Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Mouches et bas de ligne

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dimanche 4 août 2019

La pause s'impose !

Comme un peu tous les ans, je vais faire un break quant aux publications de mon blog durant ce mois d'août. Le moment pour moi est venu de passer l'essentiel de mon temps en famille. La base de toute ma vie. 

Pour le Fly Shop, possibilité d'expédition de commandes jusqu'à samedi prochain inclus. Après, je range également l'étau pour deux semaines. Il ne va pas me manquer ! Croyez-moi.

On se retrouve ici même à la fin du mois. J'en profite pour remercier tous les lecteurs de ce blog pour cette fidélité sans faille. Quelques images de ce printemps pour l'occasion...À bientôt.

samedi 3 août 2019

Il y a 40 ans, Haroun Tazieff avait tout compris.

Quand on voit aujourd'hui comment certaines vérités ont du mal à êtres acceptées, j'imagine à quel point cet homme devait passer pour un farfelu...Il suffit de voir la réaction des personnes autour de lui sur ce plateau dont Cousteau...Juste incroyable de revoir ces images. L'export de la vidéo n'est pas extra, désolé.

Pour compléter et appuyer les propos de Mr Tazieff qui avait bien entendu raison sur toute la ligne.

Depuis mercredi, la tendance s'accélère encore un peu plus. « Le Groenland vient de connaître les taux de fonte parmi les plus élevés de tous les temps », constate Ruth Mottram, météorologue danoise. Car même au sommet de la couche de glace, à quelque 3.200 mètres au-dessus du niveau de la mer, les températures ont été positives, ce mercredi 31 juillet, pendant plus de 10 heures.

De quoi étendre à près de 60 % de la superficie de la calotte glaciaire du Groenland touchée. Un triste record de plus ! Résultat ce mercredi seulement, plus de 10 milliards de tonnes de glace ont disparu dans l'océan et 11 milliards de plus ont fondu ce jeudi.

L'article complet à lire ici => En Artique, rien ne va plus.

mercredi 31 juillet 2019

La foire aux bonnes affaires.

Il y a quelques jours, j'ai fait une commande perso sur un site en ligne bien connu. Au hasard de mes balades commerciales, j'ai repéré quelques belles promotions sur des supers produits. Je vous partage ça si jamais vous souhaitez en profiter. Attention, il y a des dates de rupture.

Moulinet mouche Hardy HBX :  Super objet. Développé et fabriqué en Angleterre. Disponible pour soie 5/6 ou 7/8 avec une réduction de 150 euros, pas moins. Superbe occasion pour celui qui souhaite se faire plaisir avec un magnifique objet de fabrication europénne ! Pour visualiser le moulinet, cliquez sur le lien suivant => Hardy HBX

Waders Hodgman : C'est le modèle que nous utilisons avec mon fils. Je peux donc vous le conseiller les yeux fermés. La ristourne est moins importante et seulement sur une taille, mais si ça joue pour vous, c'est toujours bon à prendre. Pour visualiser le waders, cliquez sur le lien suivant => Waders respirant Hodgman.

Veste Hodgman : Les vêtements Hodgman sont vraiment top. Un vrai bon produit. La réduction vaut le coup, moins 130 euros ! Pour visualiser la veste, cliquez sur le lien suivant => Veste Hodgman H5

Lunette polarisante JMC Cristamax : Pareil, j'ai ce produit depuis longtemps, avec une monture différente. Mais les verres sont identiques. Des verres minéraux, ça change la vie ! Et là, 90 euros de moins, c'est cadeau sincèrement ! Pour visualiser les lunettes, cliquez sur le lien suivant => Polarisante verres cristamax.

Kit débutant JMC : Voilà un ensemble au rapport qualité prix inbattable. Si vous avez un gosse dans votre entourage qui souhaite s'y mettre, ne cherchez pas plus loin. Pour visualiser le kit, cliquez sur le lien suivant => Kit débutant.

Pantalon Greys : C'est le modèle que nous utilisons avec Thibaut par temps chaud. Une fois les waders rangés. Très léger, il sèche très vite et assez épais pour portéger des orties et autres ronces. On adore ! Promo à -50% ! Faut pas hésiter ! Pour visualiser le pantalon, cliquez sur le lien suivant => Pantalon Greys

lundi 29 juillet 2019

Fermeture anticipée de la pêche en 1ère catégorie dans le Jura

En tant que président d'AAPPMA dans mon département, j'ai reçu le 23 juillet dernier un mail de la fédération de pêche du Jura qui nous demandait de nous prononcer sur une éventuelle fermeture de la pêche. Je vous mets ci-dessous le mail en question.

Monsieur le Président,

Plusieurs AAPPMA gestionnaires de cours d’eau de 1ère catégorie sollicitent une fermeture anticipée de la pêche sur leurs parcours.

La fermeture anticipée de la pêche sur un cours d’eau n’est possible que si l’ensemble des AAPPMA gestionnaires de baux de pêche sur ce linéaire y sont favorables. Ceci implique donc une concertation de votre part avec les autres associations du même secteur.

Aussi, nous vous remercions de bien vouloir nous indiquer, par retour de mail et au plus tard pour le 30/07, si vous êtes favorable ou défavorable à une fermeture anticipée de la pêche sur vos parcours de 1ère catégorie. Nous vous remercions également de bien vouloir nous lister les parcours concernés.

Dans l’attente de votre retour,

Bien cordialement,

Claude SCHNEITER
Président

Il a fallu faire vite et j'ai donc demandé aux membres du C.A disponibles leur avis. À l'unanimité, nous avons donné une réponse défavorable à cette demande. Je vous joins la réponse de notre AAPPMA :

Bonjour à tous,

Après consultation de son C.A et à l’unanimité, l’AAPPMA de Crotenay est défavorable à ce jour à une fermeture de la pêche en l’état actuel des choses.

Si une fermeture de la pêche devait intervenir à cause d’un étiage trop sévère comme c’est le cas de cette demande, nous y serions favorables à conditions que toutes les autres activités liées à la rivière soient-elles aussi suspendues (baignade, canoé, canyoning, braconnage à la main, etc…). On a encore repoussé 8 bracos à la main lundi dernier sur nos lots, la pêche n’est jamais fermée pour eux voyez-vous ! Seuls les pêcheurs sont les sentinelles de la rivière, sans eux, la rivière est à l’abandon.

En cas de mortalités conséquences de poissons comme cela a été le cas en 2016, nous reverrions bien entendu notre position. Mais pour celles et ceux qui passent du temps au bord de l’eau, les truites, mise à part quelques cas mortels à la suite des épandages de printemps, s’en sortent très bien à ce jour.

