Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière,la Hte rivière d'Ain.
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mercredi 22 mars 2017

Vidéo Fédération de Pêche du Jura pour le Rise Festival 2017

Le Rise Festival (Projection de films de pêche à la mouche) s'est déroulé le vendredi 10 mars au cinéma "Les Trois Républiques" à Champagnole. Ce fut une belle soirée en cette veille d'ouverture de pêche à laquelle ont participé les pêcheurs locaux et quelques pêcheurs touristes venus de départements voisins et de Suisse.
À l'initiative de la Fédération Départementale de Pêche du Jura, qui sponsorise le festival dans notre département, cette manifestation a été l'occasion d'évoquer publiquement les actions, le travail, et les attentes des différents organismes régionaux (administrations, tourisme, bénévoles et salariés de notre fédération...), qui œuvrent en faveur de la qualité des milieux aquatiques.
La projection de différents films tournés à travers le monde a rempli les yeux de chacun des pêcheurs présents, l'utilisation de drones pour des prises de vues aériennes apportant un côté magique aux images. Rendez-vous est pris pour 2018...
Pour les personnes qui n'ont pas assisté à ce festival, nous vous proposons de visionner le clip vidéo présenté par la Fédération de Pêche du Jura à cette occasion.

Vidéo Fédération de Pêche du Jura pour le Rise Festival 2017. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

lundi 20 mars 2017

Les stocks d'eau ne sont pas illimités.

Voilà une vidéo très bien faite pour comprendre que nos stocks d'eau ne sont pas illimités. Que nous devons tous faire des efforts afin de limiter notre impact.

samedi 18 mars 2017

Pétition pour l'effacement du barrage du Theusseret (25)

Le barrage du Theusseret est un mur infranchissable pour toutes espèces de poissons. Situé sur le Doubs en amont de Goumois, il fait l'objet d'une étude en vue de son effacement possible.

Cela est indispensable de l'effacer afin de rétablir une continuité écologique sur ce linéaire du Doubs. Cette pétition est à l'initiative de SOS Loue et rivière comtoises, Pronatura Jura, FNE Doubs, Anper TOS, la fédération de pêche du Doubs et l'AAPPMA de la Franco-Suisse.

Je vous invite donc :

• A signer cette pétition.

•A la partager sur tous vos réseaux.

•A la faire connaitre par tous les moyens aux personnes qui vous entourent.

Pour signer la pétition, cliquez sur le lien suivant => Pétition pour l'effacement du Theusseret.

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jeudi 16 mars 2017

Une ouverture pleine de soleil

Les jours qui précèdent la date de l’ouverture de la pêche à la truite n’ont pas eu la même saveur cette année. Les évènements de la dernière saison dans le Jura sont encore bien présents dans mon esprit. J’ai cette appréhension qui pointe le bout de son nez à l’idée de découvrir au jour le jour des linéaires bien trop vide à mon goût. Je ne me fais pas trop d’illusion. C’est finalement ce qui gâche un peu ce qui devrait être un jour de fête uniquement.

De plus, la rivière était très haute samedi dernier. Depuis plusieurs années déjà, je prends du plaisir uniquement à pêcher à vue, donc l’ouverture se fera sans canne pour moi. Je ne me plains pas hein, je suis tellement heureux de voir une rivière pleine d’eau ! Heureusement, mon fils est bien motivé lui. Il est mon guide, mon envie de continuer ce que je fais depuis tant d’années. Sans lui, sans sa passion pour la pêche et les truites sauvages, rien ne serait pareil aujourd’hui. Du coup, il me redonne de l’énergie sans même s’en rendre compte. Il est mon équilibre avec comme conséquence l’envie toujours présente de prendre du plaisir, de capturer des truites et de partager avec lui d’innombrables parties de pêche.

Les préparations ont été rapides pour le coup cette année. Le plus long a été de trouver des saucisses pour le casse-croûte de l’ouverture finalement. La boucherie du village étant fermée définitivement :-( . Une veille d’ouverture bien loin de celles que je vivais avec mon père où nous passions un temps fou à préparer nos montures à vairons. Je suis toujours un brin nostalgique pour l’ouverture. Je pense aux absents, à ceux avec qui j’ai grandi au bord de l’eau et qui sont partis trop vite. Ils sont toujours à mes côtés ce jour-là.

Thibaut a débuté cette nouvelle saison aux leurres et moi avec l’appareil photo. 31ème ouverture et première fois sans canne à pêche. Les temps changent que voulez-vous. Thibaut a pris deux truites le matin à l'aide de sa carrot stix, les deux se sont décrochées devant lui avant que je puisse faire une photo. C’est mieux ainsi finalement. Cela évite de les manipuler et garantie une remise à l’eau parfaite. Nous avons ensuite profité tous les deux des amis autour du traditionnel feu de l’ouverture. La bonne humeur était là, omniprésente. Que cela fait du bien. Je suis tous les ans émerveillé le matin d’ouverture quand le soleil vient éclairer la forêt rive gauche de la rivière d’Ain en face de notre feu. C’est à ce moment là que je me dis « ça y est, c’est parti pour un tour ! ».

