Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

Accès au Fly Shop Signez le livre d'or Suivez-moi sur facebook Le Fly Shop sur facebook

dimanche 16 février 2020

Livre : Au milieu coulait une rivière.

Ce billet pour vous informer du tout nouveau livre de Vincent Lalu : Au milieu coulait une rivière.

Vincent a eu la gentillesse de me l'offrir et bien que la période m'impose un temps certain voir un certain temps de présence à l'étau, j'en ai débuté la lecture. C'est tout d'abord un très beau livre de 192 pages dont les propos sont illustrés par les très belles photographies de Sébastien Lamy dans un style black and white que j'adore.

Dans ses reportages, ses enquêtes, et ses éditoriaux, Vincent Lalu a tenu 25 années durant une chronique sans concessions de la lente dégradation des rivières et milieux aquatiques de France. La plupart des petits et grands épisodes de cette descente aux enfers ont trouvé place dans ce livre. Dont le propos est de montrer que les avertissements n’ont pas manqué, qui auraient du inspirer les politiques publiques. Sans résultat. 

À noter l'excellente préface de Jean-Christian Michel.

Pour vous procurez ce livre => Au milieu coulait une rivière.

vendredi 14 février 2020

L'éducation, base de toutes choses.

Je voulais aujourd'hui mettre en lumière le travail de nos voisins du département de l'Ain. Je suis tombé sur un article de journal qui m'a donné envie d'en savoir plus. Parce que de mon point de vue, l'éducation des enfants aux milieux aquatiques doit être une des grandes priorités des pôles techniques de nos fédérations via leurs professionnels avertis. Je vous laisse tout d'abord découvrir l'article de presse.

Aller dans les écoles, directement à la rencontre des jeunes élèves et des enseignants, voilà qui est extrêmement important. J'ai le souvenir un jour d'avoir emmené à la rivière ma plus jeune fille accompagnée d'une copine à elle. Nous avions passé notre temps à découvrir la micro-faune qui vit sous les cailloux de la rivière. Les gamines étaient émerveillées et pour la copine de Lilou, s'était une vraie découverte. Elle n'osait plus marcher dans l'eau après de peur d'écraser toutes ces bestioles... C'est donc une mission primordiale car les gamins ne savent pas et n'apprennent pas ce genre de chose dans leur cursus de la petite enfance. Même si cela reste ponctuel, même si sans doute quelques uns n'y prêteront pas attention, ce message doit être passé. Connaitre le fonctionnement d'une rivière, sa flore, sa faune, tout ce monde merveilleux que nos activités de tous les jours mettent à mal. Nos enfants doivent savoir. C'est notre mission. C'est ainsi que l'on aura des adultes plus avertis et je l'espère, plus responsables. Dans tous les cas, je suis pour que ce genre d'initiative soit une mission prioritaire dans nos fédérations.

Celle de l'Ain est grandement soutenue par son conseil départemental qui plus est. On est là sur une volonté commune qui est à souligner ! Certaines interventions sont effectuées dans le cadre de contrats de rivières. Les employés de la fédération font découvrir les milieux aquatiques aux élèves selon les thèmes suivants : fonctionnement naturel des cours d'eau, cycle de l'eau, poissons et invertébrés. La fédération du 01 a développé et acquis un joli ensemble d'outils pédagogiques en ce sens. Bravo messieurs !

On est au-delà de ce que peuvent apporter les écoles de pêche des AAPPMA par exemple. Celles-ci sont très importantes également. Mais ce complément apporté par les professionnels de l'eau et des milieux aquatiques est essentiel.

Il y a bien longtemps, nous avions organisé avec notre AAPPMA ce genre de journées pédagogiques. Je me souviens que les enfants avaient été demandeurs, attentifs et même passionnés. Nous avions réussi à réunir le responsable du CSP (nom de l'époque) et le responsable du pôle technique de la fédération de pêche du Jura en la personne de Norbert Morillas.

Norbert avait même fait une mini-pêche électrique devant les enfants ébahis de la présence de toute cette faune dans la rivière dont ils ignoraient pour la plupart l'existence. Nous avions aussi parlé de l'importance des pêcheurs qui étaient au chevet des rivières et de leur rôle dans la protection de celles-ci. Un sujet qui revêt encore plus d'importance aujourd’hui où la pêche est attaquée de toute part à l'image de la chasse par des citadins hors sols. J'ai un magnifique souvenir de ces deux journées en compagnie des enfants et de leur envie d'en savoir toujours plus. Nous avions tenté de réitérer cette initiative les années suivantes mais les volontés communes n'étaient plus les mêmes, bien dommage.

