Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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mercredi 18 juillet 2018

L'histoire d'un poisson merveilleux.

Cette histoire débute assez tôt en matinée vendredi dernier...

Depuis quelques jours, j'emmène ma grande fille tous les matins à la caserne des pompiers de Champagnole afin qu'elle y suive une formation. Ce fut donc le cas vendredi. Nous étions à la caserne autour des 7h15. Ayant quelques heures devant moi et comme parfois le matériel de pêche dans le coffre, j'ai voulu en profiter pour faire un parcours tout proche que je n'avais pas pratiqué depuis bien longtemps. La seule condition qui m'aurait empêché d'aller au bout de mon idée était de voir un parking trop rempli. Coup de chance, personne ! Le temps de passer le fil dans les anneaux et je pouvais me mettre en quête des zébrées sauvages. Le niveau de la rivière était extrêmement bas. Avant de faire quoi que ce soit, j'ai pris la température de l'eau. 16.5°c à cet endroit. Encore correct pour la pêche, mais déjà chaud malgré tout. Les jours qui arrivent seront cruciaux pour bon nombre de truites de la rivière d'Ain...C'est certain.

Quoi qu'il en soit, j'ai commencé à voir quelques truites assez vite. Les premiers postes pouvaient se pêcher qu'à l'arbalète. J'ai donc naturellement opté pour un gammare JFD. La reine des nymphes pour cette pratique. Parfois, lors d'une partie de pêche, tout tourne à l'envers, rien ne veut aller. Ce matin-là, j'ai eu l'impression contraire très rapidement. Le premier beau poisson actif repéré est passé trop vite devant moi. Il descendait la rivière. Pas eu le temps de tenter quoi que ce soit. J'ai quand même continué à le suivre du regard. Chose qui n'arrive quasiment jamais, il s'est retourné pour me revenir droit dessus. Il était même encore plus près de la berge. Si le facteur chance s'était arrêté là, il n'y aurait pas eu grand chose à dire finalement, mais non, cela a continué à me sourire. J'ai donc arbalèté mon gammare JFD devant la truite afin qu'il soit présent à son niveau et dans sa trajectoire. Pas de réaction du poisson, j'ai donc décidé d'animer ma bestiole. Dès le premier mouvement de la nymphe, la truite est venue dessus. Elle a légèrement changé de niveau en montant mais sans marquer d'arrêt à l'endroit où je pensais que ma nymphe évoluait. Je n'ai donc pas ferré. Erreur ! La truite a mis un coup de gueule sur le côté...Mais elle l'a en bouche ! Ferrage...Au bout ! Rhooo, ce poisson de raccroc ! J'ai tellement eu du retard dans mon ferrage que je pense sincèrement qu'elle s'est piquée toute seule. Je ne l'ai pas vu prendre, tout simplement.

La matinée ne pouvait pas mieux débuter. Quel beau poisson ! 

Enfin, je n'allais pas bouder non plus, d'autant plus que j'avais un combat à gérer. Et avec un poisson très puissant qui plus est. Vraiment pas mal de chance sur ce coup-là. Il en faut parfois. Après avoir remis mon poisson à l'eau, j'ai continué ma prospection. Je suis arrivé près d'un tout petit bief. Une truite tournait là. A l’œil, un poil plus petite que celle que je venais de prendre. Sur ce poisson, rien de spécial à raconter, il est venu prendre mon gammare comme s'il n'avait jamais rien vu. Presque trop simple, mais ça fait du bien de temps en temps. Et puis cela donnait encore plus de valeur à ma partie de pêche du jour car c'était un très joli poisson. En ces périodes d'étiage, faire pêche n'est jamais facile.

Poisson plus fin, mais bien en forme.

Le soleil était un peu plus haut dans le ciel, et je me suis souvenu qu'il y avait un radier sympa un peu plus en amont que je pratiquais beaucoup étant plus jeune à l'étiage. J'avais le souvenir de truites qui venaient en bordure de courant pour se nourrir. Et vous savez, chez les truites, les générations passent, mais les bons postes restent. Effectivement, mon radier était toujours là et comme par magie, j'ai de suite vu deux belles truites qui faisaient un circuit en bordure de la veine principale. Comme si après toutes ces années, rien n'avait changé. Elles étaient très visibles, encore plus avec le soleil qui montait très vite au fil des minutes qui passaient. J'ai pu me mettre en position sans rentrer dans l'eau tout en étant à l'aise pour fouetter. Les deux truites passaient devant moi par séquences à environ 10 mètres. Il me paraissait évident que le JFD n'était pas adapté pour ce coup-là. Peu d'eau et un courant quasiment nul très vite le long du radier. J'ai regardé mon accroche mouche, et allez savoir pourquoi, j'ai pris de ma main droite une énorme tête orange. J'avais ça ici car j'en avais monté quelques unes pour notre sortie à Veirières avec mon fils. Elle n'avait bien entendu par servie depuis. Pourquoi j'ai pris ça, je n'en sais encore rien aujourd'hui. Je l'ai senti, j'ai pensé qu'il fallait cette bestiole par rapport à la situation. Et pourtant, une sacrée bestiole, montée sur un TMC3769 en 8. Pas vraiment une nymphe d'étiage. Non plombée bien entendu. Tête orange en soie floss vernis et non avec une bille. Le reste en faisan. D'ailleurs, elle était bien malade, le faisan avait souffert des dents des grosses arc-en-ciel de Veirières.

Je me suis décidé à suivre le plus gros de deux poissons. Il fallait attendre la meilleure opportunité pour poser la nymphe sur son circuit. La meilleure lumière. Avec ces petites vaguelettes, j'estimais cette truite à un bon 45. Me suis bien planté ! Après deux petits tours sous les vagues, cette truite a remonté le radier dans la partie calme tout en cherchant sa pitance sur les galets du fond de la rivière. C'est à ce moment que j'ai décidé d'étendre ma soie afin de poser ma nymphe hameçon de 8 sur l'eau. Que cet instant qui est très court dure longtemps au final. Ce moment où l'on est en attente de l'immersion totale de la nymphe, où la truite se rapproche...Très légère animation, la truite a réagi de suite en accélérant en direction de mon imitation. Un arrêt du poisson suivi d'un ferrage appuyé grâce à un fil de pointe encore épais pour la saison ! Elle était à moi ! A la première tension du fil, la truite est retournée dans la veine centrale du radier. Tout est relatif avec ce niveau très bas, mais disons qu'elle a très bien utilisé le peu de courant qu'il y avait. Un vrai beau combat avec pas mal d'indécision. C'était vraiment sympa.

Quelle caboche !

Et que dire de la beauté de ce poisson merveilleux lorsque je l'ai vu glisser dans mon épuisette. Un présent de la rivière. Un trésor comme elle seule peut m'offrir. Ce poisson a tout pour lui. Après trois photos rapides dans l'eau, j'ai redonné à la rivière le cadeau qu'elle venait de me faire. Cette truite lui appartenait, comme toutes les autres. Comment peut-on tuer un tel poisson...Comment aujourd'hui, en 2018, lorsque l'on connait le taux de mortalité annuelle lié aux pollutions et au réchauffement, comment peut-on autoriser les pêcheurs à tuer ces poissons sauvages qui sont les derniers réprésentants de cette rivière d'Ain...Comment est-ce possible !?!?!?!

Collector la photo ! ;-)

jeudi 12 juillet 2018

Ho ! Une éclosion d’A4…

...Cette phrase résume à elle seule mon niveau en entomologie !

Avec mon copain Denis, c’est ainsi que l’on parle des mouches de façon générale une fois au bord de l’eau. Pour ma part, la raison en est simple, c’est que je n’ai aucune connaissance scientifique sur les insectes dont se nourrissent nos truites et nos ombres (mon copain Denis non plus d’ailleurs, on s’entend très bien là-dessus).

