Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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dimanche 29 novembre 2020

Thibault Longis, directeur commercial et marketing des Mouches de Charette.

Nous autres pêcheurs connaissons la plupart du temps les grandes marques françaises ou étrangères qui font une des autres facettes de notre passion, le matériel. Par contre, nous en savons peu sur les femmes et les hommes qui sont aux commandes de ces grandes maisons. Une grande marque française vient de changer de tête sans toutefois changer d'esprit ces dernier mois. Je vous propose aujourd'hui de faire connaissance avec Thibault Longis qui a repris les rênes de cette grande maison qu'est Mouches de Charette. Bonne lecture.

Nicolas : Salut Thibault et bienvenue sur ce blog. Je te reçois avec grand plaisir pour parler de tes nouvelles fonctions chez Mouches de Charette suite au départ de l’emblématique Manu Vialle. Peux-tu nous en dire plus s’il te plait ?

Thibault : Salut Nicolas et tout d’abord merci de me recevoir sur ton blog, c’est un honneur et un réel plaisir !

Effectivement, après 17 magnifiques années pleines d’immenses réussites, intégralement dévouées au développement de l’entreprise, notre Manu international a décidé de se retirer pour se consacrer désormais pleinement à sa vie de famille dans son magnifique paradis ardéchois.

Mon arrivée chez Mouches de Charette il y a presque un an était donc très étroitement liée à ce nouveau projet de vie qu’il prépare depuis longtemps avec Marie et leurs enfants. Au-delà de la relation commerciale que nous avons entretenue pendant plus de 10 ans dans mon ancien métier, Manu est devenu un véritable partenaire, puis un ami. C’est quelqu’un pour qui j’ai un profond respect et une grande admiration, avec qui je partage de nombreuses valeurs, la passion pour ce métier, le respect, la famille, la convivialité, le rugby… la liste est longue ! Il n’a donc pas eu besoin de beaucoup argumenter pour me convaincre de rejoindre cette belle et grande famille afin de préparer ensemble cette transition et ce passage de témoin.

C’est donc depuis décembre dernier que nous travaillons au quotidien sur les différents sujets qui animent la vie d’une entreprise dynamique comme MDC : du développement produit aux relations commerciales, en France et à l’international, en passant par le marketing et le management des équipes…Nous avons écrit le futur projet ensemble afin d’assurer une continuité et un développement ambitieux de l’entreprise. Il restera néanmoins présent à nos côtés dans un rôle détaché de l’opérationnel, pour accompagner au mieux la transition.

Me concernant, j’occupe donc désormais le poste de directeur commercial et marketing, mon rôle étant de définir le cap, les axes et priorités de développement de l’entreprise et de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires à l’atteinte de nos objectifs. D’un point de vue opérationnel, j’ai également en charge le périmètre Export, les grands comptes, le développement des produits et de l’offre (entre autres…).

De quoi remplir copieusement les journées comme tu peux l’imaginer !

Mon invité du jour.

Nicolas : Tu es tout sauf un novice dans le monde professionnel de la pêche. Quel a été ton parcours pour arriver à ce poste aujourd’hui ?

Thibault : A vrai dire je n’étais pas vraiment destiné à me retrouver dans le monde professionnel de la pêche et encore moins du commerce.

Je finissais mes études de biologie-écologie à l’université de Bordeaux lorsque j’ai débuté comme « vendeur mouche » à mi-temps chez Pacific Pêche, pour arrondir mes fins de mois. C’est mon ami Christophe, président de mon club mouche à l’époque, qui avait joué le rôle d’entremetteur avec la direction du magasin qui recherchait « un jeune » pour reprendre en main le rayon de Bordeaux-Mérignac.

J’ai donc fait mes premières armes dans le grand bain du salon de Versailles en février 2007 où Pacific exposait et je découvrais alors un monde que je ne connaissais que dans les magazines…entre émerveillement et intimidation.

