Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière,la Hte rivière d'Ain.
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vendredi 24 avril 2015

Pas l'ombre d'un doute.

Le phénomène des réseaux sociaux et de ses effets médiatiques touche aussi la pêche. Un des plus utilisés par les pêcheurs pour partager leurs exploits est Facebook. Loin de moi de critiquer cela, puisque je suis le premier à l'utiliser. C'est la suite logique aux forums de pêche que j'ai connu, comme certain d'entre vous à mes débuts sur internet. Quelques uns sont encore actifs, mais ils ont malgré tout du mal face aux réseaux sociaux où l'on trouve un panel impressionnant de pêcheurs toutes techniques et surtout venus du monde entier.

Une page Facebook est personnelle, donc seule la personne titulaire du compte en a la gestion. Du coup, au niveau des publications et vu que les "règles" d'un forum n'ont pas lieu d'être, ça part parfois dans tous les sens. Rien d'exceptionnel après tout, chacun fait bien ce qu'il veut.

J'arrive tranquillement là où je souhaite en venir. Il y a malgré tout des publications qui me chagrinent. Lesquelles ? Celles d'images de poissons pris lors de leur période de fermeture. Je pense notamment à l'ombre commun. J'en avais déjà parlé dans cet article mais vu ce que j'ai pu voir comme photos durant ce mois d'avril, je ne peux faire autrement que d'en remettre une couche quitte à passer pour ce que vous voulez.

Si j'insiste, c'est parce que tout le printemps j'ai vu défiler sur Facebook des photos d'ombres en particulier sur des pages tenues par des personnes qui ont, à mon avis, un devoir d'exemplarité. Des photos d'ombres ont été publiées ces dernières semaines par des professionnels de la pêche, des AAPPMA, des compétiteurs et j'en passe. Je vous le dis comme je le pense, je trouve cela complétement nul. Alors je ne vais pas encore me faire que des amis, mais à vrai dire, peu importe finalement.

Jusqu'au 3 ème samedi de Mai, l'ombre est interdit à la pêche. Alors la solution trouvée est très simple, toutes les publications sont suivies du même commentaire : "Bien sûr, je n'ai pas fait exprès de le prendre". Encore heureux !! Il ne manquerait plus ça. Attention, je ne parle pas ici de l'adolescent ou du débutant moucheur. Je mets en avant les publications de pêcheurs aguéris, de professionnels de la pêche ou d'institutions publiques liées à la pêche.

Franchement, dites-moi quel est le but de mettre une photo d'un poisson dont la pêche est interdite ? 

Il faut bien penser aux conséquences de vos actes. Car il y en a. Les personnes ou institutions dont j'ai parlé, qui, je le répète, doivent pour moi montrer l'exemple sont justement suivies et lues par de nombreux jeunes pêcheurs ou par des débutants. Et là, personne ne maîtrise l'interprétation des ces gens là lorsqu'ils tombent sur ces photos seul derrière leur écran. Je prends l'exemple d'un jeune pêcheur devant son mobile qui après sa journée de cours mange des yeux la page de son pêcheur favori qu'il suit depuis ses débuts.

Hoo, la belle photo d'ombre ! Il est trop fort ce mec...Si j'en prend un ce WE, je fais pareil.  

Sauf que le jeune en question, c'est un débutant. Et lui, pour prendre la photo de l'ombre qu'il aura capturé, va sûrement le manipuler plus qu'il ne faut sans trop savoir comment faire, voir même trop le serrer ou encore le mesurer, lui faire faire une apnée trop longue...Je ne vous fais pas de dessin lorsque l'on connait la fragilité de ce poisson après le frai. Le fait de publier ces photos engendrera pour moi, que vous le vouliez ou non, des dérives au bord de l'eau. Si je vous dis cela, c'est que même mon fils (alors qu'il est formaté le gamin avec le père que je suis) m'a sorti l'autre jour qu'il allait finir par les pêcher ces ombres parce que tout le monde le fait. La limite entre le fait exprès et le ne fait pas exprès est vite dépassée. L'interprétation des photos publiées aide à ce phénomène, cela ne fait pas l'ombre d'un doute dans mon esprit.

Le plus simple finalement est d'attendre la date d'ouverture légale pour partager vos photos parce pour être au bord de l'eau assez souvent, ça devient n'importe quoi les ombres au mois d'avril. Si vous prenez un ombre en mars-avril, décrochez le au plus vite et basta ! Parce que si vous avez besoin de vous vanter d'une telle prise, ça devient inquiétant. Prendre un ombre au sortir du frai doit être la chose la plus facile à faire à la pêche.