Cela ne m’a jamais intéressé à vrai dire. Autant j’aime passer du temps à les observer au fond de l’eau, à la surface, dans le ciel ou encore sur la végétation qui borde la rivière, autant ce qu’il y a d’écrit sur ces bestioles dans les livres me passe au-dessus de la tête. Je vais faire bondir pas mal de monde, mais c’est la vérité. C'est comme cela depuis toujours. Je parle de perles, de grandes rouge, de grise à corps jaune, d'olive, de tape-cul, de mouche de mai, etc...Dans tous les cas, je ne connais rien de plus sur ces bestioles.

Je n’écris pas ces quelques lignes pour provoquer les amoureux de cette science des insectes, mais bien au contraire pour rassurer certains de mes lecteurs qui pourraient être dans mon cas. Le fait d’être totalement ignorant dans le domaine ne vous empêchera pas d’atteindre un bon voir un très bon niveau à la pêche ou encore de monter des mouches qui prennent du poisson. De cela, j’en suis certain. Je le vis depuis mes débuts. C'est surtout en ce sens que j'ai mis en ligne cet article.

A la question, est-ce que cela peut vous apporter un plus ? J’ai bien évidemment du mal à vous répondre n’étant pas concerné. Je pense que oui sans en être certain, mais si je me réfère à mon cas personnel, je doute que des connaissances entomologiques m’aient apporté un plus en terme d’efficacité dans mes montage de mouche. Mais finalement, je ne le saurais jamais.

Bien entendu, tout dépend de la philosophie qui nous accompagne dans notre vie de pêcheur à la mouche. Depuis toujours, j’ai utilisé des mouches et des nymphes d’ensembles. Je crois réellement en ce mode de fonctionnement. Je ne crois pas en l’imitatif parfait. Je tiens cela d’André Terrier certainement. Bien qu’à mon avis, j’en suis encore plus éloigné que lui à l’époque.

Se passionner pour l’entomologie vous aidera en ce point précis, imiter plus précisément les insectes que vous trouverez sur ou sous l’eau. Connaitre chaque stade de chaque espèce d’éphémère pour mieux représenter leurs teintes, leurs formes, les reflets, les nuances…Et bien sûr croire que cela peut faire la différence. C’est là que ça bloque pour moi, car je n’y crois pas en cette différence…J’ai tellement d’exemples en tête qui me font penser le contraire. A lire les personnes qui se passionne du domaine, cela doit être un plaisir pour le monteur de prendre un poisson gobeur ou pas avec une imitation parfaite. En ayant compris sur quel type de mouche et à quel stade la truite s’en nourrissait, lui présenter la bestiole qui se rapproche au plus près du réel, tout en connaissant son histoire.

De mon côté, et même si j’ai fait dix ans de compétition à haut niveau, je ne pratique pas aujourd’hui assez de rivières différentes pour être affirmatif de façon globale sur le sujet. Mais chez moi, sincèrement, et pour avoir eu un grand nombre d’expériences qui me le prouvent, l’imitation à nettement moins d’importance que la façon dont on la présente au poisson, et de très loin. A la pêche, je ne regarde même pas ce qu’il y a sur l’eau pour choisir mon imitation…Alors parfois, oui, cela ne fonctionne pas, c’est vrai. Mais avec quelques ruses, je m’en sors à chaque fois ou presque.

Encore dimanche dernier, où je voyais cette truite entre deux eaux. Elle montait régulièrement en surface pour gober. J’ai retiré ma nymphe pour mettre une sèche. La première qui s’est présentée à moi sur mon accroche-mouches était un segde en cdc et collerette en lièvre. Le tout sur hameçon de 14. De toute évidence, la truite n’était pas là-dessus (je n’ai pas vu voler de tape-cul de la matinée), d’ailleurs, je n’en avais aucune idée. C’est tout sauf ma priorité lorsque je pêche. Après trois passages, la truite gobait toujours sans avoir pris ma mouche qu’elle était pourtant venue voir une fois. Soit ! J'étais prêt à lui passer une nymphe du coup. Un autre gobage plus bas. Je laisse dériver et pan, le poisson prend ma mouche. Un gros ombre. Je le relâche très vite un peu gêné de l’avoir embêté et en regardant ma mouche, je me suis dis qu’elle était parfaite maintenant. Bien mouillée. Un nouveau passage sans fouetter sur ma truite tentée auparavant, le sedge sous la surface et la truite le prend cette fois-ci. Je n’ai pas vu un sedge de ma partie de pêche. Alors bien entendu, ça reste une mouche passe-partout, donc ça peut le faire dans bien des conditions. Mais voilà, c’est ma philosophie, je pêche comme ça. Et si la truite n'avait pas voulu de mon sedge plus bas dans la pellicule, je l'aurais fait en nymphe.

Je pourrais vous raconter aussi cette manche rivière en 1ère division où je pêchais un cours d’eau avec un courant régulier de petits radiers. J’avais fait une quinzaine de truites avec une grosse mouche de mai. Je n’avais pas mis ça parce que j’en avais vu, mais juste que j’avais jugé que la pêche serait plus efficace à grande distance et donc que je serais plus à l’aise avec une grosse mouche pour bien la voir. Et quelle ne fut pas ma surprise au retour quand les organisateurs m’ont appris après discussion qu’il n’y avait jamais eu de mouche de mai sur cette rivière…Comme mes clients qui prennent des truites en Nouvelle-Zélande avec des gammares alors qu’il n’y en a pas…

Pareil pour les nymphes, je prends des poissons à longueur d’année avec des gammares et bien souvent, les poissons pris ne s’en nourrissent pas. J’ai 3-4 bestioles différentes et ça passe sans souci sur la saison. Et pourtant, j’imagine que les truites se nourrissent d’une variété bien plus importante de larve sur une année…

Bref, ce n’est pas encore demain que je vais monter des 4 ailes où que je vais chercher la plume de coq aux reflets qui se rapprocherait de telle ou telle mouche. Non, je monte rustique et je pêche simple sans me disperser dans ce domaine. Je préfère me casser la tête pour tout ce qui est connaissance des mœurs de la truite, son comportement alimentaire selon les périodes de l’année, ses réactions face aux évènements quels qu’ils soient, ses déplacements selon les températures et les niveaux, etc…Tous ces paramètres qui me font connaitre au mieux « ma proie » pour mieux la leurrer en anticipant ses faits et gestes.

Tout cela pour dire que si comme moi l'entomologie vous passe au-dessus de la tête, ce n'est pas forcément un frein à votre progression à la pêche. ne vous inquiétez pas ;-)

dimanche 8 juillet 2018

Un geste essentiel...

Petite vidéo d'un geste essentiel pour au moins freiner le déclin des populations de truites sauvages de nos rivières jurassienne. Truites capturées lors du week-end dernier.

Un geste essentiel. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

mercredi 4 juillet 2018

Pollueur-payeur, mon cul oui !

Une fois n'est pas coutume, je suis grossier et je l'assume ! Je suis en colère ce matin, comme je l'étais la semaine dernière lorsque j'ai appris le résultat de l'audience concernant l'affaire de la lagune de Crotenay après presque 2 ans de procédure.

Relaxe, prescription, rien, que dalle...Que cela soit pour la STEP de Montigny ou pour la lagune de notre village, Véolia, la communauté de communes et les autres protagonistes s'en sortent blanchis...Ce monde est merveilleux n'est-ce pas ?

Article du jour (source : Le Progrès)

Ces deux systèmes d'épurations ont fait des milliers de victimes entre les poissons et la micro-faune...Notre justice me fait gerber...Sincèrement. Je n'ai pas les mots pour définir ma colère...

