Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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Divers

Le fourre tout!!!

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mardi 14 juillet 2020

Nous entrons dans le dur.

À la mi-juillet, la situation est meilleure que l'an passé. Mais de toutes évidences, nous allons entrer dans le dur. Les 45 prochains jours vont être déterminants pour les habitants de la rivière d'Ain. Du côté débit, c'est très faible, tout aussi faible que l'an passé malheureusement. C'est au niveau des températures que c'est bien mieux. Pour l'instant en tous les cas. C'est la bonne nouvelle !

Le débit de la rivière d'Ain est très faible.

C'est certainement ce qui sauve les truites, la température de l'eau actuelle. Nous sommes passés à côté des grosses chaleurs que l'on avait eu fin juin 2019 par exemple. De plus, les nuits sont très fraiches. Cela a pour effet de maintenir malgré un débit d'étiage une température de l'eau tout à fait convenable pour les truites sauvages. Les deux nuits à venir vont être encore plus fraiches. Tant mieux. On attend même quelques millimètres de pluie demain. Rien de conséquent, mais c'est mieux que rien.

Mais voilà, il reste une grande période où tout peux encore basculer faute d'intempérie régulière. Il va falloir croiser les doigts comme depuis l'été 2015 pour que tout se passe bien.

Côté pêche, c'est encore possible. Surtout sur l'amont d'ailleurs car sur l'aval, il faut composer avec les baigneurs, campeurs et les "troupeaux" de canoés. Les fins de journées étant horribles avec des morceaux de "mousses" dérivantes un peu partout décollées du fond par toute cette population estivale invasive.

Nous entrons donc dans le dur. Prenez soin des poissons et relâchez les le plus rapidement possible. Merci.

Très peu de sorties ces derniers jours mais quelques trésors quand même.

mercredi 8 juillet 2020

Au revoir mamie...

Passez votre chemin si vous pensez lire un texte de pêche. Aujourd'hui, je souhaitais écrire quelques mots sur ma grand-mère qui nous a quitté.

Il y a des femmes qui comptent plus que d’autres dans la vie d'un homme. Dans mon cas, ma chérie et mes deux filles sont loin devant, mais juste derrière, il y a ma grand-mère paternelle. Mamie Berthe nous a quitté le 18 mai dernier. Certainement un soulagement pour elle. Quoi que je n’en sais rien en fait. Elle s’accrochait tellement à la vie que plus j’y pense, plus j’en doute. Le covid ne l'aura pas tué, mais le confinement type "prison" qu'elle a subit à cause de ce virus aura eu le même effet.  

Ma mamie, s’était mon héroïne. Elle m’a sauvé la vie de bien des manières dans le passé. Je lui dois tellement. C’était une femme d’une immense générosité qui donnait tout son temps, toute son énergie, tout ce qu’elle avait pour sa famille et les gens qu’elle aimait. Sans elle et son extraordinaire dévouement, j’aurais certainement terminé enfant de la Ddass. Oui, mais voilà, elle a mis son grain de sel dans ma vie juste au moment où il le fallait. Elle avait une force de caractère incroyable quand il s’agissait de ses proches, de son sang. Avec des moyens dérisoires d’opératrice en lunetterie, elle est arrivée à déplacer des montagnes pour que je puisse conserver un cadre de vie avec les repères qui étaient les miens. Je lui en serais éternellement reconnaissant.

Ma mamie était ce genre de femme qui en toute discrétion guidait sa famille sur le bon chemin. Elle n'avait que ce but. À chaque fois qu'un de nous quittait la route, elle était là pour nous soutenir, nous aider. Mamie Berthe était aussi ce genre de femme qui nous attendait avec un grand sourire lorsque l’on rentrait du coup du soir à 22h45 un soir de juin avec mon oncle Nanou et mon Papy Raymond. Jamais elle ne se serait couchée avant notre arrivée. Le repas était prêt, la table mise. Nous n’avions plus qu’à nous régaler et lui raconter nos histoires de truites. Je pense sincèrement que le fond des histoires de l'intéressait pas, mais par contre, du moment qu'elle passait du temps avec nous, qu'elle nous voyait heureux, c'était forcément un bon moment pour elle. Et pas question de faire quoi que ce soit après, c’était son plaisir à elle, s’occuper de ses hommes. D'ailleurs, elle m'a toujours dit que son rêve aurait été d'avoir un modeste petit restaurant pour le plaisir de faire à manger aux gens. Moi, mon plaisir était de lui demander de me faire un plat de rognons. Jamais je n'ai retrouvé le goût de ceux de ma mamie.

