Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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jeudi 20 janvier 2022

Livre : Mes carnets de pêche à la mouche - Tome 3

Un nouveau livre sur la pêche à la mouche reste un petit évènement dans notre monde. Quoi de mieux que d'accueillir son auteur pour en parler. Bonne lecture.

Nicolas : Bonjour Hervé. Je suis très heureux de t’accueillir sur mon blog pour la sortie de ton nouveau livre. Pour mes lecteurs qui ne saurait pas tout sur toi, peux-tu nous faire une petite présentation s’il te plait ?

Hervé : Bonjour Nicolas. Je te remercie de m’accueillir sur ton blog aujourd’hui. Je m’appelle Hervé THOMAS et j’ai 58 ans. Depuis 1991, j’exerce différents métiers ayant un rapport très proche avec la pêche à la mouche. Tout a commencé en Auvergne, au Lac de la Landie, le jour où l’on m’a proposé de faire fonctionner ce parcours de pêche réputé. C’est ce que j’ai fait pendant cinq années pendant lesquelles j’ai pu recevoir des milliers de pêcheurs, environ 1500 par an. Durant cette période, j’ai ainsi bénéficié d’une formation accélérée et j’ai eu la chance de rencontrer le « gratin » mondial de la pêche à la mouche et profiter de leurs expériences diverses. Pour n’en citer que quelques-uns, Mel Krieger, Bob Church, Guido Vinck, Sebastien Alatissière, Piam, André Terrier, Jacques Boyco, et les autres membres de l’équipe de France de pêche à la mouche de cette période. Mes amis Henri Limouzin, albert Drackowitch et Daniel Maury avec lesquels j’ai pu enrichir mes connaissances halieutiques et partager des moments exceptionnels.

En 1997, j’ai passé mon diplôme de Guide de pêche pour exercer à mon compte, ce que j’ai fait pendant des années. Cela m’a donné l’occasion de voyager vers de multiples destinations et de compléter ma culture pêche en étant confronté à d’autres poissons.

Depuis une dizaine d’années, ayant un peu fait le tour du métier de Guide, un job qui ne laisse pas beaucoup de place à la vie de famille lorsque tu travailles plus de 300 jours par an, j’ai décidé de me lancer dans l’écriture. J’ai toujours aimé partager mes connaissances et c’était le moyen que j’ai trouvé pour continuer à le faire.

Nicolas : Nous sommes là pour parler du tome 3 de ta série de livre, « Mes carnets de pêche à la mouche ». De ce que j’ai lu ici ou là, ce livre est un véritable aboutissement de ton travail ?

Hervé : En effet même si j’ai encore de nombreux projets.

Nicolas : 7 années se sont écoulées depuis le Tome 2. J’imagine qu’il y a un travail colossal derrière ce tome 3, des heures et des heures de compilations d’informations de toutes sortes ?

Hervé : Tu n’imagines même pas. C’est un travail énorme. D’autant plus que je réalise tout moi-même, de A à Z. Rédaction, mise en page, photos... Cela demande tout d’abord des sacrifices. Poser les cannes à pêche pour prendre en main l’appareil photo. Se déplacer sur de nombreuses rivières et lacs pour trouver les insectes que je présente. C’est une partie très compliquée, bien plus dur que de prendre une truite à la mouche. Les séances de macro-photo sont épuisantes et les insectes ne sont pas vraiment tous disposés à se laisser immortaliser. La partie texte demande également une grande réflexion. Comme pour les deux précédents tomes, je me devais d’expliquer le plus simplement les choses et ce n’est pas toujours évident. Pour finir sur ce chapitre, je peux te dire que de nombreux pêcheurs, lecteurs, ne se sont pas gênés pour me mettre encore plus la pression. Ils attendaient le troisième volume avec une impatience non dissimulée. Vu les compliments que j’avais pu recevoir, je me devais de produire un ouvrage dont la qualité était du même niveau que celle des précédents. C’est la raison pour laquelle il m’a fallu autant de temps pour arriver à réaliser ce dernier opus car je suis un peu perfectionniste et je souhaitais augmenter le niveau technique et qualitatif.

Nicolas : Ce livre est-il un complément des 2 premiers tomes ou est-il un ouvrage bien distinct ? D’ailleurs, est-il possible d’acquérir encore les deux premiers tomes ?

Hervé : C’est la suite logique des deux ouvrages précédents. La fin du second tome présentait les éphémères et les trichoptères, deux ordres d’insectes que tu connais bien. La première partie du Tome 3 est dans la continuité. Plécoptères, diptères, coléoptères, hémiptères, mécoptères, hyménoptères, odonates, orthoptères, mégaloptères, névroptères, lépidoptères et crustacés y sont présentés. En fait, une très grande partie des proies qui peuvent intéresser un jour où l’autre les poissons et plus particulièrement les salmonidés et les thymalidés.

