Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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Sortie de pêche

Je vous raconte dans cette catégorie mes sorties de pêche illustrées de nombreuses photos

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samedi 26 septembre 2020

Un formidable week-end de fermeture.

Je n'ai toujours pas récupéré mon PC, alors je tente la rédaction d'un article via mon téléphone. Pas simple. 

Voilà une semaine que la saison s'est terminée ici. La grosse baisse de la température de l'eau m'a permis de profiter des derniers jours. Le niveau d'eau était toujours extrêmement bas, mais l'activité des poissons démontrait que les conditions étaient nettement meilleures. Le jour de fermeture fut en tous points fabuleux. J'étais accompagné d'un ami. Nous avons partagé des moments rares. Les truites étaient très actives grâce à une petite éclosion en début d'après-midi. Le premier poisson que nous avons pris est venu prendre mon sedge passe-partout en surface. Le coup de ligne rêvé. Une magnifique truite en sèche à vue. Un poisson très trappu et sans point. Assez incroyable. 

Super poisson.

Nous avons continué à chercher des poissons actifs sur un autre secteur. Mais cette fois-ci il a fallu aller les chercher plus près du fond. J'ai eu la chance de pouvoir tenter plusieurs poissons dont un que j'avais manqué au ferrage la semaine dernière. Heureux d'avoir pu corriger le tir afin de pouvoir admirer ce poisson de plus près. Les truites ont combattu avec énormément de vigueur, signe supplémentaire s'il en fallait de leur très bonne forme. 

Voici ces belles truites. 

Une journée de fermeture qui était d'ors et déjà réussie. C'était sans compter sur mon partenaire du jour qui souhaitait vraiment voir de plus près un poisson qu'il connaissait bien. Après m'avoir offert sur un plateau toutes les informations, le poste, la cache, etc...Je me suis positionné dans l'attente.

La truite est apparue une première fois pour vite se mettre à couvert. Quelques minutes plus tard, elle revint sur son poste. Le poser fut précis ce qui provoqua une prise de nymphe en toute confiance. Le combat fut lui très indécis avec une bonne partie passée dans la cache du poisson. Le fil en 15 a tenu bon. Une chance. 

Quel magnifique poisson.

Ce poisson est donc le dernier de cette saison inédite à bien des égards. Ce fut une magnifique journée. Merci à mon charpentier préfèré de m'avoir accompagné, c'était vraiment très sympa. 

La veille je n'ai pas pêché. L'avant veille, deux bonnes heures avec mon cycliste préféré avant le passage du tour devant la maison. Le temps pour nous de profiter l'un de l'autre au bord de l'eau et, également, de capturer cette merveilleuse truite dans le money-time. Un poisson que j'ai pris avec une grande longueur de soie dehors. Il m'a offert une bonne dose de bonheur. 

Perfection. 

Ce week-end de fermeture avait débuté le jeudi pour moi. Oui, j'ai eu cette chance de bien profiter. J'ai quitté mes terres pour rejoindre un petit paradis aux eaux bien froides. J'ai eu une réussite incroyable ce jour-là avec en autres deux poissons fantastiques. Un pris en nymphe et le plus gros au streamer. Mais toujours à vue. Quelle sensation incroyable que de voir une si grosse gueule venir happer son streamer. 

Un missile de puissance. 

Une merveille.

Vous l'imaginez bien, ce week-end de fermeture restera dans ma mémoire sans effacer les tristes semaines vécues cet été. 

Tous ces poissons ont bien mérité une grande pose. L'eau est enfin tombée cette semaine, elle tombe encore aujourd'hui et devrait continuer à arroser nos sols la semaine prochaine. Une bénédiction. 

Merci de m'avoir lu. Je vous souhaite un bien bel automne toujours au bord de l'eau ou bien ailleurs. Pour moi, cela se passera à l'étau et surtout en famille. 

lundi 21 septembre 2020

Problème informatique.

Ce court billet pour vous informer que je suis en panne au niveau informatique. Mon PC est en réparation. Du coup, il faudra patienter pour de nouveaux articles sur ce blog.

Merci de votre compréhension. 

Truite de fermeture. 

dimanche 23 août 2020

Bientôt sur Seasons.

La chaine Seasons du groupe Canal+ nous a fait le plaisir de revenir dans le Jura pour le tournage d'une nouvelle émission. Celle-ci sera diffusée courant septembre. Un mixte de reportages pêche, chasse, et gastronomie.

Edit du 01/09 : Diffusion ce vendredi 4 septembre à 19h30.

