Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Votre spécialiste toutes pêches - JURA PÊCHE à Champagnole - 09-67-81-34-41

Accès au Fly Shop Signez le livre d'or Suivez-moi sur facebook Le Fly Shop sur facebook

dimanche 24 mars 2019

Prix Charles Ritz : des sentinelles au chevet des rivières.

Vous êtes très nombreux à me demander régulièrement comment aider, comment soutenir des actions de protection des milieux aquatiques en étant loin de tout, en ayant peu ou pas de temps à y consacrer. Voilà pour vous une occasion rêvée de faire un petit geste. Une initiative à soutenir financièrement. Je vous joins la description du projet et à la suite de ce texte, vous avez le lien pour rejoindre la page du KissKissBankBank. Merci d'avance ! 
 
Et si les plus petits efforts étaient en réalité les plus importants ? Si les actions de chacun, à son échelle, étaient finalement celles qui amènent les grands changements ? C’est l’idée que veut insuffler le biologiste et réalisateur Philippe Laforge à travers son prochain documentaire sur « les sentinelles des rivières ». Cet amoureux des milieux aquatiques est très inquiet de leur état, jugé « calamiteux »par une étude publiée en 2017 par l’UFC-Que Choisir. Hélas, ce qui se passe sous l’eau se déroule en silence, loin des regards. Et donc du grand public.
Mais il y a encore de l’espoir. Le réalisateur s’est penché sur ceux qui œuvrent pour inverser la tendance. Associations de pêcheurs, militants pour la sauvegarde du patrimoine naturel, enseignants... Il a interrogé sept lauréats du prix Charles Ritz, la seule récompense en France qui salue ceux qui agissent en faveur des cours d’eau.
En créant ce prix en 2003, l’International fario club a rendu hommage à son fondateur, Charles Ritz, disparu en 1976. Ce pêcheur assidu a parcouru canne en main les plus belles des rivières de notre planète. Il était persuadé que garder les cours d’eau en bonne santé était essentiel.
« Il n’est jamais trop tard pour bien faire, le moindre petit ruisseau mérite que l’on s’occupe de lui, exhorte Philippe Laforge. Si chacun s’y met, cela peut avoir une influence bien plus importante qu’on ne le croit. »
Certains travaillent d’arrache-pied pour redonner leur éclat aux cours d’eau et protéger les animaux et les végétaux qui y vivent. D’autres militent pour qu’ils soient pris en compte dans les plans d’envergure de l’Etat. D’autres encore transmettent leur passion aux plus jeunes pour qu’ils prennent conscience de la beauté et de la fragilité de ce patrimoine inestimable.
« Le but est de montrer qu’il y a des gens motivés qui agissent pour améliorer l'état des cours d'eau, souligne Philippe Laforge. Je souhaite transmettre cette motivation au grand public et aux futures générations. »
Pour faire en sorte que ce film soit vu du plus grand nombre, l’équipe de production a besoin de votre soutien. Vos dons serviront à terminer le tournage du documentaire, effectuer son montage et lancer une campagne de communication.
 
Pour aider financièrement ce projet, suiviez le lien => Prix Charles Ritz : des sentinelles au chevet des rivières.

jeudi 21 mars 2019

Dernière crue hivernale pour la rivière d'Ain.

Les trois dernières années ont laissé des séquelles. Aussi bien physiques sur le milieu, sur la faune et la flore que psychologiques chez les pêcheurs et autres passionnées des rivières jurassiennes. Le manque d'eau hante nos esprits. Cela revient en tête de liste des sujets abordés entre pêcheurs bien devant leurs prises éventuelles. Traumatisant et traumatisés !

Entre les deux ponts à Champagnole.

La semaine dernière, la rivière d'Ain s'est mise en colère. Crue importante mais pas exceptionnelle si ce n'est qu'on a plus l'habitude de voir ce genre d'évènement au cœur de l'hiver et non pas à l'arrivée du printemps. Après 48 heures d’intempéries en continue, tous les cours d'eau jurassiens ont gonflé. Des crues puissantes avec des débits élevés. Une bonne nouvelle avant le printemps qui commence ces jours par une période sèche qui va durer d'après les prévisions météo locales.

Sous le seuil de Pont-du-Navoy.

A ce jour, Mars compte 150mm de pluie pour une normale à 110mm. Un mois excédentaire ! Incroyable mais vrai. Bon, cela risque de se figer jusqu'à la fin du mois, mais on va déjà prendre ce petit excédent surtout que d'autres régions de France sont en souffrance...Déjà !

A la sortie des Pertes de l'Ain.

Alors même si cela est une très bonne chose, ça ne suffit pas. Février fut lui en déficit, et pas qu'un peu. Un peu plus de 50mm pour le mois entier soit 44% de la normale. Janvier était déjà légèrement déficitaire, avec 87% de la normale. Soit sur les neuf derniers mois, seul décembre 2018 est en excédent avec donc Mars 2019 aujourd'hui. Vous voyez un peu le chemin qu'il reste à faire pour revenir à bon niveau. 

Au pont de Syam.

L'autre bonne nouvelle, oui, parce qu'il y en a, c'est qu'il reste un peu de neige sur les hauteurs du Jura, plus particulièrement dans les parties boisées. Donc malgré la période sèche qui arrive, de la fonte devrait venir alimenter les ruisseaux et autres petits biefs au profit de la chaleur qui devrait s'installer en journée.

Une photo que je n'avais jamais faite. L'Ain et la Saine réunies par la crue !

Reste à croiser les doigts pour qu'il pleuve au minimum de façon régulière durant les prochains mois. Pas forcément des quantités extraordinaire, mais plus souvent que l'an passé, ce qui n'est pas dur...C'est possible de faire pire ????

Je vous laisse avec une vidéo qui vous en dira plus sur la puissance de cette crue le 15 mars 2019 !

dimanche 17 mars 2019

Le contre canal de Serrières-de-Briord.

Voilà plus d'un an que ce parcours est mis en place. A l'initiative de la Fédération de Pêche de l'Ain, un contre canal du Rhône situé sur la commune de Serrières-en Briord a été mis en No-Kill sur 6 kilomètres ! J'ai été invité plusieurs fois par des administrateurs et amis de cette fédération sans répondre favorablement. Il faut dire que ce parcours, classé en deuxième catégorie, avait pour but d'être rempoissonné en truites arc-en-ciel. Et vous connaissez ma passion pour ces poissons de remises mise à part quelques exceptions.

Pêcher dans l'eau claire alors que tout est en crue, génial non ?

Une fois de plus, je me suis trompé et pas qu'un peu ! J'ai fini par céder et j'ai souhaité juger par moi-même. Nous nous sommes donc rendus avec mon fils sur ce parcours atypique. Un contre canal, c'est quoi ? En fait, vous avez une succession de tronçons séparés par des sortes de buses où le courant s'accélère. Plus vous allez vers l'amont, plus le profil du canal est petit. Vers l'aval, il s'élargit. Mais surtout, et c'est un atout extraordinaire, il conserve un niveau quasiment stable à l'année et une clarté incroyable. Vous avez là un parcours de pêche à vue à l'année ! Peu importe les conditions, de l'eau claire tous les jours ! J'ai été agréablement surpris. Car au-delà de cette eau claire, j'ai découvert un milieu (malgré le côté artificiel du canal) rempli de vie. Poissons fourrage (vairons, chevesnes...), insectes (gammares, chiro, éphémères...), des herbiers, des fonds sableux...Par endroit, et cela parlera aux jurassiens, j'ai cru voir quelques spots de la Cuisance.

Des combats incroyables dans ce milieu tout resserré. La truite est en bas à droite.

