Sortie de pêche
Je vous raconte dans cette catégorie mes sorties de pêche illustrées de nombreuses photos
samedi 15 août 2026
La pêche toujours autorisée chez les voisins.
Par Nicolas39 le samedi 15 août 2026, 07:21
lundi 22 juin 2026
Toujours plus tôt.
Par Nicolas39 le lundi 22 juin 2026, 06:38
Ce samedi 20 juin a marqué mon dernier jour de pêche sur mes linéaires de prédilection. La température de l'eau ayant dépassée les 18°C, il est préférable de mon point de vue de laisser les truites tranquilles. Qui plus est lorsque l'on voit les morbides prévisions météo à venir. Terrible. Déprimant.
Un clap de fin qui intervient toujours un peu plus tôt. Oui, nous pêchons de moins en moins longtemps, de moins en moins de poissons, et pour toujours plus cher. La pêche de la truite va bien ! Comment dans ces conditions prendre au sérieux nos dirigeants qui s'étonnent de la baisse des cartes de pêche. Comment pourrait-il en être autrement ?
La saison truite dans le Jura, c'est trois mois à profiter du peu qu'il reste et les trois autres mois à serrer les fesses, à avoir mal au ventre, à prier pour qu'un orage tombe ici ou là, à espérer pour une minime baisse des températures. C'est insupportable, invivable. Quel enfer pour la flore et la faune ces températures.
Je continue néanmoins d'être très présent sur la rivière comme hier soir où j'y ai passé ma soirée. J'ai toujours ma canne avec moi et à l'occasion, je prends un chevesne. Il m'arrive aussi de faire une dérive sur une truite sans la ferrer. C'est d'ailleurs très instructif. Il est parfois étonnant de voir combien de temps un poisson peut garder notre imitation en bouche avant de s'apercevoir de la supercherie. Quoi qu'il en soit, avec quelques amis, nous continuons d'être très présents sur les berges de la rivière. Nous restons malgré le fait que la pêche ne soit plus possible très attentifs à tout ce qu'il s'y passe. Les gendarmes ont été déjà appelés pour pêche à la main. À notre grande surprise ils se sont déplacés ! Merci à eux.
Bien entendu, tout le monde n'a pas la même vision et malgré de nombreuses informations sur différents supports, quelques individus traquent toujours les truites sur ces linéaires en surchauffe. Il est compliqué d'exiger des autres ce que l'on s'applique sois-même. C'est ainsi et de plus, il n'y a rien d'illégal. Le plus dur dans cette situation est de ce dire que tout ce que l'on fait à longueur d'année sur le terrain, c'est aussi pour ces personnes. C'est parfois risible quand on connait le nom des pêcheurs et leurs discours ! L'associatif avec ses limites. Mais avec le temps, j'ai appris à prendre du recul comme les copains. Et tout ce que l’on fait, durant les 12 mois de l'année, c'est avant tout pour la rivière et aussi un peu pour nous.
Il ne reste plus qu'à croiser les doigts pour que cette canicule stoppe ses effets mortels au plus vite afin que ces joyaux vivent encore un été de plus !
lundi 15 juin 2026
En balade chez les voisins.
Par Nicolas39 le lundi 15 juin 2026, 17:30
Petit retour par écrit et en images sur ce dernier week-end passé chez nos voisins suisses. J'ai effectivement accepté avec plaisir l'invitation de Mathieu, président du Club neuchâtelois des pêcheurs à la mouche.
Nous avions programmé la soirée du vendredi avec les membres du club. Avant cela, nous avions la journée pour découvrir un parcours où l'ombre est bien présent. Mauro, un membre du club, nous accompagnait pour la journée.
Mathieu ne m'avait pas menti, les ombres étaient bien là. Moi qui suis sevré de ce poisson dans le Jura, j'étais aux anges. Car si beaucoup pêchent les quelques rares ombres sur nos parcours, il est bon de rappeler que l'arrêté préfectoral jurassien interdit sa pêche. De mon côté, je n'avais pas pêché ce poisson depuis mon dernier séjour en Bosnie. J'avais les crocs !
