Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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Divers

Le fourre tout!!!

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vendredi 6 novembre 2020

Balades règlementaires !

Comme depuis ma naissance il y a plus de 46 ans, je vis à moins d'un kilomètre de la rivière d'Ain. La belle aubaine en ces temps de confinement. Je vous partage quelques photos prises lors de mes dernières balades qui, mise à part les magnifiques paysages, étaient plutôt tristes tant les truites ont disparu. Sur mes trois dernières virées, une seul poisson vu, toujours le même, toujours au même endroit.

J'espère me tromper, mais ça sonne terriblement le creux cette affaire. Sans doute l'été chaud et sec de trop...

Bonne balade en images...

Le chemin est inondé de feuilles mortes...

La rivière est vide mais toujours aussi belle.

Les feuilles font une pause avant de reprendre le courant.

À travers les feuilles...

Je vais lui donner un prénom, je ne vois qu'elle depuis plusieurs jours.

Tapis de feuilles...

Sans le chercher, il est venu à moi.

Même en novembre, elles sont toujours là.

jeudi 22 octobre 2020

Le confinement ou la pêche avec les yeux.

Nous avons tous vécu un printemps totalement inédit. Nous l'avons vécu tous de manière différente d’ailleurs. Cette différence étant surtout liée à la localisation de chacun durant ce confinement qui aura duré près de deux mois.

Être isolé en habitant à la campagne avec accès direct dans les champs et les bois était pour le coup un immense soulagement. Si la vie a fait que vous ayez un peu de terrain, c’était quasiment parfait. J’avoue avoir passé du bon temps à la maison. Et puis pour une fois, les rôles étaient inversés avec madame puisque de son côté, étant aide-soignante, elle n’a pas cessé son activité.

Malgré tout, sur la durée, et ce même dans le confort d’une maison en pleine cambrousse, l’envie d'une plus grande liberté se faisait sentir. Bien entendu, presque tous les jours j’utilisais mon attestation lors de ma sortie d’une heure. La rivière étant largement dans le kilomètre règlementaire, il m’était facile de m’y rendre à pied depuis la maison. Mais en une heure, c’est compliqué de profiter pleinement. Alors oui, j’ai parfois, lors de mes balades journalières, légèrement triché sur mes horaires, voir un peu sur la distance. Quand on est parti sourire aux lèvres à marcher le long d’une rivière vide de présence humaine, le temps et la notion des kilomètres se dissipent très facilement. On est hypnotisé par ce spectacle naturel et on oublie tout. Même le règlement.

J’ai fauté. Seul, à quelques kilomètres de toutes habitations, à rester assis au même endroit pour contempler dame nature, pour apprécier les sons et les odeurs de cette rivière que j’aime tant, je suis devenu un hors-la-loi. C’est terrible ce sentiment que l’on ressent en soi à ce moment-là. Ne pas être dans les clous et le faire sciemment. Je ne souhaite pas passer pour un saint, mais cela reste un sentiment étranger pour moi quand même. Le chemin du retour était à chaque fois une farce tant j’avais la crainte de ma faire prendre. C’était de plus tout à fait possible puisqu’au village, des gendarmes ont été vu en VTT dans les chemins de champs à la recherche des dangereux villageois promeneurs isolés. Je préfèrerais les voir venir faire des rondes l'été quand la rivière est pêchée à la main ou au fusil harpon, mais non, plus personne ! Il faut croire que malgré mon profil peu avantageux, je suis passé entre les mailles du filet ! Ouf ! Mon casier reste vierge !

Cette introduction quelque peu ironique pour vous dire à quel point j’ai vécu un mois d’Avril assez incroyable. À cela s’ajoute le début du mois de Mai qui était tout simplement exceptionnel. Depuis, l’été est passé par-là. Il a tué de nombreux poissons que j’ai pu observer durant ce confinement. C’est dramatique car il y avait encore un petit potentiel. Maintenant beaucoup moins…

