Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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mardi 22 janvier 2019

Glorious Bastard - Rise Festival 2019

Comme promis, d'ici le Jeudi 7 Mars et la très belle soirée du Rise Festival à Dijon, je vous fait découvrir les films projetés ce soir-là. Si vous n'avez pas pris vos places, faite-le, l'an passé la salle était bondée ! Place cinéma rise festival.

Glorious Bastard (Capt Jack Productions, Australie/Afrique du Sud)

L’Australie est certainement un des derniers terrains de jeu où tout reste à découvrir pour le moucheur. L’immensité et la diversité des habitats réservent encore de vraies aventures dans des paysages bruts et sauvages.

Après avoir reçu la permission du gardien des terres aborigènes dans les îles du Nord, les Iles Wessel, l’équipe de Capt Jack Productions a pu se frotter à l’un des poissons les plus difficiles au monde : le Blue Bastard. Ce poisson connu depuis longtemps des pêcheurs à la mouche australiens n’a été identifié comme nouvelle espèce que très récemment. En 2015, l’ichtyologiste Jeff Johnson du Queensland Museum a identifié ce poisson endémique des eaux du Nord Australien : le Plectorhinchus Caeruleonothus. Le Blue Bastard doit son nom à sa couleur légèrement bleutée lorsqu’il est adulte et à sa difficulté à le pêcher…De quoi rendre fou le plus aguerri des moucheurs.

Glorious Bastards - Capt Jack Productions Fly Fishing Film Tour ‘19 Trailer from Capt Jack Productions on Vimeo.

jeudi 17 janvier 2019

Zoom sur une AAPPMA: les Pêcheurs des Vallées du Guiers et du Thiers.

Le Guiers, ça vous parle ? C'est une rivière magnifique que j'ai eu la chance de pêcher il y a quelques années en Isère. J'ai donné la parole au responsable de l'AAPPMA locale. Bonne lecture.

Pour que les lecteurs de ce blog puissent bien se situer, merci de nous localiser les lots dont votre AAPPMA a la gestion.

AAPPMA des Pêcheurs des Vallées du Guiers et du Thiers - Pont de Beauvoisin/La Bridoire (73)

Notre AAPPMA est située dans l'Avant Pays Savoyard, à proximité du lac d'Aiguebelette, entre Chambéry et Lyon. Nous sommes frontaliers entre les départements de l'Isère (38) et la Savoie (73). Le Guiers lui-même forme la frontière entre l'Isère et la Savoie, qui était autrefois celle entre la France et l'Italie. Nous sommes l'avant dernière AAPPMA sur le bas du Guiers, avant sa confluence avec le Rhône. Même si nous sommes une AAPPMA savoyarde, nous gérons la quasi totalité des 2 rives du Guiers (73 et 38) de l'entrée des Gorges de Chailles (Saint Franc) au barrage Richard (Romagnieu). La rive Isère du Guiers entre l'Ainan et le ruisseau de Beauchiffray est gérée par une AAPPMA isèroise. Nous nous occupons également des affluents du Guiers sur les 2 rives (Thiers, Grenand, Paluel, Ruisseau des Carmes, Ruisseau de Beauchiffray) ainsi que leurs tributaires. Notre association, qui a été créée en août 1945, possède également quelques terrains, dont l'étang de Reculfort à Pont de Beauvoisin 38 dont nous sommes propriétaires.

Autrefois, le Guiers était une rivière merveilleuse, de ses sources (Guiers Vif et Guiers Mort) à sa confluence avec le Rhône à Saint Genix sur Guiers. On venait de très loin pour pêcher sur le Guiers qui avait une renommée nationale. On raconte même que Churchill venait parfois pêcher le Guiers à la mouche, avec ses gants blancs.

Je n'ai pas connu le Guiers à cette époque. Quand j'ai connu le Guiers c'était les années 80, boom de l'industrialisation à outrance et de l'agriculture intensive. Je me rappelle, gamin, que le Guiers, chaque jour avait une couleur différente... Rouge, jaune, vert pomme, bleu turquoise... toutes les couleurs de l'arc en ciel y passaient. Ceci à cause des industries notamment papetières et textiles qui prospéraient le long des berges. Les fonds de la rivière, à l'époque, étaient recouverts de plusieurs centimètres, voire dizaines de centimètres de pâte à papier et de divers membres ou reste de porcs ou autres des abattoirs environnants, qui évidemment rejetaient tout en direct à la rivière. Sans parler des rejets domestiques des 2 villes de Pont de Beauvoisin qui finissaient tous, sans exception dans le Guiers. A cette époque l'AAPPMA vendait plus de 1200 cartes de pêche.

Pourtant on y voyait encore des poissons et des beaux ! Le nombre d'heures que j'ai pu passer sur le pont François 1er à contempler les "mémères" qui croisaient dans la rivière en dessous...

Dans les années 2000, l'AAPPMA "L'Allobroge" de Pont de Beauvoisin fusionne avec l'AAPPMA "Les Pêcheurs du Thiers" de la Bridoire et devient notre AAPPMA actuelle. L'association "Réciprocité Guiers" est également créée, c'est une association interdépartementale qui regroupe toutes les AAPPMA du bassin versant du Guiers, afin d'aller vers une gestion commune et de simplifier la pêche sur le Guiers, qui réglementairement était très compliquée (Rive Isère gérée par la Savoie et inversement, pas de réciprocité entre AAPPMA du même département...).

En 2015, l'AAPPMA vend une centaine de cartes de pêche par an. Un nouveau bureau est mis en place et je reprends la présidence. L'ancienne équipe reste en place et on essaie de trouver de nouvelles forces vives, ce qui marche plutôt pas mal, car je fais de précieuses rencontres, à ce moment là, des bénévoles passionnés, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, mais qui comme moi, ont la volonté d'essayer de "faire quelque chose". Nous nous engageons donc maintenant un peu plus vers la protection de l'Environnement et des écosystèmes au sens large, même si cela dépasse notre champ (réduit) de compétences.

Le Guiers (@J.Pouille)

Quels sont les droits de pêche dont il faut s’acquitter pour être en règle sur vos linéaires ?

Comme je le disais précédemment, la pêche sur le Guiers, fut, à une époque assez compliquée au point de vue des cartes de pêche, du fait de la position limitrophe du Guiers entre l'Isère et la Savoie. Fort heureusement pour le pêcheur cela a été grandement simplifié par la création de l'association "Réciprocité Guiers", regroupant toutes les AAPPMA 73 et 38 du bassin versant du Guiers, qui permet via l'achat d'un timbre (à 8€ à l'année !) apposable sur n'importe quelle carte de pêche valide de l'Isère ou de la Savoie, de pouvoir pêcher l'intégralité du Guiers sur n'importe quelle rive depuis les sources (Guiers Vif et Mort) jusqu'à la confluence avec le Rhône. (En faisant toutefois attention, il existe un parcours privé de l'ONF, dans les gorges du Guiers Mort).

Donc pour faire simple, pour pêcher le Guiers chez nous (des gorges de Chailles au barrage Richard à Romagnieu) et les affluents (Thiers, Grenand...) ou l'étang de Reculfort, il faut notre carte AAPPMA Guiers-Thiers ou n'importe quelle carte d'une autre AAPPMA de Savoie.

