Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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Sortie de pêche

Je vous raconte dans cette catégorie mes sorties de pêche illustrées de nombreuses photos

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mardi 19 novembre 2019

Le plaisir de revoir Jordan.

Les traditions, j'aime ça. En voilà une qui s'installe pour notre plus grand plaisir avec Thibaut. Pour la deuxième année consécutive, Jordan nous a accueilli sur son bateau pour une partie de pêche à la recherche des carnassiers aux leurres. Même si je ne suis pas vraiment un fan de ce type de pêche, j'arrive à prendre du plaisir plus que du poisson d'ailleurs. Pêcher aux côtés d'un mec comme Jordan donne tout de suite matière à réfléchir. Pourquoi lui a les touches et pas nous ? Hein !?

Donc oui, j'arrive à me prendre au jeu et j'essaie de comprendre. Thibaut également même si lui adore pêcher comme ça. Il a d'ailleurs pris bien plus de poissons que moi. Mais le plus gros sandre c'est pour le nympheur à vue ;-) Un vrai bon coup de bol !

Mais si cette journée reste réussit quoi qu'il arrive, c'est surtout parce que Jordan est de très bonne compagnie. Un pêcheur passionné et passionnant. On a passé une très belle journée en sa compagnie. Perches, sandres et silures sont venus nous rendre visite sur son bateau. À cela vous rajoutez un petit casse-croûte typé Mont d'or, et vous avez un programme parfait ! 

Merci pour tout Jordan, à très bientôt.

samedi 26 octobre 2019

Retour sur notre journée à Belmont Flyfishing.

Cela faisait tellement longtemps que nous n'avions pas traversé la Franche-Comté pour nous rendre chez notre ami Laurent. On s'est décidé sur le tard pour organiser cette journée. Le matériel dans la voiture, nous pouvions quitter notre Jura pour ensuite passer par le Doubs et terminer notre trajet en Haute-Saône. Quelle belle région ! Une fois devant la maison du paradis, il fallait s'assurer d'être à la bonne adresse. Quoi de plus sûr que de vérifier sur la boîte aux lettres devant le domaine. Ce fut chose faite dans la foulée.

Pas de doute, c'est bien là !

Le domaine de Belmont Flyfishing est un lieu idyllique. Perdu au milieu du pays des mille étangs. En ce 25 octobre et avec ces couleurs d'automne, on se croyait au paradis. La quiétude des lieux est le meilleur médicament qui soit contre tous les maux qui peuvent vous toucher. Les 4 plans d'eau offrent un terrain de jeux aussi varié qu'amusant. Truites, brochets, sandres, carpes, perches et même quelques black-bass nagent dans leurs eaux. Le paradis de tous pêcheurs.

Un lieu où il fait bon vivre.

Nous avons eu la chance de partager cette journée avec des pêcheurs merveilleux. Nous n'oublierons pas la finesse des blagues de Jean-Claude. D'ailleurs, j'ai bien noté son slogan de dentiste retraité ! Merci beaucoup à François et ses amis pour leur compagnie au bord de l'eau ou bien encore autour de la table de notre cher Laurent.

La pêche dans tout ça. De mon côté, je me suis concentré sur les bassin à truites. Une pêche à vue compliquée mais intéressante. Les petites nymphes noires étaient les plus régulières. Thibaut lui, n'avait qu'une idée en tête. Prendre un gros brochet à la mouche. Il a lancé son streamer quasiment toute la journée sans discontinuer. Une belle performance avec un matériel costaud pour soie de 8. Une Hardy Shadow 9 pieds soie de 8. Une canne faite pour lancer sans difficulté de très gros streamers. Une soie intermédiaire étant montée sur son Hardy Ultralite CA DD.

À force d'insister, la récompense est arrivée. Et quelle récompense ! Une attaque tout proche du bord à tel point que Thibaut a pu voir l'immense gueule ouverte venant happer son streamer offert il y a quelques années par mon ami Michel Flénet. Une scène dont il se souviendra. Je vous livre la suite de cette belle capture en images.

La bête est pendue, il faut laisser travailler la canne.

Laurent tente de décontracter le pêcheur ! Tout va bien !