Il est évident qu'il n'y a rien à attendre de ce côté là. L'avenir est bien sombre mes amis et je me demande encore pourquoi je perds mon temps dans le milieu associatif...

Même plus envie d'écrire...

lundi 2 juillet 2018

Entre chaud et froid...

Par ces fortes chaleurs, les secteurs où l'on trouve de l'eau froide deviennent rares. De l'eau plus fraîche devrais-je dire. Pour ma part, je me donne une limite haute vers les 17.5°c. Je mesure l'eau à chaque partie de pêche à cette époque, je n'ai donc aucune surprise. Le no-kill n'excuse pas tout, loin de là. Si j'estime qu'un poisson aura ses chances de survie compromises à cause de la température de l'eau, je m’abstiens ou je change de secteur en allant très souvent plus en amont. Ou même parfois en faisant des infidélités à ma rivière pour trouver une rivière avec de meilleures conditions. D'ailleurs, si des professionnels passent par là, est-ce que je suis dans le vrai ou pas du tout avec ma limite que je me suis fixé ? Merci de m'éclairer ainsi que mes lecteurs.

Pourtant, que c'est compliqué de la délaisser...

Il est tout de même possible de pêcher. Il y a des rivières qui souffrent moins de cette chaleur et des secteurs sur l'Ain aussi. Il faut monter un peu. Alors oui, cela va concentrer les pêcheurs aux mêmes endroits...

De mon côté, j'ai pêché 2 parcours différents dans le week-end. Des parties de pêche courtes car je crains énormément la chaleur...Sale temps pour les gros comme on dit !

La pêche devient technique et pour moi passionnante. Les truites sont incroyablement rusées et difficiles à tromper. On ne les trouve pas actives aux mêmes postes qu'il y a quelques semaines, il faut donc s'adapter. Allonger les pointes pour les pêches à longues dérives.

Je prends de moins en moins de très belles truites. La faute à mon envie de pêcher. Ce que j'aime à la pêche, c'est fouetter, faire dériver et ferrer ! Pour cela, je ne peux pas me permettre de bloquer sur un poisson, ou d'en éviter de certaines tailles pour des plus gros. Non, cela me passe au-dessus de la tête. Si une truite de 25-30 nymphe devant moi, je la tente direct. On ne se refait pas.

Par contre, je ne photographie que les truites qui passent les 40-45 cm, elles sont beaucoup plus calmes. Ce n'est pas pour montrer que les plus belles, mais les plus petits poissons gigotent dans tous le sens et de mon point de vue, on les abîme plus qu'autre chose. J'évite.

Quelques truites du week-end.

Selon où je suis positionné, j'essaie de ne pas sortir le poisson de l'eau pour la photo.

Super combattante.

Parfois, je trouve des moyens de m'amuser en me fixant un objectif rigolo. Comme hier matin où je me suis obligé à mettre une nymphe et ne pas en changer. J'ai opté pour une petite vautour tête dorée sur H18 TMC2488. Une nymphe que je n'utilise plus. Elle a été pourtant ma compagne préférée bien des saisons à l'époque d'André Terrier. Et bien elle n'a rien perdu de son pouvoir attractif ! J'ai pris 7-8 poissons dans la matinée grâce à elle. Un régal.

Si la pêche est toujours possible sur les secteurs plus frais, elle est compromise d'après moi sur les secteurs avals de la rivière d'Ain à partir de Crotenay inclus. Dimanche, après ma partie de pêche, j'ai fait sans canne une partie de notre parcours et son aval. J'ai pris trois points de mesures différents. A chaque fois autour des 18 degrés voir au-delà des 18.5°c. La température commence à être vraiment élevée sur ce linéaire. Et je pense que le truites auront besoin de toutes leurs forces pour les jours qui viennent. Car même si des orages sont annoncés, les températures de l'air vont redevenir chaudes très rapidement derrière.

J'ai d'ailleurs eu des soupçons sur la dégradation des conditions il y a déjà une semaine. Des poissons vus sur froidière et des poissons trouvés morts dont cette belle truite.

Trouvée sur le parcours de Crotenay.

J'ai décidé de ne plus pêcher le linéaire pour le coup. Ce qui ne m'empêche pas d'y aller faire un tour comme ce dimanche pour voir et constater.

J'ai de nouveau trouver 2 poissons morts. Une estimée entre 65 et 70cm et une autre autour des 50cm. J'espère juste que ces poissons ne sont pas morts à la suite d'un ultime combat et/ou d'une séquence photo trop longue. Cela serait tellement triste.

Après, aucune loi n'empêche les gens de pêcher, c'est simplement une question d'éthique personnelle. C'est donc à vous de juger ce qui est bon ou pas pour les survivantes...

vendredi 29 juin 2018

Vidéo de montage de mouche : A Veccio par Anthony.

Je vous présente aujourd'hui une nouvelle vidéo réalisée par mon ami Anthony. Il s'agit d'un montage de mouche sèche en chevreuil. Une vraie belle mouche de pêche

Je vous laisse en compagnie d'Anthony et du toujours du son corse...

Veccio from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

dimanche 24 juin 2018

Vous la reconnaissez ?

Non ? Si, souvenez-vous ! Il y a quelques jours, j'ai fait un article qui avait pour thème les blessures de truites. J'avais deux interrogations. La provenance de ces blessures et la cicatrisation potentielle de celles-ci. Comme on est jamais mieux servi que par soi-même, j'ai de nouveau capturé cette truite que j'ai photographié. Bon, je lui ai aussi promis de ne plus l'embêter cette saison en la remettant à l'eau. Mais regardez bien :

Comparez avec la première photo, la plaie est cicatrisée.

Je n'ai pas de réponse affirmative sur la cause de cette blessure, mais je sais aussi aujourd'hui que ma truite s'en est sortie. Et ça m'a fait drôlement plaisir de voir ça. Sa plaie s'est très bien refermée et pourtant, elle était conséquente. Ce n'était pas évident en imaginant tous les poisons qui sont présents dans l'eau. Va falloir maintenant qu'elle se méfie un peu plus des nymphes quand même, je la trouve un peu tendre cette demoiselle.

Pour sa défense, j'étais ce jour-là en plein test d'une imitation sur laquelle je travaille depuis 2 ans. Cela fait quelques sorties où je m'oblige à pêcher uniquement avec en pensant avoir atteint le but que je m'étais fixé. Rien de révolutionnaire dans le montage et le choix des matériaux, bien au contraire. Mon cahier des charges était très simple. Je deviens de plus en plus fainéant à la pêche, changer de nymphe devient une corvée. Il me fallait une imitation passe-partout en apparence, taille et poids. Je suis bien conscient qu'un seule imitation ne peut faire face à toutes les situations rencontrées à la pêche, mais le but était de s'en rapprocher avec une rivière ayant des niveaux pour pêcher à vue. Et je crois avoir atteint l'objectif fixé. J'ai débuté mes recherches sur un profil d'hameçon, une référence, une taille unique, un poids unique. Puis sur les volumes, la teinte, etc...

Sur cette sortie de jeudi matin où j'ai pris ma rescapée, je tente 5 truites différentes en 2 petites heures, 4 sont venues prendre ma nymphe sans sourciller, une autre l'a refusé (ça m'a travaillé toute la nuit suivante d'ailleurs). Tout ça sur un parcours où la pression de pêche est très grande. C'est une satisfaction. Comme vendredi matin avant la grande bise où la seule truite tentée avec a pris également assez facilement mais là sur un parcours moins pêché.