Pour pêcher l'intégralité du Guiers sans se soucier des limites (départementales ou d'AAPPMA), il faut une carte Isère ou Savoie de n'importe quelle AAPPMA réciprocitaire sur laquelle tu rajoutes le "Timbre Guiers" à 8€ à l'année. Attention toutefois, ce timbre ne permet pas de pêcher les affluents du Guiers ni les étangs des AAPPMA riveraines.

D'aucun auront noté que j'ai précisé que c'était pour le "pêcheur" que cela avait été simplifié. Car en ce qui concerne les AAPPMA, cela a clairement créé un abandon des achats de cartes côté Savoie, qui n'est pas réciprocitaire au niveau national (91€/an pour pêcher l'intégralité du département de la Savoie), au profit de l'Isère (95€/an pour pêcher 91 départements)... C'est un des facteurs prédominants de la baisse continue de ventes de cartes de nos AAPPMA côté Savoie... D'autant qu'en 2018 n'importe quelle carte Savoie est devenue d'office réciprocitaire au niveau départemental, augmentant au passage le prix, alors qu'avant cette réciprocité était en option. En ce qui nous concerne, nous avions, grâce aux actions menées et à la communication, réussi à passer de 100 cartes vendues en 2015 à plus de 500 en 2017. Mais cette année, nous connaissons une perte de 125 cartes.

Le Grenand.

Comment définiriez-vous votre AAPPMA en termes de politique piscicole ?

Vaste question ! Je crois que la meilleure réponse, c'est on fait au mieux avec ce qu'on a...

Aujourd’hui nous avons 2 politiques de gestion : halieutique et patrimoniale sur notre domaine. En gros, tout le domaine est en patrimoniale (Guiers et affluents) sauf la partie basse du Guiers (de Pont De Beauvoisin à Belmont Tramonet) qui ,elle, est en gestion halieutique et dans laquelle nous introduisons chaque année 450 Kg de truites arc en ciel en 2 fois, afin de donner une légère surdensité de poissons au parcours No-Kill aval qui souffre le plus des conditions et des événements climatiques.

Ca, c’est la situation actuelle. Mais beaucoup de choses ont été essayées par le passé.

Dans les années 80, pour combler la disparition progressive des poissons autochtones, les AAPPMA, à l'époque ont misé (sur les conseils de leurs Fédérations) sur un alevinage massif de truites fario (de souche atlantique) à tous les stades, des boîtes Vibert au poisson portion... Tragique erreur... Certes il y avait plus de poissons à pêcher, mais ces poissons se sont reproduits avec les quelques méditerranéennes de souche locale qui restaient et ont fini par quasiment faire disparaitre la souche autochtone du Guiers.

Puis dans les années 90, les responsables d'AAPPMA ont compris l'erreur et se sont tournés vers d'autres moyens, on a même eu une écloserie à la Bridoire que géraient à cette époque les bénévoles, mais ce type de structure est trop chronophage et pointue pour être gérée par une poignée de bénévoles. C'est par la suite qu'a été mis en place le premier parcours No-Kill (Gorges de Chailles à Saint Béron) et la gestion patrimoniale sur les secteurs qui se portaient le mieux. Entre temps, le Guiers a perdu de ses "couleurs" (celles dues aux papeteries, et c'est tant mieux !), mais de nouvelles pollutions beaucoup plus dévastatrices ont vu le jour (cyanures et autres), qui ont éradiqué toute vie sur des dizaines de km de rivière... je me rappelle, j'étais ado, à la pêche au Bonnard à Domessin, quand tout à coup la rivière s'est littéralement mise en ébullition... Les poissons, truites et ombres sautaient de toute part pour échapper au poison dans l'eau, certains se jetaient même sur la berge... une demie heure plus tard la rivière n'était qu'un immense cimetière où gisaient les milliers de cadavres des poissons de toutes espèces confondues.

Dans les années 2000, la qualité d'eau s'améliore un peu (création ou remises aux normes de stations d'épuration, obligation de mise aux normes des industries...), mais le mal est fait, la population de géniteurs n'est plus assez nombreuse pour assurer le renouvellement de sa propre descendance, sans parler des croisements génétiques qui mettront de nombreuses années avant que les caractéristiques de nos truites de souche adaptées à notre milieu, reprennent le dessus. Les alevinages de truites farios se font toujours, mais avec, cette fois, des truites et des alevins de type méditerranéens provenant de la pisciculture de Chazey-Bon, dans l'Ain. Le résultat n'est pas meilleur, les truites ne semblent pas avoir un génotype qui permet de s'adapter à la rivière.

Dans les années 2010, on abandonne petit à petit l'alevinage en truites farios. Le second parcours No-kill est créé sur la portion aval allant de Pont de Beauvoisin à Belmont Tramonet. On essaie maintenant de combler le manque avec des lâchers de truites Arc en ciel (pour éviter toute reproduction avec les autochtones), allant même jusqu'à tenter (avec la Fédération de Savoie) l'alevinage de truites arc en ciel des Bouillouses, qui potentiellement pourraient se reproduire dans la rivière et mieux supporter les conditions climatiques (qui, on en prenait déjà conscience à l'époque, se réchauffaient largement). Pas plus de réussite.

Depuis 2015, on conserve la politique halieutique avec les lâchers d'arc en ciel sur l'aval du parcours (depuis Pont de Beauvoisin), zone la plus "sinistrée" et on arrête toute autre introduction de poissons surdensitaires (truites et ombres). Ailleurs, on laisse faire la nature (pour qu'elle fasse encore ce qu'elle peut) et on revient à la gestion patrimoniale. On modifie le règlement Intérieur drastiquement (interdiction de marcher dans l'eau jusqu'à l'ouverture de l'ombre, hausse de la taille légale de la truite à 30cm, baisse du quota à 2 poissons), pour essayer de faire prendre conscience au pêcheur que si lui même ne protège pas la ressource sur laquelle est basée sa passion, autant se mettre au tricot tout de suite ! et on accompagne ça de communication et de pédagogie pour ne pas que ça ait l'air trop brutal. On continue d’observer et suivre les frayères, l'éclosion des alevins, on accumule des données sur les débits, les températures, les pollutions, les problèmes divers et variés de continuité écologique, d'assec, de rectification du lit... Tout ça afin d'avoir de vraies données pour réfléchir et ne pas se baser sur de vagues sentiments. Tout cela demande du temps sur le long terme (analyse) et est extrêmement chronophage au quotidien, mais tellement enrichissant.

Etang Reculfort (@L.Madelon)

Quelles sont les principales actions menées et à venir de l’AAPPMA ?

En ce qui concerne les actions menées, nous avons beaucoup œuvré, ces dernières années, sur l'habitat (création de caches et de frayères sur les affluents) avec de belles réussites, sur l'entretien des chemins de berges où nous avons les baux et également sur la qualité d'eau, travaillant étroitement avec le SIEGA (Syndicat des Eaux), les communes environnantes, l'AFB, et depuis cette année le SAMU de l'Environnement, en signalant les rejets, pollutions et autres atteintes, les analysant si besoin.