Cordialement.

Nicolas Germain

Voilà. Je ne connais pas la suite et donc les décisions qui vont en découler. Je tenais juste à vous tenir informer en toute transparence. Wait and see...

Edit du 31/07/19 à 9h25; Réponse de la fédération :

Messieurs les Présidents,

Nous vous informons qu’au vu des réponses majoritairement défavorables à une fermeture anticipée de la pêche en 1ère catégorie et suite aux précipitations du week-end dernier, la Fédération ne sollicitera pas — pour le moment — la DDT pour la rédaction d'un arrêté préfectoral de fermeture anticipée.

Nous restons cependant vigilants et ne manquerons pas de revenir vers vous si la situation hydrographique des rivières le nécessite.

Avec nos cordiales salutations.

Claude SCHNEITER,

Président

dimanche 28 juillet 2019

Ma matinée de pêche en vidéo.

Je vous partage de nouveau une petite vidéo de ma matinée de pêche de ce vendredi. Trop chaud pour pêcher la journée entière, j'ai fait un 7h30 - 12h30. Un petit clin d’œil à mon vice président d'AAPPMA qui pourra ainsi se rendre compte que j'ai retrouvé mon rasoir ! Bon visionnage.

mardi 23 juillet 2019

Pêche électrique sur la Bienne, besoin de volontaires !

Je fais passer par le biais de cet article un message Facebook de la fédération de pêche du Jura afin de venir en aide à la Biennoise.

Sur sollicitation de l' Aappma la Biennoise, la fédération organise le 19 septembre prochain une pêche électrique d'inventaire visant à évaluer l'état du peuplement piscicole de la Bienne au niveau de la station de Jeurre. Un tel inventaire requiert un nombre important de personnes pour pouvoir se dérouler dans de bonnes conditions.

Aussi, la fédération sollicite les pêcheurs pour venir prêter main forte sur cette action.

Afin de vous inscrire pour cette journée, merci de nous transmettre :

- Nom et prénom.
- Âge.
- Numéro de téléphone portable.
- Aptitudes physiques et soucis éventuels de santé.
- Waders ou non (les waders respirants ne sont pas acceptés).

Vous pouvez nous transmettre ces informations dans les commentaires ci-dessous ou par message privé.

Le café et le repas du midi sont fournis par les organisateurs. De plus amples informations concernant le lieu et l'heure de rendez-vous seront transmises ultérieurement.

Evidemment, tout le monde n'a pas accès aux réseaux sociaux, je vous invite donc à vous faire connaitre auprès de la fédération par téléphone ( 03.84.24.86.96 ). Merci pour les bénévoles de la biennoise aussi compétents que volontaires !

vendredi 19 juillet 2019

Un petit tour à la pêche avec moi

Session du jour en vidéo, bon visionnage :-)

dimanche 14 juillet 2019

L’été, cette saison que je n’aime plus.

J’ai pourtant été très ami avec le beau temps et la chaleur, que cela soit pour la vie de tous les jours ou pour la pratique de la pêche en elle-même. Étant un fan inconditionnel de la pêche en nymphe à vue, j’attendais avec une grande impatience l’été et ses grandes journées gorgées de soleil sur une rivière à l'étiage. J’ai passé plusieurs années à pêcher tous les jours en Juin, Juillet et Août lors de mes vacances scolaires. C’était fabuleux, la pêche était fantastique.

Aujourd’hui, et depuis quelques années, je n’aime plus du tout cette période de l’année. Est-ce que je deviens aigri avec le temps, est-ce que les changements sont trop importants, est-ce que je me focalise trop dessus…Certainement un peu de tout cela.

Même cette pêche que j’ai tant aimé ne m’attire plus autant. Les longues pointes, le fil fin, les micro-nymphes…Des poissons hyper éduqués…Tout cet ensemble où j’ai fait mes classes dans le domaine de la nymphe à vue. Cette pêche qui m’a tant fait progresser pour atteindre un niveau correct. Car c'est durant cette période de l’année que l’on rencontre les poissons les plus difficiles à prendre.

Cette saison, comme un peu les précédentes d’ailleurs, les eaux de notre rivière d’Ain sont basses depuis le début du printemps. C’est devenu la norme. Lorsque l’été pointe le bout de son nez, les parties de pêche en nymphe à vue sont déjà bien nombreuses. Autant dire que j'ai ma dose. Pour le coup, l’impatience est moindre et l’envie presque inexistante de mon côté. À cela s'ajoute la montée des températures toujours plus importante au fil des saisons. Une question sur laquelle je ne m’arrêtais pas à l’époque d’ailleurs. J’ai souvenir d’avoir pêché tous les jours en 2003. Aujourd’hui, je ne peux plus. Prendre un poisson pour le relâcher doit être fait dans de bonnes conditions et donc mettre un fil trop fin va à l'encontre de cela.

Au delà de tous ces aspects, c'est l’environnement estival qui me bloque de plus en plus. En tant que citoyen d'abord. Voir la ressource en eau gaspiller comme si elle était inépuisable. Cette prise de conscience qui ne vient pas pour la grande majorité des personnes. C'est franchement flippant surtout lorsque l'on voit le très faible débit de nos rivières jurassiennes...

Et puis toute cette civilisation qui se réveille avec la chaleur pour retrouver la rivière dès début Juillet. Devoir la "partager" avec des gens qui n'ont aucun respect pour ce cour d'eau me fait mal au ventre. Ce monde de consommation ou de plus en plus de personnes viennent laisser leurs déchets après utilisation (baignade, canoé, etc...). J'arrive à ne plus penser pêche quand je vois toutes ces incivilités et ça me rend fou. Sans parler du braconnage, tellement facile avec ces niveaux...Encore le week-end dernier où j'ai croisé cinq gaillards fait comme des cathédrales...Il n'était pas là pour s'amuser eux...On sait tous que la police de la pêche est inexistante pour ce genre de cas.

Alors quand j'en parle, on me dit que ce n'est que quelques truites...Oui, effectivement, c'est bien ça. Comme ce que prélèvent les brochets de plus en plus présents dans l'Ain, comme ce que pêchent les grands cormorans l'hiver ainsi que les harles bièvres qui s'installent maintenant toute l'année avec pour un couple une progéniture pouvant dépasser les 10 individus, rien que ça. On peut aussi parler des pêcheurs qui se donnent bonne conscience en me disant qu'ils ne gardent que quelques truites par an...Je n'ai jamais été un surdoué des mathématiques, mais si l'on additionne tout ces petits pas grand chose, ça commence à faire beaucoup. Surtout lorsque l'on connait le nombre de géniteurs sur les frayères, ça fait même franchement rager ! Il y a quelques jours, j'ai vu une bande de 10 harles bièvres pêcher...Sincèrement, je ne souhaite à personne d'avoir ce genre de volatiles sur sa rivière...Il faut le voir pour le croire.

