Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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samedi 15 décembre 2018

La Bienne a besoin de ses fidèles.

Ce mercredi 12 décembre s'est déroulée à St-Claude l'assemblée générale extraordinaire de la Biennoise. Celle-ci faisait suite à la démission du président Charles Varenne et de certains membres du bureau. L'ami Pascal a fait le déplacement depuis sa Haute-Savoie pour y assister. Il m'a autorisé à copier son compte-rendu qu'il a fait sur sa page facebook. Ceci afin d'informer au mieux les pêcheurs. Le voici :.

Petite synthèse qui n'engage que moi concernant l'AG extraordinairede la Biennoise.
L’Ag s’est bien déroulée, nous avons été informés de la décision de Charles Varenne de quitter la présidence (information passée par courrier au préfet et à la FDPPMA39 en septembre 2018), mais également de la démission du trésorier et de 2 membres de la Biennoise.

Le CA est donc réduit à 8 membres, ce qui est encore suffisant réglementairement parlant avec potentiellement Alexandre Dupepet qui se porte candidat à la présidence, mais pas de candidat formellement déclaré (et présent à l’AG) pour le poste de trésorier.
Le président de la FDPPMA 39 a appelé Charles à 18h pour signifier son absence à l'AG, inutile de dire que l’absence du président de la FDPPMA n’a guère été appréciée.

Les membres présents après de nombreux échanges très intéressants, ont proposé au CA de signifier aux services de l’état plusieurs choses.
• La décision de reporter l’élection du président et du trésorier lors d’un autre AG (à convoquer)
• Afin de permettre de diffuser plus largement aux adhérents les informations concernant la situation de la Biennoise.
• Afin de tenter d’intégrer au CA des membres qui souhaiteraient s’investir sur la durée
• Afin de conforter et redonner une nouvelle dynamique à l’AAPPMA de la biennoise

Les membres présents ont souhaité que le CA porte à connaissance des services de l’état de l’insuffisance notoire des moyens engagés pour lutter et éradiquer les sources de pollutions sur le bassin de la biennoise.

Les membres présents ont souhaité que le CA porte à connaissance de la FDPPMA39, qu’elle n’apporte pas les réponses techniques et surtout juridiques que les pêcheurs sont en droit d’attendre d’une FDPPMA sur un contexte de dégradation d’une rivière emblématique du Jura. Les moyens techniques et financiers engagés sont clairement insuffisants au regard de ces enjeux.

Une AG qui a duré 3 heures avec de nombreux échanges, beaucoup d’interrogations sur les rôles de chacun, la volonté exprimée par plusieurs personnes d’essayer de faire bouger les choses, de changer peut-être d’approche au regard du constat pragmatique d’un Charles Varenne épuisé par 12 ans de combat qui a lui-même reconnu qu’il avait échoué dans ses objectifs, voir dans la manière, qu'il avait certainement commis des erreurs, sauf qu’il a été bien peu épaulé par les pêcheurs et encore moins par la FDPPMA39.
D’ores et déjà quelques personnes pré identifiées avec des compétences qui pourrait intégrer le CA pour tenter de reconstruire ……..

Pour qu'il y ait une suite, il va de soi que les lamentations sur les réseaux sociaux ne servent à rien, donc merci de vous abstenir !

Agissez en étant présent à la prochaine AG et en proposant vos services en sachant que çà prendra du temps, que vous allez vous confronter à des murs d'incompréhension, des gens qui ne font rien pour vous aider, mais qu'il ne faudra rien lâcher, se structurer, tout çà bénévolement bien évidemment.

Voilà pour le retour de Pascal que je remercie une fois de plus. J'ai mis en gras ce qui me semble très important. Engagez-vous auprès de la nouvelle équipe en formation, apportez vos connaissances, de près ou de loin, vous serez utiles. J'en profite une fois de plus pour remercier Charles pour tout ce qu'il a fait depuis toutes ces années, c'est admirable. Pour conclure ce sujet, je vous joins également l'article de presse sur cette A.G

Sources Le Progrès.

mercredi 12 décembre 2018

Carte de pêche 2019, c'est parti !

Nous sommes le 12 décembre 2018. Dès aujourd’hui, vous pouvez acheter votre carte de pêche pour la saison 2019. Il suffit pour cela de vous rendre sur le site carte de pêche.fr.

Avec le temps et pour être engagé dans le monde associatif pêche depuis mon plus jeune âge, je me rends compte que les pêcheurs réfléchissent de plus en plus quant au choix de l’AAPPMA où ils vont adhérer. Car oui, c’est important. Soutenir financièrement des AAPPMA qui ont une politique qui ne vous convient pas est totalement ridicule. Et c'est ce qui peut potentiellement arriver lorsque prend sa carte au petit bonheur la chance. Pour rappel, dans le Jura, les AAPPMA sont réciprocitaires. Donc peu importe où vous prenez votre carte, les droits de pêche sont identiques du moment que vous acquittez la réciprocité fédérale.

