Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière,la Hte rivière d'Ain.
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samedi 30 avril 2016

Fiche de montage : La Babarotte par Anthony.

Il y a quelques jours, j'ai demandé à mon ami Anthony de me faire quelques babarottes (ou hanneton des fougères) en vue d'un futur séjour de pêche avec mon fils. Et comme Antho ne fait pas les choses à moitié, il en a profité pour réaliser une fiche de montage. 

L'action de pêche de cette bestiole par Anthony : le pêcheur se trouve parfois en présence d’une invasion de petits coléoptères sur les berges des lacs et rivières. Une imitation de ce type de petit scarabée est idéale pour pouvoir leurrer les truites qui deviennent très sélectives après quelques jours de présence de cette proie facile.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je la vois déjà dériver dans les vaguelettes avant de se faire engloutir par une grosse truite ;-) A vous maintenant, bon montage !

Placer dans l’étau un hameçon n°14, fixer un morceau de foam marron (3 à 4 mm de largeur) à l’aide d’un fil de soie noir (8/0). Ne pas couper l’excédent de soie noir.

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Placer à la courbure un herl de paon, le tourner sur les 2/3 de la hampe et le bloquer avec la soie.

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Replier le foam pour former l’abdomen. Grace à l’excédent de soie noire, on va former les deux élitres en repliant la soie au milieu du foam et en la bloquant avant le thorax (bien tirer sur le fil avant de bloquer).

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Couper le foam en longueur et surtout en largeur (laisser environ 2mm de largeur).

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Former le thorax avec un dubbing brillant noir et replier le foam dessus. Colorer le foam.

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Placer entre la tête et le thorax un flot’parachute et une plume rousse de coq.

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Tourner la plume façon parachute et couper le foam pour former la tête. Bloquer et coller pour consolider la tête.

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mardi 26 avril 2016

Chaque poisson se mérite !

J'aurais titré différement ce billet si je diversifiais un tant soit peu mes techniques de pêche. Mais que voulez-vous, on ne se refait pas (pas moi en tous les cas). Etant donné que seule la nymphe à vue m'apporte le plaisir et les sensations que je recherche, je vous avoue que ce début de saison est en terme de truites capturées assez catastrophique. Il faut s'arracher pour en prendre une ou deux de temps en temps...Et encore !

La plus belle pour l'instant, proche des 60 certainement.

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Ce n'est pourtant pas les sorties qui manquent au compteur. De courtes virées mais régulières à la rivière qui se sont soldées très souvent par de magistrals capots. Mise à part une matinée dont j'ai le souvenir d'avoir eu la chance de croiser un nombre de poissons intéressants, les autres sorties ont été toutes misérables dans l'ensemble. A chaque fois, très peu de truites vues. Et quand enfin j'ai pu voir des truites "tentables" avec ma canne à mouche, j'ai eu bien du mal à les prendre. Peut-être l'âge ! Sûrement même !

Une belle truite de l'Ain prise en avril.

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Je compte bien plus d'échecs que de réussites. La faute à des poissons très peu actifs et très bien nourris. En effet, de ce que j'ai pu observer, les poissons dans leur majorité ne crèvent pas de faim. Ils ne sont pas comme en certaines périodes dans l'attente de nourriture ou obnubilés par celle-ci. Les quelques truites vues et tentées ces dernières semaines étaient avant tout concentrées sur tout ce qui se passaient autour d'elles. La moindre erreur, une mauvaise exécution et c'était la fuite assurée du poisson. Et vous pouviez toujours attendre, la truite ne revenait jamais en place. C'était encore le cas très récemment.

Très jolie truite de 2016 avec "une belle gueule".

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Ce n'est pas le cas lorsqu'elles sont bien actives. Elles sont pour le coup bien plus fixées sur "la bouffe" et moins sur le pêcheur. Cela permet de les tromper plus facilement si toutefois l'éxécution est bonne. Ce printemps est terrible pour ça. J'ai fait des coups de pêche en étant sûr de prendre le poisson, en me disant avant de lancer ma nymphe : "toi, ma petite, t'es refaite"...Et bien non, l'impact de la nymphe, le fil qui se pose sur l'eau, même très discrètement, en pêchant propre, même éloigné de la vision de la truite, c'était mort ! Pas pour le poisson, mais bien pour moi ! Très frustrant d'ailleurs comme situation quand on a l'impression d'avoir "tout fait bien".