Par le biais de cet article, je souhaitais remercier toutes les personnes qui vont à la rencontre des plus jeunes pour leur faire connaitre "notre monde". Chaque petite action a son importance, l'éducation des plus jeunes reste la base de toutes choses. Bravo et merci à toutes et à tous

dimanche 9 février 2020

Focus sur la Zéphrus FWS en 8 pieds 6 soie de 5.

J'ai toujours quelques craintes quant au fait de faire un retour matériel sur mon blog. Mais une fois de plus, je l'ai dit et je le répète encore aujourd'hui, je mets en avant uniquement des produits que j'utilise et qui me donnent satisfaction. D'un autre côté, vu le nombre de mails et de messages que je reçois par semaine et ce uniquement sur des questions matériel justement, il me semble que vous êtes demandeurs. Bref, je me lance.

Après trois saisons pleines d'utilisation que je qualifierais d'intensives, je souhaitais faire un retour d'expérience sur la canne à mouche Zéphrus de chez HARDY. Je vais donc tenter de vous traduire par les mots ce qui me plait chez elle. C'est pour moi, et ce depuis le début de notre collaboration avec la marque anglaise, mon vrai coup de cœur de la gamme rivière.

La présentation, la classe anglaise.

Jusqu'à la saison 2016, je pêchais avec la célèbre et talentueuse GLX de chez Loomis. J'alternais entre ma 9 pieds et ma 8 pieds 6 (toutes les deux en soie de 5), cette dernière ayant de loin ma préférence. Sincèrement, ces deux modèles me donnaient entière satisfaction. Puis, pour la saison 2017, nous avons débuté une collaboration avec Hardy. Bien que je connaissais l’immense réputation de cette maison, je ne savais pas trop où nous allions vis à vis des cannes actuelles. Après avoir pris conseil auprès de nos interlocuteurs, nous avons choisi de tenter l'expérience avec les Zéphrus. Thibaut choisissant la 9 pieds et moi la 8 pieds 6 toujours en soie de 5. Cette longueur est la plus adaptée à mon besoin et c'est surtout celle qui m'offre un plaisir maximum.

Le plaisir, le mot est lâché. Vous ne trouverez pas ici un test du genre "Protocole Common Cents System". Non, pour définir ce qui me plait dans une canne, j'évalue cela en notion de plaisir et d'émotion, pas en chiffre. Les chiffres, je les laisse au boulot, j'en vois assez passer dans mon local de métrologie depuis le temps que j'y travaille. Si toutefois vous souhaitez quand même réaliser un graphique, alors optez pour un axe des abscisses "plaisir" couplé avec un axe des ordonnées nommé "émotion", on pourra alors s'entendre. C'est uniquement ces sentiments qu'une canne doit vous apporter. En tous les cas c'est le plus important pour moi. J'assume d'ailleurs totalement ce côté "je m'en fouttiste" sur les caractéristiques d'une canne à mouche, que cela soit son poids, la définition de son action, la distance entre ses anneaux, leur composition, etc...Rien à faire, sincèrement. Je comprends par contre que d'autres se basent là-dessus pour faire leur choix. Il faut de tout pour faire un monde n'est-ce pas.

J'ai donc depuis 3 ans appris à connaitre parfaitement et à aimer la Zéphrus au point d'avoir du mal à prendre une autre canne. Bien entendu, dès la prise en mains, les sensations ont été très bonnes. Mais il m'en faut plus, il me faut du vécu pour être convaincu et donc créer un climat de confiance indéfectible sur la durée. La canne fait partie de cet ensemble qui nous lie au poisson. Beaucoup sont de bonnes lanceuses, peu savent créer ce lien.

Ce vécu, celui qu'il faut pour avoir du recul sur une canne, je pense l'avoir maintenant et c'est pourquoi il m'est très facile de vous parler de cette petite merveille. Le terrain, le temps de pêche, les succès comme les échecs, voilà un vrai test comme je le conçois.

Elle m'accompagne depuis 3 ans.

Avec cette canne, j'ai une sensibilité accrue, c'est indéniable. C'est un paramètre important. J'ai toujours l'impression de maitriser les choses en les ressentant de la meilleure des manières. Cette 8 pieds 6 se rapproche vraiment de ce que je ressentais avec la GLX. Elle est néanmoins un poil moins directive, c'est pourquoi j'ai ce doux sentiment de mieux la dominer. J'aime commander à la pêche et non l'inverse. Mon geste pour propulser la soie est plus fluide également, c'est le prolongement parfait de mon bras pour réaliser les posers délicats sur les grands lisses de ma rivière. Sa délicatesse m'est très précieuse pour me faire plus discret auprès des zébrées les plus farouches. Il n'est pas simple de décrire ses sentiments. Déjà avec une femme, c'est compliqué, mais alors avec une canne...

