Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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Sortie de pêche

Je vous raconte dans cette catégorie mes sorties de pêche illustrées de nombreuses photos

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dimanche 14 octobre 2018

Voilà qu'on prospecte en 2ème catégorie...

Ce n'est pas vraiment dans nos habitudes, mais je pense que pour mon fils, cela va très vite le devenir. Il adore ! Cette sensation de linéaires inconnus, cette pêche ludique toutes espèces le fascine. Depuis nos deux sorties communes, il y est retourné en solo. Il faut dire que cette arrière saison s'y prête avec une météo malheureusement bien trop clémente.

Sans aller trop loin de la maison, nous avons fait quelques sorties sur des portions de rivière de différents gabarits. On a pu croiser de nombreuses espèces sans forcément avoir eu le savoir-faire nécessaire pour les capturer. Mais on apprend vite, donc on y croit. C'est surtout les chevesnes qui nous auront permis de sauver le capot à chaque fois. Mais nous avons aussi réussi à capturer un barbeau et des perches. Beaucoup moins de succès pour les carpes et les silures...

Le seule chose que l'on demande, c'est de pêcher à vue, toujours à vue !

La cuivre n'est jamais en recherche d'emploi !

Joli barbu !

Avec mon fils et le copain Gaël.

Poisson pris par Thibaut durant une partie de pêche où il a prospecté 14 kilomètres de rivière !

Sinon, côté rivière, celle proche de la maison, c'est assez dramatique. Et pas une goutte en vue pour la semaine qui vient...Terrible...J'en ai mal au ventre à chaque fois que je passe en voiture près d'elle. Presque l'envie de ne pas la regarder pour ne pas voir son désaroie.

Une photo du jour ci-dessous qui parle d'elle-même...Ce qu'il reste de la cascade de l'éventail sur le Hérisson, affluent de l'Ain.

Et pour finir ce court billet avec un semblant de sourire, deux photos que j'ai réalisé durant le week-end...Bonne semaine à tous.

lundi 17 septembre 2018

Un week-end de fermeture haut en couleur !

Une fois n'est pas coutume, j'ai fait un week-end plein pour cette fermeture de première catégorie. Un immense merci à ma chérie et mes enfants pour m'avoir laissé profiter comme je le souhaitais de ces trois derniers jours. Oui, car un peu comme en début de saison, le bon horaire en cette mi-septembre reste le coup de midi. Le moment de la journée où le soleil illumine au mieux la rivière ce qui permet une pêche à vue de qualité.

J'ai débuté ma fermeture seul, vendredi matin. La rivière était sans surprise extrêmement basse. La bonne nouvelle est que la température de l'eau a bien baissé ces dernières semaines. On le ressent aux comportements des poissons. Malgré ça, sur certains parcours, la majorité des belle truites restent en "dormant" pour une chasse à l'affut de petits poissons. Je laisse ces poissons de côté les préférant aux rares spécimen actifs entre deux eaux. Oui, en cherchant bien, on en trouve. J'ai d'ailleurs passé pas mal de temps à chercher et j'ai pu voir des choses réconfortantes. Alors que la rivière subit encore et toujours un étiage d'une durée improbable, les truites sont toujours là. Ma seule crainte est l'absence de poissons issus du frai 2018. J'en ai quasiment pas vu. Par contre, pas mal de truites de plus de 2 ans...Et des ombrets de 25 centimètres concentrés dans les radiers...A se demander d'où ils sortent ceux-là !

J'ai finalement commencé à pêcher sérieusement juste après midi. Le temps d'engloutir un sandwich en rejoignant un autre spot, j'ai pu attaquer ma première truite de la journée. C'est mon fils qui m'avait indiqué avoir vu quelques truites tourner à cet endroit dans la semaine. A mon arrivée, le soleil était idéalement placé, toute la zone était éclairée. Deux belles truites étaient là accompagnées de trois autres plus modestes. J'ai posé ma nymphe à plusieurs reprises vers les plus petits poissons pour les faire prendre mon imitation mais sans les ferrer. Du coup, en sentant le fer, ils ont pris la fuite sans excès de peur mais en faisant de la place. Le but était d'éviter qu'ils m'embrouillent la situation lorsque j'allais attaquer les belles truites. J'ai donc pu poser mon petit gammare léger GL-18 à proximité de la première truite. Cette nymphe coule très lentement. Si votre poisson s'y intéresse, vous avez tout le loisir de le voir prendre tranquillement. Et c'est ce qu'il m'est arrivé. Une belle image pour débuter cette session de trois jours. Le combat fut court car j'étais toujours monté avec du gros fil. Un choix qui me permet de remettre mes poissons à l'eau dans les meilleures conditions.

Chouette sourvenir.