La seconde partie est plutôt orientée vers la connaissance des milieux aquatiques, les différentes manières de les aborder et les techniques à employer. Par rapport aux deux premiers tomes, celui-ci est bien plus riche en textes, en croquis et en images.

Oui, il est encore possible d’acquérir les deux tomes précédents mais ils sont bientôt épuisés. Je te précise qu’ils ne seront pas réédités. Le prix du papier qui s’est envolé depuis quelques mois ainsi que l’obligation de faire un tirage minimum de 1000 exemplaires à chaque fois étant des freins impossibles à contourner.

Nicolas : Ton ouvrage s’adresse-t-il aux débutants ou est-il tout public et donc même pour les pêcheurs les plus confirmés ?

Hervé : Le niveau de pêche du lecteur n’a aucune importance. Du novice au confirmé, chacun trouvera dans cet ouvrage une mine considérable d’informations précieuses. Ces dernières seront très utiles à ceux qui parcourent de nombreux et divers milieux aquatiques.

Nicolas : Peux-tu nous donner les informations nécessaires afin de se procurer ton livre s’il te plait ?

Hervé : C’est très simple. Cet ouvrage peut s’acquérir via mon site internet. www.fildepeche.fr

Voici le lien direct pour accéder à cet ouvrage.

https://www.fildepeche.fr/catalogue/precommande-mes-carnets-de-peche-a-la-mouche-tome-3/

 

Nicolas : Merci Hervé de nous avoir présenter ton livre à qui je souhaite un immense succès.

Hervé : Merci Nicolas et au plaisir de partager un jour une sortie au bord de tes rivières pour y observer leurs belles zébrées.

dimanche 8 novembre 2020

Livre : La pêche du Brochet à la mouche présenté par son auteur.

Comment mieux parler d'un livre que son propre auteur ? La réponse est simple et c'est pourquoi j'ai contacté Jacky Roehrig pour qu'il nous présente son dernier ouvrage sur la pêche du brochet à la mouche. Son premier livre est une référence dans le domaine, nul doute que celui-ci le deviendra à son tour.

Nicolas : Bonjour Jacky. Je suis très heureux de te recevoir sur mon blog afin de parler de ton nouveau livre. Avant ça, et en particulier pour mes plus jeunes lecteurs, peux-tu nous faire une petite présentation s’il te plait ?

Jacky : Bonjour Nico, je suis aussi très heureux et honoré que tu m’accueilles sur ton blog dont je suis un visiteur assidu. J’ai 56 ans (« un vieux de la vieille » avec quelques décennies de pêche au compteur…), je vis dans les Vosges, non loin de la haute Moselle, et j’enseigne le français au lycée de Gérardmer. Voilà pour l’état-civil. Pour la pêche, je pratique principalement la mouche, avec deux techniques de prédilection : la nymphe à vue pour les truites et les ombres et, bien sûr, le brochet au streamer. Mais je ne dédaigne pas pour autant d’autres modes de pêche quand la mouche n’est plus de mise, j’aime par exemple rechercher le sandre au leurre souple. Je ne veux surtout pas me « confiner », m’interdire des plaisirs !

La passion de la mouche, doublée de celle de l’écriture, m’ont amené à collaborer à différents magazines de la presse halieutique. J’ai fait partie, en tant que vice-président, du comité d’organisation du Mondial mouche qui s’est déroulé en 2002 dans la montagne vosgienne. Un souvenir marquant pour tous ceux qui ont participé à l’événement…  Enfin, j’ai tâté un peu de la compétition dans le cadre des championnats de France rivière et réservoir. Mais je dois avouer que je n’ai pas l’âme d’un compétiteur. Je ne suis pas un forcené de la course aux titres car je recherche avant tout le plaisir dans la pêche et non la rentabilité à tout prix. Cette période m’a fait découvrir des rivières que je n’aurais j’aimais pêchées sans ce prétexte de la compétition et surtout m’a permis de faire de belles rencontres dont… la tienne !

L'auteur !

Nicolas : Pour que les choses soient claires, ce livre n’est pas une réédition de celui écrit il y a une vingtaine d’années et qui a eu un succès considérable ?

Jacky : Tu as raison de faire cette mise au point : ce livre n’est pas une simple réédition, mais un ouvrage complètement différent du précédent que j’avais écrit en collaboration avec Georges Paulin intitulé Le Brochet à la mouche, le grand jeu. Seul le premier chapitre, comme je l’indique dans la préface, reprend des éléments qui figuraient dans cette première édition car il est consacré à la biologie et aux mœurs du brochet, qui sont toujours les mêmes… Pour le reste, rien de commun : tous les autres chapitres ont été rédigés avec la volonté  de rendre compte de l’évolution de la pêche du brochet à la mouche depuis ces vingt dernières années. Je me suis efforcé de donner une vision globale et actuelle de cette pêche si passionnante, si riche en émotions. Enfin, je soulignerai une dernière différence avec le premier ouvrage : la richesse de l’illustration.