Un peu plus de sérieux au moment fatidique ! La canne est en deux !

Mon fils tient son gros brochet à la mouche !

Qui fera le plaisir d'un autre pêcheur.

L'affaire n'était pourtant pas gagné. Les brochets du domaine ont été sollicités ces derniers jours. Oui, avant l'hiver, il faut en profiter, ils deviennent très actifs. C'est le moment d'y aller si jamais vous voulez vous aussi tenter un tout gros ! Nous savions qu'un pêcheur avait sévi 2 jours avant notre venue au domaine. Mais fort heureusement, et malgré sa belle pêche, il a eu la gentillesse de nous laisser quelques poissons ;-)

Bravo Thibaut ! (ils sont forts ces Thibaut non ?)

Mon fils avait d'ors et déjà réussi sa journée. Il s'est consacré aux truites uniquement une heure le matin. Il a prit sa canne comme il l'a quitté à la fermeture chez nous. Grande pointe, toute petite nymphe. Une dizaine de truites capturées à l'animation, comme à la rivière. Il s'est bien amusé.

L'heure du repas est arrivée. Une belle tablée avec des plats dignes d'un 5 étoiles. Quantité, qualité, originalité. Mieux ça n'existe pas ! On a vécu un très bon moment et le retour à la pêche était loin d'être prioritaire.

Sur cette fin de journée, Thibaut a continuer à pêcher le brochet. Moi, j'ai tenté les carpes. Nous avons eu de la réussite pour notre plus grand bonheur.

Après une grosse casse, une belle carpe est venue à moi. Prise au bonbon jaune pâle.

Thibaut lui s'est offert un joli doublé !

Nous n'avons pas embêté les truites pour la photo, mais les arcs qui peuplent les eaux de Belmont sont des poissons combattifs et plein de nageoires. La pêche en sèche fut la plus productive l'après-midi, un régal de pêche fine.

Il était temps pour nous de reprendre la route non sans dire un dernier au revoir à nos compagnons du jour et le maître des lieux. Sans oublier les animaux du domaine ! Une journée au top, comme à chaque fois chez mon copain Laurent ! Merci !

Salut les copains !

vendredi 27 septembre 2019

Les quatre farfelues.

La saison de pêche de la truite dans le Jura est bel et bien terminée. Le temps est venu de passer devant l'étau afin de reconstituer un stock conséquent en prévision du prochain printemps. C'est aussi le moment de se souvenir. La saison qui vient de s'écouler nous a apporté à Thibaut et moi de nombreuses émotions et parfois même des scènes de vie totalement nouvelles pour nous. J'ai en mémoire quelques anecdotes à vous raconter si vous voulez bien prendre le temps de me lire...

  • What luck !

Je pense sincèrement qu'au delà de la technique, être au bon endroit au bon moment est encore plus important. Et si le pêcheur possède dans sa besace une fiole de chance, c'est parfait ! Pour cette première anecdote, je pêchais en toute décontraction avec l'ami Alex sur une berge de la belle rivière d'Ain. Notre ami commun Victor était lui un peu plus en amont. La pêche était ma foi très compliquée. Pas que les truites ne soient pas le nez dehors, mais bon sang, impossible à faire mordre malgré toutes nos tentatives. Là n'était pas l'essentiel car pêcher avec un gaucher est un plaisir rare. Vous pouvez vous positionner à ses côtés aussi proche que vous le souhaitez sans que cela gêne ni l'un, ni l'autre. Vraiment génial pour pêcher à deux. Quoi qu'il en soit et comme les truites nous boudaient sévèrement, nous discutions de divers sujets tout en lançant sans arrêt nos nymphes dans l'eau. Et puis vous savez ce que c'est, parfois, dans une discussion, on est amené à rentrer un peu plus dans le sujet si tant est qu'il soit passionnant. C'était le cas. Alors que ma nymphe dérivait après un lancer à disons dix, douze mètres, je tourne la tête côté gauche pour parler à mon interlocuteur en le regardant. Tout en causant, je sentis comme une légère traction dans ma canne. Ma soie était arrivée en fin de dérive mais ce n'est pas pour cela qu'elle s'est tendue. Non, pas du tout. J'ai relevé ma canne à mouche pour en avoir le cœur net. Qu'elle ne fut pas notre surprise à Alex et moi de voir une truite se tortiller au bout de mon bas de ligne. Une nymphe bien plantée au bout du bec et un poisson magnifique. Cela m'est déjà arrivé de nombreuses fois, mais toujours avec des riquettes ou des ombres, jamais avec un poisson de cette taille...What luck !