Comme je l'évoquais, nous avons aussi fait évoluer le règlement Intérieur, au contraire de ce qu'il peut se dire, pas pour embêter ou culpabiliser le pêcheur, mais pour lui faire prendre conscience qu'il doit être le premier à agir et à respecter son environnement et ses "compagnons de jeu", car très honnêtement, il faut qu'il comprenne que la pêche-alimentaire ne peut plus exister en terme de prédation naturelle (beaucoup trop peu de poissons qui se raréfient, pour nourrir des êtres humains en expansion toujours exponentielle). Il faut qu'au contraire, le pêcheur devienne une sentinelle qui œuvre pour le milieu en le protégeant de son mieux. Notre règlement intérieur interdit donc de marcher dans l'eau jusqu'à l'ouverture de l'ombre (pour essayer de donner quelques chances de plus à ces petits alevins qui vont sortir des frayères qu'on suit avec amour tout l'hiver et le printemps), le quota de prises a été baissé à 2 salmonidés/jour/pêcheur, dont un ombre, et la taille légale de la truite a été augmentée à 30 cm, puisque cela fait maintenant 4 ans que j'observe les frayères et que je ne vois pas un poisson de moins de 25 cm sur les frayères. Les truites ont une croissance assez rapide sur le Guiers et à 23cm elles ne se sont encore pas reproduites... On a donc décidé de monter la maille à 30cm afin que les poissons aient l'opportunité de se reproduire au moins 2 fois avant d'être éventuellement prélevés.

Nous venons d'acquérir un local dans Pont de Beauvoisin, juste au-dessus du Guiers sur le Pont François 1er. C'est une ancienne chapellerie. Cela nous permet de stocker nos archives et notre petit matériel, d'avoir un endroit "à nous" où on peut se retrouver, discuter, travailler, mener les réunions, accueillir du public, communiquer via la vitrine. J'espère que cela va servir également à mieux nous identifier auprès des riverains et de permettre un meilleur dialogue et plus d'information sur nos missions en tant qu'AAPPMA. Je dois avouer qu'aujourd'hui quand je me repenche sur le pont François 1er, j'ai une certaine nostalgie...

Nous avons également mis l'accent sur l'étang de Reculfort, pour l'accueil du public et en faveur de la protection de l'environnement, en créant un refuge LPO, de nouvelles frayères en piquets, où le poisson peut également aller se cacher un peu de temps en temps. Une autre est d'ailleurs prévue d'être créée pendant ce mois de février. L'étang qui était avant assez "sélectif" en terme de pêche est aujourd'hui ouvert aux pêcheurs à toutes les techniques, du moment qu'ils respectent le règlement : seuls les hameçons simples sont autorisés et sans ardillons. Nous avons également réouvert une partie du "petit étang" réservé à la pêche en Nokill pour les moins de 15 ans.

On essaie de renouer des liens avec tous les acteurs qui ont trait à la sauvegarde de l'environnement, les autres AAPPMA, les politiques locaux, les divers syndicats, afin de faire prendre conscience qu'il faut qu'il y ait un réveil collectif sur le "problème de l'eau". La ressource n'est pas inépuisable (d'autant plus avec les incertitudes des effets du changement climatique), et au delà du problème de quelques truites qui disparaissent dans les rivières (ce qui embête bien les pêcheurs), c'est la question de la suffisance de la ressource en eau pour tout un chacun qui est en jeu. L'eau pour l'irrigation agricole, pour les procédés industriels, et bien sûr l'eau potable... Tout ce qu'on n’est pas prêt à abandonner ou à modifier pour garder notre "confort" de vie, nous humains de l'anthropocène...

Le Thiers

Avez-vous un parcours No-Kill actuellement ? De nouveaux projets dans le domaine ?

Nous possédons 2 parcours No Kill (toutes techniques, hameçons sans ardillons) sur le Guiers, sur 18 km de rivière que nous gérons, nous en avons 6 km en No-Kill. Le No-Kill de Saint Béron (1,5 km) à la sortie des gorges de Chailles est un parcours en gestion patrimoniale et assez "sportif", Le No-kill de l'aval de Pont de Beauvoisin (4,5 km), est lui un parcours en halieutique, plus accessible pour les débutants, sur lequel ils retrouveront une plus grande densité de salmonidés, dont les arcs en ciel.

Concernant l'étang de Reculfort, le No-Kill est bien évidemment de mise pour la pêche à la carpe, mais également sur les carnassiers (black-bass, sandres, brochets).

Nous n'avons pas d'autres projets d'extension du No-Kill, car bien qu'indispensable, il n'est pas la solution "miracle" à tous les maux de nos milieux.

6-Si vous aviez un ou plusieurs souhaits venant des hautes instances (FNPF, élus locaux, etc…) à exaucer, quels seraient-ils ?

Nous pensons qu'il est indispensable que l'on prenne en compte le manque de ressources en eau probable dans le futur et que l'on protège au maximum ce qui peut être protégé au niveau des milieux aquatiques. Il faut qu'on trouve des solutions énergétiques alternatives à l'hydroélectrique (on voit les dégâts catastrophiques sur la basse rivière d'Ain) et au pétrole, il faut revoir et renouveler le système de traitement des eaux et inclure le traitement des composés médicamenteux, des perturbateurs endocriniens, des Polluant Organiques Persistants... Il faut ouvrir un maximum l'accès aux déchetteries au lieu d'en restreindre l'accès et de faire payer de plus en plus cher, car sinon, on va se retrouver avec de plus en plus de décharges sauvages (ce qu'on constate déjà régulièrement). Mon souhait serait donc : arrêtons de penser au fric et à la croissance et pensons en tant qu'humains intégrés dans leur environnement et qui cherchent à le défendre pour continuer à vivre plutôt qu'à le détruire pour en profiter égoïstement.

Le Guiers (@J.Pouille)

Pour terminer, un message pour les tous les pêcheurs qui pratiquent votre linéaire ?

MERCI !

Un grand merci à tous ces pêcheurs qui malgré tout continuent à sillonner nos berges à la recherche de la belle zébrée, elle est là, elle vous attend, alors traitez la respectueusement ! Si vous parvenez à la duper, utilisez votre épuisette, ne la sortez pas de l'eau, faites une photo du poisson dans l'eau et dans l'épuisette, et remettez la aussi vite que possible dans son élément avec le moins de stress possible. Rien que par ces gestes simples, votre poisson pourra se reproduire, donner un spectacle exceptionnel (au peu de personnes qui les voient, et c'est tant mieux !), et surtout donner une descendance avec un patrimoine génétique adapté (et adaptable) à la rivière et ses particularités.

Merci d’avoir répondu à mes questions et bonne continuation pour la suite à toute votre équipe.  Merci de nous donner les liens de vos médias pour celles et ceux qui souhaitent continuer à vous suivre.

Merci beaucoup à toi Nicolas de nous avoir donné l'opportunité de nous exprimer avec une audience bien plus large !

Notre blog, pour suivre nos actualités : http://aappmaguiersthiers.blogspot.com

Notre Site, pour les infos générales : http://aappmaguiersthiers.wixsite.com/aappma-guiers-thiers

Nous sommes également sur Facebook : AAPPMA Guiers-Thiers ou mon profil : David Guiers-Thiers

et également sur Twitter : AAPPMA Guiers-Thiers

mercredi 16 janvier 2019

Date A.G de notre AAPPMA.