Après un démarrage poussif avec notamment un gros déchet sur les ferrages, j'ai commencé à prendre un ou deux poissons. Quel plaisir de faire des dérives propres en déclenchant ces flèches bleutées le plus souvent à l'animation. Des poissons bien en forme avec un combat parfois déroutant. Mais toujours avec ces couleurs du gris au bleu en passant par l'argent. Quelle merveille de la nature ce poisson.
Le vendredi soir, après la pêche, nous avons vécu un vrai bon moment autour d'un somptueux repas avec les membres du club. J'ai pu ainsi faire la connaissance de pêcheurs passionnés et impliqués dans la gestion de leur parcours. Des personnes avec des valeurs qui me touchent. Loin de la pêche de consommation. Bravo messieurs.
Après une soirée tardive le réveil a été malgré tout facile pour retourner à la pêche. Le samedi et le dimanche se sont déroulés magnifiquement. Quelques poissons capturés mais surtout de vrais bons moments de convivialité avec une équipe de passionnés. Des gens aussi gentils que généreux. Mathieu nous a régalé tout le week-end dans son petit chalet au bord de l'eau. Le réveil du dimanche a été tout simplement magique.
Merci à toute l'équipe pour l'accueil avec une mention particulière pour Mathieu.
Si vous souhaitez adopter un jurassien un week-end de temps en temps, c'est avec plaisir que je reviendrai.
Notre camp de base pour le week-end. Le rêve !

vendredi 5 juin 2026
Un début de saison en dent de scie
Par Nicolas39 le vendredi 5 juin 2026, 06:57
Voilà un peu plus de deux mois et demi que la saison truite a débuté. L'occasion pour moi de faire le point. Côté pêche, il y a eu deux périodes bien distinctes. De l'ouverture jusqu'au 18-19 avril, pas grand chose à signaler ou presque. J'ai aligné les capots avec des week-end complets sans rien prendre. Des conditions compliquées avec une eau gelée. Constamment inférieure à 10 degrés. Les jours de pluie, avec des conditions que je pensais idéales, j'ai attendu les éclosions. Je les attends encore. Quelques poissons pris à vue malgré tout mais il a fallu passer un temps infini au bord de l'eau.
Une période où la couche brunâtre habituelle s'est fait remarquer par son épaisseur. Des fonds noirs à faire mal au ventre. C'était terrible. Puis à partir du 20 avril, la rivière s'est réveillée. La fin du mois d'avril a vu s'installer une période sèche avec des eaux basses. Les fonds bien que plus propres n'ont jamais réellement perdu la couche brune ultra glissante. Je ne suis jamais tombé sur une belle éclosion jusqu'à aujourd'hui malgré un temps de pêche important. Je n'ai jamais pris si peu de truites en sèche. Il a donc fallu pêcher sous l'eau. Sur les parcours plus amonts, il y a eu de belles choses à faire malgré tout en sèche. La rivière parait bien différente avec quelques kilomètres d'écart.
Je n'ai pas fait de miracle sous l'eau non plus en sachant que les densités sont ce qu'elles sont. Comme depuis quelques années, il faut passer beaucoup de temps pour quelques truites. Mais le plaisir de ferrer une truite sauvage à distance avec l'incertitude que la truite a pris ma nymphe reste immense. Chaque poisson est un cadeau que me fait la rivière. J'en suis pleinement conscient. C'est encore plus vrai après toutes ces années à leur courir après.
D'un point de vue technique, en début de saison, je préféré un bas de ligne pas trop long. Je reste ainsi précis durant les jours de bise que nous avons maintenant tous les ans. Je suis en 0.165mm en pointe depuis l'ouverture. Encore aujourd'hui. Mais je sens qu'il va falloir baisser un peu dans les semaines à venir. 90% des poissons capturés avec une cuivre. Comme depuis 35 ans. Principalement en taille 10,12 et 14 jusqu'à peu. Plutôt en 16 dernièrement. Sur le dernier week-end, la nymphe de tricho cul-vert était plus efficace que la cuivre.