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L’après-midi, avec deux autres jeunes du club mouche, nous avons tenté notre chance plus haut sur la rivière. Sans succès avec nos mouches. Bien compliqué, mais nous avons bien profité du premier soleil avec une belle sieste pour moi le long de la rivière. Je pense que nous serons plus présents cette année sur ces portions de rivière amont. Au final, on imite les cormorans, on va là où les poissons se trouvent. Dès ce premier jour, nous avons pu observer avec plaisir quelques ombres qui commençaient à se courir après. Le moment du frai pour eux se rapproche. Malgré ça, on voit poindre sur les réseaux sociaux des photos d’ombres à tout va. Je ne comprendrais décidément jamais. Mais ce n’est pas le pire puisque ce samedi, nous avons vu un pêcheur les pêcher sciemment avec une jolie teigne sur la place de frai, pitoyable.

Le dimanche fût l’occasion pour moi de prendre ma canne à mouche. Nous sommes retournés avec Thibaut sur le parcours de la veille avec l’espoir d’assister à une éclosion. L’eau était un poil plus basse certes, mais nous n’avons pas vu une mouche ! Pourtant, tout était réuni. Tant pis pour nous. Vu que l’eau avait baissé un peu, qu’elle était un peu plus claire, nous avons cherché en bordure notre premier poisson à prendre en nymphe à vue. La chance nous a souri puisque nous avons pris une truite chacun. Pas des monstres hein, mais LA première ! C’est toujours un grand moment. La taille, la manière et tout le reste, on s’en fiche complètement. Prendre la première truite de la saison de pêche reste un des moments forts de l’année.

Les truites attendront, les belles surtout. Enfin, pas trop longtemps quand même ;-)

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mardi 14 mars 2017

A la découverte d'une association bretonne, l'ABPM.

En parallèle de mes articles sur différentes AAPPMA, je suis tombé au hasard du web sur une association qui a fait plus qu'attirer mon attention. Je vous invite à la découvrir vous aussi. Bonne lecture.

Voilà quelque chose de peu commun. On peut appeler cela un club de promotion de pêche à la mouche. Est-ce que j’ai juste pour définir l’ABPM ?

Faut croire que les bretons ne sont pas des gens communs ! ;-)
En étant plus sérieux, oui, tu as en partie raison. Ce sigle A.B.P.M signifiant Association Bretonne pour la Pêche à la Mouche. A la différence qu’on se considère d’avantage comme une « association » de promotion de cette pêche sur notre territoire plutôt qu’un « club ». Notamment car il en existe d’excellents sur toute la Bretagne et, par ailleurs, dont on encourage les pratiques. Finalement on se positionne d’avantage comme une structure fédératrice à l’échelon régional : parmi nos adhérents on compte des clubs de pêche, des associations locales, et de simples pêcheurs passionnés. D’ailleurs beaucoup de nos adhérents possède plusieurs casquettes entre leurs AAPPMA, ou leur club et l’ABPM.

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Quelles sont les valeurs que véhicule cette association ? Dans quel but ?

L'objet principal de nos statuts est de :

  • Contribuer à la promotion de la pêche à la mouche, tant en eau douce qu'en eau salée, de développer sa pratique, de promouvoir l'élaboration d'une réglementation susceptible de favoriser son usage.
  • Protéger et mettre en valeur les milieux aquatiques dans leur ensemble, la libre circulation des poissons migrateurs en est un exemple.

Donc on pourrait nous comparer à une grande famille. Une association conviviale permettant l'entraide, l'échange généreux d'informations sur les techniques, le matériel et les conditions de pêche du moment. Cette famille permet de se mobiliser autour de valeurs communes de protection et de valorisation des milieux aquatiques, mais aussi de donner un coup de pouce humain, technique voire financier à des initiatives (associatives ou personnelles) qui correspondent à ces valeurs évoquées.

On pourrait rappeler qu’une des meilleures manières de porter ces valeurs est que chacun s’implique à l’échelon local, dans nos AAPPMA.

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Peut-on connaître des actions récentes pour donner quelques exemples ?

Elles sont nombreuses ! Mais pour en citer quelques-unes :

•Pour nos adhérents nous publions deux bulletins par an, un au printemps, un autre à l'automne, ainsi que deux lettres de six à dix pages, en hiver et en été. Ils sont composés d’infos rivières sur l’ensemble de la Bretagne, d’articles techniques, des photos, des dessins/aquarelles, des focus sur des initiatives, etc...

•Ce territoire riche en histoire halieutique et en passionnés a permis à l’ABPM de conduire la réalisation de livres, sous forme de projet participatif. Les deux  plus importants étant « Rivières d’Armorique », et « Mouches et Pêcheurs d’Armorique, d’hier et d’aujourd’hui ». Ces livres ont été rédigés par un collectif d’adhérents et de contributeurs motivés pour faire connaitre notre région, ses histoires, ses spécificités, ses rivières, ses poissons etc.

•Des sorties collaboratives ou des journées de rencontres  sont organisées chaque année. La dernière sortie en date était, par exemple, ciblée  sur la traque du Brochet au streamer dans le lac de Bosméléac (22).

•Récemment on a aussi créé notre page Facebook, qui permettra de faire passer les actus de l’asso, d’améliorer le partage et la communication entre adhérents, d’entreprendre de nouveaux projets collaboratifs, et finalement aussi de faire connaitre l’ABPM au plus grand nombre.

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Sentez-vous que votre action porte ces fruits au fil des années ?

