Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière,la Hte rivière d'Ain.
Le site Internet du magasin la détente à Champagnole

Accédez à la boutique Achetez votre carte de pêche du Jura Rejoignez-moi sur facebook

vendredi 29 mai 2015

Adhérez à ANPER TOS

Suite à la dernière A.G d'Anper TOS fin février, début mars, le bulletin d'adhésion a été remis jour en particulier au niveau des tarifs. Je vous invite à adhérer à cette association nationale qui se bat pour sauver les espaces de vie des salmonidés tels que la truite, le saumon et l'ombre. Elle se bat pour les rivières et contre toutes les agressions qu’elles subissent.

Vous pouvez bien sûr adhérer en tant que personne, mais si vous êtes actif au sein d'un club ou d'une AAPPMA, parlez-en à votre bureau, votre président pour adhérer en tant que personne morale. Pour information, je vais faire partir un courrier pour ma réadhésion, mais aussi celle de mon club et de mon AAPPMA. Il est très important qu'une telle association soit soutenue.

Anper TOS a des compétences juridiques et législatives exceptionnelles. C'est une association qui a remporté de nombreux combats à la barre d'un tribunal. Je sais par exemple que près de chez nous, la biennoise travaille avec pour faire avancer des dossiers. N'hésitez pas, adhérez ! Merci.

Pour télécharger le bulletiin d'adhésion, cliquez là => Bulletin d'adhésion.

ATOS.jpg

 

 

 

 

 

jeudi 28 mai 2015

A tous les amoureux des morilles

Voilà une image que je voulais partager avec vous. Denis, le parrain de mon fils a rendu service à un copain du village il y a quelques jours. Le but était simplement de couper un arbre dans sa propriété. Denis a décidé d'en faire une jolie décoration d'extérieure. Je vous laisse juger par vous-même.

Original et très bien réalisé.

IMGP7183.JPG

En plus d'être un copain fidèle, il faut dire qu'il sait tout faire ce Denis. Quand on a un ami comme lui, on a pas besoin d'en avoir plus. Si cela vous intéresse, j'ai écrit il y a quelques mois pour le journal du village un article le concernant dont beaucoup ont cru que c'était pour la rubrique nécrologie... ;-) 

mardi 26 mai 2015

Fiche de montage : la Blanche par Anthony.

C'est souvent dans la simplicité que l'on trouve l'efficacité. Cette petite nymphe sur hameçon de 14 proposée par Anrthony confirme cela. Imitation qui peut s'avérer très utile lorsque l'on pêche à vue car elle se voit très bien. Peut-être utilisée pour la nymphe au fil également. Il vous reste à suivre les indications d'Anthony. Bon montage à tous.

  • Sur un hameçon courbe n°14, enfiler une bille tungstène blanche diamètre 2,5mm et bloquer grâce au fil de montage (blanc en 8/0) une bande d’Uniflex d’environ 5cm à l'arrière.

bl1.JPG

  • Former le corps avec un dubbing blanc et aérer le avec un morceau de velcro ou une brosse.

bl2.JPG

  • Cercler le corps avec la bande d’Uniflex.

bl3.JPG

  • Former un thorax avec un dubbing flashy blanc et le rabattre vers l’arrière entre chaque tour.

bl4.JPG

  • Terminer la mouche par quelques tours de fil de montage enduit de glue juste derrière la bille.

bl6.JPG

 

lundi 25 mai 2015

Nymphe à vue, joie et déception !

Superbe vidéo de l'ami François que voilà. Des images magnifiques avec à la clé un combat dantesque...Dans ce petit film très bien réalisé, on retrouve Marc qui avec son copain Ludo, vont bientôt débarquer me voir. Les zébrées vous attendent les copains ;-)

"Perdre et gagner" from François Goursaud on Vimeo.

jeudi 21 mai 2015

Ca fait chaud au cœur.

Suite à la mise en ligne de ma dernière histoire, j'ai reçu un grand nombre de messages. Certains m'ont énormément touché. Ce n'est parfois pas grand chose, mais ça fait très plaisir. Alors, c'est à mon tour de vous remercier. Ce blog a parfois des mauvais côtés, mais ils sont effacés par les très bons comme ceux que je viens de vivre. Merci à tous.

