Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière,la Hte rivière d'Ain.
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mercredi 28 septembre 2016

Julien Daguillanes revient sur son titre de champion du monde.

J'ai déjà interviewé Julien Daguillanes sur ce blog en 2007, cela remonte un peu ! Aujourd'hui, il revient nous parler de son titre de champion du monde de pêche à la mouche récemment acquis aux USA. Je suis sincèrement heureux de ce dénouement. Julien est un ami de longue date et malheureusement, la distance fait que l'on se voit bien trop peu. C'est un garçon très attachant et rempli de qualités avec qui on a envie de passer un maximum de temps. C'est l'exemple même d'une bonne personne et cela me fait d'autant plus plaisir qu'il soit arrivé là où il est aujourd'hui. Je vous laisse maintenant en sa compagnie.

 

Nicolas : La première question que j’ai envie de te poser, c’est, alors, cela fait quoi de devenir champion du monde ? Comment te sens-tu après cet exploit ?

Julien : C’est un aboutissement. Cela fait des années que je pêche et que je m’entraine pour être le plus performant possible pour les championnats. Même s’il faut garder les pieds sur terre, c’est une compétition de pêche, avec bien sûr une part de chance au tirage au sort des parcours. Du coup, l’envie de pêcher est partie, comme si j’étais arrivé au bout du chemin. Mais bon, je sais que c’est juste temporaire, l’affaire de quelques jours, et qu’ensuite l’envie de pêcher reviendra de plus belle car j’ai encore beaucoup de choses à apprendre au bord de l’eau.

Mon invité avec ses récompenses.

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Nicolas : Pour les personnes qui n’ont pas suivi la compétition, rappelles-nous brièvement comment cela s’est passé. Entrainement, lieu, nombre de manches, etc…

Julien : Nous sommes arrivés avec toute l’équipe dans la ville de Vail dans le Colorado le 1er Septembre 2016 alors que la compétition allait se dérouler du 11 au 18 septembre. Nous avions décidé d’arriver assez tôt afin de nous entrainer sur des parcours pas trop surpêchés par les équipes des autres pays. La compétition s’est déroulée sur trois rivières, l’Eagle, la Blue, la Colorado et un lac (Sylvan Lake). Nous avions quatre manches en rivière (deux sur l’Eagle) et une manche sur le lac en barque dérivante.

Plus de détails.

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Nicolas : On associe souvent la compétition avec une pêche unique en nymphe sous la canne, mais je crois savoir que lors de ces championnats, il ne fallait pas négliger la pêche en mouche sèche non ?

Julien : On a fait de très belles parties de pêche en nymphe, mais aussi en sèche. Pendant la compétition, il y avait pas mal de mouches en fin de matinée et l’après-midi, ce qui nous a permis de pêcher en sèche. Sur la dernière manche sur la Colorado, j’ai fait deux poissons en nymphe et neuf poissons en sèche, comme quoi la sèche a encore  de beaux jours devant elle. Suivant les parcours, on pouvait avoir pas mal de pêche en « sèche/nymphe » avec souvent un grand nombre de poissons qui venaient prendre la mouche sèche. On aurait dit que les poissons avaient la « tête en l’air » dans ce pays, ils venaient régulièrement prendre nos sèches même en l’absence de gobage sur la rivière.

Julien en action lors de ce championnat.

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Nicolas : D’ailleurs, tu as utilisé quoi comme matériel là-bas et pour quelles raisons s'il te plait ?

Julien : Pour le lac, j’ai utilisé une canne à mouche JMC compétition. Le modèle 10 pieds soie de 6 accompagné des soies compétition en numéro 6 toujours de chez JMC (inter, S3 et S5 pour les densités). Les poissons n’étaient pas très gros sur le lac et cet ensemble a été parfait dans ces conditions.

Par contre, en rivière, on avait souvent des gros poissons à combattre, j’ai utilisé le moulinet Yoto que j’ai adopté depuis cette saison.

Le moulinet Yoto en question utilisé par Julien.

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Nicolas : Durant la compétition, tu fais un poisson de 82 cm !! Tu peux nous raconter comment cela s’est passé ? Extraordinaire ce poisson !