Et la pêche me direz-vous ? Si j'ai bien tout compris, il y a deux gros alevinages au cours de l'année en arc-en-ciel. Des poissons allant de 1 à 3 kilos voir plus afin d'éviter la prédation des oiseaux pêcheurs qui sévissent par centaines sur le Rhône à côté. Du coup, la pêche évolue dans l'année selon si vous vous y rendez proche des lâchers ou pas. Avec Thibaut, nous avons rencontré sur la parcours des poissons "frais" et des anciens (qui peuvent donc avoir un an de canal). La pêche devient extrêmement intéressante pour le coup. Des poissons qui cherchent la végétation, qui se postent comme une belle fario en rivière dans des zones où une dérive n'est pas possible...Des vrais beaux coups de ligne à réaliser. Sincèrement, c'est super technique et compliqué pour les poissons anciens. Et puis, sur les poissons frais, il y a possibilité de faire pêche pour toute une catégorie de pêcheurs selon le niveau technique de chacun. Pour mon ressenti personnel, j'ai eu l'impression de faire une pêche d'ombre sur cette journée. Avec l'obligation pour certains poissons de passer au plus près de la gueule pour les décider. Vraiment sympa. Comme dirait Thibaut, j'ai kiffé !

Repart faire plaisir à un autre pêcheur.

De plus, l'endroit est tout confort avec un chemin le long du canal. Un bar pas loin (merci Niko pour les rafraichissements !) et des dépositaires de cartes à proximité également. Le gros plus de cette initiative qui je l'espère donnera des envies à d'autres fédé est la protection de la petite population de farios sauvages qui vit dans ce canal. 6 kilomètres de parcours en no kill ! Du coup, les places de frai observées ont augmenté considérablement et il est donc possible, les jours où ces dames ont décidé de sortir le bout du nez, de capturer une superbe fario. A savoir que des spécimen dépassant les 70 centimètres ont déjà été pris.

Attention au premier rush !

Les avantages de ce genre de parcours sont multiples, je pense notamment au touriste pêcheur pris par une vague de mauvais temps durant son séjour. Une rivière impraticable...Le contre canal, voilà la solution ! Je pense aussi aux guides de pêche, aux écoles de pêche, voilà un lieu où les élèves verront des poissons à coups sûrs. C'est assez génial. 

Le débit ne facilite pas les combats. Un canal oui, mais avec un courant bien présent.

Vraiment, un grand merci à toutes les personnes qui ont donné de leur temps pour créer ce parcours. Un immense bravo et tous mes encouragements à la Fédération de Pêche de l'Ain pour conserver et faire vivre ce linéaire en l'état. De plus, quand on sait les kilomètres de contre canaux que les départements du 73 et 74 possèdent, cela devrait donner des idées à ces fédérations, car la demande des pêcheurs est bien réelle !

Thibaut a passé une super journée !

Conseils pratiques :

•Le parcours est sur du public, donc pas besoin de reprendre une carte. Néanmoins, le savoir-vivre de chacun devrait nous faire prendre une carte à la journée de temps à autres aux AAPPMA qui ont la charge du linéaire. Ne serait-ce pour montrer votre soutiens à ce genre d'initiative.

•AAPPMA gestionnaire : AAPPMA de Lagnieu/Sault-Brenaz et AAPPMA de Bénonces.

•Dépositaires physiques : Intermarché de Serrières-de-Briord et Camping du Point Vert situé au bord du parcours.

•Conseil pêche : ne pas pêcher trop fin. Ces poissons sont surpuissants. Évitez tout ce qui est en dessous de 14 centièmes. Hameçons sans ardillon, épuisette, bref, tout ce qui va bien pour faire repartir au mieux vos prises. Pour les mouches, j'ai fait pas mal de poissons avec un gammare JFD en 10, Thibaut lui sur pheasant tail classique.

C'est pas beau ça ??

mercredi 13 mars 2019

Une ouverture humide mais heureuse.

Aucune surprise puisque la météo perturbée était annoncée depuis quelques jours. Et sincèrement, au vu des dernières saisons, le résultat de la pêche m'importait peu. J'étais déjà simplement heureux de voir une rivière pleine d'eau. De la pluie, mais pas que. De toutes évidences, avec cette couleur vert mâché, de l'eau de neige coulait aussi. Un mélange qui n'augure pas une grande activité. Encore une fois, j'étais aux anges, quand on pense que c'est certainement sur ces deux premiers jours que les prélèvements sont les plus nombreux. Le lendemain la rivière était encore plus forte, la pluie tombait toujours et cela a bien plombé le moral des pêcheurs. Encore quelques truites de sauvées sur ce coup, youpi !

La veille, toujours un grand moment de partage avec mon fils pour préparer le matériel.

Le lever samedi matin s'est fait sans difficulté. Même la maman était debout pour nous voir partir avec un grand sourire. Elle sait combien cela nous rend heureux. Nous sommes arrivés juste après Wilfrid qui avait pris la place du président sur la parking d'ailleurs, pas bien ça... ;-) . Les copains, Denis et Thierry sont arrivés ensuite accompagnés de Louis et Tony, deux jeunes pêcheurs bien motivés par ce temps pluvieux ! Autant vous dire de suite que j'ai monté la canne à mouche mais uniquement pour la promener. J'ai accompagné mon fils pour en profiter, c'est ma façon de faire mon ouverture...

Thibaut au petit matin.

Thibaut lui a pêché samedi matin bien entendu, mais aussi samedi après-midi et le dimanche matin. Alternant pêche aux leurres et toc. Il a chercher dame fario en pratiquant plusieurs parcours avec différentes techniques. Bien lui en a pris puisqu'il a capturé quelques truites dans le week-end. De mon côté, on va dire que j'ai fait action de pêche une quinzaine de minutes en restant fixé sur un banc de sable dont je voyais le fond sur 1 mètre de bordure. Le seul endroit où on pouvait voir une truite si toutefois elle passait par là. Mais non, rien n'est passé, donc je n'ai pas décroché mon gammare de l'accroche mouche. Voilà mon ouverture côté pêche.

Une des truites de Thibaut pour cette ouverture.

Mais l'ouverture, c'est avant tout les amis, la convivialité et le casse-croûte ! Une installation au top cette année pour braver les éléments. Un feu bien vigoureux malgré l'humidité du jour et des saucisses à la cuisson parfaite. Merci à Denis et Didier pour leur aide précieuses avant et après pour la logistique.

Mon Grain qui gère le feu !

Un repas sans pain n'a ni queue ni tête !

La joyeuse troupe !

Voilà, la pêche de la truite est ouverte. Malgré la situation, bon nombre de pêcheurs ont gardé leur capture ce WE. Alors ne relâchez pas la communication, chaque pêcheur que vous allez réussir à convaincre, c'est des truites sauvages de sauver...Et chaque poisson compte de nos jours !

Je vous mets une toute petite vidéo qui résume à elle seule ce qui me mène dans la pêche aujourd'hui...C'est pour lui, pour tous ces jeunes que je reste motivé...Pour vivre ensemble ces moments là encore quelques années...

Nouveauté cette année...De temps en temps, je ferai un retour matériel en fin d'article d'une partie de pêche. Si cela vous gène car un peu "trop pub à votre goût", alors évitez de lire le dernier paragraphe de l'article. Sachez quand même que si je fais un retour sur un produit partenaire, c'est qu'il nous convient vraiment.