La Zéphrus conserve cette douceur pour que chaque aller et retour de la soie dans les airs soit ressenti au maximum par le pêcheur. J'ai essayé de mettre une soie de 4, mais c'est une vraie 5. Malgré sa finesse, elle est capable de lancer avec précision à bonne distance. Chose finalement que l'on fait rarement en nymphe à vue. On pêche le plus souvent entre 5 et 12 mètres. C'est dans cet intervalle de longueur que la Zéphrus est juste incroyable de précision et de délicatesse. À noter qu'elle est aussi capable de sortir un long bas de ligne en fouettant énergiquement et rapidement à la vue "surprise" d'un poisson. Elle se met en action très rapidement.

Mais au-delà des bons points cités précédemment, je lui trouve ces deux plus grandes qualités sur les deux instants fatidiques de notre mode de pêche, le ferrage et la gestion du combat. Elle est juste parfaite à mes yeux. Je suis persuadé qu'une canne a toute sa part de responsabilité dans le pourcentage de réussite au ferrage et dans la finalité des combats. Ces deux aspects ont toujours eu ma priorité dans le choix définitif d'une canne à mouche. Cela reste très subjectif au final, car il faut que je trouve une canne qui colle à ma façon de ferrer, aux bas de ligne que j'utilise, etc...(cela ne collera pas forcément avec votre propre façon de faire...On me dit souvent que je ferre très fort par exemple). C'est tout cet ensemble, liés les uns aux autres qui va faire que vous allez tendre vers les 100% de réussite une fois que le poisson a engamé l'imitation. J'en suis intimement persuadé. J'ai parfois utilisé des cannes avec lesquelles j'avais un taux de décrochés beaucoup trop grand. Des casses lors des combats plus fréquentes. Le pêcheur était pourtant le même.

Une bonne lanceuse n'a pas forcément les qualités requises pour le combat.

La Zéphrus possède cette sensibilité qui fait que je suis extrêmement à l'aise au moment du ferrage. Elle va accompagner mon geste à la fois dans la justesse et le plaisir que je souhaite prendre à ce moment précis. Sans être trop brusque pour bien ressentir l'instant, sans être trop fragile pour conserver de la maîtrise. Il faut une canne pleine de justesse pour connaitre ces émotions. Le combat qui s'en suit va demander à la canne de travailler pour faire en sorte de maîtriser le poisson sans excès tout en évacuant les décrochages qui sont des plus frustrants. Sur la photo du haut, vous pouvez voir à quel point cette canne travaille en ce sens. Décrocher trop souvent ses poissons peut-être du à un ferrage un poil trop tardif mais aussi, à une canne un poil trop directive. C'est du moins ce que me fait dire mon vécu. La Zéphrus est capable de sortir des truites de 25 à 85 centimètres sans perdre son caractère, sans vous couper de ces sensations qui me donnent le plaisir que je recherche tant. C'est essentiel.

Quand je dis 85cm, je ne vous raconte pas de bêtise.

Je suis vraiment tombé amoureux de cette canne, d'autant plus pour l'avoir trouvé dans ma longueur de prédilection. Si je devais émettre un souhait pour encore l'améliorer et ce toujours à mes yeux, c'est d'avoir un blank non verni, plus mate. Je souhaiterais aussi que la partie visserie du porte-moulinet soit noire. Il fallait bien lui trouver un ou deux petits défauts à cette petite bombe. À souligner la très bonne présentation de l'objet dans son étui ainsi que la superbe qualité de sa poignée en liège. Là, on peut dire que ça m'a changé des GLX !

Tout cela reste valable encore une fois vis à vis de mon gout personnel. Une canne est certainement l'objet de l'arsenal du pêcheur qu'on peut le moins conseiller tant il est personnel, tant il doit coller à ses propres sensations pour justement créer ce lien parfait entre le bras du pêcheur et le poisson qui tente de lui échapper.

Pour conclure, et sans faire un plaidoyer pour cette canne, je peux juste vous dire que la Zéphrus est parfaitement adaptée à mes besoins en conservant à l'esprit que ma priorité est le plaisir qu'elle me donne. Je ne suis pas en mesure d'affirmer qu'elle vous conviendra. Nous sommes tous différents.

Souvenir de 2019 sur la Loue.

 

vendredi 7 février 2020

Une décennie de truites.

À l'image des deux derniers articles sur le sujet, je vais revenir aujourd'hui sur la décennie passée côté poissons cette fois-ci. Je dois déjà vous dire que cela m'a remémoré bon nombre de grands et beaux souvenirs lorsque j'ai parcouru mes photos pour n'en choisir qu'une seule par année. Chose que je n'ai pas pu faire pour 2012 d'ailleurs.