Par ce billet, je tiens à remercier toutes les personnes qui l’ont pris chez nous et qui font donc confiance à l’AAPPMA de Crotenay à travers ses actions, sa parole et le temps passé par ses bénévoles sur le terrain. Le nombre de sociétaires est en net augmentation (+38%) et ce dans toutes les catégories d’âge et de sexe. C’est très paradoxal finalement. C’est aujourd'hui, alors que les populations de truites sont au plus bas que nous avons le plus de sociétaires. Ce qui me fait dire que ce choix est avant tout une forme de soutiens à la politique de notre AAPPMA et rien d'autre. Une fois de plus, au nom de tous les membres du C.A de notre AAPPMA, je vous en remercie. Dans cette optique, je me dois d’être avant tout honnête avec vous car d'un point de vue personnel, ma situation a changé.

Depuis la fin du printemps 2018, j’ai démissionné de mon poste d’administrateur à la fédération de pêche du Jura. De ce fait, notre AAPPMA (ses idées, ses envies pour le territoire jurassien) sera moins écoutée car plus représentée. Je reste bien entendu et au moins jusqu’aux prochaines élections président de notre AAPPMA. Mais la fédération, je ne pouvais plus. Ce n’est pas une question de temps, mais j’étais en total désaccord avec la ligne politique menée par le bureau actuel. Une somme de détails et d’évènements ont fait que j’ai jeté l’éponge. J’avais cette effrayante impression de perdre mon temps. Les deux non-lieux prononcés suite aux procès de lagune de Crotenay et de la station d’épuration de Montigny m’ont achevé. La fédération n’a aucun pouvoir, j'en était quasiment persuadé, j'en suis certain maintenant. La rivière d'Ain comme d'autres du département avant elle sombre dans la médiocrité d'années en années. Nos dirigeants politiques locaux, que je ne crois pas totalement innocents dans la prononciation des non-lieux cités plus haut, ont même réussi à faire passer aux oubliettes le contrat de rivière Ain amont. Bravo, belle performance. J’ai donc décidé de quitter la fédération pour me consacrer à 100% avec les copains à l’AAPPMA et aux quelques rares truites qui vivent encore dans nos eaux.

Merci à toutes celles et ceux qui penseront de nouveau à nous pour 2019. Choisir AAPPMA de Crotenay sur le site cartedepeche.fr.

lundi 10 décembre 2018

Besoin d'une pause: stop l'étau !

Depuis le retour des vacances familiales de cet été, je n'ai pas vécu une seule journée sans passer du temps à l'étau, samedi et dimanche compris. Le besoin de m'éloigner de mon outil de travail devient urgent. Je vais faire une pause entre Noël et nouvel an. Je vais en profiter pour m'éloigner également des écrans durant cette période. Une semaine à profiter uniquement de la famille et de la nature qui m'entoure. Merci à mes clients et lecteurs pour leur compréhension.

Si vous avez des commandes à faire, c'est donc avant le samedi 22/12 au plus tard ou alors en 2019 :-)

Merci à tous mes clients pour leur confiance renouvelée en 2018. Quelques photos que ceux-ci m'ont fait parvenir suite à leurs achats ! Une fois de plus, vous verrez que mes produits pêchent aussi bien en France qu'à l'étranger.

Une semaine sans trop passer de temps dans cet atelier me changera les idées !

Belle arc au bonbon rose (Merci Jean-Manu)

Fabuleuse truite de N.Z prise avec une cuivre fabriquée de mes mains. (Merci Adrien)

Fario au gammare JFD du Fly Shop  (Merci Eric)

Barbeau au JFD ! (Merci Julien)

Le bonbon sait tout faire ! (Merci Julien)

Belle fario avec une cuivre (Merci Mickael)

Bel ombre toujours avec une cuivre (Merci Mark)

Poisson extraordinaire pris aux USA avec un gammare JFD (Merci Seb)

Belle arc au bonbon Jaune fluo (Merci Christian)

Exemple d'une commande. Boite direction Nouvelle-Zélande.

Truite prise en Alaska avec un des bas de ligne du Fly Shop (Merci Lucas)

Belle fario prise avec une cuivre ! (Merci Niko)

dimanche 9 décembre 2018

Les belles rencontres de notre saison 2018.

Cette saison 2018 restera dans nos mémoires ici dans le Jura comme une année pas comme les autres. De l'eau tout le printemps avec des mois de Mars et Mai très arrosés. Puis, à partir de la première décade de Juin, plus rien, le néant. A la fin Mai, les précipitations affichaient un excédent de 35% par rapport à la normale. Bref, tous les voyants étaient au vert pour affronter l'été à venir. Qui pouvait imaginer que la rivière d'Ain allait rester à l'étiage jusqu'à ces derniers jours. Une période aussi longue que désastreuse. Il est tombé seulement un peu plus de 350mm d'eau sur cette durée de 6 mois (Juin-Novembre). C'est tout simplement un record depuis au moins 1945. Toujours par rapport à la normale, il y a donc eu un déficit de 435mm sur cette période, soit 435 000 m3 d'eau au kilomètre carré ! Colossale ! 