Ce très court billet pour vous annoncer la date de l'assemblée générale de notre AAPPMA. Vous êtes bien entendu le bienvenu.

vendredi 11 janvier 2019

Les pêcheurs vont retrouver la Bienne !

C’est le principal changement en ce qui concerne la pêche de la truite dans le Jura en 2019. La Bienne va de nouveau accueillir les pêcheurs après presque 3 années de fermeture (actée en juin 2016). Le secteur aval du barrage d’étables à St Claude jusqu’à Lavancia ne sera plus fermé. Bien entendu, sur ce très long linéaire, il sera strictement interdit de prélever les truites. Enfin, si vous en trouvez…

Je dramatise un peu mais je ne suis pas si loin que ça de la vérité. De ce que j’ai vu, de ce qu’on m’a rapporté, il reste quelques poissons ici où là, mais rien à voir avec ce que l’on a connu il y a seulement 5 ans. Pour vous donner une idée et pour ceux qui connaissent le parcours public de la haute rivière d’Ain, je pense que l’on se rapproche de la densité existante à ce jour de Montigny à Châtillon. C'est-à-dire une faible à très faible densité. De plus, mais comme sur l’Ain finalement, il est encore fréquent de croiser une truite malade tâchée de blanc ou même des cadavres. C’est donc dans ce contexte que les pêcheurs vont retrouver la Bienne.

Souvenir de 2015.

Une nouvelle ouverture, avec une nouvelle équipe ! Un nouveau bureau devrait voir le jour. Si jamais vous vous sentez le cœur de vous investir pour cette rivière, n’hésitez surtout pas. Car des pêcheurs, il y en aura de partout sur la rivière, mais des bénévoles pour veiller sur elle, beaucoup moins. Je prends les paris ! Renseignez-vous, une A.G élective devrait avoir lieu dans la première quinzaine de février.    

Vu la situation, si vous aller pêcher cette rivière à partir du 09 mars, je me permets de vous donner quelques conseils pour relâcher du mieux possible vos truites si toutefois vous avez la chance de capturer une survivante. Je veux dire par là qu’il faut donner toutes les chances au poisson pour assurer sa survie.

Mon fils en "fight" avec une biennoise.

En premier lieu, il ne faudra pas s’éterniser sur les séances photos/vidéos comme on peut le voir encore trop souvent. Ces truites sont de toutes évidences plus fragiles qu’ailleurs à cause des conditions de vie que leur offre la très médiocre qualité de l’eau de la rivière. Donc une fois piqué et mis à l’épuisette, ne touchez pas le poisson si c'est possible. Toutes manipulations est à éviter, c'est une règle de base. Si vous voulez faire une photo (et pas 36), pensez à laisser le poisson dans l’eau tranquillement positionné dans le filet de votre épuisette. De cette façon, vous conserver un souvenir et la truite repartira de la meilleure des façons sans faire d’apnée même d’une courte durée. Quand les beaux jours arriveront, vous pouvez aussi prendre le temps de plonger un thermomètre dans la rivière en début de partie de pêche. On en trouve pour vraiment pas cher et cela ne prend pas de place dans le gilet. Perso, je ne mesure pas mes poissons, mais j’aime connaitre la température de l’eau avant de pêcher. De cette façon, je sais si je peux capturer une truite dans de bonnes conditions. Si sur certaines rivières la question ne se pose pas, chez nous, oui. La température peut atteindre et même dépasser les vingt degrés parfois. Compliqué pour les truites du coup…

Pour finir, je pense que cette ouverture est une bonne chose. Cette rivière, mise à part quelques passionnés et bénévoles de l’AAPPMA, était totalement abandonnée depuis juin 2016. C’est ainsi, la très grande majorité des pêcheurs se rendent à la rivière uniquement pour pêcher, rien d’autre, reflet de notre société de consommation dans le monde de la pêche. Avec cette ouverture sur le linéaire aval, la Bienne retrouvera un semblant de vie du moins sur ses berges. Les braconniers qui sévissent tranquillement auront la vie moins facile, les actes de pollution ne passeront plus inaperçus comme ça pouvait être le cas faute de présence humaine…De plus, et ce n’est pas négligeable pour les autres cours d’eau, la pression de pêche s’étalera un peu sans être concentrée sur les mêmes lieux.

Mon Fredo sur sa Bienne bien aimée.

mercredi 9 janvier 2019

Besoin de techniciens rivières dans le Jura.

Un court billet pour me faire le relai de ces offres d'emploi. Si jamais...

Le Parc naturel régional du Haut-Jura recrute :

deux chargé(e)s de mission rivière-GEMAPI pour les bassins versants Bienne-Orbe-Saine et Valouse-Ain médian

deux technicien(ne)s de rivières pour le bassin versant de la Valouse et de la Bienne (+ Orbe)

lundi 7 janvier 2019

Le Rise Festival est de retour à Dijon.

Le Rise Festival sera, pour notre plus grand plaisir, une nouvelle fois présent à Dijon en 2019. Alors prenez bien note de la date dès aujourd'hui pour réserver votre soirée. La projection aura lieu au cinéma Eldorado le jeudi 7 mars à 20 heures. Pour prendre vos places, c'est ici => Billeterie.

L'affiche pour Dijon.

Le Rise fera comme souvent une belle tournée en France et ailleurs. Une belle aventure pour l'équipe en place afin qu'un peu partout sur le territoire nous puissions visionner sur grand écran de très beaux films de pêche à la mouche entre passionnés.

Les lieux de projection.

D'ici le 7 mars, je vous ferais découvrir les bandes-annonce des films annoncés, et ils sont nombreux. Plusieurs films français à l'affiche cette année. Bref, une super soirée que vous devez réserver obligatoirement dès aujourd'hui ;-)

Une premier teaser pour annoncer la couleur...

Teaser : Le jour J from Luc Malbois on Vimeo.

samedi 5 janvier 2019

Nouvelle référence au Fly Shop.

Pour bien débuter l’année, je vous propose une nouvelle référence d’ors et déjà disponible au Fly Shop: le sedge passe-partout. Dans le même ordre d’idée que les passe-partout olive et brune qui ont un grand succès auprès de mes clients comme des poissons, je souhaitais ajouter une référence pour avoir une imitation de trichoptère dans ma collection. C’est chose faite aujourd’hui.

J’ai donc travaillé le montage de la même manière que les modèles cités plus haut en associant le croupion de canard au poil de chevreuil. Ce duo fonctionne à merveille. Il permet à la mouche d’être encore « pêchante » après plusieurs prises. Ce qui n’est pas forcément le cas pour une mouche 100% croupion de canard par exemple. Devant l’aile, je termine la mouche avec un dubbing naturel en lièvre. Ceci permet à la mouche de ne pas pêcher trop haut sur l’eau. De plus, on évite ainsi tout phénomène de vrillage de la pointe en nylon.

Une vraie mouche de pêche.

La PP-Sedge sera au catalogue en taille 14 (hameçon TMC100), ce qui me semble être un bon compromis pour ce genre d’imitation. C’est une passe-partout, que cela soit en taille et en couleurs. Elle est donc faite pour palier à un maximum de situations. Toutefois, et seulement sur demande (en prenant en compte un délai supplémentaire), il est possible de commander sur des tailles inférieures ou supérieures.