La couverture du livre.

Nicolas : Tu es considéré par un grand nombre de pêcheurs reconnus comme étant LE spécialiste de la pêche du brochet à la mouche. Raconte-nous un peu ton histoire avec ce poisson et pourquoi à la mouche alors ?

Jacky : C’est vrai que je passe un peu pour le « Monsieur Brochet à la mouche » parce que j’ai écrit le premier livre consacré à cette pêche en France et qu’il est devenu la référence en la matière. Mais le vrai initiateur de cette technique dans notre pays est le regretté Thierry Cloux à travers une remarquable série d’articles publiés dans Fly Tying Magazine. C’est d’ailleurs lui qui avait eu la gentillesse de préfacer mon premier livre. En fait, je n’ai été qu’un des précurseurs de cette technique : j’ai juste eu le mérite d’y croire un peu avant les autres…

Le brochet est pour moi une affaire de famille : je suis issu d’une lignée de pêcheurs de brochets. Dans mon enfance, j’ai accompagné mon grand-père et mon père qui, tous deux, ont été des traqueurs de brochets au vif sur les bords de la Meurthe. A l’époque, on le pêchait ainsi et c’est ainsi que j’ai débuté. Pour l’anecdote, j’ai été très « déçu » par ma première prise, quand j’ai vu pour la première fois mon flotteur s’enfoncer : au lieu du brochet escompté, j’ai capturé une lotte de 58 cm !

Adolescent, j’ai découvert la mouche qui est devenue mon mode de pêche favori et, dès lors, j’ai essayé de prendre au fouet tous les poissons qui étaient à ma portée, pas simplement les ombres et truites de mes rivières vosgiennes. Le brochet au streamer fit partie de ces challenges. Mes connaissances sur le poisson acquises dès ma jeunesse m’ont permis très vite de connaître le succès. Dès ma première sortie, j’ai eu la chance de voir un brochet fuser de son herbier pour s’emparer de mon streamer ! Ce fut comme une révélation : la vision de l’attaque, le surgissement du poisson m’ont marqué à jamais. Ce n’était certes pas un monstre, mais il m’a procuré des émotions inoubliables.

J’aime le brochet à la mouche pour de multiples raisons : la création de ses propres leurres, l’animation « manuelle » de la mouche pour créer l’illusion de vie… mais c’est surtout le côté visuel, spectaculaire de l’attaque qui me fait vibrer. C’est pour cela que j’affectionne surtout la pêche de surface ou la pêche des shallow waters.

Nicolas : 20 ans entre les 2 livres. Ta vision, voire tes connaissances ont forcément évolué. Pour les propriétaires du 1er ouvrage, ils vont retrouver ces évolutions dans ce 2ème livre de plus de 200 pages ?

Jacky : Bien sûr, au fil des ans, mon expérience et ma pratique se sont enrichies. Chaque partie de pêche apporte son lot d’enseignements et la prospection de nouveaux sites affine notre connaissance du comportement des poissons et fait progresser notre technique. Ce second livre profite évidemment de ces acquis personnels. Mais il reflète aussi le formidable développement de la pêche du brochet à la mouche dans certaines parties du monde, comme la Scandinavie. L’essor de la pêche du musky outre-Atlantique retentit également sur la pêche du brochet, avec, par exemple, la mise au point de très grands modèles de streamers.

En 20 ans, le matériel a considérablement évolué. On dispose de nos jours d’une véritable gamme de cannes spécifiques et de soies au profil adapté pour lancer les grands streamers à brochet. Dans le domaine du montage, la mise sur le marché d’une débauche de fibres synthétiques et d’accessoires divers (shanks, Wiggle Tails…)  a contribué à la conception de nouveaux types de leurres. Je rends compte de toutes ces innovations,  de toutes ces évolutions dans ce dernier livre.

Nicolas : Est-ce que ton livre est tout public ? Est-ce qu’un débutant, tout comme un pêcheur de brochet à la mouche aguerri, trouvera son bonheur à te lire ?

Jacky : C’est en tout cas mon vœu le plus cher ! Ce manuel de pêche s’adresse aussi bien aux débutants (car le brochet à la mouche recrute de plus en plus de nouveaux adeptes) qu’aux pêcheurs plus avancés techniquement. Les premiers y trouveront toutes les bases techniques et tactiques pour se mettre le pied à l’étrier. Les seconds y glaneront, je l’espère, çà et là des remarques et des conseils utiles pour améliorer leur pratique. Ce parti-pris de toucher un lectorat varié s’observe assez bien dans la partie montage où je propose à la fois des modèles à la portée de tous et d’autres qui requièrent un certain bagage technique.