J'ai pu également me rendre compte que j'avais évolué dans la prise photo avec le temps. Et si je le savais déjà, revoir toutes ces photos m'a convaincu qu'il fallait se battre corps et âme pour nos rivières ! Elles nous donnent tant de bonheur et d'émotion à travers ces poissons fantastiques !

C'est parti pour 10 ans de truites...

  • 2010

Je me souviens de ce poisson comme si c'était hier. Le lieu précis, l'approche et la joie qu'il m'a donné. C'est surtout son caractère extrêmement sauvage qui m'a laissé un souvenir impérissable.

  • 2011

La photo n'est pas très belle. La truite posée sur le sable...pas terrible. J'ai évolué, heureusement. Ce poisson était un véritable bœuf en terme de puissance. Je l'avais capturé au petit jour. Je me souviens d'un combat où je ne voyais pas la fin. Incroyable poisson.

  • 2012

Compliqué car cette année là, j'ai pris deux "symboles" à mes yeux. Ce premier poisson qui est plus grand que le second (comme quoi les photos sont trompeuses) a été pris dans ce merveilleux et splendide parcours de la Papeterie. Un lieu où les truites étaient protégées jusqu'à ce 14 mars prochain. Toujours pas digéré cette décision.

2012 c'est aussi la capture de ma plus grande truite en sèche. Elle a d'ailleurs fait la couverture de mon livre. Un poisson pris en compagnie de mon ami Gaël. Cerise sur le gâteau, j'ai pris ce poisson à vue. Elle est venue gober ma SL-mai devant mes yeux ébahis. Immense souvenir !

  • 2013

Une saison de fou dans mes souvenirs. Ce poisson n'était pas zébré, presque sans point et d'un jaune vif dans l'eau ! Je le voyais arriver de très loin. Sa capture m'a rempli de joie car il m'a fallu quelques sorties pour concrétiser l'affaire.

  • 2014

Alors elle, j'en ai encore mal au bras ! Ce gabarit de poisson, en pleine possession de ses moyens, est un véritable tracteur. J'ai pris ce poisson en sortie de radier. J'ai quelques zones d'ombres dans ma mémoire sur la nymphe utilisée par exemple, mais pour le reste, c'est encore bien présent. Sacrée truite !

  • 2015

L'année de ma plus grande et grosse truite sur ma rivière de toujours (celles prises ailleurs comptent pour du beurre au final ;-) ) . Chaque détail est présent, quelque part dans ma mémoire, chaque geste, chaque réaction du poisson, chaque émotion...Je n'ai jamais recherché spécifiquement les gros poissons, je n'ai pas le tempérament pour cela, mais malgré tout, quel pied de tomber sur cette truite par hasard !

  • 2016

Une truite vue alors que je ne pouvais la pêcher où j'étais. Je suis retourné au même endroit le lendemain en changeant mon approche. Le poisson était toujours là. Grande truite...Fine...Mais superbe poisson sauvage !

  • 2017

Première année avec la Hardy. Laisser la GLX au placard n'a pas été simple ! Mais il faut croire que le bonhomme est plus important que le matériel ;-) . Grand souvenir avec cette truite que j'ai prise en déroulant un paquet de soie. Le ferrage à grande distance reste le summum de la nymphe à vue pour moi.

  • 2018

Une autre très belle truite prise en fin de saison après un été difficile. D'où le fait qui lui manque quelques grammes au compteur. Malgré ça, elle m'aura fait un combat dantesque. Très belle truite.

  • 2019

La seule à la robe non jurassienne de cette décennie. Mais je ne pouvais pas passer à côté. Quelle truite ! J'en tremble encore !

mercredi 5 février 2020

Le voyage à travers le Rise.

Pour rappel, le RISE-Festival va cette année faire 2 arrêts dans la région. Comme depuis 2 ans, Dijon accueillera une nouvelle séance de projection le Jeudi 12 Mars à 20 heures au cinéma l'Eldorado. La nouveauté 2020 est l'étape de Chalon-sur-Saône qui aura également le plaisir d'avoir une projection le Mercredi 4 Mars à 20 heures au cinéma Axel.

Selon vos disponibilités et votre localisation, impossible de manquer l'évènement ! Cliquez sur le lien suivant pour réserver => Places cinéma Rise 2020

Aujourd'hui, je vous fait découvrir deux nouvelles bandes-annonce. Le Rise est aussi synonyme de voyage. Un tour sur la mythique Gaula avec Fabrice Bergues dont vous pouvez retrouver l'interview sur mon blog. Il y aura aussi comme chaque année un petit air iodé pour notre plus grand plaisir !

GAULA -teaser- from FOCUSONTHEFLY MEDIA on Vimeo.

Trailer Boat Pass from Radikal Pictures on Vimeo.

- page 1 de 298