Malgré ça, nous avons avec Thibaut profité au mieux des rivières qui nous entourent et de leurs habitants. Nous nous sommes adaptés en changeant de lieu lorsque la température de l'eau était trop élevée. Sans faire un résumé de nos aventures, je vais passer en revue dans ce billet quelques belles rencontres de cette saison. Une année où les moments qui comptent le plus l'ont été partagé avec mon fils.

La plus belle émotion.

Oui, sans doute le plus beau souvenir de cette année. Et pourtant, j'étais tranquille à la maison lorsque ce poisson a été pris par mon fils. Mais justement, et cela les papas pêcheurs le comprendront, il y a tellement plus de magie quand l'élève dépasse le maître. Si vous souhaitez relire toute l'histoire de ce poisson fantastique, c'est ici => Thibaut a retrouvé ma truite.

La plus belle truite.

Que dire de ce poisson ? Tous les adjectifs que je connais ne suffisent pas pour décrire la beauté de cette truite. On s'était déjà rencontrés en 2017 et je dois dire que madame a bien profité en un an. Un poisson de rêve qui se rapproche de la perfection.

La plus stressante.

Oui, cette truite, on aurait pu l'appeler "Désirée". Pourtant, au fil des tournages TV, je suis de plus en plus tranquille. Mais lors de ce tournage pour Seasons, les conditions de pêche pour de la nymphe à vue étaient des plus compliquées. Il n'y avait aucune activité, aucune éclosion...Les poissons étaient aux abonnés absents. Durant cette séquence, le but n'était pas de faire du nombre, mais de tenter de capturer un joli poisson. Il y a eu un grand ouf de soulagement à la mise dans l'épuisette. Si vous souhaitez revoir le teaser de l'émission, c'est par là => Seasons Hebdo dans le Jura.

La plus chanceuse.

La chance fait partie intégrante de la pêche, j'en suis persuadé. Je pense objectivement que je n'en ai pas. Au contraire de mon passé de chasseur où j'avais le cul bordé de nouilles comme on dit chez nous. Pour une fois, la chance a tourné en ma faveur. Et cela fait du bien ! Récit complet à lire ou relire en suivant ce lien => L'histoire de ce poisson.

La plus combative.

Une combattante hors normes, et de loin ! L'histoire débute par un coup de fil. J'étais en voiture sur le trajet du retour du boulot. Je m'arrête pour répondre. C'était mon fils: Papa ! Je tiens enfin une grosse carpe amour, vient faire des photos s'il te plait !

Gentil le fiston, mais j'étais à plus d'un quart d'heure de voiture de son lieu de capture. C'était sans compter sur la puissance de cette carpe. Lorsque je suis arrivé, Thibaut n'avait pas encore mis à l'épuisette ce poisson merveilleux. J'ai donc pu assister de visu au dernier acte. Génial ! Un sacré souvenir !

La plus surprenante.

Un peu comme le deuxième poisson présenté de cet article, que dire de cette truite ? J'ai déjà rencontré pas mal de couleurs différentes sur une truite en bientôt 33 ans d'activité, mais là, c'est très surprenant. Quand cette truite a glissé dans le filet, j'ai comme été hypnotisé par la densité de ses points, par la couleur de ses flancs...Un joyau rare et unique.

La plus verte.

Incroyable truite à la couleur verte pomme ! Peu commun de rencontrer pareil poisson par chez nous. Sa couleur particulière ne l'a pas empêché de faire comme bon nombre de ses consœurs en croquant mon gammare pour venir visiter mon épuisette. Avec les rayons du soleil qui venaient l'illuminer, elle était magnifique. J'espère croiser sa route de nouveau...

La plus préhistorique.

Ce poisson ! On aurait dit une truite sortie tout droit d'une mine de charbon. Une truite que je n'ai pas capturé sur ma rivière de cœur. Pour une fois que je lui faisait une infidélité, je n'ai pas regretté le moins du monde. Ce poisson restera gravé dans ma mémoire très longtemps.

La plus salée.

C'est bien simple, nous n'avions jamais posé une soie sur de l'eau salée. Et so nos femmes aiment rester quelques heures sur le sable de la plage lors des vacances, ce n'est pas notre truc avec Thibaut. Donc pendant ce temps, nous avons tenté notre chance en lançant ici ou là des streamers. Moi, j'étais complétement perdu, le gosse était lui à fond ! Et ce qui devait arriver, arriva. Une belle touche, un combat sympa et la découverte de nouvelles sensations avec ce chinchard et autres maquereaux pris ce matin là.

La plus grande ?

Vu que je ne mesure pas mes truites, je ne sais pas en fait. Et peu importe finalement. C'est le souvenir que me laisse cette truite incroyable qui compte le plus. Si vous souhaitez relire l'histoire, c'est par ici => L'histoire d'un poisson merveilleux.

mercredi 5 décembre 2018

Film "La rivière" en replay.