L'important c'est que tous ces poissons ont été pris sur des profils de rivière différents. Radier, gravière, dans peu d'eau, etc... C'est ça qui est à noter, la polyvalence de la bestiole selon les coups pêchés. Si je peux passer l'été sans changer d'imitation, ça m'ira très bien. A suivre donc...

jeudi 21 juin 2018

Comme quoi c'est possible...

Quand on parle pollution de nos rivières, le monde agricole est très souvent pointé du doigt. A juste titre ou pas, il y a des choses qui sur le terrain ne trompent pas en tous les cas.

Depuis que je pêche, j’ai vu la diversité de la flore s’éteindre petit à petit dans les champs et autres pâtures que je dois traverser pour me rendre à la rivière. Cela je ne l’invente pas, je ne l’écrit pas pour embêter un tel ou un tel, c’est un fait. Tout le monde peut et doit s'en rendre compte. Certaines parcelles n’ont plus une seule fleur sur des hectares, plus rien…Plus de fleurs, plus d’insectes. Plus d’insectes, plus de faune…En particuliers les oiseaux. On en arrive à un point où quand je tombe sur une parcelle fleurie, je reste là en extase, en pleine admiration « du normal ». C’est quand même fou non ?

Un pré fleuri en bord de rivière d'Ain, une rareté !

Arriver à s’étonner d’une situation qui devrait être commune. On touche le fond ou pas loin. Encore une fois, je ne mets pas au pilori les agriculteurs, mais quand je tombe sur ce genre de vidéo avec un mec de la profession qui possède un discours identique, je me dis que l’espoir faire vivre…

dimanche 17 juin 2018

N'ayons pas la mémoire courte...

Nous vivons un printemps compliqué pour la pêche, en tous les cas pour la pêche à la mouche. Les précipitations abondantes gonflent régulièrement la rivière d'Ain et ses affluents. Après tout, tant mieux. La nature peut ainsi se refaire une santé après des moments difficiles de basses eaux. D'ailleurs, l'état des nappes souterraines au 1er juin le démontre bien. Cela va mieux.

Est-ce-que nous sommes sortis d'affaire pour autant ? Rien n'est certain, d'où le titre de ce billet. Année 2016, c'est plutôt récent non ? Nous avions eu le même type de printemps avec 1210 mm de pluie sur les 6 premiers mois de l'année, soit un cumul excédentaire à la normale. Le 2ème cumul le plus élevé depuis 1945 d'ailleurs. Je vous donne ces chiffres par rapport à la région où je vis.

Rien qu'au mois de Juin 2016, des pluies tous les jours sauf le 04 et ce jusqu'au 21 juin. 155mm du 10 au 20 Juin, rien que ça ! Je dirais donc que les sols étaient encore plus saturés d'eau qu'aujourd'hui.

2016, souvenez-vous...La pêche avait été fermée par anticipation dans le département du Jura suite à une sécheresse très sévère ! Oui, car après le 21 Juin, nous sommes tombés sur trois mois chauds et secs. Si le mois de juillet n'a pas été exceptionnel, Août 2016 n'a vu que 4 jours de pluie. Et surtout, 10 jours à plus de 30°c. Quand on sait qu'il faisait encore plus de 32 degrés le 13 septembre 2016, on peut se rendre compte de l'état de la rivière après ce triste été pour elle.

Ce billet n'a rien de pessimiste hein, il n'y a aucune raison pour que l'été 2018 soit un bis répétita, mais que les choses soient claires, rien n'est fait à ce jour pour que la rivière passe sereinement les prochains mois.

Sources : Cartes nappes, données météo.

mercredi 13 juin 2018

Une sortie symbolique.

Les meilleures sorties de pêche sont parfois celles qui ne sont pas prévues. Dimanche dernier, c'était un grand jour pour toute la famille, en particulier pour Thibaut. Il fêtait ses 18 ans. La majorité, ce n'est pas rien dans une vie. L'emploi du temps de la journée était déjà bien rempli, mais il restait 2 petites heures à condition de zapper le repas du midi. Les rivières jurassiennes n'étaient pas en ordre, mais en cherchant bien...

On a donc décidé de casser la croûte avec Thibaut vers 11 heures le matin pour partir dans la foulée. Il fallait rentrer assez tôt dans l'après-midi pour fêter ce bel anniversaire en famille. Cette année, nous avons très peu pêché ensemble, et cela m'a fait d'autant plus plaisir, qui plus est ce jour-là.

Nous avons fait un parcours où j'emmenais Thibaut alors qu'il n'avait que 6 ans...Lui même ne s'en souviens pas. Les truites n'étaient pas actives du tout. Finalement, nous en avons repéré une belle sous un tas de bois. J'ai eu la chance de pouvoir la tenter en premier, mais je n'ai pas su la prendre. Thibaut, lui, n'a pas laissé passer l'occasion de marquer d'une belle truite ce jour bien particulier.

Un très joli poisson pour la rivière. Pris avec une cuivre, du grand classique. Ce n'était pas gagné d'avance et pour le coup, cette truite nous a rendu sincèrement heureux. En fin de partie de pêche, j'ai pu de nouveau tenter un autre joli poisson que j'ai pris avec un maximum de réussite. Il en faut parfois.

Il était temps pour nous de rejoindre le domicile familial afin de manger quelques pâtisseries réalisées par le cousin, boulanger pâtissier en Arbois.

Vous êtes quelques uns à suivre les aventures et l'évolution de Thibaut depuis son plus jeune âge. Elle est bien loin l'époque des bottes jaunes.

Que de temps passé à ses côtés pour mon plus grand plaisir durant toutes ces années. Que de progrès réalisés. Mais surtout, il gardera de cet apprentissage, l'amour et le besoin de se retrouver régulièrement en pleine nature. Que le bonheur n'est pas forcément matériel, mais qu'un simple moment passé sur les bords d'une rivière peut faire un bien fou.

Bon anniversaire mon fils.

vendredi 8 juin 2018

Retour sur la pollution de l'Ain datant de 2010.

Je souhaitais faire un retour par le biais de ce billet sur la grosse mortalité datant de 2010 sur la haute rivière d'Ain et plus particulièrement sur le parcours public en aval de Pont-du-Navoy.

Pour mémoire, dès juillet 2010, les pêcheurs (les seules sentinelles des rivières finalement) avaient donné l'alerte suite à des observations de poissons mort sur la rivière d'Ain. Fin aôut, un arrêté avait été mis en place pour interdire la pêche du barrage de Blye à l'amont de station d'épuration de Montigny. Interdiction de pêche renouvellée pour toute la saison 2011.

A l'époque, on parlait de cyanobactéries et d'autres causes possibles. Mais beaucoup, dont les pêcheurs, pointaient du doigt la STEP de Montigny et sa gestion calamiteuse par Véolia, encore eux !

En novembre 2010, la fédération de pêche du Jura ainsi que les deux AAPPMA touchées décidèrent de porter plainte contre X. Novembre 2010, vous avez bien lu !

Le mardi 29 Mai 2018, soit presque 8 ans plus tard, le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier convoquait 4 prévénus sur cette affaire. (Source le Progrès du 30/05)

  • 1er prévenu : Jura Terroir. Les activités de l’entreprise de Pont-du-Navoy étaient marquées par des eaux usées très fortes en phosphore, à cause d’un outil de préconcentration de sérum.
  • Second prévenu : La communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura, propriétaire de la STEP de Montigny-sur-l’Ain. L’intercommunalité n’aurait pas anticipé l’augmentation d’activité du site.
  • Troisième prévenu : Véolia qui assure la gestion du site. Le géant de la gestion de l’eau aurait arrêté son traitement ferreux sur le site de Montigny-sur-l’Ain sans prévenir ses partenaires. 
  • Quatrième et dernier prévenu : le salarié de la station d’épuration. Cet homme, qui pilotait le site, avait un regard privilégié sur le niveau de production des boues, mais pas de maîtrise sur les eaux qui arrivaient la station.