Vendeur à plein temps, responsable de rayon puis second de magasin, 2 ans se sont écoulés avant que l’on me propose de rejoindre le siège de l’entreprise pour prendre en charge la division Mouche du groupe. Tout est allé très vite, un peu de chance, une opportunité, la confiance accordée par celui qui est devenu mon ami depuis, Gregoire L. responsable de la division mouche à l’époque. Il recherchait quelqu’un pour lui succéder et je me retrouvais alors à 25 ans, catapulté à Montpellier, au siège de l’entreprise, dans un rôle que je n’aurais pu imaginer un jour. L’aventure Pacific Pêche a duré 13 années en tout, dont 10 à la tête de la division Mouche. Une expérience incroyable tant sur le plan humain que professionnel.

Un métier passionnant et diversifié où il fallait savoir tout faire : constitution des gammes de produits et des catalogues, achats, gestion de stock, développement produit, communication, animation commerciale magasin et Web, marketing…j’ai tout appris sur le tas, aux côtés de très belles personnes et de véritables pointures du monde de la pêche avec qui je garde encore aujourd’hui d’excellentes relations (ils se reconnaitront…).

Pacific Pêche m’a permis de me construire professionnellement mais aussi personnellement en me permettant d’exercer mon activité dans des conditions privilégiées et avec la plus grande autonomie. Pendant des années j’ai alterné télétravail, présence au siège et travail en magasin avec les équipes et au contact des clients, ce qui reste pour moi l’expérience la plus enrichissante pour rester parfaitement connecté avec les besoins et les attentes des pêcheurs.

J’ai eu la chance de travailler avec la plupart des grandes marques de la planète mouche, de faire des rencontres incroyables et d’apprendre un peu plus tous les jours, de vivre des moments inoubliables tout en exerçant mon métier…une chance inouïe que j’ai pleinement appréciée chaque jour.

Puis les choses ont changé…le moment venu pour moi d’envisager d’autres horizons et de mettre fin à cette grande aventure.

C’est donc sans hésiter que j’ai répondu favorablement à Manu et au groupe SERT lorsqu’ils m’ont proposé de les rejoindre pour construire ensemble l’avenir de Mouches de Charette.

Thibault avec une belle truite de son Sud-Ouest !

Nicolas : Je crois savoir que tu n’es pas la seule « nouveauté » dans ce staff renouvelé, est-ce vrai ?

Thibault : Oui effectivement, la perspective du départ de Manu, les projets de développement pour les années à venir et la nécessité de mettre en place une organisation durable, nous ont conduit à faire appel à une ancienne pensionnaire de la maison que tu connais bien : Claire Barret.

Claire de retour au bercaille !

Claire connait parfaitement l’entreprise, les salariés, les produits et les clients puisque, comme tu le sais, elle a occupé pendant plusieurs années un poste de commerciale chez Mouches de Charette. C’est donc assez naturellement que nous avons souhaité l’intégrer à la nouvelle équipe.

Claire revient dans un rôle de responsable de site et coordinatrice des ventes. Dans les faits elle est mon lien direct avec le site de Péronnas où elle est basée à plein temps et s’assure du bon fonctionnement des opérations et travaille aussi au quotidien avec les commerciaux pour la France. Claire apporte également une expertise technique pour les dossiers tel que le SAV, le contrôle qualité et la relation client.

L’équipe commerciale est complétée par Fabien Massias que l’on ne présente plus, lui aussi est revenu il y a 2 ans pour reprendre un poste de commercial secteur OUEST. Son expérience et sa connaissance du secteur et de ses clients est précieuse, sa rigueur et sa bonne humeur le rendent particulièrement indispensable dans le dispositif.

Fabien, commercial secteur Ouest !

Jean-Baptiste Nuremberg est arrivé en même temps que moi, il y a un an. Journaliste halieutique incontournable, JB se révèle particulièrement performant dans son rôle de commercial secteur SUD-EST et complète à merveille l’équipe par son dynamisme, son goût du challenge et sa joie de vivre ! Il est vite devenu, lui aussi, quelqu’un d’incontournable chez Mouches de Charette.

Jean-Baptiste, commercial secteur Sud-Est.

Je dois t’avouer que je suis extrêmement fier de cette équipe, car au-delà des professionnels, il y a de véritables belles personnes et je sais pouvoir compter sur eux pour relever tous les défis de demain.