Oui, l'été ne m'apporte plus toute cette joie comme avant tout simplement parce que j'ai perdu mon insouciance. Je continue de pêcher malgré tout avec une toute autre intensité...en conservant mon fil de gros diamètre, en cherchant des spots avec de l'eau fraiche...C'est le côté obscure de la chose, savoir comment fonctionne sa rivière (la voir souffir), connaitre les problématiques de la survie de nos chères truites et du coup, se poser toutes sortes de questions...Mais je pense que c'est naturel vis à vis de mon vécu sur la rivière d'Ain...

jeudi 11 juillet 2019

À gagner ! Cartes journalières pour le Lac du Morond (25).

À mes lecteurs, je vous informe d'un petit partenariat pour l'été avec l'AAPPMA la truite du haut Doubs et du bief rouge. Ceci afin de mettre en lumière le Lac du Morond situé à 1400 mètres d'altitude près de Métabief (25) Ce plan d'eau est géré à la façon d'un réservoir avec l'environnement de montagne qui lui est propre.

En jeu, trois cartes journalières offertes pour les trois premiers clients qui se présenteront à mon domicile (sur rendez-vous) pour acheter des mouches, des nymphes ou/et des bas de ligne. Lors de votre venue, je me ferai un plaisir de vous donner ces cartes au nom de l'AAPPMA si vous le souhaitez.

Cela sera sans doute pour vous l'occasion de découvrir seul ou en famille ce lieu vraiment très sympa pour y méler pêche et découverte du massif jurassien.

Toutes les informations complémentaires sur ce Lac en suivant le lien suivant => Lac du Morond.

Au Morond avec mon fils en 2016.

samedi 6 juillet 2019

Aidez l'équipe de France de pêche à la mouche.

Ce billet pour informer mes lecteurs qu'une tombola extrêmement bien fournie en lots de grande valeur est organisée par le Team France senior de Pêche à la Mouche pour collecter les fonds nécessaires à la participation du prochain Championnat du Monde qui aura lieu entre le 29 Novembre et le 5 Décembre 2019 en Tasmanie (Australie).

Mon passé de compétiteur commence à être loin derrière moi mais je garde toujours un œil sur les exploits de nos équipes nationales. De plus, j'ai encore quelques amis qui composent cette équipe donc un petit coup de pouce est toujours le bien venu. Il y a plus de 8000 euros de lots, alors n'hésitez pas !

Pour accéder à la tombola, cliquez sur le lien suivant => Tombola équipe de France Pêche Mouche.

Je profite de ce billet pour féliciter les membres de l'équipe qui viennent eux de participer aux championnats d'Europe au Monténégro. Ils terminent à la 5ème place. Une pensée toute particulière pour mon ami Jean-Guillaume Mathieu (interview à relire si jamais) qui termine sur la plus haute marche du podium en individuel en gagnant 4 manches sur 5 ! Extraordinaire !

L'équipe au complet au Monténégro.

Classement par équipe.

Classement individuel.

lundi 1 juillet 2019

Retour sur mon C&F Design Large Lightweight Chest Storage.

J'ai débuté la saison avec. Une nouveauté pour moi de ne plus avoir un gilet avec un grand nombre de poches. Je partais très franchement dans l'inconnu le plus total mais le besoin de pêcher toujours plus léger m'a fait passer le cap.

J'ai opté pour le grand modèle (A-820) que j'ai trouvé chez Flyfishing Europe ici => C&F design Large Light Weight Chest Storage A-820.

Voilà le produit en question que je porte sur moi. Prix : moins de 100 euros.

Alors bien entendu, c'est selon les besoins et le ressenti de chacun, mais pour moi, c'est le produit idéal à ma façon de pêcher et d'être au bord de l'eau. Je me demande encore pourquoi j'ai mis autant de temps à faire ce choix d'autant plus que ce n'est pas un nouveau produit. Il y a largement de quoi mettre le nombre de mouches nécessaire surtout lorsque comme moi, vous êtes plutôt nymphe à vue et rien d'autre ;-)

Sur une face que je n'ai même pas rempli tellement j'utilise peu de modèles, les grosses nymphes. Sur une autre, les sèches. Cette dernière cache une dernière face où j'ai mis mes nymphes d'étiage (que j'utilise presque plus d'ailleurs). Vous avez aussi contre cette face des petits compartiments aimantés et d'autres qui ressemblent à des petites boîtes d'hameçons. J'ai mis quelques nymphes à billes lourdes dans une et des nymphes montées sur fort de fer dans une autre au cas où.

C'est les cordonniers les plus mals chaussés !

Sur les sangles, il y a pas mal d'accroches. J'ai pu ainsi rajouté un patch, un thermomètre et une pince à ardillons. Toujours en ayant à l'esprit d'avoir des produits mates, ce qui est le cas avec ceux-là. J'aurais pu aussi ajouter mes bobines de fils, mais aucune envie qu'elles prennent le soleil, donc je les mets dans une poche de chemise. On peut aussi selon leur diamètre les ajouter dans le dernier compartiment où il y a 3 emplacement à cet effet. Je préfère dans la chemise perso.

C'est donc à la surprise générale de mon entourage qui pensait que j'allais vite revenir à mon gilet que je suis devenu fan de ce produit. Quel plaisir cette légèreté. De plus, j'ai pu mettre un aimant derrière pour ainsi avoir toujours sur moi mon épuisette. L'équilibre de l'ensemble se maintient avec une pince crocodile sur le devant que j'accroche pour ma part à ma chemise. Voilà, si vous souhaitez pêcher léger, c'est un produit à regarder de près !

Je le sais, je pars à la pêche souvent avec 3 fois rien, mes boîtes ne ressemblent à rien, pas rangées, pas complètes, etc...C'est assumé. Depuis des années j'ai compris que la réussite ne passait pas par là, c'est mon point de vue. Cela me suffit et surtout, ça pêche !

Deux magnifiques poissons très différents capturés par mes soins ces derniers jours.

vendredi 28 juin 2019

TARAVO - Une vallée en héritage

Les rivières sauvages sont malheureusement extrêmements rares...Le Taravo en fait parti.

