Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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jeudi 4 juin 2020

David, graphiste pêcheur de talent.

Nicolas : Salut David. J’ai souhaité faire un article sur mon Blog pour mettre en avant ton travail que je trouve formidable. Avant d’aller dans le détail, donne-nous les grands traits de ton activité « décoration » et comment es-tu en arrivé là (formation ou autre) ?

David : Salut Nicolas. Autodidacte, j'ai toujours été passionné par tout ce qui se rapporte à la création artistique dans tous les domaines. En 2012, j'ai décidé de quitter le monde de la métallurgie pour créer ma micro-entreprise en tant que tatoueur où j ai pu m'épanouir en tant qu'artiste. Pour des raisons de santé, j'ai dû malheureusement cesser cette activité. Passionné par la pêche depuis mon enfance, c'est tout naturellement que j ai voulu combiner ma passion avec mon savoir faire artistique.

La première activité de David.

Depuis c'est les poissons.

Nicolas : Au départ, j’ai découvert tes vêtements. Maintenant, c’est les chaussures. Peux-tu nous donner des détails ? (dessins standards, à la carte, que de la pêche, etc…)

David : Éprouvant le désir de partager mes dessins exclusivement sur le thème de la pêche en premier lieu, j'ai découvert le site Spreadshirt grâce à un ami, ce qui m'a permis de pouvoir faire imprimer mes premiers vêtements. Au jour d'aujourd'hui, je réalise également des dessins sur demande pour des clubs, des associations et bien sur des indépendants.

Exemple de dessin pour vêtements.

En début d'année 2020, une personne de ma famille est venue à moi, me demandant de lui personnaliser une paire de basket. Ravi de mon travail, son partage ainsi que les réseaux sociaux ont permis de toucher un large public de tous horizons.

Chaussures truites !

Ou autre...

Nicolas : J’ai vu dernièrement que tu avais un partenariat avec JC Patch pour une personnalisation de ses patchs. Peux-tu nous en dire plus s’il te plait ?

David : Grâce aux réseaux sociaux JC Patch a pu découvrir mes créations. Il m'a alors demandé de lui réaliser une peinture sur un premier Patch. Le résultat de notre première collaboration étant très satisfaisant, nous aimerions maintenant réaliser des patchs personnalisés à la demande de futurs clients.

Très sympa !

Nicolas : J’ai l’impression que tu es un jeune homme plein de ressources et que de nouvelles idées vont naître à l’avenir, d’autres projets dans le même style ?

David : j'ai récemment investi dans l'achat d'une tablette graphique afin de continuer et d’améliorer d'autant plus la qualité de mes créations.

Nicolas : Donne-nous les moyens de te contacter ou/et suivre ton travail. Merci pour mes lecteurs.

David : Pour ce qui est des réseaux sociaux je vous invite à me suivre sur Facebook et Instagram

perso : @David Dubbing

reservoir de peche : @lamoucheriedumoulin

basket custom : @sneakart_custom

Nicolas : Tu gères également depuis quelques années un plan d’eau type réservoir. Dis-nous en plus, situation géographique, conditions de pêche, peuplement…

David : j'ai en effet créé un réservoir de pêche ''La Moucherie du Moulin '' dans le Territoire de Belfort (90). Ce réservoir, composé de 3 bassins (1 canal et 2 réservoirs) est exclusivement dédié à la pratique de la pêche à la mouche. Il est riche en salmonidés (farios,arcs,saumons de fontaine), ce qui promets un bon coup de ligne. Il est également possible de se restaurer sur place avec réservation. J'aime accueillir les pécheurs, les novices comme les expérimentés pour partager nos expériences, nos savoir-faire français tels que ''Hoh Flyfish'' fournisseur de canne, Serge Marty tourneur sur bois...

Nicolas : Pour terminer, une question plus personnelle. Quand tu n’es pas à ton plan d’eau ou derrière tes crayons, tu prends du temps pour lancer un peu de soie sur nos rivières ou bien ?

David : bien sûr 0-) ,dès que le temps le permet je fonce sur nos belles rivières comtoises, La Franco-Suisse, la Loue...J’apprécie également me rendre chez notre ami Laurent Jeudy (BelmontFlyFishing 70) pour passer un réel moment de détente et de partage. 

