Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière,la Hte rivière d'Ain.
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jeudi 19 octobre 2017

L'école Buissonnière de Nicolas Vanier.

Rares sont les films qui traitent d’un sujet qui nous touche nous hommes de nature. Pêcheurs, chasseurs, ou tout simplement si vous êtes un simple contemplatif des grands espaces de verdure, ce film est fait pour vous.

Je suis allé le voir en compagnie de mon fils ce vendredi 13 octobre, soit 2 jours après sa sortie nationale. La première chose que j’ai remarqué, c’est l’amplitude des âges du public de la salle. De très jeunes (un peu dissipé d’ailleurs) à beaucoup moins. Et puis bien sûr des connaissances et amis pêcheurs et/ou chasseurs. Cela ne pouvait en être autrement. Un film visible par toute la famille, vraiment.

L’histoire de ce film est très simple. C’est celle d’un orphelin recueilli par une femme qui travaille dans un domaine en Sologne pour un Comte. L’enfant apprend là une nouvelle vie en accompagnant le braconnier du secteur.  Tout cela se passe en 1930, époque où dame nature était encore flamboyante et pleine de vie sauvage.

Côté casting, j’étais déjà fan de Valérie Karsenti. J’avoue qu’une fois de plus, elle ne m’a pas déçu. Maman Célestine est un rôle qui lui va à ravir. Superbe prestation. Les autres acteurs ne sont pas en reste également.

Le plus marquant dans ce film est la précision dans les petits détails. Ceux qu’un public moins averti ne verra ou n’entendra peut-être pas. Le vocabulaire, la gestuelle, les sons, tout y est. Les images qui mettent en scène les animaux sont justes exceptionnelles. On sent bien là l’exigence de Nicolas Vanier. J’ai d’ailleurs pu voir une sorte de making of sur la chaîne Seasons de ce film. C’était très intéressant. On peut voir justement de quelle façon procède Vanier pour mettre en boîte les scènes les plus spectaculaires. De plus, Nicolas Vanier est un fervent défenseur de sa région. Il se bat contre tous ces parcs fermés dédiés aux tirs sur animaux plus qu’à la chasse qui fleurissent un peu partout en Sologne. J’ai écouté son discours et je suis complètement d’accord sur sa façon de voir les choses. Les grands animaux de nos forêts ont un besoin de liberté. La Sologne est devenue un véritable labyrinthe où la libre circulation des animaux sauvages n’est plus qu’un souvenir. Bien triste situation.

D'ailleurs, vendredi dernier, pour tout vous dire, avant d'aller voir ce film, j'avais passé moi-même une grande partie de la journée seul en pleine nature. Ce film m'a d'autant plus parlé...

Photo prise vendredi après-midi sur les bords de l'Ain.

Pour conclure, et si ce n’est pas fait, je vous invite vivement à aller voir ce film en famille ou même seul. Il est authentique, et cela fait un bien fou !

dimanche 15 octobre 2017

Grégoire Juglaret revient sur les championnat du monde en Slovaquie.

Après la joie et l'euphorie du titre de champion du monde de pêche à la mouche par équipe, Grégoire Juglaret a accepté de revenir sur ce titre et la performance de cette belle équipe de France. Je vous laisse en sa compagnie, bonne lecture.

Nicolas : La première question que j’ai envie de te poser, c’est, alors, cela fait quoi de devenir champion du monde par équipe ? Comment te sens-tu après cet exploit collectif ?

Grégoire : Salut Nico ! Tout d’abord, un grand Merci pour les publications que tu as fait sur ton compte Facebook et sur ton blog durant ce championnat ! C’est vraiment très sympa !

C’est énorme ! Ça fait quelques années où l’on tournait autour, sans réussir à passer cette satanée seconde marche. Tour à tour, les tchèques et les espagnols nous ont devancés, et c’est un immense plaisir que de se retrouver cette année devant ces deux monstrueuses nations de la pêche à la mouche !

Le titre mondial par équipe est la récompense suprême qu’un pêcheur  à la mouche peut espérer, et l’obtenir avec une équipe telle qu’on avait, un vrai groupe d’amis, c’est simplement un rêve qui devient réalité !

L'équipe de France lors de la présentation des équipes.