Retour matériel : nous évoluons depuis 2 saisons Thibaut et moi avec les waders Hodgman. Sincèrement, un super produit. Très robuste et avec une multitude de tailles différentes selon votre physique. Par exemple, je fais 1.85m mais avec un bidon assez prononcé, je prends en taille du LK (K pour King). Le waders est prévu pour avoir plus d'aisance au niveau du ventre. Thibaut lui prend du MT (T pour tall) soit une taille fine mais avec des jambes plus grandes, il fait 1.96m. Du coup, il est super bien dedans. Une découverte pour nous mais qui nous a bluffé. A voir ici => Waders Hodgman Aesis.

dimanche 10 mars 2019

On a parlé no kill aux informations.

C'est la principale raison qui m'a fait accepter ce reportage. Parce qu'un jour d'ouverture, je vous avoue que je préfère rester tranquille autour du feu avec les copains. Mais là, comment ne pas sauter sur l'occasion afin de communiquer sur le pourquoi du no kill sur l'ensemble de notre parcours. Nous avons un parcours en no kill depuis une petite dizaine d'années. Celui-ci devait faire 500 mètres environ. Depuis l'an passé, nous avons passé tout le linéaire possible en no kill, soit 2.5 kilomètres. Il était important pour moi d'expliquer à un public plus large pourquoi. La raison est très simple, nous n'avaon pas fait cela par envie, pas pour embêter une catégorie de pêcheur, encore moins par philosophie mais tout simplement parce que nous n'avons plus le choix !

Merci aux deux journalistes de France3 très sympas.

Dans l'édition TV du midi de ce journal télévisé visible en replay quelques jours, j'ai même dit que dans l'absolu, je serais le premier à être heureux de faire manger des truites de la rivière tous les dimanche à ma famille, mais que justement, la rivière n'avait plus les ressources pour ce genre de pratique. Que si nous voulions que nos jeunes pêcheurs profitent des truites sauvages, il fallait obligatoirement remettre à l'eau nos poissons aujourd'hui.

Louis et Thibaut en interview.

J'avais "convoqué" 2 de nos jeunes, Louis et Thibaut. Je trouve que c'est nettement plus sympa de voir des jeunes pêcheurs à la TV que des anciens. Dans l'édition du soir de ce même journal (sujet visible dans la vidéo ci-dessous), Thibaut répond au journaliste. Vous verrez dans cette vidéo une première partie tournée sur l'AAPPMA de Champagnole que je vous laisse découvrir également...Chacun avec un discours différent. Le principal à mes yeux reste que les derniers poissons sauvages de la rivière d'Ain soit protégés.

vendredi 8 mars 2019

A la veille du jour J !

Nous y voilà ! Demain est le grand jour, celui que nous attendons tous avec plus ou moins d’impatience. Le jour de l’ouverture de la truite. Je vous avoue que pour ma part les années ont leur effet sur ce paramètre. L’excitation n’est plus à son comble comme cela pouvait être le cas il y a encore pas si longtemps. Cela ne m’empêche plus de dormir. Mais bien heureusement,  j’ai l’immense privilège d’avoir sous le même toit que moi un jeune homme plein d’envie qui me maintient à bon niveau de motivation. Sans doute que cela serait bien différent sans Thibaut.

Alors samedi, certains n’auront qu’un seul objectif, prendre la première truite de l’année. Et une belle de préférence. D’autres laisseront les poissons de côté encore quelques heures pour profiter des amis. Moi, je vais simplement accompagner mon fils pour partager ce moment-là avec lui. Et si une zébrée daigne se faire blouser dès les premières minutes du jour, alors on pourra être heureux ensemble. Après avoir passé un petit moment en sa compagnie, je me dirigerai vers notre point de rassemblement. Là où nous nous retrouvons tous année après année pour fêter entre amis ce jour pas comme les autres.

Bien entendu, le contexte est ce qui l’est, impossible à éviter, compliqué de ne pas y penser et hors de question de ne pas en parler. Mais j’ai envie malgré cette situation calamiteuse d’être heureux au bord de l’eau, j’en ai vraiment envie et surtout besoin. Quand on veille la rivière d’Ain comme je le fais depuis si longtemps avec autant de passion et d'amour, on passe des nuits agitées et ce très régulièrement. Cela fait 33 ans que je pratique sur cette magnifique rivière et il est évident que je ne reverrai jamais ce que j’ai pu voir. Mais pour mon fils, pour quelques jeunes pêcheurs qui font parti de mon entourage, j’ai envie de conserver un zeste d’optimisme. Je me mens un peu à moi-même de cette façon, mais je ne souhaite pas gâcher à cause d’une morosité permanente les beaux moments que je peux encore vivre avec ces jeunes pêcheurs. Car je pense sincèrement qu’il y a matière à vivre encore des instants magiques à la pêche dans notre Jura. Et, qui plus est en compagnie de mon fils, je ne veux surtout pas passer à côté.

Mais avant de débuter cette nouvelle saison, il va falloir préparer le matériel. Et vous savez comme moi que les cordonniers sont les plus mal chaussés. Je n’ai rien de prêt ! On verra tout ça ce soir avec Thibaut comme je pouvais le faire avec mon père à l’époque. Mon papa aurait 70 ans tout rond aujourd'hui, il est parti à 48ans...Une éternité...Mon Dieu que j'aimerais vivre une seule fois une veille d'ouverture en compagnie de mon papa et mon fils. C’est si particulier de préparer le matériel en famille pour une passion commune, j'ai des souvenirs fantastiques...

Pour la pêche en elle-même, je vais me mettre réellement à chercher les truites à la première eau basse tout en espérant qu’elle arrive le plus tard possible. Je ne suis pas pressé de prendre un poisson tant que la rivière est bien remplie. Thibaut devrait lui continuer dans la voie de la diversité que ce soit en termes de techniques ou encore d’espèces de poissons. Il a pour objectif de prendre un silure à la mouche. Je lui souhaite de tout cœur. Il ne devrait pas quitter les truites malgré tout, bien au contraire. Mais il cherche et va trouver d’autres pêches durant les périodes d’étiage et surtout lorsque l’eau de la rivière monte trop en température. Il me motivera peut-être à le suivre qui sait. Cela nous permettra de passer encore un peu plus de temps ensemble.

Dans tous les cas, si vous avez comme moi un fils ou une fille, un frère, un père, un très bon ami pêcheur, profitez, car la pêche c’est avant tout ce genre de relation. Une truite n’aura jamais la même valeur dans vos souvenirs si sa capture a été partagée avec un être cher. C’est une évidence ! Je vous souhaite une belle saison de pêche !

La pêche avec mon fils, il n'y a rien au-dessus. (Extrait Seasons 2015).

mercredi 6 mars 2019

Communiqué Biennoise ouverture 2019

Pour vous en avoir déjà parlé sur ce blog, vous savez que samedi prochain vous aurez la possibilité de retrouver canne en main la basse Bienne. L'ouverture de ce long linéaire se fera bien entendu en no kill. A cette occasion, je me fais un des relais de communication de l'AAPPMA locale et de ses bénévoles en publiant le communiqué réalisé par leurs soins. Lisez-le attentivement avant de venir sur la Bienne s'il vous plait. Faites le lire à vos amis et collègues qui pensent eux aussi venir passer une ou plusieurs journées lors de la saison qui vient. Vous pouvez cliquer sur les images pour un meilleur confort de lecture.

Je suis très heureux qu'une association définisse à l'attention de ses pêcheurs les bonnes règles de remise à l'eau d'un poisson. Je vois encore tellement de comportements et de photos passer sur le net avec des pêcheurs faisant tout le contraire. Alors je vous en prie, messieurs les pêcheurs occasionnels, les passionnés, les guides de pêche, les élèves, les débutants, lisez ces lignes et respectez les sur nos rivières bien malades de Franche-Comté comme la Bienne.

