Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Votre spécialiste toutes pêches - JURA PÊCHE à Champagnole - 09-67-81-34-41

Accès au Fly Shop Signez le livre d'or Suivez-moi sur facebook Le Fly Shop sur facebook

Divers

Le fourre tout!!!

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 8 mai 2019

Sous la surface, le livre d'Anne-Cécile Monnier.

Voilà un beau projet mené par une belle personne dans un contexte qui me plait. Il n'en fallait pas plus pour que je me fasse, via ce blog, le relai de cette souscription en cours pour cet ouvrage qui sera sans aucun doute un merveilleux objet dans votre bibliothèque. J'ai posé quelques questions à Anne-Cécile pour en savoir plus. N'hésitez pas à précommander votre livre, le lien est en fin d'article.

 

Nicolas : Salut Anne-Cécile. Très heureux de te recevoir une seconde fois sur ce blog. Cette fois-ci, c’est pour nous parler de ton tout premier livre « Sous la surface, rencontres au cœur de nos eaux douces » qui débute son aventure. Peux-tu nous parler du cheminement de ce projet.

Anne-Cécile : Bonjour Nicolas, et bonjour à tes lecteurs. Cela fait quelques années maintenant que j’ai présenté une première fois mes actions sur ton blog. Je reviens cette fois-ci avec quelques coups de palmes en plus au compteur et les clichés de mes plus belles rencontres sous la surface de nos rivières, que je souhaite partager à travers ce livre photographique.

La volonté de mettre en lumière ce que j’observe derrière mon masque lors de mes prospections aquatiques ou lors de mes missions en hydrobiologie, n’a cessé de m’emmener sur de nouveaux territoires et de nouvelles rivières depuis plusieurs années à travers des thématiques variées, comme par exemple la préservation et la restauration de frayères à brochets ou le suivi de nouvelles espèces dans nos eaux.

A travers ce livre, je souhaite partager cet univers passionnant et parfois mal connu, et apporter un regard complémentaire sur ce qui se cache de l’autre côté du miroir.

Nicolas : Cet ouvrage est édité par l’association Reflets d’eau douce. Dans un premier temps, peux-tu nous rappeler quelle est la vocation de cette association stp ?

Anne-Cécile : Reflets d’eau douce a pour objectif de valoriser les milieux aquatiques grâce à l’image pour communiquer sur la vie de ces écosystèmes auprès du grand public. Les milieux aquatiques sont fragiles et leur mise en valeur est précieuse pour espérer donner un sens à leur préservation. C’est dans cet esprit que Reflets d'eau douce propose de nombreuses actions autour de la connaissance du patrimoine aquatique comme la réalisation de supports d'information à travers des livrets pédagogiques, des films documentaires, des expositions photos et des conférences sur tout le territoire français, ou bien la sensibilisation du jeune public lors d’animations scolaires. C’est donc tout naturellement que Reflets d'eau douce édite ce livre dans la poursuite de ses actions que vous pouvez découvrir en détails sur :

www.refletsdeaudouce.fr

Nicolas : Sur ce blog, mon public est surtout composé de pêcheurs mais aussi, et c’est compatible ;-) de passionnés des milieux aquatiques. Que vont-ils trouver dans cet ouvrage ? Un petit mot pour les motiver à participer à la souscription afin que ce projet aboutisse.

Anne-Cécile : A travers cet ouvrage, je vous invite à plonger dans l’intimité des eaux douces, sur les traces de leur vie secrète. Au delà de ce que l’on peut observer depuis la surface, je propose de découvrir les animaux sauvages de nos rivières dont des espèces emblématiques comme le brochet, la truite fario, l'ombre commun ou encore l'anguille européenne, à travers mon regard de photographe et de biologiste, grâce à des clichés réalisés en apnée. Chacun a sa propre vision de la rivière et du milieu dans lequel il évolue en fonction de sa façon de le pratiquer. Je veux croire que croiser nos regards sur ces milieux si fragiles est enrichissant et permet de sensibiliser à cette beauté brute et à sa vulnérabilité. C’est le sens que je veux donner à mon travail au travers de cet ouvrage, en ayant à cœur que chaque amoureux des rivières puisse se retrouver dans ces pages.

Extrait du livre (maquettes d’illustration) :

Le livre est actuellement en création et une campagne de souscription vient d’être lancée, vous permettant de soutenir le lancement du projet grâce à votre précommande. La parution de ce livre de 148 pages est prévue en octobre 2019.