Je suis un grand habitué et même un fan des observations automnales sur les truites de la rivière d’Ain. J’ai toujours ce même plaisir à les retrouver paisibles dans un comportement naturel. Par contre, je n’ai jamais pu les observer lors de conditions similaires de tranquillité comme ce printemps 2020. J’ai vu des scènes que je ne reverrais sans doute jamais. Durant un printemps « normal », les truites peuvent avoir de grosses périodes d’activités. Nous sommes d’ailleurs là pour en profiter. Imaginez donc un peu lorsque les conditions sont bonnes avec des eaux basses et claires, des fonds propres et des températures extérieures très douces. C’est en tout point les conditions que l’on a eu au mois d’avril. Maintenant que vous avez bien en tête ces scènes de frénésie alimentaire de nos truites zébrées préférées, recommencez à vous l’imaginer sans aucun acte de pêche depuis des semaines, avec un comportement non perturbé par la pression de pêche…Je vous le dis de suite, vous ne pouvez pas vous l’imaginer. Il faut l’avoir vu pour le croire.

Je me suis forcé de ne faire aucune image. Je savais que je ne résisterais pas à les mettre en ligne un jour ou l’autre et sincèrement, il y a des images que le commun des pêcheurs ne devrait pas voir ! Alors oui, j’ai agi en hors-la-loi, mais le butin en valait vraiment le coup !

La scène qui m’a le plus marqué reste la vision durant plusieurs jours d’affilé d’une vaironnée gigantesque. La vaironnée est cette zone où les vairons viennent se reproduire. Leur masse attire les prédateurs chaque année. C’est un rendez-vous incontournable pour les truites du coin qui viennent ici pour festoyer en se remplissant le ventre comme ce n’est pas permis. Avec la présence des pêcheurs qui peuvent « squatter » l’endroit du matin au soir, les truites restent là malgré tout. Ce repas facile plein de protéines est beaucoup trop tentant pour fuir à la moindre occasion. Une fois plus, imaginez la scène sans présence humaine, sans ce pêcheur qui revient tous les jours pour tenter de prendre une à une toutes les truites de la place. Non, personne, juste les truites et les vairons. Rien que d’y repenser…On les embête vraiment parce pour le coup, elles ont encore un comportement tellement différent lorsqu’elles peuvent engloutir leurs proies comme bon leur semble et sans aucune crainte de sentir le fer. C’était magique ! Une vraie orgie. Je ne sais pas combien de vairons une truite est capable de manger sur la journée, mais c’était impressionnant.

Tout n’était pas rose quand même. C’est aussi pour cela que j’y suis allé régulièrement. Les harles et les cormorans n’ont pas mis longtemps à comprendre que la rivière était vide de pêcheur. Ils ont pu à loisir se nourrir tous les jours. Une petite catastrophe quand même. Alors bien évidemment, je n’ai fait que les pousser chez le voisin, mais bon, ce n’était déjà pas rien pour notre petit parcours.

Je n’ai aucune idée des conséquences de cette période de non pêche sur les populations. Chez nous, sur un parcours 100% no kill, je suis partagé entre le fait que les poissons ont pu se nourrir dans de très bonnes conditions. Ils étaient donc à mon avis mieux armés pour affronter l’été. D’un autre côté, il y a eu cette prédation d’oiseaux piscicoles que l’on ne connaissait pas les autres années au printemps. Au final, difficile de faire un bilan positif. Sur les parcours à prélèvement, ce fut positif je pense. L’effet deuxième ouverture que je craignais pour ma part n’a pas eu lieu. On sait que l’essentiel des prélèvements se fait durant les deux premières semaines de mars. Je pense donc que pas mal de poissons n’ont pas fini dans les gamelles.

Même si cette période n’a pas été simple, je suis très heureux d’avoir pu vivre ce confinement près de ma rivière de cœur. Ces semaines d’observations resteront gravées dans ma mémoire. Toutes ces scènes de chasse et de prédation, ces poissons installés en surface qui profitaient des éclosions, ces truites qui nymphaient en restant entre deux eaux ou encore ces belles zébrées collées à la bordure sans aucune envie de fuite. Le confinement a laissé place à une nature apaisée avec des animaux sauvages qui ont retrouvé l’espace de quelques semaines une vie vraiment tranquille. C’était le paradis.

mardi 14 juillet 2020

Nous entrons dans le dur.

À la mi-juillet, la situation est meilleure que l'an passé. Mais de toutes évidences, nous allons entrer dans le dur. Les 45 prochains jours vont être déterminants pour les habitants de la rivière d'Ain. Du côté débit, c'est très faible, tout aussi faible que l'an passé malheureusement. C'est au niveau des températures que c'est bien mieux. Pour l'instant en tous les cas. C'est la bonne nouvelle !