 

n_b.jpg

mercredi 20 mai 2015

Petit pêcheur deviendra grand.

Des images fraîches, belles, émouvantes qui respirent la pêche comme je l'imagine. Cette vidéo est le départ d'une série où l'on verra évoluer ce petit bonhomme. Une façon de filmer au top qui nous permet de passer un très bon moment à des années lumières de certaines vidéos "fish porn" qui envahissent la toile de nos jours. Si vous souhaitez ne pas manquer la suite, abonnez-vous à la chaine viméo.

Little Fisherman "chapter 1" from Caddis Productions on Vimeo.

vendredi 15 mai 2015

Quand le rêve devient réalité.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais de mon côté, depuis que la passion de la pêche est ancrée en moi, je fais souvent le même rêve. Il m’aide à m’endormir, il m’aide à m’évader, il m’aide à passer de meilleures nuits, il m’aide à croire que c’est possible…Régulièrement, je rêve d’une truite pas comme les autres, d’un poisson fou, d’une chose peu commune, d’un combat dantesque et indécis, d’une immense joie, d’un rêve qui deviendrait peut-être un jour réalité. Je le fais depuis 29 ans au moins une fois par semaine.

J’ai déjà eu la chance de capturer des gros poissons, mais jamais là où mon rêve se déroule. Oui, parce qu’avec mon esprit un peu tordu, les truites que j’ai prise ailleurs que sur ma rivière m’ont donné du plaisir, certes, mais elles sont à des années-lumière de cette joie que je devine dans mon rêve. Cependant, cela ne m’a jamais obsédé. C’est un doux rêve qui n’a pas eu le pouvoir de modifier ma façon de concevoir la pêche bien que j’ai essayé de me convaincre du contraire à un moment donné. Je suis vite revenu en arrière. Je me suis toujours dit que si un jour je devais avoir la chance de capturer un gros poisson sur la haute rivière d’Ain, cela se ferait au hasard de la rencontre, en pêchant les truites les unes après les autres sans me triturer l’esprit plus qu’il ne faut.

Mais venons-en à notre histoire du jour. Une nouvelle journée a débuté sans que je fasse mon rêve la nuit précédente d’ailleurs. Ma chérie ne travaillait pas, mais elle voulait roupiller un peu en profitant de sa matinée. Du coup, je ne pouvais pas décoller avant 8h30 car il fallait emmener Lilou, ma plus jeune fille, à l’école. Un nouveau matin « routine » avec une bonne heure passée à l’étau. Et puis, vers 7h45, Laeti me dit que finalement elle va se lever et emmener la gosse, pffffff, compliqué les femmes ! Bref, ni une ni deux, je prends mes affaires direction la rivière en me disant que j’aurais pu y être depuis un bail. Dès mon arrivée, je regarde une trouée sur une berge haute. Je vais piquer une truite assez rapidement puis la casser durant le combat. Un peu trop encombré le coin à vrai dire. La matinée se passe tranquillement ensuite. Je suis resté assez longtemps au même endroit pour observer une belle truite qui se nourrissait sous un bouquet de saules. Je savais que je ne pouvais pas la pêcher, mais c’était tellement beau. Regarder un poisson se nourrir alors qu’il est en pleine confiance, c’est vraiment un spectacle magnifique. Je suis resté pas loin d’une demi-heure en faisant mon voyeur alors que mon temps était compté. Je devais aller au boulot et partir en fin de matinée. Mais bon, la prise de bon temps reste prioritaire sur la prise de poisson chez moi. Après avoir baguenaudé à droite et à gauche, j’ai voulu terminer ma partie de pêche par un joli coup de ligne si possible en fouettant. Il fallait pour ça trouver un poisson dans un endroit dégagé sur une gravière. J’ai donc décidé de rentrer dans l’eau en me positionnant presque au milieu de la rivière. Je me suis mis à remonter très très lentement en regardant un peu partout devant moi. Assez vite, j’ai aperçu un poisson plein amont. Lancer, poser, prise de nymphe et pendu ! Heureux le pêcheur. Remise à l’eau de ce poisson de 40 cm environ et j’ai continué à progresser. Il me restait un peu de temps avant de partir. Toujours la galère de pêcher en regardant sa montre, mais je me dis finalement que c’est toujours mieux que de ne pas pêcher du tout.

