Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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Sortie de pêche

Je vous raconte dans cette catégorie mes sorties de pêche illustrées de nombreuses photos

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mardi 9 novembre 2021

Découverte de l'éphémère de Bourgogne.

L’Éphémère de Bourgogne est un magnifique domaine. J'ai pu enfin m'en rendre compte samedi dernier en m'y rendant pour la première fois. C'est un réservoir de plusieurs plans d'eau situé près de la commune de Saulieu (21) bien connue des amateurs de gastronomie (Bernard Loiseau). J'étais accompagné de mon fils, nous avons retrouvé là-bas l'équipe du Rise Festival. Une bande de copains motivés par le partage de valeurs qui me parlent. Ce fut un réel plaisir de faire plus ample connaissance avec tout le monde. Merci pour l'invitation et surtout pour votre bonne humeur couplée à votre motivation pour relancer cet évènement qu'est le Rise. Un vrai bol de d'air sur grand écran que nous sommes nombreux à plébisciter. 

Un domaine, n'est rien sans un homme derrière. Nous avons eu le plaisir d'échanger également avec Eric, le maître des lieux. Quel boulot voir de sacrifices pour en arriver là. De nombreux aménagements, une densité de poissons incroyable, plusieurs plans d'eau, des possibilités de couchage, bref, un petit paradis. Dans un décor d'automne comme ce week-end et malgré une lumière parfois absente, c'était un régal pour les yeux.

Nous reviendrons, c'est certain. Au sujet du Rise, je ne manquerai pas de vous informer comme à chaque fois des futures dates locales de projection ainsi que les salles choisies. Quelques photos de samedi...Thibaut s'est régalé.

dimanche 10 octobre 2021

Mon amie la truite aux points rouges.

Voici une histoire pas comme les autres qui débute au mois de Juin de l’année 2018. Dans les premiers jours de ce mois qui est souvent donné comme un des meilleurs pour la pêche à la mouche des truites sauvages, j’ai capturé un poisson en nymphe à vue. Rien d'extraordinaire me direz-vous. Cette truite qui devait tourner autour des quarante centimètres est venue aspirer ma nymphe cuivre. Ce poisson était reconnaissable de tous les autres. La truite avait derrière la tête une blessure très récente et assez conséquente. De plus, malgré une taille déjà convenable, elle arborait de nombreux points rouges. C’est chose peu commune chez nous car cela est plutôt réservé aux juvéniles. Quoi qu’il en soit, tous ces signes distinctifs ont fait que je me suis souvenu de ce poisson très précisément. Je craignais aussi pour sa survie avec cette vilaine blessure qui, de ce que j'en pensais sur le moment, avait toutes les chances de s’infecter.

Pensez-vous, dame nature fait si bien les choses ! J’ai pu le vérifier par moi-même en capturant de nouveau ce poisson à la fin du même mois de Juin 2018. cette truite était au même endroit à deux mètres près. J'ai ainsi pu constater que la cicatrice était bien résorbée. Une bonne chose pour la suite de la vie de ce poisson.

Au mois de Mai 2019, je suis de nouveau tombé sur ce poisson sans le chercher, mais voilà, et ce malgré des populations en baisse constante, je reste et resterai un pêcheur. Il fallait regarder de près pour retrouver la cicatrice mais elle était visible pour celui qui avait connu ce poisson avant ce jour-là. C’est plus facilement avec la couleur de ses points et leur emplacement que j’étais certain d’avoir pris le même poisson pour la troisième fois. Des truites de cette taille à points rouges, ça ne court pas les radiers chez nous ! J'ai bien entendu, malgré un souvenir photographique, pris un grand soin de ce poisson sans jamais le sortir de l'eau.

2020 est passé et je vous avoue que ce poisson est passé aux oubliettes. Je ne suis pas tombé dessus et pourtant, j’ai pêché comme les autres années le secteur où il vit.

C’est en avril 2021, en compagnie de ma grande fille, que j’ai renoué le contact. Et en sèche s’il vous plait ! Aucun doute possible, c’était ma copine aux points rouges. Et comme si cela ne suffisait pas, j’ai capturé une cinquième fois en trois ans cette truite en nymphe à vue avec un gammare JFD-14. Cela est arrivé deux mois après en Juillet. Juste incroyable !

Cette truite, je l’ai capturé quatre fois exactement au même endroit à 5 mètres près et une fois quatre-vingt mètres en amont (la capture en sèche avec un niveau de rivière plus haut). Elle vit dans un secteur bien précis depuis 2018 sans jamais en bouger. Peut-être en 2020 du coup comme je ne l’ai pas vu ? Ou cette année-là, elle a peut-être été capturée avant moi par un autre pêcheur ? Le mystère demeure pour 2020.