Concernant le fonctionnement de l’association, personnellement j’aurais un avis assez positif sur la question. Par exemple notre nombre d’adhérents est stable voir en augmentation sur les 10 dernières années. On a toujours réussi à terminer les projets engagés. Grâce à nos adhérents motivés mais aussi à quelques éléments moteurs au sein de l’association ! On peut remercier notre ancien président Paul Troël, qui fournit un travail monstre. Ou encore Pierre Phélipot notre président d’honneur et membre fondateur.

Même si on est qu’un tout petit acteur dans la gestion des milieux aquatiques, le travail réalisé en Bretagne sur la reconquête du bon état des masses d’eau est plutôt positif. On est par exemple passé de 20% de cours d’eau en bon état en 2004, à 37% en 2016 ! On ne peut que s’en féliciter.


Et preuve que l’association se porte bien, une suite au projet  « Rivières d’Armorique » est en réflexion pour 2018, j’appelle d’ailleurs toutes les personnes motivées par ce type de projet à venir filer un coup de main. Tout le monde est le bienvenu !

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Comment êtes-vous perçus par les AAPMMA et les fédérations de pêche ?

Je dirais qu’on est perçus comme un club de passionnés, au même titre que d’autres associations spécifique à une technique de pêche. Donc c’est aussi à nous, de nous faire entendre auprès des FD de pêche, des AAPPMAs, des élus locaux, de la presse, des médias, des autres associations de sauvegarde de la nature, des décideurs économiques et politiques. En promulguant une image valorisante et responsable de la pêche à la mouche, tout en exigeant les meilleures conditions pour la pratique de cette activité.

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Pour terminer, un dernier mot sur la Bretagne. Un petit argumentaire pour, par exemple, motiver un jurassien à venir vous rendre visite ;-)

Bon déjà on pourrait commencer par ses atouts généraux : sa culture (culinaire, architecture) ses traditions, ses paysages, l’océan, son peuple d’irréductible etc. ^^

Bon mettons que ça ne te motive toujours pas, si on se concentre un peu plus sur la pêche, la Bretagne possède un atout halieutique énorme : sa diversité. Y en a pour tous les plaisirs. Des petites rivières à truites, de plus grosses rivières à migrateurs (Saumons et Aloses) dont certaines font partis des meilleurs rivières françaises (pour ne pas dire les meilleures #nonjenesuispaschauvin ^^), quelques jolis plan d’eau, et le gros avantage d’avoir l’océan jamais bien loin.  

Je prends souvent cet exemple mais sur l’aval de nos cours d’eau on peut dans une même journée (suivant la période) attaquer une énorme diversité de poissons : Truite fario, Truite de mer, Saumon, Alose, Mulet et même Bar ! On a peut-être pas les plus grosses truites de France mais honnêtement qui peut rêver d’une telle diversité !

Le poisson roi en Bretagne, celui qui en rend dingue plus d’un, reste quand même le Saumon. On a la chance d’avoir des populations de saumons qui se maintiennent et des rivières magnifiques pour le pêcher : L’Ellé, le Léguer, le Trieux, l’Elorn, l’Aven etc. Et honnêtement le mythe du Saumon au bout de la canne, vaut le coup d’être vécu au moins une fois dans une vie de pêcheur ! C’est une pêche qui reste aléatoire (en fonction des débits et des remontées de poissons), mais quand tu as la chance d’en faire bouger un, de le voir prendre ta mouche, qu’une fois ferré tu es obligé de courir après, qu’au bout d’un rush monstrueux il te fait une chandelle d’1.2m au-dessus de l’eau : là tu te dis WOW, c’est quoi ce poisson de fou !

Et si je ne t’ai toujours pas convaincu il me reste une dernière chance ! Pour les amoureux de la pêche à vue comme toi, on a un joli challenge à vous offrir. Qui te rappellera la pêche de tes truites jurassiennes au gammare, sauf qu’ici, ça sera un Bar qu’on recherchera avec des imitations de crevettes ou de crabe…C’est tout aussi technique, si ce n’est plus. Car un bar de plus de 60cm a minimum 10 ans, 70cm au minimum 15 ans, etc...
Pour finir mon argumentaire, sur une analogie footballistique: On n’a pas les mêmes poissons, mais on a la même passion ! :-)

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dimanche 12 mars 2017

Le magasin Jura Pêche à Champagnole est ouvert !

Quel bonheur ! Oui, sincèrement, c'est une joie immense que de retrouver un magasin dédié à notre passion au coeur du Jura, à Champagnole. Et quel magasin. Pour ma part, j'ai été bluffé par la qualité et la quantité du matériel proposé aux pêcheurs. Tous les types de pêche sont représentés avec pour chacun, un grand pannel de choix selon le budget dont on dispose.

Dès les premières secondes, on ressent que Jura Pêche est un véritable magasin spécialisé. Un magasin de pêche, géré par des pêcheurs...Et cela change pas mal de choses. C'est Arnaud Roche qui s'est lancé dans cette aventure dans les anciens locaux du magasin "La Détente", 4 rue Maréchal Foch à Champagnole. Les pratiquants du réservoir du Martinet à Ney connaissent déjà très bien Arnaud. Il ne sera pas seul. Arnaud a su très bien s'entourer avec Fabien Denayer que vous retrouverez le plus souvent au magasin. Fabien est un très grand professionnel qui saura vous conseiller au mieux selon vos besoins.