Evitons les photos de ce poisson lors de sa fermeture, je suis certain que cela aidera à sa protection et évitera de trop nombreux débordements qui deviennent récurrents et malheureusement en constante augmentation au fil des ans. Une fois encore, merci pour eux.

Si toutefois vous êtes des addicts de la photo d'ombres au mois d'avril, que c'est maladif chez vous, que vous en rêvez nuit et jour, que c'est une question de vie ou de mort, j'ai LA solution ! J'ai cherché très longtemps un remède à votre mal. Ne me remerciez pas, cela me fait plaisir. J'ai trouvé le genre d'image qu'il vous faut pour continuer à mettre en ligne des photos d'ombres sans embêter plus qu'il ne faut ces poissons merveilleux.

Superbe photo d'ombres ! ;-)

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mercredi 22 avril 2015

Mieux connaître l'apron du Rhône.

Si vous n'avez pas encore vu ce documentaire de 26 minutes, installez-vous et prenez le temps de le regarder. On en apprend plus sur ce petit poisson mystérieux qu'est l'apron du Rhône.

Documentaire Apron from Cen Rhône-Alpes on Vimeo.

samedi 18 avril 2015

L'histoire d'une truite (25)

Une journée comme les autres allait commencer. En semaine, en étant papa, les matinées sont souvent réglées comme du papier à musique par rapport au rythme des enfants. Le train-train en quelque sorte. Cela faisait quelques jours que la rivière affichait un niveau au top pour la nymphe à vue, donc difficile pour moi de ne pas profiter de ma matinée entre mes obligations familliales pour tenter ma chance sur les berges de ma rivière. Le programme était donc bien huilé : montage de mouches pour les besoins du Fly Shop de six à huit heures, détour à l’école pour déposer ma plus jeune fille et petit tour à la pêche durant une heure et demie avant de me préparer pour ma journée de travail à l’usine jusqu'au soir. Top chrono !

Avec un quart d’heure de retard, j’ai attaqué ma série de mouches du jour, des passe-partout olives, la mouche du mois d'avril. Quelques bestioles plus tard, une belle surprise est apparue derrière mon épaule me stoppant dans mon élan. C’était ma chérie qui venait m’annoncer que je pouvais partir plus tôt, qu’elle allait s’occuper des enfants. La belle aubaine ! Une journée qui débutait aux petits oignons.

Il n’en faut pas plus pour motiver le pêcheur que je suis. A sept heures, j’étais donc prêt à en découdre avec les zébrées au bord de l’eau canne en main.

Malgré un ciel très clair, le soleil n’avait encore pas pris assez de hauteur pour avoir une bonne visibilité à distance. J’ai donc profité d’une berge haute pour scruter un peu partout à la recherche d’une belle zèbrée collée à la bordure comme on peut en trouver à cette époque de la saison.

Arrivé à la première vraie bonne trouée qui était sur mon secteur, je m’approche doucement. Je me suis arrêté net car j’ai vu des ondulations en surface venir de la berge. Une chance sur deux, un canard, poule d’eau, etc ou une truite sur les gammares. Sans bouger mes pieds, je me suis penché au maximum pour tenter d’apercevoir le coupable de ces petites vagues. Waouh ! Ma première belle occasion de la saison, une vraie belle truite pioche les gammares avec vigueur dans très peu d'eau. Je n’ose plus bouger de peur d’éveiller de la méfiance chez elle. J’arbalète d’où je suis sans voir le poisson dans l’idée de passer à cinquante, soixante centimètres plus au large d’elle afin de la faire décaler pour qu’elle entre dans mon champ de vision pour bien la ferrer.

Comme dirait l’autre, j’aime bien qu’un plan se déroule sans accroc. Mon gammare JFD en 14 n’est pas passé inaperçu. A la suite d’une très légère animation, elle a quitté son poste pour venir engloutir celui-ci. En étant à la verticale comme je l’étais, c’est le genre de ferrage le plus efficace qui soit, rare sont les décrochages, voir jamais si le timing est bon. Dès qu’elle a senti le fer, direction le large et la pleine eau. Le saule en amont et celui en aval n’ont pas fait parti de ses options pour me fausser compagnie. Un combat qui fini dans l’épuisette, c’est bien souvent suite aux mauvaises décisions pris par le poisson, il ne faut pas se leurrer. Et une fois de plus, cela s’est vérifié. En plein eau, avec aucun obstacle à sa portée, la truite, malgré sa puissance phénoménale, a fini par capituler et venir visiter mon épuisette.