Le bon côté de ces multiples rencontres, c’est que je me rassure dans le fait de remettre mes poissons à l’eau dans les meilleurs conditions. Sans manipulation, sans jamais les sortir de l'eau en les tenant à pleine main, pas d'apnée inutile et néfaste à la survie du poisson. Cette truite vit bien, elle grandit (autour des 55cm cette année), se nourrit malgré les captures à répétition. C'est parfait. Et puis il y a le côté un peu plus sombre. Quand on commence à prendre le même poisson aussi souvent, c’est qu’il ne doit pas en avoir beaucoup autour malheureusement. C’est même certain. La densité devient si faible que ces rencontres multi-captures deviennent la norme.

Je ne sais pas si nous nous recroiserons. Cela me semble compliqué car elle va sans doute grandir encore un peu. Cette truite va donc commencer à être à l’étroit là où elle vit. L’avenir nous le dira. C’est qui est sûr, c’est qu’elle a passé la taille « casse-croûte » pour les harles et autres cormorans…Sans compter les gros brochets qui rodent dans son espace de vie (j'ai vu en fin de saison un 80 sous sa racine !). Elle a fait le plus dur en les évitant toutes ces dernières années. Une vraie guerrière.

Belle et longue vie ma belle aux points rouges !

jeudi 23 septembre 2021

Saison terminée !

Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais de mon côté, je suis très heureux lorsque cela s’arrête. Autant que lorsque cela commence. Je parle bien entendu de la saison de pêche. Il y a un temps pour tout et celui des truites est révolu pour 2021. Pour ma part en tous les cas.

Souvenir printanier. Une sortie à un poisson attaqué, un poisson pris.

Une saison où j’ai finalement beaucoup pêché. De très nombreuses sorties sur des durées assez courtes. Des parties de pêche de deux à trois heures dans la grande majorité. Ce n’est pas l’idéal pour faire de grosses pêches ou bien encore pour capturer un très grand poisson. C’est même le contraire puisque on passe souvent à côté de la forte activité journalière. Mais pour moi, aujourd’hui, l’essentiel est ailleurs. Une partie de pêche est avant toute chose une récréation qui n’a d’autre objectif que de m’aérer le corps et l’esprit dans des lieux qui me sont chers. La capture du poisson n’est qu’un bonus qui perd de son importance au fil des années.

Un souvenir de fin et début de saison.

Bien entendu, je suis toujours très heureux de prendre un poisson. Je suis toujours aussi concentré quand celui-ci parait "prenable". Je suis toujours autant sur mes gardes une fois repéré. Mais ce n’est plus l’objectif principal. Les trente-cinq saisons déjà vécues sur les berges de la rivière d’Ain y sont certainement pour beaucoup. C'est un cheminement personnel qui me convient parfaitement. Dans les habitudes qui s'installent, je passe également de plus en plus de temps seul à la pêche. C’est un choix, même un besoin. Je fuis avec détermination les parkings bondés des bords de rivière. Je me retrouve donc très souvent sur les linéaires les plus pauvres en poissons. Mais la solitude et la quiétude qui l'accompagne sont un luxe dont je ne peux me passer.

Quelques sorties avec mon fils et mon copain Denis quand même !

La saison 2021 a été particulière. Un peu après l’ouverture, il y a eu la restriction des dix kilomètres qui laissait libre court aux locaux. D’ailleurs, pas ou peu respecté de ce que j’en ai vu. Ne vous inquiétez pas, je n’ai dénoncé personne ;-)

Mais c'était plus tranquille quand même !

Les premières semaines ont été dominées par une bise parfois soutenue. Je me souviens avoir enchaîné quelques capots. Des conditions compliquées avec peu de gobages. Il a fallu attendre quelques petits coups d’eau pour voir les premières éclosions. Des mouches enfin assez nombreuses pour faire sortir les truites. Ces moments sont rares et il est préférable d'habiter à côté de la rivière pour en profiter, mais quand les museaux percent la surface de l'eau, c'est un spectacle grandiose. Je n’ai pas fait de pêche miraculeuse malgré quelques belles journées puisque je pêche essentiellement les parcours avals qui, il faut bien le dire, ont vu leur population baisser drastiquement suite aux derniers étés chauds et secs. Rien à voir avec les densités encore tout à fait correctes des parcours amont (de la source à Champagnole). Mais que voulez-vous, quand le poisson n’est plus la priorité, c’est un paramètre qui n’a plus d’importance. Ma plus belle pêche de l’année sur ces parcours se limite à quatre poissons. La plupart du temps, c’était entre zéro et deux. Par contre, quel plaisir lorsqu’on touche un poisson. La rareté décuple les émotions. J’ai retrouvé par moment une légère crainte à l’idée de mal faire avant d’attaquer un poisson. C’était marrant comme sentiment. Les occasions étaient si espacées.

