Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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mercredi 1 décembre 2021

Si le comté m'était conté...

Si vous avez le replay, je vous invite à voir ou revoir ce reportage TV sur France 5. La conclusion est parfaite. Produire moins et mieux...Et pour cela, le consommateur aura son mot à dire...C'est évident.
Quand on voit que des records de production vont encore être battus, ça fait peur pour nos rivières...
J'ai envie de rester sur ce jeune agriculteur en fin d'émission qui emmène ses vaches (avec des cornes !) dans des pâtures naturelles avec une multitude de fleurs...Des décennies que je n'ai plus vu ça chez moi

Le lien du reportage sur Mycanal => Emission du 30-11-2021

 

mardi 30 novembre 2021

Archives, ouverture sur le Doubs en 1982.

Je vous propose aujourd'hui une vidéo trouvée sur le réseau social Facebook. C'est un épisode de l'émission Histoires Naturelles, diffusé le 23/04/1982. Il est consacré à l'ouverture de la pêche à la truite à Saint-Hippolyte dans le Doubs.
On y retrouve l'ambiance des ouvertures passées en compagnie entre autres de Jean-Michel Radix qui était alors bien jeune ! Me suis régalé pour ma part et j'ai revu quelles images de mes ouvertures au vairon manié avec mon père il y a bien longtemps...Bon visionnage.
 
©Archive INA (Histoires Naturelles |TF1)

mercredi 24 novembre 2021

Saison 2021 en vidéo.

Ces poissons hantent mes pensées depuis tellement longtemps. Les années qui passent font que c'est de plus en plus compliqué de les tromper régulièrement, mais en insistant, j'y arrive encore un peu. Bon visionnage.

jeudi 18 novembre 2021

À vue et rien d'autre !

Voir, apercevoir, distinguer, entrevoir, discerner, ou même deviner, imaginer jusqu’à soupçonner une présence, une forme, une vie. C’est la seule et unique obsession du pêcheur à vue.

Dès que le premier pas se pose sur le sol d’une berge, les yeux du pêcheur à vue que je suis entrent en action dans le but de trouver leur proie. Au départ, le regard balaie le premier mètre de bordure. Le corps ne bouge plus, seuls les yeux sont en mouvement. Ils analysent et scrutent chaque mètre cube d’eau. Le manège se répète tout en en s’éloignant progressivement de la berge. Plus la longueur de recherche s’allonge, plus les doutes grandissent. Une truite immobile posée au loin peut être confondue avec de nombreuses choses au fond de l’eau. Cela donne des scènes de pêches cocasses au final.

Cette quête de la recherche visuelle peut varier avec une grande amplitude selon la densité de truites de la rivière pêchée bien entendu. Les sens du pêcheurs deviennent ceux d’un traqueur hors pair quand les truites se font rares. Ce qui est le cas sur les parcours que je pêche. Toute cette démarche avant même de pêcher devient alors une arme redoutable qu’il faut maitriser parfaitement dans ce cas précis. Cela conditionnera la réussite ou pas de vos parties de pêche. Mais c’est à mon avis surtout l’occasion d’éveiller des sens proches du chasseur. Ceci afin de localiser et d’approcher la truite que l’on convoite de la meilleure des façons. Voir sans être vu. C’est tout un art et surtout un kif incroyable.

Durant ces instants qui peuvent se mesurer parfois à la quasi-totalité de l’action de pêche, le pêcheur est déconnecté du monde réel. Il n’y a plus que lui et les truites qu'il cherche à voir. Chaque pas aura son importance, chaque mouvement devra être réfléchi au risque parfois de faire fuir le seul poisson qui aurait pu être attaqué.

Le mouvement et le positionnement soleil/ombre sont les priorités. C’est un jeu de cache-cache pêcheur/poisson. Il est parfois déroutant, surprenant mais surtout passionnant. Quand la truite entre enfin dans le champ visuel, entièrement ou seulement de façon partielle, la quête touche à sa fin. Elle n’a pas fui, elle continue à se nourrir, les nageoires ne s’affolent pas, tout a été fait comme il faut. C’est déjà une victoire en soi. Pourvoir admirer cette truite dans son élément sans qu’elle ne devine notre présence avec souvent une certaine proximité. Quel régal !  

Le sentiment est d’autant plus fort si la recherche a été longue. Si c’est un poisson inconnu sur un parcours connu. Si le poisson a été localisé dans des conditions difficiles (eau un peu piquée par exemple). Si le poisson est gros, très gros. Le moment où on le voit, ces quelques secondes où cette forme toute fuselée pleine de zébrures passe devant nos yeux est une émotion sensationnelle. Elle peut provoquer un brin de stress, voir carrément de la panique pour certains. Il y a des pêcheurs plus sereins que d’autres, plus expérimentés. Difficiles de savoir comment tous réagissent mais aucun ne peut y être insensibles.