Le débit de la rivière d'Ain est très faible.

C'est certainement ce qui sauve les truites, la température de l'eau actuelle. Nous sommes passés à côté des grosses chaleurs que l'on avait eu fin juin 2019 par exemple. De plus, les nuits sont très fraiches. Cela a pour effet de maintenir malgré un débit d'étiage une température de l'eau tout à fait convenable pour les truites sauvages. Les deux nuits à venir vont être encore plus fraiches. Tant mieux. On attend même quelques millimètres de pluie demain. Rien de conséquent, mais c'est mieux que rien.

Mais voilà, il reste une grande période où tout peux encore basculer faute d'intempérie régulière. Il va falloir croiser les doigts comme depuis l'été 2015 pour que tout se passe bien.

Côté pêche, c'est encore possible. Surtout sur l'amont d'ailleurs car sur l'aval, il faut composer avec les baigneurs, campeurs et les "troupeaux" de canoés. Les fins de journées étant horribles avec des morceaux de "mousses" dérivantes un peu partout décollées du fond par toute cette population estivale invasive.

Nous entrons donc dans le dur. Prenez soin des poissons et relâchez les le plus rapidement possible. Merci.

Très peu de sorties ces derniers jours mais quelques trésors quand même.

mercredi 8 juillet 2020

Au revoir mamie...

Passez votre chemin si vous pensez lire un texte de pêche. Aujourd'hui, je souhaitais écrire quelques mots sur ma grand-mère qui nous a quitté.

Il y a des femmes qui comptent plus que d’autres dans la vie d'un homme. Dans mon cas, ma chérie et mes deux filles sont loin devant, mais juste derrière, il y a ma grand-mère paternelle. Mamie Berthe nous a quitté le 18 mai dernier. Certainement un soulagement pour elle. Quoi que je n’en sais rien en fait. Elle s’accrochait tellement à la vie que plus j’y pense, plus j’en doute. Le covid ne l'aura pas tué, mais le confinement type "prison" qu'elle a subit à cause de ce virus aura eu le même effet.  

Ma mamie, s’était mon héroïne. Elle m’a sauvé la vie de bien des manières dans le passé. Je lui dois tellement. C’était une femme d’une immense générosité qui donnait tout son temps, toute son énergie, tout ce qu’elle avait pour sa famille et les gens qu’elle aimait. Sans elle et son extraordinaire dévouement, j’aurais certainement terminé enfant de la Ddass. Oui, mais voilà, elle a mis son grain de sel dans ma vie juste au moment où il le fallait. Elle avait une force de caractère incroyable quand il s’agissait de ses proches, de son sang. Avec des moyens dérisoires d’opératrice en lunetterie, elle est arrivée à déplacer des montagnes pour que je puisse conserver un cadre de vie avec les repères qui étaient les miens. Je lui en serais éternellement reconnaissant.

Ma mamie était ce genre de femme qui en toute discrétion guidait sa famille sur le bon chemin. Elle n'avait que ce but. À chaque fois qu'un de nous quittait la route, elle était là pour nous soutenir, nous aider. Mamie Berthe était aussi ce genre de femme qui nous attendait avec un grand sourire lorsque l’on rentrait du coup du soir à 22h45 un soir de juin avec mon oncle Nanou et mon Papy Raymond. Jamais elle ne se serait couchée avant notre arrivée. Le repas était prêt, la table mise. Nous n’avions plus qu’à nous régaler et lui raconter nos histoires de truites. Je pense sincèrement que le fond des histoires de l'intéressait pas, mais par contre, du moment qu'elle passait du temps avec nous, qu'elle nous voyait heureux, c'était forcément un bon moment pour elle. Et pas question de faire quoi que ce soit après, c’était son plaisir à elle, s’occuper de ses hommes. D'ailleurs, elle m'a toujours dit que son rêve aurait été d'avoir un modeste petit restaurant pour le plaisir de faire à manger aux gens. Moi, mon plaisir était de lui demander de me faire un plat de rognons. Jamais je n'ai retrouvé le goût de ceux de ma mamie.