Prise sur un banc de sable en poste sans se nourrir.

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Et puis il y a l'incontrôlable, les intempéries. Des coups d'eau successifs, des températures froides, de la neige tardive, la fonte, crue, décrue...Aucune stabilisation des niveaux. Rien n'est fait pour que les truites se mettent à rester en place en bordure ou sur les gravières. Mais peu importe finalement, voir nos rivières remplies d'eau aussi froide fin avril est une très bonne chose. De plus, les alevins sont déjà sortis et se portent bien malgré les croyances qui font dire que les crues dévastent tout. C'est faux (chez nous). La nature est bien faite et si je me réfère à ce que j'ai vu, les naissances 2016 sont très bonnes.

Une big prise par Thibaut avec une cuivre. Bravo mon fils !

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Thibaut et son copain Victor ont profité de leur vacance pour découvrir les joies de la pêche au toc durant ces coups d'eau. Ils ont pris réellement du plaisir et je pense qu'ils vont s'y remettre régulièrement. D'ailleurs, ils ont pêché bien plus que moi et sur des secteurs plus amont sur la rivière. Secteurs où l'activité était plus grande donc avec une possibilité plus étendue de prendre du poisson à la mouche. Ils se sont bien amusés. Plus que moi. L'âge peut-être ! Sûrement ;-)

Le mois de Mai arrive à grands pas avec la promesse d'être meilleur que ses prédécesseurs. Ce ne sera pas très compliqué par le fait. Amusez-vous bien au bord de l'eau et bonne continuation à tous :-)

vendredi 22 avril 2016

Vidéo du Championnat de France Junior 1993

Voici un document exceptionnel à plus d'un titre. Tout d'abord, merci à Jean Oulion de m'avoir retrouvé ce film. Sans lui, rien n'était possible. Je ne connaissais pas son existance ou en tous les cas, c'était sorti de ma mémoire.
Je peux vous dire qu'au premier visionnage, je suis passé par tous les sentiments. Revoir ainsi des personnes disparues dont certaines qui m'étaient très chères m'a ému au plus haut point.
Si j'ai souhaité mettre en ligne ce document en accord avec Jean c'est pour faire profiter un maximum de personnes de ces images. Je pense que pas mal "d'anciens" vont prendre du plaisir à visionner cette vidéo. Et que pas mal de jeunes vont se marrer en découvrant certaines têtes ! (Yann.C avec des cheveux par exemple ;-) ).
Ce "documetaire" brut retrace donc cette journée de l'année 1993 où était organisé à l'époque par notre club le championnat de France Junior à Champagnole pour la deuxième année consécutive. On y découvre en compagnie d'André Terrier l'organisation, puis les épreuves de casting, la pêche et la remise des prix.
C'était il y a 23 ans ! André disparaissait 3 ans plus tard. André Terrier a donné beaucoup de son temps pour les jeunes, j'en sais quelque chose. C'est lui qui est à l'origine de ce championnat Junior. J'ai aussi une pensée pour Jean Goudard qui n'apparait pas sur cette vidéo avec qui il a beaucoup partagé.
Sur cette vidéo, on peut aussi revoir avec plaisir Mr Robert Bugnet, ancien président emblématique de l'AAPPMA de Champagnole, Mr Jean Charropin ancien député maire de la ville de l'époque, tous aujourd'hui décédés. Mais aussi des images inédites de Norbert Morillas qui participait à cette compétition. On le voit réaliser son épreuve de casting en distance. Je pense que ses amis et sa famille seront heureux et émus de (re)découvrir ces images. 
Et puis revoir avec 23 ans de moins les J-F Paubel, Michel Guillemin, J-J Cuenin, René Brugère, J-F Dubat, Yann Caléri, Grégory Treille, René Lanthier, Pascal Cognard, J-P Bérard et Jean Oulion donc, c'est très rigolo ;-) .J'ai aussi pris plaisir à retrouver sur ces images Mickaël Tattu qui était à l'époque un véritable prodige de la nymphe à vue (si quelqu'un a des nouvelles ! ), Rémi et tous les autres jeunes (moins aujourd'hui ! ) qui participaient à cette journée...On prend un sacré coup de vieux avec ce doc ! D'ailleurs, et je parle pour moi, l'avantage de l'âge, parait-il, est que l'on s'améliore...J'espère que c'est sincèrement vrai car je trouve que je manquais cruellement d'humilité à l'époque.  
Ce documentaire dure très longtemps, mais il se regarde très bien (enfin, moi, je n'ai pas vu le temps passer). Si vous êtes dans cette vidéo, vous pouvez me laissez un petit commentaire, ça me fera plaisir.