Il est tout à fait possible de conserver un joli souvenir de ses truites en les photographiant dans l'eau. Sans les manipuler.

samedi 2 mars 2019

Merci au prix Charles Ritz pour la valorisation de nos territoires !

Cette bande-annonce de film diffusée par le Prix Charles Ritz et réalisée par Philippe Laforge nous montre à quel point des femmes et des hommes s'investissent au jour le jour pour défendre nos territoires. Ces images démontrent qu'il est possible de redonner un peu de lumière à une rivière.

Le réalisateur Philippe Laforge s'est penché sur le travail de sept lauréats du prix qui ont restauré et protégé des cours d'eau, ou transmis leur passion de la nature. Merci à toutes ces personnes, sincèrement !

vendredi 1 mars 2019

Plus que quelques jours...

Aujourd'hui, c'est l’ouverture de la pêche à Goumois. Nous devions nous y rendre avec Thibaut, mais finalement, on a changé d'avis pour diverses raisons. Tant pis pour nous. L'occasion pour moi de vous écrire ce billet afin de vous informer qu'au village nous sommes prêts pour le 9 Mars ! Oui, car l'ouverture générale ne se fera que dans une semaine.

Nous avons profité des derniers jours d'été (en février) pour faire quelques travaux sur le lieu qui accueille tous les ans les pêcheurs le jour J. Les crues hivernales avaient fait pas mal de dégâts. On a aussi réalisé un passage pêcheurs sur un barbelé de parcelle à vaches. Une après-midi passée en bonne compagnie qui s'est terminée autour d'un verre chez le président de l'AAPPMA.

Il reste maintenant à faire un bon feu pour que les braises viennent cuire et dorer nos saucisses au petit matin de l'ouverture ! Un grand merci à Didier et Denis qui sont au top pour ce genre de travaux et pour bien d'autres choses !

La belle équipe !

Le parrain et son filleul.

Avec le petit Louis en train de démonter la table pour réfection.

Le passage barbelés...Merci pour les waders !

Notre Grain, maître du chantier !

Tout est prêt ! Merci.

 

jeudi 28 février 2019

Camp Bonaventure Expérience - Rise Festival 2019

Toujours dans l'optique de la soirée du Jeudi 7 Mars au Rise Festival à Dijon, je vous fait découvrir l'extrait d'un nouveau film qui sera projeté ce soir-là. Si vous n'avez pas pris vos places, faite-le au plus vite ! => Place cinéma Rise Festival. Il en reste très peu, alors profitez des dernières. Pour information, j'aurais le plaisir de vous y croiser. Une superbe soirée à venir, vivement ! 

Camp Bonaventure Expérience (Benoît Chancerel, france)

Il y a toujours une première : humble, simple, peut-être dérisoire mais savoureuse comme l’exploit. Entre rêve et réalité, l’espoir de prendre son premier saumon en sèche va-t-il se réaliser, ici en Gaspésie ?

Trailer Camp Bonaventure Experience from CHANCEREL Benoît on Vimeo.

lundi 25 février 2019

Retour sur le SANAMA 2019

Nous avions pris la décision avec Thibaut depuis quelques semaines d'aller au SANAMA à St-Étienne le dimanche 24. De une pour avoir moins de monde sur les routes, de deux pour avoir moins de monde dans les allées du salon, bingo ! Tout juste dans les deux cas. Alexandre et Victor nous ont fait le plaisir de nous accompagner. Nous sommes arrivés peu après l'ouverture des portes à 9 heures le matin afin de profiter pleinement de cette journée. J'avais quelques besoins bien particulier en terme de matériel de montage de mouches, les seuls petits achats que j'ai effectué au final. La base de ce déplacement hors de mes terres reste la possibilité de rencontrer des personnes que je vois jamais ou bien trop peu. Nous avons passé de très bons moments avec de nombreux amis. J'ai revu avec plaisir plein de monde et fait la connaissance de quelques autres.

Ce salon est vraiment une belle réussite. L'espace était spacieux et un grand nombre de professionnels étaient présents. Un petit Disneyland pour un passionné de la pêche à la mouche. Je vous fais maintenant un petit retour en images. 

A notre arrivée devant le salon avec Alexandre et Victor.

Très heureux d'avoir revu Claire, cela faisait longtemps ! Bien content d'apprendre sa réussite dans le groupe Pacific Pêche et d'avoir pu discuter un peu également avec Thibaut, Matthias et Florian.

Premier passage obligé sur le magnifique stand Hardy ! Content d'avoir revu l'ami Greg.

Un petit coucou chez Pierrot pour parler des patchs en cuir de Joël qui m'accompagneront cette saison.

Un coucou aux amis de chez JMC, Manu et Marc. Une fois de plus, le stand qui proposait la gamme la plus complète du salon. Un énorme choix en terme de quantité et de qualité.

Un autre passage obligé. Tellement content de revoir Raphaël du Domaine de Veirières lieu de notre pèlerinage annuel avec Thibaut. Vivement !

Moment partagé avec Jordan et son pote Guillaume. Bien cool !

Thibaut en test de la nouvelle canne de chez Hardy. Une nouveauté 100% "made in England". Tout comme le nouveau moulinet HBX. Pour la canne, nous situons l'action entre la Zéphrus et la Wraith. Un vrai bon produit !

Un petit tour comme à chaque SANAMA chez Florian, qualité et sérieux, comme toujours ! Top produits !

La Vila Baca, haut lieu de pêche en Slovénie. Un régal ce stand ! ;-)

PAC Voyages avec Piam bien sûr. Un immense plaisir de revoir Jean-Pierre, Martine et Marie.

On a trouvé notre grillon préféré qui passait par là...Il a presque pas beaucoup causé ! Je plaisante bien entendu. Un allié de poids pour Alexandre afin de défendre la Bienne au jour le jour.

Ce salon s'est terminé en queue de poisson avec la rencontre d'un dromois !

jeudi 21 février 2019

Pourquoi un thermomètre ?

Il va être temps de changer ses habitudes ne croyez-vous pas ? Si on fait le tour des accessoires du pêcheur, on trouvera un mètre dans la plupart des cas, parfois même un peson, mais le thermomètre encore trop rarement...

Si vous me permettez de donner mon avis, je trouve cela dommage. Oui, car les instruments de mesure si précieux au regard des pêcheurs pour mettre des chiffres sur les mensurations d'un poisson n'ont finalement aucune importance dans le respect de celui-ci. Qu'est-ce qui est important au final ? Connaitre la taille d'une truite après l'avoir capturé ou savoir si les conditions de pêche sont correctes sans porter atteinte au-delà des limites acceptables à la survie des poissons ? Vous pensez peut-être que je vais trop loin, je vous réponds, si c'est le cas, que vous avez tort.

Dans le Jura, ces trois derniers étés, nous avons subit de terribles sécheresses ainsi que des canicules sévères (ce qui n'est pas la même chose). Cela engendre une montée assez remarquable de la température de l'eau sur certains secteurs de la rivière d'Ain que je connais bien. Il me parait donc logique de prendre cette température en début de partie de pêche durant les périodes estivales. Je vais vous donner quelques chiffres afin de mieux comprendre où je veux en venir.

D'après de nombreux auteurs, on peut considérer qu'une truite peut vivre "normalement" dans une plage de températures allant de 4 degrés à 19 degrés. Une étude en laboratoire a été menée en faisant communiquer deux bassins dont la température de l'eau était différente d'un seul petit degré. C'est à dire que lorsqu'un bassin était à 13 degrés par exemple, l'autre affichait 14 degrés. L'étude a mis en évidence que jusqu'à 16 degrés, les truites allaient n'importe où sans avoir de réellement préférence. Mais qu'à partir de 16 degrés, les poissons restaient figés dans le bassin où la température était la plus froide.

