Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Votre spécialiste toutes pêches - JURA PÊCHE à Champagnole - 09-67-81-34-41

Accès au Fly Shop Signez le livre d'or Suivez-moi sur facebook Le Fly Shop sur facebook

Divers

Le fourre tout!!!

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 1 avril 2019

Jura : révolution dans la réglementation truite !

J'avoue que je n'y croyais plus ! De mon côté, j'étais à bout d'arguments. Pourtant, c'est aussi simple à comprendre que 2 et 2 font 4.

On sait tous que la pêche de la truite sauvage dans le département du Jura ne tient qu'à un fil. Que les sanctuaires où les dernières zébrées sont encore présentes deviennent rares. Oui, on le sait tous...Pêcheurs, élus d'AAPPMA et de Fédération, techniciens et employés, AFB, DTT, etc...Tous !

Pourtant, et pour une espèce bien en mal point, il y a peu d'entrain à la sauvegarder. Je parle ici de concret. Quelques retouches ici et là avec une taille légale augmentée sur certaines rivières mais pas toutes, des quotas journaliers en baisse mais bien trop élevés par rapport à la ressource (car cela aussi, on le sait tous !). Bref, on fait de la politique alors qu'il faut agir immédiatement et de façon radicale pour avoir un semblant d'efficacité ! Le pire, c'est que dans un passé récent on trouve des décisions totalement incompréhensibles et en opposition avec la triste réalité des effectifs. Je prends l'exemple de la rivière d'Ain en vous faisant un petit historique sur un point qui me reste encore en travers de la gorge aujourd'hui. Lors de la saison 2010, une grosse mortalité de truites a été observée en aval de Montigny/Ain. Suite à cela, 9 kilomètres de parcours sont fermés à la pêche. En 2011 également, linéaire fermé. En 2012, ces 9 kilomètres sont ouverts de nouveau mais en no kill. Sage décision, bravo. Une station de pêche électrique est mis en place sur Châtillon afin de suivre l'évolution des populations suite à cette mesure. Celles-ci restent très faibles malgré cette protection totale de la ressource. Mais ça aussi on le savait. Le no kill au pire ralenti la baisse des effectifs et au mieux fait stagner les populations, mais rien de plus. Malgré des chiffres désastreux à l'issue de ces pêches électriques, l'AAPPMA gestionnaire du linéaire (la Truite de l'Ain pour ne pas la nommer) se lasse et demande de faire sauter le no kill sur une grande partie des 9 kilomètres. La Fédération et la DDT ont validé cette décision. J'en ai encore mal au ventre et je ne suis pas le seul ! Alors que dans le département voisin (le Doubs) tout a été mis en œuvre pour protéger un dernier sanctuaire qu'est la Loue (avec la réussite que l'on connait aujourd'hui sur le tourisme pêche et la fréquentation), nous, dans le Jura, on fait le contraire...HALLUCINANT !!

Quoi qu'il en soit, les parcours de Villard et Marigny ont été rasés ces dernières saisons en partie à cause de ce retrait de no kill. La grande classe ! Bravo à tous les acteurs, belle prestation de soutien à une extinction d'espèce autochotone ! Médaille d'or !

Et là, en ce 1er avril, qu'est-ce-que j'apprends ! Alléluia ! La Fédération, l'AFB et la DDT ont repris la main. Enfin un éclair de lucidité. Oui, la truite sauvage est en voie de disparition dans le Jura ! C'est une évidence. Comment peut-on laisser les prélèvements se faire aujourd'hui sur cette espèce ?!? Bien entendu que la priorité est la restauration des milieux et l'amélioration de la qualité de l'eau, mais il est évident que tout cela ne se fera pas demain (si cela se fait un jour d'ailleurs), alors que dès aujourd'hui, on peut limiter la baisse des effectifs par une protection totale du cheptel existant, c'est l'urgence absolue ! Pour l'ouverture 2020, tous les parcours au potentiel existant en truites sauvages seront en no kill !

Mais pas de bol, j'écris cela un 1er avril. Rien de drôle du coup. Je rêve bêtement et naïvement que toutes ces instances ne fassent plus de politique avec les AAPPMA et les pêcheurs réfractaires. Que la protection de la ressource soit LA priorité absolue, mais malheureusement, il est clair que nous n'en prenons pas le chemin. Au contraire, au fil des mois, on arrive à faire avaler à la majorité que tout cela vient du réchauffement climatique, on ne parle plus que de ça d'ailleurs...Et tout le monde va finir par oublier le reste. C'est triste à mourir. Bien entendu qu'il a un impact, mais ce n'est pas demain que la rivière d'Ain sera en surchauffe totale. Oui, elle souffre, oui la température monte, mais avant que tout crève, on peut quand même essayer d'arrêter de claquer les dernières truites pour voir hein ??? C'est possible ça où on continu comme des imbéciles à autoriser ce carnage sur les derniers reproducteurs ?