La deuxième truite qui était plus loin n'a pas été alerté suite au combat. Tant mieux ! J'ai donc pu la tenter elle aussi en faisant un rouler. Il s'avère qu'elle a pris ma nymphe mais qu'au moment de ferrer, ma canne est venue en contact avec l’arbuste derrière moi sans que la soie ne soit assez tendue pour prendre contact que la truite ! Loupé ! Dommage, le coup de ligne était plutôt sympa.

Le temps passait. Un petit coup de fil au copain Simon pour savoir où il se situait et j'ai repris la voiture pour le retrouver. Cela faisait un bail que l'on ne s'était pas croisé et c'est toujours un immense plaisir. Simon était là pour le week-end lui aussi après avoir très peu pêché cet été. Nous avons passé quelques heures ensemble a essayé de tromper les truites devant nous. Il a eu plus de réussite que moi. Ce fut vraiment un bon moment. Mais comme on dit, le temps passe plus à la pêche qu'au boulot et il allait être déjà 18 heures. J'avais des clients qui devaient passer à la maison récupérer des mouches, il fallait donc que je parte. S'en était fini pour cette première journée.

Le samedi allait être bien différent. Mon fils venait avec moi. Ne pouvant pas pêcher le dimanche, c'était pour lui sa dernière journée. On est parti tous les deux de la maison en début de matinée. il se trouve que cette journée ne pouvait pas mieux commencer ! J'étais situé 20 mètres en aval de mon fils en observation. Lorsque j'ai vu une truite devant moi se soulever du fond. un poisson tout jaune. J'en informe mon fils : "Thibaut, tu as une truite qui monte sur toi gentiment à un dizaine de mètres de la berge". 

Thibaut ne la pas vu de suite car la truite montait vraiment lentement. Une fois que ce fut le cas, il déclencha son mouvement pour allonger la longueur de soie nécessaire. Sa petite nymphe en vautour s'est posée 5 à 6 mètres en amont de la truite. J'ai eu tout le temps d'admirer la scène car la dérive de la nymphe a bien duré une vingtaine de secondes. "Papa, si elle monte la prendre, c'est un coup de ligne de ouf !". La réponse ne fit pas attendre. Dans un geste très ample, le ferrage fut assuré ! Magnifique ! Thibaut débutait sa fermeture sur les chapeaux de roue. 

Une truite bien claire.

Et bien en forme.

Le gosse était heureux ! Le papa aussi, évidement. On a continué à chercher des truites par la suite mais ce n'était pas la folie. Vraiment calme. On est allé vers une zone que je connais bien et qui est bien exposée au soleil à cet horaire. Il a fallu pour ça traverser une battue au chevreuil. Les chasseurs étaient en poste mais bien sympas. Rigolo cette cohabitation durant une semaine. J'en ai même profité pour parler quelques minutes avec un posté pendant que Thibaut continuait son chemin. Au moment où j'ai repris le mien, j'ai entendu : "Papa ! Pendu !"

Ben voilà, j'ai tout loupé...J'ai posé ma canne à la hâte pour profiter de cette nouvelle scène à partager avec mon fils. Waouh, il tenait là une superbe truite. Prise devant un amas de bloc de pierres avec un gammare JFD-10 ! Il a pas fait dans le détail sur ce coup là ! Le combat fut bref pour un résultat somptueux. Quel joli poisson ! Une scène qui restera gravée dans nos mémoires respectives. Un vrai moment de bonheur pour nous deux. 

J'ai pu prendre quelques photos du combat.

On peut se rendre compte de l'extraordinaire travail de la canne Hardy Zéphrus de Thibaut.

Un poisson merveilleux, bravo mon fils !

Bon, il était peut-être temps que je réagisse ! Je plaisante, je prends plus de plaisir à le voir faire. C'est unique comme instant de vie. Il n'y a aucun équivalent pour le papa que je suis.

En continuant devant nous, je repère trois poissons devant un gros bloc. Une truite posée en dormant, une autre derrière le bloc, et une, la plus belle, devant le bloc en attente. "Thibaut, je la sens bien celle-ci !". Bon, il y avait une grande hauteur d'eau. J'ai mis au bout de ma pointe une nymphe sur hameçon de 10 non plombée. Une grosse bouchée ! Un petit posé paquet 4-5 mètres en amont du poisson et j'ai laissé couler ma nymphe. Pensant arriver près d'elle, j'ai animé assez sèchement. Le poisson a décollé devant nous pour venir intercepter la nymphe juste sous la surface ! Incroyable ! Ferrage, pendue ! Gros combat, chandelles, départ avec 10-15 mètres de soie sortie, absolument génial. "Non mais papa, tu as vu comment tu la fais décoller cette truite !"

Mais mon Dieu, je n'en demandais pas autant. Quel plaisir on a pris lors de cette matinée. Un rêve éveillé.

