à pêche en main ! Que voulez-vous, je suis un pêcheur avant toute chose !

La première action à réaliser, c'est la prise de carte. C'est fait pour Thibaut et moi dans l'AAPPMA du village. Une saison à venir, où, quoi qu'il arrive, la priorité sera de partager un maximum de temps avec mon fils au bord de l'eau.

Une sacrée doublette !

Ensuite, il faut penser tri du matériel. Pas de grands bouleversements pour ma part. Uniquement un changement de gilet pour un ensemble C&F Design. Léger, pratique...Et j'avais tout simplement envie de changer. A voir si je vais m'y faire.

Modèle A-820

Pour les nymphes et les mouches, vous connaissez déjà la réponse. Et il y a ce qu'il faut, j'ai bien bossé durant l'hiver. Comme toutes ces dernières années, les gammares JFD et les cuivres seront mes favorites pour une réussite qui reste constante.

Quelques bestioles...

Et enfin, pour les touristes pêcheurs qui souhaiteraient venir dans le Jura en 2019, je vous conseille fortement le camping de Boÿse pour ses locations en particulier ses nombreux chalets. Il est idéalement placé au centre du Jura. L'accès à la rivière d'Ain peut se faire à pied et directement dans le parcours no kill. Et puis vous serez situés à une heure de la Bienne qui va rouvrir et moins d'une heure de la Loue. De quoi vous programmer un super séjour pêche et/ou famille !

Réservation sur le site internet.

mercredi 6 février 2019

Jordan Hernandez

Pas simple de définir mon invité du jour, il y a tellement à dire. Peut-être un fou furieux ou encore un passionné d'un autre monde mais plus sûrement un pêcheur ultra complet, surdoué, en permanence dans la progression et qui possède un mental sans faille. C’est aussi et surtout un jeune homme d’une gentillesse exceptionnelle.

J’ai la chance dans mon parcours de pêcheur de rencontrer de nombreux passionnés. De tous bords et de tous âges. Jordan en fait parti. Il est même dans le peloton de tête. C’est un garçon que j’apprécie énormément pour ces qualités d’homme et de pêcheur. On se connait seulement depuis quelques années, mais pour dialoguer régulièrement, on tombe souvent d’accord sur les sujets qui tournent autour de la pêche. De plus, étant très restreint (par choix) sur ma façon de pêcher, je porte énormément d’intérêt sur sa façon de voir les choses, c'est très enrichissant. Echanger avec lui est toujours un immense plaisir car malgré son jeune âge, il possède déjà un parcours hors normes. A votre tour de le découvrir maintenant, bonne lecture !

Nicolas : Salut Jordan. Très heureux de te recevoir sur mon blog. Pour mes lecteurs qui ne te connaissent pas, peux-tu nous faire une petite présentation, merci.

Jordan : Salut Nico et bonjour à tes lecteurs. Merci à toi pour ton invitation, c'est un plaisir d'être reçu sur ton blog. Je trouve le principe de ces interviews très intéressant et franchement ça change, donc forcément j'adhère !

Moi c'est Jordan Hernandez, je souffle ma 26ème bougie en même temps que je réponds à ton interview... c'est cadeau !

Je suis originaire et je vis actuellement dans le département de la Loire (42, plaine du Forez), en région Rhône Alpes. Comme tu le sais déjà, je travail exclusivement les week-ends en mécanique industrielle et je consacre le reste de ma semaine à mes activités favorites, pêche et sport !

Mon invité, Jordan Hernandez.

Nicolas : Comme je le répète souvent à mes amis, j’en ai déjà croisé des fondus de pêche, mais des comme toi, jamais ! Tu en es conscient ou pour toi c’est la normalité ?

Jordan : Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais ! J'ai envie de te répondre les deux. Lorsque j'en parle autour de moi, la réaction des gens me fait souvent prendre conscience que ce n'est pas vraiment ordinaire. Mais d'un côté, quand il s'agit de ton quotidien, par la force des choses ça devient normal. Donc les deux !

Un quotidien pas si ordinaire...

Nicolas : Revenons au tout début. Depuis quand cette passion est née pour toi et comment cela t’es venu ?

Jordan : Cela m'est venu par mon père qui nous emmenait avec mon frangin dès notre plus jeune âge. Il y a plus de vingt ans, je me rappelle de ces premières sorties en famille à la découverte de la truite au toc et des carnassiers. De sacrés souvenirs !

Un des premiers brochets aux leurres de Jordan (avec son grand frère Kévin, collector la photo !!).

Nicolas : C’est donc une histoire de famille. Il y a la pêche et le reste chez les Hernandez ?

Jordan : Oui c'est bien ça ! Le reste, qui n'est pas des moindre, encore une fois avec mon père qui a clairement géré sa transmission de passions. Ce qui fait que nous le suivons à la pêche, dans la nature, à la chasse et aussi dans le sport (cyclisme). Les semaines sont biens remplies chez les Hernandez !

Vélo avec son papa.

Nicolas : Tu es devenu au fil de temps un pêcheur complet en termes de poissons capturés et de techniques pratiquées. Quel a été ton cheminement personnel ?

Jordan : Mon parcours perso dans la pêche est plutôt varié, dans le style " touche à tout ". A partir du moment où j'ai été assez autonome au bord de l'eau, j'ai commencé à me consacrer à la pêche au coup. C'est là que j'ai pris part à mes premières compétitions (adulte) et que j'ai réalisé mes premières victoires du haut de mes 11/12 ans à l'époque.

La suite de mon adolescence, j'ai alterné la pêche de la carpe et celle des carnassiers. Avec une première participation à un événement de plus grande ampleur, le championnat de France carpiste en 2008 en binôme avec mon frère.

Puis, à ma période lycéenne, je m’investis exclusivement dans la pêche des carnassiers aux leurres artificiels. Tout va très vite, avec plusieurs victoires et podiums lors de dates du championnat de France bateau, l'arrivé des premiers sponsors. Une détermination toujours grandissante nous pousse, mon frangin et moi, à nous lancer dans les plus grandes compétitions européennes où nous nous hisserons sur quelques podiums.

Enfin, venons à la partie que tu préfères...La truite ! Comme je l'avais cité plus haut, j'avais suivis mon père et mon frère lors de quelques sorties truites étant très jeune mais ça restait anecdotique. C'est il y a seulement quatre ans que je me suis mis à parcourir les rivières aussi bien à la mouche qu'aux leurres.

3ème place prédator tour en Hollande.

Nicolas : Aujourd’hui, quels sont les poissons et les techniques que tu préfères ?

Jordan : J'adore tous les carnassiers aux leurres, avec une préférence pour toutes les pêches qui demandent d'avoir beaucoup de tactile. Et la pêche à la mouche, forcément, avec un plus pour la pêche en sèche.

Nicolas : Tu as une belle complicité avec ton frère avec qui tu fais aussi des compétitions carnassiers aux leurres. Que t’apporte ce genre d’évènement par rapport à une pêche loisir ?

Jordan : Ce que ce genre d'événement m'apporte, tout d'abord de l'expérience. Ça me pousse à rehausser mon niveau, à être beaucoup plus réfléchi et concentré. Chose qui est difficile à reproduire en pêche loisir. Pour moi, ces événements sont une étape importante pour ma progression.

Brochet de 123cm pris en compétition internationale.

Nicolas : Ton frère Kévin est connu pour être plutôt un pêcheur de spécimen, comment tu te définirais de ton côté et pourquoi cette philosophie ?