Une fois de plus, et cela vaut pour toutes mes références, c’est une mouche de pêche par excellence. Vous trouverez sans mal des imitations mieux réalisées mais comme j’aime à le répéter, je suis avant tout un pêcheur, et non un monteur de mouches. C’est donc dans cet esprit que cette nouvelle référence a été conçue. Pêcher à bon niveau, sans vriller le fil, rester « pêchante » un maximum de temps en mêlant le choix des matériaux et la solidité de l’ensemble. Et le plus important à mes yeux, être efficace !

Si vous êtes intéressés, c'est ici => Fly Shop.

Utilisation de matériaux naturels.

jeudi 3 janvier 2019

Meilleurs voeux à la rivière d'Ain

Chose peu commune en cette nouvelle année, je ne suis pas allé faire un tour à la rivière le 1er de l'an. La journée est passée sans que l'envie me soit venue. Qu'à cela ne tienne, je m'y suis rendu le lendemain. Parti à pied depuis la maison pour profiter pleinement de la fraicheur toute relative de la journée, j'ai parcouru pas mal de linéaire sur la rivière.

Si l'automne est sans doute la plus belle saison pour admirer dans son ensemble ce cours d'eau grace aux couleurs exceptionnelles de la ripisylve, la période d'après crues hivernales est la plus adaptée pour contempler un fond de rivière éclatant. Il faut dire que les fonds de la rivière d'Ain, et ce même tout en amont, ont été colmatés durant cinq longs mois. La période de reproduction a même débuté avec cette couche d'algues. Une période si longue qu'on en arrive à oublier à quoi doit ressembler un fond de rivière, ce qu'il devrait être tout au long de l'année.

Une vraie belle gravière.

Malheureusement, on sait tous qu'au printemps ce fond va se noircir de nouveau quelques semaines après les premiers épandages...On le sait tous, mais cela se passera ainsi, preuve plus que flagrante que tous nos services, AFB, Fédération nationale, départementale, DDT et autres n'ont aucun pouvoir sur ce genre de problématique. Une année de plus où je serais avec vous un spectateur meurtri de cette tragédie mortuaire...On comptera une nouvelle fois les poissons morts.

Mais restons sur le positif de l'instant présent, les crues ont fait le boulot. Le profil des parcours s'est modifié par endroit. Il est donc bon de faire quelques repérages car même avec une bonne connaissance des linéaires, une rivière vit, se transforme au jour le jour, et plus particulièrement à la suite de ces grosses crues. Les zones de frai ont été uniformisées. Les nids ne sont plus visibles, les poissons ne sont plus dessus. C'est un tapis de graviers régulier d'un blanc immaculé qui est aujourd'hui présent. 

Zone de frai.

Les crues modifie le profil de la rivière, au fond, mais aussi sur les berges. On peut voir facilement jusqu'où le niveau est monté et même se rendre compte des mouvements de l'eau. L'eau transporte toutes sortes de choses en sortant de son lit.

Les pommes sauvages ont fait une balade sur l'eau !

Si la rivière d'Ain a fait sa plus importante toilette de l'année, les truites étaient elles aux abonnés absents. Il faut dire que je me balade sur des parcours où la densité reste très modeste à faible. Mais quand même, j'espérais voir un peu plus de poisson. La température était douce pour la saison et la clarté de l'eau parfaite pour l'observation. Mais il ne faut pas rêver, nous perdons des truites tous les ans suite aux épandages, aux étiages, à la montée des températures de l'eau et aux prélèvements encore autorisés majoritairement. Donc forcément, le stock de poisson continue de diminuer inexorablement.

Seule truite en poste croisée ce jour-là.

Souhaitons à cette belle rivière d'Ain des jours meilleurs. Qu'au minimum les quantités d'eau soient supérieures à l'an passé pour éviter un étiage trop long et une montée des températures mortelle. Amen !

lundi 31 décembre 2018

Bye 2018, bonjour 2019...

Me voici de retour à la maison après quelques jours en famille. Et mon Dieu que cela fait du bien de se ressourcer autour des siens. Car si à travers ce blog vous pouvez pensez que la pêche est toute ma vie, il n'en est rien. La famille, ma femme et mes enfants sont à des années lumières au-dessus de tout ça.

Mes 4 raisons de vivre sur le toit du monde.

De retour donc à temps pour terminer cette année 2018 ensemble. Car je dois avant tout vous remercier vous lecteurs de ce blog pour votre fidélité encore cette année. Je ne vais pas vous faire un bilan statistique, mais vous avez été encore plus nombreux à me lire avec des pics comme en Mars 2018 à plus de 100 000 visites mensuelles. Incroyable.

Je vais donc tenter de maintenir la rédaction de ce blog à bon niveau pour cette nouvelle année 2019. Même si un projet dans le coin de ma tête devrait me prendre aussi pas mal de temps...J'ai comme une envie d'écrire de nouveau...

Ma priorité reste et restera l'information sur l'état de nos rivières. Le fait que j'ai démissionné de la fédération de pêche du Jura me donnera aussi plus de latitude dans mes propos...Et j'ai des choses à dire tant j'ai été profondément déçu de cette expérience, croyez-moi. Dans ce même domaine, je vous rappelle que des élections au sein des AAPPMA auront lieu dans 2 ans. Il est donc important de savoir où prendre vos cartes si toutefois vous souhaitez vous investir (il faut avoir une carte dans l'AAPPMA sur les 2 dernières années pour se présenter). Je répète ce discours depuis plus de 20 ans sans trop y croire finalement tant les occasions sont passées et que les AAPPMA autour de la notre sont dirigées de la même manière depuis toujours. Vous êtes nombreux à vous en plaindre sur les réseaux sociaux où sur le bord de la rivière, mais que faites vous individuellement à part pêcher ? J'ai de nombreux amis/contacts qui pêchent la rivière d'Ain, qui se plaignent de ci ou de ça et qui encore, aux prochaines élections, ne seront que des fantômes...Pas besoin de devenir président d'AAPPMA, mais la moindre des choses est de rentrer dans les bureaux pour faire entendre sa parole qui plus est quand on est capable d'aller plusieurs fois par semaine à la pêche...Si vous arrivez à regarder la rivière d'Ain en face en laissant les choses se passer ainsi, libre à vous. Mais sachez que pour moi, vous êtes complices de ce laisser-aller, et je pèse mes mots. Tout n'est pas noir malgré tout et je tiens à remercier Victor et Maxime pour leur engagement au sein de l'AAPPMA de Champagnole malgré leur jeunesse...On commence à voir du changement, le chemin est long pour ça et c'est d'autant plus important de le débuter le plus tôt possible...Si vous ne souhaitez pas vous investir, alors soutenez au moins les AAPPMA qui se bougent en prenant la carte fédérale du Jura chez elles, merci.

Engagez-vous pour protéger ces dernières merveilles !

Il me reste à vous souhaitez de bien terminer l'année. En 2019, la santé pour vous et de l'eau pour la rivière...De mon côté, je suis de retour au boulot ! A très bientôt.

samedi 22 décembre 2018

Frai 2018, le film.