Pour en savoir plus sur les coulisses du projet et le soutenir dès à présent, je vous invite à rejoindre la page dédiée sur HelloAsso :

https://www.helloasso.com/associations/association-reflets-d-eau-douce/collectes/sous-la-surface-rencontres-au-coeur-de-nos-eaux-douces-le-livre

mercredi 1 mai 2019

Mon blog fête ses 12 ans.

Mai 2007, c'était le tout début de ce blog ! Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, et pas toujours de bonne qualité malheureusement. Douze années après mon premier billet sur ce blog, c'est plus de 1400 autres articles qui ont été mis en ligne sur ce support que je gère seul depuis le départ. C'est donc quasiment un article tous les 3 jours en moyenne ! Je dis ça au cas où vous découvriez seulement mon blog...Vous avez de la lecture devant vous ;-) 

C'est une magnifique aventure que j'ai envie de continuer. Je ne sais pas si vous êtes nombreux à me suivre depuis le tout début, mais si c'est le cas, je vous en remercie. Vous me témoignez régulièrement votre fidélité que cela soit par mail ou par un petit mot écrit lors de vos commandes de mouches par exemple, je trouve ça toujours très sympa. Merci beaucoup.

Néanmoins, au fil des années, les retours par le biais des commentaires sur les articles se sont réduits très nettement. Alors que dans le même temps, il y en a de nombreux quand je relai ces mêmes articles sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc...). C'est vraiment dommage, car ces commentaires, parfois très intéressants et instructifs, sont éphémères. Avec le temps, on ne peut plus les retrouver. Alors qu'à la suite de l'article, ils restent et surtout, ils profitent à tout le monde. Je prends l'exemple de l'article récent sur les gammares que j'ai écrit. Il y a eu un grand nombre de retours sur Facebook quant à de potentielles explications...Il aurait été plus utile de mettre ces observations à la suite de l'article. Cela le complète et tous mes lecteurs peuvent profiter de ces informations. Heureusement, il y a un petit noyau de lecteurs qui laisse une trace écrite de temps à autres, merci pour ça. Voilà, c'était mon petit moment grognon ;-)

Du côté de l'audience, c'est sans arrêt en augmentation. Des pointes à plus de 4000 visites/jour au mois d'avril...Merci sincèrement de vos visites régulières.

Ne vous éloignez pas trop loin, bientôt une nouvelle histoire de truite à lire assez sympa ;-)

A bientôt et surtout merci !

jeudi 25 avril 2019

Où sont passés les gammares ?

Je ne sais pas chez vous, mais ici, sur la haute rivière d’Ain, il y a une pénurie aggravée de ces petits crustacés. Cela fait 3 ou 4 ans que les gammares ont disparu des radars chez nous. Avant 2015, il m’arrivait de d’observer tous les printemps des belles truites venir se risquer à découvert là où les gammares se rassemblaient pour s’en gaver. Et si sur la basse rivière d’Ain ces scènes sont toujours visibles, ici, c’est terminé. La faute à l’absence quasi-totale de ces bestioles. Même en soulevant ici et là les cailloux sur le fond de la rivière, on en trouve vraiment très peu voir pas du tout. Absolument plus rien à voir avec les quantités que je pouvais observées. Je ne parle pas là du siècle dernier hein, mais bien d'il y a 5 ans.

J’ai des souvenirs bien marqués avec des quantités telles que les truites faisaient un festin durant quelques jours en avril. La pêche en devenait presque facile sur certains secteurs. J’ai vu des truites avec le dos sorti de l’eau pour venir se coller au maximum à la berge pour aspirer les petites crevettes à leur passage. C’était fantastique à voir. Je repérais les poissons par les vagues que provoquait leur repas en cours. De toutes évidences, cet apport de nourriture incroyable doit terriblement manquer aux truites aujourd’hui. Cela a changé leurs habitudes également. Si les gammares ont disparu, je pense qu’ils ne sont pas les seuls à subir les conséquences de la mauvaise qualité de l’eau. Car je ne vois pas une autre raison de leur disparition puisque une fois les barrages en aval passés, on retrouve les gammares en nombre dans la même rivière.

D’ailleurs, si on a un peu de mémoire et qu’on observe les poissons, on peut très vite se rendre compte que les truites font bien plus d’efforts aujourd’hui pour se nourrir qu’il y a quelques années. Elles sont tout le temps en mouvement et mangent à des fréquences bien plus espacées lors de leurs déplacements. En tous les cas, c’est évident pour moi. Mise à part quelques spécimens bien gras, les truites dans leur majorité sont déficitaires en poids. J’ai cette terrible impression qu’elles ne mangent pas à leur faim. Après, ce n'est que le résultat d'observations d'un pêcheur, rien de scientifique.