Nicolas : Merci David de nous avoir fait découvrir ton univers. Bonne continuation à toi. Je te souhaite une pleine réussite dans tous tes projets.

David :  Merci à toi de t'intéresser à mon travail, mes activités et mes passions. C'est avec plaisir que je viendrai découvrir les belles de la rivières de l'Ain. A très bientôt au bord de l'eau.

vendredi 29 mai 2020

L'histoire d'une truite (48)

Rares sont les fois où je retourne voir un poisson spécifiquement. Pourtant, c'est ce que j'ai fait mardi soir dernier. Une sortie de pêche dédiée à une seule truite. Non pas parce que c'était le poisson de ma vie, mais parce qu'à notre première rencontre, je n'ai pas pu la tenter de façon convenable.

Tout débute deux jours avant. J'étais à la rivière le dimanche soir, seul, les pieds dans l'eau jusqu'aux chevilles. Un appel téléphonique avec mon copain Simon. On discute de chose et d'autres durant plusieurs minutes. Au milieu de notre conversation, je me permets de couper Simon pour lui signaler qu'un joli poisson passe devant moi. Rien de grave, c'est aussi très sympa d'observer un poisson sans l'embêter. Une fois le coup de fil terminé, j'ai pu localiser cette truite avec une grande difficulté. Malgré ses déplacements dans une très faible hauteur d'eau, j'avais bien du mal à la voir clairement. La cause à ces multiples reflets de fin de journée. J'ai préféré m'abstenir de l'attaquer malgré le fait qu'elle perçait la surface de l'eau avec sa caudale à chaque fois qu'elle capturait une bestiole sur le fond. Si j'avais tenté ma chance de cette façon, avec une visibilité aussi médiocre, je pense que je l'aurais manqué au ferrage.

Je l'ai regardé faire un grand moment. Avant de partir, j'ai voulu voir si à cet endroit, la visibilité était meilleure depuis le milieu de la rivière et non depuis la berge. J'ai fait sauver mon poisson en progressant dans l'eau, mais j'avais ma réponse. En étant positionné ainsi, les reflets n'étaient plus qu'un mauvais souvenir du moins à cet horaire. Je voyais toute la zone où la truite venait se nourrir parfaitement. La chose était entendue, je reviendrais !

Deux jours après, le mardi soir, j'avais une heure devant moi. Une heure dans le bon horaire. J'ai enfilé mes nouvelles cuissardes et hop, direction vite fait bien fait la rivière. Sans regarder si ma truite était là ou pas, je suis descendu dans l'eau bien plus en aval. Je me suis décalé de façon à être en plein milieu de la rivière. Ensuite, j'ai remonté pas à pas en créant le moins d'ondulation possible tout en regardant cette berge. Quel plaisir, je voyais bien le fond sur au moins trente mètres devant moi. J'ai vu ma truite assez vite au final. Elle était bien au rendez-vous. Toujours avec cette façon de manger en venant bouger de l'eau à chaque fois. La profondeur était d'à peine vingt centimètres.

Ma nymphe non plombée et assez planante était déjà fixée à mon quinze centièmes. Je savais exactement ce que j'étais venu faire là ! J'ai posé ma soie et sur cette première courte dérive, la truite est venue croquer ma nymphe sans sourciller. Le combat qui s'en est suivi a été d'une rare violence par contre. Très heureux d'avoir choisi de rester en quinze centièmes ! Il a fallu brider fort tout du long pour l'empêcher d'aller se mettre dans des bois morts en berge opposée. Encore une qui habite d'un côté pour venir manger de l'autre !

Une fois la truite relâchée, je suis rentré à la maison. Mes cuissardes étaient rodées comme on dit au village !

samedi 23 mai 2020

Cademène va bien !

Cademène, le chemin des Baraques, la Grange Golgru sont autant de noms qui raisonnent à l'oreille des passionnés de pêche à la mouche. Ces noms familiers nous font penser naturellement au parcours de la famille Sansonnens situé sur la Loue.

Avec mon fils Thibaut, nous avions décidé de nous rendre chez "Sanso" mercredi dernier. L'envie de retourner fouler les berges de ce linéaire unique était immense. De plus, nous avions la certitude de revoir de belles personnes.