  • Pas là où l'on pensait.

Les premières sorties en compagnie de mon fils sont toujours des moments très spéciales. En effet, on se perd un peu de vue durant la fermeture car on partage moins de temps ensemble. C'est donc du pain béni pour le père que je suis. Nous étions tous les deux un peu en galère. Les truites ce jour-là n'étaient pas bonnes copines, vraiment. On tentait de faire de notre mieux mais il fallait se résoudre au capot car l'activité était quasiment nulle. Pas grave, j'étais avec mon fils. Pas pour longtemps d'ailleurs, il décida de prendre un peu d'avance en ayant une idée derrière la tête. En fait, il connaissait un tout petit ruisseau un peu plus en aval de notre position où il avait déjà vu à plusieurs reprises des truites autour des 25 cm. Assez pour satisfaire son envie de prendre un poisson. Arrivé sur le ruisseau, qu'elle ne fut pas sa surprise de voir sortir de la seule racine du coin une très belle truite toute claire du fait de la marne présente au fond du petit affluent. Ni une ni deux et sa nymphe était elle aussi dans l'eau. La truite n'a pas cherché à comprendre et s'en est saisie. Un combat des plus indécis dans cet espace plutôt restreint. La bredouille était sauvée, mais pas là où l'on pensait !

  • Quand la vie rencontre la mort.

33 ans, c'est mon nombre de saisons de pêche complètes que j'ai derrière moi sur la rivière d'Ain. J'ai déjà été témoin d'un très grand nombre de situations abracadabrantesques (c'est d'actualité) sur cette rivière. Les années passent et j'en vis de nouvelles chaque saison, c'est incroyable. Alors que je pêchais seul sur un parcours que je connais par cœur, j'arrive après quelques échecs à enfin ferrer une belle truite. Un poisson massif, robuste, énergique et combattif. Une vraie belle truite bien en forme. Le combat m'a fait un peu dévaler la rivière afin de suivre la truite pour l'épuiser plus facilement. Le soulagement est de mise dans ces cas-là. Une belle truite dans le filet donne toujours le sourire. Celui-ci allait vite disparaitre. Je me suis rapproché de la berge pour faire une photo de mon poisson. Le hasard ou pas d'ailleurs a fait que je suis tombé nez à nez avec un cadavre de truite. Ce poisson certainement mort depuis quelques jours gisait là, devant moi, enfin devant nous. Je ne sais pas pourquoi, mais du coup, j'ai souhaité faire cette photo que l'on peut intituler, quand la vie rencontre la mort.

  • Quand le rêve devient réalité.

Cette histoire est à peine croyable mais pourtant bien réelle. Mon fils en est témoin ! J'ai fait un rêve. Au petit matin, c'était tellement réel. Je me lève, Thibaut lui se préparait pour l'école. Je lui raconte.

-Tu sais gros, j'ai rêvé que je devais aller sur le petit muret que tu connais bien, quand arrivant tôt le matin, j'allais voir un poisson dans les premières secondes et que j'allais le prendre.

Thibaut n'a pas vraiment réagit se disant certainement que le vieux commençait à décabanner. De mon côté, je n'ai pas chercher à comprendre et j'ai laissé l'étau ce matin-là. Je suis parti alors que mon fils prenait son café aux premières lueurs du jour. J'avais une confiance indescriptible quand aux prochaines minutes que j'allais vivre. Sincèrement.