Selon le ministère public, il y a un lien entre le rejet et la pollution. La forte teneur en phosphore a entraîné une prolifération de cyanobactéries dans la rivière d’Ain, qui ont eu un impact sur la santé physiologique des poissons. La forte mortalité de salmonidés dans ce secteur, constatée entre 2010 et 2011 par les pêcheurs, en serait la conséquence. Le parquet a poursuivi les quatre acteurs pour rejet de substance nuisible dans une rivière, infraction prévue au code de l’environnement. Des peines d’amende ont été requises, notamment 15 000 euros dont 10 000 euros avec sursis à l’encontre de l’intercommunalité et 20 000 euros d’amende pour Véolia. L’entreprise est désignée comme le premier responsable de cette pollution dont le préjudice dépasse les 200 000 euros, selon la fédération de pêche du Jura. Le tribunal correctionnel rendra son délibéré le mardi 3 juillet.

Voilà pour le retour "journalistique". Véolia et la communauté de communes sont une fois de plus bien impliquées. Le phosphore avait été désigné très tôt. Jura terroir (le chalet du comté à Pont-du-Navoy) avait déjà des autorisations au-delà des limites acceptables par la communauté de communes pour leur rejet. Et malgré cela, ils les ont encore dépassés. Cela a engendré des quantités de boue que Véolia ne pouvait plus gérer. Véolia a fini par ne plus traiter le phosphore !! Rien que ça ! Manque de bol, il restait des truites dans la rivière et quelques passionnés pour les voir crever !

Mais bordel, personne n'a de gosses ou une perpective d'avenir chez Véolia et/ou les politiques qui donnent des autorisations au-delà des limites sans connaitre les effets que cela va avoir sur la faune et la flore ? Sincèrement, je n'arrive pas à comprendre. C'est votre passion de tout foutre en l'air notre environnement proche ? Et dire que le département du Jura mise sur le côté nature, ses lacs et ses cascades pour le tourisme...Non mais sans rire...Vous vous fouttez du monde ?

C'est une destruction de rivière préméditée, tout simplement. Honte à vous messieurs !

mercredi 6 juin 2018

Exposition : Ain, rivière vivante.

Un court billet pour vous informer d'une exposition qui se tiendra jusqu'au 20 juin à la maison des cascades au lieu-dit Val Dessus à Ménétrux-en-Joux dans notre beau Jura.

Le thème vous parlera bien entendu, puisqu'il s'agit de l'Ain, rivière vivante, notre bien commun, aujourd'hui et demain.

Pour les horaires d'ouverture, c'est les mêmes que ceux de la maison des cascades, voir ici => Maison des cascades.

dimanche 3 juin 2018

Vidéo de montage de mouche : A Gobba par Anthony.

Je vous présente ce soir une nouvelle vidéo réalisée par mon ami Anthony. Il s'agit d'un montage de nymphe avec une façon de faire bien particulière.

Je vous laisse en compagnie d'Anthony et du son corse...

A Gobba (la bossue) from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

mercredi 30 mai 2018

Avis aux spécialistes, merci pour vos réponses.

Quand on me parle des problèmes de qualité d’eau, de mortalités et autres maux qui touchent nos rivières bien aimées, je réponds souvent à mes interlocuteurs que je suis qu’un simple pêcheur et que je ne fais que rapporter mes nombreuses observations. Étant à la rivière plusieurs fois par semaine toute l’année, c’est le minimum que je puisse faire. Par contre, il me manque parfois des explications à mes dires, qui plus est scientifiques si ce n’est celles des techniciens de notre fédération.

Ne pas avoir de réponse à de nombreuses questions est frustrant.  

J’ai une fois de plus une interrogation et je profite de la fréquentation de ce blog pour lancer un appel à des personnes compétentes dans le domaine pour éclaircir ma lanterne sur un point très précis.

Depuis environ trois ans, les pêcheurs trouvent régulièrement et ce tous les printemps des truites et des ombres mycosés sur la haute rivière d’Ain. C’est un fait. Parfois ces poissons sont morts mais d’autres sont encore en vie.

Ces derniers jours, j’ai capturé deux poissons avec des cicatrices sur le haut de la tête. Les photos sont à voir ci-dessous. Et bien évidemment, je me suis posé des questions. J’ai sincèrement envie de comprendre.

Est-ce qu’il est possible que ces deux truites soient d’anciens poissons touchés par les mycoses et qu’ils s’en soient sortis ?

Ces deux truites ont été prises alors qu’elles se nourrissaient. Elles étaient en pleine forme vu la façon dont elles se sont défendues.

Je ne vois pas ce que peuvent être ces cicatrices autrement. Donc si vous avez des idées, pour confirmer ou non mon avis, merci beaucoup de prendre le temps de laisser un commentaire à la suite de cet article pour m’en faire profiter ainsi que mes lecteurs.

Une seule plaie assez profonde et encore "saignante"

Plusieurs plaies à un stade différent si c'est la même chose.

vendredi 25 mai 2018

Waders, cuissardes, même résultat !

La pêche est avant toutes choses une façon de se distraire, de s’évader. Tout le contraire d’un sujet sérieux finalement. C’est à ce jour mon seul but lorsque je vais au bord de l’eau, loin de tout objectif de résultat, profiter du moment présent quoi qu’il se passe et apprécier de simplement pouvoir être au bord de l’eau aussi souvent que je le souhaite.

Prendre du poisson reste un plaisir immense, mais c’est devenu de moins en moins important.  Profiter du moment présent en étant en contemplation au bord d’une rivière suffit à mon bonheur.

Cela conditionne naturellement ma façon de pêcher.

A une époque pas si lointaine, j’étais capable de reprendre la voiture 3 ou 4 fois durant une partie de pêche pour changer de secteur afin de trouver des poissons actifs coûte que coûte. Cette envie de prendre une truite était la plus forte. Il fallait que je fasse plier le carbone. Ce n’est plus le cas maintenant. Il m’arrive régulièrement de pêcher en pratiquant un très faible linéaire sur les mêmes périodes qu’avant. Je suis plus observateur, je vais aller un peu plus loin dans la connaissance des coups à pêcher pour mieux les comprendre sans me prendre la tête à courir de partout.

Il se trouve que souvent, et même très souvent, on voit à peu de chose près le même nombre de poissons que lorsque l’on pêche plus vite à faire des kilomètres le long des berges de rivière. Cela me va très bien.  

C’est un peu ce qu’il s’est passé il y a quelques semaines et que j’ai fait découvrir à deux amis qui passaient par-là. Mon choix s’était porté sur une pêche d’affût et de patience. Le niveau de la rivière était optimum pour pêcher en nymphe à vue. La lumière médiocre par contre. Il y a de toutes façons toujours un paramètre en vrac. Si ce n’est pas la lumière, c’est le vent, la médiocre activité des truites ou les canoës, toujours un truc qui ne plait pas au pêcheur.

Je connais depuis de nombreuses années une zone de la rivière où les truites viennent chercher leur nourriture au cœur du printemps. Il n’y a pas de caches sur cette gravière, aucun caillou plus gros que l’autre. Les poissons sont visibles de très loin. Le pêcheur aussi d’ailleurs, car la berge est nue de toute végétation. La plupart des pêcheurs passent là debout en regardant s’ils ne voient pas un poisson au loin. C’est à mon avis une mauvaise approche pour ce coup bien particulier. De mon côté, je m’éloigne de la berge dès que la végétation disparait. Je reviens alors vers la rivière à quatre pattes perpendiculairement à celle-ci. Une fois près de l’eau, je reste assis là sans bouger.  Il suffit alors de patienter et de bien observer car les truites peuvent venir aussi bien de l’aval que de l’amont. Bien entendu, il faut pêcher ce coup à certaines saisons et horaires, ce n’est pas la fête tous les jours, loin de là. L’horaire, c’est surtout pour avoir une bonne visibilité. Selon la position du soleil, cela peut-être un vrai miroir.  