Ce cours d'eau situé en Corse est un joyau. Il est labellisé "Site Rivières Sauvages". Il est également classé Espace Naturel Sensible en Corse. Le film qui suit est juste magnifique. Bon visionnage.

TARAVO - Une vallée en héritage from White Fox Pictures on Vimeo.

lundi 24 juin 2019

Documentaire "entre deux mondes"

Un documentaire à voir ce soir sur France3. Cela nous concerne tous. Bravo à Isabelle Brunnarius et son équipe pour ce travail de longue durée. Que ces futurs jeunes agriculteurs puissent changer le modèle actuel...

Diffusion après le soir 3

vendredi 21 juin 2019

Roger Gentelet nous a quitté.

Ce nom ne dira sans doute rien à la jeune génération de pêcheurs. Certainement plus à mes lecteurs plus âgés. Roger Gentelet est décédé à l’âge de 89 ans. Il était connu en autre dans le monde du casting et également comme capitaine de l'équipe de France de pêche à la mouche.

Roger, c’est toute mon enfance. Il était le très grand ami d’André Terrier. C’est lui qui à l’époque a été contacté par France3. Il avait conseillé à la chaîne de prendre André comme présentateur des émissions "Destination Pêche". Par le fait, le disciple d’André que j’étais était particulièrement couvé par l’ami Roger. Même après la mort d’André, Roger passait à la maison ou s'il ne pouvait pas, il téléphonait régulièrement. Les dernières années, il avait vraiment du mal à se déplacer en voiture, donc seul le téléphone fonctionnait. Il aimait m’entendre parler de la rivière car il ne pouvait plus venir profiter de ses berges. Nos discussions n’en finissaient pas, et c’était un plaisir de lui offrir par ce moyen un peu de bonheur.

Pourtant, avec son ami Goudard, il a arpenté l’Ain de façon assidue et passionnée. Ils venaient ensemble quelques jours tous les étés au camping de Champagnole avec leurs épouses. J’ai passé de très bons moments en leur compagnie en venant leur rendre visite à la caravane.

Roger est venu me voir pour la dernière fois à la maison il y a quelques années. Il avait pris sur lui car c’était compliqué de conduire. Il était venu pour me voir, mais aussi pour me léguer tout son matériel de montage de mouches. Que de souvenirs lorsque j’ai parcouru ses boîtes de plumes et autres matériaux. Souvent agrémenté de petits commentaires sur les différents conditionnements. C’est la dernière fois que je l’ai vu.

Je garderais en souvenir tous ces 30 décembre que nous avons passé au réservoir de Trept en Isère. On se retrouvait avec André et Roger tous les ans pour une partie de pêche et un bon repas le midi. C’était notre façon de fêter la saint Roger.

Roger était un homme profondément gentil. Il a été très présent durant une partie de ma vie. Reposes en paix Roger et toutes mes condoléances à son épouse.

Roger, micro à la main, lors de la présentation de l'équipe de France à Trept.

vendredi 14 juin 2019

Pourquoi je relâche mes truites…

Voilà une question que l’on me pose régulièrement. C’est d’ailleurs le plus souvent des personnes de mon entourage qui n’ont que faire de la pêche qui s’interrogent sur les raisons me poussant à relâcher une truite après l’avoir capturée. L’occasion pour moi de mettre tout cela sur le papier en allant au bout de ma pensée.

Tout d’abord, et avant de rentrer dans le vif du sujet, il est important de savoir que ma réflexion est celle d’un pêcheur ayant bientôt 35 ans d’expérience derrière lui sur la rivière d’Ain. Il est tout à fait possible qu’avec un autre âge, un autre vécu, qu’avec un cheminement sur une autre rivière dans un autre contexte ma réflexion aurait été bien différente…Ou pas.

Ensuite, il faut être très clair sur nos agissements. En aucun cas parler de respect quand on laisse la vie à un poisson n’est correct. En aucun cas faire passer des truites sauvages comme des partenaires de jeu n’a de sens. Non, si je voulais réellement respecter les truites sauvages, je ne tenterais pas de leur planter un hameçon dans la gueule. J’arrêterais la pêche tout simplement, mais je n’en ai aucune envie !

Je suis un pêcheur. J’aime chercher et trouver les ruses qui vont me permettre de tromper la vigilance d’un poisson sauvage. Le combat qui s’en suit avec celui-ci me procure des émotions incroyables que je ne trouve nulle part ailleurs. C’est ma passion depuis toujours, j’en ai besoin. C’est mon équilibre.

Je suis un pêcheur. Je connais donc pertinemment mon impact sur la vie d’une truite. Quand celle-ci se met en place au début de l’éclosion alors qu’elle a attendu des heures pour que cette nourriture arrive à la rassasier, je suis là moi aussi et parfois, si j’ai de la réussite, je la capture et donc l’empêche de profiter d’un repas facile. Occasion pour la truite qui ne se représente pas tous les jours…Quand dame fario se met au cul d’un banc de vairons en train de frayer, je suis là moi aussi parce que je sais qu’il ne faut pas manquer ces évènements. J’ai dans ces occasions souvent la réussite de prendre plusieurs poissons et ainsi je prive les truites d’une orgie pleine de protéines. Orgie qui se présente bien souvent une seule fois dans l’année…Ces deux petits exemples parmi tant autres pour bien comprendre que le pêcheur perturbe la vie des truites, c’est ainsi, il faut en être conscient. C’est pourquoi j’ai banni de mon vocabulaire pour ce sujet bien précis le mot respect. Je suis conscient d’embêter les truites, mais je suis un pêcheur et je le revendique, c’est ma passion, je l’assume sans problème. C’est sans doute aussi pour cela que je suis venu assez vite au bénévolat dans le domaine de la protection des milieux aquatiques. Une façon pour moi de me faire pardonner de toutes les misères que je fais aux poissons.  

Truite régurgitant ses vairons après capture.

Oui, la truite elle ne joue pas, elle survit dans un monde sauvage. Pour nous, c’est un divertissement, une échappatoire ou encore une passion qui peut être parfois dévorante (c'est mon cas !). Pourquoi ? Je n’en sais rien finalement. C’est tout un ensemble. L’environnement dans lequel on pratique cette passion, la rivière, ces lieux magiques et sauvages. Mais aussi comprendre ses poissons et finir par les capturer est un plaisir inégalable pour moi ! Un peu contradictoire finalement avec l’amour que l’on porte à ces truites sauvages, avec l’énergie folle que l’on donne sans compter pour les protéger. C’est, si l'on veut faire un parallèle, le même paradoxe chez un chasseur de bécasse qui voue un culte sans limite à cet oiseau emblématique pour le tuer au final. C’est ainsi. Il y a des choses qui sont difficilement explicables.