Je vous invite donc à vous rendre à Jura Pêche pour découvrir ce nouveau lieu de rendez-vous incontournable pour tous les pêcheurs jurassiens et au-delà. En attendant, je vous propose une visite virtuelle en insistant bien sûr du côté du rayon mouche. Rayon où vous retrouverez les marques JMC, Hardy, Greys, Marryat, Devaux, Loomis, Carbolino, Field & Fish, Loop, etc...

Rayon qui va encore s'étoffer.

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Toutes les cannes sont montées, appréciable pour la prise en main.

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La partie fly tying va grandir dans les futures semaines.

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Vue d'ensemble du rayon mouche.

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Magasin moderne avec bassin de test des différents leurres.

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Et des leurres, il y en a !!

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Grand choix de moulinets.

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Et de cannes...

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vendredi 10 mars 2017

Sur la Haute Rivière d'Ain, chaque vie comptera.

Le 11 mars, jour de l'ouverture de la pêche dans le Jura, c'est demain. C'est un jour béni pour nous pêcheurs. Des mois que nous l'attendons parfois même en comptant les jours sur le calendrier.

L'ouverture, et les jours qui vont suivre, c'est aussi la période où les prélèvements sont les plus nombreux sur la rivière. La densité de pêcheurs est très importante lors de ces premières semaines de la saison de pêche. Pour l'année 2017, et comme l'an passé, le nombre de truites autorisées est de trois maximum par jour sur le bassin de la rivière d'Ain. Si vous suivez un peu l'actualité de la rivière d'Ain dans sa partie amont de Vouglans via ce blog par exemple, vous savez sans doute qu'elle a énormément souffert ces deux dernières années. A tel point que la pêche a été fermée par anticipation l'an passé. De nombreuses truites ont été trouvées mortes ou agonisantes sur les linéaires avals (Crotenay et Pont du Navoy pour les plus touchés).

C'est donc suite à cette triste situation, suite aux nombreuses observations que j'ai pu faire sur les frais cet hiver que je demande expressément aux pêcheurs de limiter leurs prélèvements et de ne pas aller jusqu'aux trois truites autorisées. Je vous assure pour être sur la rivière toute l'année, que ces linéaires ne sont plus que l'ombre de ce qu'ils ont été. Chaque truite, chaque vie est importante. Si vous souhaitez absolument conserver un poisson, faites-le, mais remettez les suivants à l'eau s'il vous plait. Ne gardez pas trois poissons sauvages, la rivière d'Ain n'en a plus les ressources. Et si toutefois vous devez garder un poisson, dans la mesure du possible, faites-le dans les classes d'âge des poissons de tailles moyennes, genre 25-32 cm. Remettez les plus beaux géniteurs à l'eau, les truites au-delà de 40cm. C'est elles qui ont le plus souffert, il en reste très peu. Je ne parle même pas des truites de plus de 50cm.

Il est compliqué de faire des règlements différents en particulier sur le même cours d'eau, en tous les cas dans notre département au vu du fonctionnement de notre DDT. Mais si cela ne tenait qu'à moi, l'Ain à partir de Crotenay serait interdit au prélèvement afin d'aider la population de truites sauvages survivantes aux deux derniers étés de se maintenir voir de se refaire une santé.

Si vous aimez cette rivière, vous comprendrez mes écrits, j'en suis certain.

En ce qui concerne les pêcheurs qui pratiquent le no-kill de façon régulière. Faites-le correctement. J'ai pu voir durant l'hiver sur les réseaux sociaux encore bon nombre de vidéos où l'on voit des truites faire des apnées de 30-40-50 secondes pour le plaisir du pêcheur et de la photo. Cela dépasse même parfois la minute (vous tenez plus d'une minute sous l'eau après un effort vous ?). Ce n'est plus possible ce genre de comportement. Ce n'est guère mieux que de lui tordre le coup au final. Remettre un poisson à l'eau est une très bonne chose, alors autant le faire du mieux possible.

Je le répète, sur la rivière d'Ain, de Crotenay à Blye, les populations ont payé un très lourd tribut, en particulier les belles truites, n'en rajoutons pas. Pratiquons notre passion avec envie et respect en ayant conscience de la fragilité des populations de truites sauvages sur ces linéaires. Merci de m'avoir lu et un immense merci à tous ceux qui appliqueront ces quelques "conseils" au bord de l'Ain à partir du 11 mars.

mardi 7 mars 2017

Afin de bien préparer le jour J ;-)

Je profite de cette semaine qui est en général une des plus grosses audiences de ce blog pour faire passer un message. Dans deux mois exactement, ce blog fêtera ses 10 ans. Ce n'est pas rien dans ce monde virtuel où tout est en perpétuel mouvement.

En vue d'un futur article pour cette occasion, je pensais faire participer celles et ceux qui le souhaitent (de façon anonyme ou non, au choix de chacun). Pour ce faire, c'est très simple. Envoyez-moi quelques lignes ( pas un bouquin quoi ;-) ) pour définir ce que vous apporte mon blog dans votre quotidien. Cela peut-être une pensée générale, une annecdote, un coup de coeur ou autre.

Je vous remercie par avance. Si vous avez déjà mon adresse mail, c'est parfait, sinon, passez par le lien  "Cliquez ici pour me contacter" qui se trouve sous les bandeaux de mes partenaires.

A dans deux mois pour fêter cela ensemble.

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dimanche 5 mars 2017

Serge Bonnafoux, guide de pêche en Nouvelle-Zélande.