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Comme d’habitude, je suis en admiration devant une telle beauté. Je ne suis jamais lassé de pouvoir contempler une truite pareille. Après une ou deux photos, sans la mesurer, je la remets à l’eau au plus vite. Bien qu’à cette époque, il n’y a pas trop de danger vu la température de l’eau. En la regardant partir, je pense à ma chérie qui m’a laissé partir plus tôt. Dire qu’au lieu de vivre un tel moment, j'aurais du être bloqué derrière l’étau. Alléluia !

Cette matinée de pêche ne pouvait mieux commencer. J’avais bon espoir de faire un, voir deux autres poissons avant de rentrer à la maison. Espoir bien vite réduit au néant. Pendant plus d’une heure, plus rien. Incroyable quand même cette pêche ! Cela me pousse à aller un peu plus loin que le secteur prévu au départ pour enfin trouver un deuxième poisson. Je m’enfonce dans une forêt de saules tous enchevêtrés les uns aux autres à cause certainement de la dernière crue. Un sacré labyrinthe. J’ai bien du mal à progresser et encore plus à m’approcher de l’eau pour voir si éventuellement je peux apercevoir une truite. C’est une fois de plus un mouvement d’eau qui va retenir mon attention. Mais là, quel spectacle ! La berge est en fait très terreuse et assez creusée à l’endroit des vagues. Je m’approche à quatre pattes car la végétation m’y oblige. Arrivé à deux mètres de l’eau, je vois ce museau percer la surface de l’eau. Pas de gobage non, mais un gavage en règle. La berge est dessinée de telle façon que la petite colonne de gammares qui remonte le courant est obligée de passer un obstacle pour venir flirter avec la surface. Cette truite avait bien repéré leur manège. Elle était postée à la perpendiculaire de la berge pour venir en continu engloutir les crustacés. Elle refermait ses mâchoires à moitié hors de l’eau ce qui provoquait les ondulations de l'eau.  Trop beau à voir ! J’avoue que j’ai mis quelques minutes avant de penser à la pêcher et que j’ai pris un vrai plaisir à jouer au voyeur. Si ce genre de scène est monnaie courante plus en aval sur la rivière, c'est beaucoup plus rare ici.

Le coup n’était pas des plus aisés. Une grosse branche m’empêchait de m’approcher encore plus. J’ai glissé mon bras canne en main sous cette branche, laissé en bannière le gammare trente centimètres sous l’anneau de pointe et j’ai vérifié avant tout chose si j’avais assez d’amplitude pour ferrer sans taper dans une autre branche. Tout paraissait ok. J’ai donc positionné ma canne très lentement au-dessus du poisson et j’ai tout simplement laissé couler mon imitation à côté de la truite. Gloups ! Elle l’a pris direct. Ferrage ! Changement de main pour pouvoir ramper sous la branche et pénétrer dans l’eau. Un sacré cirque qui valait le coup puisque cette truite, moins grosse que la précédente, était tout aussi jolie. Un coup de ligne original mais bien rigolo.

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Vous l’aurez compris, il n’y a pas qu’un poisson dans cette histoire, mais comme ils s’enchainent avec les sorties, j’ai pas mal d’histoires à raconter et j’espère que vous prenez plaisir à les lire.

Thibaut, mon fils, n’est pas en reste malgré ses quatorze ans et son expérience avec un peu moins de vécu que le mien. Il cumule les beaux poissons en ce début de saison de nymphe à vue. Compliqué pour moi de vous raconter ses prises avec autant de détails que les miennes, car je n’étais pas avec lui. Notre temps de libre ne colle pas forcément, il pêche de plus en plus souvent seul. Il se forge ainsi sa propre expérience mêlée d’échecs et de réussites. La réussite, il l’a connu avec sa première belle truite en nymphe de l’année. Une truite qu’il a repéré sous deux mètres d’eau. L’endroit avait un courant régulier et était assez dégagé pour pouvoir fouetter depuis la berge sans rentrer dans l'eau. Thibaut avait alors une petite cuivre nouée à son quatorze centièmes. Lorsqu’il m’a raconté son coup de ligne à la maison, il m’a dit être bien conscient d’être surement trop léger mais qu'il n'avait pas envie de changer d'imitation. Il a donc décidé de poser sa nymphe sept à huit mètres en amont du poisson. Une très longue dérive donc. Au moment où il pensait qu’il fallait animer, la truite a commencé à se soulever. Il a donc bien entendu rien fait.