À la pêche, nous avons cette opportunité. Relâcher nos truites au lieu de les tuer, mais pourquoi agir ainsi ? Je vous avoue que dans une assiette, j’adore le poisson. Que j’aimerais pourvoir manger une bonne truite de ma rivière toutes les semaines en famille. Ce n’est pas faute de ne plus en prendre, non, il m’arrive encore de tromper quelques zébrées, mais au fil du temps, je me suis bien rendu compte que la rivière n’était plus apte à produire assez de poissons pour une consommation régulière, voire même épisodique lorsque celle-ci est multipliée par le nombre de pêcheurs actifs. Je ne relâche pas mes truites par philosophie ou encore par mode, non, pas du tout. Si je le fais, c’est parce que j’estime que je dois le faire pour tenter à mon humble niveau de maintenir la population actuelle. Que nous devons le faire ensemble car la rivière d’Ain ne sait plus produire autant de truites que par le passé. Une époque où j’ai tué sans scrupule des centaines de poissons pour les manger et même pour les vendre à une période assez sombre de ma vie. Si la rivière était encore aussi poissonneuse, je suis certain que je conserverais toujours régulièrement des truites pour le plaisir de les déguster. Oui mais voilà…

Ce n’est plus le cas. La population de truites baisse petit à petit et ce tous les ans. Seul le fait de relâcher ses prises ne suffit pas. Mais toutes nos instances départementales ont prouvés depuis bien trop longtemps leur incompétence mêlée à leur impuissance face aux diverses pollutions, face au réchauffement de l’eau. À ce jour, on ne sait faire qu’une chose sur la rivière d’Ain pour contrer l’hémorragie des effectifs, remettre les poissons à l’eau. Cela fonctionne plutôt bien d’ailleurs. La visite des mêmes frayères tous les hivers le prouve. Les truites sauvages sont toujours là aux endroits où on ne les tue plus. C’est simple finalement comme constat.

Par contre, il ne faut pas être hypocrite, si je remets mes poissons à l’eau, c’est avant tout pour les reprendre, pour qu’ils se reproduisent, pour que je puisse capturer leur descendance et pêcher encore et toujours dans les années à venir… En aucun cas pour leurs beaux yeux. J’adore ces poissons, j’adore ma rivière, mais si je n’étais pas avant tout passionné de pêche, qu’en serait-il ? Ne jamais oublier cela. J’aime les truites et la rivière d’Ain d’un amour véritable mais parce que je suis un pêcheur ! Cela me fait dire également que les pêcheurs sont à ce jour les seuls lanceurs d’alerte des maux qui touchent nos rivières au grand dam de nos politiques d’ailleurs. Eux n’attendent qu’une chose, qu’il n’y ait plus de poisson, donc plus de pêcheur et par le fait plus personne pour rendre publiques au grand jour certaines vérités.

Ancienne image réalisée il y a bien longtemps sur la Loue.

Une fois tout cela pris en compte, une fois la triste réalité des populations en baisse, oui, logiquement, on en vient à relâcher toutes ses prises si l'on souhaite continuer à pêcher. C’est logique. Certains pêcheurs veulent l’ignorer, soit par bêtise (on ne peut plus rien pour eux à part attendre qu’ils trépassent !), soit par méconnaissance du sujet (Là, on peut informer et tenter de convaincre encore). Ces pêcheurs veulent continuer à prélever en disant qu’eux ne s’amusent pas avec les poissons, qu’ils pêchent pour les manger. Soit ! C’est la vérité. Pêcher un poisson pour le manger est moins « tordu » que de le pêcher pour se divertir, c’est un fait, je l’ai évoqué sur plusieurs exemples un peu plus haut. Sauf que si ces pêcheurs peuvent encore conserver les quelques poissons qu’ils prennent, c’est aussi parce de plus en plus les relâchent. Cela aussi est un fait ! J’ai dans mon entourage proche quelques pêcheurs très talentueux, suffit que l’on décide un jour tous ensemble de tuer tous nos poissons, je pense sans prétention aucune qu’ils nous seraient aisés de vider des linéaires importants de la rivière d’Ain. À méditer, vous, messieurs, qui conserver encore vos truites sauvages sur cette rivière fabuleuse.

Ensuite vient la réflexion de comment relâcher ses poissons. Elle a été lente chez moi. À vrai dire, au début de mon cheminement, je me posais peu de questions. Je relâchais mes truites sans forcément prendre de précautions particulières. Je faisais des photos souvenirs. Bref, j’avais l’impression de bien faire. J’avais tout faux. Si l’on fait le choix de remettre à l’eau ses poissons, autant bien le faire ne pensez-vous pas ? Autant réduire le pourcentage de perte au minimum non ? Oui, car quoi que l’on fasse, tous les poissons ne vivront pas une fois relâchés. Cela aussi est un fait. Mais il est possible de s’approcher du minimum en prenant de bonnes habitudes. J’ai évolué avec les années sur ma façon de remettre le poisson à l’eau. Pourquoi, parce que j’aime conserver un souvenir photographique. Mais de toutes évidences, il ne faut pas faire n’importe quoi. J’ai fait des erreurs, j’ai tué des poissons sans le vouloir. J’en ai eu la preuve plusieurs fois en retrouvant des truites mortes un ou deux jours après les avoir relâchées. J’ai donc corrigé tout ça. Depuis 3 saisons, je n’ai pas retrouvé de poisson mort que j’ai laissé repartir. Cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas eu, mais cela m’encourage à continuer en ce sens. Le plus simple bien entendu serait de libérer ses truites au plus vite sans photo. J’y arrive avec le temps. Je fais de moins en moins de photos de truites. Mais pour un beau poisson, il m’est encore très difficile même impossible de ne pas le faire. Ainsi, je peux écrire ce genre d’article pour prouver qu’un poisson peut très bien vivre et donc se reproduire tous les ans si on le relâche correctement (Exemple1, exemple2, exemple3).

