Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Centre de pêche en Bosnie.

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Mot-clé - Le Doubs

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vendredi 1 mars 2024

Une pensée pour Michel

Nous sommes le 1er Mars, jour d'ouverture sur le Doubs franco-suisse. Une nouvelle fois, le très célèbre parcours de Goumois ne verra Michel Flénet sur ses berges. Plus de 3 ans que Michel nous a quitté. Ce jour d'ouverture sur un parcours qu'il aimait tant me remémore de nombreux souvenirs. Il nous manque toujours autant. Il faisait partie de ces personnages pas comme les autres dans le paysage de la pêche à la mouche. Ce paysage est d'ailleurs bien plus terne depuis son départ. Je vous joins quelques photos dont certaines jamais publiées. Au bon souvenir de Michel.

Un petit mot aussi pour Yvan, connu sous le nom de Doubsrivière pour les anciens de Mouche-fr. Il ne manquait pas une ouverture au Bourassin...Le Doubs perd au fil du temps ses plus grands fans.

Et bonne ouverture à tous les passionnés du Doubs !

Lors d'une ouverture en amont du Plain.

J'aime beaucoup cette photo que j'ai prise...Michel avec son air malicieux.

Lors d'une démo pour notre club mouche. Il attirait toute l'attention.

Avec les copains à nous faire ses stekchs pour nous faire rire !

samedi 4 mars 2023

De retour de Goumois.

Comme tous les ans lorsque les niveaux le permettent, je me suis rendu hier à Goumois pour faire mon ouverture anticipée. Mon fils m'accompagnait. Le contexte était pesant puisque le Doubs franco-suisse subit depuis le milieu de l'hiver une importante vague de saprolénia mortelle pour les truites et les ombres du Doubs. D'ailleurs, hier, suite à la publication sur mon profil Facebook de deux photos de notre journée, certains commentaires allaient jusqu'à nous reprocher de simplement y être allé. Que la pêche devrait y être interdite. J'ai un avis différent. J'assume sans problème avoir fait l'ouverture à Goumois.

C'est le charme des réseaux sociaux finalement où dans le même temps, un des pêcheurs les plus suivis du pays publie une photo de lui avec un ombre tenu de ses deux mains hors de l'eau sans aucune remarque du monde de la pêche. Un poisson aussi fragile, en début de période de repro et en plein épisode de sapro. Une belle communication pour tous les jeunes pêcheurs qui le suivent. Prendre un ombre en pêchant la truite est involontaire, le sortir de l'eau pour le photographier en le manipulant alors que sa pêche est fermée est tout sauf involontaire. Je suis sans doute vieux jeu puisque ça ne gêne pas grand monde.

Quoi qu'il en soit, nous avions décidé d'aller à Goumois hier pour nous faire notre propre ressenti. Pour voir avec nos yeux ce qu'il en était. Nous sommes arrivés en milieu de matinée. Nous nous sommes garés au pré Bourassin. Pour les habitués, et cela devrait être parlant, nous avons descendu la rivière à pied du Bourassin jusqu'en aval de la Verrerie. Pas croisé un pêcheur ! Du jamais vu pour moi. Nous avons croisé nos premiers pêcheurs vers 12h-13h. Et très peu !

Nous avons été refroidis assez vite dans notre envie de pêcher. Nous avons vu des truites et des ombres mycosés. Le plus inquiétant c'est que les petits poissons sont aussi touchés. J'ai vu une truite de 20 centimètres et un ombre de 23-24 centimètres mycosés à la tête. C'est en tout 8 poissons malades vus. À cela il faut ajouter autant de poissons morts vus aussi sur ce même linéaire. Une ambiance avec les fonds complètement colmatés qui ne donnait pas envie de lancer la soie. On s'est donc promenés sur les berges du Doubs. Seule une éclosion m'a fait pêcher sérieusement une heure de 14h à 15H. Thibaut, lui, un peu dégouté de ce qu'il avait vu, avait déjà rangé sa canne au fourreau.