Dans le Jura, la truite fario sauvage est en voie de disparition. Hormis le secteur très amont de la rivière d'Ain et ses affluents, tous les autres linéaires ne sont que l'ombre d'eux mêmes. De nombreux sont morts et ceci depuis bien longtemps (Cuisance, Basse Loue, Valouse, Seille, Bienne...) Pourtant, là où les populations sont encore "acceptables", on peut toujours dans la majorité des cas tuer 3 truites sauvages par jour de pêche. Évidemment, remettre son poisson à l'eau n'est pas la solution pour faire revenir à leur niveau les populations. Mais continuer à les matraquer en laissant certains pêcheurs (qui ne se privent pas !) prélever au-delà de ce que la rivière produit, est-ce la solution ? Je ne le crois pas non !
Nos techniciens et dirigeants jurassiens sont tous d'accord pour nous dire qu'au-delà de la qualité de l'eau, le réchauffement de celle-ci finira d'achever les populations de truites dans un avenir proche...Donc pour moi, continuer à autoriser leur prélèvement signifie à dire: "de toutes façons, c'est mort, autant laisser bouffer les dernières !" Faut juste l'assumer messieurs !!!
 
Pensez-y lorsque vous prendrez votre carte de pêche 2019 dans le Jura, soutenez les AAPPMA qui essaient, merci.
 

Sur ce, je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année. Je vous dis à l'année prochaine. Avant cela, je vous laisse avec quelques images de ces merveilles...Ces truites fantastiques se battent pour vivre au jour le jour...Encore une espèce qui est là depuis des milliers d'années et que nous allons réussir à éteindre par notre stupidité.

Cliquez sur HD pour une meilleure définition d'image.

Frai 2018, le film. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

jeudi 20 décembre 2018

Mon livre fait le tour du monde ;-)

Bientôt cinq ans que La truite en héritage a vu le jour. Ce livre, à ma grande surprise, s'est très bien vendu. Vous êtes nombreux à m'avoir fait des retours positifs et je vous en remercie. Je trouve cela génial. J'aimerai sincèrement trouver le temps de recommencer l'aventure...

A quelques jours de Noël, je me permets de vous rappeller que ce livre est toujours disponible à la vente si toutefois vous ne l'avez pas encore ou pour un cadeau par exemple. A commander sur le site Pêches Sportives ou sur Amazon.

A noter aussi le retour de mon ami Jean-Paul (à lire ici).

Pour le plaisir, je vous remets des photos reçues il y a 4 ans après parution que vous avez déjà vu et commenté sur ce blog.

Merci à Damien pour cette photo du livre en Nouvelle-Calédonie !

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Christophe en pleine lecture lors d'un séjour vacances.

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Gérard qui n'a pas que la lecture comme passion !

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Merci Sylvain pour la photo.

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En direct de Hawaï. Mon livre est entre de bonnes mains !

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Moins glamour ! Merci Fred pour cette belle photo de Nassim !

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Steeve et la lecture d'histoires de pêche à la plage.

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Sylvain s'occupe dans l'avion !

 

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Une petite dernière venue des Antilles, merci Philippe.

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mercredi 19 décembre 2018

Sortie réservoir avec mon fils.

Je crois ne pas me tromper si je vous dis que c'est notre première sortie réservoir de l'année. Et on peut dire que l'on a bien choisi notre journée ! Un temps gris et frais, un ciel complètement bouché et une température qui restera négative. Autant vous dire que l'on était pas pressé de prendre des truites...Les mains mouillées transformaient nos doigts en glaçons !

Mais l'essentiel était que nous passions mon fils et moi un bon moment de pêche ensemble. Et ce fut le cas. L’empoissonnement du réservoir du Martinet était à la hauteur ! Aussi bien en nombre que la qualité des poissons pêchés. Arc, gold et même fario. Une pêche comme souvent à vue sur les bordures avec de petites nymphes utilisées en rivière. Nous avons eu également avec un petit temps mort où il a fallu aller chercher les truites un peu plus profond dans le grand plan d'eau. Pour se faire, nous avons utilisé les bonbons en tricotant la soie doucement. Les arrêts sont parfois violents !

Un chouette moment de pêche dans un cadre toujours aussi sympa. Je vous invite à aller faire un tour ;-)

La suite en photos...

Le petit plan d'eau, pêche à vue only ! Un régal.

Thibaut avec ses fans !

Une belle arc du Martinet.

De sacrées combattantes...

Coquin n'a pas lâché Thibaut !

Un fario exceptionnelle prise dans le petit plan d'eau.

samedi 15 décembre 2018

La Bienne a besoin de ses fidèles.

Ce mercredi 12 décembre s'est déroulée à St-Claude l'assemblée générale extraordinaire de la Biennoise. Celle-ci faisait suite à la démission du président Charles Varenne et de certains membres du bureau. L'ami Pascal a fait le déplacement depuis sa Haute-Savoie pour y assister. Il m'a autorisé à copier son compte-rendu qu'il a fait sur sa page facebook. Ceci afin d'informer au mieux les pêcheurs. Le voici :.

Petite synthèse qui n'engage que moi concernant l'AG extraordinairede la Biennoise.
L’Ag s’est bien déroulée, nous avons été informés de la décision de Charles Varenne de quitter la présidence (information passée par courrier au préfet et à la FDPPMA39 en septembre 2018), mais également de la démission du trésorier et de 2 membres de la Biennoise.

Le CA est donc réduit à 8 membres, ce qui est encore suffisant réglementairement parlant avec potentiellement Alexandre Dupepet qui se porte candidat à la présidence, mais pas de candidat formellement déclaré (et présent à l’AG) pour le poste de trésorier.
Le président de la FDPPMA 39 a appelé Charles à 18h pour signifier son absence à l'AG, inutile de dire que l’absence du président de la FDPPMA n’a guère été appréciée.

Les membres présents après de nombreux échanges très intéressants, ont proposé au CA de signifier aux services de l’état plusieurs choses.
• La décision de reporter l’élection du président et du trésorier lors d’un autre AG (à convoquer)
• Afin de permettre de diffuser plus largement aux adhérents les informations concernant la situation de la Biennoise.
• Afin de tenter d’intégrer au CA des membres qui souhaiteraient s’investir sur la durée
• Afin de conforter et redonner une nouvelle dynamique à l’AAPPMA de la biennoise

Les membres présents ont souhaité que le CA porte à connaissance des services de l’état de l’insuffisance notoire des moyens engagés pour lutter et éradiquer les sources de pollutions sur le bassin de la biennoise.

Les membres présents ont souhaité que le CA porte à connaissance de la FDPPMA39, qu’elle n’apporte pas les réponses techniques et surtout juridiques que les pêcheurs sont en droit d’attendre d’une FDPPMA sur un contexte de dégradation d’une rivière emblématique du Jura. Les moyens techniques et financiers engagés sont clairement insuffisants au regard de ces enjeux.

Une AG qui a duré 3 heures avec de nombreux échanges, beaucoup d’interrogations sur les rôles de chacun, la volonté exprimée par plusieurs personnes d’essayer de faire bouger les choses, de changer peut-être d’approche au regard du constat pragmatique d’un Charles Varenne épuisé par 12 ans de combat qui a lui-même reconnu qu’il avait échoué dans ses objectifs, voir dans la manière, qu'il avait certainement commis des erreurs, sauf qu’il a été bien peu épaulé par les pêcheurs et encore moins par la FDPPMA39.
D’ores et déjà quelques personnes pré identifiées avec des compétences qui pourrait intégrer le CA pour tenter de reconstruire ……..