Julien : Pas si extraordinaire que ça. Je sais que je ne vais pas vendre du rêve, mais nous pêchions un parcours privé d’un golf pendant la compétition, et ils mettent quelques gros poissons pour les golfeurs qui souhaitent avoir des sensations autres qu’avec « une canne » de golf. Ce poisson, je l’avais vu partir d’un courant et j’étais content de ne pas l’avoir touché en nymphe en 10/100. Quand j’ai refait mon parcours au streamer (Au Sparkler…), je suis tombé dessus en 18/100 sur une 10 pieds soie de 5, j’ai dû mettre 6 à 7 minutes pour le sortir et il a fallu que je prenne mon épuisette à deux mains tellement il était lourd. C’est quand même un bon souvenir même si malheureusement on n’a pas de temps à perdre en compétition avec des poissons de cette taille, ils nous font perdre trop de temps.

Enfin, ça fait gros quand même !

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Nicolas : Par équipe, vous terminez second, ce qui est fantastique. Déçu malgré tout de rater la première marche ou pas du tout ? Qu’est-ce qu’il a manqué ?

Julien : Même si beaucoup d’équipes aimeraient être à notre place, on est toujours déçu de finir 2ème. On fait toujours notre maximum pour gagner. Il faut laisser passer un peu de temps afin d’analyser ce qu’il nous a manqué mais je pense que le tirage au sort des derniers jours ne nous a pas été favorable. Mais bon, il ne faut pas se retrancher derrière cette excuse, sinon, on ne progressera plus. Il faut que l’on continu à travailler ensemble au sein de l’équipe afin d’être plus performant dans toutes les situations et les techniques de pêche. On n’a pas été les meilleurs sur le lac même si notre niveau s’améliore d’années en années à force de faire des entrainements spécifiques.

Bravo à tous, compétiteurs et staff !

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Nicolas : Vous êtes quand même 3 français dans le top 10, ce qui est assez incroyable. Cette équipe possède 5 pêcheurs de très haut niveau. A-t-elle encore une marge de progression ?

Julien : Bien sûr qu’on a encore une marge de progression. On a un niveau correct en rivière mais il faut vraiment que l’on travaille la pêche en lac en barque dérivante. Notre championnat national  en rivière correspond bien au championnat du Monde, par contre, celui en réservoir est très loin de ce qui se pratique lors des championnats internationaux.

Une belle ambiance dans cette équipe.

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Nicolas : Mise à part deux américains qui étaient chez eux, il n’y a que des français, espagnols et tchèques dans le top 10. C’est aujourd’hui les trois nations qui dominent  la pêche à la mouche ?

Julien : Depuis quelques années les espagnols ont une très bonne équipe mais ça peut ne pas durer car leur système de sélection n’est pas au top (ils font une compétition sur un weekend et les 2 premiers sont qualifiés pour les championnats du Monde, le capitaine choisi par la suite 3 autres personnes). Par contre, les tchèques ont un championnat très développé. Ils ont un grand nombre d’excellents compétiteurs qui ont les moyens de voyager pour se former dans le reste du Monde. En ce qui concerne les Américains, c’est devenu une grande nation depuis quelques temps. Il faudra compter sur eux dans les années à venir car ils ont mis les moyens dans la formation. Certes, le niveau moyen des pêcheurs aux USA semble faible quand on se promène dans le pays, mais au final, ils ont tellement de pêcheurs (à la mouche) que les ressources sont immenses.

Dans le bus en direction des lots de pêche lors de la compétition.

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Nicolas : Je reviens sur ton exploit. A quel moment penses-tu avoir fait la différence pour glaner ce titre exceptionnel de champion du monde en individuel ?

Julien : Ce qui a pu faire la différence, c’est de prendre les bonnes décisions au bon moment. Et pour ce championnat, toutes les décisions que j’ai prises se sont conclues par une réussite. Lorsque je décidais de changer de stratégie, ou d’endroit sur le parcours, cela a toujours fonctionné. Des fois ça marche mais des fois ça ne marche pas.

Heureux ! On l'est pour toi mon Juju !

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Nicolas : Pour les aficionados de l’étau, est-ce-que tu peux nous révéler la nymphe et la mouche qui t-ont le plus rapporter de poissons aux USA durant ce championnat ?

Julien : Là, je crois que je vais en décevoir beaucoup. Pas de perdigon secrète ou de sèches en poils d’animaux introuvables. Le plus efficace a été une nymphe sur hameçon de 16 ou 14 avec un corps en faisan, une bille cuivre ou argent et un tag orange derrière la bille justement. Il fallait surtout adapter les poids comme d’habitude et ne pas pêcher trop lourd. Pour les sèches, un tabanas clair sur hameçon de 14 ou 16 et un montage parachute assez clair ont été les mouches les plus efficaces lors de ce championnat du monde.