Par exemple, avec deux bassins à 17 et 18 degrés, plus de mouvements de poissons, toutes les truites restaient dans le bassin à 17 degrés. Ensuite, passage à 18 et 19 degrés, pareil, plus de mouvements, tous les poissons dans le bassin à 18 degrés. Pour les personnes ayant déjà observé des truites sur une froidière en été, cela peut vous parler.

Cela donne donc une indication sur le confort des truites vis à vis de ce paramètre qui conditionne de plus en plus notre passion avec ce fameux réchauffement climatique. D'autres éléments qui peuvent intéresser le pêcheur sont ressortis. L'alimentation de la truite est optimum entre 12 et 14 degrés. C'est à dire que dans cette plage de températures, le moindre gramme de nourriture absorbé est converti au mieux en terme de besoin/croissance. Autour des 16 degrés, c'est là que la truite doit manger les plus grandes quantités afin de satisfaire ses besoins. Au-delà de cette température, une truite devrait encore plus manger pour au moins égaler ses besoins avec une température inférieure. Cela devient dangereux car on sait aussi qu'à partir de 18 degrés, on décèle chez certains individus des problèmes cardiaques.

De cette étude, il y a deux gros bémols à retenir. Le premier, et vous l'aurez noté, c'est que cela a été réalisé en laboratoire dans un milieu parfaitement sain. Le deuxième c'est que les poissons concernés par cette même étude sont des juvéniles. On est donc en droit d'imaginer que dans un milieu impacté comme nos rivières aujourd'hui et avec des poissons plus âgés, que ces chiffres peuvent être revus à la baisse.

Après, bien entendu, une truite peut survivre dans une eau qui monte à 21 degrés par exemple. Mais elle y paviendra uniquement si elle évite toutes formes de stress supplémentaires à cette donnée comme celles déjà présentes dans son milieu (pollution, prédation naturelle, etc...).

Vous l'aurez donc compris facilement, prendre 20 secondes en début de partie de pêche (cela concerne quelques semaines par an uniquement) pour s'assurer que les poissons capturés repartiront dans de bonnes conditions n'est pas déconnant, loin de là ! En tous les cas, tellement plus important que de savoir si le poisson pris fait 51 ou 52 centimètres...Surtout si cela est fait dans une flotte à 20 degrés et qu'il a toutes les chances d'aller crever quelques minutes après relâche parce que son cœur aura lâché...Vous voyez le truc ?

C'est dans cette logique que nous avons fait rajouter ceci dans le livret fédéral du département pour notre parcours. Celui-ci est fortement impacté lors de ces périodes de chaleurs car la rivière d'Ain devient plus lente et qu'en particulier sur notre partie aval, la végétation n'est pas assez dense pour contrer un trop important ensoleillement.

Merci de respecter notre demande.

De plus, ce petit outil de mesure n'est pas un investissement de fou quand on regarde un peu les kilomètres que peuvent faire certains pêcheurs pour pratiquer leur passion tous les ans. Vous trouverez facilement des thermomètres à moins de 10 euros tout à fait fonctionnels. Il me semble important lorsque l'on pratique nos rivières jurassiennes que ce geste devienne un reflexe.

Pour compléter cet article, je vous présente un modèle qui est au-dessus du budget ci-dessus. Après, comme tout accessoire, on est en droit de se faire plaisir avec des objets plus sympas que la moyenne. Qui plus est lorsqu'ils possèdent plusieurs fonctions. Voilà, pour 2019, j'aurais en permanence avec moi le themomètre C&F Design.  En plus d'être un outil de qualité qui me permettra d'être fiable, il possède une autre corde à son arc toute aussi importante à mes yeux. Il fait récupérateur de fil également. Vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, il y a une sorte de spirale sur le côté (flèche rouge) qui permet d'enrouler ses pointes de fil usagées autour du thermomètre en coinçant à chaque tour le fil dans les espaces dédiés de cette spirale. Une fois rentré à la maison, il suffit de glisser des ciseaux dans la rainure au dos de l'objet pour libérer le thermomètre du fil en le coupant avant de le jeter. 

On voit encore trop de fil de pêche dans la nature malheureusement...

Pour l’anecdote, il possède aussi un petit aimant au dos où l'on peut, en cas de changement précipité d'une mouche, laisser son imitation en attente. Mais là, oui, c'est de l'ordre du gadget.

Et si toutefois vous pratiquez des rivières qui ne sont pas impactées par des hausses de température, cet outil vous permettra sans doute de mieux comprendre les périodes de haute activité des truites de votre rivière. Chez nous, dans le Jura et particulièrement sur nos grandes rivières, c'est pour se donner une limite acceptable à la remise à l'eau des truites sauvages dans de bonnes conditions.

mardi 19 février 2019

Retour en vidéo sur 2018.

Je vous propose aujourd'hui un montage vidéo de cette dernière saison. Pas de recadrage, pas d'effet de lumière ou de ralenti, c'est un assemblage de vidéos brutes sorties de nos téléphones (désolé pour la qualité des images du coup). Des jolis souvenirs avec mon fils même si certains fonds de rivière rappellent que l'on est sur la fin de ce loisir pêche en ce qui concerne les truites sauvages dans le Jura...C'est d'autant plus important de montrer qu'il reste une faune à sauvegarder !

samedi 16 février 2019

Merci à tous !

Une grosse centaine de sociétaires, une petite vingtaine de présents hier soir, c'est sur cette belle note que s'est déroulée l'assemblée générale de notre AAPPMA. Pourquoi cet air joyeux ? Tout simplement parce que par rapport à la moyenne de ce que je peux connaitre, c'est une importante participation. En tant que président, cela me touche et me fait plaisir. Merci à tous d'être venu avec une mention spéciale pour les personnes qui avaient de la route. Des pêcheurs passionnés ont fait le déplacement parfois de loin dans le Jura, mais aussi depuis le 71, le 25 et même de Suisse. Comme quoi, quand on veut, on peut !

Je tiens également à remercier particulièrement mon vice-président Bernard qui m'aide énormément tout au long de l'année. A remercier Sébastien qui passe beaucoup de temps (en plus de pêcher ;-) ) à ramasser tous les déchets qu'il peut trouver sur le parcours.

Après un rapport moral sur la saison de pêche passée et les difficultés rencontrées par nos chères truites zébrées, nous sommes passés au bilan financier. Au sujet des cartes de pêche, le tarif 2019 est le même. A noter une augmentation des prises de cartes de près de 40% chez nous en 2018. Nous n'avons jamais eu si peu de poissons pour autant de pêcheurs, c'est le paradoxe. Mais la plupart des preneurs de cartes le font par adhésion à notre discours et nos actions. Nous vous remercions tous pour ça aussi.

Nous avons évoqué ensuite diverses informations importantes, proposé des actions et débattu sur les questions posées par les sociétaires. Un verre de l'amitié a clôturé cette soirée avec des discussions de pêcheurs à n'en plus finir. Si bien que je suis rentré le lendemain ;-)

Photo vite fait au téléphone...(je n'ai pas pu cadrer tout le monde).

jeudi 14 février 2019

Atlanticus - Rise Festival 2019

Toujours dans l'optique de la soirée du Jeudi 7 Mars au Rise Festival à Dijon, je vous fait découvrir l'extrait d'un nouveau film qui sera projeté ce soir-là. Si vous n'avez pas pris vos places, faite-le au plus vite ! => Place cinéma Rise Festival.