Mamie a eu trois fils, elle a élevé un quatrième garçon qu’elle a considéré comme le sien. Elle les a perdu tous les 4 ainsi que son mari au fil des ans. Je ne sais pas comment elle a fait pour vivre avec ces cinq traumatismes par la suite. Qu’elle force ! C'était une femme extraordinaire.

Sans doute que ses petits enfants était sa nouvelle envie de vivre.

Qu’est-ce que je lui en ai ramené des truites à ma petite mamie, elle adorait les manger ! Croyez-moi si vous voulez, mais elle ne sait jamais trompé entre une truite prise à Sirod tout en haut de la rivière et une autre prise plus en aval. Au goût, elle devinait sans jamais faillir. J’étais à chaque fois sur le cul. Dire que souvent, je ne lui ramenais même pas vidé. Je déversais le contenu de mon panier en osier dans l'évier. Elle ne disait rien, quelque soit le moment, elle vidait les poissons pour moi. Du moment que cela me rendait heureux, rien n’avait plus d’importance. Mamie Berthe vivait avant tout pour le bonheur des autres. Car ce bonheur faisait le sien. 

Ma mamie, c’est toute mon enfance, toutes mes premières joies, toutes mes premières peines. Elle m’a tellement donné. Elle m’a transmis de nombreuses valeurs que j'essaie à mon tour de transmettre à mes enfants. Je suis très heureux qu’elle ait pu vivre assez longtemps pour me voir fonder ma propre famille et voir grandir mes enfants. Pour lui faire serrer dans ses bras trois nouveaux petits enfants. Après tout ce qu’elle avait fait pour moi, c’était une belle satisfaction mutuelle.

Mes toutes dernières truites sauvages que j’ai tué, c’était pour elle. Et si elle était encore capable d’en manger aujourd’hui, je ferais cette exception pour ma petite mamie. Rien que pour elle malgré tout ce que j'en pense. 

Si ses dernières années de vie n’ont pas été les plus joyeuses, je vais retenir cette longue période de bonheur que j’ai passé à ses côtés. Mamie sera toujours présente dans mon cœur et dans mon esprit. J’ai eu cet incroyable privilège d’avoir la plus merveilleuse et la plus courageuse des mamies.

Mon fils profitant des talents à la cuisine de sa grand-mère.

dimanche 14 juin 2020

Nouvelle campagne Pub TV de la FNPF

Vous l'avez peut-être vu sur vos petits écrans, notre fédération nationale a lancé depuis le 5 juin dernier une campagne publicitaire. Quatre spots de 15 secondes chacun diffusés sur les plus grandes chaines TV. 

L'immense majorité des réactions dans le monde de la pêche est très critique pour ne pas dire plus vis à vis de ces spots. On y voit des personnes parlant seules, sans décor "pêche". Il est vrai que s'en est presque ridicule. Je vous livre ci-dessous deux exemples.

Pas un chant d'oiseau, pas de rivière en fond, rien. Difficile de comprendre. Tellement incompréhensible que j'ai fini par penser que ces pubs étaient destinées à un public bien ciblé comme les non-pêcheurs. Car de toutes évidences, ces images ne pouvaient par faire rêver un pêcheur. J'ai donc utilisé mes réseaux sociaux pour leur poser la question, voici leur retour.

  • Réponses négatives :

Jérôme : Dommage que les spots ne soient pas tournés au bord de l'eau.

Isabelle : Je ne pêche pas ! Pour moi, ce sont des pubs pour la radio. Il manque l'essentiel qui n'a pas besoin de commentaire en voix off : montrer la rivière, son calme, les poissons et toutes les émotions qui sont "dites" dans les pubs. Montrer sans dire c'est beaucoup plus fort.