Ce jour-là, et malgré le fait que la lumière était loin d’être top (ciel voilé), je voyais de temps en temps des truites croiser au large, à environ 10 ou 12 mètres de la berge. Parfois en plein milieu de rivière. La profondeur et le courant ne sont pas conséquents. Le secret ici est très simple, il faut une combinaison grande pointe et nymphe non plombée. Ces deux paramètres vont permettre d’augmenter la distance de dérive. Lorsqu’une truite apparait et qu’elle arrive à distance de lancer, il faut alors poser loin devant elle et laisser la nymphe dériver sans l’animer. On est sur des poissons qui mangent, qui sont là uniquement pour ça. Les nymphes sont repérées par les poissons très vite, aucun besoin de les animer. Après, les imitations ne sont pas prises à tous les coups, cela serait trop beau. Quand ce n’est pas le cas, j’arrive à comprendre assez vite que cela vient de moi. Rarement de la nymphe, même jamais à mon avis. J’ai pu le vérifier plusieurs fois. Il m’arrive de faire des expériences comme sur cette partie de pêche. J’ai pris trois truites avec trois nymphes différentes en aspect, mais en poids identique (Le poids des nymphes, c’est la base de tout). Je l’ai fait volontairement pour me rassurer sur certains points. Une nymphe cuivre, une tête orange et une nymphe de tricho. Les trois poissons attaqués ont pris en dérive inerte. Une grande pointe permet de se rapprocher de la dérive d’une larve naturelle sans toutefois y arriver. Mais peut suffire à tromper dame fario.

Au premier poisson, et une fois ferré, il a fallu que je me laisse glisser dans l’eau pour le combattre afin de l’empêcher de s’engouffrer dans les racines de saule en amont de moi contre la berge et surtout pour l’épuiser dans les meilleures conditions.

Le fond de la rivière était marneux. Je n’étais pas préparé à ça, je pensais atterrir sur un sol dur. Du coup, une fois en contact j’ai bien enfoncé dans le sol au point que mes cuissardes allaient être trop courtes par rapport au niveau de l’eau. Premier remplissage de la saison. Il fallait bien que ça arrive, une saison entièrement au sec n’est pas envisageable pour tout pêcheur qui se respecte. Ce n’est pas pour ça que j’ai changé de coin ou stoppé ma pêche, cela fait parti du jeu justement. Quand mes deux mis m’ont rejoins et sont venus se mettre à mes côtés pour observer mon manège avec les truites, je leur ai expliqué ma mésaventure. C’est là qu’un autre poisson est arrivé de l’aval. Comme le précédent, il a pris ma nymphe en pleine dérive sans l’animer. Au ferrage, j’ai regardé les copains en leur disant : ben pas le choix, faut que je remplisse de nouveau.

Au final, rien de dangereux, juste un peu frais et désagréable. Le plus compliqué dans tout ça c’est la réaction de madame lorsqu’elle trouve dans le linge sale les habits et chaussettes bien mouillés. Mais je pense que vous connaissez tous ça. De mon côté, j’insiste, c’est une marque de fabrique !

Je pourrais mettre les waders de façon systématique mais si je pense que la pêche se fera exclusivement à vue, j’évite. Je suis plus à l’aise en cuissardes. Si dans le cas contraire je pense qu’il peut y avoir des gobages, là, je mets le waders.

Cela ne garantie pas de rentrer au sec malgré tout ! Preuve en est sur une journée de pêche vécue il y a quelques jours. Les conditions étaient cette fois-ci totalement différentes. La rivière était légèrement mâchée faute aux orages de la veille, le niveau un poil plus haut. Je me suis retrouvé au bord de l’eau avec mon ami de toujours, le plus fidèle, le parrain de mon fils.

Quand je suis arrivé, Denis avait déjà pris une truite. Par contre, il avait vu un seul et unique gobage. Qu’à cela ne tienne, nous allions passer un peu de temps ensemble. Nous sommes allés faire les coins sûrs. Pas un rond, rien. Pourtant, il y avait des insectes, aussi bien dans le ciel que sur l’eau, mais pas un seul poisson actif.

Ajouter à cela quelques canoës et le compte était bon. Pas simple ce début de saison pour la pêche en sèche. Alors oui, j’aurais pu faire quelques courants au fil, ou une descente en noyées, mais pas l’envie. C’était l’heure de partir pour Denis, on s’est donc séparé. Je suis allé voir un autre coin, sans résultat. Il commençait à être tard. Les mouches étaient toujours présentes, ce qui me rendait perplexe. Des mouches comme rarement et aucune activité, une rivière vide de poisson.

Je suis donc revenu sur mes pas, j’ai de nouveau marqué un temps d’arrêt sur une fin de plat où j’ai déjà pris bon nombre de truites.

Alors que plus rien ne laissait présager un changement lors de cette après-midi de pêche où je n’avais pas encore fouetté, il me sembla voir un gobage un peu en aval le long d’un bois mort. Sans trop de conviction, je suis rentré dans l’eau pour me positionner. Une fois en place, de nouveau un gobage, c’était bien un poisson ! Le premier que j’allais tenter en sèche de la saison ! Il aura fallu attendre le moi de Mai.

A la première présentation, le poisson a pris ma mouche. Après quelques secondes à se débattre, il s’est décroché. Quand ça ne veut pas aller…

Comme j’étais dans l’eau, j’ai peigné un peu les plus beaux postes devant moi. Comme les deux côtés de ce petit caillou dont le sommet avait bien de la peine à percer la surface de l’eau. Je ne pêche jamais l’eau en sèche d’habitude, il fallait vraiment ne pas savoir quoi faire. J’avais surtout envie de fouetter un peu après ces heures à observer le néant. Bien m’en a prit, car le long du caillou, une truite a intercepté mon émergente de mouche de mai montée sur hameçon de 12. Ma première truite en sèche de la saison. Une trentaine de centimètres mais une belle émotion. Au moment où j’ai remis ce poisson à l’eau, un autre gobage, tout contre la racine en face. Cette rivière me surprendra toujours, cela faisait des heures que tout était mort. Et là, je ne savais plus où donner de la tête.

J’ai eu quelques difficultés à bien présenter ma mouche car le courant était bien plus lent le long de la racine. J’ai blousé la truite en lui posant direct dessus, elle a pris ma mouche à son contact avec l’eau. Un bon 40 pour celle-ci et un joli combat dans la veine centrale.

A trois mètres en amont, un autre gros gobage que j’ai calé par maladresse et précipitation. Même après tant d’années et donc d’expérience, j’arrive à faire des erreurs grossières. C’est ainsi.

Le coup était épuisé. Je suis donc sorti de l’eau à la hâte pour me rendre sur un autre coup où j’étais certain de voir des beaux poissons attablés. C’est toujours le cas quand elles se décident enfin à prendre les mouches de mai. Bon, elles ont mis le temps, mais ça y est, alors que j’avais la rivière pour moi seul, les truites étaient en pleine activité sur ces grosses mouches.

Arrivé sur les lieux, j’ai repris mon souffle. Oui, dès que je cours, ça part en vrille ! Au deux tiers de la rivière, il y avait deux nez qui transperçaient la surface de l’eau sans arrêt. Les deux poissons étaient derrière un gros bloc et deux mètres l’un derrière l’autre dans le même axe face au courant. Un coup facile, c’est certain. Les truites gobaient vraiment franchement et à intervalles très réguliers. Le genre de scènes que l’on rencontre une ou deux fois dans la saison. Voilà, c’était pour moi ce soir-là.