Toujours le sourire les gens du Sud !

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Nicolas : C’était ton 12ème championnat du monde. Juste Bravo pour ton parcours ! Tu as toujours envie de glaner des titres après avoir atteint le sommet dans le Colorado ?

Julien : J’ai toujours un peu (beaucoup) l’esprit de compétition mais je commence sérieusement à penser à arrêter ma carrière internationale. Non pas parce que cela ne me plait plus, mais surtout parce que j’ai envie d’aller à la pêche pour moi, passer plus de temps avec ma famille, voyager, aller à la pêche avec les amis (dans le Jura par exemple…). Ça prend énormément de temps la préparation pour un championnat, on passe plus de temps à s’entrainer qu’à pêcher pour soi toute l’année.

A la tienne !

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Nicolas : Pour terminer et d’un point de vue plus général. La pêche à la mouche aux USA tient quelle place ? La gestion de la pêche de loisir est-elle différente de chez nous ?

Julien : C’est simple, on dirait que tout le monde pêche (à la mouche) dans ce pays !!!! Il n’y a pas une petite ville qui ne possède pas un magasin de pêche (ou deux), c’est incroyable. La mentalité est complètement différente. Là-bas, la pêche est un loisir, les gens vont à la pêche en famille, ils n’y vont pas pour se nourrir…. La réglementation est beaucoup plus stricte que chez nous, il y a beaucoup de No-Kill et des limitations en captures beaucoup plus restrictives qu’en France. C’est souvent deux poissons par jour. Mais tout n’est pas parfait non plus, il y a beaucoup d’endroits privés où l’on risque un coup de fusil si on essaye d’y pêcher…. Mais bon, le territoire est tellement vaste qu’on trouve toujours un endroit où pêcher.

Le contrôleur de Julien, un vrai "ricain" !

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Nicolas : Encore toutes mes félicitations super Juju et merci d’avoir bien voulu répondre à mes questions. Que du bonheur pour la suite.

Julien : Merci à toi pour l’invitation, c’est toujours un plaisir de parler de pêche sur ton blog. J’espère pouvoir aussi mettre à profit ce titre en influent sur la gestion des rivières, mais ça, comme tu le sais, ce n’est pas gagné !!!

Nicolas : J'ai bien noté pour le Jura, saches que ton accent rempli de soleil me manque. Tu connais le chemin pour être déjà venu, on t'attend ;-)

lundi 26 septembre 2016

La Détente à Champagnole stoppe son rayon pêche.

Triste nouvelle que voilà. La Détente, Champagnole, les Mouches Devaux…Et bientôt, plus rien.

Je me vois encore gamin aller acheter mon premier étau dans la rue principale de la ville de Champagnole au magasin La Détente. C’était pour le gamin que j’étais au milieu des années 80 un endroit idyllique où j’aurais voulu rester des heures à chaque visite. A cette époque, j’avais très peu d’argent à mettre dans la pêche, sinon, j’aurais pu tout acheter ! Et puis j’avais surtout plaisir à écouter les gens parler, raconter leurs histoires, c’était génial !

La Détente était le passage obligé de tous les pêcheurs qu’ils soient de la région ou de passage. C’était l’époque d’Yves Rollet. Puis, le magasin a changé de rue, juste derrière l’avenue principale de la ville. C’est Pierre Jocet et sa famille qui ont repris les rennes. Je me souviens qu’avant de partir faire mon service militaire, j’ai travaillé avec eux durant trois mois. C’était toujours aussi plaisant.

Puis ce fût au tour d’Olivier Roth de reprendre le flambeau de ce magasin qui a su traverser les décennies. Après un déménagement et avoir agrandit le magasin, il a fait le pari de changer de locaux en agrandissant une nouvelle fois et surtout en modernisant son outil de travail.

La partie pêche depuis des années s’affaiblissait. Plus de rentabilité, moins de clients, moins d’achats…Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Je remercie Olivier de m’avoir mis dans la confidence dès sa prise de décision. Je suis bien entendu très triste de voir le seul rayon pêche de la ville s’éteindre, mais je comprends tout à fait les raisons qui ont conduit à cette décision. Personne ne travaille pour ne pas gagner d’argent, moi le premier.