Comme cela ne t’a échappé, je ne vise pas seulement les moucheurs exclusifs dans ce livre. Le chapitre 12 intitulé « A la mouche… sans canne à mouche ! » intéressera aussi les pêcheurs aux leurres.

Nicolas : Quels sont les sujets principaux que tu abordes dans ton ouvrage ?

Jacky : Le livre s’ouvre sur une partie consacrée à la connaissance du brochet. C’est la base ! Sans ces données sur son comportement, sur ses tenues au fil des saisons, il est difficile d’envisager une pêche efficace. C’est ce qui manque le plus à certains moucheurs qui désirent en découdre avec Esox. Comme je le dis dans le livre : pour le prendre, il faut d’abord le comprendre ! Ensuite, je passe en revue l’équipement nécessaire et les différentes stratégies de pêche qui reposent sur l’emploi des différents types de soies : intermédiaires, flottantes et plongeantes. Puis une série de chapitres sont consacrés au montage des streamers où je présente les outils et matériaux de montage et propose des fiches step by step qui illustrent l’emploi de ces différents matériaux. Au total, on trouvera 14 modèles de streamers. Enfin, le dernier chapitre offre un « pike tour » à travers le monde et présente les paradis à brochets dont nous rêvons tous…

Nicolas : Pour parler un plus de l’auteur, je te connais d’une époque lointaine où je t’ai toujours vu attraper des truites et des ombres. Vu les derniers étés que nos rivières ont subis, tu dois y passer de moins en moins de temps malheureusement.

Jacky : Si le brochet m’occupe beaucoup en ce moment, j’ai aussi pêché sans modération les truites et les ombres et tu sais ma passion pour la pêche en nymphe à vue. Hélas, le déclin rapide de nos rivières à truites et ombres m’ont détourné de cette pêche. En à peine 20 ans, ma rivière favorite, celle qui coule à 5 minutes de chez moi, la haute Moselle, est devenue un sinistre désert piscicole. Les causes sont multiples et connues : sécheresses à répétition, élévation de la température de l’eau, présence permanente des cormorans… Quand je pense aux pêches merveilleuses que j’ai pu y faire, je n’ai vraiment plus le cœur de la pêcher, je n’ai que du regret et de la rage… C’est pourquoi je délaisse depuis quelques années truites et ombres au profit du brochet.

Le temps heureux de la truite dans les Vosges.

Nicolas : Avant de te quitter, peux-tu nous dire où se procurer ton livre s’il te plait ?

Jacky : On peut se procurer le livre en le commandant auprès des éditions du Gerfaut (editionsdugerfaut.com) ou sur les sites qui en assurent la diffusion (Amazon, Fnac…). Pour ceux qui désirent un exemplaire dédicacé, ils peuvent s’adresser directement à moi par mail (jacky.roehrig@gmail.com). Je signale d’ailleurs aux lecteurs que je suis tout disposé à répondre à leurs questions par ce même truchement.

Dernier petit bec pris avant le confinement.

Nicolas : Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions Jacky. J’espère te recroiser un de ces jours. Cela sera un vrai plaisir !

Jacky : C’est moi qui te remercie Nico ! Je serais ravi de partager un moment de pêche avec toi : truite ou brochet, tu as le choix !

dimanche 6 septembre 2020

Bill François.

Je vous propose aujourd'hui une nouvelle interview. L'homme que je reçois est réellement passionant. Vous l'avez déjà peut-être vu à travers l'écran de votre téléviseur. Quoi qu'il en soit, je vous invite à le découvrir de ce pas. De nombreux sujets sont abordés et les réponses de Bill sont des plus intéressantes. Bonne lecture.

Nicolas : Bonjour Bill. Très heureux de te recevoir sur mon blog. Peux-tu débuter par une petite présentation s’il te plait.

Bill : Bonjour Nicolas.  J’ai 27 ans, dont plus de 20 ans de pêche! Je suis passionné par le monde aquatique. J’ai fait des études de Physique et biophysique à l’ENS, et travaille actuellement sur une thèse en hydrodynamique, sur les bancs de poissons, à Paris. Par ailleurs, mon autre monde est celui des mots ; j’interviens comme orateur humoriste dans des spectacles et conférences, et j’aime beaucoup écrire.

Mon invité !

Nicolas : La passion des poissons que tu as en toi depuis tout gamin (lu dans ton livre) t-a emmené jusqu’à tes études. Incroyable cette fascination sur la durée pour la vie aquatique. Tu l’expliques comment ?

Bill : C’est un mystère, mais je pense que ça vient du côté invisible du monde aquatique. C’est tout un univers parallèle qui nous est en grande partie caché par la surface de l’eau (sauf parfois avec un masque de plongée ou de très bonnes lunettes polarisantes …). Du coup, ce monde apporte chaque fois des découvertes nouvelles !