Jordan : Kévin préfère la qualité à la quantité, moi c'est l'inverse. Je mise tout sur la quantité. La recherche de spécimen est un mode spécifique qui demande à s'adapter au comportement d'une minorité de poisson. Personnellement, je suis plus intéressé par le comportement de la majorité, donc forcément des poissons plus petits. Ça n'empêche pas de croiser de beaux poissons, comme tu as pu le remarquer sur mon bateau ! ;-)

Choisir la quantité n'empêche pas de prendre gros !

Nicolas : Ce que j’apprécie chez toi, c’est ta simplicité qui dénote malgré ce monde parfois farfelu pour ne pas dire autre chose de la pêche moderne. Que penses-tu justement de cette évolution dans ton domaine de prédilection qu’est le leurre ?

Jordan : Merci, je te retourne le compliment. Tu connais mes principes de pêche, simple et efficace ! Je pense que cette évolution dépasse un peu la pêche. Comme par exemple, le faite de connaître le dernier leurre qui vient de sortir, ou de connaître le nom de millier de références, etc... Savoir tout cela n'a jamais fait attraper de poissons donc je ne m'y intéresse guère. Au fil du temps, je pense me détacher de cette évolution, de ces mentalités qui ne me correspondent pas.

Nicolas : On est sur un blog de pêche à la mouche, alors on va laisser tes trucs en plastique de côté. Pourquoi avoir voulu aussi pêcher à la mouche ?

Jordan : Oui, revenons-en à nos plumes !

Tout simplement parce qu'un jour, alors que je pêchais aux leurres, un ami pêchant à la mouche m'a littéralement mit une leçon. Au coup du soir, il m'a fait tester son fouet et je prends deux truites correctes en quelques passages en nymphe au fil. Tu t'imagines bien qu'à partir de ce moment là j'ai voulu savoir faire. Le lendemain, j'avais commandé mon premier ensemble mouche !

La première truite de Jordan avec une canne à mouche.

Nicolas : Toi qui excelles dans la pêche aux leurres, trouves tu des similitudes avec la pêche à la mouche ou est-ce que pour toi c’est deux mondes totalement différents ?

Jordan : Pour moi, il y a de grandes similitudes. Que l'on utilise un leurre en plastique ou une mouche faite de plume, tout deux restent des imitations artificielles. N'en déplaise aux puristes, ces deux techniques sont assez proches, à quelques variantes près du comportement de nos truites. J'estime qu'un bon pêcheur de truites se doit de maîtriser la pêche à la mouche, aux leurres ainsi qu'au toc afin de s'adapter à toutes les situations que l'on rencontre au cours de la saison. Je prends l'exemple du pro " pêche à vue seulement " qui se retrouve au chômage technique lors des crues pendant que moi je me régale aux leurres…Quel dommage ! Il n'y a pas de techniques supérieures ou plus honorables que d'autres, ni de méthodes qui rajoutent de la valeur aux truites...Il n'y a que des bons pêcheurs qui agissent avec passion !

Bien sur, ça ne reste que mon avis.

Une magnifique truite prise au leurre, reste une magnifique truite.

Nicolas : Avec ta canne à mouche, ta priorité est de pêcher en adaptant la technique aux conditions ou est-ce que par exemple tu vas chercher à pêcher à vue en priorité ?

Jordan : Oui, j'essaie toujours de m'adapter au mieux aux conditions de chaque sortie. Mais, si j'ai l'occasion de pêcher à vue, je ne m'en prive pas.

Truite de N.Z prise en nymphe à vue.

Nicolas : Tu reviens d’un voyage en Nouvelle-Zélande en duo avec Franck. Globalement, que retiens tu de ce trip pas comme les autres ?

Jordan : Ce que je retiens le plus c'est que, réellement, on est très loin des vidéos que l'on peut voir sur le net. En réalité, les poissons sont beaucoup plus méfiants et difficiles à aborder. Il faut rajouter à cela des conditions climatiques qui compliquent beaucoup la pêche avec régulièrement une météo mitigée et quotidiennement un vent très fort. Lorsqu'on additionne tous les facteurs négatifs, prendre un poisson devient alors une performance.

Nicolas : En quoi la pêche est-elle différente de ce que tu connais ici ?

Jordan : La seule grosse différence, c'est que l'on croise très peu de petits poissons. La taille moyenne est vraiment haute. Par contre, on en croise beaucoup moins, ce qui est logique. Il faut parfois parcourir plusieurs kilomètres avant de voir une truite.

Plusieurs kilomètres avant de croiser celle-ci !

Nicolas : Tu peux nous raconter l’histoire d’un poisson capturé lors de ce séjour ?

Jordan : Pour rassurer les lecteurs qui auraient en projet ce voyage, mon anecdote sera positive. J'aborde une 60+ avec l'une de tes cuivres, je la prend rapidement et la relâche. Puis j'attaque un nouveau poisson une quinzaine de mètres plus haut, postée en plein courant. Je lui propose une bille montée par mes soins. Après quelques passages, je finirai par la convaincre sur une animation. Ce n'est que lors de la séance photo que Franck me fait remarquer qu'elle a des ressemblances à celle que je venais de prendre juste avant. Et en effet, il y avait plus que des similitudes puisque c'était le même poisson prit deux fois à quelques minutes d'intervalles. De loin le coup de chance du voyage avec cette truite à la mémoire de poisson rouge.

Deux fois la même truite en quelques minutes.

Nicolas : Pour te connaitre un petit peu, je te sais homme de défi qui aime, en autre,  se donner des objectifs ? En as-tu encore de non réalisés côté pêche ?  

Jordan : J'ai réalisé beaucoup de mes objectifs mais il m'en restera toujours. Dès lors que j'en réussi un, je m'en fixe un nouveau plus difficile, plus fou. De manière à ce que la boucle ne soit jamais bouclée !

Le record truite à ce jour de Jordan, et il compte bien le battre !

Nicolas : Merci beaucoup Jordan d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. J’espère te croiser de nouveau cette année.  

Jordan : Pas de quoi Nico, merci à toi. C'était un plaisir et tu sais que tu es toujours le bienvenu sur mon bateau ! ;-)

Tu sais Jordan, il est de tradition sur mon blog lors des interviews qu’un proche de l’invité fasse une petite apparition. Je n’ai pas cherché longtemps à vrai dire. Ton Frère Kévin a bien voulu se prêter au jeu et je trouve qui l’a très bien fait ! C’est pour toi Jordan (et aussi un peu pour nous).

Kévin : S'il fallait faire un résumé du parcours pêche de Jordan, voici ce qu'il serait...

Jordan tient sa force de sa polyvalence dans les techniques, de son mental et de son imperméabilité à toutes les choses annexes !

Maitriser la pêche de plusieurs espèces tout en appliquant des techniques et des principes de base est le principal moteur de ce joli parcours.

Personnellement, c'est pour moi un équipier sûr en compétition car je sais qu'il prendra des poissons qui comptent et ensemble, en plus des souvenirs, nous avons réalisé de belles choses.

Pour les anecdotes de pêche concernant Jordan, je garde un super souvenir de son brochet de 123 cm capturé durant la dernière heure de compétition et qui nous propulse en 3ème place du Predatortour !

Je pense aussi à cette truite de 63cm capturée dans la Loire sur une action improbable alors qu'il n'avait que 10ans...

Il y a aussi ce jour où, au Léman, je lui ai envoyé le blank de ma canne Big bait en plein derrière la tête lors d'un lancé...La casquette, les lunettes, tout avait volé !