Le point central du tournage de ce Seasons Hebdo est le Castel Damandre, magnifique établissement dirigé par mon ami Pascal et son épouse. J'ai eu l'immense plaisir d'y participer et ainsi revoir mon réalisateur préféré en la personne de Mathieu ainsi que l'emblématique présentateur de la chaine, David Chaignon. Très fort au baby-foot d'ailleurs cet homme !

Je ne vous en dis pas plus en vous laissant le loisir de découvrir tout ça sur vos écrans.

Un dernier mot de remerciement pour les responsables de la chaine Seasons qui, à travers notre histoire commune, continue à maintenir leur confiance aux artisans français en mettant en lumière leur travail. C'est toujours un plaisir de travailler avec vous tous.

Très heureux de revoir Mathieu et David.

Silence, ça tourne.

Repas tard le soir avec (de gauche à droite) Cyril, notre guide chasse pour l'émission, Mathieu, notre réalisateur, Pascal, le maître des lieux, David, sans qui rien ne serait possible et votre serviteur, toujours heureux d'être à une bonne table !

vendredi 26 juin 2020

L'histoire d'une truite (50)

La dernière fois, c’était pour la fermeture 2019, mais cela faisait surtout des mois que je n’avais pas revu mon copain Gaël. Suite à sa proposition, nous avons convenu d’un rendez-vous afin de partager une après-midi au bord de l’eau.

Le temps ce jour-là était bien maussade et la veste de pluie était de rigueur. À cela il fallait ajouter des derniers échos de la rivière peu glorieux. Tant pis, un mauvais jour de pêche avec un ami reste une très belle journée. J’ai proposé un parcours qui nous avait déjà réussi par le passé. Gaël a accepté avec plaisir tout en me soulignant que lorsqu’il m’accompagne là-bas, ça se passe généralement très bien pour moi. Quoi qu’il en soit, nous voilà partis en Sandero. Gaël avait quelques histoires à me raconter durant le trajet. Il fut pour le coup très court et bien plaisant.

Arrivés sur les lieux, on s'est très vite rendu compte que la visibilité était vraiment médiocre. Nous avons alors décidé de privilégier la recherche des gobages avant tout car les mouches étaient bien présentes sur l'eau. La rivière étant peu accessible depuis la berge, nous nous sommes positionnés dans le lit de celle-ci en progressant lentement vers l’amont tout en étant attentif à ce qu’il se passait sur la surface de l’eau. Malgré deux paires d’yeux affutées, aucun gobage de repéré si ce n’est ceux de petits poissons que nous n’avions pas l’intention d’embêter.

Nous étions là depuis une bonne heure et toujours rien. Un gobage vu par Gaël qui ne s’est pas répété. C'était maigre ! Nous étions collés à la rive gauche mais la rive droite, malgré l’absence d’activité de surface, nous inspirait profondément. J’ai fini par trouver un « couloir » sans risque de remplir le waders afin d’atteindre un joli bloc qui était à environ dix mètres de la berge opposée. Je suis monté doucement sur le blog pour me donner un peu d’angle. Cette berge était trop belle pour être vide. Une fois un peu en hauteur, j’ai pu voir le fond de l’eau avec plus de facilité malgré une lumière très faible. Un poisson était là en poste juste au dessus de moi. J’ai informé Gaël. C’était trop beau. S’il n’y avait pas eu de poisson là, il n’y aurait eu nulle part.

J'ai tenté la truite avec une cuivre. Rien. Aucun mouvement. J'ai fait un passage avec un gammare, rien, aucun mouvement. Elle aurait pu avoir la politesse de s’y intéresser ! J’ai remis une cuivre un peu plus lestée. Il n’y avait pas de raison. Au moment où j’allais « fouetter », un autre poisson est sorti de la berge pour se mettre à remonter lentement le couloir devant moi. Je n'ai pas cherché à comprendre et j'ai posé dans l’axe de cette nouvelle truite. Elle devait être à cinq ou six mètres de moi. Courte dérive, légère animation. La truite s'est décalée méchamment pour venir prendre cette nymphe sans faire de manière.

J'ai ferré assez fort en basculant sur ma gauche. Le mouvement m'a fait perdre mon équilibre sur le bloc. Sans trop m’occuper du poisson, je me suis remis tant bien que mal en position plus stable. À l'instant où je reprends mes appuis, je vois mon bas de ligne tout entortillé autour de mon scion de pointe. La magie de la pêche et ces questions sans réponse. Je ne sais pas encore comment j'ai pu en arriver là, mais c’était le cas. Grace à un coup de chance digne des plus grands joueurs de loterie au monde, la truite se battait sur place sans tirer plus que de raison sur le fil. Je ne me suis pas affolé. Certainement à la grande surprise de Gaël qui était témoin de cette scène rocambolesque, j’ai posé mon talon de canne au fond de l’eau, tenu ma canne par le milieu et j’ai pris mon fil en bout de scion pour le tourner 3 fois autour de celui-ci afin de démêler tout ce cirque. La scène dure finalement très peu de temps, mais je pense qu’il fallait le voir pour le croire. La truite a été sympa et l'élasticité du bas de ligne m'a certainement bien aidé.