La semaine dernière je vous parlais d'un film diffusé sur France3. L'horaire était assez tardif. Alors si comme moi vous vous êtes endormi lamentablement sur le canapé avant l'heure prévue, voici la session de rattrapage. Je ne sais pas si le replay sera disponible longtemps, alors profitez maintenant :)

dimanche 2 décembre 2018

Frai 2018, le grand départ ?

J'ai souvent été morose à travers mes articles ces derniers temps. Aucune overdose de pessimisme, je relate simplement les faits comme je les ressens. Quoi qu'il en soit, les images que j'ai réalisé hier deviennent un petit coin de ciel bleu dans cet univers bien gris.

Il a fallu chercher et visiter de nombreuses frayères connues ici ou là. Certaines complètement vides, d'autres avec seulement 3 ou 4 individus. Et puis encore 2 autres avec plusieurs dizaines de poissons. Sincèrement, ces poissons sauvages méritent le plus grand respect. Cette immense faculté à survivre dans de telles conditions après 6 mois d'étiage est hors normes. Dans notre Jura, les populations sauvages fondent comme neige au soleil. Alors s'il vous plait, motivez les personnes autour de vous qui continuent à prélever ces poissons. Dites leur de les remettre à l'eau. C'est une question morale. On appuie pas sur la tête d'une personne qui est en train de se noyer, on lui tend la main. 

Frai 2018, les choses sérieuses débutent. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

samedi 1 décembre 2018

Le monde agricole vu par un vieux paysan.

Il y a des discours qui font plaisir à attendre; Et ce même si cela ne change rien.

Car une chose est certaine, le mode agricole actuel est l'un des points noirs de notre environnement. C'est un fait. Tous les ans, des algues brunes colmatent le fond de nos rivières jurassiennes quelques jours après les épandages, les insectes et les fleurs ont disparu de nos prairies. Ces constatations sont bien réelles. Alors quand j'écoute Lucien, l'homme de la vidéo qui va suivre parler ainsi, je me dis que ce que je vous au jour le jour n'est pas si loin de la vérité. A nous de changer nos modes de consommation pour qu'enfin nos agriculteurs changent eux aussi de méthodes. Méthodes qui aujourd'hui sont destructrices pour notre environnement et donc le leur.

Ne vous fiez pas à la gouaille du type ! Écoutez attentivement son discours.

vendredi 30 novembre 2018

Rencontres citoyennes. L'eau: une question vitale !

Je vous fais suivre cette information dans le cas où vous ayez du temps de libre en fin de journée. C'est à partir de 16 heures ce jour à Clairvaux-les-Lacs (39).

Une bonne soirée à venir.

mercredi 28 novembre 2018

Livre : La nymphe à vue par J-C Dufour.

Jean-Claude Dufour m'a fait le plaisir de m'offrir son livre qui a pour thème un domaine qui me parle, la nymphe à vue. Après l'avoir découvert, je peux donc vous faire un rapide retour.

C'est un ouvrage d'un peu plus de 200 pages qui est très agréable à lire. Les textes sont parfois illustrés de photos ou de schémas. Après quelques chapitres sur des généralités de la pêche, le livre entre dans le vif du sujet en passant en revue les différentes spécificités de la nymphe à vue. Jean-Claude nous fait part de sa très grande expérience dans le domaine.

Si cette technique vous passionne, ou si vous avez des questions sans réponses suite à votre propre expérience, je vous conseille vivement cet ouvrage.

A retrouver aux éditions Le trieux.

lundi 26 novembre 2018

Un programme TV à ne pas manquer.

Rares sont les programmes TV liés à notre passion sur les chaînes publiques. Ce soir, assez tard je le conçois, vous pourrez vous délecter des images de Robert Luquès dans le film "La Rivière". Ce seul titre doit vous donner l'envie de le regarder. Et si toutefois vous hésitez encore, je vous invite à découvrir le Teaser ci-dessous. C'est ce soir sur France3. Suivre ce lien pour les horaires de diffusions => France 3

La Rivière - Teaser from Robert Luquès on Vimeo.

vendredi 23 novembre 2018

Des images de frai magnifiques.

Je suis tombé sur cette vidéo par hasard il y a quelques jours...Entre la qualité des images et les scènes incroyables, je ne pouvais faire autrement que de la partager ici. Bon visionnage !

Seeforelle - Laichwanderung und Fortpflanzung from Matthias Meyer on Vimeo.

mercredi 21 novembre 2018

Eté, automne 2018 : quand la Sirène disparaît !

La Sirène est une magnifique petite rivière jurassienne que je vois chaque jour en allant au boulot. Enfin, lorsque l'eau coule encore...Car cette année, comme un peu partout dans le Jura, la Sirène s'est asséchée. Simon, un jeune de notre club mouche vit près de ce cours d'eau. Avec l'aide de son papa, il a réalisé un article que je vous fais découvrir ci-dessous. Merci encore pour ce partage messieurs.

La Sirène prend sa source sur la commune de Bonlieu et se jette dans le Drouvenant sur la commune de Vertamboz. Ce cours d’eau d’une quinzaine de kilomètres est d’importance car le seul, avec le Rhonay, s’écoulant sur le plateau de Denezières et Uxelles. Au milieu du parcours, la Sirène présente un canyon remarquable en descendant le revers du plateau qui mène au moulin de Combaud sur la commune de Charcier. C’est un site exceptionnel pour la pêche à la truite.