Quand je pense que Champagnole a compté si je ne me trompe pas jusqu’à quatre magasins de pêche en même temps et que bientôt, il ne restera plus que quelques bricoles dans les grandes surfaces…C’est terrible.

Champagnole et la rivière d’Ain, terre de pêche à la truite sauvage des Simonet, Devaux et Terrier. Plus de magasin de pêche…

Ce qui est rageant, c’est que la ville de Champagnole avait là un outil (avec la rivière d’Ain) fabuleux pour le tourisme pêche. Je n’ai jamais senti une volonté de le développer que cela soit hier ou aujourd’hui. Il y a bien un travail de l’office du tourisme au travers d’une plaquette mais qui me semble bien timide par rapport au potentiel local. L’AAPPMA, bien qu’elle insuffle un nouvel élan depuis peu, a elle aussi ses torts de mon point de vue par le passé. Il y avait largement de quoi bien faire travailler un magasin de pêche au sein de la citée des truites zébrées, même encore aujourd'hui. Mais pour cela, il faut que tous les acteurs mettent en place les outils pour y arriver.

Bien entendu, les habitudes des consommateurs dont je fais parti ont aussi énormément évolué avec le choix et le confort qu’offre internet. C’est triste, mais bien réel, il faudra s’y faire.

Qui sait ? Peut-être qu’un aventurier osera relever le défi dans un futur proche pour de nouveau se lancer. Mais cette fois-ci, ça ne sera plus à La Détente qui va donc devenir un magasin sans pêche.

Avant de fermer son rayon pêche, Olivier liquide ce qui lui reste à partir de ce mardi 27 septembre 2016. Tout le rayon sera à -60%.

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dimanche 25 septembre 2016

La situation est redevenue correcte.

La pêche est fermée certes, mais rien n'empêche de continuer à profiter de la rivière. J'avoue que je ne me fais pas prier pour ma part. Depuis la fermeture anticipée du 09 septembre, je me suis rendu de nombreuses fois au bord de l'eau pour voir et me rendre compte de l'évolution suite aux deux coups d'eau successifs que la rivière d'Ain a subit.

Alors, pas de crue, de simples coups d'eau, rien de plus. Le terrain était tellement en attente de cette eau qu'il en a gardé le plus gros pourcentage en laissant seulement les miettes pour les cours d'eau. Mais cela était vital et je suis heureux (pas autant que les poissons) que cette pluie soit enfin arrivée.

De prime à bord, on peut voir que les fonds ont été bien raclés. Toutes ces algues qui colmataient les gravières et autres retournes de la rivière d'Ain ont disparu. Si l'on regarde de plus près, il reste les stigmates de cette longue période de fonds emprisonnés par les algues. On voit très bien qu'il y a encore une présence. Il faudra donc d'autres coups d'eau, plus puissants certainement voir sur la durée. Ainsi, le frai pourra se passer dans de bonnes conditions en tous les cas sur ce point précis.

On voit très clairement sur cette photo où se situait la limite basse de l'étiage de cet été.

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Du côté des truites (je ne parle pas des ombres totalement absents sur les parcours que je pratique), les conditions sont meilleures elles aussi. On retrouve enfin des poissons avec un comportement "normal". J'entends par là avec des poissons en poste qui se nourrissent et qui restent vigilants en ayant tous les réflexes de fuite selon l'approche que l'on fait. C'est très important comme paramètre, cela veut dire que les truites ont retrouvé toutes leurs capacités. Plus de poissons amorphes ou tellement obnubilés par le fait de devoir se nourrir qu'ils en oublient les principes fondamentaux de fuite au moindre danger par manque de lucidité.

Les approches, ces jours, doivent être soignées pour observer les truites sauvages.

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J'ai parfois eu des propos durs envers mes amis pêcheurs à la fin du mois d'août et début septembre. Que cela soit au bord de l'eau, sur le net ou à la maison avec mes amis. Mais je pense sincèrement qu'il fallait stopper la traque des truites à ce moment-là. Un peu comme l'an dernier, au bout de la longue période d'étiage, au moment où l'eau chauffait un peu plus que la moyenne et que la majorité des fonds étaient colmatés, les truites pour se nourrir étaient sorties à longueur de journée. Du fait qu'elles avaient de plus en plus de mal à trouver des larves dû à l'eutrophisation, les farios devaient parfois faire des circuits très longs et sur une grande durée pour trouver leur pitance, ce qui les rendaient bien entendu très vulnérables. D'autant plus que de mon point de vue, elles piochaient là dans leurs dernières réserves d'énergie vu la situation de la rivière et de la durée de celle-ci. Donc un combat au bout d'un fil parfois assez fin était pour moi de trop. Je peux me tromper et me remettre en cause dans cette analyse, mais il faudra me prouver le contraire. J'invite les personnes pensant le contraire à venir comparer le comportement des poissons aujourd'hui à celui observé fin août. Pêcher, c'est formidable, observer et tenter de comprendre les choses doit aussi faire parti du panel du pêcheur.