Ils craignent le froid les gens de la capitale ;-)

Nicolas : On peut être passionné de vie aquatique sans forcément être pêcheur. Ce n’est pas ton cas. Tu es devenu pêcheur assez jeune également ?

Bill : Oui, pour moi c’était naturel. La pêche apporte un lien très fort avec la nature. Quand on pêche, on n’est plus un simple visiteur étranger ; on a une place dans l’écosystème. On interagit avec la nature et donc on prend conscience du lien qui nous y relie. Et c’est un moyen formidable de découvrir, observer et comprendre le milieu aquatique.
J’ai commencé par chercher des petites bêtes dans les rochers au bord de la mer… et la soif de la découverte m’a poussé toujours plus loin. Ensuite, ça a été la canne au coup, puis le brochet… j’ai commencé la mouche en vacances aux USA, c’est un ami américain qui m’a appris. Une des rencontres qui m’ont le plus marqué. Car la pêche, c’est aussi une formidable aventure humaine de convivialité, de partage et de découverte, qui fait se nouer de belles amitiés.

Magnifique truite à la mouche.

Nicolas : Est-ce que tes connaissances scientifiques peuvent t’aiguiller sur tes décisions durant la pêche pour être plus efficace par exemple ? 

Bill : La science est utile pour pêcher, bien sûr. Bien connaître la biologie du poisson (ce qui peut se faire par la science comme par la simple observation) est très important.
Ou dans des domaines inattendus… par exemple la mécanique nous apprend beaucoup sur le réglage du frein dans les combats. La violence des touches peut augmenter considérablement l’effet du frein, à cause de l’inertie d’accélération. Si on règle son frein au peson il faut donc le faire en tirant brusquement, sinon on le sous-estime. Aussi, plus un moulinet se vide plus l’effet du frein augmente. Un moulinet à moitié vidé double la force du frein. A méditer pendant les combats …

Superbe bec en plein Paris !

Nicolas : J’ai cru comprendre que tu pratiquais toutes sortes de lieux en variant les techniques. C’est important pour toi de te diversifier ?

Bill : La diversité des espèces est une des choses que j’adore à la pêche. Pouvoir vivre des sensations aussi différentes qu’une touche d’ombre à la nymphe, un départ de thon au broumé, une chasse de perches en pleine ville ou des gobages de fario en haute montagne. Le fait de pouvoir explorer autant de biotopes et paysages différents, de créatures variées…  Cela ajoute à l’émerveillement face au spectacle de la nature, et aide à devenir un meilleur pêcheur. Mais je comprends aussi les gens qui se spécialisent dans une pêche précisément ; c’est une façon de vivre sa passion et une philosophie que j’admire.

Magnifique brochet.

Nicolas : On a tous des préférences. Alors dis-moi, eau salée ou eau douce ? Merci d’argumenter ta réponse, je suis curieux de connaitre tes raisons.

Bill : Ah non c’est trop dur comme question ! La mer, c’est la liberté et la grandeur ; l’eau douce, c’est le calme et la poésie. Comment choisir entre les deux ?  Il y a plus de variété de types de pêches en mer, et les poissons sont plus combatifs ; en eau douce on se sent plus absorbé par le milieu aquatique, et celui-ci semble plus familier. Bref, j’adore les deux.

Complètement absorbé.

Nicolas : Une technique préférée ? Un poisson que tu aimes rechercher plus qu’un autre ?

Bill : Je les aime tous, mais si je ne dois choisir qu’une pêche… ce serait, en eau douce, la pêche à la mouche des salmonidés (truite et surtout ombre), qui pour moi a beaucoup de pureté et de poésie. Et en mer, la pêche « au gros » des grands poissons pélagiques au large, surtout le thon, et le marlin au switch bait… j’adore le grand large, qui procure une sensation de liberté immense et apporte toujours son lot de découvertes (mammifères marins, tortues etc). On y fait à chaque fois des observations incroyables.
On a de la chance car en France, nous avons de merveilleuses rivières très variées pour la pêche à la mouche, et de beaux passages de thons pour la pêche au large.

En eau salée.

Nicolas : Pour tes études, tu es basé dans la capitale. Il y a un phénomène anti-pêche qui prend de plus en plus d’ampleur à Paris. Comment juges-tu leur influence sur le reste de la population ? Sont-ils dangereux pour toi à moyen ou long terme ?

Bill : C’est un phénomène marginal, monté par une association végan d’une centaine d’adhérents extrémistes, qui veulent aussi interdire les zoos, la dératisation (en donnant aux rats des contraceptifs !).  Mais ils sont soutenus par des lobbys puissants et médiatisés, et font beaucoup de désinformation. Du coup ils ont une mauvaise influence sur l’image de notre loisir. Mais quand je pêche à Paris je peux vous dire que l’immense majorité des passants sont positifs avec les pêcheurs, et très intrigués et curieux de découvrir ce loisir.

Originale comme photo !