Nous finalisons actuellement le recrutement d’un 3e commercial pour compléter cette « dream-team », lequel aura en charge le NORD-EST et la Belgique.

Nicolas : Quelles orientations souhaites-tu prendre pour l’entreprise lors des prochaines années ?

Thibault : Mon intention est avant tout de ne surtout pas changer ce qui fonctionne !

Cette entreprise est construite sur de solides bases, l’offre produit est pléthorique avec plus de 7000 références en stock et couvre tous les besoins des pêcheurs à la mouche avec un taux de dispo proche des 100% durant toute l’année avec une livraison en 24H.

Un niveau de service rare dans le monde de la pêche !

Il y a une âme et un réel savoir-faire acquis au fil des années qu’il est précieux de préserver mais aussi de savoir faire évoluer afin de toujours mieux répondre aux besoins de nos clients, des pêcheurs modernes et des enjeux de demain. Nous avons donc de nombreux projets en cours visant à faire passer un nouveau cap à l’entreprise.

Je ne peux bien sûr pas tout révéler, mais en terme de développement produit par exemple, j’ai à cœur de poursuivre la dynamique engagée qui vise à ramener un maximum de notre production en France et en Europe, lorsque cela est possible, avec la volonté de valoriser les savoir-faire locaux.

L’enjeu environnemental est également au cœur de notre réflexion et nous étudions toutes les solutions visant à diminuer notre impact écologique. C’est un défi majeur pour l’entreprise qui me tient particulièrement à cœur et qui s’inscrit forcément sur la durée, mais qui n’est pas insurmontable.

Nous travaillons également à de nouveaux partenariats et supports média qui viendront bientôt enrichir notre offre et nos outils actuels afin de rendre accessible l’univers des Mouches de Charette à tous les pêcheurs, en France comme à l’international.

De manière plus générale, nous engageons un processus global d’optimisation et de modernisation de nos services, de nos outils et aussi de nos gammes produit. C’est un challenge ambitieux, mais toute l’équipe adhère à 200% au projet dans une dynamique ultra positive et tous les voyants sont au vert.

Nous avons la chance d’appartenir à un grand groupe, dont fait également partie la société SERT à laquelle nous sommes d’ailleurs désormais rattachés et qui accompagne notre développement avec confiance et bienveillance.

Cela nous permet d’envisager l’avenir de Mouches de Charette avec ambition et sérénité.

Un directeur commercial complet !

Nicolas : Sinon, pour mieux connaitre le personnage, lorsque tu n’es pas au boulot et que tu peux tenir une canne à mouche, où aimes-tu trainer tes guêtres ?

Thibault : Ayant grandi dans le Sud-Ouest et vivant en région bordelaise, j’ai longtemps alterné mes sorties entre Nives, Gaves Pyrénéens, Dordogne et Touvre. Mais je dois avouer que depuis plusieurs années, je passe le plus clair de mon temps sur le Saison et plus récemment sur le Gave d’Oloron où j’ai désormais un pied à terre.

Le terrain de jeu est immense et varié sur ces deux rivières aux profils très complémentaires et la pêche en sèche, de préférence à vue sur les bordures est celle qui me procure les plus fortes sensations. J’ai une nette préférence pour ce style de pêche aujourd’hui, qui s’assimile davantage à de la traque et où le score n’est jamais l’objectif. Les truites des Gaves sont des poissons sauvages d’exception, dont l’approche est souvent un casse-tête et qui ne s’avouent jamais vaincues !

Thibault admirant une truite de l'Oloron.

Cette quête est devenue réellement addictive et j’ai la chance de pouvoir la partager avec quelques-uns de mes meilleurs amis, donnant lieu à chaque fois à des moments épiques chargés en adrénaline ! Que ce soit avant, pendant ou après la pêche, il se passe toujours un truc exceptionnel, à raconter, à partager autour d’un pastis et de quelques cacahuètes…des moments inestimables !

Lorsque les conditions le permettent j’aime aussi passer la frontière côté espagnol, avec une préférence pour l’arrière-saison lorsque la pêche est fermée en France. La qualité de pêche est souvent au rendez-vous et même si sur certains secteurs les poissons ne sont pas tous natifs de la rivière, il y a vraiment de superbes coups de ligne à réaliser dans des endroits d’exception où la gestion y est souvent exemplaire.