J'ai donc pêché une heure en sèche. J'ai pris sur une bordure au milieu des blocs un ombre en étant certain de pêcher une truite. Décroché dans l'eau sans le toucher, il est bien reparti. Puis finalement, c'est un pêcheur en face de nous qui a fini de nous motiver à partir de façon bien involontaire. Il a pris une truite en sèche devant nous et au moment de la mise à l'épuisette, il nous informe qu'elle était mycosée autour de l’œil. Là, on s'est regardé avec Thibaut et nous sommes partis bien plus tôt que prévu. C'est un choix personnel. Je respecte que d'autres continuent de pêcher car il y a des poissons sains et finalement, ce n'est pas la pêche et les pêcheurs qui tuent les truites et les ombres du Doubs actuellement.

Nous en avons vu très peu de poissons sains, mais il y en a encore. De notre côté, on a fini par avoir le sentiment d'emmerder ces poissons qui tentaient plus de survivre qu'autre chose. On ne prenait aucun plaisir. C'est pour cela qu'on a quitté le Doubs avec un sentiment de tristesse et surtout de dégoût. 

Un dégoût encore plus profond lorsque l'on lit le dernier rapport de Neuchâtel sur la qualité de l'eau.

Je souhaite malgré tout à tous les amoureux du Doubs de connaitre encore le bonheur sur les berges de cette rivière mythique. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !

lundi 13 février 2023

Patrice Malavaux nous parle du Doubs.

A quelques jours de l'ouverture mythique sur le Doubs franco-Suisse, j'ai voulu faire la lumière sur la situation à Goumois où bon nombre de passionnés ont l’habitude de se retrouver. Patrice Malavaux étant certainement le mieux placé pour nous informer sur la réalité de terrain. Merci à lui de le faire.

Nicolas : Bonjour Patrice. Je me suis permis de te solliciter pour nous parler de la situation du Doubs à quelques jours de l’ouverture. Rappelle-nous le déroulé des tristes évènements de la fin d’année dernière pour se remettre dans le contexte s’il te plait.

Patrice : Bonjour Nicolas. En effet, après plusieurs années de répit, le Doubs Franco-Suisse a subi une nouvelle vague de mortalités piscicoles due au champignon saprolégnia. Nous nous en sommes rendus compte fin novembre à la fin d’un épisode de fortes eaux et le phénomène s’est prolongé durant une bonne partie de décembre. Janvier aura marqué l’arrêt de l’épisode.

Nicolas : Ces mortalités sont d’autant plus rageantes que les populations se refaisaient une petite santé. J’ai pu le constater de mes yeux.

Patrice : C’était le cas. Les grosses années de mortalités étaient 2010, 2011, 2014. Si la maladie n’a jamais totalement disparu dans les années suivantes, elle était devenue pratiquement anecdotique, ce qui a permis aux populations, les ombres notamment, qui avaient été décimé jusqu’à environ 70%, de bien revenir, aussi bien en nombre qu’en taille. Les truites ont moins fait le yoyo, mais tout le monde était d’accord sur le fait que la population était également très intéressante. C’est rageant, comme tu le dis, mais les pêcheurs qui me croisent savent qu’il y a longtemps que je disais qu’il ne fallait pas fanfaronner, car on se savait avec une épée au-dessus de la tête… Et que ce n’est pas avec les efforts entrepris par nos autorités pour sauver les rivières qu’il fallait s’attendre à des miracles …

Nicolas : Les observations ont vite été impossible avec les niveaux d’eau. Est-il possible d’évaluer un pourcentage de perte à la louche ? Plutôt les gros poissons touchés ou toutes les classes d’âge ?

Patrice : Ce sont essentiellement les truites de belle taille qui ont été touchées, rarement en dessous de 35-40cm. Quant au pourcentage il est très difficile de l’estimer et je ne le ferai pas. Je me souviens de l’épisode ravageur de 2011 où, voyant la quantité de poissons morts (y compris des truites), je me disais qu’il n’allait plus en rester, et pourtant, si les ombres ont effectivement été décimés, l’effectif de truites n’avait pas tant bougé que cela lors des pêches électriques qui avaient suivi l’épisode. On va donc essayer de rester optimistes et on va beaucoup compter sur les résultats des pêcheurs cette saison pour se faire une idée…

Nicolas : On a vu beaucoup d’images passer fin décembre et l’essentiel des poissons touchés étaient des truites. Quant est-il des ombres ? Est-ce qu’ils ont été épargnés par cet épisode ?