Truite gobeuse photographiée sur l'Ain le samedi 24/09/16.

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Depuis quelques jours, les poissons "revivent" enfin. Cela me remplit de joie. Oui, j'ai parfois plus de considération pour les truites que pour les pêcheurs. Surtout quand je vois leur peu d'engagement aux dernières élections d'aappma et de fédérations. Je m'en excuse mais l'assume totalement, les truites comme la rivière d'Ain ne m'ont jamais déçu de leur côté, ce qui n'est pas toujours le cas des pêcheurs malheureusement ;-)

D'après ces premières sorties personnelles en curieux que je suis et contemplateur attentif de la rivière d'Ain, le cheptel dans les gros poissons est réellement inférieur à l'an passé. Mais cela reste à confirmer dans les semaines qui arrivent avec un point d'orgue durant le frai au début de cet hiver. Quand je parle de gros poissons, c'est pour moi les bons reproducteurs, soit au-delà de quarante centimètres. Du côté des poissons plus jeunes, il y a de la présence, ce qui me rend moins pessimiste que j'ai pu l'être durant la saison. Par contre, très peu ou pas de poisson de l'année (moins de 10 centimètres).

Je vous laisse avec une belle note d'espoir en compagnie d'une de mes amies très proches.

Une belle fario qui gobe. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

samedi 24 septembre 2016

Pêche à la mouche en Islande.

Même si ce blog n'a pas pour vocation de publier les nombreuses vidéos de pêche à la mouche qui fleurissent sur la toile tous les jours, j'aime le faire lors de coups de cœur. En particulier lorsque la vidéo en question est réalisée par des amis.

Ce petit film de plus de 12 minutes retrace le séjour de Luc et Romain en Islande. On y découvre une merveilleuse ambiance, des paysages à couper le souffle et des poissons absolument splendides ! Vraiment, c'est très bien réalisé avec des images qui donnent des frissons. Si je devais rajouter juste une seule chose, je dirais : Romain, bosse ton ferrage quoi ! ;-)

Profitez !

jeudi 22 septembre 2016

Mes années André Terrier (5)

Maintenant que la pêche de la truite est fermée, il m’est plus facile de prendre du temps pour revenir sur mes années d’adolescent où je pratiquais le plus souvent la pêche en compagnie d’André Terrier. Je vais tenter durant la période de non pêche d’en écrire plusieurs.Si vous avez manqué les premiers récits, je vous invite à revenir en arrière en cherchant sur ce blog.

L’Angillon, petit affluent de la rivière d’Ain, était donc la rivière où André m’a fait prendre ma première truite sauvage avec une canne à mouche. Cette rivière, qui aujourd’hui n’est plus que l’ombre d’elle-même, était fantastique à l’époque pour un jeune pêcheur comme moi. Les truites étaient vraiment très nombreuses et surtout, elles étaient très gobeuses.

D’ailleurs, André accompagnait régulièrement des amis sur cette rivière qu’il préférait pratiquer aux autres durant le printemps à cause de son activité plus précoce. De nombreux pêcheurs venaient aussi pratiquer la mouche au mois d’avril sur cette rivière qui ne connaissait pas ou peu la fonte des neiges à comparer de ses plus proches voisines que sont la Saine ou la Lemme. Je croisais régulièrement l’ami Bruno Dupont que je salue bien fort si jamais il me lit. André a même fait un tournage pour Destination Pêche à l’époque en amont « des îles » au lieu-dit « les pierres plates ». Un endroit où il suffisait de poser sa mouche dans la veine centrale pour la voir disparaître dans la gueule d’un poisson.