Pour qu'il y ait une suite, il va de soi que les lamentations sur les réseaux sociaux ne servent à rien, donc merci de vous abstenir !

Agissez en étant présent à la prochaine AG et en proposant vos services en sachant que çà prendra du temps, que vous allez vous confronter à des murs d'incompréhension, des gens qui ne font rien pour vous aider, mais qu'il ne faudra rien lâcher, se structurer, tout çà bénévolement bien évidemment.

Voilà pour le retour de Pascal que je remercie une fois de plus. J'ai mis en gras ce qui me semble très important. Engagez-vous auprès de la nouvelle équipe en formation, apportez vos connaissances, de près ou de loin, vous serez utiles. J'en profite une fois de plus pour remercier Charles pour tout ce qu'il a fait depuis toutes ces années, c'est admirable. Pour conclure ce sujet, je vous joins également l'article de presse sur cette A.G

Sources Le Progrès.

mercredi 12 décembre 2018

Carte de pêche 2019, c'est parti !

Nous sommes le 12 décembre 2018. Dès aujourd’hui, vous pouvez acheter votre carte de pêche pour la saison 2019. Il suffit pour cela de vous rendre sur le site carte de pêche.fr.

Avec le temps et pour être engagé dans le monde associatif pêche depuis mon plus jeune âge, je me rends compte que les pêcheurs réfléchissent de plus en plus quant au choix de l’AAPPMA où ils vont adhérer. Car oui, c’est important. Soutenir financièrement des AAPPMA qui ont une politique qui ne vous convient pas est totalement ridicule. Et c'est ce qui peut potentiellement arriver lorsque prend sa carte au petit bonheur la chance. Pour rappel, dans le Jura, les AAPPMA sont réciprocitaires. Donc peu importe où vous prenez votre carte, les droits de pêche sont identiques du moment que vous acquittez la réciprocité fédérale.

Par ce billet, je tiens à remercier toutes les personnes qui l’ont pris chez nous et qui font donc confiance à l’AAPPMA de Crotenay à travers ses actions, sa parole et le temps passé par ses bénévoles sur le terrain. Le nombre de sociétaires est en net augmentation (+38%) et ce dans toutes les catégories d’âge et de sexe. C’est très paradoxal finalement. C’est aujourd'hui, alors que les populations de truites sont au plus bas que nous avons le plus de sociétaires. Ce qui me fait dire que ce choix est avant tout une forme de soutiens à la politique de notre AAPPMA et rien d'autre. Une fois de plus, au nom de tous les membres du C.A de notre AAPPMA, je vous en remercie. Dans cette optique, je me dois d’être avant tout honnête avec vous car d'un point de vue personnel, ma situation a changé.

Depuis la fin du printemps 2018, j’ai démissionné de mon poste d’administrateur à la fédération de pêche du Jura. De ce fait, notre AAPPMA (ses idées, ses envies pour le territoire jurassien) sera moins écoutée car plus représentée. Je reste bien entendu et au moins jusqu’aux prochaines élections président de notre AAPPMA. Mais la fédération, je ne pouvais plus. Ce n’est pas une question de temps, mais j’étais en total désaccord avec la ligne politique menée par le bureau actuel. Une somme de détails et d’évènements ont fait que j’ai jeté l’éponge. J’avais cette effrayante impression de perdre mon temps. Les deux non-lieux prononcés suite aux procès de lagune de Crotenay et de la station d’épuration de Montigny m’ont achevé. La fédération n’a aucun pouvoir, j'en était quasiment persuadé, j'en suis certain maintenant. La rivière d'Ain comme d'autres du département avant elle sombre dans la médiocrité d'années en années. Nos dirigeants politiques locaux, que je ne crois pas totalement innocents dans la prononciation des non-lieux cités plus haut, ont même réussi à faire passer aux oubliettes le contrat de rivière Ain amont. Bravo, belle performance. J’ai donc décidé de quitter la fédération pour me consacrer à 100% avec les copains à l’AAPPMA et aux quelques rares truites qui vivent encore dans nos eaux.

Merci à toutes celles et ceux qui penseront de nouveau à nous pour 2019. Choisir AAPPMA de Crotenay sur le site cartedepeche.fr.

lundi 10 décembre 2018

Besoin d'une pause: stop l'étau !

Depuis le retour des vacances familiales de cet été, je n'ai pas vécu une seule journée sans passer du temps à l'étau, samedi et dimanche compris. Le besoin de m'éloigner de mon outil de travail devient urgent. Je vais faire une pause entre Noël et nouvel an. Je vais en profiter pour m'éloigner également des écrans durant cette période. Une semaine à profiter uniquement de la famille et de la nature qui m'entoure. Merci à mes clients et lecteurs pour leur compréhension.

Si vous avez des commandes à faire, c'est donc avant le samedi 22/12 au plus tard ou alors en 2019 :-)

Merci à tous mes clients pour leur confiance renouvelée en 2018. Quelques photos que ceux-ci m'ont fait parvenir suite à leurs achats ! Une fois de plus, vous verrez que mes produits pêchent aussi bien en France qu'à l'étranger.

Une semaine sans trop passer de temps dans cet atelier me changera les idées !

Belle arc au bonbon rose (Merci Jean-Manu)

Fabuleuse truite de N.Z prise avec une cuivre fabriquée de mes mains. (Merci Adrien)

Fario au gammare JFD du Fly Shop  (Merci Eric)

Barbeau au JFD ! (Merci Julien)

Le bonbon sait tout faire ! (Merci Julien)

Belle fario avec une cuivre (Merci Mickael)

Bel ombre toujours avec une cuivre (Merci Mark)

Poisson extraordinaire pris aux USA avec un gammare JFD (Merci Seb)

Belle arc au bonbon Jaune fluo (Merci Christian)

Exemple d'une commande. Boite direction Nouvelle-Zélande.

Truite prise en Alaska avec un des bas de ligne du Fly Shop (Merci Lucas)

Belle fario prise avec une cuivre ! (Merci Niko)

dimanche 9 décembre 2018

Les belles rencontres de notre saison 2018.

Cette saison 2018 restera dans nos mémoires ici dans le Jura comme une année pas comme les autres. De l'eau tout le printemps avec des mois de Mars et Mai très arrosés. Puis, à partir de la première décade de Juin, plus rien, le néant. A la fin Mai, les précipitations affichaient un excédent de 35% par rapport à la normale. Bref, tous les voyants étaient au vert pour affronter l'été à venir. Qui pouvait imaginer que la rivière d'Ain allait rester à l'étiage jusqu'à ces derniers jours. Une période aussi longue que désastreuse. Il est tombé seulement un peu plus de 350mm d'eau sur cette durée de 6 mois (Juin-Novembre). C'est tout simplement un record depuis au moins 1945. Toujours par rapport à la normale, il y a donc eu un déficit de 435mm sur cette période, soit 435 000 m3 d'eau au kilomètre carré ! Colossale ! 

Malgré ça, nous avons avec Thibaut profité au mieux des rivières qui nous entourent et de leurs habitants. Nous nous sommes adaptés en changeant de lieu lorsque la température de l'eau était trop élevée. Sans faire un résumé de nos aventures, je vais passer en revue dans ce billet quelques belles rencontres de cette saison. Une année où les moments qui comptent le plus l'ont été partagé avec mon fils.