Le Drouvenant et ses affluents, dont la Sirène, sont considérés comme « Réservoirs biologique » par l’agence de l’eau depuis 2013. La Sirène abrite des espaces ou des espèces d’intérêt communautaire Cette rivière a été classé « Bon Etat Ecologique et Bon Etat Chimique » en 2015 par l’agence de l’eau.

Cet été et cet automne jusqu’en novembre, en continu et sur une très longue période, la Sirène a connu un étiage important. Cet événement est exceptionnel autant par sa rareté que par sa durée, longue de plusieurs mois. En effet, le niveau de l’eau a drastiquement baissé à de nombreux endroits. Partout, la rivière atteint un seuil critique. Au lieu-dit « les Chaudières » en amont de Pellier, dans le canyon, la rivière a disparu. Le canyon, sans doute pour la première fois, est vide d’eau.

Ces événements sont dus aux très faibles précipitations depuis fin Mai. Malgré un début d’année pluvieux, les précipitations quasiment nulles au cours de l’été et l’automne expliquent l’assèchement de la rivière. Au début de l’épisode, la Sirène conserve un débit normal pendant environ un mois avant de s’assécher peu à peu en juillet. Ce phénomène est favorisé par la canicule. Au plus fort de celle-ci les températures dépassent les 30°C amplifiant le phénomène d’évaporation. De plus, les fortes chaleurs appauvrissent l’eau en oxygène et favorisent la prolifération d’algues qui referment le milieu et contribuent à la mort des animaux aquatiques. Depuis le milieu du mois de Juillet, le canyon et sa partie amont sont asséchés. Cet événement entraine la disparition d’une grande partie de la faune aquatique dans cette partie de la Sirène, quelques rares poissons et invertébrés subsistant dans des flaques insalubres de la partie amont des Chaudières. Il est à noter que la rivière, en amont et en aval du canyon de la Sirène, a mieux surmonté ce sévère étiage. La source a coulé faiblement mais durablement en amont sur la commune de Saugeot.

En aval, le canyon pour sa part a été alimenté par de petites résurgences en rive droite qui ne se sont visiblement pas taries durant l’été. Une rapide analyse biotique réalisée fin août de la rivière en amont d’Uxelles et en aval du canyon (au niveau de Charcier) a montré qu’une partie des macro-invertébrés (gammares et larves de plécoptère en majorité) avait survécu malgré l’étiage long et sévère. Les eaux étaient fraiches et il n’y avait pas un développement excessif d’algues. Cette rapide analyse, nous apporte deux informations : la rivière a continué de couler au plus fort de la canicule et l’eau est restée d’une qualité suffisante pour permettre à ces macro-invertébrés de vivre dans l’extrême amont et aval de la rivière.

Par contre dans le cours moyen de la rivière, dans sa plus belle partie, dans le canyon, ces événements ont eu un impact extrêmement négatif sur les populations de poissons présentes dans cette portion de la rivière. Les chabots sont visiblement très affectés par ces périodes d’étiage. Leurs populations avaient déjà été sévèrement affectées lors des étiages précédents. Celles de truites avaient mieux résisté lors des récents étiages mais l’assec prolongé les ont fait disparaître cet été du canyon. La Sirène n’ayant jamais eu de rempoissonnement et le canyon étant difficile d’accès pour d’éventuels poissons venant de l’aval. Les populations locales n’étaient donc pas hybridées et totalement sauvages. C’est donc tout un patrimoine halieutique que l’on a perdu dans l’été et l’automne 2018.

Pour conclure, nous sommes légataires d’écosystèmes et d’espèces formidables que nous avons le devoir de préserver. Pour cela, une gestion intelligente de l’eau disponible est donc nécessaire sur le plateau pour éviter l’écocide qu’est cet étiage dramatique de 2018.
Il apparaît indispensable de s’engager dans la protection des zones humides, dans l’économie de la ressource et la protection de la qualité des eaux sur l’ensemble du bassin d’alimentation de la Sirène.

Article à retrouver sur la revue papier des "amis de la rivière d'Ain".

vendredi 16 novembre 2018

Je comprends enfin les paroles des vieux du village…

Lorsque j’étais ado et que la pêche était au-dessus de tout dans ma vie, j’avais parfois du mal avec les anciens du village. Combien de fois ai-je entendu des propos du genre : « Je n’ai plus la foi ! » ou encore « Je n’y vais plus, il n’y a plus rien. » mais aussi « Pas la peine de sortir la canne, il n’y a plus de gobage ! »

Ces phrases qui résonnent encore dans ma tête sont celles des vieux pêcheurs du village. Ils me les répétaient à chaque occasion. Lors de nos échanges, je tentais de leur faire entendre raison car moi, à cette époque, j’étais persuadé du contraire. Je prenais des truites, des ombres, ça gobait de partout, bref, la pêche était fabuleuse au milieu des années 80 quand j’ai débuté. Je ne comprenais absolument pas qu’ils puissent penser ce qu’ils me disaient. Pour moi, c’est gens là étaient dépassés, ils ne savaient plus pêcher et me sortaient ces balivernes en guise d’excuses ou encore parce qu’ils étaient frustrés. J’avoue même mettre moqué d’eux parfois. Quel idiot !