Et enfin, un sandre du Rhône que nous avons capturé 2 fois dans la journée, chacun à notre tour. Jordan le fait en verticale, c'était un poisson moche, avec les nageoires abimées et plein de cicatrices...L'après midi, sur la même zone, je prends une touche en linéaire puis arrive ce poisson au bateau. Je lui lance : "il est moche, on dirait le tient"

- "Non, le mien était plus gros" réplique t'il...

Après vérification photographique, il s'agissait bien du même poisson, capturé 2 fois le même jour !

Pour conclure, je pense que ce parcours va encore s'embellir dans les années à venir. Les défis sont là, il y a encore des records à battre et des trophées à aller chercher !

Les deux frangins !

Merci à tous les deux, c’était vraiment top. Je pense que mes lecteurs ont pris autant de plaisir à vous lire que j’en ai eu à réaliser cette interview. Au plaisir de vous revoir et ne changez rien !

lundi 4 février 2019

Nouvelles bobines Teklon, comment est-ce possible ?

C'est suite à une discution sur mon profil facebook avec les personnes qui me suivent que j'ai eu l'idée de rédiger cet article. Tout est dans le titre ! Comment peut-on avoir une idée aussi saugrenue ?

Cela ne vous à sans doute pas échappé, d'autant si comme moi vous êtes fan de ce nylon depuis des années, le changement de conditionnement du Teklon pose problème. Il y a quelques mois maintenant le Teklon est passé sur des bobines aux dimensions grotesques si on veut les transporter sur soi durant une partie de pêche. Effectivement, nous sommes passés sur des bobines qui font aujourd'hui 10 centimètres de Ø pour 2.5 centimètres de largeur. Alors que les anciennes bobines ne faisaient que 8 centimètres de Ø pour 1.5 centimètre de largeur. Bien entendu, tout cela pour une contenance identique, soit 100 mètres. Je vous avoue ne pas comprendre le choix marketing là...Il y a quelque chose qui m'échappe.

Deux bobines de 12 centièmes, la nouvelle à gauche. 

Mais ce n'est pas tout, car lorsqu'on y regarde de plus près, le fil n'est plus le même également. J'ai réalisé quelques mesures dans un local climatisé avec un micromètre étalonné. De plus, et cela tombe fort bien, je suis métrologue de métier. Parce qu'avoir les outils est une bonne chose, savoir les utiliser dans les conditions adéquates en est une autre. Vous trouverez mes résultats dans le tableau ci-dessous.

On peut remarquer que ce fil se rapproche du Ø de fil annoncé sur l'étiquette. Il était clairement surdimensionné sur les anciennes bobines, mais cela n'est pas important si on le sait dès le départ. Le principal pour moi, c'est que le fil actuel conserve son état de surface pour le traitement que je lui fais subir sur les gros Ø (du 50 au 20 centièmes). C'est le cas, donc je rassure de suite les fans des bas de ligne rouges, rien ne change ! Cela aurait pu être le contraire. Mon traitement ne prenant pas sur toutes les marques de fil, loin de là. 

Maintenant, avec ces grosses bobines, il est clair que cela le pénalise pour les pointes à cause de la place qu'elles prennent. Je me suis donc mis à la recherche d'un autre nylon depuis l'an passé pour mes pointes. Un nylon conditionné dans des bobines au format qui correspond le mieux à mon besoin avec les qualités similaires au Teklon. Une recherche identique à celle que j'avais fait lors de la disparition du fil Ashima à l'époque. Je vous ferais un retour sur mes investigations.

dimanche 3 février 2019

Hoplias - Rise Festival 2019

Toujours dans l'optique de la soirée du Jeudi 7 Mars au Rise Festival à Dijon, je vous fait découvrir l'extrait d'un nouveau film qui sera projeté ce soir-là. Si vous n'avez pas pris vos places, faite-le au plus vite ! => Place cinéma rise festival.

Hoplias (PM Productions, France)

Les eaux de la Guyane Française recèle un témoin du passé, un prédateur hors norme et un poisson qui n’a jamais été tenté à la mouche : Hoplias Aïmara.

Remontons le haut cours du fleuve Sinnamary, dans l’un des derniers sanctuaires vierges d’Amazonie, dans la moiteur et la majesté de la forêt primaire à la découverte d’un poisson préhistorique aussi puissant et brutal que le nombre de ses millénaires d’adaptation. Et prenons conscience de la valeur patrimoniale et potentiellement économique d’un poisson au travers de la pêche à la mouche.

TEASER HOPLIAS-Jusqu’à 4K from PM Productions on Vimeo.

mercredi 30 janvier 2019

Au tour de la STEP de Champagnole...

Un sujet de plus qui tombera sans doute à l'eau...polluée.

Après les échecs accablants des procès de la STEP de Montigny et celui de la lagune de Crotenay, au tour aujourd'hui de la STEP de Champagnole. Pour y passer régulièrement, il ne faut pas avoir fait de grandes études pour comprendre qu'il y a un problème. Le visuel et les odeurs parlent d'eux mêmes. A chaque coup d'eau, c'est le grand déversoir crasseux. Si des rejets polluants en sortie de STEP ont été constatés en 2016 ce qui donne lieu à ce procès, je peux vous assurer que c'est très réguliers. Sans compter les innombrables rejets non raccordés de la ville qui se jettent eux directement dans la rivière. Rejets que je connais pour certains depuis tout gamin.

Derrière ces procès, à chaque fois la même communauté de communes et bien entendu toujours Véolia. Soit les mêmes hommes et malheureusement les mêmes résultats. j'espère malgré tout que ce procès aura une autre conclusion, et qu'au delà des sanctions, qu'on fasse fonctionner correctement ces systèmes dépuration, c'est tout ce que l'on demande ! Délibéré à suivre le 12 mars.

Au final, c'est une haute rivière d'Ain qui crève d'années en années...Autant de dysfonctionnements sur un si petit linéaire ne peut rester sans conséquences. Et celles-ci sont plus que visibles sur la faune de la rivière dès l'aval du rejet de la STEP de Champagnole. Mais après tout, peu importe, l'eau suffit pour faire naviguer les canoës, les truites ne sont pas indispensables.

Et le pire dans tout ça, c'est que dimanche prochain, lors de l'AG de l'AAPPMA de Champagnole, les pêcheurs et le bureau plaisanteront tous ensemble avec le maire de Champagnole qui est habituellement toujours présent...Maire qui, je vous le donne en mille, est également responsable de la commission assainissement de la communauté de communes incriminée...Ce n'est pas dramatique ça ! Moi, j'en ai mal au ventre !

Source Le Progrès : Article à lire.

lundi 28 janvier 2019

Vers un deuxième livre...

Au printemps 2014 s'achevait une aventure inédite pour moi, la sortie de mon tout premier livre, La truite en héritage.

Cinq années plus tard, l'envie d'écrire à nouveau se fait sentir. Mais là, c'est un tout autre challenge qui s'offre à moi. En effet, lors de ce premier jet, le plus gros du travail était réalisé dans le sens où j'ai repris en majorité des histoires de pêche déjà écrites sur mon blog. Récits que j'ai retravaillé pour la parution du bouquin. De plus, avant même de débuter, j'avais l'aval d'un éditeur, ce qui a grandement facilité les choses pour un novice comme moi. Merci à lui au passage pour son aide.

Cette fois-ci, je n'ai rien au départ. Ni garantie sur l'impression, ni sur le contenu. Je pars d'une page complètement blanche. Mais le défi me plait et j'estime que c'est le bon moment pour le faire.

