Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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Sortie de pêche

Je vous raconte dans cette catégorie mes sorties de pêche illustrées de nombreuses photos

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vendredi 1 juillet 2022

De retour de Veirières.

Veirières est un lieu à part. Il fait parti de ces endroits qui vous aimante de façon permanente une fois la première visite effectuée.

Notre première fois date un peu maintenant, mais la dernière est toute récente. Quand je dis dernière, c’est uniquement avant la prochaine bien entendu. Cette année, je m’y suis rendu avec ma chérie. Je lui ai fait découvrir ce lac d’altitude situé à 1140 mètres et ce qui l’entoure. C’est-à-dire de magnifiques espaces naturels vident de vie humaine.

Vu d'ensemble depuis ma barque. Lodge au centre, burons sur la droite.

Nous sommes arrivés le vendredi en début d’après-midi. Après avoir salué Raphaël, les pêcheurs présents et avoir pris possession de notre chambre dans le buron proche du lodge, il était temps pour moi de rejoindre ma barque pour aller défier les truites de Veirières. Le ciel était gris avec un peu d’air. Quelques petites ondées sont venues agrémenter la pêche également. Un vrai temps de pêche ! Comme à chaque fois, il a fallu chercher la pêche. Tous les acquis des années précédentes étant effacés. J’ai eu vraiment du mal à prendre des poissons en surface alors qu’ils étaient gobeurs. Pas moyen de trouver une imitation qui se détachait afin d’enchainer les poissons. Jusqu’au soir, j’alternerais pêche en sèche et en petite nymphe pour prendre quelques truites de façon irrégulière. Une dizaine de poissons pour ce premier jour avec l’agréable surprise de voir que ces truites avaient toujours une défense aussi impressionnante. À taille égale pour comparer avec ce que je connais, c’est le jour et la nuit.

Une belle qui rejoind le fond du lac.

Joli bécard pris du bord.

Après une nuit réparatrice du voyage et de la pêche, le petit déjeuner servi au lodge devant le lac était la bienvenue. Cette journée du samedi allait se passer sous un ciel beaucoup plus calme. Il y a eu dès le début de matinée une très grosse activité de surface. Celle-ci allait durer jusqu’à 15 heures ! Des gobages tellement compliqués à repérer dans les vagues. Une pêche « ancrée » dans les grosses zones d’activité et une autre en dérive sur le reste du lac (ma préférée tant c'est différent). Vraiment un régal. Uniquement en sèche. Et ce jour-là, j’ai trouvé une mouche qui fonctionnait vraiment bien. Un petit CDC crème avec les ailes séparées style montage Petitjean. J’en avais que 4 des bestioles comme ça. Donc pointe en 18 centièmes direct. Sur une petite mouche cela fait bizarre mais en allongeant la pointe ça passe bien. À partir de 15 heures, les gobages se sont raréfiés. J’ai tenté plusieurs choses sous l’eau du coup jusqu’au soir et c’est finalement pour le coup une nymphes typique « réservoir » qui s’est avérée la plus efficace. Un bonbon de couleur chartreuse.

Sacré bonbon !

Mais sur la fin de journée j’ai vraiment tout essayé et j’ai même pris un poisson au streamer. Je pêche avec ces techniques à Veirières uniquement lorsque les poissons ne gobent plus. Parce que lorsqu’elles sont décidées, c’est vraiment top de les pêcher en sèche en particulier en barque dérivante. Il faut allier la précision de l’imitation du moment et celle du poser sur les trajectoires des poissons. C’est deux éléments maitrisés et la pêche est assurée.  

Des poissons vraiment en forme !

Le dimanche matin fut humide. J’étais seul sur le lac dans ma barque. Les autres pêcheurs présents ont attendu 11h30 et une accalmie pour mettre à l’eau. J’ai pris des seaux d’eau sur la tête mais aussi des truites. Surtout sous l’eau pour le coup. Vu ce qu’il tombait, compliqué de faire flotter quoi que ce soit !

Petite fario du lac pris avec un PP-sedge du Shop le dimanche matin avant les grosses pluies !

C’est après un dernier repas servi au lodge que nous avons pris la route pour retrouver notre Jura. Une fois de plus un séjour réussi sur le lac de Veirières. On y retournera, c’est évident ! Merci à Roland et Raphaël !

Quelques souvenirs en image...

Matériel utilisé lors du séjour.

Notre buron !

Photo prise par ma chérie.

Les hermines de Veirières !

mercredi 15 juin 2022

Canne au ratelier.