Le plaisir commence à monter doucement à Rurey lorsqu'après avoir passé la croix, nous prenons le chemin des Baraques. Un long chemin qui nous emmène au paradis avec cette exitation qui s'intensifie au fil des kilomètres. Cette première vision une fois la maison passée en bas de la descente reste, pour moi, le plus grand moment de chaque journée passé à Cademène. Rien que de voir ce paysage, cette Loue, suffit pour ma part au bonheur. La journée est d'ors et déjà parfaite !

Ce lieu reste rempli de magie.

L'aval du parcours depuis la rive droite. (pensée à Colette pour les fleurs! )

Nous sommes arrivés vers 8 heures du matin avec Thibaut. À peine sortis de la voiture que le maître des lieux en personne venait nous saluer. Il parait évidement qu'après toutes ces semaines sans pêcheurs, René est redevenu le plus heureux des hommes en voyant les voitures revenir à Cademène.

Après les salutations d'usages, René nous a conseillé d'aller vite profiter de la pêche, non sans me lâcher avec un geste de la main : "il faudra quand même changer de tenue" en faisant allusion à mon t-shirt blanc. J'ai rassuré de suite René que j'allais m'exécuter. Il m'a alors répondu : "Et bien, on a dit ce qui devait être dit, à tout à l'heure ! "

Voilà qui lançait notre journée. Après avoir mis ma chemise de pêche et mes cuissardes, nous sommes partis chacun de notre côté. Thibaut à l'aval rive gauche, moi en amont rive droite. Il me faut normalement une matinée d'adaptation. Je trouve la pêche quand même bien différente entre la Loue et la rivière d'Ain. Mais ce jour-là, j'ai été plus rapide qu'à l'accoutumé. Deux truites sont venues assez vite visiter mon épuisette.

Avec un gammare JFD-12 pour la première.

Prise en milieu de rivière depuis la berge avec une cuivre pour la deuxième.

Très surpris par la puissance des poissons. Je ne gardais pas ce souvenir. Il faut dire que la majorité des poissons étaient bien dodus. De son côté, Thibaut a pris truites sur truites. Des poissons (il les mesure lui ! ) entre 42 et 49cm. Belle moyenne ! Le tout à vue sur gravières peu profondes.

Mon fils a surtout utilisé le JFD-14

Une autre bien jolie.

Et les ombres dans tout ça. Ils nous ont un peu déçu car ils n'ont pas gobé de la journée. Mais après avoir eu des échos ici et là, c'était de même sur toute la rivière. Une journée sans, c'est la pêche. Néanmoins, il y a toujours moyen d'en trouver sur les gravières de Cademène. Des poissons qui en général piochent sur le fond. À ce petit jeu, j'ai pu en tenter un ou deux. C'est toujours agréable de fouetter depuis la berge en faisant de grandes dérives. Même constat que pour les truites, ils sont bien en formes ces ombres de la Loue ! 

Photo vite fait dans l'épuisette pour celui-ci, les autres relâchés sans photo.

Avant de passer à table, j'ai pu assister en face de moi à un superbe coup de ligne de mon fils. Il a pris une très belle truite typique de la Loue en fouettant depuis la berge. C'était vraiment sympa à voir.

Zébrée de chez zébrée ! 

L'heure du repas sonna ! Il était alors temps de poser les cannes pour profiter des quelques personnes qui allaient se joindre à nous. Avec Thibaut, nous avons passé un formidable moment. Être à la même table que René en ayant le privilège de l'écouter nous conter quelques anecdotes passées sur le parcours, c'était vraiment génial. J'ai bu ses paroles avec plaisir et admiration. Nous avons parlé aussi aménagement, car j'ai passé pas mal de temps à observer toutes ces caches artificielles mise en place le long du linéaire. Quel boulot ! Il y a des idées à prendre vu le nombre de truites qui se planquent dessous !

Merci à toutes les personnes autour de la table pour le repas, mais surtout pour la compagnie et la bonne humeur. Même mon fils a trainé la patte pour repartir à la pêche, c'est dire !

Repas en bord de Loue.