Ce livre s'articulera essentiellement autour de ce qui est le plus précieux pour moi après ma famille, la rivière d'Ain. Je souhaite tenter de vous faire vivre son évolution au fil des années à travers mon regard de gamin jusqu'à aujourd'hui. Vous retrouverez des histoires de pêche bien entendu, mais aussi tous les sentiments qui me lient pour la vie à cette rivière unique. Tout mon vécu à travers mes rencontres, mes peines, mes doutes, mes espoirs et mes nombreux moments de joie. J'ai tant de choses à raconter pour rendre à cette rivière ce qu'elle m'a donné tout au long de ma vie. Tant de choses...

Alors je ne suis pas pressé du tout, bien au contraire. Je vais prendre tout mon temps. Cela mettra certainement plusieurs mois, voir une année, peut-être plus...Mais j'irais au bout. Et si toutefois personne ne souhaite éditer mon histoire, je vous la ferai découvrir sur ce blog. Il est aussi possible que je donne des nouvelles de temps à autres sur l'avancement de ce projet sur ce même blog.

Un immense merci aux plus fidèles de mes lecteurs, car c'est surtout grâce à vous que je me lance de nouveau, grâce à vos commentaires et autres messages motivants que je reçois régulièrement. Merci encore.

La seule et unique haute rivière d'Ain.

samedi 26 janvier 2019

Le 10 février, une date à retenir pour la Bienne.

Vous le savez certainement maintenant, la Bienne dans sa partie aval va de nouveau retrouver les pêcheurs. La situation n'est pas des plus confortable, mais comme dit dans un article précédent, je pense néanmoins que c'est la bonne décision. Quoi qu'il en soit, et avant de retrouver les berges cannes en main, il faut, si sincèrement vous aimez cette rivière, être présent à la prochaine assemblée générale de la biennoise le 10 février prochain.

L'A.G du dimanche 10 février se déroulera en deux parties. Une première A.G extraordinaire de 9h30 à 10h30 avec les élections pour compléter le C.A de l'AAPPMA (6 postes à pourvoir). Pour ce faire, il faut être en possession des cartes 2018 et 2019 pour se présenter et la carte 2019 pour avoir le droit de vote. Si des personnes remplissent ces conditions et sont motivés, il faut envoyer les candidatures à l'adresse suivante contact@bienne-pechejura.fr avant le 1er février.

La seconde partie de l'A.G à partir de 10h30 sera ordinaire et plus classique avec rapport moral, financier, questions diverses etc...

Alors encore une fois, faites le pas, ne soyez pas qu'un simple consommateur, investissez-vous !

jeudi 24 janvier 2019

Retour "matos" de la saison 2018.

Vu que nous sommes en plein dans la saison des salons de pêche, il me semble opportun de vous faire un retour sur le matériel utilisé l'an passé. Je reviens uniquement dans cet article sur du matériel qui nous a sincèrement plu. Pas de retour commercial ou mensonger. Si vous avez vu défiler du matériel en présentation sur ce blog et que je ne vous en parle pas ci-dessous, c'est que nous n'avons pas trouvé ça génial. Pour accéder aux produits, il suffit de cliquer sur les liens en bleus placés au-dessus des photos.

  • Pour débuter, les nouvelles polarisantes JMC. C'est celles du bas sur la photo. Thibaut a donc pu pêcher toute la saison avec les nouveaux verres made in France 720 commercialisés par JMC. Il a adoré. Pour mieux en parler, je lui ai piqué sur quelques sorties. Les verres jaunes sont justes parfaits pour nos rivières. Même par temps sombre, ils illuminent la rivière et leur qualité "anti-reflet" est à la hauteur de notre attente. De plus, il y a un grand choix de montures à disposition. 

Polarisante JMC verres 720 : 139 euros.

  • Après un an d'utilisation intensive, je peux revenir avec objectivité sur mon nouvel outil de travail, l'étau Régal Médaillon. Sans faire de mauvais jeu de mots, c'est un véritable régal de travailler avec un tel outil. Simple au fonctionnel, d'un robustesse sans pareille, cet étau est fantastique. Petits comme gros hameçons, il sait tout faire. Sa tête rotative permet un accès sous tous les angles de la mouche sans avoir toute une batterie d'accessoires autour. A voir dans le temps, mais après des milliers de serrages, il est comme neuf ! Rapport qualité prix au top pour moi après en avoir testé pas mal.

Etau Régal Médaillon : 380 euros.

  • Pour continuer, un retour sur un combo idéal pour moi. Le moulinet Hardy Ultralite MTX et la soie Vaviras Ultimate distance. Ce nouveau moulin 2018 m'a accompagné toute la saison avec succès. Il équilibre parfaitement ma 8 pieds 6 avec la version MTX 3000 (122 grammes). Le fonctionnel est parfait, même supérieur aux précédents Hardy que j'ai pu avoir. Le frein possède une grande capacité de réglages très précise. Gros coup de coeur ce moulin.
  • La soie Vaviras que j'ai découvert grace au magasin Jura Pêche à Champagnole est juste parfaite pour mes besoins et ma façon de pêcher. Très bonne flottabilité même sur le long terme, bonne lanceuse, couleurs dispos sympa, pas de mémoire, elle possède toutes les qualités que je demande à une soie pour pêcher à vue.

Moulinet Hardy Ultralite MTX : 399.90 euros.

Soie Vaviras ultimate distance : 72 euros.

  • Pas du tout amateur des filets en silicone, j'ai voulu découvrir la nouvelle épuisette Brodin qui a développé un cadre carbone sur le modèle ci-dessous. Du coup, il n'y a plus du tout cette sensation de lourdeur comme on peut l'avoir avec un ensemble bois + silicone. Vraiment légère, elle se fait de suite oublier dans le dos accrochée au gilet. D'un look plutôt sympa, elle est dispo en plusieurs coloris. Super produit au final.

Epuisette Brodin Carbone : 199 euros.

Voilà. Pour terminer cet article, je vous remets ci-dessous quelques liens de petites bricoles qui sont devenues mon quotidien depuis que je les utilise. De très bons produits.

mardi 22 janvier 2019

Glorious Bastard - Rise Festival 2019

Comme promis, d'ici le Jeudi 7 Mars et la très belle soirée du Rise Festival à Dijon, je vous fait découvrir les films projetés ce soir-là. Si vous n'avez pas pris vos places, faite-le, l'an passé la salle était bondée ! Place cinéma rise festival.

Glorious Bastard (Capt Jack Productions, Australie/Afrique du Sud)

L’Australie est certainement un des derniers terrains de jeu où tout reste à découvrir pour le moucheur. L’immensité et la diversité des habitats réservent encore de vraies aventures dans des paysages bruts et sauvages.

Après avoir reçu la permission du gardien des terres aborigènes dans les îles du Nord, les Iles Wessel, l’équipe de Capt Jack Productions a pu se frotter à l’un des poissons les plus difficiles au monde : le Blue Bastard. Ce poisson connu depuis longtemps des pêcheurs à la mouche australiens n’a été identifié comme nouvelle espèce que très récemment. En 2015, l’ichtyologiste Jeff Johnson du Queensland Museum a identifié ce poisson endémique des eaux du Nord Australien : le Plectorhinchus Caeruleonothus. Le Blue Bastard doit son nom à sa couleur légèrement bleutée lorsqu’il est adulte et à sa difficulté à le pêcher…De quoi rendre fou le plus aguerri des moucheurs.