Une fois la reprise de contact effective, le combat a pu se terminer dans la filoche non cette fois-ci, une belle défense de la zébrée. Je n’ai pas encore compris comment j’ai pu m’emmêler de la sorte et comment cette truite dont la taille avoisine les 55 centimètres a pu ne pas en profiter. Il n’y a rien à expliquer, juste à savoir que ce genre de chose de m’arrivera plus. Ce n’est pas possible d’avoir autant de chance sur un tel coup de ligne. Enfin si, la preuve ! Cela fait du bien d'avoir de la chance parfois. C'est agréable.

La suite de l’après-midi nous offrira quelques autres moments très sympas aussi. Mais ce poisson là, je vais m’en souvenir ! Gaël est vraiment mon porte-bonheur sur ce parcours ! Merci pour ces bons moments !

Photo prise vite fait.

vendredi 29 mai 2020

L'histoire d'une truite (48)

Rares sont les fois où je retourne voir un poisson spécifiquement. Pourtant, c'est ce que j'ai fait mardi soir dernier. Une sortie de pêche dédiée à une seule truite. Non pas parce que c'était le poisson de ma vie, mais parce qu'à notre première rencontre, je n'ai pas pu la tenter de façon convenable.

Tout débute deux jours avant. J'étais à la rivière le dimanche soir, seul, les pieds dans l'eau jusqu'aux chevilles. Un appel téléphonique avec mon copain Simon. On discute de chose et d'autres durant plusieurs minutes. Au milieu de notre conversation, je me permets de couper Simon pour lui signaler qu'un joli poisson passe devant moi. Rien de grave, c'est aussi très sympa d'observer un poisson sans l'embêter. Une fois le coup de fil terminé, j'ai pu localiser cette truite avec une grande difficulté. Malgré ses déplacements dans une très faible hauteur d'eau, j'avais bien du mal à la voir clairement. La cause à ces multiples reflets de fin de journée. J'ai préféré m'abstenir de l'attaquer malgré le fait qu'elle perçait la surface de l'eau avec sa caudale à chaque fois qu'elle capturait une bestiole sur le fond. Si j'avais tenté ma chance de cette façon, avec une visibilité aussi médiocre, je pense que je l'aurais manqué au ferrage.

Je l'ai regardé faire un grand moment. Avant de partir, j'ai voulu voir si à cet endroit, la visibilité était meilleure depuis le milieu de la rivière et non depuis la berge. J'ai fait sauver mon poisson en progressant dans l'eau, mais j'avais ma réponse. En étant positionné ainsi, les reflets n'étaient plus qu'un mauvais souvenir du moins à cet horaire. Je voyais toute la zone où la truite venait se nourrir parfaitement. La chose était entendue, je reviendrais !

Deux jours après, le mardi soir, j'avais une heure devant moi. Une heure dans le bon horaire. J'ai enfilé mes nouvelles cuissardes et hop, direction vite fait bien fait la rivière. Sans regarder si ma truite était là ou pas, je suis descendu dans l'eau bien plus en aval. Je me suis décalé de façon à être en plein milieu de la rivière. Ensuite, j'ai remonté pas à pas en créant le moins d'ondulation possible tout en regardant cette berge. Quel plaisir, je voyais bien le fond sur au moins trente mètres devant moi. J'ai vu ma truite assez vite au final. Elle était bien au rendez-vous. Toujours avec cette façon de manger en venant bouger de l'eau à chaque fois. La profondeur était d'à peine vingt centimètres.

Ma nymphe non plombée et assez planante était déjà fixée à mon quinze centièmes. Je savais exactement ce que j'étais venu faire là ! J'ai posé ma soie et sur cette première courte dérive, la truite est venue croquer ma nymphe sans sourciller. Le combat qui s'en est suivi a été d'une rare violence par contre. Très heureux d'avoir choisi de rester en quinze centièmes ! Il a fallu brider fort tout du long pour l'empêcher d'aller se mettre dans des bois morts en berge opposée. Encore une qui habite d'un côté pour venir manger de l'autre !

Une fois la truite relâchée, je suis rentré à la maison. Mes cuissardes étaient rodées comme on dit au village !

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