Nicolas : Pour les personnes qui n’ont pas suivi la compétition, rappelles-nous brièvement comment cela s’est passé. Entrainement, lieu, nombre de manches, etc…

Grégoire : Suite aux sélections réalisées l’an dernier en Ardèche, fédération départementale partenaire de notre fédération sportive, la FFPS (Fédération Française de Pêches Sportives) a présenté pour ce mondial une équipe composée de :

•Sébastien Delcor (capitaine)

•Robert Escaffre (Manager)

•Olivier Jarreton (directeur technique lac)

•Julien Daguilanes

•Jean Guillaume Mathieu

•Sébastien Vidal

•Et de moi-même.

La compétition avait lieu en Slovaquie, du 5 au 11 septembre dernier. http://wffc2017.com/

Nous somme arrivés quelques jours plus tôt pour préparer cette compétition au mieux, sachant que nous allions pratiquer des types de pêches très différents les un des autres….

•Secteur 1, pêche en bateau, Dedinky lake : lac de barrage de 80 ha, petite population de fario, stocké en arc en ciel

•Secteur 2, La Poprad : rivière complètement canalisée, débit très faible, population d’ombre, truite farios, truites arc en ciel.

•Secteur 3, La Bella : rivière entre 10 et 15m de largeur, plus typée torrent de montagne,

•Secteur 4, L’Orava : rivière de 60 à 80m de largeur, pente assez faible, population d’ombres, fario, et deux espèces de chevesnes.

•Secteur 5, La Vah : rivière entre 15 et 20m de largeur, très linéaire avec peu de pente,

Une compétition sous le signe de la polyvalence !

Greg lors d'un entraînement.

Nicolas : Sans nous dévoiler des secrets d’équipe, qu’elles ont été les techniques les plus utilisées lors de ces championnats ? D’ailleurs, tu as utilisé quoi comme matériel là-bas et pour quelles raisons s'il te plait ?

Grégoire : On a utilisé 3 ensembles principaux, un pour la sèche, un pour la nymphe, un pour la pêche en barque dérivante.

•Un ensemble pour pêcher en nymphe : La pêche en nymphe au fil, que ce soit à une nymphe ou à deux nymphes, était très rentable en début de compétition, et ce, suite à de fortes précipitations les jours précédent la compétition qui avaient calé l’activité des poissons en surface. C’était nécessaire d’utiliser un ensemble rapide, car les ombres faisaient des touches très courtes, mais avec une progressivité importante pour ne pas décrocher ces poissons qui vibraient beaucoup.

Pour ça j’ai utilisé ma Pure équipe en 10’6#3 / Yoto 30 / soie de 55 centièmes

•Un ensemble pour pêcher en sèche : Plus la compétition a avancé, plus les conditions se sont stabilisées et on a pu pêcher à nouveau en sèche. On avait besoin d’une canne assez douce pour ne pas décrocher les ombres mais suffisamment rapide pour ferrer ceux qui gobaient très vite, avec des bas de lignes moyen à long en fonction des rivières (4.5m à 5.5m)

Pour ça j’ai utilisé un proto de Pure équipe en 9’6#3 / Yoto 30 / soie Visiolight #3

•Un ensemble pour la pêche en dérive : Avec les infos qu’on avait de la part des organisateurs, il s’est dessiné une stratégie mise en place par Olivier (responsable technique lac) et Sébastien, consistant à couvrir du terrain pour trouver le peu de petits poissons fraichement lâchés sur les 80 ha de ce lac de barrage. On a donc passé quelques heures au bord d’un petit lac, à tester différents ensemble.

Encore une fois, c’est un proto de pure équipe que le groupe à validé, en 10’#7 qui permettait de pêcher très vite à assez longue distance, pour couvrir du linéaire sans pour autant risquer de perdre des poissons avec une canne trop dure. En combinant cette canne avec des soies de différentes densités (intermédiaire lente, S2, S3, S5) et avec une élasticité adaptée à ces poissons, Seb a pu valider cette stratégie et cet ensemble à la première manche, et ça nous a suivi jusqu’à la dernière.

C’est la polyvalence qui a fait notre réussite sur ce championnat ! Ça fait un peu extrême et publicitaire, à lire comme ça, mais j’ai effectivement pêché uniquement avec des pures équipe, non pas par prosélytisme, mais juste parce que, de toutes les cannes que nous avons apporté avec nous, c’était ce qu’il me convenait le mieux par rapport aux types de pêche pratiquées et aux poissons ciblés.