Merci mon fils pour la photo. le moment crucial !

Belle truite que l'on devinait plus imposante au fond de l'eau.

Après un arrêt boulangerie dans Champagnole pour remplir nos estomacs, il était l'heure de rejoindre Simon. Thibaut voulait le voir lui aussi. Nous avons pêché tous les trois une paire d'heures. Les truites étaient bien présentes et une nouvelle fois, Thibaut a fait parler sa jeunesse et sa fougue. il a de nouveau capturé trois beaux poissons. Un régal de le voir évoluer. Il a vraiment pris du plaisir et c'était tellement beau et bon d'être à ses côtés. Un autre bel après-midi qui sonnait la fin de saison truites pour mon fils.

Une petite capturée par mes soins, la dernière ?

Thibaut dans ses œuvres. Une superbe truite en train de se rendre au pied du bloc.

Le temps pour nous de dire au revoir au copain Simon, et nous nous sommes rendus aux portes ouvertes du magasin Jura Pêche à Champagnole. Il y avait du monde ! Bien content d'avoir revu Bastien, Clément, Fabien, Arnaud, Florian et Charles. Charles, l'acheteur compulsif ! ;-) . On était bien content après notre journée de pouvoir boire un coup, au top ces portes ouvertes. J'en profite pour remercier Jura Pêche et particulièrement Arnaud pour m'avoir fait découvrir les soies Vaviras, un vrai coup de cœur pour cette saison. Elles sont toujours disponibles au magasin.

Dimanche, le dernier jour ! Je suis parti en milieu de matinée, très tranquille. Une matinée où j'ai profité de l'instant présent. Mes dernières heures sur ma rivière canne en main pour cette année. Un jour important. Un jour heureux pour les truites. Enfin, on va leur laisser la paix. Elles ne l'auront pas volé. Un petit appel téléphonique de copain Sébastien. J'ai cru qu'il allait me rejoindre mais non, je ne l'ai pas vu ! Sacré Seb ! Du coup, je finirais la saison en compagnie de mon ami de toujours, Denis, le parrain de mon fils. Nous avons fini où nous commençons, comme tous les ans. On était bien tous les deux. J'ai pris deux dernières truites en nymphe à vue, une avec un gammare GL-18 et la dernière avec une cuivre. Comme un symbole. Deux poissons qui m'ont donné comme tous les autres durant cette saison un immense plaisir.

L'avant dernière.

La toute dernière...

 

Après avoir salué cette belle rivière qui me donne tant, j'ai rejoins ma famille pour fêter les 16 ans de ma grande fille ! Oui, un week-end de fermeture haut en couleur !

jeudi 6 septembre 2018

L'histoire d'une truite (42)

Bonne lecture ;)

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samedi 18 août 2018

Clap de fin !

Il y a une fin à tout...

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mercredi 18 juillet 2018

L'histoire d'un poisson merveilleux.

Quelle truite !

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lundi 2 juillet 2018

Entre chaud et froid...

Nouvelles sorties...

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dimanche 24 juin 2018

Vous la reconnaissez ?

La revoilà !

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vendredi 25 mai 2018

Waders, cuissardes, même résultat !

Un nouveau récit...

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dimanche 6 mai 2018

Thibaut a retrouvé ma truite !

Voilà une histoire de pêche vraiment peu commune. Le genre d'histoire que nous nous souviendrons, Thibaut et moi, jusqu'à la fin de nos jours.

Revenons à la saison de pêche 2014. Un jeune homme venant des Pyrénées me contacte pour une commande de mouches. Il vient à la maison et j'accroche assez vite avec lui. Il est là pour un long séjour axé nymphe à vue. Je n'ai plus de souvenirs bien précis, mais il se trouve que nous nous sommes croisés au bord de l'eau un ou deux jours après. Il en a profité pour me regarder pêcher un peu. J'étais ce jour-là sur une vaironnée. Quelques belles truites picoraient les vairons sur leur lieu de reproduction. J'avais bien du mal à les faire mordre d'ailleurs. A tel point que je me suis décidé à nouer un streamer au bout de ma pointe et de faire une première dérive inerte un peu comme en nymphe. Une truite a mis un coup de gueule sur le côté, j'ai ferré, elle était à moi. Cette truite que j'ai estimé à l'époque à 45cm avait comme particularité d'avoir des tâches et non des points sur les flancs. Elle était aussi très jaune et avait un léger bécard ce qui pouvait laissé penser que c'était un mâle. Nous étions avec mon compagnon du jour en admiration devant ce poisson. Il était reparti dans son élément sans aucun problème.

