Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière,la Hte rivière d'Ain.
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dimanche 24 juillet 2016

Livre de pêche : La Dame de Haute-Savoie.

La voilà la très bonne nouvelle de l'été ! Un nouveau livre de pêche qui sera bientôt prêt à attérir dans vos bibliothèques. Je vous laisse découvrir par vous même !

Nicolas : Salut Muriel, tu reviens faire un petit tour sur ce blog pour nous annoncer une très grande nouvelle...Donne plus de détails sur la Dame de Haute Savoie stp.

Muriel : Bonjour super Nico ! En effet, quelques mois ont passé depuis que tu as publié mon interview ici-même. Aujourd’hui la grande nouvelle c’est que j’ai écrit un livre !! Franchement, j’ai encore du mal à réaliser et à m’entendre le dire... L’idée m’avait vaguement effleuré l’esprit mais surtout celui de quelques copains. Cela restait cependant complètement utopique. D’une part je ne voyais pas trop comment je réussirais à enchainer les pages d’un roman et d’autre part il me semblait très coûteux et compliqué d’intéresser un éditeur. La première fois que j’avais pris le temps d’écrire une histoire, c’est toi même qui me l’avait demandé. J’avais fait le récit de la prise de ma plus grosse truite et j’avoue que j’avais découvert un grand plaisir à décrire cette fabuleuse aventure. Cela m’avait permis de revivre avec précision toutes les émotions de ce jour formidable et de les fixer d’autant plus dans ma mémoire. J’étais aussi très touchée par les  commentaires des gens qui avaient apprécié mon récit. J’ai d’ailleurs par la suite pris goût à raconter quelques-unes de mes aventures « halieutiques » sur mon compte Facebook car c’est bien beau les photos mais ça n’explique pas les émotions. En plus, certaines fois, il n’y avait même pas d’image à partager puisque les poissons n’avaient pas fini dans l’épuisette. L’écriture devenait alors un exutoire à mes échecs qui étaient pourtant tellement riches de sensations. Et quand tu m’as proposé une interview sur ton blog,  j’ai vraiment été très flattée. Cette rubrique de ton site regroupe de très belles personnes et de grands pêcheurs! Je ne me considère pas comme une grande « pêcheuse » et je ne cherche pas la notoriété. Mais j’avoue sincèrement que ce n’est pas déplaisant d’être appréciée et puis j’espère avant tout donner une belle vision de notre passion. Or suite à cette fameuse entrevue, si j’ai bien compris, un certain « Michou » a contacté Vincent Lalu pour l’inviter à me lire. Le soir de mon anniversaire, tu m’appelais chez moi pour m’annoncer que l’éditeur cherchait à me joindre. Quelques semaines plus tard, fin janvier, avec Marc (mon chéri) nous allions à Paris pour rencontrer Monsieur Lalu et le projet de « La dame de Haute-Savoie » se mettait en marche... Le titre avait tout de suite germé dans l’esprit de Vincent et   j’avais trouvé ça vraiment sympa. N’empêche que cette histoire c’était vraiment un truc de ouf !!!

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Nicolas : Racontes-nous un peu par quels sentiments tu es passée depuis le début de cette belle histoire.