Pour celle nouvelle interview, chose rare, je reçois un invité que je ne connais pas personnellement. Nous avons uniquement des contacts via internet. Serge m'a contacté car il souhaitait revenir en partie sur le retour d'expérience qu'Alexis nous avait fait suite à son trip en Nouvelle-Zélande. Je lui ai donc proposé à son tour une interview sur ce blog et je le remercie encore d'avoir accepté. Je vous souhaite à tous une bonne lecture.

Nicolas : Bonjour Serge. Je suis très heureux de te recevoir sur mon blog pour de multiples raisons. Peux-tu s’il te plait te présenter ?

Serge : Bonjour à tous d’Aotearoa. J’ai 57 ans, marié à une personne adorable, j’ai la double nationalité, Française et Néo-Zélandaise. Je suis arrivé en NZ il y a 25 ans, vivant d’abord sur Auckland, puis sur la cote Ouest de l’île du Sud et actuellement Hanmer Springs, un petit village alpin du North Canterbury, 135 kms de Christchurch au pied du Lewis Pass et ses rivières. Mes passions sont la pêche à la mouche, la pêche en mer, la chasse, le VTT, le ski, la plongée sous-marine, la photographie, mes chiens et leurs aventures de chasseurs. J’ai aussi un grand intérêt pour la bonne bouffe et les vins. Je suis guide de pêche, membre de la NZPFGA, la seule association professionnelle de guides de pêche en eau fraiche en NZ. J’en suis le trésorier et de ce fait, membre du comité exécutif.

C'est qui l'patron ? ;-)

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Nicolas : Peux-tu nous décrire en quelques lignes ton parcours qui t’as conduit aujourd’hui à être guide de pêche en Nouvelle-Zélande ?  

Serge : Arrivé en NZ et vivant à Auckland, mes destinations de pêche de l’époque étaient dans la région de Taupo et Turangi où j’ai rencontré des gens devenus de grands amis depuis. Alors grandement impliqués dans la pêche, ils m’ont donné cette envie de faire de ma passion mon métier tout en me prévenant que si le style de vie était génial, tu ne deviens jamais riche en tant que guide de pêche. Ils avaient raison. Ma richesse à moi c’est les pêcheurs de tous horizons rencontrés aux fils des saisons passées et les aventures partagées.

Serge est guide de pêche à la mouche.

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Nicolas : Pourquoi avoir choisi d’exercer ton métier en Nouvelle-Zélande et pas en France qui est ton pays de naissance ?  

Serge : La pêche en France a l’époque était une passion mais un passe-temps, un moyen de m’évader et les opportunités ne se sont jamais vraiment présentées. La routine en France prend le dessus et on a tendance à oublier les choses importantes de la vie. Le matérialisme tue l’envie.

Serge a une autre passion, ses chiens.

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Nicolas : Tu as un vécu de 25 ans sur le sol néozélandais. Suite à l’interview d’Alexis sur ce même blog, tu souhaitais revenir sur certains sujets évoqués. Nous avions parlé de la qualité de l’eau sur l’ensemble des cours d’eau du pays que l’on compare vite au paradis à travers les nombreuses vidéos du web. Quel est ton avis sur ce point ?

Serge : Il est important que les choses soient mises au point. La qualité de l’eau en NZ a été grandement affectée pas l’intensification de l’industrie laitière, le laxisme des éleveurs en matière de clôtures et accès des bovins sur les cours d’eau. Si la plupart des rivières de montagnes ou du moins les sections de rivières où il n’y a pas de fermes restent pures, limpides et ne présentent aucun signe de pollution, il n’en est pas de même pour les sections en plaine, là même où le développement  intensif s’effectue. Les vidéos montrent les sections dont je fais référence en premier lieu, pour le reste, c ‘est du n’importe quoi, des mesures sont à prendre. Les sanctions sont inexistantes et l’appât du gain fait que trop de fermiers n’en n’ont rien à faire. La rentabilité pèse lourd et sans une réaction rapide on va à la catastrophe.

Nicolas : Tu as dû être le témoin d’une évolution parfois négative tout au long des 25 dernières années.  Comment cela se matérialise sur les rivières touchées ?

Serge : Il est vrai que l’évolution est allée dans les deux sens. Le seul côté positif est une réaction qui est grandissante de la part des Kiwis qui ont vu leurs rivières changer pour le pire et qui en ont assez. Le côté négatif est inquiétant. Baisse des niveaux d’eau en plein été, entrainant le réchauffement des rivières. Le résultat le plus immédiat sur les poissons est la diminution des nombres, une condition qui se détériore au fils des semaines, état léthargique, peu ou pas de nourriture…On voit de plus en plus le lit des rivières recouvertes d’algues, de matières glissantes et de plus en plus aussi l’atrophie des sources de nourritures. Une fois encore nous parlons des rivières en plaines.

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Nicolas : Les nombreux élevages d’ovins et vaches laitières qui ne cessent de grossir en Nouvelle-Zélande ont forcément un impact sur les rivières ? Quel est ton retour sur le sujet ?

Serge : Il faut être clair. Les élevages d’ovins ont énormément diminués et se sont transformés en élevages de bovins. Du même coup, de par le manque de clôtures et accès trop facile aux rivières, on a assisté à l’éboulement des berges, plus de boue ou de terre dans l’eau, destruction de l’habitat. Du fait de l’intensification, on a vu le développement des systèmes d’irrigation recouvrir le pays, avec toutes les conséquences imaginables en matière de l’utilisation des ressources naturelles comme l’eau. Il faut ajouter bien sur l’utilisation (bien que régulée) des produits chimiques pour aider à la pousse de l’herbe. L’infiltration de ces derniers mélangés au méthane rejeté par les vaches finit très souvent leur course dans les cours d’eau.