Glorious Bastards - Capt Jack Productions Fly Fishing Film Tour ‘19 Trailer from Capt Jack Productions on Vimeo.

jeudi 17 janvier 2019

Zoom sur une AAPPMA: les Pêcheurs des Vallées du Guiers et du Thiers.

Le Guiers, ça vous parle ? C'est une rivière magnifique que j'ai eu la chance de pêcher il y a quelques années en Isère. J'ai donné la parole au responsable de l'AAPPMA locale. Bonne lecture.

Pour que les lecteurs de ce blog puissent bien se situer, merci de nous localiser les lots dont votre AAPPMA a la gestion.

AAPPMA des Pêcheurs des Vallées du Guiers et du Thiers - Pont de Beauvoisin/La Bridoire (73)

Notre AAPPMA est située dans l'Avant Pays Savoyard, à proximité du lac d'Aiguebelette, entre Chambéry et Lyon. Nous sommes frontaliers entre les départements de l'Isère (38) et la Savoie (73). Le Guiers lui-même forme la frontière entre l'Isère et la Savoie, qui était autrefois celle entre la France et l'Italie. Nous sommes l'avant dernière AAPPMA sur le bas du Guiers, avant sa confluence avec le Rhône. Même si nous sommes une AAPPMA savoyarde, nous gérons la quasi totalité des 2 rives du Guiers (73 et 38) de l'entrée des Gorges de Chailles (Saint Franc) au barrage Richard (Romagnieu). La rive Isère du Guiers entre l'Ainan et le ruisseau de Beauchiffray est gérée par une AAPPMA isèroise. Nous nous occupons également des affluents du Guiers sur les 2 rives (Thiers, Grenand, Paluel, Ruisseau des Carmes, Ruisseau de Beauchiffray) ainsi que leurs tributaires. Notre association, qui a été créée en août 1945, possède également quelques terrains, dont l'étang de Reculfort à Pont de Beauvoisin 38 dont nous sommes propriétaires.

Autrefois, le Guiers était une rivière merveilleuse, de ses sources (Guiers Vif et Guiers Mort) à sa confluence avec le Rhône à Saint Genix sur Guiers. On venait de très loin pour pêcher sur le Guiers qui avait une renommée nationale. On raconte même que Churchill venait parfois pêcher le Guiers à la mouche, avec ses gants blancs.

Je n'ai pas connu le Guiers à cette époque. Quand j'ai connu le Guiers c'était les années 80, boom de l'industrialisation à outrance et de l'agriculture intensive. Je me rappelle, gamin, que le Guiers, chaque jour avait une couleur différente... Rouge, jaune, vert pomme, bleu turquoise... toutes les couleurs de l'arc en ciel y passaient. Ceci à cause des industries notamment papetières et textiles qui prospéraient le long des berges. Les fonds de la rivière, à l'époque, étaient recouverts de plusieurs centimètres, voire dizaines de centimètres de pâte à papier et de divers membres ou reste de porcs ou autres des abattoirs environnants, qui évidemment rejetaient tout en direct à la rivière. Sans parler des rejets domestiques des 2 villes de Pont de Beauvoisin qui finissaient tous, sans exception dans le Guiers. A cette époque l'AAPPMA vendait plus de 1200 cartes de pêche.

Pourtant on y voyait encore des poissons et des beaux ! Le nombre d'heures que j'ai pu passer sur le pont François 1er à contempler les "mémères" qui croisaient dans la rivière en dessous...

Dans les années 2000, l'AAPPMA "L'Allobroge" de Pont de Beauvoisin fusionne avec l'AAPPMA "Les Pêcheurs du Thiers" de la Bridoire et devient notre AAPPMA actuelle. L'association "Réciprocité Guiers" est également créée, c'est une association interdépartementale qui regroupe toutes les AAPPMA du bassin versant du Guiers, afin d'aller vers une gestion commune et de simplifier la pêche sur le Guiers, qui réglementairement était très compliquée (Rive Isère gérée par la Savoie et inversement, pas de réciprocité entre AAPPMA du même département...).

En 2015, l'AAPPMA vend une centaine de cartes de pêche par an. Un nouveau bureau est mis en place et je reprends la présidence. L'ancienne équipe reste en place et on essaie de trouver de nouvelles forces vives, ce qui marche plutôt pas mal, car je fais de précieuses rencontres, à ce moment là, des bénévoles passionnés, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, mais qui comme moi, ont la volonté d'essayer de "faire quelque chose". Nous nous engageons donc maintenant un peu plus vers la protection de l'Environnement et des écosystèmes au sens large, même si cela dépasse notre champ (réduit) de compétences.

Le Guiers (@J.Pouille)

Quels sont les droits de pêche dont il faut s’acquitter pour être en règle sur vos linéaires ?

Comme je le disais précédemment, la pêche sur le Guiers, fut, à une époque assez compliquée au point de vue des cartes de pêche, du fait de la position limitrophe du Guiers entre l'Isère et la Savoie. Fort heureusement pour le pêcheur cela a été grandement simplifié par la création de l'association "Réciprocité Guiers", regroupant toutes les AAPPMA 73 et 38 du bassin versant du Guiers, qui permet via l'achat d'un timbre (à 8€ à l'année !) apposable sur n'importe quelle carte de pêche valide de l'Isère ou de la Savoie, de pouvoir pêcher l'intégralité du Guiers sur n'importe quelle rive depuis les sources (Guiers Vif et Mort) jusqu'à la confluence avec le Rhône. (En faisant toutefois attention, il existe un parcours privé de l'ONF, dans les gorges du Guiers Mort).

Donc pour faire simple, pour pêcher le Guiers chez nous (des gorges de Chailles au barrage Richard à Romagnieu) et les affluents (Thiers, Grenand...) ou l'étang de Reculfort, il faut notre carte AAPPMA Guiers-Thiers ou n'importe quelle carte d'une autre AAPPMA de Savoie.

Pour pêcher l'intégralité du Guiers sans se soucier des limites (départementales ou d'AAPPMA), il faut une carte Isère ou Savoie de n'importe quelle AAPPMA réciprocitaire sur laquelle tu rajoutes le "Timbre Guiers" à 8€ à l'année. Attention toutefois, ce timbre ne permet pas de pêcher les affluents du Guiers ni les étangs des AAPPMA riveraines.

D'aucun auront noté que j'ai précisé que c'était pour le "pêcheur" que cela avait été simplifié. Car en ce qui concerne les AAPPMA, cela a clairement créé un abandon des achats de cartes côté Savoie, qui n'est pas réciprocitaire au niveau national (91€/an pour pêcher l'intégralité du département de la Savoie), au profit de l'Isère (95€/an pour pêcher 91 départements)... C'est un des facteurs prédominants de la baisse continue de ventes de cartes de nos AAPPMA côté Savoie... D'autant qu'en 2018 n'importe quelle carte Savoie est devenue d'office réciprocitaire au niveau départemental, augmentant au passage le prix, alors qu'avant cette réciprocité était en option. En ce qui nous concerne, nous avions, grâce aux actions menées et à la communication, réussi à passer de 100 cartes vendues en 2015 à plus de 500 en 2017. Mais cette année, nous connaissons une perte de 125 cartes.

Le Grenand.

Comment définiriez-vous votre AAPPMA en termes de politique piscicole ?

Vaste question ! Je crois que la meilleure réponse, c'est on fait au mieux avec ce qu'on a...