Muriel : Houlala! D’abord ce fut l’euphorie le soir où tu m’as appelée ! Je t’entends encore me dire avec ton petit air mystérieux « Un monsieur a beaucoup aimé ton interview et voudrait te contacter... » et après quelques minutes de suspens « ce monsieur c’est Vincent Lalu ». Je n’en revenais pas! Combien de fois ai-je lu « Le sorcier de Vesoul » ? Je venais de terminer « La femme truite » et j’étais abasourdie à l’idée que cet auteur que j’adore ait apprécié mes écrits. Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit là mais je me suis réveillée avec un immense sourire. J’éprouvais une grande fierté même si j’avais presque l’impression que ce n’était qu’un rêve. Quelques semaines plus tard, bien que j’appréhendais de rencontrer l’éditeur je fus rassurée de découvrir un personnage très sympathique et tellement optimiste ! Je rentrais chez moi avec l’esquisse d’un sommaire et l’impression que ça allait être facile. J’écrivais alors deux ou trois histoires puis les choses se compliquèrent. Je me perdais dans mes récits. Mon sommaire  restait vague et j’avais trop de choix dans les anecdotes… Pendant ce temps là Marc culpabilisait de me laisser à la maison pendant qu’il partait pêcher au Léman mais je le rassurais en lui disant que c’était bien mieux pour que je puisse me concentrer et me consacrer à l’écriture. Parfois, il rentrait le soir et me trouvait dépitée parce que je n’avais pas avancé. Heureusement la pêche n’avait pas été bonne!! Ce n’était pas faute de rester devant mon ordinateur mais je manquais souvent  sérieusement d’inspiration. Un ami s’était moqué de moi en me disant de me méfier du fameux syndrome de la page blanche! Je l’ai gentiment maudit quelques fois. Le stress me gagnait et j’avoue que certains jours j’ai bien cru que je n’y arriverais pas. Ou du moins qu’il me faudrait beaucoup plus de temps... Et plus je stressais, plus je bloquais devant mon écran ! A côté de ça, il fallait aussi que je m'occupe de l’éducation de mon nouveau compagnon poilu, Loomis. Ça peut paraître anodin mais je ne pouvais me résoudre à laisser de côté mon jeune chien surtout que les premiers mois sont très importants pour l’apprentissage des bases d’obéissance. J’alternais les balades et l'écriture... Je m’obstinais sur mon clavier, seule... Je consacrais tous mes week-ends à mon projet. J’avais bien essayé d’écrire en semaine, le soir après le  boulot, mais j’avais du mal à me concentrer. C’est dingue parce que pendant la journée au travail j’avais plein d’idées et une grande motivation mais dès  que  je  m’asseyais devant mon écran c’était le trou noir. Alors de temps en temps à l’usine, je notais sur un bout de papier mes idées… Comme pour la plupart des choses de ma vie, j’ai le tort de ne pas demander de l’aide. Ce n’est pas de la fierté mal placée mais juste l’envie d’ y arriver par moi-même. D’ailleurs même à la pêche j’ai cette fâcheuse habitude qui m’empêche souvent de progresser... De toute façon, comme je dis souvent avec autodérision, je comprends vite, mais il faut m’expliquer longtemps! Pour le coup, j’ai vraiment passé de sales moments de doute au sujet de ce livre. Et puis presque trois mois plus tard, un soir, Vincent me passait un coup de fil pour savoir où j’en étais? Je lui avouais mes difficultés. Il restait pourtant très confiant et me rassura. Son optimisme et ses conseils me regonflèrent à bloc. Bah ouais, je ne suis pas écrivain! Entre écrire un texte de temps en temps et enchainer plusieurs nouvelles, il y a une sacrée différence! D’ailleurs je n’avais presque pas ébruité la nouvelle. J’avais bien  assez  la pression comme ça et je n’en avais parlé qu’avec beaucoup de modération. Enfin bon, je me remettais au travail les idées plus claires et quelques semaines plus tard lorsque je reçu la maquette de la couverture du livre ce fut le coup de pieds au fesses. Je pensais alors à mes parents qui, s’ils étaient encore là, seraient certainement épatés. Or, si « La dame de Haute-Savoie » n’est qu’un livre sans prétention, c’est mon livre! A l’heure de l’informatique et du numérique, je ne peux m’empêcher d’éprouver une certaine satisfaction à l’idée de tourner les pages de « mon » livre »! Comme dit le proverbe: « les paroles s’envolent, les écrits restent »... Mon chéri, mes frères et mes amis m’ont encouragée, sont fiers de moi et je suis heureuse de leur donner ce sentiment. Quand j’ai envoyé mes derniers textes à Vincent j’ai vraiment ressenti un immense soulagement! J’avais réussi à mener à bien ce projet inespéré et surtout je pouvais enfin reprendre le chemin de la rivière...

Nicolas : Un dernier petit mot pour que les lecteurs de ce blog courent au plus vite se procurer ton livre.