Le matériel de Grégoire.

Nicolas : Durant la compétition, tu fais une manche très tactique sur le lac. Tu peux nous raconter comment cela s’est passé ?

Grégoire : C’est la manche que j’appréhendais le plus pour cette compétition.

En arrivant au lac avec Oliv, on a pu apercevoir des gobages car le lac était très calme. Pas une effervescence, mais quand même, on distinguait quelques zones plus propices. Je partageais le bateau avec un super gars de l’équipe de Hongrie, et malgré le tirage au sort obligatoire qui désigne le capitaine du bateau en première moitié de session, je lui ai proposé de prendre toutes les décisions ensemble et de faire une pêche « d’équipe » qui permettrait de se placer tous les deux au mieux dans cette manche. Il a été surpris de la proposition, mais super motivé. Et c’était parti !

Pour éviter la cohue et les zones trop brassées par le passage des bateaux, en accord avec l’équipe et Olivier, nous avons laissé partir les autres concurrents et nous avons pris la direction d’une zone qu’on avait préalablement définie.

Mais avant d’arriver sur cette zone, j’ai vu des poissons bouger à un endroit précis, dans le sillage des bateaux qui venait de passer à grands coups de rame dessus. On a demandé à notre batman (comme dirait notre ami Robert !) de s’arrêter, et en très peu de temps, j’ai pu prendre les premiers poissons.

La manche de la veille s’était gagnée à 9, et c’était le nombre de poissons que j’avais à la fin de la première heure ! J’étais moins stressé pour le coup ! La suite a été plus compliqué, tous les bateaux sont arrivés sur la zone, ça a calé les poissons. Mon coéquipier du jour n’avait toujours pas de poissons, et il fallait absolument qu’il en prenne pour qu’il s’intercale entre moi et les nations qui nous talonnaient. Je lui ai passé la bonne soie et les mouches qui fonctionnaient, il a rapidement pris des touches mais avec un peu de manque de réussite il n’a pu mettre que deux poissons dans l’épuisette.

Je finis à 13, ce qui me place deuxième de la manche derrière l’Anglais qui fini à 16 en allant pêcher une zone qui n’avait pas été prolifique pendant les premières sessions. Une vraie prouesse !

L'inimitable manager de l'équipe, Robert !

Nicolas : La cerise sur le gâteau, c’est qu’en individuel, tu termines second. Vice-champion du monde quoi ! C’est fantastique ! Déçu malgré tout de rater la première marche ou pas du tout ? Qu’est-ce qu’il a manqué ?

Grégoire : C’est génial ! Généralement un championnat avec 24/25 nations se gagne avec 13 ou 14 points-place en individuel. Cette année avec 30 équipes, ca aurait du se gagner à 16 ou 17. Avec Seb, on finit respectivement à 12, 14 points, ce qui depuis que les championnats du monde existent, pouvait nous faire gagner tous les 2 ! Au final, Antonin Pesek termine à 8 points, imbattable, aucun regret à avoir.

Lui-même est venu nous voir et nous a expliqué (avec beaucoup de modestie, comme toujours avec les tchèques), que s’il avait eu à choisir ses parcours, connaissant par cœur ces rivières, il aurait pris ceux que le tirage au sort lui a attribué ! C’est un immense pêcheur, doublé d’une personne vraiment très cool, et son titre est mille fois justifié !

Le podium individuel Avec Grégoire et Sébastien ainsi que le Tchéque au centre.

Nicolas : Vous êtes 3 français dans les 4 premiers ce qui est assez incroyable sur plus de 150 compétiteurs. Cette équipe possède 5 pêcheurs de très haut niveau et un staff très compétent. Avez-vous atteint votre niveau le plus haut sur cette compétition ?

Grégoire : On s’est régalé, et je suis certain qu’avec un tirage un peu plus favorable, nous serions tous rentrés dans les 10, mais c’est complètement utopique d’imaginer ça. Ce qui est certain, c’est qu’à la suite de cette compétition, chacun d’entre nous s’est trouvé des points faibles et on a déjà tous commencé à nous entrainer pour essayer de les éliminer.