J’ai un exemple concret pour vous faire mieux comprendre mon ressenti. Lundi dernier, alors que j’étais en affût sur la berge dans l’attente d’une truite, un ombre est passé devant moi. Il avait un barbillon abîmé côté droit qui le rendait facilement reconnaissable. J’avais vu ce poisson quelques minutes avant 80 mètres plus en amont. Bref, rien d’anormal (si ce n’est le barbillon abîmé !). Je le voyais perdre une énergie folle à chercher sa pitance sans trouver grand chose au final. Comme je ne voyais aucune truite et qu’il est passé plusieurs fois devant moi, j’ai voulu m’amuser en lui faisant prendre ma nymphe sans le ferrer bien entendu. Juste pour voir s'il allait la prendre. Même avec le recul, j’ai du mal à croire ce que j’ai vécu ensuite ! Ce poisson, qui devait faire 32-33cm, a pris ma nymphe 16 fois de suite avant de la refuser ! 16 fois la même nymphe, 16 fois en tirant le fil et en sentant la résistance ! Pas juste du bout des lèvres, non, à chaque fois en insistant et en tirant le fil. Il a parfois garder la nymphe en bouche 3-4 secondes avant de la recracher. La première fois que j’ai testé le truc, il a pris le gammare 2 fois à la descente, et il est revenu le prendre au fond ! Je veux bien que le gammare JFD soit une imitation super efficace, mais là faut pas abuser, ce poisson devait crever de faim pour insister de la sorte ! Je n’ai jamais vu ça de ma vie de pêcheur sur l’Ain. 16 fois !

Et puis, là où j’ai pris vraiment une claque, c’est lors de ma sortie sur la Loue, le contraste est effrayant. J’ai compris pourquoi je n'avais pris qu’une seule truite en sèche à ce jour sur ma rivière…Les mouches sur l’eau ! Il n'y en a plus ici ! Pourtant, j’ai passé du temps à la rivière cette année, vraiment beaucoup. Mais je n’ai pas vu une seule belle éclosion de petites olives. Rien. On ne peut pas avoir de gobage comme ça, forcément.

Alors je ne sais pas comment se débrouillent les truites, mais elles doivent avoir de sacrées carences qui je l’espère, sont compensées en parties autrement, mais j’avoue ne pas savoir comment...

Photo d'illustration (2015).

 

lundi 1 avril 2019

Jura : révolution dans la réglementation truite !

J'avoue que je n'y croyais plus ! De mon côté, j'étais à bout d'arguments. Pourtant, c'est aussi simple à comprendre que 2 et 2 font 4.

On sait tous que la pêche de la truite sauvage dans le département du Jura ne tient qu'à un fil. Que les sanctuaires où les dernières zébrées sont encore présentes deviennent rares. Oui, on le sait tous...Pêcheurs, élus d'AAPPMA et de Fédération, techniciens et employés, AFB, DTT, etc...Tous !

Pourtant, et pour une espèce bien en mal point, il y a peu d'entrain à la sauvegarder. Je parle ici de concret. Quelques retouches ici et là avec une taille légale augmentée sur certaines rivières mais pas toutes, des quotas journaliers en baisse mais bien trop élevés par rapport à la ressource (car cela aussi, on le sait tous !). Bref, on fait de la politique alors qu'il faut agir immédiatement et de façon radicale pour avoir un semblant d'efficacité ! Le pire, c'est que dans un passé récent on trouve des décisions totalement incompréhensibles et en opposition avec la triste réalité des effectifs. Je prends l'exemple de la rivière d'Ain en vous faisant un petit historique sur un point qui me reste encore en travers de la gorge aujourd'hui. Lors de la saison 2010, une grosse mortalité de truites a été observée en aval de Montigny/Ain. Suite à cela, 9 kilomètres de parcours sont fermés à la pêche. En 2011 également, linéaire fermé. En 2012, ces 9 kilomètres sont ouverts de nouveau mais en no kill. Sage décision, bravo. Une station de pêche électrique est mis en place sur Châtillon afin de suivre l'évolution des populations suite à cette mesure. Celles-ci restent très faibles malgré cette protection totale de la ressource. Mais ça aussi on le savait. Le no kill au pire ralenti la baisse des effectifs et au mieux fait stagner les populations, mais rien de plus. Malgré des chiffres désastreux à l'issue de ces pêches électriques, l'AAPPMA gestionnaire du linéaire (la Truite de l'Ain pour ne pas la nommer) se lasse et demande de faire sauter le no kill sur une grande partie des 9 kilomètres. La Fédération et la DDT ont validé cette décision. J'en ai encore mal au ventre et je ne suis pas le seul ! Alors que dans le département voisin (le Doubs) tout a été mis en œuvre pour protéger un dernier sanctuaire qu'est la Loue (avec la réussite que l'on connait aujourd'hui sur le tourisme pêche et la fréquentation), nous, dans le Jura, on fait le contraire...HALLUCINANT !!