Tout en remontant doucement le courant, un bruit a fini par m’interpeller sur la rive droite. Ce bruit que les pêcheurs de la basse rivière d’Ain connaissent très bien. Vous savez, ce petit « Klop » que les zébrées fond en se gavant de gammares le nez collé contre la berge. Effectivement, en me laissant guider par le son, je suis tombé sur la preuve visuelle d’une présence. Des petites ondulations sortaient de la berge, un nez perçait la surface de l’eau. Bon, ce n’est pas le fameux coup de ligne que je voulais faire, mais avant de partir au boulot, je m’en contenterai. Il s’agit de prendre sérieusement ses précautions dans l’approche, qui plus est lorsque l’on est dans l’eau. Le poisson était posté dans une hauteur d’eau égale à la sienne, soit pas grand-chose. Méfiance !

Je me suis approché pour tenter une arbalète, car rien d’autre à faire, bien trop encombré une fois de plus. Arrivé assez près, j’ai vu ma truite, pas un monstre, un peu en dessous des 40 centimètres à mon avis. Elle se gavait comme jamais. Les gammares n’avaient pas la belle vie. Pour bien vous situer, je suis entre 3 et 4 mètres de la berge. Je l’ai observé un peu avant de la tenter parce que je ne me lasse jamais d’un tel spectacle. Et puis un truc m’a attiré le regard, là, au fond. La berge en fait se creuse très vite pour former une petite cuvette avec une hauteur d’eau d’environ 1.20-1.30 m je pense. J’avais moi-même de l’eau jusqu’à la ceinture environ. Il y avait posé sur les galets un poisson. Je distinguais au moins une zébrure. Je ne voyais ni la queue, ni la tête, juste un petit bout du corps. La zone d’ombre, le mauvais reflet, mon positionnement, bref, tout cela m’empêchait d’en voir plus. Du coup, ce poisson ne m’a pas attiré sur l’instant. Pour moi, c’est une truite de 45-50 à moitié en dormant. Bref, pas intéressant au contraire de la 37-38 qui bouffait comme une morte de faim ! Je  privilégie toujours le poisson actif sans distinction de taille, par habitude et par plaisir. J’attaque donc la truite collée à la bordure dans point d’eau. Je suis certain d’être un peu lourd, mais trop feignant pour changer de nymphe. Du coup, c’est la sanction immédiate et sans appel, refus. Elle est retournée sous la berge mais avec un comportement un peu sous tension, nerveuse la truitasse. Tant pis, je décide de tenter l’autre au fond du coup parce que si j’essaie de nouveau la plus petite, je risque de la faire barrer et c’est mort pour les deux. Pas simple la truite au fond. Je ne voyais pas la tête. Pas grand-chose en fait. J’ai arbalèté deux fois en devinant que ma nymphe n’avait pas eu le temps de descendre assez. Je me suis décalé très légèrement pour me donner un autre angle ce qui m’a permis à la tentative suivante de pouvoir lancer mon gammare JFD hameçon de 16 un poil plus loin. Là, c’est bon, je suis sûr de moi, la nymphe aura le temps de couler. Comme je ne voyais pas la tête, j’ai suivi le fil en surface attentivement. Au moment où j’ai pensé être devant le poisson, j’ai fait une petite animation d’un mouvement bien vertical et presque fil tendu pour « sentir » puisque je ne voyais pas. J’ai animé sur à peine quelques centimètres et j’ai de suite senti une légère résistance. Je n’ai bien évidemment pas cherché à comprendre. Gros ferrage et bridage en règle pour monter cette 45 en surface dans la foulée. Alors, c’est bien monté en surface comme prévu, mais par contre, c’était un poil plus gros que 45. Forcément, quand on voit enfin la queue et la tête, ça fait des morceaux en plus !!