C’est évident qu’ils avaient raison, que leurs sentiments étaient légitimes. Je faisais moi connaissance avec la rivière, eux, la pêchait depuis des décennies. Alors certes, pour moi, comme pour beaucoup d’autres, les populations de poissons sauvages dans la rivière d’Ain à cette époque étaient fabuleuses. Mais pour eux, qui l’avaient connu 30, 40 ou plus de 50 ans avant cela, la rivière d’Ain n’était plus que l’ombre d’elle-même. Elle était moribonde. Que de sottises pensais-je !

Les choses ont bien changé dans mon esprit. J’ai ce même sentiment aujourd’hui avec la jeune génération. La Grande différence avec un grand "G" est que moi, gamin, j’avais ce décalage d'idées avec des pêcheurs âgés de plus de 60-65 ans.  Aujourd’hui, je n’en ai que 44. Vous saisissez à quel point la dégradation s’accélère dans le temps. C'est effrayant ! Je compare aujourd’hui à une dizaine d’années seulement. Pas au siècle dernier ! Car il y a seulement 10 ans, à aucun moment je n’aurais imaginé un avenir si noir. Pour moi la rivière d’Ain ne pouvait pas devenir malade, les truites ne pouvaient pas disparaitre à cette vitesse. C’était impossible. Et pourtant…J’en suis quasiment persuadé aujourd’hui.

Je comprends enfin à mon âge ce que devaient ressentir ces anciens lorsqu’une jeune pousse leur soutenait qu’il y avait encore plein de truites. Un peu comme aujourd’hui quand je rencontre des gens qui me disent avoir vu plein d’ombres sur tel ou tel parcours à Champagnole ou ailleurs. Ho ! Vous plaisantez !!! J’ai vu de mes yeux plus de 100 ombres frayer à la base de la roche à Champagnole…Que des beaux et gros poissons…Et j’ai 44 balais, je ne suis pas un ancêtre. Aujourd’hui, que cela soit un gamin ou un touriste qui découvre la rivière pour la première fois, il s’extasie devant un banc d’ombres de 7-8 individus. Waouh Nicolas, tu sais, y’a plein d’ombres là-bas et des beaux qu’ils me disent. J’en ai mal au ventre.

Mais c’est tout à fait normal qu’ils me racontent cela car pour eux, et pour ne pas avoir connu « avant », c’est déjà très bien. Pour mon gamin c’est pareil, il me sort souvent ce genre de phrase après une sortie de pêche. Papa, c’était tout dehors, j’en ai vu une bonne dizaine de poissons. Oui, pour lui c’est une belle journée de voir et tenter autant de poissons différents, je le conçois. Mais bon, 10 poissons différents (dans les très bons jours) c’est juste ridicule, sincèrement. Je me souviens avoir pêché à vue un banc de truites début octobre quand la pêche fermait plus tard en amont du viaduc de Syam qui était composé de plus de 80 truites. Elles étaient toutes devant moi à moins de 10 mètres...Vous voyez le truc...Et ce n'était pas il y a 50 ans.

Je vais vous donner un autre exemple dont je parle souvent à mes amis. Durant les saisons 2008, 2009 ou encore 2010, il m’arrivait régulièrement de faire 1,2 même 3 truites dans la grosse heure que j’avais le matin avant d’aller au boulot. Je parle ici de truites au-delà de 45cm car je pêchais uniquement à vue en sélectionnant les belles truites. C’était très commun. C’était hier. Depuis 3 saisons, et durant ce même laps de temps qui je le conçois une fois encore est très court, je fais un beau poisson par semaine, tout au plus. La voilà l’évolution. Là voici la réalité.

Alors certains pêcheurs, parfois même des amis pensent que je raconte tout cela pour éloigner les pêcheurs de la rivière d’Ain. Vous êtes sérieux ? Vous pensez que j’invente ?