Championnat de France Junior de Pêche à la mouche 1993 from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

lundi 18 avril 2016

Anne-Cécile Monnier

Retour dans la catégorie interview avec Anne-Cécile. Non, elle n'est pas pêcheuse, mais elle partage une passion en commun avec nous, celle des milieux aquatiques. Anne-Cécile est hydrobiologiste et également photographe subaquatique. Je la suis attentivement sur internet depuis pas mal de temps. Elle possède un talent fou et je trouve qu'elle a une manière bien à elle de nous passionner pour son travail. Je vous laisse découvrir, bonne lecture.

 

Nicolas : Bonjour Anne-Cécile, est-ce-que tu peux nous faire une petite présentation s’il te plait pour débuter cette interview.

Anne-Cécile : Bonjour Nicolas, je m’appelle Anne-Cécile, j’ai 29 ans et je suis originaire de Lorraine. Fervente admiratrice de créatures aquatiques, je les étudie dans le cadre de mon métier d’hydrobiologiste et je tente de les mettre en lumière, notamment à travers l’image subaquatique durant mes plongées en eau douce.

Mon invitée.

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Nicolas : Tu possèdes donc deux passions, l’hydrobiologie et la photographie subaquatique. D’où vient cette passion dévorante pour tout ce qui se passe sous la surface de l’eau ?

Anne-Cécile : Cette passion pour les eaux douces a commencé il y a 7 ans, lors d’un stage universitaire. J’étais alors chargée de réaliser un suivi de la reproduction d’un grand migrateur, l’Alose feinte du Rhône. J’ai rejoint une super équipe de passionnés, dans un bureau d’études près d’Avignon, et réalisé un travail de terrain pendant presque 3 mois au plus près des rivières et de leurs espèces inféodées. Des nuits entières au bord de l’eau à guetter l’activité des poissons, des premières plongées de repérage, des inventaires de frayères et de multiples observations m’ont permis de découvrir ces écosystèmes sous un autre angle, au-dessus et sous la surface. Ma passion de l’image subaquatique était née !

Il se passe quelque chose avec l’élément et avec les poissons. Je pense que tout pêcheur et amoureux des rivières saura de quoi je parle…

J’affectionne particulièrement les rivières courantes pour réaliser mes images.

En pleine plongée. Magnifique photo !

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Nicolas : Commençons par l’hydrobiologie. Des jeunes pêcheurs, que cela soit dans mon club ou sur le net me questionnent régulièrement sur ce métier qui coule de source pour un passionné des rivières et des poissons. Peux-tu s’il te plait les aiguiller sur le cursus scolaire qu’il faut faire pour pouvoir pratiquer ce métier.

Anne-Cécile : Plusieurs formations permettent de devenir hydrobiologiste, chargé d’étude en milieux aquatiques, ou technicien de rivière,…

Pour en citer quelques-unes, il existe des parcours Bac+2 type BTS GEMEAU (Gestion et Maitrise de l’eau) ou GPN (Gestion et protection de la nature) par exemple ou des DUT, et des spécialités à l’université dans le cadre d’une Licence professionnelle en biologie par exemple. Il est possible d’aller plus loin avec un Master professionnel dans la thématique. Certaines écoles d’Ingénieurs existent également pour former aux métiers de l’eau (ENGREF, ENSA…)

Un bac scientifique est préférable, mais ce n’est pas incompatible d’accéder aux études d’hydrobiologie avec une autre formation.