Nicolas : Les arrosages intensifs des prairies pour faire paître ce bétail doit avoir lui aussi une incidence sur les débits voir le réchauffement de certaines rivières non ?

Serge : Cela n’a aucun doute, les débits ainsi que le réchauffement de l’eau est évident. On assiste a l’assèchement de rivières de très grande renommée pour la pêche, la baisse des nappes phréatiques, mais aussi l’emprisonnement des poissons qui ne peuvent plus s’échapper et meurent faute d’eau.

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Nicolas : Alexis nous a parlé également des campagnes d’empoisonnement contre l’opossum. Quelles incidences sur la qualité de l’eau d’après toi ?

Serge : La NZ est parmi les seuls pays qui utilisent encore le 1080. En référence http://laterredabord.fr/?p=17777 pour ceux qui sont intéresses. Ce poison fabriqué aux USA est importé en NZ pour une valeur de plus de NZ$120 millions. Le raisonnement derrière l’utilisation de ce poison est que rien de plus efficace n’a été trouvé. S’il était si efficace depuis 1957, l’éradication de l’opossum aurait du se faire. A ce jour pas vraiment. Depuis maintenant quelques années (seulement 3 ou 4), les gens qui utilisent le 1080 on reconnu le risque sur les poissons et on lancé des avertissements de ne pas consommer les prises dans les régions ou l’empoisonnement a eu lieu. Sachant qu’il n’y a pas d’antidote, même s’il est dit qu’il faut 27 granulés pour tuer un homme, vu l’effet du 1080 sur de gros animaux comme les cerfs et les sangliers, qui va prendre le risque de boire de telles eaux, ou même nager et risquer d’avaler un produit si dangereux.

Nicolas : Les habitants ont-ils conscience de ces dégradations ? Y’a-t-il un élan citoyen ou politique pour contrer cela ?

Serge : Sans aucun doute, il y a une prise de conscience des problèmes. Cela se manifeste à travers de petits groupes qui se sont créés au fil des ans, certains sont très actifs. Au niveau politique, malheureusement, les réactions sont très  modérées ou inexistantes de la part des grand partis, qui ne veulent pas avouer leurs échecs. Et puis il y a le problème économique qui fait oublier les nécessités de protéger l’environnement, l’eau, les rivières. L’oubli que l’eau est source de vie est dur a accepter. Nous avons besoin de rééduquer la classe politique dans son ensemble.

Nicolas : Après le côté obscur, rassures- nous, la Nouvelle –Zélande reste le paradis du pêcheur à la mouche globalement ?

Serge : Absolument et certainement. La pêche reste fantastique et il faut le reconnaître dans certains cas s’est améliorée de façon très évidente. La NZ est le pays de la qualité de pêche et non la quantité.

Serge avec un de ses chiens.

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Nicolas : Tu es bien placé en tant que guide de pêche pour nous parler du tourisme lié à cette activité. A chaque hiver en France, rien que dans mon entourage, je connais plusieurs personnes qui vont en NZ pour pêcher. D’ici, j’ai l’impression que c’est une folle déferlante de touristes pêcheurs. Est-ce la réalité ?

Serge : La réalité est que la NZ a tellement de rivières, de lacs où la pêche se pratique que rares sont les jours que je passe à pêcher ou guider une rivière où je rencontre un autre pêcheur. C’est généralement le commentaire qui ressort de la part de mes clients qui sont très surpris de cette situation car comme toi, ils s’attendent à la foule. Il n’en est rien.

Nicolas : Je suppose que l’on trouve des dizaines de nationalités différentes.  Les français sont dans le haut du classement ?

Serge : Non, pas du tout. Les Américains sont les premiers et de loin avec de près les Australiens, les Canadiens, les gens de la Grande Bretagne (tous mélangés)…Les Français doivent être après tous ces gens-là.

Serge dans son élément.

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Nicolas : Dans leur majorité, comment réagissent les pêcheurs locaux à ce phénomène ?

Serge : Pour les gens qui comme moi sont dans le tourisme, les avis sont très favorables bien sûr. C’est seulement l’ignorance qui fait mal réagir les gens et certains préjuges qui font que les a priori ne s’en vont pas.

Nicolas : Et le reste de la population, comment réagit-elle ? Je lis ici ou là que cela devient de plus en plus compliqué de faire du camping sauvage par exemple sous peine d’amende. Les pêcheurs qui venaient il y a longtemps ont l’impression d’avoir bien moins de libertés. Est-ce que c’est vrai ?

Serge : Comme tout phénomène, il arrive un point où des limites doivent être imposées. La Nouvelle Zélande a besoin de qualité et non pas de quantité. Avec l’accroissement du tourisme a petit budget, nous avons aussi assisté à une dégradation de l’environnement. Les « campeurs libres » ne respectent pas ou plus ce qu’ils trouvent, dégradent les lieux, laissent des poubelles sur les lieux, quand ce n’est pas le papier toilette et la commission. C’est pour cela que ce qui peut être ressenti comme une limitation à la liberté n’est que la règlementation mise en place contre le gens sales, irrespectueux de la nature et ce qu’elle offre, et aussi contre les idiots qui font que les bons payent pour les mauvais.