Si vous, en découvrant la rivière ces dernières années vous pensez qu’elle est bien peuplée parce que vous avez pris 4 beaux poissons sur X sorties, parce que vous vous satisfaites de pêcher des truites qui se nourrissent sur un fond colmaté, parce que vous êtes indifférents au fait que nous pêchons dans une eau toujours plus chaude, toujours plus basse, libre à vous. Mais laissez-moi le droit de penser le contraire et que ces poissons pris par rapport au potentiel réel de la rivière sont ridicules, que les conditions de pêche ces dernières années sont désastreuses en terme de débit et d’éclosions. Laissez-moi le droit de me souvenir de mes anciens villageois qui n’étaient pas du tout d’accord avec moi et avec qui je suis d’accord aujourd’hui. Laissez-moi le droit de vous dire que vous avez tort et ce même si vous pensez avoir raison, comme moi plus jeune à votre place. Tout est histoire d’échelle de comparaison. Ce n'est pas parce qu'on continue à prendre quelques truites que la rivière se porte bien, car heureusement qu'un pêcheur comme moi continu à en prendre. Je dis régulièrement à qui veut l'entendre que le jour où il restera seulement 3 truites sur les kilomètres de linéaire en bas de la maison, je saurais les trouver et les prendre si je le souhaite. Aucune prétention de ma part, sincèrement, mais je passe plusieurs jours par semaines depuis des décéniies sur ces parcours et ce durant les 4 saisons. Donc oui, on prend toujours des truites, mais c'est ce ration temps passé/truite capturée qui a dégringolé ces trois dernières années. Rien de plus. Pour conclure sur ce point précis, cela ne vient pas du pêcheur pour les esprits taquins puisque j'ai fait des pêches extraordinaires sur d'autres rivières qui pouvaient correspondre à ce que je faisais sur l'Ain il y a 10 ans.

Quel intérêt j’aurais à communiquer de cette façon franchement ? Oui, j’insiste car cela m’est revenu aux oreilles plusieurs fois et tout ceci me chagrine car ce n’est pas moi. Je vous rappelle que j’ai une activité commerciale liée à la pêche, pas de pêcheur, pas de business. C’est pourtant simple non ? A l'inverse, il me serait tellement plus facile de raconter le contraire. D’écrire que tout n’est pas si mal finalement. Que les populations souffrent mais qu’il y a toujours moyen de s’amuser. De publier au jour le jour mes photos de poissons sans autre forme de procès. De continuer à faire des articles qui vous feraient rêver afin de vous faire venir sur l’Ain et qui m’aideraient à vendre des mouches encore et encore. Non, désolé, j’ai fait un choix de transparence en racontant aussi l’envers du décor, de dire la vérité. La triste vérité.

Si je suis alarmiste sur la situation actuelle de la rivière, sur les populations de truites sauvages, c’est que je le ressens de cette manière, que pour moi ce n’est rien d’autre que la terrible réalité qui découle d’un vécu de plus de 32 ans de pêche et d'observations sur les mêmes parcours.

Alors pensez ce que voulez de mes écrits, mais je n’en changerais pas.

Après cette mise au point que je pensais nécessaire, je tiens pour terminer ce billet à présenter mes excuses à mes vieux pêcheurs, le Coco, le Roland, Le Marcel, Dominique, René, Gilbert "dit le russe", mon ami Charles et bien d’autres tous au paradis des pêcheurs aujourd’hui. L’idiot du village, ce n’était pas un de ceux-là, mais bien moi ! Si j’avais pris la pleine mesure de leurs paroles, j’aurais dénoncé le mal être de cette rivière et uniquement celui-ci dès le début. Je n’aurais pas pensé qu’à pêcher ou perdre mon temps dans des histoires sans fin de règlementation en me disant que ces papys divaguaient et qu’il y avait bien assez de poissons pour s'amuser…Alors jeunes gens ou vous qui découvrez la rivière récemment, pensez-y et ne répétez pas l’histoire...

mercredi 14 novembre 2018

De l'eau, des insectes et des ombres...

Je publie rarement des vidéos trouvées sur le net, mais celle-ci m'a fait du bien et je pense qu'elle peut avoir le même effet sur vous.

De l'eau, des insectes et des ombres le tout avec des images magnifiques...

ANTHONY from Black Fly Eyes on Vimeo.

dimanche 11 novembre 2018

A la recherche des carnassiers aux leurres avec Jordan.

Une top journée !45796466_607005336381085_5117465636401840128_n.jpg

 

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mercredi 7 novembre 2018

Polémique autour des ficelles à cormorans.

Un sujet de plus sur le dos des pêcheurs, comme si l'actualité désastreuse de nos rivières ne suffisait pas.

Comme vous pouvez le savoir maintenant, de nombreuses AAPPMA doivent faire face à la prédation du cormoran. Ceci en particulier lors de la reproduction hivernale des truites sauvages. Pour se faire, et ce depuis des années, les pêcheurs bénévoles tendent des ficelles au-dessus de leurs parcours afin d'éloigner les oiseaux noirs. Les truites pouvant ainsi frayer sans le stress permanent d'une attaque par une espèce, qui je le rappelle, ne fait pas parti à la base de ses prédateurs endémiques. 

Photo d'archive (2013 sur notre AAPPMA)

Mais sans compter sur une association de protection des oiseaux, j'ai nommé Birdlife Suisse qui critique ce procédé.

Je vous laisse découvrir les propos de son responsable => Birdlife Suisse

Alors j'entends bien ce monsieur. Mais ce que je trouve insupportable, c'est que toutes ces associations sont contre productives. Où sont ces associations lorsque qu'une AAPPMA et/ou une Fédération se bat pour la qualité de l'eau suite à une pollution massive ou un dysfonctionnement récurent d'un assainissement ? Parce qu'au final, et comme toujours, si ce problème qui est à la base de tout le reste est réglé, les autres le seront également. 