Lors de la saison 2015, et ce vers la fin du printemps, j'étais à la pêche avec Akira, mon ami japonais et mon fils. Le niveau était idéal pour une partie de nymphe à vue. Je me souviens que Thibaut avait réalisé un très joli coup de ligne devant les yeux admiratifs d'Akira. De mon côté, et après avoir pris en photo Thibaut en pleine action, je suis monté dans le radier en amont. Alors que j'étais encore sur la berge, j'ai repéré une très belle truite qui remontait le courant tout en piochant sur le fond. J'ai à peine mis un pied dans l'eau pour me décaler afin d'avoir une bonne fenêtre. Je pouvais tenter le poisson. A la première dérive de ma cuivre, elle s'est soulevée. Elle était à moi. Ce que je ne savais pas, c'est que ce poisson était le même que j'avais pris l'année d'avant au streamer. Elle était encore plus belle, plus longue. Et ces tâches irrégulières sur les flancs jaune, une merveille de la nature. Une fois de plus, elle est repartie au mieux.

Prendre le même poisson deux ans de suite, c'est déjà assez cocasse. Cette truite avait du prendre 5 centimètres environ. Je ne l'ai pas revu en 2016, ni en 2017. Je ne vous cache pas que j'étais certain qu'il lui était arrivé malheur. Nous avons eu beaucoup de mortalité sur la population de gros poissons ces deux années là, j'étais donc persuadé qu'elle faisait parti du lot.

Ce samedi, Thibaut s'est levé tôt. Il n'arrivait pas à dormir. Bref, il s'est vite branché à sa console pour faire une ou deux parties. J'étais à l'étau. Je lui ai dit une fois : si tu veux, je t'emmène où tu as envie à la rivière, il faut super beau. Pas de réaction, une autre partie de console. Sa mère, quelques minutes après moi, lui dit qu'il devrait profiter du beau temps. 9h30, Thibaut me dit, papa, je mets le waders et tu m'emmènes stp. Ben voilà !

Thibaut n'avait pas pris la canne depuis le tournage de Seasons. Je l'ai donc laissé à la rivière sur un parcours de son choix pour 2 petites heures. Je devais le récupérer à 12h car il avait un match de foot à l'extérieur. Je n'ai d'ailleurs pas pu aller le chercher car j'avais des clients à la maison. C'est donc sa maman qui y est allée. A peine la voiture devant la maison à leur retour que je suis sorti à leur rencontre. Sa maman me dit : il fallait y aller ce matin ! Et Thibaut d'enchaîner, j'ai fait une truite de 61cm papa !

Ho super ! Montres moi vite les photos que je vois ce poisson. Et là, de suite à la première vision, je regarde Thibaut et je lui dis : Thibaut, c'est ma truite bordel ! On s'est donc précipité tous les deux à mon atelier où j'ai un agrandissement encadré de ce poisson pris la deuxième fois en 2015. Thibaut a mis son téléphone à côté et nous avons comparé les points. Le doute n'était plus permis, ma truite était en fait toujours vivante, plus belle que jamais et c'est mon fils qui l'avait prise. Quelle histoire extraordinaire. Il y avait beaucoup de joie, car un tel poisson, ce n'est pas tous les jours, mais en plus avec un tel passif, c'est vraiment hors normes. Le bécard est encore plus prononcé, ce mâle a du transmettre ses gênes durant tous ces hivers. Et quels gênes. Il est passé entre les mortalités. Quel poisson, quel combattant.

Après l'émotion partagée, Thibaut m'a raconté sa prise. Il venait de casser une truite au ferrage de sa faute avec un mouvement beaucoup trop sec ! Sa pointe était donc neuve. Il avait une cuivre au bout. Il venait de voir dépasser dans le radier amont un museau. Il s'est donc déplacé pour être en face du poisson. Elle était là, au fond. Il a fait deux dérives avec la cuivre sans aucune réaction du poisson. Rien.

Il a donc décidé de nouer un gammare JFD-14. Il a fait poser sa nymphe trois bons mètres en amont du poisson, légère animation et là, la truite s'est bien soulevée pour prendre son imitation. Un joli combat s'en est suivi pour se terminer dans son épuisette. Thibaut n'est pas comme son père, il a son mètre lui. 61 centimètres, soit environ 11 de plus qu'en 2015. La truite est repartie comme une furie et nous espérons tous les deux la revoir avec une immense joie en 2019.

Aux personnes qui pensent que de relâcher un poisson est inutile, dites vous que si cette truite avait été prélevé en 2014, elle aurait frayée 4 hivers de moins...Et cela représente quelques truites au final, pas une seule !

2014, le papa - Estimée à 45cm.

2015, le papa - Estimée à 50cm.

2018, le fils - Mesurée à 61cm.

vendredi 27 avril 2018

L'histoire d'une truite (41)

Une nouvelle histoire...Bonne lecture.

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