Aujourd’hui nous avons 2 politiques de gestion : halieutique et patrimoniale sur notre domaine. En gros, tout le domaine est en patrimoniale (Guiers et affluents) sauf la partie basse du Guiers (de Pont De Beauvoisin à Belmont Tramonet) qui ,elle, est en gestion halieutique et dans laquelle nous introduisons chaque année 450 Kg de truites arc en ciel en 2 fois, afin de donner une légère surdensité de poissons au parcours No-Kill aval qui souffre le plus des conditions et des événements climatiques.

Ca, c’est la situation actuelle. Mais beaucoup de choses ont été essayées par le passé.

Dans les années 80, pour combler la disparition progressive des poissons autochtones, les AAPPMA, à l'époque ont misé (sur les conseils de leurs Fédérations) sur un alevinage massif de truites fario (de souche atlantique) à tous les stades, des boîtes Vibert au poisson portion... Tragique erreur... Certes il y avait plus de poissons à pêcher, mais ces poissons se sont reproduits avec les quelques méditerranéennes de souche locale qui restaient et ont fini par quasiment faire disparaitre la souche autochtone du Guiers.

Puis dans les années 90, les responsables d'AAPPMA ont compris l'erreur et se sont tournés vers d'autres moyens, on a même eu une écloserie à la Bridoire que géraient à cette époque les bénévoles, mais ce type de structure est trop chronophage et pointue pour être gérée par une poignée de bénévoles. C'est par la suite qu'a été mis en place le premier parcours No-Kill (Gorges de Chailles à Saint Béron) et la gestion patrimoniale sur les secteurs qui se portaient le mieux. Entre temps, le Guiers a perdu de ses "couleurs" (celles dues aux papeteries, et c'est tant mieux !), mais de nouvelles pollutions beaucoup plus dévastatrices ont vu le jour (cyanures et autres), qui ont éradiqué toute vie sur des dizaines de km de rivière... je me rappelle, j'étais ado, à la pêche au Bonnard à Domessin, quand tout à coup la rivière s'est littéralement mise en ébullition... Les poissons, truites et ombres sautaient de toute part pour échapper au poison dans l'eau, certains se jetaient même sur la berge... une demie heure plus tard la rivière n'était qu'un immense cimetière où gisaient les milliers de cadavres des poissons de toutes espèces confondues.

Dans les années 2000, la qualité d'eau s'améliore un peu (création ou remises aux normes de stations d'épuration, obligation de mise aux normes des industries...), mais le mal est fait, la population de géniteurs n'est plus assez nombreuse pour assurer le renouvellement de sa propre descendance, sans parler des croisements génétiques qui mettront de nombreuses années avant que les caractéristiques de nos truites de souche adaptées à notre milieu, reprennent le dessus. Les alevinages de truites farios se font toujours, mais avec, cette fois, des truites et des alevins de type méditerranéens provenant de la pisciculture de Chazey-Bon, dans l'Ain. Le résultat n'est pas meilleur, les truites ne semblent pas avoir un génotype qui permet de s'adapter à la rivière.

Dans les années 2010, on abandonne petit à petit l'alevinage en truites farios. Le second parcours No-kill est créé sur la portion aval allant de Pont de Beauvoisin à Belmont Tramonet. On essaie maintenant de combler le manque avec des lâchers de truites Arc en ciel (pour éviter toute reproduction avec les autochtones), allant même jusqu'à tenter (avec la Fédération de Savoie) l'alevinage de truites arc en ciel des Bouillouses, qui potentiellement pourraient se reproduire dans la rivière et mieux supporter les conditions climatiques (qui, on en prenait déjà conscience à l'époque, se réchauffaient largement). Pas plus de réussite.

Depuis 2015, on conserve la politique halieutique avec les lâchers d'arc en ciel sur l'aval du parcours (depuis Pont de Beauvoisin), zone la plus "sinistrée" et on arrête toute autre introduction de poissons surdensitaires (truites et ombres). Ailleurs, on laisse faire la nature (pour qu'elle fasse encore ce qu'elle peut) et on revient à la gestion patrimoniale. On modifie le règlement Intérieur drastiquement (interdiction de marcher dans l'eau jusqu'à l'ouverture de l'ombre, hausse de la taille légale de la truite à 30cm, baisse du quota à 2 poissons), pour essayer de faire prendre conscience au pêcheur que si lui même ne protège pas la ressource sur laquelle est basée sa passion, autant se mettre au tricot tout de suite ! et on accompagne ça de communication et de pédagogie pour ne pas que ça ait l'air trop brutal. On continue d’observer et suivre les frayères, l'éclosion des alevins, on accumule des données sur les débits, les températures, les pollutions, les problèmes divers et variés de continuité écologique, d'assec, de rectification du lit... Tout ça afin d'avoir de vraies données pour réfléchir et ne pas se baser sur de vagues sentiments. Tout cela demande du temps sur le long terme (analyse) et est extrêmement chronophage au quotidien, mais tellement enrichissant.

Etang Reculfort (@L.Madelon)

Quelles sont les principales actions menées et à venir de l’AAPPMA ?

En ce qui concerne les actions menées, nous avons beaucoup œuvré, ces dernières années, sur l'habitat (création de caches et de frayères sur les affluents) avec de belles réussites, sur l'entretien des chemins de berges où nous avons les baux et également sur la qualité d'eau, travaillant étroitement avec le SIEGA (Syndicat des Eaux), les communes environnantes, l'AFB, et depuis cette année le SAMU de l'Environnement, en signalant les rejets, pollutions et autres atteintes, les analysant si besoin.

Comme je l'évoquais, nous avons aussi fait évoluer le règlement Intérieur, au contraire de ce qu'il peut se dire, pas pour embêter ou culpabiliser le pêcheur, mais pour lui faire prendre conscience qu'il doit être le premier à agir et à respecter son environnement et ses "compagnons de jeu", car très honnêtement, il faut qu'il comprenne que la pêche-alimentaire ne peut plus exister en terme de prédation naturelle (beaucoup trop peu de poissons qui se raréfient, pour nourrir des êtres humains en expansion toujours exponentielle). Il faut qu'au contraire, le pêcheur devienne une sentinelle qui œuvre pour le milieu en le protégeant de son mieux. Notre règlement intérieur interdit donc de marcher dans l'eau jusqu'à l'ouverture de l'ombre (pour essayer de donner quelques chances de plus à ces petits alevins qui vont sortir des frayères qu'on suit avec amour tout l'hiver et le printemps), le quota de prises a été baissé à 2 salmonidés/jour/pêcheur, dont un ombre, et la taille légale de la truite a été augmentée à 30 cm, puisque cela fait maintenant 4 ans que j'observe les frayères et que je ne vois pas un poisson de moins de 25 cm sur les frayères. Les truites ont une croissance assez rapide sur le Guiers et à 23cm elles ne se sont encore pas reproduites... On a donc décidé de monter la maille à 30cm afin que les poissons aient l'opportunité de se reproduire au moins 2 fois avant d'être éventuellement prélevés.

Nous venons d'acquérir un local dans Pont de Beauvoisin, juste au-dessus du Guiers sur le Pont François 1er. C'est une ancienne chapellerie. Cela nous permet de stocker nos archives et notre petit matériel, d'avoir un endroit "à nous" où on peut se retrouver, discuter, travailler, mener les réunions, accueillir du public, communiquer via la vitrine. J'espère que cela va servir également à mieux nous identifier auprès des riverains et de permettre un meilleur dialogue et plus d'information sur nos missions en tant qu'AAPPMA. Je dois avouer qu'aujourd'hui quand je me repenche sur le pont François 1er, j'ai une certaine nostalgie...