Quels sont les phénomènes qui font que le pourcentage de perte va augmenter après relâche d’une truite ? Les manipulations, le stress et le temps d’exposition hors de l’eau. Le stress est d’ailleurs engendré par l’ensemble des autres points. Le plus simple pour réduire tout cela reste de laisser son poisson dans l’eau en le relâchant rapidement. C’est très facile qui plus est. Cela évite d’y mettre ses deux grosses mains tout autour. Les mentalités évoluent doucement, même des AAPPMA ont demandé à leurs pêcheurs de le faire sans malheureusement être écoutées. La Biennoise par exemple a lancé un communiqué en début de saison pour ne pas manipuler et laisser en permanence dans l’eau les truites déjà extrêmement fragiles sur cette rivière. Nombre de pêcheurs ne s’en préoccupent pas. C’est hallucinant quand même. Tout cela dans le but de faire une photo avec sa petite tête à côté pour s’exhiber sur les réseaux sociaux. Vous pourriez au moins respecter les demandes des bénévoles qui passent leur temps à défendre cette rivière pour votre petit plaisir non ? Je ne sais pas, la moindre des choses lorsque l’on pêche un linéaire, c'est de prendre connaissance des doléances de l’AAPPMA et les appliquer !

Relâcher dans les meilleures conditions un poisson et donc optimiser sa survie pour s’approcher des 100% de réussite est très simple finalement, il faut le laisser dans l’eau en permanence ! Si vous faites l'inverse, alors vous augmentez délibérément votre pourcentage de perte après relâche, tout le contraire de ce qui est recherché, c'est ridicule non ?

Mon fils laissant la vie à une belle truite.

lundi 10 juin 2019

Veirières, encore et toujours.

Une fois de plus, nous nous sommes rendus au cœur du Cantal avec Thibaut pour retrouver ce lieu pas comme les autres. Nul n'est besoin d'aller à l'autre bout du monde pour voir des choses extraordinaires. Le domaine de Veirières fait parti de ces lieux enchanteurs. Une sorte de bout du monde où il fait bon aller se ressourcer.

Après avoir quitter les grands axes, il faut finir le trajet sur de petites routes départementales. Ensuite, il faut prendre une plus petite route encore classée en communale. On sent à ce moment-là que l'on s'éloigne de toute civilisation. Puis, il faut quitter cette communale pour prendre une piste à travers les pâtures des vaches Salers à près de 1100 mètres d'altitude. Cette piste n'en finit pas...Et puis le Domaine de Veirières nous apparait. Une vision dont nous nous lasserons jamais.

Veirières est un tout. Un site en France préservé, un biotope tellement particulier, une pêche changeante, excitante et parfois déroutante, des poissons à la défense juste exceptionnelle, un accueil et une organisation pour que les pêcheurs ne pensent qu'à la pêche, un gîte et un couvert parfaits et la cerise sur le gâteau, pas de réseau ! Un vrai paradis !

Cette année, forts de nos expériences passées, nous avions élaboré quelques plans pour faire pêche avec Thibaut. Mais c'était sans compter sur les difficultés et mystères de ce lac. C'est pourquoi nous revenons tous les ans avec mon fils, c'est pour cette recherche permanente de la bonne pêche. On pourrait croire le contraire mais les arcs de Veirières peuvent être vraiment difficiles à leurrer et pourtant, la densité est juste incroyable. Il suffit de compter les gobages lors d'un joli coup du soir ou d'une éclosion massive d'olives pour en être convaincu.

Nous avons débuté la pêche le jeudi après-midi de l'ascension pour terminer le dimanche midi suivant. Nous avons pris quelques poissons jusqu'au vendredi midi, mais sans trouver une technique, une imitation pour faire mieux, pour être réguliers. C'est Thibaut qui trouvera finalement à force de tenter des choses différentes. À partir du vendredi midi jusqu'au samedi en fin de journée, ce fut un festival de pêche en sèche à vue ou sur gobage avec des imitations de terrestres. Vraiment géniale comme pêche. On s'est régalés, sincèrement. Nous n'avions encore pas connu cela sur ce lac. Il fallait repérer les truites et être d'une précision diabolique au poser pour que l'imitation soit vraiment sur le trajet du poisson visé. Malgré ça, les refus furent nombreux. Thibaut prenait deux truites pendant que j'en prenais une, autant dire que j'ai pris une sacrée raclée. Sa grande taille lui donnait un meilleur angle pour voir les poissons dans une eau couleur thé (on trouve les excuses que l'on peut !). On a bien rigolé car il n'avait qu'une seule imitation qui convenait. Du coup, tous les deux poissons, Thibaut refaisait son nœud, tous les cinq poissons, sa pointe. Son terrestre a pris au moins 30 truites et il a terminé le séjour dans un état lamentable ! Mais il ne l'a pas perdu.

La pêche est devenue bien plus compliquée et nettement moins intéressante à partir du samedi soir où le lac s'est éteint. La chaleur arrivée brusquement en était sans doute à l'origine. Il a fallu aller chercher les poissons en profondeur sur ce dernier coup du soir et le lendemain matin avant de quitter les lieux. À ce petit jeu, j'ai refait une partie de mon retard, non mais ! Nous avons fini à près de 110 truites au bateau. Des arcs, des farios, et des saumons de fontaines. Des poissons en pleine forme qui se nourrissent naturellement. Nous avons pu le constater en observant les contenus stomacaux des poissons blessés conservés par les pêcheurs. C'est les consignes pour qu'il n'y ait que du poisson de qualité dans le lac et c'est le cas. Une gestion exemplaire !

Dans les anecdotes du séjour, une truite que je combattais à l'approche du bateau a fait une dernière chandelle. Un saut si puissant que la truite a atterri directement dans le bateau ! Du jamais vu pour nous ! Le jour d'avant, je ferre un très beau poisson poisson en sèche à vue. La truite me fait un premier rush où je suis totalement impuissant malgré ma pointe en 18 centièmes, la soie vient se prendre dans l'hélice du moteur électrique. J'ai plongé ma canne sous l'eau pour la passer entre le moteur à notre embarcation...Le combat s'est bien terminé. Et puis le bonheur de voir son backing plusieurs fois dans la même journée...

Une séjour au top, avec des pêcheurs qui nous accompagnaient aux mêmes dates adorables. Un Raphaël égal à lui même, merci à toi. Le gâteau à la noix de coco était top ! Un grand merci à Roland pour la gestion de ce domaine, nous reviendrons !

Les belles truites de Veirières !

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Premier coup du soir...

Thibaut avait repéré un poisson à l'embarcadère...Poisson vu, poisson pris !

Des vents toujours changeants et une pêche en barque dérivante passionante !

Merci Nicole pour le souvenir...Sans oublier nos deux copains avec l'accent du Sud ;-)

Le symbole et la fierté du département.

Gros combat !