Manon : Je suis une femme et j'ai pêché qu'une fois dans ma vie avec mon grand-père quand j'avais moins de 10 ans. Je suis donc la cible dont tu demandes l'avis ici. Premier point : même si on voit une femme parler, ces 4 pubs ciblent clairement des hommes. En tant que femme, je ne me sens pas du tout être la cible de cette pub SAUF pour ce qui est de mes enfants (et donc dans le rôle de mère, mais pas pour moi personnellement). C'est déjà un gros point négatif. 2ème point encore plus important : c'est 4 pubs parlent d'histoire de famille. ça présente la pêche comme quelque chose qui se transmet de génération en génération (ce qui est le cas d'ailleurs !) et donc du coup, ça exclut tous ceux qui n'ont pas de pêcheurs dans leur famille. ça ne fait que renforcer ce que je pense (et qui m'énerve au plus haut point) concernant la pêche : soit tu connais quelqu'un de proche (ton père, ton grand-père principalement) qui te montre, soit tu peux très difficilement rentrer dans ce milieu. (et je pense la même chose de la chasse ! ce sont des milieux fermés).

Premier spot "Tom et son grand-père" 2ème "Les garçons" 3ème "avec mon père" et le 4ème "Papa se levait tôt". En fait, on dirait des pubs sexistes tout droit sorties des années 80. Une des images que j'ai des pêcheurs (attention, je n'y vais pas par 4 chemins, mais je pense pas être la seule non-pêcheur à imaginer cela), c'est une image d'hommes qui se lèvent tôt pour être au bord de l'eau et qui laissent leur femme gérer la maison et les enfants. Est-ce qu'on imagine la maman de la famille se lever à 5h et laisser toute la maison sans sa surveillance pour aller pêcher ? à l'évidence non. En tous les cas, ces pubs ne l'imaginent même pas, elles proposent juste de reproduire les schémas "classiques". Mais après tout, c'est peut-être exactement la cible qu'ils visaient. Et je pense bien comme dit plus bas, que le but de ces pubs est + de faire reprendre leur carte de pêche à ceux qui l'ont déjà eu un jour que de chercher à toucher de nouveaux publics.

  • Réponses positives :

Nicolas : Je ne pêche pas mais j’ai regardé quand même, j’aime beaucoup.

Amandine : C'est pas mal du tout. On sent le plaisir de chacun, les valeurs, la nature...
En tant que non pêcheuse je suis surtout touchée par la dame qui parle du moment convivial en pleine nature. Ca donne envie.

Romain : Des vidéos qui donnent envie de se lever tôt pour admirer la nature même sans pêcher.

Ces réactions hors monde la pêche sont très intéressantes. Mais après coup, et Manon en parle dans son commentaire, il se trouve que ces spots publicitaires ne ciblent pas uniquement les non pêcheurs, mais aussi les pêcheurs, qui par la crise du Covid, auraient laissé ce loisir de côté. On le découvre sur le site de l'agence verte qui a tourné ces spots et qui explique tout ça. Je cite :

LA QUESTION POSÉE :La pêche est une activité populaire pratiquée par plus de 1,5 million de Français de tous âges et de tous milieux. 
Au 1er trimestre 2020, l’épidémie du COVID-19 nous a confiné chez nous.  Conséquence pour la Fédération Nationale de la Pêche en France : moins de cartes de pêche donc moins de ressources financières pour l’entretien de nos rivières, la gestion des ressources ou encore la protection de la biodiversité. 
Comment, dès la fin du confinement, inciter les français à (re)prendre leur carte de pêche ? 
 
Voilà, on comprend déjà un peu mieux "la cible". Ce n'est pas du tout le pêcheur passionné qui est lui on ne peut plus critique sur ces pubs. Mais pourquoi des tournages sans rivière, sans esprit nature ? Peut-être une réponse :
 
LA SOLUTION :
-Des portraits de famille, vrais et touchants qui installent la pêche, au-delà d’un loisir, comme une émotion, un certain rapport à la nature qui se transmet de génération en génération... 
-Une campagne populaire, qui touche au cœur, avec des mots simples.
-Un tournage responsable et agile avec un bilan carbone quasi neutre (équipe technique, réalisateur, comédiens tous présents dans un rayon de 5km + réunions de pré-prod et post-proden visio ou avec un bon vieux téléphone + 1 catering bio et local + 1 équipe de prod réduite au maximum en période d’épidémie.
-Un plan média national et des décrochages régionaux pour combiner visibilité et proximité.
-Une campagne TV conçue pour se décliner sur tous les autres canaux : presse, affichage et web.