Quelques rencontres de ce début de saison.

Si la première moitié du mois de mai a vu tomber près de 130mm de pluie dans ma région, il a fait sec et très chaud la deuxième moitié. C'est là que le rappel à l'ordre revient très vite en pleine face. Après 130mm, il suffit chez nous de dix jours sans pluie, avec une période de 7 jours proches des 30 degrés en extérieur pour tout flinguer. Que 7 petits jours ! À la fin de cette période de chaleurs extrêmes, j'ai mesuré la rivière de 17 à 18 degrés selon les secteurs. Alors qu'elle était encore à 9 degrés 2 semaines avant ! C'est complètement dingue. Le fond s'est tapissé en 3 ou 4 jours de mousses verte très épaisse. J'ai commencé à croiser des poissons mal en point ou morts. 7 petits jours de chaud, rien que ça. Voilà à quoi tient cette limite entre vie ou mort.
Les 30mm tombés en ce début juin chez moi dont encore quelques millimètres cette nuit ont bien des maux à faire bouger le niveau de nos rivières. J'espère voir les courbes monter un peu dans la journée mais dans tous les cas cela ne va pas aller bien haut. Il est évident que la période anxiogène arrive à grands pas. Les journées les plus longues nous attendent et les mois d'été sont à nos portes. Si une période de fortes chaleurs de seulement 7 jours a eu de telles conséquences, j'imagine la prochaine...Un peu plus longue, un peu plus intense. Il ne faut pas dire "aïe" avant d'avoir mal, mais pour moi, qui aime cette rivière plus que tout, je ne peux pas m'empêcher d'y penser.
Truites croisées fin mai mortes ou en train de mourir.

Dans les nouvelles qui font grincer des dents, il y a aussi une vraie évolution. Si du côté des pollutions et du réchauffement de l'eau nous restons constants dans la médiocrité, du côté des oiseaux piscivores, nous avons de plus en plus de sédentaires. Il y a encore très récemment, je ne voyais pas de harles nicheurs ou bien encore de cormorans pêcher à la rivière au mois de mai. Non, jamais. Aujourd'hui, oui. Les harles nichent chez nous, les cormorans sont présents sur site toute l'année.
À se demander comment il peut rester un ou deux poissons dans la rivière sérieusement.
Il reste à croiser les doigts pour la douzaine de semaines à venir...
jeudi 14 mai 2026
La Borgne
Par Nicolas39 le jeudi 14 mai 2026, 06:44
Avec Thibaut, nous connaissons cette truite depuis quelques années. Mon fils a capturé ce poisson pour la première fois après bien des déboires en juillet 2024. J'ai de nouveau capturé cette truite en mars 2025. Depuis, cela est devenu très compliqué de la tromper. Pourtant, son handicap l'oblige à se dévoiler en permanence. Mais madame a appris de ses erreurs et il n’était plus possible de la blouser.
J'ai finalement réussi après de nombreuses tentatives infructueuses. Il a finalement suffit de changer de berge pour l'attaquer. Elle avait simplement mémorisé que le danger venait toujours du même endroit. Maline !
Au-delà de cette nouvelle capture sur un poisson mesuré par mon fils à 60 centimètres en juillet 2024, je tenais avant tout à souligner l'immense volonté de cette truite à continuer à vivre, à vieillir et ce malgré son handicap. La cicatrisation de son œil manquant est parfaite. Mais bien évidemment, c'est compliqué pour elle de se nourrir. Chasser les vairons lui est impossible. Elle se contente de faire de longs circuits très lentement en ramassant sur le fond côté œil valide des invertébrés vivants entre les galets. Elle ne peut pas non plus se mettre dans une veine pour intercepter les proies emmenées par le courant. En tous les cas, je ne l'ai jamais vu faire.
Une vraie guerrière qui une fois encore vieillit tranquille malgré son handicap et le fait qu'un Germain vienne de temps en temps l'embêter. Promis, c'était la dernière fois.
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