De mon côté, et ce malgré trente-cinq saisons de pêche à la mouche au compteur sur les rivières franc-comtoises, je conserve un brin de fébrilité. L’adrénaline est toujours présente et je m’en réjouis. L’effet reste identique même après toutes ces années. Le plus frustrant serait d’être blasé par cette apparition tant désirée. Cela serait sans doute le signal pour dire stop. Cet instant précis où je localise la truite...Mon Dieu, j’adore ça ! Voir donne ce privilège également de faire son analyse des options à prendre pour l'attaque du poisson et éventuellement le combat derrière. Dès qu'il est repéré, tout s'enchaine dans notre tête. Le feuilleton se fait avant d'être vécu. C'est génial et bien souvent, le scénario n'est pas suivi à la lettre...En particulier par le poisson !

L’acte de pêche derrière n’est qu’un bonus, mais il est nécessaire pour avoir les émotions qui précèdent. Faire la même chose sans le but de prendre la truite en fin d’action n’a pas la même saveur, loin de là. Pêcher sans la recherche à vue n’a rien de comparable non plus. C’est un tout indissociable.

La pêche à vue nous offre en plus de cette recherche, une autre émotion unique. Cet instant où le pêcheur comprend que la truite va venir prendre sa nymphe jusqu'à ce qu'elle ouvre la gueule. Cela peut se traduire pour un déplacement important du poisson, un léger mouvement de tête, voir même simplement les yeux de la truite qui basculent. Tous ces indices laissent à penser que la conclusion sera bonne. Cette pêche nous propose d'être acteur et spectateur dans le même instant de scènes incroyables à chaque fois renouvelées.  

C’est pour toutes ces raisons qu’il m’est impossible de pêcher autrement qu’à vue. Toute cette quête sans pêcher me procure plus de sensations que l’acte de pêche en lui-même. C’est au-dessus de tout. Il faut que je cherche et que je vois ce qu'il se passe ensuite.

Comment pêcher sans voir après avoir vécu autant d’années à faire le contraire ? Impossible, tout simplement impossible pour moi.       

lundi 15 novembre 2021

Une journée au SA.NA.M.A.

Comme à chaque édition et un peu comme un pèlerinage, nous avions coché cette date du 14 novembre avec l'idée d'aller faire un tour au SA.NA.M.A (SAlon interNAtional de la Mouche Artificielle). Nous sommes partis à 4 depuis notre Jura. En plus de mon fils, Gilles et Matthieu, 2 amis du club mouche nous accompagnaient. Le trajet s'est fait dans la bonne humeur agrémenté de discussions diverses et variées.

Arrivés à l'entrée du salon, nous avons retrouvé avec un immense plaisir mon ami Jordan. Les fauves étaient donc lancés ! Il ne restait plus qu'à profiter de tous ces stands spécialisés mouche et plus encore des personnes présentes. C'est d'ailleurs mon unique but. Profitez des gens que je vois qu'à ces rares occasions et/ou faire la connaissance de contacts restés virtuels. Et de ce côté, ce fut une pleine réussite, vraiment ! Entre les professionnels dont certains sont des amis de longue date, des connaissances croisées dans les allées, j'ai passé de très bons moments. La faible affluence du dimanche a été une bonne complice pour les visiteurs présents pour justement passer du temps à partager des expériences ou encore pour se remémorer quelques souvenirs avec de vieux amis. Les professionnels étant disponibles. Certainement trop à leur goût car il est vrai que les allées étaient claires.

C'était certainement un peu prévisible car les pêcheurs à la mouche sont tout simplement encore très actifs à cette période et beaucoup ont choisi d'aller tremper leur fil plutôt que de venir au salon. Sans parler des moucheurs/bécassiers qui n'allaient pas laisser passer une journée de novembre en pleine migration. Malgré ça, je pense que les organisateurs ont bien fait de maintenir cette date car il fallait absolument relancer la machine après toutes ces annulations et autres reports. Pour les présents, ce fut, je pense, un réel soulagement de revoir vivre un tel évènement. En tous les cas, c'est mon sentiment.

Merci à tous les membres du CPSFV pour l'organisation de ce salon. Rendez-vous est donné pour 2023 cette fois !

Je vous laisse avec quelques photos.

Le stand Orvis.

Des mouches réalistes incroyables !

Copain Jordan qui essaie les nouvelles chaussures Field&Fish avec les semelles Michelin !

L'étau made in France de DamFly. Magnifique outil !

Nous avons passé un super moment avec Martine et Jean-Pierre.

Merci Laurent pour tes superbes terrestres !

Avec le copain Eddie !

Très heureux de revoir Simon, jeune parisien passionné de pêche à la mouche !

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