Atlanticus (Castaway Films, E.U)

Le Tarpon est peut-être le graal du pêcheur à la mouche, le partenaire de jeu ultime : un poisson à la taille potentiellement démesurée qui prend très bien la mouche en surface et dont la combativité aérienne est incroyablement addictive.

De part et d’autre de l’Atlantique tropical, il semble exister une connexion entre les différentes populations et certains habitats du poisson sont totalement méconnus. Une équipe de spécialistes amoureux de ce roi argenté et puristes dans la façon d’aborder la pêche à la mouche nous emmène des côtes du Gabon au Costa Rica en passant par le Mexique à la découverte de territoires inexplorés et insoupçonnés…

Atlanticus Trailer from Castaway Films on Vimeo.

dimanche 10 février 2019

Ready to go fishing ?

Nous sommes à moins de 20 jours de l'ouverture de la franco-suisse, à un mois de l'ouverture générale, il est temps de penser à se préparer. Malgré une situation actuelle des plus compliquées, un état des rivières jurassiennes qui m'empêche de dormir de nombreuses nuits, j'ai toujours cette envie de me retrouver au bord de l'eau canne à pêche en main ! Que voulez-vous, je suis un pêcheur avant toute chose !

La première action à réaliser, c'est la prise de carte. C'est fait pour Thibaut et moi dans l'AAPPMA du village. Une saison à venir, où, quoi qu'il arrive, la priorité sera de partager un maximum de temps avec mon fils au bord de l'eau.

Une sacrée doublette !

Ensuite, il faut penser tri du matériel. Pas de grands bouleversements pour ma part. Uniquement un changement de gilet pour un ensemble C&F Design. Léger, pratique...Et j'avais tout simplement envie de changer. A voir si je vais m'y faire.

Modèle A-820

Pour les nymphes et les mouches, vous connaissez déjà la réponse. Et il y a ce qu'il faut, j'ai bien bossé durant l'hiver. Comme toutes ces dernières années, les gammares JFD et les cuivres seront mes favorites pour une réussite qui reste constante.

Quelques bestioles...

Et enfin, pour les touristes pêcheurs qui souhaiteraient venir dans le Jura en 2019, je vous conseille fortement le camping de Boÿse pour ses locations en particulier ses nombreux chalets. Il est idéalement placé au centre du Jura. L'accès à la rivière d'Ain peut se faire à pied et directement dans le parcours no kill. Et puis vous serez situés à une heure de la Bienne qui va rouvrir et moins d'une heure de la Loue. De quoi vous programmer un super séjour pêche et/ou famille !

Réservation sur le site internet.

mercredi 6 février 2019

Jordan Hernandez

Pas simple de définir mon invité du jour, il y a tellement à dire. Peut-être un fou furieux ou encore un passionné d'un autre monde mais plus sûrement un pêcheur ultra complet, surdoué, en permanence dans la progression et qui possède un mental sans faille. C’est aussi et surtout un jeune homme d’une gentillesse exceptionnelle.

J’ai la chance dans mon parcours de pêcheur de rencontrer de nombreux passionnés. De tous bords et de tous âges. Jordan en fait parti. Il est même dans le peloton de tête. C’est un garçon que j’apprécie énormément pour ces qualités d’homme et de pêcheur. On se connait seulement depuis quelques années, mais pour dialoguer régulièrement, on tombe souvent d’accord sur les sujets qui tournent autour de la pêche. De plus, étant très restreint (par choix) sur ma façon de pêcher, je porte énormément d’intérêt sur sa façon de voir les choses, c'est très enrichissant. Echanger avec lui est toujours un immense plaisir car malgré son jeune âge, il possède déjà un parcours hors normes. A votre tour de le découvrir maintenant, bonne lecture !

Nicolas : Salut Jordan. Très heureux de te recevoir sur mon blog. Pour mes lecteurs qui ne te connaissent pas, peux-tu nous faire une petite présentation, merci.

Jordan : Salut Nico et bonjour à tes lecteurs. Merci à toi pour ton invitation, c'est un plaisir d'être reçu sur ton blog. Je trouve le principe de ces interviews très intéressant et franchement ça change, donc forcément j'adhère !

Moi c'est Jordan Hernandez, je souffle ma 26ème bougie en même temps que je réponds à ton interview... c'est cadeau !

Je suis originaire et je vis actuellement dans le département de la Loire (42, plaine du Forez), en région Rhône Alpes. Comme tu le sais déjà, je travail exclusivement les week-ends en mécanique industrielle et je consacre le reste de ma semaine à mes activités favorites, pêche et sport !

Mon invité, Jordan Hernandez.

Nicolas : Comme je le répète souvent à mes amis, j’en ai déjà croisé des fondus de pêche, mais des comme toi, jamais ! Tu en es conscient ou pour toi c’est la normalité ?

Jordan : Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais ! J'ai envie de te répondre les deux. Lorsque j'en parle autour de moi, la réaction des gens me fait souvent prendre conscience que ce n'est pas vraiment ordinaire. Mais d'un côté, quand il s'agit de ton quotidien, par la force des choses ça devient normal. Donc les deux !

Un quotidien pas si ordinaire...

Nicolas : Revenons au tout début. Depuis quand cette passion est née pour toi et comment cela t’es venu ?

Jordan : Cela m'est venu par mon père qui nous emmenait avec mon frangin dès notre plus jeune âge. Il y a plus de vingt ans, je me rappelle de ces premières sorties en famille à la découverte de la truite au toc et des carnassiers. De sacrés souvenirs !

Un des premiers brochets aux leurres de Jordan (avec son grand frère Kévin, collector la photo !!).

Nicolas : C’est donc une histoire de famille. Il y a la pêche et le reste chez les Hernandez ?

Jordan : Oui c'est bien ça ! Le reste, qui n'est pas des moindre, encore une fois avec mon père qui a clairement géré sa transmission de passions. Ce qui fait que nous le suivons à la pêche, dans la nature, à la chasse et aussi dans le sport (cyclisme). Les semaines sont biens remplies chez les Hernandez !

Vélo avec son papa.

Nicolas : Tu es devenu au fil de temps un pêcheur complet en termes de poissons capturés et de techniques pratiquées. Quel a été ton cheminement personnel ?

Jordan : Mon parcours perso dans la pêche est plutôt varié, dans le style " touche à tout ". A partir du moment où j'ai été assez autonome au bord de l'eau, j'ai commencé à me consacrer à la pêche au coup. C'est là que j'ai pris part à mes premières compétitions (adulte) et que j'ai réalisé mes premières victoires du haut de mes 11/12 ans à l'époque.

La suite de mon adolescence, j'ai alterné la pêche de la carpe et celle des carnassiers. Avec une première participation à un événement de plus grande ampleur, le championnat de France carpiste en 2008 en binôme avec mon frère.

Puis, à ma période lycéenne, je m’investis exclusivement dans la pêche des carnassiers aux leurres artificiels. Tout va très vite, avec plusieurs victoires et podiums lors de dates du championnat de France bateau, l'arrivé des premiers sponsors. Une détermination toujours grandissante nous pousse, mon frangin et moi, à nous lancer dans les plus grandes compétitions européennes où nous nous hisserons sur quelques podiums.

Enfin, venons à la partie que tu préfères...La truite ! Comme je l'avais cité plus haut, j'avais suivis mon père et mon frère lors de quelques sorties truites étant très jeune mais ça restait anecdotique. C'est il y a seulement quatre ans que je me suis mis à parcourir les rivières aussi bien à la mouche qu'aux leurres.