Nicolas : Revenons à ton activité. Tu guides sur tout le pays ? Les deux îles ? Uniquement à la mouche et en rivière ?

Serge : Je vis dans l’île du Sud et mon activité reste sur mon île uniquement. Toute l’île si besoin. Pêche à la mouche uniquement, sur rivières et lacs en cas de catastrophe météorologique. Je ne pratique que la pêche en « no kill ». Je me refuse de guider un pêcheur qui veut garder une truite.

Le pays des rêves.

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Nicolas : Est-ce que ton activité te laisse le temps de pêcher pour toi ?     

Serge : Bien sûr. La pêche à la mouche est une passion de 50 ans, et oui ça passe et je ne manque pas une occasion de partir et pêcher pour moi ou avec un ami pêcheur.

Nicolas : Selon les vidéos que l’on peut voir, il semble y avoir deux types de pêches. Parfois très facile où l’on voit des truites sauter sur tout ce qui bouge. J’ai aussi des retours de poissons assez éduqués. Qu’en est-il réellement ?

Serge : Il faut être très clair. La pêche en NZ n’est pas facile. Ce que montrent les vidéos est comme toute émission animalière à la TV. Des heures de tournages, de déception, de poissons effarouches, pour 60 minutes sur un DVD. Une truite qui saute sur tout ce qui bouge bien sur existe, mais ça c‘est du 20% sur une journée. Poissons éduqués, pas sûr. Juste très avertis et connaissant très bien leur environnement en matière de formes au bord des rivières, le type de nymphes, insectes ou autre proies que la rivière peut leur apporter.

Nicolas : Les truites de Nouvelle-Zélande font parler surtout par leurs mensurations hors normes. Pourquoi autant de gros poissons ? Gestion, habitat…

Serge : Parlons de gestion en premier lieu. A mon avis ce n’est pas le top. Il n’y a que trop peu de rivières  en « catch and release », prendre et relâcher ou « no kill ». Les mentalités doivent changer très vite et tous ceux qui pensent que les ressources sont infinies se trompent.

Avec le sourire !

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Nicolas : On trouve quand même des rivières avec des truites de 20-25 centimètres dans ton pays d’adoption ? Parce qu’on pourrait presque en douter.  

Serge : Bien sûr. Pas de doute. Pour obtenir des truites de la taille que tu connais, il y a le passage obligé à 20-25cm. Ici, d’ailleurs, la longueur importe peu. On pèse…Sur certaines rivières, si tu pratiques la pêche en aveugle, tu prends ce genre de poisson. Si tu connais une bonne rivière, tu peux prendre 30 à 40 poissons en quelques heures.

Nicolas : Racontes-nous s’il te plait une de tes plus belles captures. Un vrai gros poisson de là-bas !

Serge : Il y a deux ans, j’avais rendez-vous avec un client sur Reefton. Le temps était maussade sur Hanmer Springs et plutôt que de partir tôt le matin je décidais alors de prendre la route en fin d’après-midi. A environ 45 minutes de route, la pluie était forte et le vent s’était levé. Pas pressé, je décide de m’arrêter à un de mes « pools » préféré pour voir. Je monte une canne, avec une grosse sèche et une nymphe en dessous. Je descends au « pool », traverse pour avoir la bonne lumière. Pas grand-chose à voir. Le parfait miroir. Je pêche donc en aveugle. L’eau est claire et à mon premier lancer j’aperçois un flash. Pas de prise ou d’attaque. Je relance. Cette fois-ci au même endroit, la sèche part sous l’eau, le poisson a pris la nymphe. Ferrage, la canne pli. Le poisson démarre et traverse vers l’autre berge. Contrôle parfait. Le poisson est maintenant contre la berge de mon côté. Il est temps de saisir l’épuisette. Redémarrage du poisson qui me prend jusqu’au « backing » et un peu plus. Décidé de prendre les rapides, il me fait courir sur les rochers alors mouillés et glissants. Il s’arrête dans le pool du dessous. Tout a tenu, maintenant ça devrait aller. Effectivement, après deux autres rushs, il vient et je réalise alors qu’il ne rentre pas complètement dans le filet. Apres un dernier effort, il est enfin sécurisé. Très gros me dis-je. Je pèse. 12.5lbs. Un géant. Je n’ai que mon I phone prends deux photos et lui rend sa liberté au plus vite. Je suis heureux.

Je vous laisse juger de la taille du moulinet à côté de cette tête énorme !

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Nicolas : Merci infiniment Serge d’avoir répondu à mes questions. J’espère te croiser un jour qui sait…

Serge : Merci a toi Nicolas. A un de ces jours sur les rivières de NZ. Et « all the best » pour ta bataille contre la pollution et ses résultats.

Nicolas : Je ne vais pas te laisser comme ça Serge. Pour te remercier, j'ai demandé à un ami que nous avons en commun d'écrire quelques lignes à ton sujet. Merci Abdoul pour avoir pris du temps pour nous.

Abdoul : J'ai rencontré Serge par hasard, ou plutôt par chance. J'étais parti en vadrouille quelque part dans le bush néo-zélandais avec Romain (rassurez-vous c'était pour pêcher), et quelques jours plus tard, de retour à la bagnole, mauvaise surprise...