Pour la reprise de la pêche, j'ai pu faire mon baptême de barque ! Jamais je n'avais traversé la Loue dans la célèbre embarcation de chez Sanso. C'est chose faite ! Merci Roland pour ce cadeau, sincèrement.

C'est quelque chose !

Après avoir traversé, j'ai rejoins mon fils. Nous avons pêché jusqu'au soir ensemble. C'est à chaque fois un plaisir immense pour moi. Les poissons étaient plus timides que le matin, cela nous a permis plusieurs fois de nous poser pour admirer ce lieu, contempler les insectes, la vallée et puis pour profiter l'un de l'autre. C'est aussi ça la pêche. 

Pour en revenir aux poissons, je n'ai pas fait le poids face à mon fils ce jour-là. Il a terminé avec plus du double en truites que moi. Plus d'envie et un meilleur savoir-faire. Bravo Thibaut.

Une des truites de Thibaut prise sous le soleil de plomb en pleine après-midi.

Celle-ci est pour moi, oui, de temps en temps quand même.

Au cœur de la journée, les quelques truites actives l'étaient sur les belles gravières aval en rive gauche. Jamais simple à prendre, mais un véritable régal à pêcher. C'est juste génial comme coup de ligne. Visibilité parfaite, confort de lancer sans obstacle et grande dérive possible.

Thibaut a été le plus malin.

Mon fils en action au centre du parcours.

A noter, et ce même si je l'ai déjà évoqué plus haut, la taille des poissons. Que de belles truites ! Des poissons approchants les 50 centimètres pour parfois les dépasser. C'est assez remarquable. Quand vous évoluer dans un cadre paradisiaque, avec des poissons en nombre ayant des mensurations comme ceux-ci, il faut en profiter un maximum, car c'est extrêmement rare.

Un autre poisson pris par mon fils.

Juste avant de rejoindre sa gravière. Belle truite.

La plus belle de la session, prise en toute fin de journée par mes soins.

Nous avons vécu une vraie belle journée. Toutes les cases à bonheur ont été comblées. Le lieu, les personnes, les poissons. Comment ne pas revenir encore et encore. Je vous le souhaite en tous les cas. N'hésitez pas, car Cademène va bien !

Remerciements sincères à Véronique, Colette, Roland et Guy pour leur agréable compagnie.

Un dernier immense merci à René pour nous donner accès à ce parcours unique et surtout pour l'homme qui l'est. À très bientôt !

René Sansonnens.

dimanche 17 mai 2020

Une bien belle récompense.

Si les personnes que j'ai eu au téléphone ces jours voient ce qui va suivre, elles vont me traiter de menteur. Pourtant, il me semble avoir dit la vérité. La rivière est devenue pêchable en nymphe à vue, mais avec une activité vraiment médiocre pour ne pas dire pire. De plus, les conditions météo avec un grand soleil doublé d'une bise assez puissante faisait que tout était réuni pour bien galérer.

Avant même d'espérer prendre un poisson, il faut en trouver un. À ce petit jeu, Thibaut a eu plus de nez que son père aujourd'hui. L'histoire ne dira pas que c'était l'inverse la veille ;-) .

Je suis parti bien après mon fils aujourd'hui à la pêche. Au moment où je l'ai retrouvé au bord de l'eau, je l'ai vu alors qu'il était encore à 100 mètres de moi. Au loin, j'étais persuadé de voir sa 9 pieds pliée de sa plus belle courbe. Je me suis dit, ce n'est pas vrai, il le fait exprès ! Je le voyais serein, donc je ne me suis pas pressé. je l'ai vu descendre de la berge pour aller dans l'eau épuiser son poisson. En arrivant vers lui, en surplomb de sa position, il a levé sa petite tête dans ma direction avec son petit sourire de couillon ! Elle est belle hein qu'il me dit. Tu m'étonnes ! Belle bête.

Voilà comment mon fils, à 20 ans, alors qu'il me suit depuis plus de 15 ans sur les rivières du coin, m'offre tant de bonheur. C'est à chaque scène de ce genre que je pense être le plus chanceux des papas. Merci mon fils pour ces moments, que cela dure une éternité !

vendredi 15 mai 2020

23 ans de fermeture de l'ombre et maintenant ?