Quoi qu'il en soit, les parcours de Villard et Marigny ont été rasés ces dernières saisons en partie à cause de ce retrait de no kill. La grande classe ! Bravo à tous les acteurs, belle prestation de soutien à une extinction d'espèce autochotone ! Médaille d'or !

Et là, en ce 1er avril, qu'est-ce-que j'apprends ! Alléluia ! La Fédération, l'AFB et la DDT ont repris la main. Enfin un éclair de lucidité. Oui, la truite sauvage est en voie de disparition dans le Jura ! C'est une évidence. Comment peut-on laisser les prélèvements se faire aujourd'hui sur cette espèce ?!? Bien entendu que la priorité est la restauration des milieux et l'amélioration de la qualité de l'eau, mais il est évident que tout cela ne se fera pas demain (si cela se fait un jour d'ailleurs), alors que dès aujourd'hui, on peut limiter la baisse des effectifs par une protection totale du cheptel existant, c'est l'urgence absolue ! Pour l'ouverture 2020, tous les parcours au potentiel existant en truites sauvages seront en no kill !

Mais pas de bol, j'écris cela un 1er avril. Rien de drôle du coup. Je rêve bêtement et naïvement que toutes ces instances ne fassent plus de politique avec les AAPPMA et les pêcheurs réfractaires. Que la protection de la ressource soit LA priorité absolue, mais malheureusement, il est clair que nous n'en prenons pas le chemin. Au contraire, au fil des mois, on arrive à faire avaler à la majorité que tout cela vient du réchauffement climatique, on ne parle plus que de ça d'ailleurs...Et tout le monde va finir par oublier le reste. C'est triste à mourir. Bien entendu qu'il a un impact, mais ce n'est pas demain que la rivière d'Ain sera en surchauffe totale. Oui, elle souffre, oui la température monte, mais avant que tout crève, on peut quand même essayer d'arrêter de claquer les dernières truites pour voir hein ??? C'est possible ça où on continu comme des imbéciles à autoriser ce carnage sur les derniers reproducteurs ?

Sur la toute partie amont, et au plus chaud de cet été, la rivière n'a pas dépassé les 15 degrés. Sur ce secteur il y a encore de la marge. Plus bas, sur Châtillon, alors que la flotte monte au-delà des 23 degrés, il reste des truites. Des nids avec des poissons sauvages ont été observés cet hiver encore ! Alors ne condamnons pas le vivant s'il vous plait, protégeons-le !

Au lieu de cela, à la Fédération, on met en place un PDPG pour au final nous dire comment devront être gérer nos parcours. J'entends déjà les conseils sur les parcours avals de l'Ain et la Bienne par exemple. Je les entends nous parler de gestion d'usage...traduire qu'il faut gérer ces parcours en introduisant des poissons issus de pisciculture...Sur l'Ain et la Bienne...Ho ! Réveillez-vous là !! Révoltez-vous !!

Il y a assez de rivières mortes et laissées à l’abandon dans ce département pour créer ce genre de parcours, pour attirer les pêcheurs qui souhaitent ramener leurs poissons à la maison, je le conçois très bien ça. Alors faites les choses simplement, protégez à 100% les rivières où il reste de la vie et de la reproduction, et empoissonnez autant que vous voudrez les autres rivières, mais arrêtons de casser les nuques de ces derniers poissons sauvages ! Merci !

dimanche 24 mars 2019

Prix Charles Ritz : des sentinelles au chevet des rivières.

Vous êtes très nombreux à me demander régulièrement comment aider, comment soutenir des actions de protection des milieux aquatiques en étant loin de tout, en ayant peu ou pas de temps à y consacrer. Voilà pour vous une occasion rêvée de faire un petit geste. Une initiative à soutenir financièrement. Je vous joins la description du projet et à la suite de ce texte, vous avez le lien pour rejoindre la page du KissKissBankBank. Merci d'avance ! 
 