Pour ma part j’ai suivi un parcours assez atypique. Bac littéraire en poche, j’ai ensuite rejoint la Fac de Lettres et sciences humaines de Nancy (54) pour suivre un parcours en géographie et aménagement du territoire, puis j’ai rejoint un Master de sciences en gestion des milieux aquatiques et des ressources en eau à l’université de Metz (57).

Ce sont les choix des stages, les expériences et les parcours au sein de la formation qui spécialisent.

Méandre d'une rivière bretonne.

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Nicolas : Y-a-t-il à notre époque de nombreux débouchés en terme d’emplois avec un diplôme d’hydrobiologiste ? Cette question afin de bien informer ces jeunes passionnés en pleine orientation scolaire.

Anne-Cécile : Il existe beaucoup d’établissements de formation qui délivrent des diplômes en hydrobiologie. Les débouchés sont multiples, aussi bien en syndicat de rivières, collectivités, bureaux d’études, fédérations de pêche, ONEMA, associations de migrateurs,… Mais comme partout les places sont limitées. Ce qui est important c’est de se créer un bon réseau très tôt dans le cadre des stages par exemple, car une fois diplômé, il faut se construire une expérience professionnelle rapidement.

Nicolas : De ton côté, quelles sont les prestations que tu proposes ? En quoi consiste ton emploi du temps d’hydrobiologiste ?

Anne-Cécile : J’ai été salariée durant 5 ans au sein de différents bureaux d’études, en Languedoc Roussillon, puis en Bretagne et plus récemment en Lorraine. J’ai eu la chance d’être intégrée dès le départ à des équipes de passionnés qui m’ont un peu transmis à leur manière cette passion. C’est un job très riche car le travail s’effectue en collaboration avec une multitude d’acteurs de l’eau. J’ai également eu la chance de débuter avec un job polyvalent, qui a nécessité une certaine autonomie et un travail d’équipe, allant de la rédaction de réponses à des appels d’offre jusqu’au rendu de l’étude. C’est passionnant de pouvoir suivre un projet de A à Z. C’est sans doute l’une des particularités qui me plaît le plus dans ce métier.

Depuis 2 ans, j’interviens en tant qu’hydrobiologiste consultante. Je réalise soit des prestations pour les bureaux d’études (renfort d’équipe, appuis techniques), ou bien des diagnostics et conseils avant aménagement pour des particuliers ou collectivités. Cela consiste notamment à réaliser des inventaires et des suivis d’espèces (poissons, crustacés, amphibiens) par le biais d’observations de terrain ou de prélèvements.

L’emploi du temps est très fluctuant, les périodes les plus propices à l’activité sont situées entre avril et octobre, surtout durant l’été, notamment lorsque les débits sont au plus bas.

Actuellement, coté images, je réalise un film promotionnel relatif à une étude interdépartementale concernant la fonctionnalité des frayères à brochets sur la rivière Moselle dans les départements des Vosges, de Meurthe-et-Moselle et de Moselle. Ce film doit permettre de mettre en lumière le travail réalisé par les Fédérations de pêche et de protection du milieu aquatique auprès des pêcheurs et de l’ensemble des partenaires techniques et institutionnels. Cette nouvelle expérience est pour moi l’occasion de côtoyer des personnes passionnantes.

Les prestations d'Anne-Cécile.

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Nicolas : Avec ton recul et tes précédents travaux, comment analyses-tu aujourd’hui de façon globale l’état des milieux aquatiques dans notre pays et de quoi est fait leur avenir proche ? Est-ce-que tu penses que l’espoir est permis pour voir certaines améliorations ?

Anne-Cécile : C’est une question très intéressante sur un vaste sujet, et sur lequel il est très délicat de répondre par écrit en un extrait court car les perturbations sont très diverses et trouvent pour origine des causes complexes.

Cela étant dit, globalement, depuis quelques décennies, la qualité des rivières, autrefois dégradée, s’améliore. Notamment au niveau de la qualité de l’eau, grâce au développement des réseaux d’assainissement des rejets domestiques et industriels. Les règlementations (DCE Directive Cadre Européenne sur l’Eau appliquée en France par la Loi sur l’Eau, plans de gestion, …) impulsent les actions en faveur de la restauration des milieux aquatiques pour qu’ils atteignent un bon état écologique.