-Papa, elle est venue prendre la cuivre quatre vingt centimètres sous la surface, c’était trop joli !

-Ta dérive était donc très bonne gros. Tu as appris quelque chose là.

-Oui, l’animation ne servait à rien en fait.

Effectivement, la truite n’a pas eu besoin de cela pour capter sa bestiole et venir la cueillir. Le gosse était vraiment heureux, cela s’est senti dans son récit. C’est d’ailleurs toujours le pied total lorsqu’il me raconte ses histoires. Je me revois avec mon père ou encore André à son âge quand on prennait des heures à se raconter nos péripécies. Quel plaisir.

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Thibaut ne s’est pas arrêté là, sur une autre sortie, il a passé la barre des cinquante-cinq avec une truite magnifique prise cette fois-ci à l’arbalète. La petite histoire de ce poisson se résume au fait qu’il l’a suivi sur plus de cinquante mètres avant de pouvoir l’attaquer correctement. Que sur cette distance, il a changé deux fois de nymphes tant les postes prospectés par la truite étaient différents mais sans pouvoir l'attaquer. Il a su être patient et attendre le bon moment pour l'essayer. Un combat compliqué a eu lieu en étant dans l'eau à la limite du waders avec la réussite au bout. Un poisson une nouvelle fois en pleine forme signe que les pluies à répétitions sont d’une utilité vitale pour nos poissons.

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Je ne sais pas si les jours prochains vont connaître le même rythme en terme de belles prises, mais c'est une saison de pêche 2015 qui débute pas trop mal. Je suis surtout super content pour le gosse. De mon côté, j’ai pris en 30 ans les poissons que je devais prendre, c’est toujours beaucoup de plaisir bien entendu, mais plus une priorité. Elle l’est plutôt dans le regard et les émotions de Thibaut suite à la prise d’une belle truite ou d'un joli coup de ligne !

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jeudi 16 avril 2015

Enfin des zèbrures après la disette.

Que ces quelques jours ont été longs...Il a fallut patienter que la rivière baisse et redevienne claire après cette grosse crue que toutes les rivières de la région ont subit. J'ai en profité pour passer du temps en famille et donc marquer des points pour les prochains week-end ;-) . Depuis plusieurs jours, les niveaux sont redevenus corrects pour pêcher à vue. Sans cette vision du poisson, mon plaisir n'est plus...Je patiente donc à chaque fois gentillement.

Les conditions se sont améliorées au fil des jours avec tantôt de la bise, du vent du Sud, un peu de pluie (samedi matin). Bref, c'est loin d'être encore la fête, les poissons sont très farouches en bordure et plutôt rares sur les gravières. Une pêche qui reste donc compliquée à cause du peu de poisson en activité, mais une rivière magnifique, des fonds splendides, un vrai plaisir pour les yeux.

Les truites sont en pleine forme et ne sont pas en atttente de mes nymphes pour se nourrir. Quelques unes plus gourmandes que les autres se risquent à se découvrir hors d'un tas de bois ou d'un saule retombant sur l'eau. La pêche se résume par le fait tout d'abords à trouver le poisson, le prendre est presque moins compliqué...Cela le deviendra très vite malgré tout dans les jours prochains.

Truite tâchetée prise au gammare à l'arbalète.

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Les truites chez nous sont avant tout parées de points, mais il y en a quelques unes comme celle-ci avec des tâches. Cela me rappelle un poisson pris l'an dernier en compagnie d'un jeune homme étudiant en médécine qui découvrait la région (que je salue ;-) ). Ce poisson avait les mêmes tâches déssinées sur les flancs. Cela donne un cachet esthétique supplémentaire à la truite je trouve. Je suis vraiment fan. Pour la petite histoire, cette truite a été prise au streamer à vue avec une dérive inerte. La truite avait intercepté le streamer comme une nymphe, c'était assez rigolo et très surprenant à la fois.

Souvenir de l'été 2014. Un très joli poisson.