Et si les plus petits efforts étaient en réalité les plus importants ? Si les actions de chacun, à son échelle, étaient finalement celles qui amènent les grands changements ? C’est l’idée que veut insuffler le biologiste et réalisateur Philippe Laforge à travers son prochain documentaire sur « les sentinelles des rivières ». Cet amoureux des milieux aquatiques est très inquiet de leur état, jugé « calamiteux »par une étude publiée en 2017 par l’UFC-Que Choisir. Hélas, ce qui se passe sous l’eau se déroule en silence, loin des regards. Et donc du grand public.
Mais il y a encore de l’espoir. Le réalisateur s’est penché sur ceux qui œuvrent pour inverser la tendance. Associations de pêcheurs, militants pour la sauvegarde du patrimoine naturel, enseignants... Il a interrogé sept lauréats du prix Charles Ritz, la seule récompense en France qui salue ceux qui agissent en faveur des cours d’eau.
En créant ce prix en 2003, l’International fario club a rendu hommage à son fondateur, Charles Ritz, disparu en 1976. Ce pêcheur assidu a parcouru canne en main les plus belles des rivières de notre planète. Il était persuadé que garder les cours d’eau en bonne santé était essentiel.
« Il n’est jamais trop tard pour bien faire, le moindre petit ruisseau mérite que l’on s’occupe de lui, exhorte Philippe Laforge. Si chacun s’y met, cela peut avoir une influence bien plus importante qu’on ne le croit. »
Certains travaillent d’arrache-pied pour redonner leur éclat aux cours d’eau et protéger les animaux et les végétaux qui y vivent. D’autres militent pour qu’ils soient pris en compte dans les plans d’envergure de l’Etat. D’autres encore transmettent leur passion aux plus jeunes pour qu’ils prennent conscience de la beauté et de la fragilité de ce patrimoine inestimable.
« Le but est de montrer qu’il y a des gens motivés qui agissent pour améliorer l'état des cours d'eau, souligne Philippe Laforge. Je souhaite transmettre cette motivation au grand public et aux futures générations. »
Pour faire en sorte que ce film soit vu du plus grand nombre, l’équipe de production a besoin de votre soutien. Vos dons serviront à terminer le tournage du documentaire, effectuer son montage et lancer une campagne de communication.
 
Pour aider financièrement ce projet, suiviez le lien => Prix Charles Ritz : des sentinelles au chevet des rivières.

jeudi 21 mars 2019

Dernière crue hivernale pour la rivière d'Ain.

Les trois dernières années ont laissé des séquelles. Aussi bien physiques sur le milieu, sur la faune et la flore que psychologiques chez les pêcheurs et autres passionnées des rivières jurassiennes. Le manque d'eau hante nos esprits. Cela revient en tête de liste des sujets abordés entre pêcheurs bien devant leurs prises éventuelles. Traumatisant et traumatisés !

Entre les deux ponts à Champagnole.

La semaine dernière, la rivière d'Ain s'est mise en colère. Crue importante mais pas exceptionnelle si ce n'est qu'on a plus l'habitude de voir ce genre d'évènement au cœur de l'hiver et non pas à l'arrivée du printemps. Après 48 heures d’intempéries en continue, tous les cours d'eau jurassiens ont gonflé. Des crues puissantes avec des débits élevés. Une bonne nouvelle avant le printemps qui commence ces jours par une période sèche qui va durer d'après les prévisions météo locales.

Sous le seuil de Pont-du-Navoy.

A ce jour, Mars compte 150mm de pluie pour une normale à 110mm. Un mois excédentaire ! Incroyable mais vrai. Bon, cela risque de se figer jusqu'à la fin du mois, mais on va déjà prendre ce petit excédent surtout que d'autres régions de France sont en souffrance...Déjà !

A la sortie des Pertes de l'Ain.

Alors même si cela est une très bonne chose, ça ne suffit pas. Février fut lui en déficit, et pas qu'un peu. Un peu plus de 50mm pour le mois entier soit 44% de la normale. Janvier était déjà légèrement déficitaire, avec 87% de la normale. Soit sur les neuf derniers mois, seul décembre 2018 est en excédent avec donc Mars 2019 aujourd'hui. Vous voyez un peu le chemin qu'il reste à faire pour revenir à bon niveau. 

Au pont de Syam.