Malheureusement il y a toujours des catastrophes de pollutions diffuses, ponctuelles, souvent accidentelles ou par négligence, qui affectent localement des milieux. On entend beaucoup parler à cette période de l’année des cas de pollutions liées à l’agriculture, suite aux épandages notamment. On peut aussi citer les rejets industriels, les macro-déchets, les régimes hydrologiques artificialisés par la gestion des barrages, la présence elle-même des obstacles à l’écoulement,… la liste est longue.

Au-delà de la qualité de l’eau, la qualité physique (hydromorphologie) tend à s’améliorer. Beaucoup d’argent public et de moyens sont consacrés pour corriger l’impact des pratiques et des aménagements débutés à la fin du XIXe siècle, comme le recalibrage des cours d’eau, l’exploitation de gisements de granulats au sein même du lit mineur ou dans le lit majeur qui ont malheureusement eu des répercussions négatives sur les équilibres en place : incision du lit, érosion régressive eux-mêmes à l’origine notamment des déconnexions ou assèchement des zones humides ou encore des annexes hydrauliques.

Aujourd’hui, les politiques publiques en matière de gestion des milieux aquatiques permettent le rétablissement des diversités d’écoulement sur des portions de cours d’eau, la restauration des annexes hydrauliques (habitats et lieu de reproduction pour de nombreuses espèces), l’équipement des barrages en passes-à-poissons. Soulignons également le travail des structures associatives de la pêche de loisirs qui œuvrent de plus en plus sur le volet PMA « Protection des Milieux Aquatiques ».

Mais au-delà du simple aménagement en faveur de la restauration, sa cohérence avec le milieu et une veille rigoureuse sont nécessaires.

Autre sujet que je ne ferai que citer, l’introduction et le développement d’espèces non originaires d’un milieu (bassin versant, plans d’eau) ou exotiques dont certaines sont devenues envahissantes (faune et flore), représentent une menace forte et d’actualité pour les milieux aquatiques.

Passe à poissons à la confluence Cèze Rhône.

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Nicolas : En tant qu’hydrobiologiste, plutôt poissons ou invertébrés ? 

Anne-Cécile : Plutôt écailles !

Ombre photographié par Anne-Cécile.

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Nicolas : Quel est pour toi et vis à vis de ton métier, l’être vivant le plus passionnant de nos eaux douces et pourquoi ?

Anne-Cécile : Le plus passionnant de nos rivières ? Sans hésitation, l’Anguille européenne.

Les poissons migrateurs me fascinent, ils sont guidés par un instinct de survie qui les pousse à parcourir des milliers de kms, franchir des dizaines d’obstacles tout en s’adaptant à des milieux très différents.

Ce grand migrateur parcours plus de 6000 km pour traverser l’atlantique jusqu’à son aire de reproduction dans le golfe du Mexique. Sa phase de reproduction en milieu naturel est inconnue, et ce mystère renforce son attrait. En revanche on sait que les petites larves (leptocéphales) se laissent porter jusqu’en Europe en suivant le courant du Gulf Stream pour rejoindre nos côtes au stade civelle, et remonter vers l’amont des rivières. L’anguille grandit jusqu’à 10-15 ans en rivière, avant d’entamer son grand voyage et ne jamais revenir. Quand j’en croise en plongée et c’est assez rare, c’est avec grand respect que je les observe, tant la route qui les a amenées jusqu’ici est longue et périlleuse.

Un poisson que j'adore pour ma part, le chabot !

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Nicolas : Lors de tes interventions vers les plus jeunes, sens-tu un intérêt sur ces milieux aquatiques ?

Anne-Cécile : J’effectue des animations dans les écoles par le biais de l’association Reflets d’Eau Douce. Le but des interventions en milieu scolaire est justement de faire prendre conscience aux jeunes de la richesse des milieux aquatiques, en leur montrant la biodiversité qu’ils abritent. J’aime les voir impressionnés en observant des photos ou des petites bêtes au bord de l’eau, et c’est très souvent le cas ! Je pense que s’ils prennent conscience de la vie qui foisonne dans ces milieux, c’est déjà un début vers le respect et l’envie de préserver.

Anne-Cécile avec de jeunes enfants.