Muriel : Comme je l’ai dit précédemment, j’ai écrit ce livre « sans prétention ». Désolée vous n’y trouverez pas de recette miracle pour attraper de gros poissons. Ne comptez pas sur moi pour les grandes théories, les leçons  de technique… Juste des histoires vécues au fil de l’eau. Des aventures souvent drôles et j’avoue que je me suis bien marrée sur certains récits. Vous découvrirez ma façon de vivre ma passion à travers des émotions variées, des techniques différentes et parfois providentielles…Vous voyagerez un peu... Ceux qui me connaissent n’auront aucun mal à visualiser mes états d’âmes, les situations, les endroits... D’autres se retrouveront sans doute dans mes récits par les sensations, l’ambiance… Un ami sera surpris au cœur d’une mésaventure jurassienne... Un monsieur sera victime d’hallucinations... Quelques truites aussi d’ailleurs...Vous découvrirez comment une femme (un peu cinglée) ressent de manière peut-être singulière, sa grande passion pour la pêche. 

J’espère sincèrement que les lecteurs passeront un agréable moment et apprécieront ensuite d’autant plus le bonheur d’être dans la nature, au bord de l’eau...

En tout cas, je tiens à te remercier Nicolas car en fait, c’est de ta faute tout ça! Et puis celle de Michel Flenet aussi. Un grand merci à vous deux ;-) 

Si vous souhaitez vous procurer le livre de Muriel, je vous conseille de surveiller la boutique de Pêches Sportives ou de réserver sur Amazon. A l'heure où j'écris ces lignes, le livre n'est pas encore disponible, mais cela ne saurait tarder !

jeudi 21 juillet 2016

Le tour de France est passé à Champagnole.

C'est fait, le tour de France cycliste est passé à Champagnole. Comme je l'ai dit lors d'articles précédents sur le même sujet, je vous fais par le biais de ce billet un retour sur cette journée.

L'association FNPF et tour de France a créé une grosse polémique dans les rangs des pêcheurs. J'ai déjà donné mon point de vue. Je n'étais pas contre cet engagement de mon côté pour plusieurs raisons.

  • C'est un des rôles qu'une fédération doit avoir : tenter de recruter de nouveaux adhérents.
  • Je trouvais que le côté "animations de terrain" et rencontre avec les gens sur les étapes avait un bon côté de proximité. Ce n'était pas dans mon esprit du virtuel, mais bien une façon de rencontrer d'éventuels futurs pêcheurs.
  • En dernier lieu, le côté "dossiers de presse" avait à mes yeux un gros avantage de faire passer certains messages au grand public ainsi qu'à nos élus.

Le truc, c'est qu'au final, les dossiers de presse ont été complétement ignorés, en tous les cas chez nous dans le Jura. Je trouve cela très moyen, voir inacceptable car lors des présentations d'organisation à cette journée, on nous l'a vendu comme ça. Il va falloir que la FNPF demande des comptes sur ce sujet et nous fasse un retour par la suite, je suis impatient de le connaitre pour ma part. J'avoue que j'étais un peu en colère sur ce point.

D'un autre côté, les animations de terrain ont été un succès. Alors certes, cela a demandé une grosse organisation, une lourde mobilisation de techniciens et de bénévoles, mais je pense que ça valait le coup. Il suffisait de voir le sourire des gamins qui passaient les uns derrière les autres pour s'en convaincre. Bravo à tous ceux qui ont travaillé sur cette belle journée. Pour ma part, je ne suis venu qu'en spectateur attentif.

Alors, est ce que cela va amener des gamins à la pêche, je n'en sais rien sincèrement. Mais cela faisait plaisir de voir que la pêche avait une place aussi importante aux yeux du public ce lundi 18 juillet à Champagnole. Ce n'est pas tous les jours !

Après, et je l'entends bien, recruter des jeunes pêcheurs pour quel avenir ? Quand on voit que les rivières jurassiennes se dégradent au jour le jour les unes après les autres...L'avenir de la pêche de la truite fario sauvage dans notre département est à mon avis bien sombre...Mais doit-on pour autant ignorer cet aspect de communication ?

Pour conclure, une belle journée pour les gosses qui passaient par là, et ce n'est déjà pas rien.

L'aire de lancer.

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Simulateur de pêche, un grand succès comme toujours.

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Pour les tous petits.

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Merci aux animateurs.

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Bravo les filles !

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Thibaut a pris plus gros ;-)

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Pendant le passage des vélos...Avec Gérard !

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dimanche 17 juillet 2016

L'histoire d'une truite (33)

Malgré un très grand week-end sans travailler, je suis très peu allé à la pêche. A vrai dire, une seule matinée. J’ai avant tout profité de la famille et des amis…Et qu’il est bon de vivre ces moment-là après ceux si tristement tragiques du 14 juillet.