Nous avons fait peu de photos de poissons pour ne pas les embêter. Là, Thibaut qui a pêché du bord une petite heure, a pris 4 belles truites à vue !

Deuxième coup du soir !

Le ciel bleu qui aura eu raison de l'activité de surface des poissons en fin de séjour.

Poisson de qualité aux nageoires bien complètes et à la puissance incroyable.

Un dernier coup du soir...

mercredi 5 juin 2019

Les Milieux Aquatiques au sein de l'aménagement du territoire.

Je suis tombé par hasard sur cette vidéo. Elle est l’œuvre des élèves du Bac Pro "Gestion des Milieux Naturels et de la Faune" du Lycée Rochefeuille à Mayenne. Ils ont travaillé à la réalisation de ce documentaire durant deux années.
Leur objectif : communiquer sur l’intérêt de préserver les milieux aquatiques et plus particulièrement les zones humides.

Bon visionnage.

mercredi 29 mai 2019

À tous les sceptiques du No Kill.

Je vous invite aujourd'hui à découvrir une nouvelle histoire de pêche, qui donnera, je l'espère, à réfléchir pour les quelques indécis qui me liront.

Cela faisait plusieurs fois que je voyais ce poisson. Une truite d’ailleurs plutôt portée sur la nourriture se trouvant à la surface de l’eau. Une ombre plutôt qu'une belle image de zébrée, collée à la berge, laissait entrevoir un très joli poisson. Le poste était idéal pour une belle truite. Une grosse souche d’arbre avec des racines de partout. Une profondeur d’eau importante et quelques blocs au fond le tout le plus souvent protégé du soleil. Le courant était quasiment inexistant sur deux bons mètres depuis la berge, puis plus important en revenant vers l’intérieur du lit de la rivière. Au coin amont de l’imposante souche, la rivière formait un petit renfoncement pour venir mourir contre le sable. C’est précisément à cet endroit que je voyais gober le poisson à chacune de mes visites en ces lieux. Depuis plusieurs semaines, je voyais au loin cette truite manger régulièrement. Je ne l’ai jamais tenté. Beaucoup trop compliqué d’envoyer une mouche là où elle était. Les branches de l’arbre en berge qui retombaient sur l’eau n’offraient guère d’espace et d’espoir !  La truite avait sans aucun doute choisit le bon endroit. Elle pouvait aller et venir sans qu’on l’embête.

Et puis à force d'accumuler les jours sans eau ou presque, le niveau de la rivière a vraiment baissé. Il est devenu si bas que cela faisait déjà peur d’ailleurs. Mais bon, comme dirait un jeune homme que j’apprécie au plus haut point, ne nous inquiétons pas avant l’heure…

La rivière étant donc beaucoup plus basse, j’ai pu voir un passage possible pour ma soie et mon bas de ligne entre et sous les branches de mon arbre. Une mince fenêtre pour enfin tenter la belle fario qui se cachait là en me narguant avec ses gobages à répétition. Un niveau bas engendre bien entendu un faible débit, donc une approche sans faute en étant dans l’eau. Ce que je suis parvenu à faire. Ma truite réalisait un court circuit alors que je pensais qu’elle gobait là en poste fixe. Elle montait un peu plus haut que l’endroit où elle gobait, faisait demi-tour avant une grosse branche morte immergée, prenait parfois une mouche dans le petit renfoncement contre le sable puis redescendait dans la zone profonde sur deux à trois mètres en aval. Cela, je ne l’avais jamais vu en fait. C’est l’erreur qu’elle n’aurait pas du commettre et que je n’aurais pas du voir pour sa tranquillité. Car c’est essentiellement sur ces deux mètres que je pouvais éventuellement lancer une mouche ou une nymphe entre les branches. L’espace entre deux était d’un bon mètre. J’étais moi à environ dix bons mètres de la truite. Je ne pouvais approcher plus de peur de la faire fuir à cause des  mouvements d’eau (n’est pas Simon qui veut, l’homme qui avance dans l’eau sans faire une seule ride !). Le poisson, dont je ne voyais qu’une ombre noire à cause des jeux de lumière, allait et venait sans cesse. J’ai d’abord tenté ma chance en sèche avec un sedge. Problème, je ne pouvais le poser exactement là où elle gobait, de plus, il n’y avait pas de courant. Comme je le pensais, la truite est passée dessous sans même regarder ma mouche. J’ai très légèrement fait draguer mon imitation pour provoquer un intérêt. Bingo, la truite s’est retournée pour monter à la surface, coller son nez contre le sedge et redescendre dans le profond. Refus !

Est-ce que ce refus était lié à la mouche ou au fait qu’elle ne gobait jamais à cet endroit ? Je pense sincèrement à la deuxième option. J’ai souvent vu des poissons avoir ce comportement. Manger toujours du même côté de la berge, ou toujours au même endroit sur un circuit, etc…Cela ne m’étonne pas et j’irais jusqu’à dire que je l’avais prévu. Mais j'avais tellement envie de prendre ce poisson en sèche qu’il fallait que j’essaie malgré mon pessimisme. A noter que je n’ai pas insisté de cette façon, j’allais finir par l’alerter et donc saboter ma tentative pour l'admirer de plus près. Changement de tactique, lui proposer une nymphe. J’ai retiré mon sedge pour mettre un gammare JFD en taille 16. Avec la hauteur d’eau et la faible longueur de dérive qu'offrait le coup, il fallait que ça coule assez vite. De plus, en taille 16, le JFD se lance facilement et précisément, ce dont j’avais besoin. Je suis loin d’être une bête de technique au niveau du lancer, donc jamais vraiment sûr de mon coup quand il faut glisser une nymphe de cette façon. Je parie volontiers plus souvent que je vais mettre ma bestiole dans une branche plus qu’autre chose. Je me suis mis à fouetter en réglant la distance et en attendant que la truite revienne dans le profond après son passage dans le renfoncement. Ce fut le cas assez vite car le circuit était court. J’ai posé sur l’eau mon gammare à ce moment là pour que le poisson tourne le dos lors de l’impact. La nymphe descendait au fond pendant que la truite faisait son demi-tour à l'extrémité aval de son circuit. Le gammare allait atteindre le fond au moment où le poisson était 30-40 centimètres de lui. Le plus dur était fait, tout était parfait. Il suffisait d’animer légèrement ma bestiole. Ce que j’ai fait. La truite s’est jetée littéralement dessus. Là non plus je n’étais pas surpris. Le ferrage a pu être de cette façon effectué dans le bon tempo pour provoquer ensuite la furie de dame fario !