Donc oui, notre équipe n’a jamais été aussi forte, mais il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir et de techniques à travailler ! C’est ça qui est génial dans notre activité, c’est qu’on en apprend à chaque nouvelle sortie !

L'équipe en or !

Nicolas : Quelles sont les nations aujourd’hui qui vous « embêtent » le plus lors de ces compétitions  internationales ?

Grégoire : Le niveau d’équipement aujourd’hui est le même pour l’équipe championne du monde que pour les équipes de fin de tableau, tout le monde a les mêmes mouches, les mêmes techniques. Tout pêcheur tombant sur un bon poste peu gagner une manche aujourd’hui et du coup perturber le classement mondial… Ce qui est un bien pour notre sport !

Durant de nombreuses années les tchèques ont joué la gagne à chaque championnat, puis les espagnols, ces deux équipent complétant encore le podium cette année. Mais si on regarde les résultats de plus près, les slovaques, les polonais, les australiens, les finlandais, les américains…Tous aujourd’hui deviennent des concurrents extrêmement sérieux avec qui il faudra compter dans les prochaines années pour le titre mondial.

Grégoire en compagnie de son contrôleur sur la Poprad.

Nicolas : Je reviens sur ton propre exploit. A quel moment penses-tu avoir fait la différence pour glaner ce titre exceptionnel de vice-champion du monde en individuel ?

Grégoire : A chaque manche, j’ai eu un petit coup de pouce du destin. Avant chaque début de manche, j’ai un petit rituel. Deux coups de fils, le premier à mon père, l’autre à Fred Desfaits.

Première manche, le poste était très sympa sur les 40 premiers mètres amont, et Fred me dit de confirmer ça dans les deux premières minutes. Minute 2, premier ombre. Je finis à 44 poissons et je gagne la manche.

Sur la Poprad, pensant tomber sur un excellent poste, j’apprends que les deux premiers pêcheurs marquent respectivement 10 et 8 poissons, ce qui les place à chaque fois dans la seconde moitié du classement, petit coup de fil à Fred, « j’ai un secteur de M… », Réponse « c’est tout bon, y’a 18 poissons à prendre, tu vas finir à 18 ! »… et je finis à… 18 ! 3ème de la manche.

Sur le lac, que j’appréhendais de peur de ne pas trouver les poissons rapidement, j’ai la chance de voir quelques poissons bouger que je capture dans les premières minutes. Après la pression retombe et on pêche plus sereinement !

Donc il n’y a pas eu un moment clé, mais un cumul de petites choses qui ont fait ma régularité sur les manches.

Avec un des nombreux ombres des rivières slovaques.

Nicolas : Pour les passionnés de l’étau, est-ce-que tu peux nous révéler les imitations qui t-ont le plus rapporter de poissons en Slovaquie durant ce championnat ?

Grégoire : Malheureusement, rien d’exceptionnel ! Oreilles de lièvre et pheasant tail ont fait le boulot tout au long de la quinzaine pour les nymphes, et des petites imitations de BWO en CDC pour ce qui est de la pêche en sèche.

Du classique, encore une fois ! Depuis leurs créations, ces mouches ont toujours pris du poisson aux 4 coins du monde et elles en prendront pendant de longues années !

Nicolas : Après un titre de champion d’Europe par équipe, on peut dire que cette saison est exceptionnelle pour toi et pour l’équipe de France !

Grégoire : Quelle année !

Au championnat d’Europe, on gagne par équipe, 1/2/5/7/13 en individuel. Au championnat du Monde, on gagne par équipe, 2/3/4/9/33 en individuel. Les juniors gagnent par équipe, les vétérans, finissent deuxième, l’équipe des 5 nations remportent le tournois. Quelle année pour la France !

Perso, je ramène à la maison deux médailles d’or par équipe, une 7ème place à l’Europe et une 2ème place aux mondiaux…De loin ma meilleure saison internationale !

Avec les deux Seb ! Ils ne perdaient pas de temps entre deux entraînements !

Nicolas : En tant que professionnel de la pêche, cette carte de visite qui ne cesse de se remplir va encore plus t’apporter au jour le jour. Tu as déjà demandé une augmentation ;-)

Grégoire : Jusqu’à là, le manque de communication autour de la compétition faisait que plus de 80% de mes clients ne savait pas que j’étais compétiteur. Aujourd’hui, entre le travail de Robert, et la nouvelle équipe du Magazine Pêche Mouche et ses liens avec le milieu de la compétition, font que nos résultats seront un peu plus médiatisés.