Oui, André affectionnait énormément ce petit cours d’eau. A tel point que dès l’ouverture et si le niveau de la rivière le permettait, il allait faire les coups du soir en sèche après sa journée de travail à l’E.R .E.A. Si les niveaux étaient plus hauts, c’est sur le parcours de Crotenay qu’il allait lancer son vairon pour le manier devant le bec des truites. Quand il était à l’Angillon, c’était facile de le savoir en fait. La rivière traverse la route qui relie Crotenay à Champagnole au lieu-dit « l’ancienne piscine ».  On peut encore y voir les vestiges de l’ancienne piscine municipale de Champagnole où les gens se baignaient directement dans la rivière.  

De mon côté, durant cette période, j’étais scolarisé au collège des Louataux à Champagnole. Le soir, après les cours, je n’avais qu’une seule obsession.  Prendre une place dans le bus côté opposé au chauffeur dans le but d’avoir une bonne fenêtre visuelle sur le parking qui était situé juste au bord de la rivière et donc de la route. Tous les soirs de la semaine, je regardais. Et c’est souvent que je voyais l’Alfa Roméo grise d’André garée à cet endroit.

Un soir, alors que j’avais vu la voiture d’André, je suis allé le rejoindre, mais sans ma canne, juste pour le plaisir de le voir pêcher, ce que je faisais souvent. C’est d’ailleurs de cette façon que j’ai le plus appris de lui. Si j’avais passé le temps que j’ai eu à ses côtés uniquement à pêcher, je n’aurais pas pu tout voir, pas pu tout emmagasiner et donc apprendre un maximum de ce pêcheur hors normes.

De plus, André était très communicatif. Il parlait volontiers en pêchant, il lui arrivait même souvent de chanter lorsqu’il était seul, ou se croyait seul…J’ai quelques anecdotes assez marrantes aussi à ce sujet. Pour la parenthèse, une fois, je l’ai observé sans qu’il le sache une bonne heure alors qu’il pêchait à vue les ombres en amont du viaduc de Syam. C’était un très grand moment que de le voir avec son grand chapeau en feutre noir en chantant tout en essayant de capturer les gros ombres qui se cachaient à « l’ombre » des gros blocs rive gauche.

Mais revenons à mon histoire du jour. Je suis donc arrivé à l’ancienne piscine pour remonter la rivière à pied rive gauche dans les grandes pâtures de la ferme des îles. Je me doutais bien où pouvait-être André. Sur l’amont du parcours, il y a un petit plat où les gobages de truites étaient omniprésents. C’était juste incroyable. J’ai vu là-bas gamin des choses extraordinaires que je ne verrais certainement plus.  C’était un passage obligé. En aval d’une passerelle, il y a à la fin du plat toujours rive gauche, une sorte de petit enrochement. Les truites étaient tout le temps en bonne place à cet endroit. Les gobages forcément nombreux.  

Ce soir là, les fameux gobages étaient présents comme à leur habitude. J’ai vu André de loin bien à l’endroit où je l’avais imaginé être. Je me souviens très bien que la pêche était difficile comme souvent les soirs d’avril. Il arrive qu’au tout début du printemps, en particulier le soir, que seul des petits chironomes soient sur l’eau. Du coup, même là-bas, les truites étaient chipoteuses. Mais André s’en sortait très bien comme à son habitude. Il avait une imitation avec un corps en vautour fauve teinté à l’acide picrique et quelques fibres de croupion de canard naturel monté sur du 18 ou 20, cela faisait largement l’affaire surtout avec le savoir faire qu’il possédait.

Toutes les truites ou quasiment du lisse finirent par prendre la mouche d’André. C’était redevenu calme tout à coup après toutes ses prises. L’heure de rentrer à la voiture était venue. André traversa la rivière pour rejoindre et nous commencions à marcher. C’étaient des instants de vie privilégiés pour moi. Je l’écoutais et le regardais comme un gamin fan de foot qui se serait trouvé aux côtés de Léo Messi par exemple.  

Notre marche n’a pas duré bien longtemps ce soir-là. Devant nous, à une centaine de mètres pour être plus précis, se trouvait un gros taureau charolais. La bête, musclée et impressionnante à souhaits nous faisait face en nous barrant le chemin par la même occasion. Elle n’avait pas vraiment l’air de vouloir négocier si vous voyez ce que je veux dire. J’ai toujours été de mon côté assez craintif vis-à-vis de ces bestioles. André n’était pas rassuré non plus. On décida donc de rebrousser chemin grands téméraires que nous étions et que je suis toujours pour traverser la rivière sur la passerelle plus en amont. Sur l’autre rive, point de taureau !

