Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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Divers

Le fourre tout!!!

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mercredi 1 janvier 2020

Voeux 2020

Sans être original, je vous souhaite une très bonne année 2020.

Qu'elle soit plus respectueuse de notre environnement par des décisions politiques fortes et courageuses ainsi que par nos actions individuelles qui doivent être toujours plus nombreuses.

Tous les autres combats, quels qu'ils soient, ne valent pas la peine d'être menés si celui-ci n'est pas la grande priorité de notre monde.

Santé et bonheur à mes lecteurs...Et pour vous donner d'ors et déjà un peu de bonheur dès ce premier jour, je vous livre ici une vidéo qui date de 2015 et que je n'ai jamais publié.

Un très grand souvenir !

dimanche 22 décembre 2019

Noël avant l'heure...Merci mon chien.

Pour une fois, ce billet n'aura pas pour sujet la pêche. Néanmoins, nous n'en serons pas trop éloigné. Il y a quelques jours, tôt le matin, alors que je faisais machinalement le tour de mes sites web préférés avant de me mettre à l'étau, je suis tombé sur une publication écrite sur le mur facebook de la chaîne Seasons. Celle-ci proposait de gagner un cadeau via un de leurs partenaires. Pour ce faire, il fallait raconter dans les commentaires de la publication son meilleur souvenir en compagnie de son chien de chasse. Pour tout vous dire, je n'avais aucune intention d'écrire quelque chose. Déjà parce que cela doit faire au moins 15 ans que je ne chasse plus et que tout simplement, j'avais d'autres chats à fouetter. C'était sans compter sur ma curiosité. J'ai cliqué sur les commentaires. J'ai trouvé les histoires bien qu'agréables plutôt abrégées et me suis dit que je pouvais tenter de faire mieux. C'est ainsi que je me suis remémoré une aventure vécue avec mon fidèle labrador. Mon chien avec qui j'ai écumé des kilomètres de rivière à la recherche de canards sauvages et de moments de vie incroyables. Car oui, la chasse n'était pour moi qu'un autre prétexte pour passer encore plus de temps sur les berges de ma rivière de coeur.

Je vous livre ici l'histoire que j'ai écrite et qui m'a permis de gagner le premier prix. Merci Seasons et Num'axes !

Il y a maintenant bien longtemps lors d'une matinée fraiche de fin décembre, je m'étais décidé à parcourir la rivière d'Ain accompagné de mon fidèle labrador en quette de canards sauvages ou bien encore d'éventuelles bécassines. La levée devant soi dans un milieu sauvage comme une grande rivière de plaine est un acte de chasse où tous les sens sont en éveil. Le soleil rasant qui vient réchauffer les joues du chasseur au petit jour tout en donnant des lumières fantastiques au paysage me faisait lever aux horores chaque jour de chasse à cette époque. Popsi, nom de mon labrador donné par ma femme (je me dédouane) était un véritable champion dans le domaine et ce, dès son plus jeune âge.

Aucune odeur laissée par les canards de passage le long des berges de la rivière d'Ain ne lui échappait. Sa truffe passait partout avec un soin dont lui seul avait le secret. Il était capable d'éventer un couple de canards dissimulé dans la ripisylve de la berge opposée. Le voir aller et venir dans l'eau à quelques degrés de si grand matin me glaçait. Mais lui, justement, allait et venait avec une envie et une passion peu commune.

Ce jour-là, dans la brume qui surplombait la surface de l'eau, après un travail remarquable de Popsi, j'identifiai deux canards morillons qui venaient de partir devant le chien...Après avoir épaulé, j'ai lâché les deux coups de mon surperposé avec application. Par chance, les deux canards sont tombés à 10-15 mètres l'un de l'autre sur une zone peu courante de la rivière. Mon chien, mon fidèle labrador, mon ami, que je n'ai jamais dressé si ce n'est pour éviter la peur du coup de fusil, est parti à l'eau sans hésiter. C'était bien entendu un nageur extraordinaire. À ma grande surprise, il ignora le morillon le plus proche en passant à côté sans même le regarder tout en nageant vers le plus éloigné. Une fois celui-ci atteint et happé dans sa gueule, il revint sur le premier canard sans aucune consigne de ma part pour le cueillir à son tour.

Popsi est alors sorti de l'eau avec un canard morillon de chaque côté de la gueule qui pendait. Son regard était fixe, fier. Cette image est gravée en moi pour toujours. Ce fut un acte de chasse remarquable.

Mon chien n'avait que quelques années à l'époque. Il débutait. Il a été mon meilleur compagnon. Il a vécu jusqu'à 13 ans et 3 mois. Je pense très souvent à lui.

Un animal aussi beau qu'intelligent. Il a vécu toute sa vie sans collier ni laisse. Libre.

Quant au cadeau, c'est un piège photo. Il va de soi que je vais le positionner un peu partout sur le linéaire de la rivière pour vous avoir à l'oeil en continu ;-)

jeudi 19 décembre 2019

Nouvelles décorations dans l'atelier.

Je ne compte plus les heures que je passe dans mon atelier et c'est mieux ainsi d'ailleurs. Il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas connaitre précisément. Quoi qu'il en soit, j'essaie pour le mieux que ce lieu me soit agréable. Je l'agrémente le plus souvent de souvenirs photographiques. Mais j'aime aussi beaucoup la peinture et le dessin. Il y a quelques mois, Diane Michelin, que j'ai déjà présenté sur ce blog, a peint une nouvelle fois mon fils en action de pêche. C'est la quatrième fois en fait. J'ai les 4 aquarelles dans mon atelier pour mon plus grand bonheur. Encore merci Diane pour ce magnifique cadeau que tu m'as fait.

La photo où Thibaut combat une belle truite sauvage...