Patrice : Oui, pratiquement que des truites, peu d’ombres. Il faut dire que notre expérience en la matière montre que les épisodes de déclenchement de la maladie sont le plus souvent associés à la période de fraye, quand les poissons sont affaiblis. L’hiver pour les truites et le printemps pour les ombres… Du coup on attend de voir ce qui va se passer dans les semaines qui viennent avec beaucoup de prudence… et en croisant les doigts !!!

Nicolas : Une fois de plus, les niveaux n’ont pas dû permettre une bonne observation, mais peux-tu nous parles des frais. Les survivantes ont-elles pu se reproduire ?

Patrice : Ce qu’il y a eu de spécifique cette année, c’est que la maladie s’est déclenchée en même temps que la fraye plutôt qu’à la fin. Ce qui fait qu’un certain nombre de géniteurs n’a probablement pas eu le temps de se reproduire avant de mourir et cela fait partie des signaux qui nous ont le plus inquiétés. Après, les frayères ont malgré tout été bien grattées…. On va rester optimistes, et encore une fois attendre le printemps, pour cette fois se faire une idée lors de l’émergence des truitelles…

Nicolas : Depuis la fin janvier, le Doubs a retrouvé un niveau plus stable. As-tu pu faire de nouvelles observations et si oui, quelles sont-elles jusqu’à ce jour ?

Patrice : en effet, depuis l’éclaircissement des eaux fin janvier on constate que l’épisode s’est arrêté, ou presque. On voit encore quelques cadavres qui n’ont pas encore fini de se décomposer, et pour une info en temps réel, j’ai arpenté hier les bords du Doubs sur une vingtaine de kilomètres pour voir un seul poisson très faiblement malade.

Nicolas : Un dernier mot Patrice pour convaincre les pêcheurs de venir malgré tout sur les berges du Doubs le 1er mars !?

Patrice : Je n’ai pas envie de vendre du rêve dans le contexte actuel, mais les rivières ont besoin de sentinelles et les AAPPMA ont besoin de sociétaires à représenter, face aux administrations, politiques et grands lobbies. Je suis de toutes façons convaincu qu’il reste de belles pêches à réaliser et de bons moments à passer dans notre belle nature… On doit continuer d’y venir !

Nicolas : Merci encore pour le temps passé pour informer les lecteurs de ce blog. Je vous souhaite que le pire soit derrière vous ! Au plaisir de se croiser sur les berges de cette fabuleuse rivière Patrice.

Patrice : Merci Nicolas. Merci pour ton engagement et ton soutien. On reste de toutes façons bien présents, vigilants plus que jamais et toujours prêts à défendre notre rivière et s’en faire le porte-parole… Au plaisir et encore merci !

jeudi 19 janvier 2023

Une écaille en une !

Vous avez été très nombreux à m'envoyer un message pour m'avertir que l'écaille d'une truite que j'ai capturée en 2008 faisait la une d'une revue spécialisée bien connue.

J'étais bien entendu au courant pour avoir donné mon accord avec plaisir à Vincent Lalu. Merci malgré tout pour vos attentions.

Cette truite a été prise en 2008 lors d’une fermeture sur le Doubs avec des amis. Un poisson de 68 centimètres dont l’âge a été estimé à 9 ans d’après la lecture de ses écailles. Poisson pris avec une cuivre sur hameçon de 16 (pour changer !) et une pointe en 14 centièmes.

Mon article de l'époque sur cette écaille de truite =>

http://www.nicolas39-peche-mouche.com/index.php?post/Age-truite-Doubs

vendredi 9 décembre 2022

Mortalité Piscicole sur le Doubs, reportage TV.

Suite à mon dernier billet, voici le reportage de France 3 si jamais vous l'avez manqué.

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