Le truc, c’est qu’il fallait de toute façon retraverser la rivière de nouveau pour atteindre le parking où était garé André. Facile pour lui, il était en waders, moi non. C’est là qu’il me proposa de monter sur son dos. Un grand, un très grand moment dont je me souviens comme si c’était hier. Je faisais déjà un bon poids et André n’avait pas la carrure d’un haltérophile. Je le sens encore vaciller en traversant le radier  qui nous séparait de la rive gauche. Mais André a bien tenu et je suis arrivé de l’autre côté au sec.

On en a ri tous les deux. C’est le genre de souvenir qui reste…Même après plus de vingt ans.

mardi 20 septembre 2016

Une rivière, des truites...Et la mariée !

Un très court billet pour partager quelques photos qui ont eu le pouvoir de me donner le sourire lorsque je les ai découverte. Sur ces clichés, vous retrouverez Pauline qui m'avait donné une interview en 2011 sur ce même blog.

Tout mes voeux de bonheur pour la suite Pauline, et encore merci pour les photos !

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samedi 17 septembre 2016

Julien Daguillanes, champion du monde de pêche à la mouche !

Les championnats du monde de pêche à la mouche 2016 aux USA viennent de se terminer il y a quelques heures. Très grosse performance de nos français puisque par équipe, ils terminent à la deuxième place derrière les espagnols. Félicitations à nos amis ibériques qui sont champions pour la deuxième fois.

La France termine ainsi devant le pays organisateur, ce qui reste une très grosse performance quand on connait l'importance de la connaissance des secteurs de pêche.

La très grande nouvelle nous vient du classement individuel. C'est JULIEN DAGUILLANES qui devient le tout nouveau champion du monde de pêche à la mouche. Je suis d'autant plus heureux que c'est un ami. Un classement mérité pour ce garçon aussi gentil que talentueux. Encore bravo à toute l'équipe, au staff et mention spéciale à Julien !

Classement par équipe.

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Début du classement individuel (plus de 120 compétiteurs).

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Julien avec une vieille arc de 82cm prise lors de la compétition sur l'Eagle amont.

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Pour plus d'informations sur ce championnat, le site officiel => 36th FIPS Mouche World FlyFishing Championship Vail 2016

vendredi 16 septembre 2016

5 ans et toutes ses dents.

Merci pour votre fidélité.RIMG2683.JPG

 

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jeudi 15 septembre 2016

Marmorata Fever

Comme maintenant tous les ans, mon ami Romain nous propose une vidéo qui résume ses sorties en Slovénie à traquer la marmorata. Ces truites sont aussi belles que mythiques.

Merci Romain pour ces images merveilleuses.


mardi 13 septembre 2016

Fiche de montage : La SM1 par Anthony.

Bon montage à tous...SM4.JPG

 

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vendredi 9 septembre 2016

Fermeture anticipée de la pêche dans le Jura.

Triste, mais nécessaire...7.JPG

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mercredi 7 septembre 2016

Exposition Photos de Julien Pouille

Génial !

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lundi 5 septembre 2016

Le patrimoine halieutique ardéchois en vidéo.

La fédération de pêche de l'Ardèche publie régulièrement des vidéos réalisées dans son département. A travers celles-ci, on peut découvrir un patrimoine halieutique magnifique. C'est une très belle initiative. Bravo à tous les acteurs qui ont mis cela en place. Je vous mets en ligne le premier numéro, mais si vous souhaitez voir les autres, je vous invite à aller sur la page facebook de cette fédération.

mercredi 31 août 2016

L'histoire d'une truite (34)

Toujours en plein apprentissage ;-)

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dimanche 28 août 2016

Découverte du lac du Morond à Métabief.

Une belle matinée de pêche avec mon fils à Métabief...

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mercredi 24 août 2016

Evolution de l'AAPPMA de Champagnole.

Bonnes nouvelles !

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lundi 22 août 2016

Quelques images de mon séjour en Corse.

Retour sur les vacances...En images !

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jeudi 18 août 2016

Journée de résistance festive et conviviale contre le Center Parcs de Poligny.

Une date à cocher sur votre calendrier.

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mardi 16 août 2016

Un nouveau magasin pour La Détente à Champagnole !

Magnifique bâtiment ! A visiter !

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jeudi 11 août 2016

Le Fly Shop de nouveau ouvert

Le Fly Shop reprend une activité normale :-)

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