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Nicolas : Une dernière question avant de passer à la photo. Nous, pêcheurs, on s’interroge régulièrement sur les effets néfastes ou non des pêches électriques sur les poissons. Que peux-tu nous dire sur le sujet ?

Anne-Cécile : La pêche électrique est un moyen efficace d’échantillonner et d’étudier un milieu aquatique. C’est le moyen d’inventaire le moins néfaste pour les poissons, si la pêche est rigoureusement pratiquée. Il y a toujours quelques poissons fragiles (le plus souvent des alevins ou les percidés), mais la quasi-totalité est remise à l’eau et repart aussitôt.

Pour les curieux, je vous invite à consulter un de mes articles qui présente cette technique sur le blog reflets d'eau douce

En pleine Pêche électrique !

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Nicolas : Venons-en à la photographie maintenant. Mais avant cela, j’ai cru comprendre que tu possèdes une âme d’artiste depuis bien plus longtemps que ça non ?  

Anne-Cécile : J’ai toujours aimé le dessin, c’est un moyen d’expression. J’ai débuté la peinture à l’huile en CM1 et suivi quelques années de cours. C’est dans ce cadre-là que j’ai obtenu un Bac littéraire option « arts plastiques », avant de me tourner vers l’étude et la protection de l’environnement. J’ai toujours aimé prendre des photos de paysages, que je peignais par la suite. Mais c’est vraiment sous l’eau, il y a quelques années, que j’ai commencé à utiliser un reflex et toute la panoplie d’accessoires nécessaires qui petit à petit remplacent les plombs que je porte à la ceinture…  

Nicolas : La photo est donc venue naturellement ou c’est un déclic suite à quelque chose de particulier ?   

Anne-Cécile : Immortaliser un moment, garder un souvenir, ça commence souvent comme ça. Sous l’eau c’est davantage de création artistique, en mêlant les reflets, les ombres, les nuances, les ambiances. C’est aussi une grande volonté de montrer ce que j’observe, pour que les gens prennent conscience des beautés de ce monde inconnu, souvent tout près de chez eux.

Un monde merveilleux.

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Nicolas : Quels sont les sentiments qui t’envahissent lorsque tu plonges ?

Anne-Cécile : Je suis quelqu’un de très actif, la plongée m’apaise, me recentre. C’est un sentiment de sérénité couplé à une quête de la rencontre et de la création artistique.

La randonnée aquatique est un moyen très efficace pour lâcher prise. Il y a tellement à observer qu’on ne pense plus, on contemple, à condition de ne pas oublier d’appuyer sur le déclencheur !

Et très souvent s’offrent à vous de belles rencontres, de magnifiques lumières, des ambiances singulières, de l’émerveillement tout simplement.

Mon invitée dans son élément, l'eau !

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Nicolas : Et la photographe, quel est son thème préféré, poissons, invertébrés… ?  

Anne-Cécile : Mes sujets favoris sous l’eau ? Les poissons et les amphibiens.

J’ai un petit faible pour les photos en mi-air mi-eau. Très souvent les gens se trouvent un peu perdus en observant ce type d’image. Puis bien que certains se questionnent si ce n’est pas un montage (auquel cas je réponds en souriant que c’est le résultat de 10h de dur labeur sur photoshop), d’autres sont très intrigués et surpris. En dehors du capteur de l’appareil photo, l’œil humain ne peut pas observer un paysage de cette façon, et c’est ce qui me plait !

Une rivière somptueuse, la Sorgue !

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Nicolas : Quel est le plus bel endroit où tu as pu plonger ? Une anecdote sur ce lieu ?

Anne-Cécile : Sans hésiter, la Sorgue en PACA. Une rivière ou règne une sorte d’enchantement. Une plongée fabuleuse en 2015, ornée de bleu turquoise et de vert printemps, une eau cristalline, un petit courant qui vous transporte, quelques Ombres communs et belles Truites fario timides au-dessus des herbiers, une belle lumière qui perce la surface… et pour les grands rêveurs, de l’eau à 14°C ! :-)

En Autriche sur cette photo !

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Nicolas : Où rêves-tu de plonger ? Que rêves-tu de photographier ?

Anne-Cécile : La Croatie et la Corse sont des destinations que j’aimerai découvrir, mais heureusement, plein d’autres belles plongées prévues prochainement.