Du coup, on en sait un peu plus. Après est-ce que c'est judicieux ? Je vous laisse juge. Quoi qu'il en soit, sur le fond, rien à redire. Une fédération se doit de communiquer pour fidéliser ses adhérents et éventuellement en trouver d'autres. Sur la forme, on a tous nos avis. Je souhaitais juste approndir un peu plus sur ce sujet et avoir des avis hors monde de la pêche. Merci aux personnes ayant répondu à mon appel.

jeudi 4 juin 2020

David, graphiste pêcheur de talent.

Nicolas : Salut David. J’ai souhaité faire un article sur mon Blog pour mettre en avant ton travail que je trouve formidable. Avant d’aller dans le détail, donne-nous les grands traits de ton activité « décoration » et comment en es-tu arrivé là (formation ou autre) ?

David : Salut Nicolas. Autodidacte, j'ai toujours été passionné par tout ce qui se rapporte à la création artistique dans tous les domaines. En 2012, j'ai décidé de quitter le monde de la métallurgie pour créer ma micro-entreprise en tant que tatoueur où j ai pu m'épanouir en tant qu'artiste. Pour des raisons de santé, j'ai dû malheureusement cesser cette activité. Passionné par la pêche depuis mon enfance, c'est tout naturellement que j ai voulu combiner ma passion avec mon savoir faire artistique.

La première activité de David.

Depuis c'est les poissons.

Nicolas : Au départ, j’ai découvert tes vêtements. Maintenant, c’est les chaussures. Peux-tu nous donner des détails ? (dessins standards, à la carte, que de la pêche, etc…)

David : Éprouvant le désir de partager mes dessins exclusivement sur le thème de la pêche en premier lieu, j'ai découvert le site Spreadshirt grâce à un ami, ce qui m'a permis de pouvoir faire imprimer mes premiers vêtements. Au jour d'aujourd'hui, je réalise également des dessins sur demande pour des clubs, des associations et bien sur des indépendants.

Exemple de dessin pour vêtements.

En début d'année 2020, une personne de ma famille est venue à moi, me demandant de lui personnaliser une paire de basket. Ravi de mon travail, son partage ainsi que les réseaux sociaux ont permis de toucher un large public de tous horizons.

Chaussures truites !

Ou autre...

Nicolas : J’ai vu dernièrement que tu avais un partenariat avec JC Patch pour une personnalisation de ses patchs. Peux-tu nous en dire plus s’il te plait ?

David : Grâce aux réseaux sociaux JC Patch a pu découvrir mes créations. Il m'a alors demandé de lui réaliser une peinture sur un premier Patch. Le résultat de notre première collaboration étant très satisfaisant, nous aimerions maintenant réaliser des patchs personnalisés à la demande de futurs clients.

Très sympa !

Nicolas : J’ai l’impression que tu es un jeune homme plein de ressources et que de nouvelles idées vont naître à l’avenir, d’autres projets dans le même style ?

David : j'ai récemment investi dans l'achat d'une tablette graphique afin de continuer et d’améliorer d'autant plus la qualité de mes créations.

Nicolas : Donne-nous les moyens de te contacter ou/et suivre ton travail. Merci pour mes lecteurs.