Ici en Espagne.

La Dordogne reste aussi une de mes destinations favorites pour ses truites et surtout pour ses ombres que j’affectionne particulièrement, mais malheureusement je n’ai pas pu y aller aussi souvent que je l’aurais voulu ces dernières années. Cette vallée est à couper le souffle et la rivière mythique... les éclosions y restent régulières et souvent massives, contrairement à la plupart des rivières françaises, malheureusement.

La Touvre reste la rivière la plus proche de chez moi et j’essaie d’y faire quelques sorties chaque saison, mais la fréquentation croissante et la concentration de pêcheurs depuis quelques années ont un peu freiné mes visites. Cela reste une rivière surprenante par sa densité de beaux poissons à prendre en NAV ou en sèche. Une destination de « proximité » de choix !

Dès que j’en ai l’occasion, j’essaie de découvrir d’autres destinations (pas assez à mon goût malheureusement…). J’ai la chance de pouvoir pêcher depuis une dizaine d’années les chalkstreams anglais, royaume de la pêche en sèche dans un cadre préservé « so british ». La pêche en NAV y est un pur bonheur ! La Slovénie et l’Italie sont aussi des destinations que j’affectionne pour le cadre et la qualité de pêche. J’ai découvert le Canada et les USA et espère bien y revenir très vite également.

Et là en Angleterre.

Au-delà des destinations, ce que je recherche à travers la pêche à la mouche est ce côté magique qui permet d’alterner les moments de concentration optimale à un relâchement total, un laisser-aller nécessaire pour mon équilibre où la contemplation prend le dessus.

C’est une forme de thérapie qui procure également de belles tranches de vie entre amis…c’est devenu plus qu’une passion et un métier, c’est un mode de vie et de pensée.

Nicolas : Merci Thibault d’avoir pris le temps de répondre à mes questions dans cette période de pleine activité professionnelle pour toi. Je te souhaite le meilleur ainsi qu’à toute ton équipe. Et peut-être au plaisir de croiser le carbone ensemble sur une rivière jurassienne.

Thibault : Merci à toi Nicolas et surtout bravo pour ton investissement permanent.

Lorsque nous aurons enfin retrouvé nos libertés, j’espère aussi pouvoir enfin venir découvrir ton jardin secret ;)

Tu es également le bienvenu dans le Sud-Ouest !

A très bientôt.

lundi 23 novembre 2020

Pendant ce temps là...

Il y a des choses plus graves que d'autres dans la vie. Ceci est un fait. Si j'en crois la vague déferlante de mécontentements des pêcheurs sur les divers réseaux sociaux, c'est le fait de ne pas aller à la pêche durant ce deuxième confinement qui est tout en haut sur l'échelle de la gravité.

J'ai donné mon avis sur la question en étant surtout contrarié que l'on ne puisse pas pêcher dans les conditions du confinement (1 heure/1kilomètre). Après tout, on peut faire du vélo, se promener ou que sais-je encore en respectant ces règles, pourquoi ne pas pêcher si nous avons la chance d'avoir un lieu pour le faire ? Cela est restée un pensée personnelle, sans aller plus loin. En aucun cas je n'ai eu l'idée de faire des demandes particulières en tant que président d'AAPPMA pour que les pêcheurs aient des passe-droits. Il y a quand même une situation sanitaire inédite avec encore aujourd'hui de nombreuses inconnues quoi qu'on en dise. Par respect pour les personnes touchées et pour ceux qui donnent de leur temps pour les soigner, on pourrait pour une fois ne pas penser qu'à son petit confort. C'est mon avis.

Il faut croire qu'il n'est pas partagé. Nombre d'articles, de vidéos et autres supports dénoncent ce confinement pour les pêcheurs. Certains souhaitant même avoir le droit de pêcher au-delà des règles des 1 km/1heure. L'argument est que la pêche se pratique seule en plein air. Certains demandent des réductions de cartes pour 2021, d'autres appellent à ne pas en prendre du tout ! Et puis il y a ceux qui vomissent sur les actions des structures associatives avec en ligne de mire la fédération nationale.