J’ai vite déchanté lorsque j’ai voulu m’approcher pour être à bonne distance. La rivière était en train de monter en fait et je suis vite arriver aux limites de mes waders. Trop loin pour atteindre les poissons. J’étais comme un gosse devant un glacier sans un sou en poche. Puis je me suis vite dis qu’on avait qu’une vie. Le niveau était haut, certes, mais le courant pas très fort. Je ne risquais pas grand-chose si ce n’est d’être bien trempé. J’ai passé le passage plus profond quand même en sentant l’eau rentrer dans mes waders. Une flotte à 12.5°c, ça réveille.  J’ai pu me caler là où je l’avais imaginé mais ma position était bien inconfortable. J’avais quasiment les coudes dans l’eau. Pas grave, les truites gobaient et elles étaient enfin à porté de mouche !

J’ai posé 50 centimètres en amont de la truite qui se tenait le plus en aval du caillou. A peine ma mouche s’est mise à dériver qu’elle a disparu dans la gueule du poisson. Pendu ! Chandelle ! Oula, c’est beau ! La truite au bout, moi qui prenait l’eau et qui commençait à en avoir pas mal dans les waders, un peu la panique quoi. En même temps que je maitrisais cette furie, je faisais marche arrière pour me rapprocher de la berge. J’y suis arrivé non sans mal. Le poisson était merveilleux. Le troisième à l’épuisette en moins de 30 minutes. Tout ce beau monde avec une belle mouche de mai du genre ATE numéro 8 et une avec une SL-mai. Les grandes imitations ne meurent jamais.

Après avoir admiré ce poisson et lui avoir rendu sa liberté, j’ai de nouveau levé la tête. Oui, le deuxième poisson gobait toujours et pas qu’un peu. Vite, la rivière monte, je n’allais pas pouvoir passer encore longtemps.

Avant d’y retourner, j’ai tenté de faire partir un peu de flotte de mes waders histoire de m’alléger. Il m’a fallu faire quelques efforts supplémentaires pour rejoindre ma position d’attaque. Le truc, c’est que le dernier poisson gobait un peu plus en amont que le premier et que je ne pouvais faire autrement que de poser mon bas de ligne directement sur le gros caillou pour lui présenter la mouche, ce que j’ai fait. Comme la première, gloups direct ! Malheureusement pour moi, au ferrage, la belle s’est réfugiée à la vitesse de l’éclair sous le gros bloc sans que je ne puisse rien faire. Dans des conditions normales, j’aurais pu me déplacer et la déloger, mais dans des conditions normales, elle n’aurait certainement pas gobé de façon si innocente. Bref, un joli poisson de perdu, c’est le jeu.

J’ai repris un peu l’eau pour rejoindre la berge. J’en avais assez. De plus, l’intensité des gobages avait disparu aussi vite qu’elle était apparut.

Je suis rentré vraiment heureux d’avoir vécu ces quelques minutes de frénésie alimentaire. Quel plaisir, qui plus est lorsque cela se passe en surface. C’est devenu tellement rare.

Un dernier mot pour les plus jeunes qui liront ce récit jusqu’à la fin, attention quand même à ne pas prendre des risques inconsidérés. J’étais là sûr de moi. Une gravière que je connais depuis plus de 30 ans, je savais où je mettais les pieds et j’ai fait tout ça avec un débit vraiment très faible. Aucune chance de sentir rouler les galets sous mes pieds comme cela peut-être le cas quand le courant pousse plus fort. Je ne suis pas passé loin au moins une ou deux fois dans ma vie de pêcheur, donc attention à vous.

lundi 21 mai 2018

EDF tue la Basse rivière d'Ain, les pêcheurs portent plainte.

Une fois encore, EDF tue les habitants de la basse rivière d'Ain. Une fois encore, c'est les pêcheurs qui s'en préoccupent et seulement eux. A tel point que les trois grosses associations de la BRA ainsi que la fédération de pêche du 01 ont porté plainte. J'ai demandé à un de ces bénévoles de répondre à mes questions pour vous aider à comprendre ce qu'il se passe sur cette rivière fantastique.

Nicolas : Plainte a été déposée contre EDF par plusieurs associations de pêche de la basse rivière d’Ain. Quels sont les évènements qui ont déclenché cette procédure ?

Association : Effectivement les 3 associations (PPVA, PLA et AUPRA) qui gèrent la BRA et la FDAAPPMA 01 ont déposé des plaintes en 2017 contre X pour destruction d’habitat d’espèces protégées. Cette procédure fait suite aux nombreuses constatations d’échouages de juvéniles de salmonidés. Ce phénomène arrive quand les barrages ferment brutalement leurs vannes. L’eau de la rivière baisse trop rapidement et les poissons n’ont pas le temps de regagner le lit de la rivière. Ils finissent morts échoués sur la berge. Toute la faune de la rivière subit les conséquences de ces éclusées, les invertébrés paient eux aussi un très lourd tribu.

Ces plaintes ont eu le mérite de faire bouger l'Etat et de faire entendre un peu plus fort la voix des pêcheurs. Malgré les améliorations obtenues, les pêcheurs ont prévenu que les mesures proposées pour 2018 ne seraient pas suffisantes pour éviter la mort des juvéniles de salmonidés. Comme on pouvait malheureusement s'y attendre, en 2018 les AAPPMA ont de nouveau constaté de grosses mortalités. Elles ont décidé de re-porter plainte en 2018, malgré le résultat incertain des procédures de 2017. À ce jour nous savons que le Procureur de la République de l'Ain a commandé une enquête aux services de l'AFB. En 2017 l'AFB a réalisé un travail colossal pour tenter de répertorier toutes les mortalités observées. N'ayant pas de nouvelle de la procédure, la FDAAPPMA 01 a envoyé un courrier de relance auprès du Procureur de la République début 2018. A notre connaissance nous n'avons toujours pas de réponse, mais il semblerait que nos plaintes aient été classées sans suite.



Nicolas : D’un œil extérieur, on pouvait penser que le dialogue était instauré entre les pêcheurs et EDF. Que des accords étaient actés. Ce n’est pas le cas ? EDF ne respecte pas sa parole ?

Association : On va essayer de résumer au maximum, mais c'est une longue histoire. Depuis plus de 30 ans des discussions sont en place avec l'Etat (DDT, DREAL, ONEMA, Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse), EDF, le syndicat de rivière (SBVA) et les pêcheurs. Une première convention frayère avait été signée dans les années 90. Les mesures de cette convention étaient simples, mais on pouvait constater une certaine efficacité. Ces actions étaient loin d'être suffisantes, mais utiles à la survie de la rivière.

Puis dans les années 2010, EDF a brutalement dénoncé cette convention au motif qu'elle était trop coûteuse et restrictive. Les pêcheurs sont alors montés au créneau pour obtenir une nouvelle convention plus ambitieuse et surtout réellement efficace. En parallèle l'AFB (ONEMA à l'époque) consciente des problèmes sur la basse rivière d'Ain, a mené des campagnes de suivis des frayères et des échouages/piégeages. En 2013 cette agence sort un dossier complet sur l'impact de l'hydroélectricité et surtout tout un panel de mesures pour améliorer le fonctionnement des barrages. À partir de là, l'Etat et EDF ne pouvaient plus dire que les barrages et leur gestion catastrophique n'avaient pas un lourd impact sur la faune. Les pêcheurs se sont alors appuyés sur ce rapport et ses préconisations pour négocier une nouvelle convention.