La plus belle émotion.

Oui, sans doute le plus beau souvenir de cette année. Et pourtant, j'étais tranquille à la maison lorsque ce poisson a été pris par mon fils. Mais justement, et cela les papas pêcheurs le comprendront, il y a tellement plus de magie quand l'élève dépasse le maître. Si vous souhaitez relire toute l'histoire de ce poisson fantastique, c'est ici => Thibaut a retrouvé ma truite.

La plus belle truite.

Que dire de ce poisson ? Tous les adjectifs que je connais ne suffisent pas pour décrire la beauté de cette truite. On s'était déjà rencontrés en 2017 et je dois dire que madame a bien profité en un an. Un poisson de rêve qui se rapproche de la perfection.

La plus stressante.

Oui, cette truite, on aurait pu l'appeler "Désirée". Pourtant, au fil des tournages TV, je suis de plus en plus tranquille. Mais lors de ce tournage pour Seasons, les conditions de pêche pour de la nymphe à vue étaient des plus compliquées. Il n'y avait aucune activité, aucune éclosion...Les poissons étaient aux abonnés absents. Durant cette séquence, le but n'était pas de faire du nombre, mais de tenter de capturer un joli poisson. Il y a eu un grand ouf de soulagement à la mise dans l'épuisette. Si vous souhaitez revoir le teaser de l'émission, c'est par là => Seasons Hebdo dans le Jura.

La plus chanceuse.

La chance fait partie intégrante de la pêche, j'en suis persuadé. Je pense objectivement que je n'en ai pas. Au contraire de mon passé de chasseur où j'avais le cul bordé de nouilles comme on dit chez nous. Pour une fois, la chance a tourné en ma faveur. Et cela fait du bien ! Récit complet à lire ou relire en suivant ce lien => L'histoire de ce poisson.

La plus combative.

Une combattante hors normes, et de loin ! L'histoire débute par un coup de fil. J'étais en voiture sur le trajet du retour du boulot. Je m'arrête pour répondre. C'était mon fils: Papa ! Je tiens enfin une grosse carpe amour, vient faire des photos s'il te plait !

Gentil le fiston, mais j'étais à plus d'un quart d'heure de voiture de son lieu de capture. C'était sans compter sur la puissance de cette carpe. Lorsque je suis arrivé, Thibaut n'avait pas encore mis à l'épuisette ce poisson merveilleux. J'ai donc pu assister de visu au dernier acte. Génial ! Un sacré souvenir !

La plus surprenante.

Un peu comme le deuxième poisson présenté de cet article, que dire de cette truite ? J'ai déjà rencontré pas mal de couleurs différentes sur une truite en bientôt 33 ans d'activité, mais là, c'est très surprenant. Quand cette truite a glissé dans le filet, j'ai comme été hypnotisé par la densité de ses points, par la couleur de ses flancs...Un joyau rare et unique.

La plus verte.

Incroyable truite à la couleur verte pomme ! Peu commun de rencontrer pareil poisson par chez nous. Sa couleur particulière ne l'a pas empêché de faire comme bon nombre de ses consœurs en croquant mon gammare pour venir visiter mon épuisette. Avec les rayons du soleil qui venaient l'illuminer, elle était magnifique. J'espère croiser sa route de nouveau...

La plus préhistorique.

Ce poisson ! On aurait dit une truite sortie tout droit d'une mine de charbon. Une truite que je n'ai pas capturé sur ma rivière de cœur. Pour une fois que je lui faisait une infidélité, je n'ai pas regretté le moins du monde. Ce poisson restera gravé dans ma mémoire très longtemps.

La plus salée.

C'est bien simple, nous n'avions jamais posé une soie sur de l'eau salée. Et so nos femmes aiment rester quelques heures sur le sable de la plage lors des vacances, ce n'est pas notre truc avec Thibaut. Donc pendant ce temps, nous avons tenté notre chance en lançant ici ou là des streamers. Moi, j'étais complétement perdu, le gosse était lui à fond ! Et ce qui devait arriver, arriva. Une belle touche, un combat sympa et la découverte de nouvelles sensations avec ce chinchard et autres maquereaux pris ce matin là.

La plus grande ?

Vu que je ne mesure pas mes truites, je ne sais pas en fait. Et peu importe finalement. C'est le souvenir que me laisse cette truite incroyable qui compte le plus. Si vous souhaitez relire l'histoire, c'est par ici => L'histoire d'un poisson merveilleux.

mercredi 5 décembre 2018

Film "La rivière" en replay.

La semaine dernière je vous parlais d'un film diffusé sur France3. L'horaire était assez tardif. Alors si comme moi vous vous êtes endormi lamentablement sur le canapé avant l'heure prévue, voici la session de rattrapage. Je ne sais pas si le replay sera disponible longtemps, alors profitez maintenant :)

dimanche 2 décembre 2018

Frai 2018, le grand départ ?

J'ai souvent été morose à travers mes articles ces derniers temps. Aucune overdose de pessimisme, je relate simplement les faits comme je les ressens. Quoi qu'il en soit, les images que j'ai réalisé hier deviennent un petit coin de ciel bleu dans cet univers bien gris.

Il a fallu chercher et visiter de nombreuses frayères connues ici ou là. Certaines complètement vides, d'autres avec seulement 3 ou 4 individus. Et puis encore 2 autres avec plusieurs dizaines de poissons. Sincèrement, ces poissons sauvages méritent le plus grand respect. Cette immense faculté à survivre dans de telles conditions après 6 mois d'étiage est hors normes. Dans notre Jura, les populations sauvages fondent comme neige au soleil. Alors s'il vous plait, motivez les personnes autour de vous qui continuent à prélever ces poissons. Dites leur de les remettre à l'eau. C'est une question morale. On appuie pas sur la tête d'une personne qui est en train de se noyer, on lui tend la main. 

Frai 2018, les choses sérieuses débutent. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

samedi 1 décembre 2018

Le monde agricole vu par un vieux paysan.

Il y a des discours qui font plaisir à attendre; Et ce même si cela ne change rien.

Car une chose est certaine, le mode agricole actuel est l'un des points noirs de notre environnement. C'est un fait. Tous les ans, des algues brunes colmatent le fond de nos rivières jurassiennes quelques jours après les épandages, les insectes et les fleurs ont disparu de nos prairies. Ces constatations sont bien réelles. Alors quand j'écoute Lucien, l'homme de la vidéo qui va suivre parler ainsi, je me dis que ce que je vous au jour le jour n'est pas si loin de la vérité. A nous de changer nos modes de consommation pour qu'enfin nos agriculteurs changent eux aussi de méthodes. Méthodes qui aujourd'hui sont destructrices pour notre environnement et donc le leur.

Ne vous fiez pas à la gouaille du type ! Écoutez attentivement son discours.

vendredi 30 novembre 2018

Rencontres citoyennes. L'eau: une question vitale !

Je vous fais suivre cette information dans le cas où vous ayez du temps de libre en fin de journée. C'est à partir de 16 heures ce jour à Clairvaux-les-Lacs (39).

Une bonne soirée à venir.

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