Que d'énergie, que de volonté, que d'envie pour changer les choses. Les réseaux sociaux nous ont dévoilé en quelques jours des dizaines de leader voulant renverser des montagnes afin d'inverser la tendance actuelle. Quelle belle et bonne nouvelle ! Tout cela pour qu'on puisse pêcher en pleine pandémie. Quel beau combat à mener ! 

Sauf que pendant ce temps-là et ce depuis des décennies, les rivières et autres milieux aquatiques souffrent tellement qu'ils sont à l'agonie pour beaucoup. J'ai un doux rêve. Que toutes ces nouvelles énergies venues des leaders du Web viennent renforcer les rangs des quelques pêcheurs travaillant pour de vrai. Qui sont eux sur le terrain pour essayer de faire de bonnes choses dans la mesure de leurs moyens.

À vrai dire, je n'ai pas les compétences pour dire que notre système associatif national est bien ou pas. S'il est adapté ou pas. Non, je ne le sais pas. Je peux par contre faire le constat suivant : c'est un échec total dans presque tous les domaines ! Je sais aussi qu'il n'a pas du tout été exploité par les pêcheurs. Ignoré par ces mêmes personnes qui aujourd'hui se plaignent de tout. Qui se réveillent uniquement parce qu'elles n'ont plus le droit de pêcher. Quelle tragédie !

La vraie tragédie se répand depuis des années. La vraie tragédie c'est que confinement ou pas, nous ne pourront plus pêcher faute de rivières vivantes !

Les pêcheurs ont eu leur chance via le système en place. Je prends simplement l'exemple que je connais le mieux, ici, chez moi. Il est certainement duplicable ailleurs. Sur notre secteur de la haute rivière d'Ain, il y a 4 AAPPMA dont la nôtre où je suis président depuis 23 ans. Depuis tout ce temps et même avant, j'ai tenté de faire comprendre aux pêcheurs autour de moi qu'il fallait s'engager dans les AAPPMA pour ensuite aller en Fédération. Il n'y a rien de plus simple pour prendre "le pouvoir". En 23 ans, j'ai vu une légère amélioration des choses en termes d'idées et de volontés à Champagnole. Sur l'amont et l'aval, cela s'est empiré. Il y a toujours les mêmes personnes aux commandes, toujours les mêmes idées obsolètes. Si on veut avoir une chance de faire vaciller le sommet de la pyramide, soit notre président national si décrié, il faut au minimum que la base se bouge. Force est de constater que ce n'est pas le cas.

Je n'en veux même pas aux personnes qui crient leur colère aujourd'hui en demandant des remboursements de cartes ou autres, parce qu'au final, pas certain que les AAPPMA aient eu à y gagner avec de tels personnages. Non, j'en veux un peu à tous les pêcheurs et plus globalement à tous les acteurs du monde la pêche qui se taisent, qui se cachent. Ces personnes qui m'ont répondu un jour : "ce n'est pas pour moi une fonction d'élu" ou bien encore "je manque de temps pour m'investir", etc...Que des bonnes excuses. Le manque de temps par exemple, quelques réunions par an et personne ne peut se libérer. Par contre, pour faire des dizaines de sorties dans la saison, là, il y a du monde. Pour préparer ses voyages à l'étranger, il y a toujours foule aussi. J'ai tellement d'exemples à citer.

Je ne sais pas pour le système, mais je sais que je ne crois plus du tout à la bonne volonté des pêcheurs. Pour la plupart, ils aiment pêcher et critiquer, ça s'arrête là !

Pour chez nous, les choses sont claires, c'est trop tard. Nous pêchons les dernières truites sauvages. Alors ne nous plaignons plus, car nous avons pour la grande majorité été totalement passifs sur ce qui s'est passé ces dernières années. Aujourd'hui, j'ai surtout de la peine pour les pêcheurs débutants ou peu aguerris. Comment prendre du plaisir avec des populations si faibles.