Sur la toute partie amont, et au plus chaud de cet été, la rivière n'a pas dépassé les 15 degrés. Sur ce secteur il y a encore de la marge. Plus bas, sur Châtillon, alors que la flotte monte au-delà des 23 degrés, il reste des truites. Des nids avec des poissons sauvages ont été observés cet hiver encore ! Alors ne condamnons pas le vivant s'il vous plait, protégeons-le !

Au lieu de cela, à la Fédération, on met en place un PDPG pour au final nous dire comment devront être gérer nos parcours. J'entends déjà les conseils sur les parcours avals de l'Ain et la Bienne par exemple. Je les entends nous parler de gestion d'usage...traduire qu'il faut gérer ces parcours en introduisant des poissons issus de pisciculture...Sur l'Ain et la Bienne...Ho ! Réveillez-vous là !! Révoltez-vous !!

Il y a assez de rivières mortes et laissées à l’abandon dans ce département pour créer ce genre de parcours, pour attirer les pêcheurs qui souhaitent ramener leurs poissons à la maison, je le conçois très bien ça. Alors faites les choses simplement, protégez à 100% les rivières où il reste de la vie et de la reproduction, et empoissonnez autant que vous voudrez les autres rivières, mais arrêtons de casser les nuques de ces derniers poissons sauvages ! Merci !

dimanche 24 mars 2019

Prix Charles Ritz : des sentinelles au chevet des rivières.

Vous êtes très nombreux à me demander régulièrement comment aider, comment soutenir des actions de protection des milieux aquatiques en étant loin de tout, en ayant peu ou pas de temps à y consacrer. Voilà pour vous une occasion rêvée de faire un petit geste. Une initiative à soutenir financièrement. Je vous joins la description du projet et à la suite de ce texte, vous avez le lien pour rejoindre la page du KissKissBankBank. Merci d'avance ! 
 
Et si les plus petits efforts étaient en réalité les plus importants ? Si les actions de chacun, à son échelle, étaient finalement celles qui amènent les grands changements ? C’est l’idée que veut insuffler le biologiste et réalisateur Philippe Laforge à travers son prochain documentaire sur « les sentinelles des rivières ». Cet amoureux des milieux aquatiques est très inquiet de leur état, jugé « calamiteux »par une étude publiée en 2017 par l’UFC-Que Choisir. Hélas, ce qui se passe sous l’eau se déroule en silence, loin des regards. Et donc du grand public.
Mais il y a encore de l’espoir. Le réalisateur s’est penché sur ceux qui œuvrent pour inverser la tendance. Associations de pêcheurs, militants pour la sauvegarde du patrimoine naturel, enseignants... Il a interrogé sept lauréats du prix Charles Ritz, la seule récompense en France qui salue ceux qui agissent en faveur des cours d’eau.
En créant ce prix en 2003, l’International fario club a rendu hommage à son fondateur, Charles Ritz, disparu en 1976. Ce pêcheur assidu a parcouru canne en main les plus belles des rivières de notre planète. Il était persuadé que garder les cours d’eau en bonne santé était essentiel.
« Il n’est jamais trop tard pour bien faire, le moindre petit ruisseau mérite que l’on s’occupe de lui, exhorte Philippe Laforge. Si chacun s’y met, cela peut avoir une influence bien plus importante qu’on ne le croit. »
Certains travaillent d’arrache-pied pour redonner leur éclat aux cours d’eau et protéger les animaux et les végétaux qui y vivent. D’autres militent pour qu’ils soient pris en compte dans les plans d’envergure de l’Etat. D’autres encore transmettent leur passion aux plus jeunes pour qu’ils prennent conscience de la beauté et de la fragilité de ce patrimoine inestimable.
« Le but est de montrer qu’il y a des gens motivés qui agissent pour améliorer l'état des cours d'eau, souligne Philippe Laforge. Je souhaite transmettre cette motivation au grand public et aux futures générations. »
Pour faire en sorte que ce film soit vu du plus grand nombre, l’équipe de production a besoin de votre soutien. Vos dons serviront à terminer le tournage du documentaire, effectuer son montage et lancer une campagne de communication.
 
Pour aider financièrement ce projet, suiviez le lien => Prix Charles Ritz : des sentinelles au chevet des rivières.

jeudi 21 mars 2019

Dernière crue hivernale pour la rivière d'Ain.