-Mon Dieu, mais qu’est-ce que je tiens là !

Ce premier patassage en surface fut ultra violent. Le poisson s’est mis à tourner dans tous les sens en tapant son énorme caudale à la surface et en brassant de l’eau, je n’avais jamais vu ça avant. C’était tellement violent, parce que c’est vraiment le terme approprié, que je n’ai même pas tenté la mise à l’épuisette de suite (ce qui avec le recul aurait pu se faire, mais avec une ouverture d’épuisette bien supérieure). Franchement, malgré le fait d’être très proche, je ne l’ai pas senti, certainement aussi parce que j’ai été très surpris de voir un tel poisson pendu à mon bas de ligne. Je me suis trompé un chouilla, vraiment rien ! J’ai profité de cet instant où la truite était vulnérable pour me positionner entre elle et la berge. J’ai vite compris qu’il fallait l’emmener au milieu du lit de la rivière et éviter tous les obstacles du bord. Ma manœuvre a eu l’effet escompté. Le poisson a vite repris le fond de l’eau pour un premier rush d’une puissance phénoménale. En deux coups de caudale, elle était déjà berge opposée. En plus, je venais à peine de changer de matériel. J’ai repris la GLX en soie de 5 avec un nouveau moulinet, le Dry Fly. Du coup, en particulier avec le moulin, je n’étais pas serein dû au manque d’expérience avec celui-ci. Je suis arrivé malgré tout à maitriser la situation. Le combat s’est déroulé en fait avec une intensité de tous les instants. J'étais en 14 centièmes en pointe, un fil d’une finesse ridicule pour un tel poisson, mais plus le choix, il a fallu faire avec. Heureusement, je connais parfaitement mon fil pour pêcher avec le même depuis des années. Je suis toujours à la limite de la casse en bridant au maximum sans laisser un seul instant à la truite de croire qu’elle peut me fausser compagnie. La truite revient sur le milieu de la rivière, on a déjà descendu 50-70 mètres de rivière. Là, il doit se passer une à deux minutes où je ne fais pas grand-chose si ce n’est maintenir une pression maximum sur le poisson. Elle force en luttant aussi contre le courant au lieu de s’en aider en dévalant. Il ne se passe pas grand-chose une fois de plus, mais je suis conscient qu’elle perd beaucoup d’énergie lors de cet épisode. Ce n’est pas la seule, mon bras commençait à se crisper. A force de brider comme un sourd, je l’ai amené de nouveau en surface en tentant une première mise à l’épuisette. Le courant était encore assez fort, j’avais de l’eau sous le gilet, la truite allait à gauche, à droite, bref, je n’y arrivais pas. Elle est revenue encore un fois en surface, deuxième essai, deuxième échec. Mais là, elle est passée pas loin en touchant le bois de l’épuisette. Mon bras me brulait, l’avant-bras pour être plus précis. C’était terrible ce qui m’arrivait, cela ne me l’a jamais fait auparavant. Troisième tentative, la truite était fatiguée, mais je n’arrivais pas à l’amener à l’épuisette, je n’arrivais tout simplement plus à tirer sur la canne, mon bras était tétanisé. Le stress de la perdre, l’évènement, la tension du moment, je ne sais pas, j’ai perdu durant quelques secondes toute ma lucidité. J’ai commencé à paniquer parce que je savais que je perdais le fil du combat, que je ne maitrisais plus tout à fait mon sujet. 

La truite l’a senti elle aussi. Il y avait moins de tension dans le fil, elle en a profité pour reprendre confiance et me refaire un rush de folie en direction de la rive gauche en cherchant l’aval cette fois pour s’aider du courant. Je l’ai freiné deux fois sans pouvoir malgré tout la contrer complétement. Elle a fini par atteindre la berge. Je n’ai pas eu la lucidité de l’empêcher de le faire et j’ai senti que j’allais le payer sèchement. Elle est passée sous un premier saule, un deuxième puis elle est arrivée dans un tas de grosses branches mortes qui trempaient dans peu d’eau. Je n’ai pas pu la stopper, c’était terrible ce qui se passait à cet instant précis ! La voilà qui est arrivée à passer la première branche !