Je vous joins une vidéo réalisée par mes soins en 2009. Je voyais des dizaines de truites rassemblées. 70 poissons adultes ce jour-là. C'était il y a 11 ans. Hier. Cet automne, j'ai fait également de nombreuses sorties. J'ai vu entre 1 et 6 poissons différents par sortie. Dites-moi ce que je verrais dans 11 ans ??

Vous avez vu le fond de la rivière sur la vidéo en 2009 ? Regardez-le maintenant sur cette photo prise hier. Il est noir comme du charbon. Cette rivière se meurent, comme des centaines d'autres en France, mais ce qui importe le plus, c'est que nous puissions pêcher !

jeudi 19 novembre 2020

Film : Catch The Moment

Je suis vraiment très heureux aujourd'hui de vous présenter le film de mon ami Romain Casiraghi. Installez-vous confortablement et surtout prenez le temps d'apprécier ces 15 minutes de bonheur.

Il y a des images fantastiques dont une scène de ferrage en live sur une très grosse truite marmorata pêchée en nymphe à vue. Merveilleux !

Profitez et n'hésitez pas à partager cette vidéo autour de vous. En ces temps douloureux pour nous tous, ces images sont le meilleur remède !

dimanche 15 novembre 2020

Il n'y a pas que les truites !

La diversité. Mon fils Thibaut adore ça. Tout mon contraire.

Dès que l’étiage s’installe sur la rivière d’Ain, dès que la température de l’eau augmente au point d’entamer la bonne santé des truites farios, Thibaut range sa canne à mouche sans revenir en arrière. Il est temps pour lui d’aller vers d’autres univers aquatiques afin d’y traquer des poissons différents en utilisant des techniques diverses et variées. Depuis tout petit il adore ça.

C’est tout d'abord avec son bon copain Hugo qu’il a fait quelques sessions à la recherche des carpes. Des parties de pêche sur plusieurs jours. Thibaut aime cette ambiance où la pêche est un véritable ensemble. Amitié, feu de bois, campement, détente. Certainement aussi le fait ne pas être à la maison plusieurs jours !

Et puis il y a les poissons, les combats, les émotions partagées avec un ami.

Autant ce qu’il vit ne me tente pas, autant j’écoute avec un grand plaisir chacun de ses mots à son retour. Ses histoires communes avec son copain sont toujours pleines de surprises.

Il y en a eu des carpes, et des belles.

Sachant qu’il aime voir toujours des choses différentes, nous lui avions offert à Noël un bon cadeau pour une journée guidée sur le Rhône à la recherche des silures. C’est un poisson qui le passionne également. Il a fallut attendre 7 mois pour que cette carte cadeau se transforme en journée de pêche.

J’ai donc pris contact avec notre guide Jérôme pour planifier cette journée à la fin du mois d’août. La seule où la pluie est tombée durant la majorité de la journée. Comment lui en vouloir à cette eau tombée du ciel, on la pleurait depuis des semaines à ce moment-là. Et puis nous étions bien équipés, c’est donc passé comme une lettre à la poste. Il a juste fallut que notre guide ruse pour s’ancrer sous un pont afin de manger le midi au sec !

La journée s’est vraiment bien passée côté pêche et ce grâce aux compétences de Jérôme. Une fois de plus, je ne faisais que regarder. Mais cela reste un moment plein d’émotions de voir son fils prendre du plaisir.

Nous avons patienté à la dernière touche pour voir le plus beau poisson de la journée monter au bateau. Un chouette cadeau pour de merveilleux souvenirs !

jeudi 12 novembre 2020

Quelques news du SC FlyShop !

Parmi mes partenaires de longue date, il y a le SC FlyShop dirigé de main de maître par l'ami Sylvain. L'occasion pour moi de vous donner des nouvelles de cette "petite" boutique en ligne qui ne cesse de grandir de part son offre, mais aussi et surtout de part sa réputation mêlant sérieux et professionnalisme.

Nicolas : Salut Sylvain. Je te reçois sur mon blog pour parler de ton Shop. Pour mes lecteurs qui ne te connaitraient pas encore (ils doivent être rares !), peux-tu nous faire un rappel de l’historique de ta boutique ainsi que sa philosophie ?