Les trois dernières années ont laissé des séquelles. Aussi bien physiques sur le milieu, sur la faune et la flore que psychologiques chez les pêcheurs et autres passionnées des rivières jurassiennes. Le manque d'eau hante nos esprits. Cela revient en tête de liste des sujets abordés entre pêcheurs bien devant leurs prises éventuelles. Traumatisant et traumatisés !

Entre les deux ponts à Champagnole.

La semaine dernière, la rivière d'Ain s'est mise en colère. Crue importante mais pas exceptionnelle si ce n'est qu'on a plus l'habitude de voir ce genre d'évènement au cœur de l'hiver et non pas à l'arrivée du printemps. Après 48 heures d’intempéries en continue, tous les cours d'eau jurassiens ont gonflé. Des crues puissantes avec des débits élevés. Une bonne nouvelle avant le printemps qui commence ces jours par une période sèche qui va durer d'après les prévisions météo locales.

Sous le seuil de Pont-du-Navoy.

A ce jour, Mars compte 150mm de pluie pour une normale à 110mm. Un mois excédentaire ! Incroyable mais vrai. Bon, cela risque de se figer jusqu'à la fin du mois, mais on va déjà prendre ce petit excédent surtout que d'autres régions de France sont en souffrance...Déjà !

A la sortie des Pertes de l'Ain.

Alors même si cela est une très bonne chose, ça ne suffit pas. Février fut lui en déficit, et pas qu'un peu. Un peu plus de 50mm pour le mois entier soit 44% de la normale. Janvier était déjà légèrement déficitaire, avec 87% de la normale. Soit sur les neuf derniers mois, seul décembre 2018 est en excédent avec donc Mars 2019 aujourd'hui. Vous voyez un peu le chemin qu'il reste à faire pour revenir à bon niveau. 

Au pont de Syam.

L'autre bonne nouvelle, oui, parce qu'il y en a, c'est qu'il reste un peu de neige sur les hauteurs du Jura, plus particulièrement dans les parties boisées. Donc malgré la période sèche qui arrive, de la fonte devrait venir alimenter les ruisseaux et autres petits biefs au profit de la chaleur qui devrait s'installer en journée.

Une photo que je n'avais jamais faite. L'Ain et la Saine réunies par la crue !

Reste à croiser les doigts pour qu'il pleuve au minimum de façon régulière durant les prochains mois. Pas forcément des quantités extraordinaire, mais plus souvent que l'an passé, ce qui n'est pas dur...C'est possible de faire pire ????

Je vous laisse avec une vidéo qui vous en dira plus sur la puissance de cette crue le 15 mars 2019 !

vendredi 1 mars 2019

Plus que quelques jours...

Aujourd'hui, c'est l’ouverture de la pêche à Goumois. Nous devions nous y rendre avec Thibaut, mais finalement, on a changé d'avis pour diverses raisons. Tant pis pour nous. L'occasion pour moi de vous écrire ce billet afin de vous informer qu'au village nous sommes prêts pour le 9 Mars ! Oui, car l'ouverture générale ne se fera que dans une semaine.

Nous avons profité des derniers jours d'été (en février) pour faire quelques travaux sur le lieu qui accueille tous les ans les pêcheurs le jour J. Les crues hivernales avaient fait pas mal de dégâts. On a aussi réalisé un passage pêcheurs sur un barbelé de parcelle à vaches. Une après-midi passée en bonne compagnie qui s'est terminée autour d'un verre chez le président de l'AAPPMA.

Il reste maintenant à faire un bon feu pour que les braises viennent cuire et dorer nos saucisses au petit matin de l'ouverture ! Un grand merci à Didier et Denis qui sont au top pour ce genre de travaux et pour bien d'autres choses !

La belle équipe !

Le parrain et son filleul.

Avec le petit Louis en train de démonter la table pour réfection.

Le passage barbelés...Merci pour les waders !

Notre Grain, maître du chantier !

Tout est prêt ! Merci.

 

dimanche 10 février 2019

Ready to go fishing ?

Nous sommes à moins de 20 jours de l'ouverture de la franco-suisse, à un mois de l'ouverture générale, il est temps de penser à se préparer. Malgré une situation actuelle des plus compliquées, un état des rivières jurassiennes qui m'empêche de dormir de nombreuses nuits, j'ai toujours cette envie de me retrouver au bord de l'eau canne à pêche en main ! Que voulez-vous, je suis un pêcheur avant toute chose !

La première action à réaliser, c'est la prise de carte. C'est fait pour Thibaut et moi dans l'AAPPMA du village. Une saison à venir, où, quoi qu'il arrive, la priorité sera de partager un maximum de temps avec mon fils au bord de l'eau.

