Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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jeudi 2 juillet 2020

La fin du bas de ligne "made in Jura" ?

La question pouvait se poser. Vous n'êtes sans doute pas sans savoir que mes bas de ligne maison sont confectionnés pour les gros diamètres (45° au 20°) à 100% avec du fil teklon céramique. Non pas parce qu'il est meilleur que les autres, mais avant tout parce qu'il accepte parfaitement mon traitement de cuisson. J'ai pourtant fait de nombreux tests, aucune autre marque passée dans ma cocotte-minute n'a obtenu ce résultat d'élasticité hors norme avec cette perte de mémoire si singulière.

Malheureusement (pour moi et peut-être pour vous) ce fil n'est plus fabriqué. Je vous avoue que malgré une perte commerciale non négligeable, je ne me voyais pas du tout refaire des recherches sur un autre fil. Je me suis donc mis en quête d'un stock perdu. Il fallait absolument le faire car je n'avais plus que 2 ou 3 ans d'avance.

Je suis finalement soulagé de vous annoncer que la fin du bas de ligne rouge n'est pas pour demain puisque j'ai réussi à dénicher un stock conséquent grâce à mon ami Marc. Merci à toi !

J'ai devant moi plus d'une dizaine d'années de stock pour réaliser mes bas de ligne. Donc à tous mes fidèles clients amoureux de ce produit, vous voilà rassurer. Et moi aussi par la même occasion. Je vais bien entendu stocker tout cela sous vide et dans le noir le plus total.

J'en profite pour vous dire que la boutique est de nouveau ouverte.

5500 mètres de stock par Ø en moyenne. De quoi voir venir.

mardi 30 juin 2020

Pollution de la Loue

Ce court billet pour vous inviter si ce n'est déjà fait à lire un article complet de la journaliste de France 3, Isabelle Brunnarius au sujet de la Loue. Cliquez sur le lien suivant, bonne lecture.

Pollution de la Loue : l’étude du laboratoire Chrono-Environnement quantifie les responsabilités agricoles

vendredi 26 juin 2020

L'histoire d'une truite (50)

La dernière fois, c’était pour la fermeture 2019, mais cela faisait surtout des mois que je n’avais pas revu mon copain Gaël. Suite à sa proposition, nous avons convenu d’un rendez-vous afin de partager une après-midi au bord de l’eau.

Le temps ce jour-là était bien maussade et la veste de pluie était de rigueur. À cela il fallait ajouter des derniers échos de la rivière peu glorieux. Tant pis, un mauvais jour de pêche avec un ami reste une très belle journée. J’ai proposé un parcours qui nous avait déjà réussi par le passé. Gaël a accepté avec plaisir tout en me soulignant que lorsqu’il m’accompagne là-bas, ça se passe généralement très bien pour moi. Quoi qu’il en soit, nous voilà partis en Sandero. Gaël avait quelques histoires à me raconter durant le trajet. Il fut pour le coup très court et bien plaisant.

Arrivés sur les lieux, on s'est très vite rendu compte que la visibilité était vraiment médiocre. Nous avons alors décidé de privilégier la recherche des gobages avant tout car les mouches étaient bien présentes sur l'eau. La rivière étant peu accessible depuis la berge, nous nous sommes positionnés dans le lit de celle-ci en progressant lentement vers l’amont tout en étant attentif à ce qu’il se passait sur la surface de l’eau. Malgré deux paires d’yeux affutées, aucun gobage de repéré si ce n’est ceux de petits poissons que nous n’avions pas l’intention d’embêter.

Nous étions là depuis une bonne heure et toujours rien. Un gobage vu par Gaël qui ne s’est pas répété. C'était maigre ! Nous étions collés à la rive gauche mais la rive droite, malgré l’absence d’activité de surface, nous inspirait profondément. J’ai fini par trouver un « couloir » sans risque de remplir le waders afin d’atteindre un joli bloc qui était à environ dix mètres de la berge opposée. Je suis monté doucement sur le blog pour me donner un peu d’angle. Cette berge était trop belle pour être vide. Une fois un peu en hauteur, j’ai pu voir le fond de l’eau avec plus de facilité malgré une lumière très faible. Un poisson était là en poste juste au dessus de moi. J’ai informé Gaël. C’était trop beau. S’il n’y avait pas eu de poisson là, il n’y aurait eu nulle part.

J'ai tenté la truite avec une cuivre. Rien. Aucun mouvement. J'ai fait un passage avec un gammare, rien, aucun mouvement. Elle aurait pu avoir la politesse de s’y intéresser ! J’ai remis une cuivre un peu plus lestée. Il n’y avait pas de raison. Au moment où j’allais « fouetter », un autre poisson est sorti de la berge pour se mettre à remonter lentement le couloir devant moi. Je n'ai pas cherché à comprendre et j'ai posé dans l’axe de cette nouvelle truite. Elle devait être à cinq ou six mètres de moi. Courte dérive, légère animation. La truite s'est décalée méchamment pour venir prendre cette nymphe sans faire de manière.