Ce qui me ferait le plus vibrer c’est partager une immersion avec un banc de saumons en migration dans les rivières d’Alaska.

Nicolas : Je crois savoir que tu exposes de temps en temps et qu’il est possible d’obtenir des tirages de tes photos. Peux-tu nous en dire plus, merci.

Anne-Cécile : J’expose mes images dans le cadre de festivals photos ou lors d’évènements. Il est tout à fait possible d’obtenir des tirages, dans ce cas il suffit de me contacter via mon blog.

Je pars à Paris dans 4 jours pour monter une expo en collaboration avec Eau de Paris, en entrée libre au Pavillon de l’Eau du 25 avril au 30 décembre 2016. J’y présente des images qui ont été réalisées au-dessus et sous la surface sur l’ensemble du bassin de la Seine. L’expo est guidée par des textes relatifs à la biodiversité qui occupe ce territoire, et l’évolution de la qualité des milieux, afin d’apporter une vision différente du fleuve.

N'hésitez pas à aller voir de près les photos d'Anne-Cécile.

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Nicolas : Alors on est quand même sur un blog de pêche. Avec tes deux passions, tu n’as jamais tenu une canne ? Moi qui croyait que seuls les pêcheurs pouvaient se passionner pour toutes ces choses fantastiques ;-)

Anne-Cécile : Ah ah, il y a quelques années, avant de le rencontrer sous l’eau, j’ai un peu titillé le poisson depuis la surface !

J’apprécie la technique de la pèche au leurre pour pêcher le carnassier (brochet, sandre), car c’est une pêche active, et que j’ai besoin de bouger tout le temps !

Une fois, un ami m’a fait tester la pêche à la mouche, notamment la technique de l’arbalète sur des ombres, à refaire car ça m’a beaucoup plu ! Mais il est vrai que je préfère les observer depuis mon masque !

Nicolas : Merci sincèrement Anne-Cécile de m’avoir accordé du temps pour répondre à mes questions. Avant de se quitter, merci de nous laisser les liens pour que ceux qui le souhaitent continus à te suivre. Bonne continuation et au plaisir de te rencontrer.

Anne-Cécile : Merci à toi Nicolas, peut-être nous croiserons nous un jour au bord de l’eau ! Mon site internet, reflet d'eau douce et ma page facebook.

Corte, la Restonica, Anthony sur TF1.

Mon ami Anthony qui nous propose régulièrement des fiches de montage sur ce blog a participé à un tournage pour la Chaîne TF1. Celui-ci a été diffusé hier au journal de 13h.
Je suis encore plus impatient de le retrouver lui et sa famille sur cette terre aux milles paysages. Encore quelques semaines...
Si vous êtes passés à côté, voici la session de rattrapage.

dimanche 17 avril 2016

Qui l'eut "crue" !

Que d'eau, que d'eau ! Un bienfait pour nos rivières et une occasion de vaquer à d'autres occupations. Cette eau, l'an passé à la même époque avait été vitale pour la suite de la saison, donc soyons heureux de voir les rivières remplies à ras bord.

Si par malheur on enchaîne sur la même année que 2015, cet excès soudain ne sera pas de trop dans les moments difficiles.

Et puis, le printemps nous offre tellement qu'il y a toujours moyen de s'occuper en profitant de dame nature. Il suffit bien souvent de regarder un peu autour de soi pour passer un bon moment.

Il reste à faire les chaînes maintenant, au boulot !

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jeudi 14 avril 2016

Fly Shop en stand by

Message à l'ensemble des clients du Fly Shop :

Je ne suis plus en mesure de prendre de nouvelles commandes jusqu'à nouvel ordre, j'en suis désolé. J'ai mis le site du Fly Shop hors ligne pendant une durée indéterminée. Le temps pour moi de réaliser toutes les commandes en cours. C'est trop compliqué vu les quantités. Merci de votre compréhension.

 

Actualisation du 14-04-16 : La situation se décante. Je pense remettre en ligne le Fly Shop autour du 20 avril prochain. Merci de votre patience.

mercredi 13 avril 2016

Zoom sur une AAPPMA : La truite de l'Iton.