Je suis arrivé au bord de l’eau autour des 8h30 ce matin après un réveil assez tardif. Le bonheur d’être seul sur le parcours choisi était déjà immense. Le fait que la rivière soit au top, la lumière excellente et que la bise était enfin éteinte s’ajoutait à mon bien être du moment.

Malgré des conditions proches de la perfection, les truites étaient quand même bien rares. Je me pose encore et toujours de vraies questions au fil des semaines qui passent sur les densités qui paraissent bien plus faibles que l’an passé.

J’avais devant moi un peu plus de quatre heures, chose qui ne m’arrive presque jamais. Je vais à la pêche très souvent, mais pas longtemps. Là, j’avais le loisir de flâner et profiter. Sans être défaitiste, je sais très bien que je ne vivrais plus les saisons que j’ai pu vivre sur ma rivière par le passé même encore assez proche. Je profite donc de chaque sortie en ayant pleinement conscience de ma chance d’avoir pratiqué pendant plus de trente ans une telle rivière aussi souvent que je l’ai voulu.

Ce matin, j’avais avant tout l’envie de prendre du plaisir. Et ce plaisir, je le trouve dans la nymphe à vue non pas dans la quantité de poissons pris, non pas dans les mensurations des truites capturées, mais dans la beauté du coup de ligne.

Je me suis souvenu qu’à l’époque, André Terrier me racontait sa façon de faire pour s’entrainer en vue des compétitions nationales et internationales de pêche à la mouche. Il me racontait qu’il se faisait lui-même des tirages au sort avant de partir à la pêche avec dans un pot, les secteurs, et dans l’autre, les techniques de pêche. C’est ainsi qu’il pouvait se retrouver à pêcher au streamer durant une journée complète sur Montigny en plein étiage…Il a beaucoup appris ainsi en se forçant à pêcher parfois contre nature. D’après ses retours dont j’ai pu bénéficier, c’est très surprenant !

Bref, en pensant à ceci, je me suis dit que ce matin, j’allais m’obliger à pêcher dans les règles de l’art. Toujours dans le domaine de la nymphe à vue bien entendu par contre. Pas d’arbalète, pas de roulé, pas de coups tordus sur un dormant, sur un poisson planqué dans un tas de bois, non, rien de tout ça. J’ai voulu m’obliger à pêcher uniquement à distance en fouettant à une distance minimum de dix mètres et sans animer ma nymphe lors des dérives. Le but était de plus de pêcher le plus léger possible afin de faire « décoller » les poissons.

Forcément, les coups de pêche sont très limités. Mais je connais assez bien ma rivière pour savoir où aller pour pêcher de cette façon. Pour ne pas me tenter, tous les coups où il était impossible de fouetter, je suis passé devant sans même regarder s’il y avait ou pas une truite en maraude.

En quatre heures de pêche, j’ai pu tenter ainsi sept poissons différents quand même. J’ai eu l’immense plaisir d’en voir décoller six sur ma nymphe dont deux truites qui sont venues l’intercepter en fin de dérive après avoir bougé de plusieurs mètres. La septième alors que je pensais être passé propre n’a pas réagi. Sur les six, seulement trois viendront visiter mon épuisette. Parfois on se dit que la truite n’a pas vu notre nymphe lorsque celle-ci l’ignore, une façon de se rassurer en fait. Parce que même sans animer, elles peuvent voir l'imitation de très loin, et même si elles sont postées dans une grande hauteur d’eau. C’est toujours très surprenant de s’en rendre compte même de nombreuses fois.

Ce qui marrant, c’est qu’une fois le poisson ferré, l’intérêt n’y est plus. C’est tout ce qui s’est passé avant qui fait que je prends encore énormément de plaisir après toutes ces années. Cet instant si court et si intense au moment fatidique…Le moment où l’a truite se déplace en direction de la nymphe à une grande distance du pêcheur, ce doute qui s’installe sur le fait qu’elle prenne ou pas, et le ferrage derrière qui marque la victoire du pêcheur sur le poisson. Tellement plus indécis que lorsque cela se passe sous son nez et donc bien plus grisant, en tous les cas dans mon esprit.