Nous avons également mis l'accent sur l'étang de Reculfort, pour l'accueil du public et en faveur de la protection de l'environnement, en créant un refuge LPO, de nouvelles frayères en piquets, où le poisson peut également aller se cacher un peu de temps en temps. Une autre est d'ailleurs prévue d'être créée pendant ce mois de février. L'étang qui était avant assez "sélectif" en terme de pêche est aujourd'hui ouvert aux pêcheurs à toutes les techniques, du moment qu'ils respectent le règlement : seuls les hameçons simples sont autorisés et sans ardillons. Nous avons également réouvert une partie du "petit étang" réservé à la pêche en Nokill pour les moins de 15 ans.

On essaie de renouer des liens avec tous les acteurs qui ont trait à la sauvegarde de l'environnement, les autres AAPPMA, les politiques locaux, les divers syndicats, afin de faire prendre conscience qu'il faut qu'il y ait un réveil collectif sur le "problème de l'eau". La ressource n'est pas inépuisable (d'autant plus avec les incertitudes des effets du changement climatique), et au delà du problème de quelques truites qui disparaissent dans les rivières (ce qui embête bien les pêcheurs), c'est la question de la suffisance de la ressource en eau pour tout un chacun qui est en jeu. L'eau pour l'irrigation agricole, pour les procédés industriels, et bien sûr l'eau potable... Tout ce qu'on n’est pas prêt à abandonner ou à modifier pour garder notre "confort" de vie, nous humains de l'anthropocène...

Le Thiers

Avez-vous un parcours No-Kill actuellement ? De nouveaux projets dans le domaine ?

Nous possédons 2 parcours No Kill (toutes techniques, hameçons sans ardillons) sur le Guiers, sur 18 km de rivière que nous gérons, nous en avons 6 km en No-Kill. Le No-Kill de Saint Béron (1,5 km) à la sortie des gorges de Chailles est un parcours en gestion patrimoniale et assez "sportif", Le No-kill de l'aval de Pont de Beauvoisin (4,5 km), est lui un parcours en halieutique, plus accessible pour les débutants, sur lequel ils retrouveront une plus grande densité de salmonidés, dont les arcs en ciel.

Concernant l'étang de Reculfort, le No-Kill est bien évidemment de mise pour la pêche à la carpe, mais également sur les carnassiers (black-bass, sandres, brochets).

Nous n'avons pas d'autres projets d'extension du No-Kill, car bien qu'indispensable, il n'est pas la solution "miracle" à tous les maux de nos milieux.

6-Si vous aviez un ou plusieurs souhaits venant des hautes instances (FNPF, élus locaux, etc…) à exaucer, quels seraient-ils ?

Nous pensons qu'il est indispensable que l'on prenne en compte le manque de ressources en eau probable dans le futur et que l'on protège au maximum ce qui peut être protégé au niveau des milieux aquatiques. Il faut qu'on trouve des solutions énergétiques alternatives à l'hydroélectrique (on voit les dégâts catastrophiques sur la basse rivière d'Ain) et au pétrole, il faut revoir et renouveler le système de traitement des eaux et inclure le traitement des composés médicamenteux, des perturbateurs endocriniens, des Polluant Organiques Persistants... Il faut ouvrir un maximum l'accès aux déchetteries au lieu d'en restreindre l'accès et de faire payer de plus en plus cher, car sinon, on va se retrouver avec de plus en plus de décharges sauvages (ce qu'on constate déjà régulièrement). Mon souhait serait donc : arrêtons de penser au fric et à la croissance et pensons en tant qu'humains intégrés dans leur environnement et qui cherchent à le défendre pour continuer à vivre plutôt qu'à le détruire pour en profiter égoïstement.

Le Guiers (@J.Pouille)

Pour terminer, un message pour les tous les pêcheurs qui pratiquent votre linéaire ?

MERCI !

Un grand merci à tous ces pêcheurs qui malgré tout continuent à sillonner nos berges à la recherche de la belle zébrée, elle est là, elle vous attend, alors traitez la respectueusement ! Si vous parvenez à la duper, utilisez votre épuisette, ne la sortez pas de l'eau, faites une photo du poisson dans l'eau et dans l'épuisette, et remettez la aussi vite que possible dans son élément avec le moins de stress possible. Rien que par ces gestes simples, votre poisson pourra se reproduire, donner un spectacle exceptionnel (au peu de personnes qui les voient, et c'est tant mieux !), et surtout donner une descendance avec un patrimoine génétique adapté (et adaptable) à la rivière et ses particularités.

Merci d’avoir répondu à mes questions et bonne continuation pour la suite à toute votre équipe.  Merci de nous donner les liens de vos médias pour celles et ceux qui souhaitent continuer à vous suivre.

Merci beaucoup à toi Nicolas de nous avoir donné l'opportunité de nous exprimer avec une audience bien plus large !

Notre blog, pour suivre nos actualités : http://aappmaguiersthiers.blogspot.com

Notre Site, pour les infos générales : http://aappmaguiersthiers.wixsite.com/aappma-guiers-thiers

Nous sommes également sur Facebook : AAPPMA Guiers-Thiers ou mon profil : David Guiers-Thiers

et également sur Twitter : AAPPMA Guiers-Thiers

mercredi 16 janvier 2019

Date A.G de notre AAPPMA.

Ce très court billet pour vous annoncer la date de l'assemblée générale de notre AAPPMA. Vous êtes bien entendu le bienvenu.

vendredi 11 janvier 2019

Les pêcheurs vont retrouver la Bienne !

C’est le principal changement en ce qui concerne la pêche de la truite dans le Jura en 2019. La Bienne va de nouveau accueillir les pêcheurs après presque 3 années de fermeture (actée en juin 2016). Le secteur aval du barrage d’étables à St Claude jusqu’à Lavancia ne sera plus fermé. Bien entendu, sur ce très long linéaire, il sera strictement interdit de prélever les truites. Enfin, si vous en trouvez…

Je dramatise un peu mais je ne suis pas si loin que ça de la vérité. De ce que j’ai vu, de ce qu’on m’a rapporté, il reste quelques poissons ici où là, mais rien à voir avec ce que l’on a connu il y a seulement 5 ans. Pour vous donner une idée et pour ceux qui connaissent le parcours public de la haute rivière d’Ain, je pense que l’on se rapproche de la densité existante à ce jour de Montigny à Châtillon. C'est-à-dire une faible à très faible densité. De plus, mais comme sur l’Ain finalement, il est encore fréquent de croiser une truite malade tâchée de blanc ou même des cadavres. C’est donc dans ce contexte que les pêcheurs vont retrouver la Bienne.

Souvenir de 2015.

Une nouvelle ouverture, avec une nouvelle équipe ! Un nouveau bureau devrait voir le jour. Si jamais vous vous sentez le cœur de vous investir pour cette rivière, n’hésitez surtout pas. Car des pêcheurs, il y en aura de partout sur la rivière, mais des bénévoles pour veiller sur elle, beaucoup moins. Je prends les paris ! Renseignez-vous, une A.G élective devrait avoir lieu dans la première quinzaine de février.    

Vu la situation, si vous aller pêcher cette rivière à partir du 09 mars, je me permets de vous donner quelques conseils pour relâcher du mieux possible vos truites si toutefois vous avez la chance de capturer une survivante. Je veux dire par là qu’il faut donner toutes les chances au poisson pour assurer sa survie.

Mon fils en "fight" avec une biennoise.

