Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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Mot-clé - Haute rivière d Ain

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dimanche 12 avril 2020

Seasons - Nymphe à vue dans le Jura

Pour occuper votre temps libre à la maison, j'ai mis aujourd'hui en ligne un des neuf chapitres du reportage de 52 minutes réalisé pour la chaine Seasons en juin 2015. Merci d'ailleurs à Rémi et David pour avoir accepté ma demande car c'est exceptionnel.

Souvenir de tournage avec Mathieu.

Cette séquence qui dure un peu plus de sept minutes a été tournée sur trois heures durant le coup de midi. Là où la luminosité est souvent la meilleure. Le but de cette partie de pêche était de prendre un joli poisson en nymphe à vue. Pour ceux qui connaissent les parcours avals de la rivière d'Ain, rien n'est écrit à l'avance. L'échec guette chaque tentative, qui plus est avec une contrainte de temps et une caméra dans le dos.

Nous avons croisé la route de trois poissons différents ce jour-là. Une truite attaquée depuis la berge, deux autres en étant dans l'eau. Vous verrez aussi que la boite de nymphes ne fait pas le résultat...On dit souvent que c'est les cordonniers qui sont les plus mal chaussés...Cela doit être vrai quand je revois ces images.

Bon visionnage et prenez soin de vous.

mercredi 1 avril 2020

Belle et courte matinée sur la rivière d'Ain

L'envie était trop forte. Tous ces jours de confinement. Vraiment trop dur...Horrible !

Je suis parti ce matin à la grand nuit avec le sourire aux lèvres ! Arrivé à la rivière, personne, pas âmes qui vivent. Le pied total. Les premières heures du jour sont venues éclairer les berges de la rivière d'Ain. Entendre de nouveau tous ces sons, sentir ces odeurs si particulières au monde rivière, admirer ces lumières spécifiques, quel bonheur intense.

Enfin, je me retrouvais canne en main à la rivière. La traque pouvait commencer. Après ces jours sans pêche, je pensais trouver pas mal de poissons peu craintifs. Ce ne fut pas le cas, loin de là. Très peu de poisson dehors, et seulement un seul et unique actif. Une très belle truite fario repérée après quelques centaines de mètres de berges parcourus. Une truite sauvage robuste, qui régulièrement piochait au fond sa pitance. C'était ma chance ! Est-ce que j'allais encore savoir faire ?

Je venais de refaire ma pointe en 15 centièmes avec une nouveauté nouée au bout. Un JFD en taille 14 ! Je n'étais pas certain de son efficacité, mais je me suis lancé malgré tout dans l'inconnu. Au premier passage, cette petite bombonne s'est décalée gentiment pour aspirer ma bestiole. Pendue ! Elle était à moi. Quelle nymphe ! Quel régal après toutes ces journées d’abstinences ! Heureux le type. Je pouvais vite rentrer me confiner de nouveau !

La puissance incarnée !

Bien sur, tout cela n'aurait pas été possible sans le travail considérable de notre AAPPMA pour avoir obtenu auprès de la préfecture du Jura une dérogation spécifique afin de pouvoir pêcher. Merci infiniment à toutes les personnes qui ont travaillé en ce sens. Ce fut pour moi ce matin une réelle bénédiction.

Si jamais vous aussi vous souhaitez en profiter, la dérogation est à télécharger ici => Attestation Pêche.

lundi 30 mars 2020

Vidéo : alevin de l'année.

Dix jours, soit une éternité pour moi. Malgré le fait que la rivière soit largement dans mon rayon kilométrique autorisé par la loi confinement, je m'autorise le moins de sorties possibles. Ayant ma femme aide-soignante et une fille pompier, je suis pleinement conscient de la situation. C'est pourquoi je reste à la maison sans broncher. Hier, et donc après plus de dix jours sans avoir vu la rivière, je me suis quand même décidé à remplir mon attestation dérogatoire. Je suis localisé dans la limite de distance et de temps.

Je souhaitais me rendre compte visuellement de deux choses.

-Où en était l'éclosion des alevins de l'année.

-Quid de la situation actuelle suite aux épandages.