David : Pour ce qui est des réseaux sociaux je vous invite à me suivre sur Facebook et Instagram

perso : @David Dubbing

reservoir de peche : @lamoucheriedumoulin

basket custom : @sneakart_custom

Nicolas : Tu gères également depuis quelques années un plan d’eau type réservoir. Dis-nous en plus, situation géographique, conditions de pêche, peuplement…

David : j'ai en effet créé un réservoir de pêche ''La Moucherie du Moulin '' dans le Territoire de Belfort (90). Ce réservoir, composé de 3 bassins (1 canal et 2 réservoirs) est exclusivement dédié à la pratique de la pêche à la mouche. Il est riche en salmonidés (farios, arcs, saumons de fontaine), ce qui promets un bon coup de ligne. Il est également possible de se restaurer sur place avec réservation. J'aime accueillir les pécheurs, les novices comme les expérimentés pour partager nos expériences, nos savoir-faire français tels que ''Hoh Flyfish'' fournisseur de canne, Serge Marty tourneur sur bois...

Nicolas : Pour terminer, une question plus personnelle. Quand tu n’es pas à ton plan d’eau ou derrière tes crayons, tu prends du temps pour lancer un peu de soie sur nos rivières ou bien ?

David : bien sûr 0-) ,dès que le temps le permet je fonce sur nos belles rivières comtoises, La Franco-Suisse, la Loue...J’apprécie également me rendre chez notre ami Laurent Jeudy (BelmontFlyFishing 70) pour passer un réel moment de détente et de partage. 

Nicolas : Merci David de nous avoir fait découvrir ton univers. Bonne continuation à toi. Je te souhaite une pleine réussite dans tous tes projets.

David :  Merci à toi de t'intéresser à mon travail, mes activités et mes passions. C'est avec plaisir que je viendrai découvrir les belles de la rivières de l'Ain. A très bientôt au bord de l'eau.

vendredi 8 mai 2020

Une nouvelle ouverture ce 11 mai !

Situation exceptionnelle que celle-ci. Une deuxième ouverture se profile. Après le samedi 14 mars, voici le lundi 11 mai. La préfet du Jura autorise de nouveau la pratique de la pêche en rivière dans notre département. Enfin !

Je n'ai pas compris cet arrêté pour ma part. D'ailleurs, peu de départements étaient dans ce cas. Les autres suivaient simplement les règles de confinement. Dans mon cas, je pouvais me rendre à la rivière tous les jours durant une heure puisque dans mon kilomètre. Que je le fasse avec une canne ou pas, quelle était la différence sérieusement ? On m'a donné plusieurs réponses du genre :

Si vous avez un accident, vous allez encombrer les hôpitaux...Il est vrai que le loisir pêche en pleine activité est un gros vecteur d'accidents.

C'est par solidarité pour les non riverains...Bien sûr, ceux-ci vont donc être solidaires à leur tour quand j'irai au boulot au mois de Juin et qu'eux auront des vacances, pas de pêche messieurs !

Bref, tout cela m'a fatigué. Comme si être riverain d'un d'une rivière était une faute. Mais bon. Quoi qu'il en soit, nous allons de nouveau pouvoir pêcher ce lundi...sous la pluie. Il est annoncé de bonnes quantités. C'est tant mieux vu le déficit d'avril.

Par contre, et c'est pour tous ceux qui prônent une ouverture décalée en pensant que le 2ème samedi de mars est trop tôt, vous allez comprendre cette année que c'est une grossière erreur. Il devrait avoir foule au bord de l'eau, qui plus est avec le nombre de pêcheurs encore en arrêt de travail (chômage, etc...). Nous sommes au mois de mai, l'activité des truites est énorme ces derniers jours. De plus, les poissons ont pris confiance et doivent êtres cons comme des balais. Il est évident qu'en dehors des parcours no-kill, cela va être un carnage. De nombreux capots qui peuvent se faire en mars par manque d’activité des poissons vont se transformer par des jolis paniers de beaux géniteurs capturés facilement.
Avec la flotte annoncée lundi et le potentiel coup d'eau derrière, cela va amplifier le truc avec tous les pêcheurs d'eaux tendues...J'ai peur que disparaissent bien plus de truites dans les jours qui viennent que pour une ouverture classique en mars avec une éducation des poissons progressive au fur et à mesure qu'ils se mettent en activité. J'en suis même persuadé. D'autant plus si la pêche en lac reste dans le flou et que tout ce petit monde se retrouve sur les quelques rivières où il reste des truites.

Bien content que notre linéaire soit protégé à 100%, mais inquiet pour le reste. Bonne ouverture à tous !

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