Une fois la canne montée, je me suis dirigé vers le muret en question. La berge est un peu haute donc la visibilité extra même tôt le matin. Je me suis assis en tailleur au coin du mur. Nymphe dans la main entre pouce et index. Je n'ai vraiment aucune raison de vous mentir, vous pouvez me croire même si moi j'ai encore des doutes sur ce qu'il s'est passé...Mais à peine ma nymphe entre mes deux doigts qu'une truite autour des cinquante centimètres est apparut un peu en aval en remontant au ras du mur dans un un peu moins d'un mètre d'eau. J'ai propulsé ma nymphe. Celle-ci s'est mise à couler lentement du fait de son lestage, la truite remontant toujours. Légère animation qui a fait dévier le poisson de sa trajectoire initiale. J'étais tellement près qu'il m'était possible de compter ses dents lorsqu'elle a ouvert la gueule ! Incroyable ! Le poisson était au bout de mon bas de ligne...Quand le rêve devient réalité ! 

mardi 3 septembre 2019

La dernière ligne droite.

Un premier septembre en guise de dimanche, c’est plutôt une mauvaise nouvelle pour les pêcheurs de truites en première catégorie…Cela implique une fermeture le quinze du mois, soit le troisième dimanche de septembre. On ne peut pas faire plus tôt ! Il restera la Franco-Suisse pour les prolongations...

C’est donc la dernière ligne droite pour profiter de la rivière d'Ain canne à mouche en main. C’est une nouvelle ni bonne ni mauvaise pour moi car je continuerai à rendre visite aux truites de la même manière après ce troisième dimanche de septembre, mais uniquement avec les yeux cette fois. Cela sera surtout l'occasion d'encore mieux profiter de ma femme et mes enfants. Parce que si la pêche tient une grande place dans vie, ce n'est rien à côté de la famille.

Quoi qu’il en soit, avec Thibaut, nous avons renoué contact avec la rivière d’Ain dès notre retour de l’île de beauté. Pendant que je reprenais le boulot, mon fils a pêché tous les jours avec des réussites diverses mais en prenant du plaisir à chaque sortie où il était bien accompagné et en faisant de belles rencontres. Je me suis délecté de ses comptes-rendus le soir après ma journée à l’usine. C'est à chaque fois un régal et je me souviens que moi aussi j'avais plaisir à raconter mes histoires de pêche à mon père, André ou encore mon papy.

Truite capturée par mon fils.

La pêche actuelle est typiquement une pêche de fin de saison avec des poissons qui possèdent pour la plupart les plus hauts diplômes imaginables en matière de nymphe à vue. On voit que les jours d'étiage deviennent de plus en plus nombreux et que par conséquent, les poissons connaissent la musique à chaque note près !

Il faut affiner et surtout pêcher juste, très juste. Il n’y a plus aucune place à l’approximation ou au petit coup de pouce du destin. Rien n’est pardonné et tous les poissons se méritent. Pas question ici de nymphe miracle ou toutes autres bêtises que l'on peut lire et entendre ici ou là. Non, du classique, du grand classique en optimisant toutefois les lestages. Mais au-delà de l'imitation, du diamètre de fil, c'est la technique et l'approche qui fait la différence lors de ce money time. Ce qui peut aider quand même, si les conditions venteuses le permettent, c'est le fait d'allonger encore un peu plus la pointe pour ainsi augmenter la "bonne" dérive de votre nymphe car celles-ci peuvent s'averer être très longues sur certaines configurations. C'est la seule chose finalement que je change de mon côté. C'est une pêche que j’affectionne toujours autant même si je vois bien que je suis moins performant qu’un temps. C'est ainsi.

Pour ma part, les retrouvailles canne en main avec la rivière se sont faites vendredi dernier au matin. J’étais parti avec l’idée de tenter de prendre un poisson et donc sauver la bredouille, rien de plus. Et sans faire le difficile sur la taille de la truite ! J’ai eu pas mal de réussite au final car sur les trois heures que j’ai pêché, j’ai presque capturé tous les poissons tentés. En fin de pêche, c'est donc trois belles truites de capturées. C'est pour moi une très belle pêche à ce moment précis de la saison. J’étais surtout très heureux pour la troisième truite car le coup de ligne à distance dans peu d’eau sur un poisson bien à découvert n’était pas fait d’avance. Quand je l’ai vu se soulever en direction de mon imitation, j’ai pris un réel plaisir. Très sympa à voir et à réaliser.

La troisième de la matinée. Un vrai beau coup de ligne.