Pour ce genre de combat, c’est les dix premières secondes qui importent, il faut obligatoirement sortir le poisson de sa berge, des racines qui forment cette berge. Tellement d’éléments contraires où une truite peut aller s’aider pour casser le fil. J’ai bridé comme un fou, à la limite de mon fil. La truite n’a eu d’autre choix que de sortir de sa berge pour me rejoindre en milieu de rivière. La fête était finie ! Après quelques gros coups de tête et une belle défense, la belle était à moi, bien au chaud dans le filet de l’épuisette. J’étais dans l’eau au niveau du nombril environ, impossible pour moi d’admirer ma nouvelle amie comme il se doit. J’ai rejoint la berge d’où je venais et j’ai déposé mon épuisette sur le fond de la rivière dans quelques centimètres d’eau afin que le poisson reste en permanence dedans. Là, j’ai découvert ce poisson. De suite j’ai pensé à une truite que j’avais prise deux fois la saison précédente. Mais si c’était vraiment elle, sa taille me laissait un doute. Il y avait bien dix centimètres de plus. Le poste pouvait convenir puisque j’ai pris le poisson que j’avais en tête 10-12 mètres en aval sur un profil similaire mais avec moins de profondeur. Seul le retour à la maison et le visionnage des photos pouvait m’enlever ce doute. J’ai avant tout continué ma partie de pêche durant quelques heures.

Une fois rentré à la maison et après avoir rangé mon matériel, je suis allé sur mon ordinateur. Le doute fut lever en quelques secondes, les points correspondaient, c’était bien le même poisson ! Un poisson pris deux fois l’an passé, et donc une fois cette année, soit 3 fois en 11 mois. Pour une fois, j’avais le regret de ne pas mesurer mes truites, parce que là, franchement, elle avait bien profité. A l’œil, au minimum dix centimètres de plus en onze mois, incroyable. Un poisson pris une première fois avec une blessure vraiment pas jolie sur le haut de la tête, une deuxième fois avec cette même blessure cicatrisée et une troisième fois sans aucun signe de plaie. Que la nature est bien faite, le tout sans toubib ou autres médicaments.

En haut à gauche, notre première rencontre (juin 2018). Déjà une très belle truite. En bas à droite, 11 mois après (mai 2019).

Lors de notre deuxième rencontre en juin 2018 toujours, la cicatrisation était en cours.

Encore une fois une belle leçon de vie. Il fut un temps pas si lointain finalement où j’aurais sacrifié sans remord ce poisson dès la première prise en me disant que je pouvais le garder, qu’il allait crever. Une façon de se donner bonne conscience en continuant à garder les poissons jugés par le pêcheur déficients à cause de blessures ou autres maux. Voir cette truite continuer sa croissance, soigner ses blessures aujourd'hui me rempli de joie. Je pense souvent à tous ces imbéciles (oui, j’ai arrêté le dialogue social) qui pensent le contraire quand on parle « no kill ». Certes il faut le faire dans les règles (poisson toujours dans l'eau sans manipulations), mais remettre ses poissons à l’eau sur un linéaire en mauvaise santé reste la seule et unique action qu’un pêcheur peut mettre en application à son niveau pour le maintien des populations.

Une dernière photo de Madame, elle a bien grandit depuis juin l'année dernière !

samedi 25 mai 2019

Le barrage de Pont-du Navoy va avoir la peau de la rivière !

Je suis vraiment en colère là, mais vraiment beaucoup. J'ai déjà signalé le problème l'année dernière (lire l'article), il a été réglé. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit. Il est vraiment qu'un personnel de l'AFB est allé sur les lieux assez vite. Mais force est de constater que rien n'est réglé en fait ! Mais comme tous les problèmes que l'on rencontre annuellement sur la rivière finalement, rien ne se règle, rien !

Aujourd'hui, j'étais à la pêche sur le lot amont de notre AAPPMA. La rivière n'avait pas bougé, toujours le plein d'eau sur toute la largeur. Je pêche, le temps passe...3 heures au total. Je reviens à mon point de départ, et là, qu'est-ce que je vois, la gravière était découverte, et pas qu'un peu ! Sur le coup, je ne comprends pas, bien que j'ai une idée derrière la tête. Des invertébrés de partout qui commençaient à griller au soleil. Je suis resté une heure a sauver ce que j'ai pu et puis j'ai voulu en avoir le cœur net...J'ai pris la voiture pour me rendre compte que mon idée de départ était la bonne.

A mon arrivée 3 heures avant, l'eau recouvrait tout.

C'est l'ouvrage en aval du pont de Pont-du-Navoy qui provoque ces variations d'eau mortelles. 25 centimètres en moins au bas mot. J'espère sincèrement que les truitelles de l'année ne se sont pas fait piéger...Quant aux invertébrés...J'étais fou furieux.

Alors à toutes les instances qui ont le pouvoir de le faire, réglé vite ce problème, mais vite ! La rivière souffre déjà assez comme ça pour ne pas qu'on en rajoute, vous ne croyez pas ?? A moins que cela ne soit volontaire pour appliquer un peu plus vite votre gestion d'usage avec des surdensitaires ?

Je me suis un peu lâché dans la vidéo ci-dessous, mais bon, je n'ai rien censuré, j'assume totalement mes propos. Je ne suis pas là pour me faire des copains. C'était sur le coup de la colère et c'est souvent dans ces moment-là qu'on est le plus sincère...D'ailleurs, règlements amicaux, cela sonne mieux, désolé ! Juste une rectification malgré tout, le garde du secteur m'a rappelé depuis et il va avertir l'AFB dès la première heure lundi matin, merci à lui. En espérant que cela cesse définitivement !

jeudi 23 mai 2019

Il faut bien fêter ça.

En ce jour où je fête mon anniversaire, je souhaitais vous offrir un petit cadeau...

En particulier aux personnes qui m'écrivent de temps en temps pour me dire ô combien elles passent de bons moments à lire ce blog durant leur pause déjeuner. Que cela représente souvent une belle récréation lors d'une journée de travail parfois compliquée. Vous êtes nombreux à me dire que vous n'allez pas à la pêche aussi souvent que vous le souhaitez, que j'ai une immense chance d'habiter près de la rivière...Alors à vous qui êtes concernés, et aussi aux autres pourquoi pas, je vous fais suivre quelques images d'ambiance de la rivière...Sans musique, uniquement avec le chant des oiseaux, comme si vous y étiez. Profitez bien de cette balade vidéo en attendant la prochaine vraie sortie pêche.

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