-Noooooooooooooon !!! Je me mets à crier ! Noooon, pas ça !

Je ne suis plus en mesure de faire quoi que ce soit, c’était trop tard. Après avoir été acteur, je suis devenu un spectateur angoissé. Elle a passé toutes les branches, je voyais mon bas de ligne glisser au milieu de tout ça, impuissant. Le bas de ligne glisse jusqu’à stopper. C’est mort, je ne sens plus le poisson. La truite se mets à donner deux coups de tête, le fil ne casse pas. Merci à l’élasticité du bas de ligne. Après le deuxième coup de tête, elle bascule miraculeusement sur le côté…Au bout du rouleau. C’était ma chance, j’ai lancé ma canne dans l’eau puisqu’elle ne me servait plus à rien. Manche de l’épuisette main droite et cercle de celle-ci main gauche, j’ai alors foncé dans le tas de bois sans chercher à comprendre. Je suis allé droit dedans en cassant un peu tout sur mon passage pour ramasser un peu comme je pouvais ce poisson enfin dans la filoche avec un soulagement immense. Quel scénario !

-Elle est vraiment énorme !

Pliée en deux dans l’épuisette, sa grosse tête me marque tout de suite l’esprit. C’est réellement à cet instant que j’ai réalisé que j’avais mon rêve entre les mains. Ce fut une émotion tellement forte qu’elle est difficilement descriptible. J’avais déjà tellement vécu virtuellement ce moment. Et puis cette fantastique incompréhension, je croyais quand même attaquer une truite de 45-50. Incroyable, improbable, impensable, la pêche quoi ! C’est ce qu’il y a de fantastique dans notre passion, rien n’est écrit et tout est possible. J’ai repris peu à peu mes esprits. J’ai récupéré ma canne dans l’eau, le passage que j’avais fait dans les branches mortes ayant libéré mon bas de ligne en le cassant.

La truite était exténuée. Malgré un combat assez court (pas plus de 5 à 6 minutes à mon avis), l’intensité de celui-ci et les forces qu’elle a mise dedans l’ont bien secoué. Je ferais une photo en la sortant de l’eau vite fait (2-3 secondes max) pour ensuite la laisser dans son élément sans la toucher. Sans vous mentir, elle est restée à côté de moi sans bouger 7 à 8 minutes. Elle reprenait ses esprits tranquillement. Cela m’a laissé tout le temps de l’admirer et de savourer mon plaisir. Cette scène, je ne l’avais pas rêvé, c’est le bonus qui va bien. Quel honneur d’être à côté d’un tel poisson, de pouvoir la regarder d’aussi près, de lui parler. Je ne suis pas une référence dans les gros poissons et j’ai n’ai pas beaucoup de vécu dans ce domaine, mais quelle belle truite. Une caudale et une adipeuse aux mensurations impressionnantes. Une grosse tête aux mâchoires surpuissantes avec une belle bosse à la nuque. Un poisson lourd, bien formé, musclé, beau. Ce qui venait de se produire s’était passé comme dans mon rêve, vraiment exactement pareil, si ce n’est que dans mes pensées nocturnes, je ferrais plutôt le poisson sur une dérive de folie à distance. Mais franchement, je vais me contenter de ce coup de ligne pour ce poisson fabuleux.

Bien sûr, pas de mètre et encore moins de peson. J’avoue que je n’accorde que très peu d’importance à tous ces chiffres, mais je savais pertinemment que c’était la première question que l’on allait me poser.

-Alors, elle fait combien cette truite ?

J’ai donc pensé à prendre un repère sur ma canne en m’appliquant du mieux possible. Je suis en mesure de vous dire que mon rêve devenu réalité mesure en fait entre 70 et 71 centimètres. Pour le poids, je n’en ai strictement aucune idée. Les spécialistes spéculeront là-dessus.