3ème place prédator tour en Hollande.

Nicolas : Aujourd’hui, quels sont les poissons et les techniques que tu préfères ?

Jordan : J'adore tous les carnassiers aux leurres, avec une préférence pour toutes les pêches qui demandent d'avoir beaucoup de tactile. Et la pêche à la mouche, forcément, avec un plus pour la pêche en sèche.

Nicolas : Tu as une belle complicité avec ton frère avec qui tu fais aussi des compétitions carnassiers aux leurres. Que t’apporte ce genre d’évènement par rapport à une pêche loisir ?

Jordan : Ce que ce genre d'événement m'apporte, tout d'abord de l'expérience. Ça me pousse à rehausser mon niveau, à être beaucoup plus réfléchi et concentré. Chose qui est difficile à reproduire en pêche loisir. Pour moi, ces événements sont une étape importante pour ma progression.

Brochet de 123cm pris en compétition internationale.

Nicolas : Ton frère Kévin est connu pour être plutôt un pêcheur de spécimen, comment tu te définirais de ton côté et pourquoi cette philosophie ?

Jordan : Kévin préfère la qualité à la quantité, moi c'est l'inverse. Je mise tout sur la quantité. La recherche de spécimen est un mode spécifique qui demande à s'adapter au comportement d'une minorité de poisson. Personnellement, je suis plus intéressé par le comportement de la majorité, donc forcément des poissons plus petits. Ça n'empêche pas de croiser de beaux poissons, comme tu as pu le remarquer sur mon bateau ! ;-)

Choisir la quantité n'empêche pas de prendre gros !

Nicolas : Ce que j’apprécie chez toi, c’est ta simplicité qui dénote malgré ce monde parfois farfelu pour ne pas dire autre chose de la pêche moderne. Que penses-tu justement de cette évolution dans ton domaine de prédilection qu’est le leurre ?

Jordan : Merci, je te retourne le compliment. Tu connais mes principes de pêche, simple et efficace ! Je pense que cette évolution dépasse un peu la pêche. Comme par exemple, le faite de connaître le dernier leurre qui vient de sortir, ou de connaître le nom de millier de références, etc... Savoir tout cela n'a jamais fait attraper de poissons donc je ne m'y intéresse guère. Au fil du temps, je pense me détacher de cette évolution, de ces mentalités qui ne me correspondent pas.

Nicolas : On est sur un blog de pêche à la mouche, alors on va laisser tes trucs en plastique de côté. Pourquoi avoir voulu aussi pêcher à la mouche ?

Jordan : Oui, revenons-en à nos plumes !

Tout simplement parce qu'un jour, alors que je pêchais aux leurres, un ami pêchant à la mouche m'a littéralement mit une leçon. Au coup du soir, il m'a fait tester son fouet et je prends deux truites correctes en quelques passages en nymphe au fil. Tu t'imagines bien qu'à partir de ce moment là j'ai voulu savoir faire. Le lendemain, j'avais commandé mon premier ensemble mouche !

La première truite de Jordan avec une canne à mouche.

Nicolas : Toi qui excelles dans la pêche aux leurres, trouves tu des similitudes avec la pêche à la mouche ou est-ce que pour toi c’est deux mondes totalement différents ?

Jordan : Pour moi, il y a de grandes similitudes. Que l'on utilise un leurre en plastique ou une mouche faite de plume, tout deux restent des imitations artificielles. N'en déplaise aux puristes, ces deux techniques sont assez proches, à quelques variantes près du comportement de nos truites. J'estime qu'un bon pêcheur de truites se doit de maîtriser la pêche à la mouche, aux leurres ainsi qu'au toc afin de s'adapter à toutes les situations que l'on rencontre au cours de la saison. Je prends l'exemple du pro " pêche à vue seulement " qui se retrouve au chômage technique lors des crues pendant que moi je me régale aux leurres…Quel dommage ! Il n'y a pas de techniques supérieures ou plus honorables que d'autres, ni de méthodes qui rajoutent de la valeur aux truites...Il n'y a que des bons pêcheurs qui agissent avec passion !

Bien sur, ça ne reste que mon avis.

Une magnifique truite prise au leurre, reste une magnifique truite.

Nicolas : Avec ta canne à mouche, ta priorité est de pêcher en adaptant la technique aux conditions ou est-ce que par exemple tu vas chercher à pêcher à vue en priorité ?

Jordan : Oui, j'essaie toujours de m'adapter au mieux aux conditions de chaque sortie. Mais, si j'ai l'occasion de pêcher à vue, je ne m'en prive pas.

Truite de N.Z prise en nymphe à vue.

Nicolas : Tu reviens d’un voyage en Nouvelle-Zélande en duo avec Franck. Globalement, que retiens tu de ce trip pas comme les autres ?

Jordan : Ce que je retiens le plus c'est que, réellement, on est très loin des vidéos que l'on peut voir sur le net. En réalité, les poissons sont beaucoup plus méfiants et difficiles à aborder. Il faut rajouter à cela des conditions climatiques qui compliquent beaucoup la pêche avec régulièrement une météo mitigée et quotidiennement un vent très fort. Lorsqu'on additionne tous les facteurs négatifs, prendre un poisson devient alors une performance.

Nicolas : En quoi la pêche est-elle différente de ce que tu connais ici ?

Jordan : La seule grosse différence, c'est que l'on croise très peu de petits poissons. La taille moyenne est vraiment haute. Par contre, on en croise beaucoup moins, ce qui est logique. Il faut parfois parcourir plusieurs kilomètres avant de voir une truite.

Plusieurs kilomètres avant de croiser celle-ci !

Nicolas : Tu peux nous raconter l’histoire d’un poisson capturé lors de ce séjour ?

Jordan : Pour rassurer les lecteurs qui auraient en projet ce voyage, mon anecdote sera positive. J'aborde une 60+ avec l'une de tes cuivres, je la prend rapidement et la relâche. Puis j'attaque un nouveau poisson une quinzaine de mètres plus haut, postée en plein courant. Je lui propose une bille montée par mes soins. Après quelques passages, je finirai par la convaincre sur une animation. Ce n'est que lors de la séance photo que Franck me fait remarquer qu'elle a des ressemblances à celle que je venais de prendre juste avant. Et en effet, il y avait plus que des similitudes puisque c'était le même poisson prit deux fois à quelques minutes d'intervalles. De loin le coup de chance du voyage avec cette truite à la mémoire de poisson rouge.

Deux fois la même truite en quelques minutes.

Nicolas : Pour te connaitre un petit peu, je te sais homme de défi qui aime, en autre,  se donner des objectifs ? En as-tu encore de non réalisés côté pêche ?  

Jordan : J'ai réalisé beaucoup de mes objectifs mais il m'en restera toujours. Dès lors que j'en réussi un, je m'en fixe un nouveau plus difficile, plus fou. De manière à ce que la boucle ne soit jamais bouclée !

Le record truite à ce jour de Jordan, et il compte bien le battre !

Nicolas : Merci beaucoup Jordan d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. J’espère te croiser de nouveau cette année.  

Jordan : Pas de quoi Nico, merci à toi. C'était un plaisir et tu sais que tu es toujours le bienvenu sur mon bateau ! ;-)

Tu sais Jordan, il est de tradition sur mon blog lors des interviews qu’un proche de l’invité fasse une petite apparition. Je n’ai pas cherché longtemps à vrai dire. Ton Frère Kévin a bien voulu se prêter au jeu et je trouve qui l’a très bien fait ! C’est pour toi Jordan (et aussi un peu pour nous).

Kévin : S'il fallait faire un résumé du parcours pêche de Jordan, voici ce qu'il serait...