L’image de JMC n’est historiquement pas liée à celle de la compétition, bien qu’aujourd’hui, plus de 70% du matériel de l’équipe sort de ce catalogue, sans même parler des produits mis aux points par certains membres de l’équipe. Ce qui est le plus impressionnant, c’est le nombre de pêcheurs étrangers, pêchant avec nos produits ou souhaitant s’équiper en JMC à force de voir le matériel que nous utilisons lors des compétitions internationales !

Les 4 autres membres de l'équipe.

Nicolas : Pour terminer et d’un point de vue plus général. La pêche à la mouche en Slovaquie tient quelle place ? La gestion de la pêche de loisir est-elle différente de chez nous ?

Grégoire : La pêche en Slovaquie fait partie de la culture populaire ! Tout le monde pêche, soit à la mouche, soit le sandre, le silure et la carpe.

Les magasins ont une proposition riche et les produits, bien que souvent très différents, n’ont rien à envier aux nôtres.

Pour ce qui est de la gestion des parcours de « première catégorie », ils ont un système beaucoup plus halieutique que le notre. Ils ont deux types de stockage sur de grandes zones no-kill : Un empoissonnement en ombrets de moins de 15cm pour soutenir les populations naturelles, un empoissonnement en surdensitaires  sur les parties avales des rivières avec généralement des farios et des arcs relativement grosses. Une journée de pêche en première catégorie en Slovaquie coûte 20 euros aux pêcheurs, et tout le bénéfice est réinjecté en poissons dans la rivière.

Les conditions de milieux et de pêche dans ce pays, sont bien différentes des nôtres et on ne peut décemment pas comparer et juger notre système de plus en plus patrimonial à leur système halieutique.

Nicolas : Encore toutes mes félicitations super Grégoire et merci d’avoir bien voulu répondre à mes questions. Que du bonheur pour la suite.

Grégoire : Merci pour ton accueil Nico, c’est toujours un très grand plaisir ! J’espère qu’on arrivera à se croiser une fois ou deux cet hiver ! A très bientôt !

mercredi 11 octobre 2017

La Suisse, ses montagnes, un lac et des amis.

Thibaut et moi avons vécu une véritable aventure dimanche dernier. Je vais tenter de vous faire vivre cette journée à travers ce nouveau récit et quelques photos. On a déjà fait pas mal de trucs un peu fou pour aller pêcher, mais là, c’était au-dessus de tout.

Cette journée de pêche a vu le jour suite à un retour client en fait. C’est Christophe, qui, comme de nombreux utilisateurs des produits de mon Fly Shop, m’a envoyé il y a quelques semaines une dizaine de photos des poissons capturés avec mes imitations qu’il s’était procuré au début de l’été. Des belles truites farios et arc-en-ciel avec le plus souvent une cuivre au bout du bec. Et puis, parmi ces photos, il y en avait une du lieu de sa pêche. Un lac de montagne que j’ai trouvé de suite magnifique. Nous en sommes venus à converser sur ce lieu et Christophe m’a finalement proposé de venir voir ce lieu de mes propres yeux. J’ai bien entendu accepté avec grand plaisir. Thibaut et moi adorons pêcher ces endroits souvent paradisiaques. La montagne est si belle et si hostile à la fois. Le fait d’être accompagnés par des locaux est un grand plus pour nous gens de la plaine.

Nous sommes partis à 5 heures dimanche matin sous une pluie très fine. C’est Thibaut qui a pris le volant pour débuter. Après le passage de la douane Suisse j’ai pris le relai pour arriver un peu avant 8 heures au Châble, petite commune du Valais située à 850 mètres. Elle est voisine de Verbier, très connus des amateurs de ski et de poudre blanche. Une fois les présentations faites avec Christophe et que Gilles, un ami de Christophe que nous avions déjà rencontré, soit arrivé, nous avons pris la route tous ensemble. Et quelle route ! Oui, car connaissant mon aisance physique dans les ascensions, j’avais questionné au préalable Christophe sur le temps de marche pour atteindre le lac qu’il voulait nous faire découvrir. A savoir que ce plan d’eau naturel se situe à 2400 mètres d’altitude. Christophe m’avait rassuré en me disant qu’il y avait à peine 5 minutes de marche. Soit ! Du coup, j’étais resté là-dessus sans forcément m’imaginer qu’il fallait donc monter en voiture aussi haut. Et c’est là que l’aventure commence…