Ce matin, j’ai pris un vrai pied à pêcher à vue, les conditions étaient impeccables pour cela, ce qui est très rare cette année. Certes les poissons n’étaient pas énormes, les combats pas crispants, mais si je basais mon plaisir à la pêche sur les bagarres, je me serais depuis longtemps axé sur l’eau salée ou encore d'autres poissons d'eau douce.

Par contre, et comme vous aller le voir sur la photo d'une des trois truites prises ce matin, la rivière commence à chauffer, les mousses à proliférer. J'ai donc évité de manipuler les poissons et je n'ai pris qu'une seule photo vite fait. Rien d'alarmant à mon sens pour la pratique de la pêche, mais cela peut aller très vite, en particulier sur l'aval de la rivière.

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mercredi 13 juillet 2016

Fermeture estivale du Fly Shop

Comme presque tous les ans pour le Fly Shop, il y aura une petite période dans l'été où je ne pourrais pas expédier de commande. Pour être plus clair, il ne faudra pas compter dessus du 28/07 inclus au 10/08 inclus également. Merci de votre compréhension. Il faut bien que le matériel et que l'homme se reposent un peu.

L'étau se remettra en route dès le 11/08. La motivation est toujours là. Et ce n'est pas ce genre de retour écrit reçu ce matin qui va me faire penser le contraire. Merci à Mr Clément Dubreuil pour ce magnifique texte et pour l'autorisation qu'il m'a donné de le publier.

Bonjour,
Petit récit de mon we : En poche un panaché de vos mouches achetées il y a peut être 3 ans à l'occasion du salon de fillinges, me voilà parti chez Sanso avec un copain habitué des lieux.
Peu coutumier de la nav, c'est surtout le côté sauvage de la destination qui m'attire. Je ne m'attend pas à faire des merveilles, mais le plaisir est grand à la première vue du nassis devant la ferme. Couchés tôt, levé tôt.
Un petit café vite absorbé, une barre de céréales dans le gilet, nous sommes parés pour pêcher toute la journée !
La rivière ne peut pas être pas être plus belle : après un printemps pluvieux elle est encore légèrement piquée mais exempte de toute trace de mousse. Les poissons sont actifs. Tiens... et si je prenais enfin ces poissons si convoités à la régulière : un lancer digne de ce nom, une belle dérive...
Une cuivre sur mon 10/100 me donne de l'assurance.
Je prend la direction du bas du parcours. Premier ombre repéré devant chez René. Pas gros. Mais, si beau. Faut dire que mon statut de jeune père m'a éloigné des rivières et des poissons depuis quelques saisons. Je ne suis plus habitué à un tel spectacle : le poisson en alerte oscille avec légèreté dans l'onde à la recherche de chaque petite parcelle vie pouvant assouvir son appétit aiguisé par plusieurs semaines d'intempéries. Quel pêcheur peut résister à la tentation. Je m'applique, mais je tremble, je suis me rend compte en fouettant que je suis un peu rouillé depuis tout ce temps. La sanction est immédiate, thymallus rejoint les profondeurs. Je suis penaud.
Plus tard dans la journée, à la falaise, mes gestes ont retrouvé de leur assurance. Quelques congénères de ce premier ombre en ont fait les frais.
Je progresse lentement parmi les roches. Je pêche les ombres du centre du courant tout en gardant oeil sur l'aplomb de la falaise. Si j'étais truite je m'y sentirais à mon aise.
Tout en fouettant mon gamarre léger de votre collection en direction d'un poisson faisant pitance, mon attention est attirée vers cette falaise. Une forme ondule juste devant ce bloc sous les branches. Postée plein amont, je ne distingue la truite que par sa largeur. Changement de stratégie, une cuivre légère fera sûrement l'affaire. Premier lancer, la branche tombante ne pardonnant aucune maladresse me fait poser trop court. Seconde tentative : c'est mieux, c'est même dans l'axe on dirait, mon instinct me dit d'être attentif à la suite, mon corps est en alerte, un mouvement de la truite, je ferre. Elle est prise! Je suis fier! Elle file dans le courant. Je la vois de toute sa longueur. Elle est belle, furieuse, rageuse. Elle se contorsionne et parvient intelligemment à se défaire du piège. Elle a gagné. Mais je suis heureux : je l'ai leurré.
Plus loin un bel ombre se nourrit à quelques mètres á peine sans m'apercevoir.
Son attitude m'étonne : il semble brouté tous les cailloux à sa portée. Je me remémore votre fils qui m'avait montré du doigt les gamarres lourds livrés à fillinges en me conseillant de les essayer sur les ombres. Le gamarre est vite arrimé. Premier lancer, l'ombre semble venir cueillir la mouche sur les galets. Ferrage. Le voilà pendu. Son instinct de survie le pousse dans une lutte acharnée. Mais, ma détermination est tout aussi forte. Après m'avoir fait traversé le lit de la rivière par des profondeurs dépassant celle de mes cuissardes j'epuise ce bel étendard. Le plus beau à mettre a mon tableau de chasse sur un parcours français.
La journée s'étalera jusqu'au soir avec son lot d'espoir, de frustration et de réussite. C'est pour tout cela que l'on y retourne, sur ces rives, au bord de ces rivières.
En tout cas, merci pour ces quelques mouches et merci à votre fils pour ce petit conseil qui 3 ans après m'a apporté ce petit moment de plénitude.
Merci pour ça. ☺
Clément