L’équation n’est pas simple en ces derniers jours car à l’opposé de l’an passé et plus globalement des trois dernières saisons, les poissons en cette fin d’été sont incroyablement attentifs, dodus et plein de jus. Du coup, il faudrait pêcher fin pour augmenter ses chances mais aussi conserver un fil de diamètre conséquent afin de maîtriser une belle truite sans risquer la casse. Durant cette matinée, je n’ai cessé de changer de pointe entre onze et treize centièmes selon les coups pêchés en estimant la place qu’ils m’offraient en vue d’un potentiel combat. Sur le premier poisson qui avait une force phénoménale, un quinze centièmes n’aurait pas été de trop. Je me demande encore comment ma pointe en treize n’a pas cassé. Hallucinante la furie de ce poisson pour une fin août !

La voilà cette tigresse. Elle ne paie pas de mine, mais quelle puissance !

Entre ces deux poissons, j'ai eu le privilège de faire cette rencontre...Et de conclure.

Samedi, pas de pêche, famille et maison. Retour au bord de l’eau dimanche matin où j’ai revu avec plaisir Denis, Dylan et Nico. Un peu trop de monde là où je voulais pêcher mais que des bons gars, alors je suis resté. Et j’ai bien fait. La réussite était une nouvelle fois de mon côté avec deux beaux poissons pour deux heures de pêche. Un bon ratio en cette période compliquée. La première était en chasse sur des poissons, elle allait dans tous les sens en chassant ici et là des chabots de ce que j'ai pu obsserver. La première fois où elle s’est stabilisée fut la bonne pour moi. Un poisson vraiment magnifique avec une pigmentation parfaite.

J'aime beaucoup ce genre de poisson.

La deuxième truite était en poste près de sa cache. Elle a pris ma nymphe en dérive inerte au premier passage. Une fois encore, heureusement que j’ai retiré mon onze qui avait pris le premier poisson pour mettre du treize centièmes, car je la retire trois fois de sa racine. Encore une qui est en pleine forme, ça fait drôlement plaisir !

Bien dodue la mère !

Certes, les fonds de la rivière se salissent de nouveau, mais l’eau est vraiment froide. Et ce n’est pas les températures matinales annoncées prochainement qui vont inverser la tendance, bien au contraire. Mais il est clair que la moindre goutte de pluie sera la bienvenue. Pour les effectifs de truites hors parcours no kill, de préférence après la fermeture…Un coup d’eau en fin de saison est une bénédiction pour les aficionados du congèlo.

Il est temps pour moi de vous souhaiter une très bonne dernière ligne droite et n’oubliez pas, chaque poisson peut-être le dernier, profitez au maximum !

lundi 10 juin 2019

Veirières, encore et toujours.

Une fois de plus, nous nous sommes rendus au cœur du Cantal avec Thibaut pour retrouver ce lieu pas comme les autres. Nul n'est besoin d'aller à l'autre bout du monde pour voir des choses extraordinaires. Le domaine de Veirières fait parti de ces lieux enchanteurs. Une sorte de bout du monde où il fait bon aller se ressourcer.

Après avoir quitter les grands axes, il faut finir le trajet sur de petites routes départementales. Ensuite, il faut prendre une plus petite route encore classée en communale. On sent à ce moment-là que l'on s'éloigne de toute civilisation. Puis, il faut quitter cette communale pour prendre une piste à travers les pâtures des vaches Salers à près de 1100 mètres d'altitude. Cette piste n'en finit pas...Et puis le Domaine de Veirières nous apparait. Une vision dont nous nous lasserons jamais.

Veirières est un tout. Un site en France préservé, un biotope tellement particulier, une pêche changeante, excitante et parfois déroutante, des poissons à la défense juste exceptionnelle, un accueil et une organisation pour que les pêcheurs ne pensent qu'à la pêche, un gîte et un couvert parfaits et la cerise sur le gâteau, pas de réseau ! Un vrai paradis !