Une AAPPMA très dynamique !Logo.jpg

 

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vendredi 8 avril 2016

L'histoire d'une truite (31)

Un coup de ligne atypique...RIMG2124.JPG

 

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mercredi 6 avril 2016

J'ai mal à ma rivière d'Ain !

De pire en pire chaque année...IMG_1435.JPG

 

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dimanche 3 avril 2016

André Terrier nous a quitté il y a 20 ans.

En ce dimanche 3 avril 2016, nous fêtons un triste anniversaire. Cela fait 20 ans qu'André Terrier est décédé. Depuis le temps que je publie sur ce blog, je vous parle régulièrement de cet homme qui m'était très cher. Je le fais naturellement parce qu'André est toujours présent dans mon esprit malgré les années qui passent. Vous me faites d'ailleurs de nombreux retours sur ce personnage qui a marqué toute une génération de pêcheurs.
Lors du tournage du film "Histoires de nymphes et de mouches" en juin 2015, nous avons tourné avec le réalisateur Mathieu Labeyrie une séquence en hommage à André. Avec l'aimable autorisation de la chaîne de télévision Seasons et de la production du film (Jack Fébus), je vous ai extrait ce passage pour le mettre en ligne. Encore merci à tous les intervenants pour cette autorisation exceptionnelle. André Terrier reste et restera un pêcheur pas comme les autres. Il me manque toujours autant. 

Hommage à André Terrier from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

vendredi 1 avril 2016

Une rencontre improbable, merci Seasons !

Incroyable non ;-)

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lundi 28 mars 2016

L'histoire d'une truite (30)

La première belle !55_pure.JPG

 

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mercredi 23 mars 2016

Epargnez les plus âgées.

Un comparatif qui me parle...

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mardi 22 mars 2016

Informations Fly Shop

Je profite de mon blog pour communiquer sur l'activité de mon Fly Shop. C'est juste un petit aparté. Je vous fais un copier/coller du message laissé sur la page facebook.

Chers clients, pour les prochains jours, merci de prendre contact avec moi pour vos futures commandes. La demande devient plus forte que ma capacité à produire. Je suis en rupture sur plusieurs références. Une chose simple aussi à faire, c'est de noter sur votre bon commande un date approximative de livraison souhaitée (le plus large possible bien évidemment) . Pour les commandes urgentes, cela devient trop compliqué. De plus, je ne souhaite pas sous-traiter ou travailler plus vite en perdant en qualité. Merci de votre compréhension.

dimanche 20 mars 2016

Une saison qui débute normalement...

Oui, c'est timide !IMG_9009.JPG

 

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jeudi 17 mars 2016

Fiche de montage : La Fourmiloops par Anthony.

Merci Anthony pour cette nouvelle fiche !furmiloops6.JPG

 

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lundi 14 mars 2016

Claude Schneiter, nouveau président de la Fédération de Pêche du Jura

Hier matin ont eu lieu les élections des postes importants au sein du tout nouveau conseil d'administration de la Fédération de Pêche du Jura dont je fais parti maintenant.

  • Deux candidats au poste de président. A été élu avec 8 voix contre 7 à Mr Roland Brunet, Mr Claude Schneiter de l'AAPPMA de Champagnole.
  • Un candidat au poste de trésorier. A été élu avec 12 voix Mr Gissat Pierre de La gaule Moirantine.
  • Un candidat au poste de secrétaire. A été élu avec 14 voix Mr Trochaud Claude de l'AAPPMA La Cuisance.

Trois vice-présidents élus également. Mr André Grappe (12 voix) de la Gaule du bas Jura, Mr Berthet Daniel (9 voix) de la société de pêche du haut Jura et Mr Polturat Sylvain (14 voix) de la truite de la haute Seille.

En tant que nouvel administrateur, je me garderais de faire tout commentaire comme je pouvais le faire dans le passé, merci de votre compréhension. Ce billet ayant été réalisé dans le seul but de vous informer.

Bravo aux élus et tous mes voeux de réussite à ce nouveau bureau.

jeudi 10 mars 2016

Mes années André Terrier (4)

Que de souvenirs...

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mercredi 9 mars 2016

Mes trois ensembles pour 2016

Que du bon !

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