Sylvain : Bonjour Nicolas, merci de m’accueillir.

Voila déjà 7 ans que j’ai décidé d’ouvrir le SC FlyShop sur une idée assez simple, celle de ne proposer que ce que j’utilise pour monter mes mouches. Surement une idée un peu folle, surtout si l'on ajoute à cela le choix d’avoir un  stock suffisant pour pouvoir expédier le plus rapidement possible. Mais après ces quelques années d’activité, je pense que mon idée n’était pas si farfelue que cela.

Nicolas : Au départ très recentré sur le montage de mouches, bien d’autres références se sont ajoutées au fil du temps. Un shop qui devient complet !

Sylvain : Oui, et c’est tout le problème d’être passionné par le matériel. Je ne peux pas m’empêcher d’essayer des nouveaux matériels pour me faire une idée. C’est comme cela que j’ai trouvé un produit pour faire flotter la soie, l’Overton’s Supreme Fly Line. J’avais besoin de changer mes soies, et après des essais de plusieurs références, une soie synthétique Vision Attack que je trouve assez incroyable a été référencée. Cela reste toujours dans la philosophie du Shop : je test, j’utilise...je référence.

Page d'accueil du Shop de Sylvain.

Nicolas : Quelles sont les dernières nouveautés que tu as rentré ? Peux-tu nous en parler, merci.

Sylvain : Je viens de sortir des demi cous de coq qui sont vraiment d’un rapport qualité/prix assez incroyable; le dubbing 100 % lièvre que j’ai fait produire pour le Shop et qui a reçu un accueil enthousiaste; les billes tungstène olive foncée qui ont été peintes à ma demande; la gamme des couleurs de CDC qui s'étoffe. Tout au long des ces années, la gamme d’hameçons s’est étendue aussi pour aujourd’hui proposer 17 références. Pour un petit Shop comme le mien ça commence à être correct J

Notre homme en action !

Nicolas : Travailles-tu toujours pour agrandir ton offre ? En quoi est-on en droit de s’attendre dans les prochains mois ?

Sylvain : Je suis en phase de finalisation pour proposer un nouveau nylon qui sera packagé SC FlyShop. C’est actuellement un axe de travail pour moi de proposer des produits sous ma marque. C’est un peu plus de travail (non en vrai c’est beaucoup plus !!) mais c’est passionnant. Les retours sur mon CDC ou mon dubbing de lièvre me conforte dans cette voie là.

Des nouveautés arrivent dans les semaines à venir, des nouvelles couleurs de billes laiton et de fil de montage, des fibres pour les streamers brochet et réservoirs. Tout cela sera annoncé, comme d’habitude, sur les réseaux sociaux ou sur la page d’accueil du Shop.

J’ai aussi quelques autres  projets "sur le feu" mais les journées sont trop courtes !!!

Ombre normand !

Nicolas : La saison des salons reste bien indécise. Si nous retrouvons une vie normale, où tes clients et les autres auront la chance de te croiser ?

Sylvain : Malheureusement la saison des salons (fin 2020 début 2021) est compromise. Les prochains ne seront que meilleurs pour ces rendez-vous que j’affectionne. Si tout va bien vous pourrez me retrouver au salon de Morigny en région parisienne, Fleurus en Belgique, Carhaix en Bretagne, et j’ai bon espoir de vous retrouver à Muret, et qui sait peut être à Saint Etienne si un jour ma candidature est acceptée !!!

J’ai en projet d’ouvrir mon showroom quand la Covid aura daigné nous laisser tranquille.

Sinon au bord de l’eau :-)

Truite slovène.

Nicolas : Merci Sylvain et surtout, une très bonne continuation. Je te souhaite une pleine réussite pour tes projets à venir.

Sylvain : Merci Nicolas pour ton soutient, et ce depuis le début.

J’en profite aussi pour remercier tous les encouragements que je reçois, les personnes qui partagent les publications ou le lien du SC FlyShop sur les réseaux sociaux et sur les forums. C’est pour un petit Shop comme le mien, qui passe sous les radars des publications papiers, la meilleur des communications. Merci à vous tous.

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