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Revenons au week-end dernier. La pêche allait être limitée aux sessions matinales. Ma chérie travaillant d'après-midi, pas le choix. Samedi matin, on est parti tôt avec Thibaut. La mauvaise surprise, c'est la pluie qui nous accompagne alors qu'il a fait beau tous les jours précédents dans la semaine. Déjà qu'on ne voyait pas beaucoup de poisson, ça nous a rendu la tâche encore plus difficile. Sur presque six heures de pêche, on a changé trois fois d'endroit. Autant dire qu'on a ramé pour trouver quelques truites actives.

Le gammare JFD, la valeure sûre du moment.

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Comme une apparition divine, une truite à croisé mon champ visuel sur une belle gravière pour un joli coup de ligne à distance, le premier de l'année. Thibaut était déjà à la voiture, il est revenu vers moi à grandes enjambées pour me voir épuiser cette truite. Ce poisson avait une blessure sur l'opercule opposée, mais rien de grave à mon avis. On finira à 4 poissons à 2 pêcheurs, contents donc. C'était fini pour ce samedi.

Jolie truite prise avec une cuivre.

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Le dimanche matin, Thibaut est resté au lit. Je suis parti en solo dans l'espoir de faire pêche. Pas de temps gris, mais un beau soleil m'accompagnait. La visibilité était très bonne. J'ai vite compris après en parcourant les berges de la rivière que les poissons étaient aux abonnées absents. J'était limite bougon ! Je sentais bien cette matinée et même en faisant mes petits coins où je suis sur de moi, nada ! Pour faire court, j'ai attaqué la pêche à 7h15, j'ai oté la nymphe de l'accroche mouche pour la première fois à 11 heures ! J'ai repéré un très joli poisson qui se nourissait sous un saule sans en sortir. En fait si, en 15 minutes d'observation, il a fini par tourner un peu loin du saule une fois. J'en ai profité pour glisser ma nymphe entre lui et le saule. Pendu ! Bredouille sauvée ! Pas un joli coup de ligne, mais salvateur malgré tout.

J'ai eu chaud ! ;-)

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L'après-midi de ce dimanche, Thibaut est parti seul. Ma chérie étant au travail, je suis resté à la maison (aux morilles en fait où on a fait choux blanc ! ) avec ma plus jeune fille Lilou. Le gosse a eu plus de chance que moi. Il a vu du poissons actifs. D'après ses dires, s'il avait mieux pêché, il aurait fait une très jolie pêche. Quoi qu'il en soit, il a pris deux truites malgré tout dont sa première 50+ en nymphe à vue de la saison (il en a fait une ou deux paires aux leurres au tout début de saison). Lui, il a pêché qu'avec des cuivres en recherchant en priorité la pêche à distance. Il a eu une toute petite éclosion qui a fait bouger les truites pendant une grosse heure. C'est une belle pêche, surtout qu'il est resté 3h30 à la rivière. 

La plus petite des deux.

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Le second poisson.

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Donc pour résumer notre week-end, on a eu la chance de se faire plaisir avec quelques tuites, mais il faut cravacher pour les trouver. A la fois, on est seulement début avril et quelques jours avec une très grosse crue. Wait and see...

Est ce que la fin de la disette est bien là ? Les jours qui arrivent donneront leur verdict !

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mardi 14 avril 2015

La catégorie "Montage de mouches " va se réveiller !

Oui ! Et je pense que c'est une bonne nouvelle. Vous êtes très nombreux à vous passionner pour le montage et de mon côté, je pense avoir fait le tour, d'où le fait que cette catégorie est en veille depuis pas mal de temps sur mon blog. Quand je dis que j'ai fait le tour, j'entends par là que je ne fais plus de recherche comme cela a pu être le cas par le passé. Je ne pêche plus qu'à vue et j'ai décidé d'épurer ma boîte de nymphe.

C'est pour cette raison que j'ai demandé à mon ami Anthony Muracciole d'animer ce domaine. Je suis très content qu'il ait accepté. Pour votre souvenir, Anthony est double vainqueur du célèbre concours Mustad. Le connaissant, il va faire les choses au mieux pour partager ses connaissances qui sont immenses sur le montage de mouche et les mouches de pêche en particulier. Car si Anthony s'est distingué dans la catégorie hyper réaliste, c'est avant tout un fantastique pêcheur qui officie depuis toujours sur les rivières corses. Les sujets seront très variés, de la sèche en passant par la nymphe au fil, la nymphe à vue mais aussi les mouches pour le tenkara. Mouches connues ou pas. Si vous avez des attentes particulières, vous pourrez le signaler par le biais de commentaires. 