Je ne vois plus d'oiseau sur le bord des rivières...Plus rien car il n'y a plus d'éclosion, plus de nourriture. Plus d'insecte car la qualité de l'eau est médiocre voir calamiteuse. C'est ça le vrai combat, rien d'autre. Se tirer dans les pattes pour un bout de ficelle de fera rien avancer. Soyons unis pour une seule et même cause.

Il n'est pas difficile de comprendre qu'une eau de qualité produira plus d'insectes, donc plus de poissons et par conséquent plus de nourriture pour les oiseaux qu'ils soient insectivores ou piscivores...Dans tous les cas tout le monde sera content.

Tout mon soutien à mes amis de la Franco-Suisse, Patrice, Thierry et tous les autres que vous pouvez entendre sur le reportage ci-dessous visible en replay quelques jours...Ces pêcheurs passionnés font ce qu'ils peuvent avec des moyens modestes pour sauver le peu qu'il reste de la population de truites sauvages du Doubs...Qui elle est endémique, et cette différence est quand même primordiale.

vendredi 2 novembre 2018

La sècheresse et la concentration des polluants.

Avec cette sècheresse qui nous subissons, la concentration des polluants est en augmentation dans nos rivières. Cela est évident. Nos rejets restent les mêmes...Il y a ceux qui sont couplés au réseau et les autres, les sauvages.

Pour ces derniers, ils sont connus de tous. Sur la Bienne par exemple, l'AAPPMA locale les a tous répertoriés. Les élus sont informés. Plus de 100 rejets en directs...Autour de chez moi, sur la rivière d'Ain, je connais des rejets en directs depuis plus de 30 ans...Nombreux ont été identifiés et transmis aux élus via ce DVD en 2011. Aujourd'hui, rien n'a changé. Les élus se cachent derrière des sommes déjà allouées ou d'autres excuses de politiciens.

Pourtant, lorsque l'on voit ce genre d'information (à lire article de presse ci-dessous), on est en droit de se poser des questions.

Sources Hebdo 39

La rivière d'Ain est moribonde, elle décline tous les ans à une vitesse folle et on est prêt à investir 30000 euros d'argent public pour faire aménager un accès sur une zone de l'Ain qui est à sec tous les étés. Soyons sérieux quelques secondes s'il vous plait...

Si la rivière d'Ain a besoin d'aide, ce n'est pas des barrières sur ses berges qui vont l'aider !

Et pour mémoire, et même si certaines installations sont en dysfonctionnements, comme la lagune de mon village, les habitants eux paient une taxe d'assainissement tous les ans. Que cela fonctionne ou pas, on prend notre argent. On est en droit d'avoir un service conforme lorsque l'on paie non ? Et c'est loin d'être le cas dans bien des situations. Dans le cas présent, mon village, et vu la situation, c'est tout simplement du vol depuis des années.

Quoi qu'il en soit, et comme je le disais en début d'article, les rejets eux ne cessent pas de couler pour rejoindre nos rivières, enfin, ce qu'il en reste. En témoigne la vidéo ci-dessous réalisée par Patrice sur le bassin du Doubs.

Ce qui est effrayant finalement, c'est lorsque vous parlez à des amis ou collègues qui sont complétement éloignés de ce genre de sujet. Ils sont à chaque fois surpris d'apprendre que des égouts se jettent directement dans nos rivières à notre époque. Faut voir la tête des gens qui se baignent dans des milieux naturels autour de chez moi lorsque je leur dit ce qui se jette quelques mètres en amont...Non seulement ce n'est pas gagné, mais je pense sincèrement que cela va encore empirer !

Les poissons d'eau douce ont encore bien du souci à se faire...

mercredi 31 octobre 2018

L'automne le long de la rivière d'Ain.

Quelques belles photos...

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jeudi 25 octobre 2018

Journée montage de mouches à Jura Pêche.

Venez nombreux !

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lundi 22 octobre 2018

Vidéo : automne 2018.

Comme tous les ans, dès que la fermeture de la truite est acquise, je troque ma canne à mouche pour mon reflex. Cette année, ce fut compliqué. Les conditions que vous connaissez tous ont fait que j'ai pris peu de plaisir. J'ai vu les truites souffrir, j'ai vu la rivière dans un sale état...Pour autant, j'ai passé de nombreuses heures à veiller la rivière et ses habitantes. Je ne peux me résoudre à faire autrement.

Très peu d'activité, encore moins d'éclosion...Ces truites sauvages, enfin le peu qui reste, m'étonneront sans cesse par leur capacité à survivre. Elles galèrent tout de même depuis des mois dans une eau souvent trop chaude, sans débit et dans un milieu très pauvre en nourriture.

Profitez de ces images qui ce veulent être un témoignage des potentielles dernières truites sauvages de la rivière d'Ain...

Cliquez sur HD et mettez tout ça en plein écran. Merci Fred pour la musique...

Automne 2018 sur la rivière d'Ain ou la survie des dernières truites sauvages. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

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