Ce qui m’importe, c’est le fabuleux souvenir qu’elle va me laisser à vie, c’est les intenses émotions qu’elle m’a donné, c’est les quelques larmes qui ont coulé sur mon visage lorsque j’ai réalisé, c’est les pensées que j’ai eu pour mon papa, mon grand-père, André et mon fils (le seul regret dans cette histoire, qu’il n’était pas avec moi pour partager ce moment fabuleux). C’est, au-delà des mensurations si importantes aux yeux de certains pêcheurs, tout cet ensemble, ce rêve inaccessible quelques heures plus tôt devenu enfin réalité après 29 ans à parcourir assidument les berges de la haute rivière d’Ain. Prendre un tel poisson sur la rivière que l’on aime tant, c’est vraiment unique. Cela a une valeur à mes yeux incommensurable. Je connais très bien ces truites de la haute rivière d’Ain pour en avoir pris une ou deux durant toutes ces années, je sais à quel point voir un tel poisson est une chose rare. Je suis tellement heureux…Que sa vie soit encore longue. Merci pour le plaisir que tu m’as donné belle zébrée.

Beaucoup de pêcheurs ont un rêve qui est de prendre un gros poisson, le mien était de le prendre uniquement sur la haute rivière d’Ain et pas ailleurs. Je suis aujourd'hui un pêcheur comblé.

Je ne sais pas encore à quoi va ressembler mon prochain rêve, mais j’imagine bien le même genre de poisson, sur la même rivière, mais cette fois-ci avec mon fils Thibaut tenant la canne et moi à ses côtés tremblant comme une feuille jusqu’à la mise à l’épuisette. Oui, mon prochain rêve devrait ressembler à cela.

Un poisson fantastique

RIMG0501.JPG

Le moulinet devient ridiculement petit à côté de l'adipeuse.

RIMG0512.JPG

Reprise des esprits après un combat dantesque et indécis.

RIMG0514.JPG

mercredi 13 mai 2015

Des truites par dizaines !

Deux crues biennales et une quinquenale en ce début d'année. C'est des évènements très rares pour une rivière comme la haute rivière d'Ain, surtout si rapprochés la même année. Il y a des craintes légitimes suite à ces crues exceptionnelles. On pense bien évidemment au devenir des alevins. Les truites ont dans la grande majorité frayé très tôt cette année, vers la mi-novembre. On est donc en droit de penser que les alevins sont sortis de leurs nids de graviers avant ces coups d'eau. 

RIMG0474.JPG

Il faut dire que le paysage a bien changé à certains endroits le long de l'Ain, en particulier sur la dernière crue qui fût la plus conséquente ici. Un très grand nombre d'arbres déracinés et emportés, le fond de la rivière creusé ou comblé. J'ai toujours pour habitude de penser que la nature est bien faite et une fois de plus, cela est vérifié. On a passé notre samedi après-midi avec Thibaut à observer les endroits peu profonds redevenus enfin clairs.

On a eu la très bonne surprise de voir un grand nombre d'alevins de truite. Alors, à notre niveau, il est impossible de savoir si, sans ces crues, on en aurait vu encore plus. Mais quoi qu'il en soit, ils sont bien là, bien présent le long des berges et ça fait drôlement plaisir. Du coup, on n'a pas pêché samedi. On a regardé tout ce petit monde tranquillement. De plus, les fonds sont remplis de larves de toutes sortes, les mouvements de substrats ont certes modifié le relief du fond de la rivière, mais ces petits êtres n'ont pas l'air d'en avoir subit les conséquences. 

RIMG0489.JPG

Comme quoi, on lit souvent que les crues font du mal, que les frais seront détruits, etc...Encore une fois, impossible de quantifier les dégâts, mais je sais ce que l'on a vu et la relève est bien présente.

RIMG0483.JPG

lundi 11 mai 2015

Fiche de montage : l'insubmersible par Anthony.

Nouvelle fiche réalisée par Anthony...s7.JPG

Lire la suite »

vendredi 8 mai 2015

Huit années de partage

Merci pour tous vos retours positifs...