L'Aquarelle de Diane...

Et la truite en question.

Pour rappel, les trois premières aquarelles de Diane =>

Et puis, comme souvent, au hasard de mes balades sur le net, j'ai fait l'acquisition d'un dessin réalisé par Hélène Préveraud. Je ne lui ai encore pas trouvé de place, mais les vacances qui arrivent vont me laisser le temps de le faire. En tous les cas, il est réellement magnifique  !

Pour rappel, il est toujours possible, sur rendez-vous, de venir prendre vos mouches directement à l'atelier.

mercredi 4 décembre 2019

Manipulation du poisson.

Je suis tombé par hasard il y a quelques jours sur un article fort intéressant. C'est une interview de Mr Henri Persat au sujet de l'ombre. Mr Persat est connu dans "notre monde" comme le plus éminent spécialiste de l'ombre, poisson passionnant pour les pêcheurs à la mouche que nous sommes. Mr Persat travaille comme chercheur à l'université de Lyon 1. Ses connaissances sur ce poisson sont inimaginables. Il est d'ailleurs à l'origine de la découverte très récemment d'une troisième espèce d'ombre européenne. J'ai eu la chance d'avoir plusieurs fois au téléphone cet homme plein de savoir mais également de le croiser sur la rivière d'Ain pour des pêches d'études de l'espèce ombre.

Mr Persat en pêche sur la haute rivière d'Ain (2014).

Au sujet de la 3ème espèce d'ombre découverte par Mr Persat (cliquez sur l'image).

Dans l'article en question, qui en vient au but de ce billet, Mr Persat passe en revu (en répondant à des questions) quelques spécificités de ce poisson. On y apprend bien des choses selon ses propres connaissances avec des données chiffrées. Je vous joins ci-dessous l'article en question. C'est surtout le tout dernier thème qui aura retenu mon attention.

Article Mr Persat (cliquez sur l'image pour une meilleure lecture).

"Le mieux est de le laisser dans l'eau ou dans l'épuisette" peut-on lire... Alors peut-être que si cela vient d'un scientifique, ces écrits auront plus d'écho. On peut toujours y croire. Aujourd'hui encore, que cela soit dans les émissions TV, dans les magazines spécialisés, dans le monde de la compétition, chez les guides de pêche et autres pêcheurs dit médiatiques mais aussi, et c'est un comble, chez les techniciens/pêcheurs, on peut voir de trop nombreuses images/photos de poissons tenus à bout de bras, hors de l'eau, en serrant le poisson. Toutes ces catégories doivent pour moi être exemplaires dans leur manière de pratiquer notre passion. Avoir l'intention de remettre un poisson à l'eau sans tout mettre en oeuvre pour sa survie est contre productif. Mr Persat affirme qu'un ombre manipulé de la sorte peut déclencher une hémorragie interne qui sera fatale au poisson dans l'heure qui suit sa remise à l'eau. 

C'est bien là le problème, le poisson repart quand même. Mais maintenant, après avoir lu les recommandations de Mr Persat, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas. Il n'est jamais trop tard pour évoluer dans ses manières de faire. Je l'ai fait moi-même depuis peu. Alors laissez vos poissons dans l'eau.

Merci de m'avoir lu, merci pour les poissons.

Ombre capturé par mes soins en 2017 sur le Doubs.

dimanche 1 décembre 2019

Pluviométrie et début des frais.

Enfin un bel automne comme on aime pour le bien être de dame nature. Il fallait de l'eau suite à ce mois de septembre largement déficitaire (32% seulement par rapport à la normale dans notre Jura). Heureusement pour nous, nous avions eu un été excédentaire. Mais septembre a donc tout gâché. Les algues étaient revenues colonisées le fond de la rivière en faisant craindre un frai bien difficile avec ce colmatage.

C'était sans compter sur un automne largement humide avec un excédant en octobre comme en novembre en terme de pluviométrie. Si bien que nous avons dépassé ici les 200mm de pluie sur 2 mois consécutifs. Inespéré !

213mm en octobre, soit 147% de la normale et 209mm en novembre, soit 137% de la normale. La rivière d'Ain et ses cousines n'en demandaient pas autant. Quel régal de voir une rivière pleine d'eau durant autant de semaines. Ce qui va nous amener au final pour 2019 à une année tout à fait conforme à la normale côté pluie puisque il ne manque plus que quelques dizaines de millimètres. Malheureusement, la situation sera bien différente côté températures, mais de cela nous sommes tous au courant.

Ces pluies parfois conséquentes ont eu pour effet de blanchir le fond de la rivière afin d’accueillir au mieux les premiers reproducteurs. J'ai observé mon premier nid à la mi-novembre avec un couple actif dessus. Depuis, et avant la dernière montée des eaux en milieux de semaine, j'ai pu voir des choses intéressantes et d'autres qui étaient plutôt effrayantes. Même après près de 35 ans à trainer mes guêtres sur la rivière d'Ain, j'arrive à être surpris, dans un sens comme dans l'autre. Surpris aussi que le suivi de frayères de soit pas au centre du travail des techniciens de fédération, de l'Onéma comme des bénévoles des AAPPMA. On y tire tellement d'enseignements (ce qui permet d'éviter de dire de grosses bêtises !) et c'est notamment bien moins dérangeant qu'une pêche électrique de comptage par exemple. Pour ma part, je ne donnerais pas de chiffre ou autres indications ici si ce n'est les deux photos qui vont suivre, j'informerai mes sociétaires présents à l'AG de notre AAPPMA de mon constat sur notre parcours et plus globalement, sur le linéaire amont de la rivière d'Ain que j'ai parcouru comme tous les ans en long et en travers.

Photos réalisées il y a quelques jours. Oui, il reste de la vie, protégeons là !

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