Je suis bien conscient que pour les personnes confinées en ville ou en appartement, je suis un privilégier. Je suis donc parti à pied depuis la maison afin de rejoindre la rivière qui est à quelques centaines de mètres de là. Je n'ai pas pu y rester aussi longtemps que je le souhaitais puisqu'on est limité dans le temps pour ce genre de sortie. Mais de toutes évidences, et d'après ce que j'ai vu, l'étiage printanier est une bénédiction. J'en étais déjà persuadé. Le fond de la rivière n'est pas noir, ce qui est parfois déjà le cas à cette époque. Mais comme aucune intempérie n'a eu lieu durant les épandages, ceux-ci s'évaporent lentement au lieu de ruisseler dans nos ruisseaux et rivières. Du coup, c'est la qualité de l'air qui en prend un coup car les lisiers libèrent de l’ammoniac. Ceci est à confirmer dans une dizaine jours où je pense programmer une prochaine sortie rapide. En espérant trouver un fond de rivière toujours aussi clean.

L'étiage printanier est également une bénédiction pour favoriser l'émergence des alevins de truites sauvages. Ces nouveaux nés trouvent là les conditions idéales pour débuter leur nouvelle vie. Pour les sceptiques de la reproduction naturelle sur notre rivière, je peux vous affirmer que ce cru 2019-2020 est une pleine réussite. Quel enchantement de pouvoir admirer cette nouvelle génération sauvage.

Belles couleurs pour cette truite de 2 centimètres !

Quand je pense que les membres de notre AAPPMA sont pris par certains pour des hurluberlus voir des extrémistes. Notre parcours en No Kill intégral fait grincer des dents. Il est vrai qu'il est préférable de réintroduire des poissons adultes surdensitaires. Histoire d'apporter une prédation supplémentaire à ces alevins ainsi qu'une concurrence alimentaire dont ils se passeraient bien. Autant ne laisser aucune chance à cette population sauvage. Mais que voulez-vous, il parait que c'est nous les fous !

Je n'abuserai pas de mon attestation dérogatoire durant cette période, bien que légalement j'ai le droit à une sortie d'une heure quotidienne. Je fais ce choix par solidarité envers les personnes qui bossent et qui sont sur le terrain. Je pense juste y retourner pour constater ou non l'évolution du fond de la rivière suite aux épandages qui se font encore actuellement.

Je vous laisse avec une vidéo en compagnie de ces merveilles de la nature sauvage.

dimanche 23 février 2020

Travaux, No-Kill, sentinelles...Le bien-être de la rivière d'Ain est notre priorité.

Vendredi soir s'est déroulée notre assemblée générale. Très heureux car pour notre petite AAPPMA d'à peine 130 sociétaires, avoir 23 présents donne du baume au cœur. Sincèrement. Merci à tous d'être venus parfois de loin.

Un petit verre de l'amitié avant de se quitter.

Nous avons perdu une quinzaine de cartes par rapport à 2018. Pas grave. Merci aux 8 femmes qui nous ont fait confiance. On aimerait un peu plus de jeunesse mais nous sommes conscients d'avoir un parcours assez compliqué pour débuter. L'équation n'est pas simple.

Le grand motif de satisfaction de 2019 fut l'aboutissement d'un enquête suite à un évènement qui s’est déroulé durant le mois de mai dernier. Une situation dont j’ai été le témoin direct et que j’ai dénoncé auprès de la fédération qui a fait le relai auprès de l’AFB. À l'aide de mes photos et vidéos, une enquête a été menée. J’ai les résultats depuis quelques semaines mais avant de vous en parler, je voulais tout d’abord en faire le compte-rendu à l’assemblée générale de notre AAPPMA. C’est chose faite.

Pour souvenir, j’ai été témoin d’une baisse brutale du niveau de la rivière d’Ain entre Crotenay et Pont-du-Navoy alors que j’étais à la pêche. Ce n’était pas la première fois que j’étais témoin de cela. En 2018, je l’avais vu aussi et signalé. Pour la baisse de niveau de mai 2019, j’ai fait de nombreuses images que j’ai mis en ligne. Une enquête de l'AFB a débuté à partir de celles-ci.

Sur la berge en face, on voit une baisse de niveau de près de 30 centimètres.

Tout d’abord, je dois faire mes plus plates excuses au propriétaire du barrage de Pont-du-Navoy qui était le coupable évident d’après moi. Je ne me suis pas gêné pour le pointer du doigt d’ailleurs dans mes articles de l’époque. Il se trouve que cet ouvrage n’y est pour rien.