Ce qui m’inquiète c’est la façon dont ces théories « antispécistes » sont amalgamées avec l’écologie. Alors que ça n’a rien à voir ! Les antispécistes ne défendent pas les milieux naturels, les espèces ni les écosystèmes. Par exemple, ils veulent interdire le nokill, car l’idée de risquer de stresser un poisson pour le loisir les choque. Tandis qu’ils ne disent rien contre les pompages sauvages, les barrages, la pollution, la surpêche commerciale ... qui sont eux de vrais problèmes écologiques (et qui font faire souffrir bien plus de poissons... mais bon, les anti pêche ne sont ni écologiques, ni même logiques !).

Évidemment, le gouvernement et les décideurs profitent de cette confusion. Ils font passer pour écologistes des mesures qui sont en fait animalistes, pour se donner une image écolo qui masque leur inaction face aux vrais problèmes écologiques (pollution, pesticides, surpêche, climat...).

C’est tout notre rapport à la nature qui est menacé par les idées végan extrémistes. Pour eux, la nature devrait être une sorte de sanctuaire intouchable dont l’homme serait exclu. C’est utopique et dangereux. Dans un pays comme la France, de multiples écosystèmes ont besoin de l’activité humaine. Et comment des citoyens pourront-ils protéger la faune sauvage si celle-ci est un ailleurs inaccessible, qu’on voit seulement à la télé ? Les sentinelles de la nature sont avant tout ceux qui la vivent.

Nicolas : Quelle réponse le monde de la pêche doit apporter à ces gens ? Doit-on d’ailleurs leur répondre ?

Bill : On ne doit pas trop réagir aux provocations de ces gens; c’est déjà trop donner de place à leur mouvement.

Par contre, il est fondamental que le monde de la pêche fasse mieux connaître son rôle écologique auprès du grand public. Aujourd’hui les associations de pêche sont les seuls responsables de la protection du milieu aquatique, que les pêcheurs financent et assurent eux mêmes directement. Il faudrait que cela soit mieux connu du grand public.

Si le sujet vous préoccupe, avec Numa Marengo, on a organisé sur la chaîne YT Numa Fishing une grande réflexion avec des philosophes, des sociologues, des scientifiques, pour établir quelle est la meilleure réponse et notre positionnement éthique par rapport à l’animalisme.

Superbe poisson.

Nicolas : Plus globalement et dans les grandes lignes, quel  est ton sentiment sur la gestion de la pêche en France, sur ce que fait (ou ne fait pas) notre Fédération Nationale ?

Bill : Le système de gestion de la pêche en France est assez bancal. L’état s’est démis de ses responsabilités de gestion du domaine public aquatique, en laissant les associations de pêcheurs faire tout le travail, gratuitement. C’est un peu comme si l’entretien des routes du pays était confié aux associations de cyclistes.

En parallèle, le code de l’environnement est rempli de lois archaïques, dont certaines datent de l’ancien régime et n’ont jamais évolué ! Beaucoup des mailles en vigueur aujourd’hui datent du roi Charles X, et certaines lois sur la pêche des migrateurs aux engins datent de Colbert ! On devrait pouvoir changer plus facilement des lois qui n’ont plus aucun sens aujourd’hui, comme l’interdiction de la pêche de nuit.

Ce genre d’absurdités existe aussi en mer, où des poissons comme la sériole, les marlins, ou les coryphènes n’ont pas de maille car ils n’étaient pas connus des bureaucrates du 19eme siècle… et rien n’a changé depuis !

Je suis donc émerveillé par la passion et le travail bénévole incroyable de nombreuses AAPPMA qui, malgré toutes les difficultés du système, gèrent brillamment leurs parcours.

Pour ce qui est de la fédération, je suis, disons... plus mitigé. Il faut reconnaître que leur tâche n’est pas facile : ils doivent concilier toutes les différences de culture, de générations ou de mentalités entre les pêcheurs... et se financer en vendant des cartes. Certaines de leurs politiques vont dans le bon sens : mettre l’accent sur le tourisme pêche, sur le lien entre les générations, sur les femmes et les jeunes à la pêche, sur le rôle écologique engagé des pêcheurs...

Mais ils ont encore trop de prises de position lamentables et passéistes. Par exemple, leur proposition de retarder la fermeture de la truite pour compenser le confinement et « amortir le permis » est d’une bêtise inqualifiable.

Leur communication « grand public » reflète bien la vision de la pêche de la Fédé... ils présentent la pêche comme un loisir populaire un peu « beauf », pour se détendre sur une chaise pliante avec une bière en attendant que la truite de bassine fasse couler le bouchon. Ils tentent de faire du populisme pour vendre des cartes. A mon avis c’est une grave erreur, car ils s’aliènent ainsi les pêcheurs les plus passionnés, modernes et influents, toute la nouvelle génération, qui ne se sent pas du tout représentée par cette vision de la pêche. Ce sont pourtant ces pêcheurs passionnés qui sont nos meilleurs ambassadeurs.