L'ombre sur la haute rivière d'Ain, plus globalement dans le Jura, c'est une longue et triste histoire. Ce poisson emblématique des cours d'eau francomtois est interdit à la pêche depuis 1997. Vingt-trois ans de protection totale pour quel résultat à ce jour ? Une espèce totalement dilapidée de nos rivières jurassiennes et finalement, qui s'en soucie ? Cette situation est tellement tombée dans l'oublie que la plupart des pêcheurs vont finir par oublier que ce poisson était roi sur l'Ain, la Bienne, la Valouse, la Basse Loue et j'en passe...

Il y a 20 ans déjà, et ce même dans les plus hautes sphères de la pêche du département du Jura, la majorité des dirigeants en place n'avaient que faire de l'avenir de ce poisson. Il a fallu se battre comme un beau diable seulement 2 ans après la parution de l'arrêté qui protégeait l'ombre jurassien. 4 ans après, soit en 2001, et malgré un rapport accablant sur les populations existantes, toutes les AAPPMA (sauf une) souhaitaient la réouverture aux prélèvements de ce poisson. Tragique !

Vingt ans après, quand on connait le peu de poissons qui vivent encore dans nos eaux, on imagine facilement que ce vote, s'il avait été validé par les services de l'état, aurait anéanti à jamais les quelques ombres qui survivent dans nos rivières.

Je vous laisse découvrir ou redécouvrir un article paru dans la presse halieutique de l'époque sur le sujet.

Merci Jean-Louis pour cette archive ! Très heureux de constater que les choses ont bien changé depuis toutes ces années où, il faut bien le dire, je me sentais bien seul. Il reste encore aujourd'hui des AAPPMA qui sont dans le déni vis à vis de la réalité, mais globalement, quelle amélioration !

Norbert Morillas, qui est à l'origine de cet arrêté de protection de l'ombre, en serait certainement très heureux. Comme il l'était de m'avoir en soutien à chacun de ses exposés pour défendre ce poisson. Le seul soutien.

Si la réouverture de l'ombre n'a jamais eu lieu, c'est finalement dû à un concours de circonstances. La volonté était là, mais d'après les services de l'état, ouvrir l'ombre voulait aussi dire que l'impact des grands cormorans n'était plus aussi flagrant et que les tirs octroyés tous les ans pour ces oiseaux pouvaient être suspendus. Les présidents majoritaires, à contre cœur, ont choisi de pouvoir continuer à tirer les oiseaux piscivores plutôt que de manger les derniers ombres...Juste incroyable. Les derniers ombres jurassiens ont été sauvés par les cormorans...du moins dans les textes !

Oui, car dans la vraie vie, les quelques noyaux de populations qui vivent ici et là, ne peuvent se développer en autre, à cause de la prédation des grands cormorans doublée depuis quelques années par celle des harles bièvres. Nous avons d'ailleurs le plaisir et l'honneur de vous annoncer notre première nichée sur notre linéaire cette année. Quelle joie ! Une maman harle avec 8 petits qui vont se délecter des 3 ou 4 ombres qu'il reste dans le coin et certainement de quelques truites sauvages au passage...Cette situation devient absurde puisque l'espèce protégée (allochtone) se porte mieux que l'espèce (autochtone) dont elle se nourrit !!! Y'a pas un lézard là ?? Alors c'est bien beau de faire des études et autres comptages depuis 1997, mais il ne faut pas avoir fait de grandes études pour comprendre ce que l'on voit !

Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas écrit, je ne pointe pas ces deux oiseaux piscivores comme premiers responsables du déclin des ombres jurassiens à la fin des années 90, mais par contre, ils sont pour moi, aujourd'hui, le premier obstacle à leur recolonisation. L'ombre est le premier touché par cette prédation. La truite se cache, lui reste en pleine eau. Il est confronté tous les jours à cette nouvelle prédation dans l'efficacité est tout simplement redoutable. Sans y être préparé. Sans avoir les armes pour se défendre. C'est dans le contexte actuel, impossible pour ce poisson de faire grandir ses rangs.

Alors laissons faire, et le vote de 2001 sera exaucé. Les derniers ombres jurassiens disparaitront et tout espoir de les voir de nouveau plus nombreux sera anéanti.

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