L'autre bonne nouvelle, oui, parce qu'il y en a, c'est qu'il reste un peu de neige sur les hauteurs du Jura, plus particulièrement dans les parties boisées. Donc malgré la période sèche qui arrive, de la fonte devrait venir alimenter les ruisseaux et autres petits biefs au profit de la chaleur qui devrait s'installer en journée.

Une photo que je n'avais jamais faite. L'Ain et la Saine réunies par la crue !

Reste à croiser les doigts pour qu'il pleuve au minimum de façon régulière durant les prochains mois. Pas forcément des quantités extraordinaire, mais plus souvent que l'an passé, ce qui n'est pas dur...C'est possible de faire pire ????

Je vous laisse avec une vidéo qui vous en dira plus sur la puissance de cette crue le 15 mars 2019 !

vendredi 1 mars 2019

Plus que quelques jours...

Aujourd'hui, c'est l’ouverture de la pêche à Goumois. Nous devions nous y rendre avec Thibaut, mais finalement, on a changé d'avis pour diverses raisons. Tant pis pour nous. L'occasion pour moi de vous écrire ce billet afin de vous informer qu'au village nous sommes prêts pour le 9 Mars ! Oui, car l'ouverture générale ne se fera que dans une semaine.

Nous avons profité des derniers jours d'été (en février) pour faire quelques travaux sur le lieu qui accueille tous les ans les pêcheurs le jour J. Les crues hivernales avaient fait pas mal de dégâts. On a aussi réalisé un passage pêcheurs sur un barbelé de parcelle à vaches. Une après-midi passée en bonne compagnie qui s'est terminée autour d'un verre chez le président de l'AAPPMA.

Il reste maintenant à faire un bon feu pour que les braises viennent cuire et dorer nos saucisses au petit matin de l'ouverture ! Un grand merci à Didier et Denis qui sont au top pour ce genre de travaux et pour bien d'autres choses !

La belle équipe !

Le parrain et son filleul.

Avec le petit Louis en train de démonter la table pour réfection.

Le passage barbelés...Merci pour les waders !

Notre Grain, maître du chantier !

Tout est prêt ! Merci.

 

dimanche 10 février 2019

Ready to go fishing ?

Nous sommes à moins de 20 jours de l'ouverture de la franco-suisse, à un mois de l'ouverture générale, il est temps de penser à se préparer. Malgré une situation actuelle des plus compliquées, un état des rivières jurassiennes qui m'empêche de dormir de nombreuses nuits, j'ai toujours cette envie de me retrouver au bord de l'eau canne à pêche en main ! Que voulez-vous, je suis un pêcheur avant toute chose !

La première action à réaliser, c'est la prise de carte. C'est fait pour Thibaut et moi dans l'AAPPMA du village. Une saison à venir, où, quoi qu'il arrive, la priorité sera de partager un maximum de temps avec mon fils au bord de l'eau.

Une sacrée doublette !

Ensuite, il faut penser tri du matériel. Pas de grands bouleversements pour ma part. Uniquement un changement de gilet pour un ensemble C&F Design. Léger, pratique...Et j'avais tout simplement envie de changer. A voir si je vais m'y faire.

Modèle A-820

Pour les nymphes et les mouches, vous connaissez déjà la réponse. Et il y a ce qu'il faut, j'ai bien bossé durant l'hiver. Comme toutes ces dernières années, les gammares JFD et les cuivres seront mes favorites pour une réussite qui reste constante.

Quelques bestioles...

Et enfin, pour les touristes pêcheurs qui souhaiteraient venir dans le Jura en 2019, je vous conseille fortement le camping de Boÿse pour ses locations en particulier ses nombreux chalets. Il est idéalement placé au centre du Jura. L'accès à la rivière d'Ain peut se faire à pied et directement dans le parcours no kill. Et puis vous serez situés à une heure de la Bienne qui va rouvrir et moins d'une heure de la Loue. De quoi vous programmer un super séjour pêche et/ou famille !

Réservation sur le site internet.

mercredi 9 janvier 2019

Besoin de techniciens rivières dans le Jura.

Un court billet pour me faire le relai de ces offres d'emploi. Si jamais...

Le Parc naturel régional du Haut-Jura recrute :

deux chargé(e)s de mission rivière-GEMAPI pour les bassins versants Bienne-Orbe-Saine et Valouse-Ain médian

deux technicien(ne)s de rivières pour le bassin versant de la Valouse et de la Bienne (+ Orbe)

jeudi 3 janvier 2019

Meilleurs voeux à la rivière d'Ain

Que la rivière d'Ain se porte mieux...

Lire la suite »

- page 1 de 30