En premier lieu, il ne faudra pas s’éterniser sur les séances photos/vidéos comme on peut le voir encore trop souvent. Ces truites sont de toutes évidences plus fragiles qu’ailleurs à cause des conditions de vie que leur offre la très médiocre qualité de l’eau de la rivière. Donc une fois piqué et mis à l’épuisette, ne touchez pas le poisson si c'est possible. Toutes manipulations est à éviter, c'est une règle de base. Si vous voulez faire une photo (et pas 36), pensez à laisser le poisson dans l’eau tranquillement positionné dans le filet de votre épuisette. De cette façon, vous conserver un souvenir et la truite repartira de la meilleure des façons sans faire d’apnée même d’une courte durée. Quand les beaux jours arriveront, vous pouvez aussi prendre le temps de plonger un thermomètre dans la rivière en début de partie de pêche. On en trouve pour vraiment pas cher et cela ne prend pas de place dans le gilet. Perso, je ne mesure pas mes poissons, mais j’aime connaitre la température de l’eau avant de pêcher. De cette façon, je sais si je peux capturer une truite dans de bonnes conditions. Si sur certaines rivières la question ne se pose pas, chez nous, oui. La température peut atteindre et même dépasser les vingt degrés parfois. Compliqué pour les truites du coup…

Pour finir, je pense que cette ouverture est une bonne chose. Cette rivière, mise à part quelques passionnés et bénévoles de l’AAPPMA, était totalement abandonnée depuis juin 2016. C’est ainsi, la très grande majorité des pêcheurs se rendent à la rivière uniquement pour pêcher, rien d’autre, reflet de notre société de consommation dans le monde de la pêche. Avec cette ouverture sur le linéaire aval, la Bienne retrouvera un semblant de vie du moins sur ses berges. Les braconniers qui sévissent tranquillement auront la vie moins facile, les actes de pollution ne passeront plus inaperçus comme ça pouvait être le cas faute de présence humaine…De plus, et ce n’est pas négligeable pour les autres cours d’eau, la pression de pêche s’étalera un peu sans être concentrée sur les mêmes lieux.

Mon Fredo sur sa Bienne bien aimée.

mercredi 9 janvier 2019

Besoin de techniciens rivières dans le Jura.

Un court billet pour me faire le relai de ces offres d'emploi. Si jamais...

Le Parc naturel régional du Haut-Jura recrute :

deux chargé(e)s de mission rivière-GEMAPI pour les bassins versants Bienne-Orbe-Saine et Valouse-Ain médian

deux technicien(ne)s de rivières pour le bassin versant de la Valouse et de la Bienne (+ Orbe)

lundi 7 janvier 2019

Le Rise Festival est de retour à Dijon.

Le Rise Festival sera, pour notre plus grand plaisir, une nouvelle fois présent à Dijon en 2019. Alors prenez bien note de la date dès aujourd'hui pour réserver votre soirée. La projection aura lieu au cinéma Eldorado le jeudi 7 mars à 20 heures. Pour prendre vos places, c'est ici => Billeterie.

L'affiche pour Dijon.

Le Rise fera comme souvent une belle tournée en France et ailleurs. Une belle aventure pour l'équipe en place afin qu'un peu partout sur le territoire nous puissions visionner sur grand écran de très beaux films de pêche à la mouche entre passionnés.

Les lieux de projection.

D'ici le 7 mars, je vous ferais découvrir les bandes-annonce des films annoncés, et ils sont nombreux. Plusieurs films français à l'affiche cette année. Bref, une super soirée que vous devez réserver obligatoirement dès aujourd'hui ;-)

Une premier teaser pour annoncer la couleur...

Teaser : Le jour J from Luc Malbois on Vimeo.

samedi 5 janvier 2019

Nouvelle référence au Fly Shop.

Pour bien débuter l’année, je vous propose une nouvelle référence d’ors et déjà disponible au Fly Shop: le sedge passe-partout. Dans le même ordre d’idée que les passe-partout olive et brune qui ont un grand succès auprès de mes clients comme des poissons, je souhaitais ajouter une référence pour avoir une imitation de trichoptère dans ma collection. C’est chose faite aujourd’hui.

J’ai donc travaillé le montage de la même manière que les modèles cités plus haut en associant le croupion de canard au poil de chevreuil. Ce duo fonctionne à merveille. Il permet à la mouche d’être encore « pêchante » après plusieurs prises. Ce qui n’est pas forcément le cas pour une mouche 100% croupion de canard par exemple. Devant l’aile, je termine la mouche avec un dubbing naturel en lièvre. Ceci permet à la mouche de ne pas pêcher trop haut sur l’eau. De plus, on évite ainsi tout phénomène de vrillage de la pointe en nylon.

Une vraie mouche de pêche.

La PP-Sedge sera au catalogue en taille 14 (hameçon TMC100), ce qui me semble être un bon compromis pour ce genre d’imitation. C’est une passe-partout, que cela soit en taille et en couleurs. Elle est donc faite pour palier à un maximum de situations. Toutefois, et seulement sur demande (en prenant en compte un délai supplémentaire), il est possible de commander sur des tailles inférieures ou supérieures.

Une fois de plus, et cela vaut pour toutes mes références, c’est une mouche de pêche par excellence. Vous trouverez sans mal des imitations mieux réalisées mais comme j’aime à le répéter, je suis avant tout un pêcheur, et non un monteur de mouches. C’est donc dans cet esprit que cette nouvelle référence a été conçue. Pêcher à bon niveau, sans vriller le fil, rester « pêchante » un maximum de temps en mêlant le choix des matériaux et la solidité de l’ensemble. Et le plus important à mes yeux, être efficace !

Si vous êtes intéressés, c'est ici => Fly Shop.

Utilisation de matériaux naturels.

jeudi 3 janvier 2019

Meilleurs voeux à la rivière d'Ain

Que la rivière d'Ain se porte mieux...

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lundi 31 décembre 2018

Bye 2018, bonjour 2019...

Bonne année !

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samedi 22 décembre 2018

Frai 2018, le film.

Dans le Jura, la truite fario sauvage est en voie de disparition. Hormis le secteur très amont de la rivière d'Ain et ses affluents, tous les autres linéaires ne sont que l'ombre d'eux mêmes. De nombreux sont morts et ceci depuis bien longtemps (Cuisance, Basse Loue, Valouse, Seille, Bienne...) Pourtant, là où les populations sont encore "acceptables", on peut toujours dans la majorité des cas tuer 3 truites sauvages par jour de pêche. Évidemment, remettre son poisson à l'eau n'est pas la solution pour faire revenir à leur niveau les populations. Mais continuer à les matraquer en laissant certains pêcheurs (qui ne se privent pas !) prélever au-delà de ce que la rivière produit, est-ce la solution ? Je ne le crois pas non !
Nos techniciens et dirigeants jurassiens sont tous d'accord pour nous dire qu'au-delà de la qualité de l'eau, le réchauffement de celle-ci finira d'achever les populations de truites dans un avenir proche...Donc pour moi, continuer à autoriser leur prélèvement signifie à dire: "de toutes façons, c'est mort, autant laisser bouffer les dernières !" Faut juste l'assumer messieurs !!!
 
Pensez-y lorsque vous prendrez votre carte de pêche 2019 dans le Jura, soutenez les AAPPMA qui essaient, merci.
 

Sur ce, je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année. Je vous dis à l'année prochaine. Avant cela, je vous laisse avec quelques images de ces merveilles...Ces truites fantastiques se battent pour vivre au jour le jour...Encore une espèce qui est là depuis des milliers d'années et que nous allons réussir à éteindre par notre stupidité.

Cliquez sur HD pour une meilleure définition d'image.

Frai 2018, le film. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

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