Dévalisé, plus rien, plus de papiers, plus de carte de crédit, plus de tune, plus de bouffe, nada ! Juste un fond d'essence pour rejoindre le village le plus proche. C'est là qu'on est tombé sur Serge. Même pas le temps de raconter nos mésaventures, que ce type nous emmène à un guichet de banque, nous dépanne et nous invite au resto dans la foulée !

Voilà Serge, il fait partie des gens bons par nature et pour qui c'est normal d'aider son prochain et qui te transforme une galère en bon souvenir ! C'est sûr, je pourrais toujours lui reprocher de m'avoir aidé, à cause de lui j'ai pu repartir de ce pays magnifique, mais ça reste quand même un chic type :-)

Depuis, j'ai un grand plaisir à partager quelques journées de pêche avec lui chaque fois que je retourne en terre promise, c'est toujours des supers moments, et il t’apprend plein de trucs sur la pêche, bien sûr, mais aussi sur la nature et la préservation de ce pays. Serge, c'est la classe !

Alors si un jour vous partez là-bas, et que vous avez besoin d'un guide, cherchez pas, c'est lui qu'il vous faut ! Le site internet de Serge => Fly Fish New Zealand.

Au bon souvenir d'Abdoul.

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samedi 4 mars 2017

Ne manquez pas le Rise à Champagnole.

De nombreuses villes aimeraient que ce festival cinématographique passe chez elles. Nous avons la chance que le Rise Festival fasse halte à Champagnole le 10 mars prochain, soit dans 6 jours. Alors aucune hésitation possible. Venez passer une belle soirée à visionner des films de pêche à la mouche sur grand écran en compagnie de passionnés.

Il est encore temps de prendre vos places, cliquez sur le lien suivant et suivez les instructions => Place Cinéma Rise Champagnole.

RISE 2017 FRANCE from PM Productions on Vimeo.

jeudi 2 mars 2017

Halte jurassienne au Castel Damandre à Arbois.

Une belle idée séjour.

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lundi 27 février 2017

Les mouches Devaux repris par Jean-Marc Chignard.

La nouvelle, qui n'est plus un scoop depuis quelques semaines, a été officialisée à l'occasion du salon de la pêche à la mouche de Saint-Etienne, le SANAMA.

Jean-Marc Chignard revient sur le devant de la scène dans le monde de la pêche à la mouche en reprenant la société des Mouches Devaux. Si je fais ce billet, c'est avant tout pour informer mes lecteurs qui ne lisent pas les réseaux sociaux, et je sais que vous êtes très nombreux dans ce cas là.

En lisant d'ailleurs ici et là les différents commentaires, en écoutant les pêcheurs et exposants ce week-end au SANAMA, on peut vite cerner deux réactions assez opposées finalement.

Une partie des pêcheurs est tout simplement très heureuse du retour de Jean-Marc Chignard aux affaires, une autre s'interroge sur le but final d'acquérir l'entreprise française concurrente à celle qu'il a créé, Les Mouches de Charette.

A priori, je me situe plutôt à ce jour dans la deuxième partie. Mais quoi qu'il en soit, on parle de la pérennité de l'entreprise qui reste l'emblème de la pêche à la mouche à Champagnole, ma ville natale. Wait and see...

Le SANAMA 2017 en vidéo.

Pour celles et ceux qui n'ont pas pu se rendre au SANAMA ce week-end, voici une visite guidée en vidéo. Merci à Mehdi de la fédération de pêche du Jura d'avoir fait ces images en profitant d'un passage plus calme le dimanche. D'après mes échos, la foule était si dense le samedi que cela aurait été impossible.

Pour ma part, très heureux d'avoir revu un si grand nombre de personnes, amis proches ou simples connaissances. Nous avons avec mes enfants et des amis, passé une superbe journée. Un grand bravo aux organisateurs.

samedi 25 février 2017

Sortie club au Réservoir du Martinet.

Une vraie belle journée avec les copains !P2122457.JPG

 

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jeudi 23 février 2017

Idée logement pour l'ouverture autour de Champagnole

Ce billet pour informer les pêcheurs qui souhaitent venir faire l'ouverture par chez nous qu'il sera possible d'être hébergé au camping de Boÿse à Champagnole. Exceptionnellement, Alain et Laurence pourront vous accueillir dès le week-end qui lance la saison de pêche, soit le 11 mars. Je vous invite donc à les contacter pour réserver dès maintenant.

Profitez donc de ce week-end d'ouverture pour venir également passer la soirée du vendredi avec nous au cinéma des trois républiques à Champagnole. Plusieurs films sur le thème de la pêche à la mouche y seront projetés. Une belle soirée entre passionnés pour une veille d'ouverture ! Si vous souhaitez venir, penser à prendre votre billet.

Pour terminer, je vous laisse découvrir le camping de Boÿse à travers cette vidéo.  

mardi 21 février 2017

Une ouverture qui se rapproche.

Enfin...

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lundi 20 février 2017

Toute la Loue en No-Kill...Enfin, dans le 25.

Une vraie décision forte.

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vendredi 17 février 2017

Fiche de montage : Le Tricho UV par Anthony.

A vos étaux :)

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mardi 14 février 2017

Mes premières Morilles Noires de 2017

Et oui !

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lundi 13 février 2017

Thibaut chez Hardy (1)

Un court billet pour vous informer de la mise en ligne du premier article de mon fils sur le blog du Team Hardy France. Cliquez sur le lien suivant, merci pour lui => Thibaut chez Hardy, article 1.

 

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