Les fiches de montage seront publiées à partir du mois prochain à fréquence régulière. Le but est que des pêcheurs débutants ou isolés sans aucune aide trouvent à travers les immenses connaissances d'Anthony, des fiches de montage accessibles pour progresser. Plus que quelques semaines à patienter.

Anthony et Thibaut à l'été 2013.

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vendredi 10 avril 2015

Un film sur la fédération de pêche du Jura

Ce film réalisé au cours de l'année 2014 vous permettra d'apprécier le travail réalisé au quotidien par la Fédération de Pêche du Jura et les 33 associations (AAPPMA) adhérentes. De la Bienne à la Loue en passant par la région des lacs, notre département est une destination de pêche majeure dans l'Hexagone. La fragilité des milieux karstiques qui sont l'identité de notre territoire est réelle et nécessite l'implication de tous les acteurs de l'eau afin de préserver ces joyaux.

Prenez du plaisir à regarder ce film, c'est, de mon point de vue, une très belle réussite.

La Fédération de Pêche du Jura au service des milieux aquatiques from Fédération de Pêche du Jura on Vimeo.

mercredi 8 avril 2015

Débat public - Center Parcs Poligny

Le débat public sur le projet du Center Parcs sur la commune de Poligny (39) se tiendra du 20 avril au 20 juillet 2015. Chacun pourra s'’exprimer, s'’informer et donner son avis lors des trois réunions publiques et les sept ateliers thématiques ouverts à tous qui se tiendront à Poligny et sur tout le territoire autour du projet. Pour rappel, le projet du Center Parcs consisterait en un village de vacances d'’une surface totale de 150 hectares dans un premier temps avec une réserve supplementaire pour agrandissement ultérieur de 100 ha, donc à terme une possibilité à 250 hectares dans la forêt de Poligny. Il comporterait 400 cottages répartis sur environ 28 000 m² et des équipements de loisirs, dont un espace aqualudique (« Aqua Mundo »), et de services sur 12 000 m².

La réunion d’'ouverture du débat aura lieu le 23 avril à la salle des fêtes de Poligny. Elle se déroulera de 20h00 à 23h00.

La commission de Débat public a fait passer un questionnaire aux habitants de la région de Poligny. Il est possible d'y répondre par le biais d'internet.

Pour nous autres amoureux des rivières jurassiennes, il y a deux problèmatiques qui peuvent avoir (qui auront ! ) des effets néfastes. Le pompage de l'eau qui se ferait sur l'amont de l'Ain et les rejets du Center Parc dans la vallée de la Seille (informations à confirmer).

C'est pourquoi il est important de prendre du temps pour répondre à ce questionnaire avant le 20 avril, merci d'avance. Suivez ce lien => Questionnaire Center Parcs Poligny

Je vous invite également à prendre connaissance des dates des futures réunions auxquelles vous pouvez participer pour mettre en lumière nos interrogations. Calendrier complet des réunions

 

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dimanche 5 avril 2015

A la découverte de Thelo, artisans canniers.

Thelo, un facteur de cannes à mouche français ! Thelo_10_0_3_orange_Mecanic.JPG.jpg
 

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samedi 4 avril 2015

De bien belles courbes…

Un bon gamin ! RIMG0296.JPG

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vendredi 3 avril 2015

Un jour jamais comme les autres.

Une bien triste date anniversaire...

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mercredi 1 avril 2015

On peut déjà pêcher à vue !

Il faut le voir pour le croire ! Tôt ce matin, et malgré les énormes crues des derniers jours sur le Jura, j'ai décidé d'aller faire un tour au bord de l'eau tant l'envie était forte. Quelle ne fut pas ma surprise en arrivant le long de l'Ain ! Une eau translucide ! Je n'en ai pas cru mes yeux. Pour le coup, je suis vite retourné à la voiture en courant s'il vous plait (ne riez pas ! ) chercher un bout de carbone et enfiler mes wads.