J'ai ferré assez fort en basculant sur ma gauche. Le mouvement m'a fait perdre mon équilibre sur le bloc. Sans trop m’occuper du poisson, je me suis remis tant bien que mal en position plus stable. À l'instant où je reprends mes appuis, je vois mon bas de ligne tout entortillé autour de mon scion de pointe. La magie de la pêche et ces questions sans réponse. Je ne sais pas encore comment j'ai pu en arriver là, mais c’était le cas. Grace à un coup de chance digne des plus grands joueurs de loterie au monde, la truite se battait sur place sans tirer plus que de raison sur le fil. Je ne me suis pas affolé. Certainement à la grande surprise de Gaël qui était témoin de cette scène rocambolesque, j’ai posé mon talon de canne au fond de l’eau, tenu ma canne par le milieu et j’ai pris mon fil en bout de scion pour le tourner 3 fois autour de celui-ci afin de démêler tout ce cirque. La scène dure finalement très peu de temps, mais je pense qu’il fallait le voir pour le croire. La truite a été sympa et l'élasticité du bas de ligne m'a certainement bien aidé.

Une fois la reprise de contact effective, le combat a pu se terminer dans la filoche non cette fois-ci, une belle défense de la zébrée. Je n’ai pas encore compris comment j’ai pu m’emmêler de la sorte et comment cette truite dont la taille avoisine les 55 centimètres a pu ne pas en profiter. Il n’y a rien à expliquer, juste à savoir que ce genre de chose de m’arrivera plus. Ce n’est pas possible d’avoir autant de chance sur un tel coup de ligne. Enfin si, la preuve ! Cela fait du bien d'avoir de la chance parfois. C'est agréable.

La suite de l’après-midi nous offrira quelques autres moments très sympas aussi. Mais ce poisson là, je vais m’en souvenir ! Gaël est vraiment mon porte-bonheur sur ce parcours ! Merci pour ces bons moments !

Photo prise vite fait.

samedi 20 juin 2020

Fermeture temporaire du Fly Shop.

En raison d'une trop forte demande, je suis dans l'obligation de fermer temporairement le Fly Shop durant quelques jours.

Je m'engage bien entendu à finaliser les commandes en cours mais je n'en prendrais pas de nouvelle.

La fermeture est effective jusqu'au 30 Juin. Si vous avez des besoins, il vous faudra patienter jusqu'au 1er juillet pour de nouveau pouvoir passer commande. Merci de votre compréhension.

vendredi 19 juin 2020

Petit focus sur la marque Field & Fish.

Nicolas : Très heureux de te revoir sur ce blog Fred. Dis-nous un peu comment ta société a passé cette période commerciale très compliquée ?

Fred : Nous avons continué à travailler avec une baisse sensible du C.A sur mars et avril. Cela nous a permis de nous poser un peu ( peu ou pas depuis 10 ans ) pour bien réfléchir au devenir de Field & Fish et consolider nos valeurs en faisant participer nos clients aux projets futurs avec de nombreux retours. J’ai ressenti à travers mes clients une envie de penser à autres choses.

Nicolas : Field and Fish est toujours aussi attaché à l’environnement. D’ailleurs, c’est une des seules marques à participer aux actions de terrain via le 1% pour la planète. Dis-nous en plus s’il te plait ?

Fred : Le fait de reverser 1% du C.A pour nos cours d’eau fait partie de l’adn de la marque. Cela fait maintenant 10 ans ! Je suis toujours effaré d’être le seul à reverser pour préserver nos terrains de jeux.

https://www.rivieres-sauvages.fr/2020/05/05/field-and-fish-une-entreprise-mecene-engagee-et-fidele/

Notre participation ces trois dernières années a permis de finaliser l'accompagnement de la candidature du Chéran au label rivières sauvages et le lancement du programme de suivi (station de mesures) sur le bassin afin de suivre les indicateurs biologiques ciblés. Cela permet d'être alerté en cas de
perturbation et ou pollution. Ce type de suivi est le premier dans les Alpes et une première en France. Field and Fish a financé cette innovation.

Nicolas : On voit aussi cet attachement aux divers conditionnements de tes produits. Pas de plastique ! Bravo.

Fred : J’essaie de limiter l’utilisation du plastique ou des emballages non réutilisables. La plupart de mes produits sont livrés dans un petit sac textile qui peut reservir. J’essaie également de réfléchir en amont sur l’impact volume pour des emballages qui finiront à la poubelle, pas de boite en carton pour mes chaussures.

Nicolas : Pour en revenir aux produits, quelles sont les dernières nouveautés de la marque ?

Fred : J’ai lancé un concept sur un  waders permettant d’enlever les chaussons sans les mains et sans tirer sur les coutures. Je travaille actuellement sur un nouveau gilet et un concept de chaussures de pêche révolutionnaire. J’ai également lancé un tout nouveau set de bagages étanches (sac à dos + chest pack). Les idées ne manquent pas, se sont surtout les moyens. Je suis d’ailleurs à la recherche d’investisseurs passionnés !

Nicolas : On trouve un peu de tout pour s’équiper notamment une gamme complète de waders. Le marché offre un grand nombre de possibilités aux pêcheurs. Alors pourquoi choisir un waders Field and Fish plus qu’un autre ? Un petit mot pour convaincre mes lecteurs ? Merci.

Fred : C’est difficile d’être juge et partie et ce sont mes clients qui parlent le mieux de mes produits. Mon objectif étant de vous offrir des produits qui durent ( certains ont mes waders depuis plus de 5 ans ) avec un niveau de prix incomparable, un service client irréprochable et le partage autour de notre passion commune. J’invite tout ceux qui le veulent à visiter mon show room j’ai toujours deux ou trois protos à montrer pour échanger !

Nicolas : Malgré cette situation inédite, je te souhaite que du bon pour les mois à venir. Que nos marques françaises passent cette crise. À bientôt.

Site internet => Field & Fish

Page Facebook => Page Field & Fish

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