Les premiers poissons...Goumois et à la maison.

Pour résumer, il faut accumuler un nombre d’heures incroyables pour attaquer et donc espérer prendre quelques poissons. C’est devenu la norme sur les linéaires de la rivière d’Ain en aval de Champagnole. D’ailleurs, j’ai régulièrement une pensée pour les pêcheurs débutants voir pour les pêcheurs avec un niveau moyen qui viennent s’aventurer sur ces parcours. Je leur souhaite bonne chance et beaucoup de motivation, car il en faut !

4 sorties capot avant de capturer ce poisson.

Après le printemps et ses belles journées de pêche à vue, il y a eu un été pluvieux. On n’avait pas connu cela dans le Jura depuis l'été 2014. Sans aucun doute une bénédiction pour la rivière même si au visuel, j’ai un gros doute sur la reproduction de l’année des truites sauvages. Un très gros doute même car je passe plus de temps à observer qu'à pêcher. C’est peut-être un mal pour un bien, difficile à dire. Je n’ai aucune certitude sur le sujet. Est-ce que c’est préférable d’avoir des adultes qui crèvent en nombre l’été dans des eaux trop basses et trop chaudes mais que dans le même temps la reproduction annuelle ne se fasse pas détruire par les immenses crues estivales ? Un entre deux serait l’idéal j'en conviens, mais pour le reste, je n’ai pas la réponse. Je crains d'ailleurs si l'on en croit les climatologues que la rivière ne connaisse plus que ce genre de situations dans un avenir proche. Trop ou pas assez d'eau. 

Souvenir de la Bienne et de la rivière d'Ain.

Les dernières semaines furent très dures avec des truites plus méfiantes que jamais. Une journée meilleure que d’autres de temps à autres encore une fois pour des raisons inexplicables. Je suis même tombé en plein après-midi sur des gobages de belles truites dans trente centimètres d’eau. Obligé de sortir de toutes petites sèches et pêcher fin. Un régal.

À noter également une belle présence d'ombres communs. Une population variée avec quelques adultes mais surtout un nombre important de 1+ et de 2+. Malheureusement, les harles bièvres présents sur la rivière depuis début Août s'en régalent. C'est d'une tristesse que d'assister à ce carnage, sincèrement.

Aucun des trois poissons n'a été capturé vers chez moi.

La saison truite 2021 est terminée. Place maintenant à d'autres occupations toutes aussi passionnantes.

dimanche 19 septembre 2021

Très bonne fermeture à vous tous !

Ce court billet pour souhaiter une très bonne fermeture à tous mes lecteurs. C'est le dernier pour la grande majorité des rivières à truites, alors profitez-en jusqu'au bout !

Je vous souhaite autant de bonheur que nous en avons pris ces deux derniers jours avec mon fils.

Très belle journée à vous tous.

mardi 14 septembre 2021

Souvenirs de pêche en Corse.

Lors de nos vacances familiales de cet été en Corse, nous avons, Thibaut et moi, emmené nos cannes à mouche. La légende dit que nous les avons aussi oublié là-bas au retour ! Mais ceci est une autre histoire...

Quoi qu'il en soit, en 7 séjours estivaux, je pense que nous n'avons jamais autant pêché. Thibaut en particulier. Il a fait plus de sorties là-bas que chez nous lors de toute la saison. Ça m'a fait drôlement plaisir d'ailleurs.

Nous avons partagé de très bons moments en compagnie de mon ami Anthony qui chaque année nous fait découvrir des endroits plus jolis les uns que les autres. J'ai vécu pour ma part en compagnie de mon ami Pierre-Jean une retombée de fourmis comme je n'avais jamais vu de ma vie. Les insectes étaient si nombreux sur l'eau que les truites en étaient obèses. Incroyable.

Pas mal de pêche à vue car malheureusement pour ces joyaux, les rivières étaient très basses.

Une nouvelle fois le retour à la maison s'est fait avec le plein de souvenirs et de belles images dans la tête. Ces rivières sont fabuleuses. Mes amis de l'île le sont tout autant. Merci !

Quelques photos souvenirs...

Mon ami Anthony sous mes yeux...

Belle truite corse avec la cuivre à vue.

Une autre rivière, un autre poisson. En sèche sur gobage.

Pierre-Jean en action.

Belle petite truite.

Prise à vue sur un joli coup de ligne.

Thibaut au fond sous les yeux d'Anthony au premier plan.

Les fourmis !!

Un aquarium !

Un geai corse...Presque apprivoisé !

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