Mamie a eu trois fils, elle a élevé un quatrième garçon qu’elle a considéré comme le sien. Elle les a perdu tous les 4 ainsi que son mari au fil des ans. Je ne sais pas comment elle a fait pour vivre avec ces cinq traumatismes par la suite. Qu’elle force ! C'était une femme extraordinaire.

Sans doute que ses petits enfants était sa nouvelle envie de vivre.

Qu’est-ce que je lui en ai ramené des truites à ma petite mamie, elle adorait les manger ! Croyez-moi si vous voulez, mais elle ne sait jamais trompé entre une truite prise à Sirod tout en haut de la rivière et une autre prise plus en aval. Au goût, elle devinait sans jamais faillir. J’étais à chaque fois sur le cul. Dire que souvent, je ne lui ramenais même pas vidé. Je déversais le contenu de mon panier en osier dans l'évier. Elle ne disait rien, quelque soit le moment, elle vidait les poissons pour moi. Du moment que cela me rendait heureux, rien n’avait plus d’importance. Mamie Berthe vivait avant tout pour le bonheur des autres. Car ce bonheur faisait le sien. 

Ma mamie, c’est toute mon enfance, toutes mes premières joies, toutes mes premières peines. Elle m’a tellement donné. Elle m’a transmis de nombreuses valeurs que j'essaie à mon tour de transmettre à mes enfants. Je suis très heureux qu’elle ait pu vivre assez longtemps pour me voir fonder ma propre famille et voir grandir mes enfants. Pour lui faire serrer dans ses bras trois nouveaux petits enfants. Après tout ce qu’elle avait fait pour moi, c’était une belle satisfaction mutuelle.

Mes toutes dernières truites sauvages que j’ai tué, c’était pour elle. Et si elle était encore capable d’en manger aujourd’hui, je ferais cette exception pour ma petite mamie. Rien que pour elle malgré tout ce que j'en pense. 

Si ses dernières années de vie n’ont pas été les plus joyeuses, je vais retenir cette longue période de bonheur que j’ai passé à ses côtés. Mamie sera toujours présente dans mon cœur et dans mon esprit. J’ai eu cet incroyable privilège d’avoir la plus merveilleuse et la plus courageuse des mamies.

Mon fils profitant des talents à la cuisine de sa grand-mère.

dimanche 14 juin 2020

Nouvelle campagne Pub TV de la FNPF

Vous l'avez peut-être vu sur vos petits écrans, notre fédération nationale a lancé depuis le 5 juin dernier une campagne publicitaire. Quatre spots de 15 secondes chacun diffusés sur les plus grandes chaines TV. 

L'immense majorité des réactions dans le monde de la pêche est très critique pour ne pas dire plus vis à vis de ces spots. On y voit des personnes parlant seules, sans décor "pêche". Il est vrai que s'en est presque ridicule. Je vous livre ci-dessous deux exemples.

Pas un chant d'oiseau, pas de rivière en fond, rien. Difficile de comprendre. Tellement incompréhensible que j'ai fini par penser que ces pubs étaient destinées à un public bien ciblé comme les non-pêcheurs. Car de toutes évidences, ces images ne pouvaient par faire rêver un pêcheur. J'ai donc utilisé mes réseaux sociaux pour leur poser la question, voici leur retour.

  • Réponses négatives :

Jérôme : Dommage que les spots ne soient pas tournés au bord de l'eau.

Isabelle : Je ne pêche pas ! Pour moi, ce sont des pubs pour la radio. Il manque l'essentiel qui n'a pas besoin de commentaire en voix off : montrer la rivière, son calme, les poissons et toutes les émotions qui sont "dites" dans les pubs. Montrer sans dire c'est beaucoup plus fort.

Manon : Je suis une femme et j'ai pêché qu'une fois dans ma vie avec mon grand-père quand j'avais moins de 10 ans. Je suis donc la cible dont tu demandes l'avis ici. Premier point : même si on voit une femme parler, ces 4 pubs ciblent clairement des hommes. En tant que femme, je ne me sens pas du tout être la cible de cette pub SAUF pour ce qui est de mes enfants (et donc dans le rôle de mère, mais pas pour moi personnellement). C'est déjà un gros point négatif. 2ème point encore plus important : c'est 4 pubs parlent d'histoire de famille. ça présente la pêche comme quelque chose qui se transmet de génération en génération (ce qui est le cas d'ailleurs !) et donc du coup, ça exclut tous ceux qui n'ont pas de pêcheurs dans leur famille. ça ne fait que renforcer ce que je pense (et qui m'énerve au plus haut point) concernant la pêche : soit tu connais quelqu'un de proche (ton père, ton grand-père principalement) qui te montre, soit tu peux très difficilement rentrer dans ce milieu. (et je pense la même chose de la chasse ! ce sont des milieux fermés).