La chance était décidément avec moi aujourd'hui car sur le premier coup pêché, une truite magnifique maraudait en bordure en boulottant quelques denrées. Avec une eau aussi claire, des fonds aussi propres et une lumière parfaite, je ne pouvais pas la louper. Petit poser cloche pour une immersion lente et sans contrainte de la nymphe dans un premier temps suivi d'une légère animation façon "nymphe qui monte pour éclore" dans un deuxième temps. Ma zébrée, qui était en faite une très grosse gourmande, est venue aspirer ma nymphe pour l'engloutir sans sourciller.

L'affaire était faite ! Une belle truite prise en nymphe à vue le lendemain d'une crue biennale. Même après toutes ces années, il m'arrive encore des choses extraordinaires !

La belle est bien repartie.

Remise à l'eau d'une truite bien grassouillette. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

mardi 31 mars 2015

Que d'eau, que d'eau !

Déjà deux crues biennales début janvier et début mars pour la rivière d'Ain. C'était sans compter sur des précipitations liées à un vent très fort pour faire fondre une très grosse quantité de neige en très peu de temps. La rivière la plus touchée, et ce n'est pas une surprise au vu de son bassin versant, a été la Bienne. Tout simplement une crue vicennale (tous les 20 ans en moyenne) à Morez.

Graphique du 30 mars 2015
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A Jeurre, plus bas, on a atteint le niveau de la décennale comme le Tacon par exemple, affluent de la Bienne. Bref, une vraie belle crue. Pic à Jeurre autour des 565 m3, ça bouge un peu d'eau là !!
Plus près de chez moi, l'Ain a passé le niveau de la biennale (Moyenne de crue tous les deux ans) une fois de plus cette année avec un pic à Bourg de Sirod à près de 130 m3. Mais c'est la Saine qui a tout explosé. Même la courbe de niveaux car dès 4 heures du matin hier, plus aucune données. Elle était alors déjà à 130 m3. On se rend bien compte que ces crues sont dues à la fonte du manteau neigeux puisque les rivières de plaine ont vécu plus des coups d'eau qu'autre chose. A noter aussi le contraste des précipitations dans le même département (39) avec par exemple 5 à 10 mm de pluie autour de Dole et 100 mm aux Rousses dimanche !!
On lit souvent des commentaires catastrophés sur ces crues et leurs conséquences. Je pars du principe que la nature est bien faite, je ne me fais donc pas de soucis pour les poissons, les alevins, et les frais d'ombres. D'ailleurs, ceux-ci sont au moins sûrs de ne pas être piétinnés durant les jours qui viennent ce qui arrive tout le temps et qui, à mon avis, est bien plus néfaste que ces crues.
Je vous laisse avec quelques images de l'Ain filmées hier matin à Pont-du Navoy.

L'Ain en crue au 30 mars 2015 from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

 

dimanche 29 mars 2015

L'histoire d'une truite (24)

Les histoires reprennent avec la nouvelle saison...RIMG0270.JPG

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vendredi 27 mars 2015

Aidez Handicap Passion Pêche, merci.

Merci d'aider dans la mesure du possible...

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mercredi 25 mars 2015

Le Mythe de la Nouvelle-Zélande anéanti !

Incroyable histoire à lire absolument....

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dimanche 22 mars 2015

L'ouverture 2015 en vidéo.

Depuis des années, je prends des photos de ce jour d'ouverture. Une fois n'est pas coutume, cela sera une vidéo pour l'ouverture 2015. Une autre façon de profiter des copains...Certainement un chouette souvenir dans quelques années...

vendredi 20 mars 2015

Le Tarn en vidéo, magnifique !

Vidéo réalisée à l'initiative d'une AAPPMA...Que c'est beau, que cela donne envie...Merci pour ces images fantastiques.

mercredi 18 mars 2015

Animation dans une classe maternelle, une formidable expérience !

J'ai adoré passer du temps avec les enfants...

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Les films français du Rise 2015

Pour celles et ceux qui n'ont pas pu se rendre au Rise 2015 ou si tout simplement vous souhaitez revoir les films français que l'on a eu la chance de visionner cette année sur grand écran, les voilà tous les trois !

Mediterranean - Fly Fishing For Tuna from 9p#5 Média on Vimeo.

TEASER DORDOGNE LES 4 SAISONS DE LA PECHE A LA MOUCHE from MY RIVER on Vimeo.

LE CERCLE - Trailer from PM Productions on Vimeo.

dimanche 15 mars 2015

Une ouverture atypique mais réussie.

Toujours de très bons moments ! 20150315_132835.jpg

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