15 juin...3 mois après l'ouverture seulement. Pour les parcours aval de la rivière d'Ain, soit tous ceux situés plus bas que Champagnole, je pense qu'il est indispensable de lever le pied. Le débit à ras les pâquerettes, la température de la flotte déjà bien élevée, la canicule...Trop c'est trop. J'avais déjà stoppé une semaine au premier coup de chaud de mai, mais là, vu les températures annoncées en journée et la nuit, c'est d'un tout autre niveau. Les truites auront besoin de toutes leurs forces pour tenter de passer l'épisode même si je ne me fais pas d'illusion. Pour la pêche, il reste les parcours amonts, mais comme nous allons tous avoir la même idée, cela risque de bouchonner...Pas simple de nos jours quand même.

Les truites ces derniers jours n'avaient déjà plus la même puissance. Elles prenaient plus de temps pour repartir. Rien à voir avec les poissons pris en début de saison comme cet obus proche de l'obésité qui avait une défense phénoménale.

Par contre, même sans pêcher, restez présent sur la rivière, c'est très important.

vendredi 10 juin 2022

Les années passent vite.

C'est un cliché mais qu'est-ce-que les années passent vite. Thibaut, mon fils, a aujourd'hui 22 ans. Déjà bien ancré dans la vie professionnelle, il continue malgré tout à aller à la pêche très régulièrement. En ce jour d'anniversaire, l'occasion m'est donnée de revenir sur notre dernière sortie commune qui date de lundi dernier.

Nous avions choisi une tête de bassin. Quand nous pêchons les deux, c'est souvent le cas. Nous préférons de loin une pêche ludique dans un cadre sauvage plutôt qu'une course aux centimètres. Dimanche dernier, les petites truites de la rivière que nous pêchions étaient bien actives. Nous nous sommes régalés à les pêcher à vue. De plus, et même si l'approche est bien plus compliquée, les truites, elles, sont assez gentilles pour prendre la nymphe en dérive.

Une robe assez caractéristique.

Nous avons pris pas mal de poissons au final. Puis, en fin de partie de pêche, ce qui devait arriver arriva. Même en l'emmenant au pays des petites truites, Thibaut trouva un poisson pas vilain du tout. Il était situé sous un couvert végétal très dense. L'approche n'a pas été aisée mais bien réalisée. Et comme je lui avait dit en début de partie de pêche, poisson bien approché, poisson pris. Ce fut le cas. Le combat a été intense et rapide. Comme très souvent dans ces milieux encombrés. Un peu de réussite pour ne pas que le poisson se glisse dans un embâcle et Thibaut l'a fait glissé dans le filet.

Un poisson merveilleux pour la rivière.

C'était, mise à part le jour de l'ouverture, notre deuxième sortie commune de la saison. Je profite donc de chaque seconde pour voir à quel point il progresse au fil des ans. Dimanche, j'ai pris une bonne leçon. Finalement, c'était le but de son apprentissage dès le début. Donc mission accomplie.

Vivement les prochaines sorties père/fils.

dimanche 10 avril 2022

La truite de mon ami Robert !

Voilà bien longtemps que je ne mettais pas laisser aller à l’exercice du récit de pêche. Il fallait sans doute la rencontre d’un poisson bien particulier pour me donner de nouveau l’envie de coucher quelques mots sur une page blanche.

C’est histoire débute le vendredi du week-end dernier. La météo annonçait un retour de l’hiver. Elle ne s’est pas trompée. Alors que des amis avaient eu des éclosions plus ou moins sporadiques les jours précédents le tout avec une météo douce et humide, je me suis retrouvé au bord de l’eau avec des conditions totalement différentes. Au menu j'ai eu le droit à de la neige accompagnée d'un vent du Nord soutenu et glacial. Un vrai régal pour le pêcheur à vue que je suis. Ce mixte hivernal a tout simplement bloqué l’activité aussi bien des insectes que des poissons. Aucune éclosion ce jour-là. Vraiment rien à mon grand désespoir. J’ai donc marché en cherchant dans les moindres recoins un poisson actif au fond de la rivière. Même comme ça, malgré pas mal de chemin parcouru, j’ai repéré une seule et unique truite. Une rencontre qui a eu lieu à la mi-temps de ma partie de pêche. Une truite que j’estimais entre 43 et 45 centimètres était postée à environ 12 mètres de la berge devant moi. J’étais placé en hauteur avec énormément de végétation. Impossible pour moi de faire un rouler correct depuis ma position. J’ai opté pour une autre solution, celle de me placer dans l’eau au pic de la berge. Je me suis donc laisser glisser lentement et arrivé en bas, j’ai profité d’un petit bloc pour passer en mode héron. Une fois en place, j'ai scruté l’eau devant moi…Plus de truite. Je pensais avoir eu la discrétion nécessaire, l’absence du poisson m’a fait croire le contraire.