Une sacrée doublette !

Ensuite, il faut penser tri du matériel. Pas de grands bouleversements pour ma part. Uniquement un changement de gilet pour un ensemble C&F Design. Léger, pratique...Et j'avais tout simplement envie de changer. A voir si je vais m'y faire.

Modèle A-820

Pour les nymphes et les mouches, vous connaissez déjà la réponse. Et il y a ce qu'il faut, j'ai bien bossé durant l'hiver. Comme toutes ces dernières années, les gammares JFD et les cuivres seront mes favorites pour une réussite qui reste constante.

Quelques bestioles...

Et enfin, pour les touristes pêcheurs qui souhaiteraient venir dans le Jura en 2019, je vous conseille fortement le camping de Boÿse pour ses locations en particulier ses nombreux chalets. Il est idéalement placé au centre du Jura. L'accès à la rivière d'Ain peut se faire à pied et directement dans le parcours no kill. Et puis vous serez situés à une heure de la Bienne qui va rouvrir et moins d'une heure de la Loue. De quoi vous programmer un super séjour pêche et/ou famille !

Réservation sur le site internet.

mercredi 9 janvier 2019

Besoin de techniciens rivières dans le Jura.

Un court billet pour me faire le relai de ces offres d'emploi. Si jamais...

Le Parc naturel régional du Haut-Jura recrute :

deux chargé(e)s de mission rivière-GEMAPI pour les bassins versants Bienne-Orbe-Saine et Valouse-Ain médian

deux technicien(ne)s de rivières pour le bassin versant de la Valouse et de la Bienne (+ Orbe)

jeudi 3 janvier 2019

Meilleurs voeux à la rivière d'Ain

Que la rivière d'Ain se porte mieux...

Lire la suite »

lundi 31 décembre 2018

Bye 2018, bonjour 2019...

Bonne année !

Lire la suite »

vendredi 30 novembre 2018

Rencontres citoyennes. L'eau: une question vitale !

A vos agends...

Lire la suite »

vendredi 2 novembre 2018

La sècheresse et la concentration des polluants.

Avec cette sècheresse qui nous subissons, la concentration des polluants est en augmentation dans nos rivières. Cela est évident. Nos rejets restent les mêmes...Il y a ceux qui sont couplés au réseau et les autres, les sauvages.

Pour ces derniers, ils sont connus de tous. Sur la Bienne par exemple, l'AAPPMA locale les a tous répertoriés. Les élus sont informés. Plus de 100 rejets en directs...Autour de chez moi, sur la rivière d'Ain, je connais des rejets en directs depuis plus de 30 ans...Nombreux ont été identifiés et transmis aux élus via ce DVD en 2011. Aujourd'hui, rien n'a changé. Les élus se cachent derrière des sommes déjà allouées ou d'autres excuses de politiciens.

Pourtant, lorsque l'on voit ce genre d'information (à lire article de presse ci-dessous), on est en droit de se poser des questions.

Sources Hebdo 39

La rivière d'Ain est moribonde, elle décline tous les ans à une vitesse folle et on est prêt à investir 30000 euros d'argent public pour faire aménager un accès sur une zone de l'Ain qui est à sec tous les étés. Soyons sérieux quelques secondes s'il vous plait...

Si la rivière d'Ain a besoin d'aide, ce n'est pas des barrières sur ses berges qui vont l'aider !

Et pour mémoire, et même si certaines installations sont en dysfonctionnements, comme la lagune de mon village, les habitants eux paient une taxe d'assainissement tous les ans. Que cela fonctionne ou pas, on prend notre argent. On est en droit d'avoir un service conforme lorsque l'on paie non ? Et c'est loin d'être le cas dans bien des situations. Dans le cas présent, mon village, et vu la situation, c'est tout simplement du vol depuis des années.

Quoi qu'il en soit, et comme je le disais en début d'article, les rejets eux ne cessent pas de couler pour rejoindre nos rivières, enfin, ce qu'il en reste. En témoigne la vidéo ci-dessous réalisée par Patrice sur le bassin du Doubs.

Ce qui est effrayant finalement, c'est lorsque vous parlez à des amis ou collègues qui sont complétement éloignés de ce genre de sujet. Ils sont à chaque fois surpris d'apprendre que des égouts se jettent directement dans nos rivières à notre époque. Faut voir la tête des gens qui se baignent dans des milieux naturels autour de chez moi lorsque je leur dit ce qui se jette quelques mètres en amont...Non seulement ce n'est pas gagné, mais je pense sincèrement que cela va encore empirer !

Les poissons d'eau douce ont encore bien du souci à se faire...

- page 1 de 30