En réalité, l’enquête menée par un agent de l’AFB a démontré que c’est l’ouvrage de Bourg de Sirod situé plus en amont qui est le responsable de ces variations de niveau en plein étiage. Ce barrage est géré par EDF. Alors nous sommes loin des marnages provoqués par les barrages sur la basse rivière d'Ain qui eux vont finir par anéantir la faune de la rivière, mais c’est quand même non négligeable.

La micro-faune de cette gravière s'est retrouvée au sec en quelques minutes.

La variation a été visible sur plusieurs dizaines de centimètres et ce en plein étiage. Je me dois de conserver confidentiel le PV que l’on m’a fait suivre, mais l’enquête a bien mis en évidence un défaut de gestion de l’automate commandant les turbines du barrage. Cela se produisait durant un certain débit de rivière.    

Aujourd’hui, les réglages de l’automate ont été modifiés. Le responsable du site a admis les dysfonctionnements. On est donc en droit d’espérer que cela ne se reproduira plus. D'autant plus que c'est une contravention de la 5ème classe et qu'un avertissement a été transmis au Procureur de la république auprès du tribunal de grande instance de Lons-le-Saunier.

Au-delà de tout ça, cette procédure rondement menée par l’AFB a permis de bien informer le personnel du barrage des conséquences de ces dysfonctionnements sur le milieu naturel. Il est probable que les personnels en place n'en avaient pas conscience.

Quand on parle des pêcheurs comme premières sentinelles des rivières, cet exemple en est la preuve ! Nous sommes les premiers témoins et notre devoir est de dénoncer tous les maux qui touchent nos cours d’eau. Si parfois vous avez l’impression de le faire dans le vide, sentiment que j’ai régulièrement, il faut continuer encore et encore, car parfois, comme ici, on arrive à un résultat qui semble positif…Bien que je vais rester sur mes gardes. Ne soyez pas que des consommateurs, soyez vigilants et faites remonter ce dont vous êtes témoins. Merci.

Dans les autres sujets évoqués, nous avons parlé des travaux comme des plantations de saules pour retenir certaines parties de berges ainsi que le câblage d'arbre à la berge pour créer des habitats.

Notre Seb en plein boulot ! Merci les copains, sans vous, rien de serait possible !

 

Nous sommes très heureux aussi d'avoir finaliser notre volonté de protéger 100% du linéaire de notre parcours. Les derniers 400 mètres avals le seront désormais. Les truites sauvages sont bien trop rares de nos jours pour finir la nuque fracassée.

Denis toujours là !

Merci infiniment à tous les membres de notre AAPPMA, car si c'est moi qui communique, nous sommes une vraie et belle équipe. C'est tous ensemble que nous arrivons à faire un peu pour la rivière. Continuons !

vendredi 31 janvier 2020

René Sansonnens soutient notre AAPPMA.

Les autres membres de notre société de pêche ne m'en tiendront pas rigueur, j'en suis certain.

Je souhaitais vivement aujourd'hui remercier publiquement un tout nouveau membre de notre AAPPMA, qui plus est notre nouveau doyen. Monsieur René Sansonnens, par le biais de sa prise de carte de pêche à l'AAPPMA de Crotenay, nous fait un grand honneur. Sans trop me tromper, je pense que c'est une manière de nous encourager dans la voie qui est la notre afin de protéger au mieux notre linéaire sur la rivière d'Ain. Nous en sommes très flattés.

83 ans en août prochain et toujours debout sur sa barque. (automne 2019 pour la pose des fils).

René représente l'attachement sans faille à une rivière et cela nous correspond très bien, tant notre amour pour la rivière d'Ain est immense.

Néanmoins, pour certains de nos membres, nous aurons le plaisir d'aller saluer René et la famille Sanso à Cademène sur les berges de la grange Golgru comme chaque année. Cela fera 100 ans en 2021 que la famille Sansonnens vit à cet endroit. Qui voit ce lieu pour la première fois ne peut qu'en tomber amoureux et y revenir. Il me tarde donc le samedi 4 avril qui donnera le coup d’envoi de la saison sur la Loue à Cademène.

Colette et René Sansonnens à Cademène. (printemps 2019)

Merci beaucoup René pour votre soutien et au plaisir de venir vous saluer sur vos terres !

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