Je reçois de nombreux retours et cela fait très plaisir. De mon côté, je ne change pas, je pêche encore et toujours avec les mêmes bestioles. Cette belle truite ci-dessous a été prise avec un gammare JFD en taille 16. Merci à toutes et à tous pour votre confiance. Bonne vacances si vous aussi vous en prenez, bon courage à tous les autres.

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lundi 11 juillet 2016

Baignade et canoë kayak dans la rivière d'Ain.

Le titre de ce billet est juste là pour les moteurs de recherche afin d'informer toutes les personnes qui pratiquent le canoë ou la baignade dans la rivière d'Ain. Des exemples comme celui de la vidéo, il y en a plusieurs malheureusement. Informez-vous bien avant de vous baigner, parce que vous ne savez pas tout. 

Pour la vidéo qui va suivre, je pense notamment à toutes les personnes que j'ai vu ce week-end par exemple qui se baignent au lieu dit "le Verriou". Vous êtes juste en dessous du rejet de la lagune du village...J'espère que vous n'engueulez pas vos gosses lorsqu'ils ne se lavent pas les mains en sortant des toilettes, parce que ça reste bien plus hygiénique que de se baigner à cet endroit !

Je fais un maximum d'images et d'informations sur cette lagune, car je suis persuadé qu'elle va finir par engendrer une catastrophe écologique comme on a pu le connaitre malheureusement en 2010...On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas !

samedi 9 juillet 2016

Tenue de pêche estivale.

Un peu de discrétion....

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mercredi 6 juillet 2016

Blue Fin Tuna On The Fly

Un petit coup de main pour un joli projet.

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mardi 5 juillet 2016

Tournage pour un futur film de Seasons

Une superbe journée avec Ludo et Marc !RIMG2330.JPG

 

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vendredi 1 juillet 2016

Saprolégnia Parasitica, étude de Didier Pruneau.

A lire absolument...

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lundi 27 juin 2016

Séjour au Domaine de Veirières.

Un séjour au top !IMG_9171.JPG

 

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samedi 18 juin 2016

Réponse à l'article du progrès sur la qualité de nos rivières.

Aucune volonté politique autour de la protection des milieux aquatiques...ain_aval_confluence_saine.jpg

 

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mercredi 15 juin 2016

L'histoire d'une truite (32)

Merci Thibaut...

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vendredi 10 juin 2016

Bon anniversaire Thibaut.

16 ans !

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mercredi 8 juin 2016

Fiche de montage : La PTT par Anthony.

A vos étaux !PTT7.JPG

 

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dimanche 5 juin 2016

Visite à Port Lesney pour la démonstration de Spey Cast

Un bien agréable moment...P6050015.JPG

 

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vendredi 3 juin 2016

Fermeture de la pêche sur la Bienne jusqu'au 18 septembre 2016

Triste nouvelle...

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mercredi 1 juin 2016

Réflexions sur les habitudes du pêcheur.

A réfléchir...

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lundi 30 mai 2016

Deux dates à retenir.

A vos agendas...

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mercredi 25 mai 2016

La biennoise porte plainte contre X

Pour savoir...truites_Bienne.jpg

 

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lundi 23 mai 2016

La Bienne de nouveau à l'agonie ?

Horrible et innaceptable...trbi1.jpg

 

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