Paysage du vendredi.

Une fois en place et malgré la fuite de ma truite, j’ai décidé de ne pas bouger. Bien m’en a pris puisque moins de 5 minutes plus tard, une truite, sans doute la même, vint dans ma direction tout en boulotant de temps à autre une bestiole sur le fond de la rivière. Elle s’approchait de plus en plus près à tel point que je commençais à me faire petit en me baissant au fur et à mesure qu’elle progressait. Cela ne faisait aucun doute, j’allais pour voir la tenter à l’arbalète malgré mon choix d’être à découvert. J’ai donc propulsé ma cuivre dès qu’elle fut à portée. pour capturer les truites de début de saison, le plus difficile, c’est finalement de passer en premier. Les occasions sont certes rares, mais souvent ponctuées de succès. La règle n’a pas été dérogé. La truite a pris ma nymphe sans sourciller. Ferrage dans la foulée qui a eu pour effet de déclencher un démarrage du poisson qui m’a vraiment surpris par sa fougue ! Sans que je puisse faire quoi que ce soit, le poisson a foncé dans un sapin immergé. La conclusion fut à son avantage. Il m’a fallu casser le fil.

Sans le savoir, je venais de passer à côté de ma seule occasion du jour. La suite ne sera que prospection et attente du gobage qui n’arrivera jamais. Les conditions hivernales ont eu pour effet de bloquer les timides éclosions des jours précédents. Bilan de cette première journée, zéro gobage, une truite attaquée à vue mais sans conclure et malheureusement 4 harles de croisés en train de pêcher. Ma présence les aura forcés à aller voir ailleurs, désolé pour les voisins.

Retour au bord de la rivière le samedi. Je ne pensais pas que cela pouvait être pire que la veille, je m’étais lourdement trompé. La neige tombée dans la nuit était encore plus présente tout comme cette bise toujours aussi désagréable. Un vrai décor de janvier ! La progression en berge était un régal. Quel plaisir d’avoir un bain de neige à chaque contact avec la végétation. Il fallait bien penser à hausser les épaules pour l’empêcher de passer entre le col et la nuque ! Pour ce deuxième jour de pêche, je n’ai absolument rien vu. Que cela soit sur l’eau ou sous l’eau. Un vrai désert halieutique. 4 heures à errer sur les berges de mes linéaires favoris sans croiser un poisson. J’ai vu ce jour-là un cormoran et quelques pigeons. Toujours aucune mouche sur l’eau. Ma seule émotion du jour aura été d'échapper de peu à un gros branchage qui a cédé sous le poid de la neige. Une belle frayeur !

Fallait en vouloir le samedi.

Malgré mes deux déconvenues, j’ai tenté de nouveau ma chance le dimanche. La neige avait fondue en grande partie. Le vent du Nord était lui toujours bien actif. J’ai fait le choix de tenter un autre secteur en pensant être plus à l’abri. Effectivement, en tous les cas sur l’eau, et sur ce linéaire, les vagues étaient moins importantes. Il était donc possible de voir un peu plus facilement sous l’eau. Je pouvais être certain qu’il n’y avait rien du coup ! Rien vu jusqu’à arrivé vers un coup peu profond en amont d’un autre plus profond. Enfin quelques mouches dérivaient. Mes premières du week-end. Un gobage ! J’étais sur la berge assez loin de ce rond. Devant moi une zone profonde qui m’empêchait de rentrer dans l’eau pour me positionner. De plus, j’étais persuadé que sous ce gobage il y avait un ombre et non une truite. Mais bon, j’étais heureux de voir une telle scène. Je suis resté là assez longtemps pour l’observer. Après un bon quart d’heure, droit devant moi à environ 10-12 mètres, il me semble voir au fond une forme familière. C’était bien une truite. Elle était certainement devant moi depuis le départ mais focalisé sur le gobage un peu plus en amont, je ne l’avais pas vu. De plus, c’était un poison plus modeste donc plus difficile à détecter. A chaque fois que je détournais le regard, il me fallait prendre du temps pour la repérer de nouveau. Vraiment difficile à localiser mais c’était ma chance. Sans doute le poisson du week-end si je faisais les choses comme il faut.