Lire la suite »

lundi 4 mai 2015

Zoom sur une AAPPMA : La Nive.

riviere2.jpgParole à l'AAPPMA de la Nive...

Lire la suite »

vendredi 1 mai 2015

Fiche de montage : PT orange par Anthony.

A vos étaux ! Bon montage. pt6.JPG

Lire la suite »

mercredi 29 avril 2015

Quand la chance nous sourit.

Quelques petites histoires de pêche...RIMG0459.JPG

Lire la suite »

vendredi 24 avril 2015

Pas l'ombre d'un doute.

Il y a des choses à éviter...

Lire la suite »

mercredi 22 avril 2015

Mieux connaître l'apron du Rhône.

Si vous n'avez pas encore vu ce documentaire de 26 minutes, installez-vous et prenez le temps de le regarder. On en apprend plus sur ce petit poisson mystérieux qu'est l'apron du Rhône.

Documentaire Apron from Cen Rhône-Alpes on Vimeo.

samedi 18 avril 2015

L'histoire d'une truite (25)

Les belles truites bougent un peu...RIMG0368.JPG

Lire la suite »

jeudi 16 avril 2015

Enfin des zèbrures après la disette.

On dirait que ça commence par trop mal ;-) RIMG0342.JPG

Lire la suite »

mardi 14 avril 2015

La catégorie "Montage de mouches " va se réveiller !

Good new !!

Lire la suite »

vendredi 10 avril 2015

Un film sur la fédération de pêche du Jura

Ce film réalisé au cours de l'année 2014 vous permettra d'apprécier le travail réalisé au quotidien par la Fédération de Pêche du Jura et les 33 associations (AAPPMA) adhérentes. De la Bienne à la Loue en passant par la région des lacs, notre département est une destination de pêche majeure dans l'Hexagone. La fragilité des milieux karstiques qui sont l'identité de notre territoire est réelle et nécessite l'implication de tous les acteurs de l'eau afin de préserver ces joyaux.

Prenez du plaisir à regarder ce film, c'est, de mon point de vue, une très belle réussite.

La Fédération de Pêche du Jura au service des milieux aquatiques from Fédération de Pêche du Jura on Vimeo.

mercredi 8 avril 2015

Débat public - Center Parcs Poligny

Le débat public sur le projet du Center Parcs sur la commune de Poligny (39) se tiendra du 20 avril au 20 juillet 2015. Chacun pourra s'’exprimer, s'’informer et donner son avis lors des trois réunions publiques et les sept ateliers thématiques ouverts à tous qui se tiendront à Poligny et sur tout le territoire autour du projet. Pour rappel, le projet du Center Parcs consisterait en un village de vacances d'’une surface totale de 150 hectares dans un premier temps avec une réserve supplementaire pour agrandissement ultérieur de 100 ha, donc à terme une possibilité à 250 hectares dans la forêt de Poligny. Il comporterait 400 cottages répartis sur environ 28 000 m² et des équipements de loisirs, dont un espace aqualudique (« Aqua Mundo »), et de services sur 12 000 m².

La réunion d’'ouverture du débat aura lieu le 23 avril à la salle des fêtes de Poligny. Elle se déroulera de 20h00 à 23h00.

La commission de Débat public a fait passer un questionnaire aux habitants de la région de Poligny. Il est possible d'y répondre par le biais d'internet.

Pour nous autres amoureux des rivières jurassiennes, il y a deux problèmatiques qui peuvent avoir (qui auront ! ) des effets néfastes. Le pompage de l'eau qui se ferait sur l'amont de l'Ain et les rejets du Center Parc dans la vallée de la Seille (informations à confirmer).

C'est pourquoi il est important de prendre du temps pour répondre à ce questionnaire avant le 20 avril, merci d'avance. Suivez ce lien => Questionnaire Center Parcs Poligny

Je vous invite également à prendre connaissance des dates des futures réunions auxquelles vous pouvez participer pour mettre en lumière nos interrogations. Calendrier complet des réunions

 

.

- page 1 de 89