A chacun de faire le maximum pour faire bouger cette fédération dans le bon sens !

Du lourd.

Nicolas : Es-tu impliqué dans une structure pêche ? Penses-tu que c’est indissociable avec le fait d’être pêcheur ?

Bill : Ce qui est indissociable avec le fait d’être pêcheur, c’est pour moi l’engagement pour la protection du milieu aquatique. Cela peut se faire via des AAPPMA traditionnelles, mais aussi des associations locales ou internationales, comme la Team River Clean, L’ADRM, l’IGFA, Trout Unlimited, etc.
Je suis impliqué dans diverses structures, qui vont du CA de l’Union des pêcheurs de Paris aux programmes de marquage des thons de la Fédération de pêche de Monaco.

Quand on pêche en eau douce, s’engager dans son AAPPMA est à mon avis important. Si on n’essaye pas de changer le système, il n’est pas légitime de s’en plaindre. La bataille se joue avant tout sur le terrain. Cependant, s’investir dans une AAPPMA exige souvent des horaires incompatibles avec une activité professionnelle… et beaucoup d’AAPPMA sont par conséquent la chasse gardée de retraités qui ont du temps. C’est regrettable, car cela crée parfois un conflit de générations. Il est important de faciliter l’engagement dans les AAPPMA pour les jeunes actifs.

Ombre à la mouche.

Nicolas : Passionné par les poissons, par la pêche, mais aussi par les mots. Tu as remporté sur France2 le grand oral, un concours TV d’éloquence. Cette passion des mots t’es venue de quelle façon ?

Bill : C’est comme la pêche, ça me passionne depuis très longtemps. Je trouve que les mots sont un moyen génial de transmettre des émotions, des idées, par le rire et le divertissement. Et c’est aussi un matériau artistique, comme la peinture, la musique ou la photo. Grâce à des mots, on peut fixer la beauté de la nature et la partager avec d’autres. C’est une manière de célébrer la vie ! On ressent tous cette joie du partage lorsqu’on raconte nos histoires de pêche.

Cherchez France2, le grand oral, Bill François, vous trouverez sa prestation.

Nicolas : Quand on aime les mots, on aime écrire. Ton livre dont j’ai déjà fait le retour ici-même est un régal. As-tu d’autres projets du même genre ou bien dans un domaine assez proche ?

Bill : Oui, beaucoup de projets ! Un deuxième livre bien sûr, mais  aussi dans le domaine des documentaires, et  un spectacle humoristique sur scène quand les théâtres rouvriront dans de bonnes conditions !
Je suis aussi en pleine adaptation de mon livre dans plusieurs langues, et j’aimerais en créer aussi une version illustrée, adaptée pour les enfants.

J'ai adoré !

Nicolas : Revenons à la pêche. Je suppose que tu suis ici et là les actualités parfois bien moroses de certains cours d’eau. Comment vois-tu l’évolution de la pêche de loisir en eau douce dans notre pays ?

Bill : Les problèmes de sécheresse et d’eutrophisation sont dramatiques, sans parler des pollutions…
C’est une tendance générale de perte de la biodiversité qui est catastrophique.
Pour la pêche de loisir, je vois des évolutions qui me rendent plus optimiste. Le no-kill s’est généralisé. Beaucoup d’activités de guidage se développent sur des pêches nouvelles et spectaculaires ! Thons au lancer ou à la mouche, migrateurs, truites sauvages deviennent de plus en plus accessibles et font de notre pays une vraie destination halieutique. La pêche à la mouche se démocratise avec des poissons comme la carpe ou le chevesne qui sont un premier pas vers l’ombre ou la truite.  Beaucoup d’enfants se mettent à la pêche, en particulier dans les villes, où le streetfishing fait émerger une génération nouvelle. C’est frais et positif.
J’espère que cette évolution rendra les pêcheurs encore plus engagés pour protéger la ressource halieutique et les milieux aquatiques.

Bill touche vraiment à tout.

Nicolas : Es-tu déjà venu voir nos zébrées ? Si oui, qu’en as-tu pensé ?

Bill : J’ai eu la chance de découvrir les zébrées avec l’ami Nikola Mandic, sur l’Albarine et la Valserine. C’était un moment génial. Il m’a fait découvrir des parcours splendides et admirablement bien gérés. Les rivières de votre région sont un trésor, largement dignes des plus célèbres rivières du monde entier.
Je n’imaginais pas voir de telles densités de truites sauvages, sur des parcours aussi beaux, ailleurs que dans un rêve. Je n’imaginais pas non plus qu’elles seraient si difficiles ! J’ai appris beaucoup de choses en loupant beaucoup de poissons…  Même les ombres « bleus » sont extrêmement éduqués là-bas. Rien à voir avec mes habituels poissons de Normandie, ou de Haute Seine, qui sont pourtant déjà très méfiants. J’ai hâte d’avoir ma revanche sur ces truites fabuleuses et insaisissables.
J’ai aussi rencontré des zébrées un peu différentes, de souche niçoise, sur la Gordolasque, que m’a fait découvrir l’ami Alex Meyer, de Catch my fly. Des poissons d’altitude de toute beauté !