Jordan tient sa force de sa polyvalence dans les techniques, de son mental et de son imperméabilité à toutes les choses annexes !

Maitriser la pêche de plusieurs espèces tout en appliquant des techniques et des principes de base est le principal moteur de ce joli parcours.

Personnellement, c'est pour moi un équipier sûr en compétition car je sais qu'il prendra des poissons qui comptent et ensemble, en plus des souvenirs, nous avons réalisé de belles choses.

Pour les anecdotes de pêche concernant Jordan, je garde un super souvenir de son brochet de 123 cm capturé durant la dernière heure de compétition et qui nous propulse en 3ème place du Predatortour !

Je pense aussi à cette truite de 63cm capturée dans la Loire sur une action improbable alors qu'il n'avait que 10ans...

Il y a aussi ce jour où, au Léman, je lui ai envoyé le blank de ma canne Big bait en plein derrière la tête lors d'un lancé...La casquette, les lunettes, tout avait volé !

Et enfin, un sandre du Rhône que nous avons capturé 2 fois dans la journée, chacun à notre tour. Jordan le fait en verticale, c'était un poisson moche, avec les nageoires abimées et plein de cicatrices...L'après midi, sur la même zone, je prends une touche en linéaire puis arrive ce poisson au bateau. Je lui lance : "il est moche, on dirait le tient"

- "Non, le mien était plus gros" réplique t'il...

Après vérification photographique, il s'agissait bien du même poisson, capturé 2 fois le même jour !

Pour conclure, je pense que ce parcours va encore s'embellir dans les années à venir. Les défis sont là, il y a encore des records à battre et des trophées à aller chercher !

Les deux frangins !

Merci à tous les deux, c’était vraiment top. Je pense que mes lecteurs ont pris autant de plaisir à vous lire que j’en ai eu à réaliser cette interview. Au plaisir de vous revoir et ne changez rien !

lundi 4 février 2019

Nouvelles bobines Teklon, comment est-ce possible ?

C'est suite à une discution sur mon profil facebook avec les personnes qui me suivent que j'ai eu l'idée de rédiger cet article. Tout est dans le titre ! Comment peut-on avoir une idée aussi saugrenue ?

Cela ne vous à sans doute pas échappé, d'autant si comme moi vous êtes fan de ce nylon depuis des années, le changement de conditionnement du Teklon pose problème. Il y a quelques mois maintenant le Teklon est passé sur des bobines aux dimensions grotesques si on veut les transporter sur soi durant une partie de pêche. Effectivement, nous sommes passés sur des bobines qui font aujourd'hui 10 centimètres de Ø pour 2.5 centimètres de largeur. Alors que les anciennes bobines ne faisaient que 8 centimètres de Ø pour 1.5 centimètre de largeur. Bien entendu, tout cela pour une contenance identique, soit 100 mètres. Je vous avoue ne pas comprendre le choix marketing là...Il y a quelque chose qui m'échappe.

Deux bobines de 12 centièmes, la nouvelle à gauche. 

Mais ce n'est pas tout, car lorsqu'on y regarde de plus près, le fil n'est plus le même également. J'ai réalisé quelques mesures dans un local climatisé avec un micromètre étalonné. De plus, et cela tombe fort bien, je suis métrologue de métier. Parce qu'avoir les outils est une bonne chose, savoir les utiliser dans les conditions adéquates en est une autre. Vous trouverez mes résultats dans le tableau ci-dessous.

On peut remarquer que ce fil se rapproche du Ø de fil annoncé sur l'étiquette. Il était clairement surdimensionné sur les anciennes bobines, mais cela n'est pas important si on le sait dès le départ. Le principal pour moi, c'est que le fil actuel conserve son état de surface pour le traitement que je lui fais subir sur les gros Ø (du 50 au 20 centièmes). C'est le cas, donc je rassure de suite les fans des bas de ligne rouges, rien ne change ! Cela aurait pu être le contraire. Mon traitement ne prenant pas sur toutes les marques de fil, loin de là. 

Maintenant, avec ces grosses bobines, il est clair que cela le pénalise pour les pointes à cause de la place qu'elles prennent. Je me suis donc mis à la recherche d'un autre nylon depuis l'an passé pour mes pointes. Un nylon conditionné dans des bobines au format qui correspond le mieux à mon besoin avec les qualités similaires au Teklon. Une recherche identique à celle que j'avais fait lors de la disparition du fil Ashima à l'époque. Je vous ferais un retour sur mes investigations.

dimanche 3 février 2019

Hoplias - Rise Festival 2019

Toujours dans l'optique de la soirée du Jeudi 7 Mars au Rise Festival à Dijon, je vous fait découvrir l'extrait d'un nouveau film qui sera projeté ce soir-là. Si vous n'avez pas pris vos places, faite-le au plus vite ! => Place cinéma rise festival.

Hoplias (PM Productions, France)

Les eaux de la Guyane Française recèle un témoin du passé, un prédateur hors norme et un poisson qui n’a jamais été tenté à la mouche : Hoplias Aïmara.

Remontons le haut cours du fleuve Sinnamary, dans l’un des derniers sanctuaires vierges d’Amazonie, dans la moiteur et la majesté de la forêt primaire à la découverte d’un poisson préhistorique aussi puissant et brutal que le nombre de ses millénaires d’adaptation. Et prenons conscience de la valeur patrimoniale et potentiellement économique d’un poisson au travers de la pêche à la mouche.

TEASER HOPLIAS-Jusqu’à 4K from PM Productions on Vimeo.

mercredi 30 janvier 2019

Au tour de la STEP de Champagnole...

Un sujet de plus qui tombera sans doute à l'eau...polluée.

Après les échecs accablants des procès de la STEP de Montigny et celui de la lagune de Crotenay, au tour aujourd'hui de la STEP de Champagnole. Pour y passer régulièrement, il ne faut pas avoir fait de grandes études pour comprendre qu'il y a un problème. Le visuel et les odeurs parlent d'eux mêmes. A chaque coup d'eau, c'est le grand déversoir crasseux. Si des rejets polluants en sortie de STEP ont été constatés en 2016 ce qui donne lieu à ce procès, je peux vous assurer que c'est très réguliers. Sans compter les innombrables rejets non raccordés de la ville qui se jettent eux directement dans la rivière. Rejets que je connais pour certains depuis tout gamin.

Derrière ces procès, à chaque fois la même communauté de communes et bien entendu toujours Véolia. Soit les mêmes hommes et malheureusement les mêmes résultats. j'espère malgré tout que ce procès aura une autre conclusion, et qu'au delà des sanctions, qu'on fasse fonctionner correctement ces systèmes dépuration, c'est tout ce que l'on demande ! Délibéré à suivre le 12 mars.

Au final, c'est une haute rivière d'Ain qui crève d'années en années...Autant de dysfonctionnements sur un si petit linéaire ne peut rester sans conséquences. Et celles-ci sont plus que visibles sur la faune de la rivière dès l'aval du rejet de la STEP de Champagnole. Mais après tout, peu importe, l'eau suffit pour faire naviguer les canoës, les truites ne sont pas indispensables.

Et le pire dans tout ça, c'est que dimanche prochain, lors de l'AG de l'AAPPMA de Champagnole, les pêcheurs et le bureau plaisanteront tous ensemble avec le maire de Champagnole qui est habituellement toujours présent...Maire qui, je vous le donne en mille, est également responsable de la commission assainissement de la communauté de communes incriminée...Ce n'est pas dramatique ça ! Moi, j'en ai mal au ventre !

Source Le Progrès : Article à lire.

- page 1 de 139