J’ai sorti mon bas de ligne tout en conservant ma nymphe dans la main et j’ai commencé à lancer à l’aide d’un rouler. Ma première tentative fut stoppée dans une banche derrière moi dans les hauteurs de la ripisylve. Pas grave, j’ai donc renoué une autre cuivre. J’ai croché comme ça deux autres fois mais en pouvant récupérer ma nymphe. Puis une troisième qui m’a obligé à casser de nouveau. La truite elle ne bougeait pas. Ma pointe était détruite. Je l’ai refait à neuf et remis encore une autre cuivre. Sur une énième tentative, mon bas de ligne s’est enfin étendu comme je l'avais imaginé avec un joli rouler. Poser en cloche en toute discrétion. J’ai laissé dériver ma bestiole sans l’animer. Le poisson sans changer d’axe est monté de dix centimètres pour se stopper dans la foulée. J’ai alors ferré et à ma plus grande joie, je l’ai vu se tortiller ! Le poisson plus petit que celui du vendredi n’a pu s’échapper bien qu’il ait tenté sa chance.

Une fois dans l’épuisette, j’ai pu l’admirer mais avant le tout le remercier. Cette truite est venue conclure un week-end de trois jours bien compliqués ! Des conditions hivernales, une activité quasiment nulle et de bien trop rares occasions. Trois jours consécutifs récompensés par une truite dans les arrêts de jeu, c'était finalement vraiment chouette. J'ai eu une pensée pour mon ami Robert (le coiffeur du 13 pour les anciens de Mouche-fr) à qui j'avais promis quelques jours auparavant au téléphone que la prochaine truite serait pour lui. C'est chose faite !

Encore une qui doit se nommer Inespérée !

dimanche 20 mars 2022

Début de saison conforme aux conditions.

La saison 2022 est maintenant bien lancée. Des rivières jurassiennes très basses. De l'eau qui a refroidi suite à la dernière neige tombée le lendemain de l'ouverture. Une bise quasiment omniprésente. En clair, des conditions frustrantes car rivière basse, eau claire, mais pas ou peu d'activité. Quelques très rares truites sorties durant une heure ou deux dans la journée et finalement toujours les mêmes poissons depuis une semaine.

Mais l'essentiel était ailleurs le jour J. Avec une organisation sans faille de Didier et Yoann, cette matinée d'ouverture fut une fois de plus un merveilleux moment. Qu'est ce qu'on s'est mis dans la panse !

La fine équipe !

Côté pêche et pour cette saison, j'ai opté pour le même ensemble canne/soie. C'est une nouvelle fois avec l'Orvis Hélios 3F en 9 pieds soie de 5 que je vais pêcher cette année. J'ai également la même soie, la Pro Trout d'Orvis. Je n'ai pas changé. Elle attaque donc sa deuxième saison sans aucun entretien. La glisse n'a pas bougé ! Assez fan pour le coup. J'ai par contre changé de moulinet. J'avoue n'avoir pas été convaincu à 100% par les derniers avec lesquels j'ai pêché. Pourtant, tout du haut de gamme. J'ai souhaité revenir à un modèle que je connais et que je possède pour soie de 6-7.La société des Mouches De Charette a sorti un modèle intermédiaire en terme de taille pour le moulinet Apogée. J'ai toujours adoré ce moulin. Simple, discret, fiable. Très fiable. Rapport qualité prix très très bien placé. J'ai donc enroulé ma soie sur le modèle 46 dédié au soie 4 à 5.

Ensemble au top.

Comme dit en début de ce billet, la pêche se résume depuis 8 jours à de longues heures de recherche et parfois d'attente pour croiser les quelques truites actives ces premiers jours. Depuis le 12 mars, il faut compter 4 à 5 heures au bord de l'eau pour avoir une vraie occasion en moyenne. Autant dire qu'il ne faut pas trembler lorsqu'elle se présente. Les parties de pêche oscillent entre capot et un poisson.

La première de l'année. 15 centièmes en pointe et nymphe cuivre sur H16 au bout.

Quelques poissons capturés donc. Tous sous l'eau sauf un. Deux nymphes utilisées, cuivre et gammare JFD. Une truite en sèche avec la PP-olive. Mais il aura fallu passer un paquet d'heures quand même. Le tout en évitant tous les autres pêcheurs, parfois très nombreux ! Pas simple.

Une nouvelle fois, ma connaissance du terrain m'a forcément bien aidé. Il reste quelques joyaux qu'il faut protéger obligatoirement. En tous les cas, j'ai fait mon possible pour en vacciner quelques uns hors parcours no kill avant le prochain coup d'eau. Car celui-ci est attendu par de nombreux pêcheurs.

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