Au milieu des années 2010 la convention salmonidés voit le jour, un comité de pilotage (COPIL) et un comité technique (COTECH) sont créés. Ces comités sont pilotés par la DREAL Rhône-Alpes Auvergne et la DDT 01. Les participants à ces comités sont la DREAL, les DDT 01 et 39, l'AFB, l'Agence de l'eau, le syndicat de la basse rivière d'Ain, des scientifiques (dont Henri Persat), EDF, un bureau d'études (ECOTEC), la FDAAPPMA 01 et les 3 AAPPMA de la BRA. Lors des COTECH d'autres intervenants ou utilisateurs de la rivière peuvent être sollicités (Micro-centrales, Agriculteurs, filiales spécifiques d'EDF...). Le but de ces comités est de faire un état des lieux de la situation et de trouver des solutions en vue d'améliorer le fonctionnement des ouvrages. EDF joue la montre et demande des études d'études, avec différents scientifiques qui travaillent pour eux à l'appui. Le but de leur démarche est de prouver aux membres des comités que la disparition des salmonidés est de cause multifactorielle, afin de se dédouaner de leur responsabilité. Certes l'hydroélectricité n'est pas le seul facteur qui dégrade la rivière. Mais l'anéantissement de la reproduction des poissons et des invertébrés est bien le fruit d'une mauvaise gestion des ouvrages hydroélectriques de la rivière d'Ain, c'est le gros point noir de la BRA.

Depuis cette nouvelle convention, quelques mesures bénéfiques ont été mises en place, mais on est encore loin du compte. En plus EDF vient régulièrement renégocier les miettes que nous avons si chèrement obtenues. C'est pour cela qu'en 2016 la FDAAPPMA 01 a dénoncé son partenariat avec EDF et que les AAPPMA ont menacé d'engager des procédures judiciaires. Suite à ces événements les AAPPMA ont pris des dispositions en vue de mener des actions judiciaires et de communication.

Nicolas : Qu’attendent les associations de cette plainte ? Qu’est-ce que réellement cela peut apporter ? Pensez-vous arriver un jour à mettre en place avec tous les acteurs un système viable pour la rivière et ses habitants ?

Association : Nous ne sommes pas dupes, on ne compte pas gagner au pénal face à une entreprise comme EDF qui gère des ouvrages appartenant à l'Etat. Mais nous avons bon espoir d'obtenir des mesures efficaces, afin de permettre aux poissons de se reproduire dans des conditions acceptables. Sur d'autres rivières (Dordogne, Doubs...) les pêcheurs ont su faire bouger les lignes et ils ont obtenu des résultats concrets. Nous avons donc contacté les personnes qui ont menées ces actions, afin de comprendre comment ils ont réussi à faire bouger les lignes.

Pendant des années les AAPPMA de la BRA ne se sont pas entendues, ce qui a fait le jeu des fossoyeurs de la rivière. Depuis quelques années les pêcheurs ont compris que pour sauver la rivière, il fallait être soudés coûte que coûte.

Nous effectuons ce travail bénévolement et aux dépens de notre temps de pêche. Si nous ne pensions pas avoir nos chances de faire bouger les choses, nous ne mènerions pas ce combat. Nous sommes lucides, cela fait des dizaines d'années que ça dure, on ne va pas résoudre l'équation en un claquement de doigt. La basse rivière d'Ain a encore un potentiel magnifique, certes elle est malmenée, mais en jouant sur les bons leviers, on a espoir de retrouver un paradis pour la pêche et de transmettre ce patrimoine aux générations à venir.

Nicolas : Un message pour les pêcheurs qui liront ce billet et qui souhaiteraient vous soutenir. Par quel moyen peuvent-ils le faire ?

Association : Le plus simple est de nous suivre sur les réseaux sociaux, de partager nos publications sur ce sujet. Il faut dénoncer cette pseudo énergie qu'on nous vend comme verte et qui fait des ravages sur beaucoup de rivières. Avec nos actions de communication (réseaux sociaux, journaux, télévision), on se rend compte que beaucoup de gens n'avaient pas connaissance du problème; même certains pêcheurs ne se rendaient pas compte du désastre qui a lieu sur les rivières où l'hydroélectricité dicte sa loi. C'est la pression auprès de nos élus qui fera bouger les choses. L'Etat n'aime pas voir en une du journal local qu'une entreprise qui gère ses ouvrages est attaquée en justice pour destruction d'habitat d'espèces protégées. Nos élus locaux commencent à se sentir concernés par ce problème, car leurs administrés leurs en parlent régulièrement.

Là où nous sommes pour le moment très déçus, c'est sur le positionnement des élus du syndicat de rivière local (SR3A), on ne peut pas dire que la démarche des pêcheurs soit très soutenue, espérons que ça change rapidement.

Nicolas : Merci beaucoup pour tous ces éclaircissements. J'espère très sincèrement que vous arriverez à faire bouger les choses. J'ai une pensée pour tous ces bénévoles que vous êtes (Alex, Niko, Marco pour ceux que je connais un peu mieux) qui donnent de leur temps au-delà de ce que peuvent imaginer les gens. Merci pour ça, vous êtes des exemples.

Facebook AAPPMA PLA

Facebook PPVA

Facebook AUPRA

mercredi 16 mai 2018

Informations, expositions à thème sur l'eau.

Un court billet pour vous informer sur des journées à thème qui peuvent vous intéresser et qui se passent près de chez nous.

En premier lieu, à noter dans vos agendas le samedi 2 juin. Voici ci-dessous les affiches de l'évènement.

Et puis je pensais vous annoncer une exposition sur la rivière d'Ain à Champagnole, mais la ville a annulé au dernier moment malheureusement. Le travail du CPIE du haut Jura sera donc visible si j'en crois la presse du 31 ami au 20 juin à la maison des cascades à Ménétrux-en-Joux.

A noter également cette journée organisée par l'association des amis de la rivière d'Ain.

dimanche 13 mai 2018

Vidéo de montage de mouche : A Peliccione par Anthony.

Après quelques mois d'absence, mon ami Anthony s'est remis aux fiches de montage, en vidéo cette fois-ci. Cela va vous permettre de rentrer dans l'univers de mon ami corse.

Anthony est la seule personne extérieure à participer aux publications de ce blog. C'est mon ami et nous partageons de nombreuses valeurs vis à vis de nos régions natales respectives, la famille, la pêche...

De plus, Anthony utilise des imitations assez différentes des miennes pour ses rivières, ce qui vous permets de découvrir un autre univers.

Pour monter a peliccione (ne me demandez pas ce que cela veut dire ;-) ) , il vous faut :

•TMC 2488 n°16 ou 14.

•Soie 8/0 marron.

•Chevreuil marron.

•Z-lon marron.

•Dubbing SLF roux.

•Foam 2mm beige.

A Peliccione. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

jeudi 10 mai 2018

Dates et horaires de diffusions de Seasons Hebdo Jura.

Ce court billet pour vous informer que la première diffusion du Seasons Hebdo auquel nous avons participé mon fils et moi aura lieu demain, le vendredi 11 mai à 19h45.

Cela va nous rappeler de très bons souvenirs.

Pour les rediffusions, je vous laisse découvrir les dates et horaires donnés par la chaîne.

Et si toutefois vous n'êtes pas abonné, vous pouvez dans le pire des cas visualiser la bande-annonce.

mardi 8 mai 2018

Il y a 11 ans...

...Ce même 8 mai, je mettais en ligne mon premier billet sur ce blog. Il y en a eu 1300 depuis. Merci à tous mes lecteurs pour leur fidélité. Si ce n'est pas encore fait, vous pouvez laisser vos impressions sur le livre d'or de ce blog => Livre d'or.

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