Cette année, forts de nos expériences passées, nous avions élaboré quelques plans pour faire pêche avec Thibaut. Mais c'était sans compter sur les difficultés et mystères de ce lac. C'est pourquoi nous revenons tous les ans avec mon fils, c'est pour cette recherche permanente de la bonne pêche. On pourrait croire le contraire mais les arcs de Veirières peuvent être vraiment difficiles à leurrer et pourtant, la densité est juste incroyable. Il suffit de compter les gobages lors d'un joli coup du soir ou d'une éclosion massive d'olives pour en être convaincu.

Nous avons débuté la pêche le jeudi après-midi de l'ascension pour terminer le dimanche midi suivant. Nous avons pris quelques poissons jusqu'au vendredi midi, mais sans trouver une technique, une imitation pour faire mieux, pour être réguliers. C'est Thibaut qui trouvera finalement à force de tenter des choses différentes. À partir du vendredi midi jusqu'au samedi en fin de journée, ce fut un festival de pêche en sèche à vue ou sur gobage avec des imitations de terrestres. Vraiment géniale comme pêche. On s'est régalés, sincèrement. Nous n'avions encore pas connu cela sur ce lac. Il fallait repérer les truites et être d'une précision diabolique au poser pour que l'imitation soit vraiment sur le trajet du poisson visé. Malgré ça, les refus furent nombreux. Thibaut prenait deux truites pendant que j'en prenais une, autant dire que j'ai pris une sacrée raclée. Sa grande taille lui donnait un meilleur angle pour voir les poissons dans une eau couleur thé (on trouve les excuses que l'on peut !). On a bien rigolé car il n'avait qu'une seule imitation qui convenait. Du coup, tous les deux poissons, Thibaut refaisait son nœud, tous les cinq poissons, sa pointe. Son terrestre a pris au moins 30 truites et il a terminé le séjour dans un état lamentable ! Mais il ne l'a pas perdu.

La pêche est devenue bien plus compliquée et nettement moins intéressante à partir du samedi soir où le lac s'est éteint. La chaleur arrivée brusquement en était sans doute à l'origine. Il a fallu aller chercher les poissons en profondeur sur ce dernier coup du soir et le lendemain matin avant de quitter les lieux. À ce petit jeu, j'ai refait une partie de mon retard, non mais ! Nous avons fini à près de 110 truites au bateau. Des arcs, des farios, et des saumons de fontaines. Des poissons en pleine forme qui se nourrissent naturellement. Nous avons pu le constater en observant les contenus stomacaux des poissons blessés conservés par les pêcheurs. C'est les consignes pour qu'il n'y ait que du poisson de qualité dans le lac et c'est le cas. Une gestion exemplaire !

Dans les anecdotes du séjour, une truite que je combattais à l'approche du bateau a fait une dernière chandelle. Un saut si puissant que la truite a atterri directement dans le bateau ! Du jamais vu pour nous ! Le jour d'avant, je ferre un très beau poisson poisson en sèche à vue. La truite me fait un premier rush où je suis totalement impuissant malgré ma pointe en 18 centièmes, la soie vient se prendre dans l'hélice du moteur électrique. J'ai plongé ma canne sous l'eau pour la passer entre le moteur à notre embarcation...Le combat s'est bien terminé. Et puis le bonheur de voir son backing plusieurs fois dans la même journée...

Une séjour au top, avec des pêcheurs qui nous accompagnaient aux mêmes dates adorables. Un Raphaël égal à lui même, merci à toi. Le gâteau à la noix de coco était top ! Un grand merci à Roland pour la gestion de ce domaine, nous reviendrons !

Les belles truites de Veirières !

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Premier coup du soir...

Thibaut avait repéré un poisson à l'embarcadère...Poisson vu, poisson pris !

Des vents toujours changeants et une pêche en barque dérivante passionante !

Merci Nicole pour le souvenir...Sans oublier nos deux copains avec l'accent du Sud ;-)

Le symbole et la fierté du département.

Gros combat !

Nous avons fait peu de photos de poissons pour ne pas les embêter. Là, Thibaut qui a pêché du bord une petite heure, a pris 4 belles truites à vue !

Deuxième coup du soir !

Le ciel bleu qui aura eu raison de l'activité de surface des poissons en fin de séjour.

Poisson de qualité aux nageoires bien complètes et à la puissance incroyable.

Un dernier coup du soir...

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