Une ambiance qui me parle.

Nicolas : Voyageur ? Tu es prêt à aller loin pour pêcher ? A faire des sacrifices pour découvrir d’autres contrées ?

Bill : Ah oui, dès que j’en ai l’occasion, je pars découvrir de nouveaux poissons. Que ce soit dans nos régions de France, ou à l’étranger. J’adore le Maroc, où la pêche du marlin blanc en switch and bait, à vue, est extraordinaire. Pour la truite, j’ai eu l’occasion de pêcher dans le Wyoming et le Montana, régions exceptionnelles. J’aimerais beaucoup découvrir les gros ombres des Balkans et de Scandinavie. Il y a tellement de voyages dont je  rêve…
Mais ce n’est pas nécessaire de partir loin pour faire des pêches exotiques. A quelques heures de train, on peut être tout complètement dépaysé par les chasses de thon du Delta du Rhône, ou les fario de torrent des Alpes !

Outch !

Nicolas : Merci d’avoir répondu à mes questions Bill. Au plaisir de te croiser au bord de l’eau. Beaucoup de bonheur pour la suite.

Bill : Merci à toi Nicolas, et bravo pour tout ce que tu fais pour la pêche à la mouche et pour nos rivières. J’espère qu’on se croisera bientôt au bord de l’eau !

lundi 3 août 2020

Livre : Éloquence de la sardine.

Je vous présente aujourd'hui un nouveau livre. Je viens de le terminer, c'est encore tout chaud dans mon esprit. Dans nos esprits devrais-je dire. Oui, nous avons lu ce livre à deux avec ma plus jeune fille durant nos vacances estivales qui viennent de se terminer.

À tour de rôle, nous avons lu et même dévoré les pages du livre de Bill François à voix haute. De temps à autre, nous nous arrêtions sur un paragraphe, une phrase ou même un mot. Soit pour en parler ensemble, soit parce que nous étions en train de rire ou encore par surprise d'apprendre tant de choses inconnues pour nous.

Bill François, ce nom vous dit peut-être quelque chose. Ce jeune homme rempli de talent a remporté l'an dernier la première édition du Grand Oral, émission de France 2. Je vous donne d'ailleurs rendez-vous en septembre pour mieux faire connaissance avec ce garçon lors d'une interview ici même. Car Bill est aussi pêcheur !

Revenons au livre, Éloquence de la sardine. Ce livre est édité chez Fayard, son prix est de 18 euros. Bill a réalisé lui-même les illustrations que vous découvrirez au fil des pages. Ce livre est un savant mélange de faits historiques, d’anecdotes personnelles, de faits scientifiques, d'humour et de même parfois de poésie. Vous pourrez apprendre par exemple que la perche soleil émet des sons en grinçant des dents ou bien encore que la maman poulpe ne vit pas assez longtemps pour voir sa progéniture naître. Mais aussi des histoires incroyables comme celle qui suit en vidéo.

Je vous recommande vivement ce livre. C'est la première fois que je fais la promotion d'un livre avec autant d’enthousiasme, c'est certainement par qu'il m'a donné beaucoup de plaisir. Un vrai régal à lire. C'est un chef-d’œuvre.

Merci Bill pour ce livre et à très bientôt sur ce blog. Pour commander, il suffit de cliquer sur le lien qui suit : Éloquence de la sardine.

dimanche 16 février 2020

Livre : Au milieu coulait une rivière.

Ce billet pour vous informer du tout nouveau livre de Vincent Lalu : Au milieu coulait une rivière.

Vincent a eu la gentillesse de me l'offrir et bien que la période m'impose un temps certain voir un certain temps de présence à l'étau, j'en ai débuté la lecture. C'est tout d'abord un très beau livre de 192 pages dont les propos sont illustrés par les très belles photographies de Sébastien Lamy dans un style black and white que j'adore.

Dans ses reportages, ses enquêtes, et ses éditoriaux, Vincent Lalu a tenu 25 années durant une chronique sans concessions de la lente dégradation des rivières et milieux aquatiques de France. La plupart des petits et grands épisodes de cette descente aux enfers ont trouvé place dans ce livre. Dont le propos est de montrer que les avertissements n’ont pas manqué, qui auraient du inspirer les politiques publiques. Sans résultat. 

À noter l'excellente préface de Jean-Christian Michel.

Pour vous procurez ce livre => Au milieu coulait une rivière.

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