Premier spot "Tom et son grand-père" 2ème "Les garçons" 3ème "avec mon père" et le 4ème "Papa se levait tôt". En fait, on dirait des pubs sexistes tout droit sorties des années 80. Une des images que j'ai des pêcheurs (attention, je n'y vais pas par 4 chemins, mais je pense pas être la seule non-pêcheur à imaginer cela), c'est une image d'hommes qui se lèvent tôt pour être au bord de l'eau et qui laissent leur femme gérer la maison et les enfants. Est-ce qu'on imagine la maman de la famille se lever à 5h et laisser toute la maison sans sa surveillance pour aller pêcher ? à l'évidence non. En tous les cas, ces pubs ne l'imaginent même pas, elles proposent juste de reproduire les schémas "classiques". Mais après tout, c'est peut-être exactement la cible qu'ils visaient. Et je pense bien comme dit plus bas, que le but de ces pubs est + de faire reprendre leur carte de pêche à ceux qui l'ont déjà eu un jour que de chercher à toucher de nouveaux publics.

  • Réponses positives :

Nicolas : Je ne pêche pas mais j’ai regardé quand même, j’aime beaucoup.

Amandine : C'est pas mal du tout. On sent le plaisir de chacun, les valeurs, la nature...
En tant que non pêcheuse je suis surtout touchée par la dame qui parle du moment convivial en pleine nature. Ca donne envie.

Romain : Des vidéos qui donnent envie de se lever tôt pour admirer la nature même sans pêcher.

Ces réactions hors monde la pêche sont très intéressantes. Mais après coup, et Manon en parle dans son commentaire, il se trouve que ces spots publicitaires ne ciblent pas uniquement les non pêcheurs, mais aussi les pêcheurs, qui par la crise du Covid, auraient laissé ce loisir de côté. On le découvre sur le site de l'agence verte qui a tourné ces spots et qui explique tout ça. Je cite :

LA QUESTION POSÉE :La pêche est une activité populaire pratiquée par plus de 1,5 million de Français de tous âges et de tous milieux. 
Au 1er trimestre 2020, l’épidémie du COVID-19 nous a confiné chez nous.  Conséquence pour la Fédération Nationale de la Pêche en France : moins de cartes de pêche donc moins de ressources financières pour l’entretien de nos rivières, la gestion des ressources ou encore la protection de la biodiversité. 
Comment, dès la fin du confinement, inciter les français à (re)prendre leur carte de pêche ? 
 
Voilà, on comprend déjà un peu mieux "la cible". Ce n'est pas du tout le pêcheur passionné qui est lui on ne peut plus critique sur ces pubs. Mais pourquoi des tournages sans rivière, sans esprit nature ? Peut-être une réponse :
 
LA SOLUTION :
-Des portraits de famille, vrais et touchants qui installent la pêche, au-delà d’un loisir, comme une émotion, un certain rapport à la nature qui se transmet de génération en génération... 
-Une campagne populaire, qui touche au cœur, avec des mots simples.
-Un tournage responsable et agile avec un bilan carbone quasi neutre (équipe technique, réalisateur, comédiens tous présents dans un rayon de 5km + réunions de pré-prod et post-proden visio ou avec un bon vieux téléphone + 1 catering bio et local + 1 équipe de prod réduite au maximum en période d’épidémie.
-Un plan média national et des décrochages régionaux pour combiner visibilité et proximité.
-Une campagne TV conçue pour se décliner sur tous les autres canaux : presse, affichage et web.

Du coup, on en sait un peu plus. Après est-ce que c'est judicieux ? Je vous laisse juge. Quoi qu'il en soit, sur le fond, rien à redire. Une fédération se doit de communiquer pour fidéliser ses adhérents et éventuellement en trouver d'autres. Sur la forme, on a tous nos avis. Je souhaitais juste approndir un peu plus sur ce sujet et avoir des avis hors monde de la pêche. Merci aux personnes ayant répondu à mon appel.

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