Nous avons quitté la route « normale » à hauteur du barrage de Mauvoisin. Il a été construit dans les années 50. C’est le deuxième plus grand barrage valaisan (211.5 millions de m3 de retenue). En même temps que la construction du barrage, des galeries souterraines ont été elles aussi réalisées. Ceci afin d’accéder au massif alpin qui domine la retenue du barrage. Quand je dis galerie, c’est vraiment ça. Juste assez large pour faire passer la voiture. C’est assez impressionnant puisque elles peuvent être parfois longues de plusieurs kilomètres. Les accès sont très limités et les heures de passages règlementées. Avec mon fils, nous n’avions jamais vécu une chose pareille. Pour ma part, je me suis demandé où Christophe nous emmenait. Faut le voir pour le croire. Une fois toutes les galeries passées, nous avons débuté l’ascension sur un chemin aussi large que la voiture, guère plus, avec très souvent le vide d’un côté de celui-ci. Et pour donner un peu de piment au scénario, 10 à 15 centimètres de neige fraîche de la nuit recouvrait le chemin. Même si je suis sujet au vertige et que le vide à côté du chemin pouvait être très impressionnant, le paysage que nous avions autour de nous faisait presque tout oublier. Un lieu rempli de magie avec un mélange de crainte. Thibaut et moi en avons pris plein les yeux. Et puis, nous sommes arrivés encore plus haut. Le chemin est devenu de plus en plus étroit avec un pourcentage lui de plus en plus sévère. Christophe m’a même demandé de me détacher pour pouvoir sauter du véhicule si d’aventure il venait à glisser dans le vide. Rassurant !

C'était parti pour un long périple en haute montagne.

Mais après ce long périple motorisé, nous avons atteint notre but. Il restait quelques centaines de mètres à faire à pied, rien quoi. A cette altitude, il y avait bien 15 centimètres de neige. Une vraie belle météo alpestre et donc une première pour moi de voir la neige si tôt. Il y avait aussi en matinée un vent très soutenu. Nous avons entamé la marche avec Thibaut et Gilles pendant que Christophe est retourné chercher Jean-Charles et Lionel.

De notre côté, nous avons contourné une petite corniche pour accéder au lac. Ensuite, il ne restait plus qu’à descendre dans cette cuvette. Et là, s’est offert à nous un spectacle grandiose. Ce plan d’eau situé là, au milieu de nulle part, est un petit paradis à lui tout seul. Bordé sur le quart de son périmètre par une zone humide, ce lac respire la vie. Truites farios et arc-en-ciel vivent en ces lieux. Pour certaines, elles ont plusieurs saisons de lac. Sa profondeur permet aux habitantes de passer l’hiver.

La petite marche à faire pour atteindre le lac.

De la neige partout le matin.

Thibaut qui pêche dans les vagues le matin.

La pêche se fait essentiellement à vue car l’eau est d’une clarté incroyable. Le but est de faire un peu comme en rivière en traquant le long des berges en cherchant du regard une ombre baladeuse sous la surface. Une fois repéré, le poisson se pêche à vue en nymphe ou même en sèche. Les truites sont très réceptives à ce qui se passe en surface. Malheureusement, le vent dimanche dernier en a décidé autrement. En tous les cas le matin. Il était très difficile de repérer les truites sous les vagues. L’après-midi a été moins ventée et donc plus produstive en terme de prises. Mais ce n’est que partie remise et cela nous obligera à revenir pour voir ce lac bien lisse et ainsi pourvoir pêcher correctement à vue. Malgré ces conditions parfois compliquées, nous avons tous pris du poisson. De très belles truites bien en formes. Et il faut qu’elles le soient puisque le lac sera bientôt gelé pour de très long mois.

Fin de matinée, un superbe soleil nous accompagnait.

Une des prises du jour sur la petite dizaine que j'ai capturé.

Thibaut à la recherche d'une truite en bordure.

Pour le casse-croûte, instant de la journée où il ne faut pas plaisanter, mes amis suisses avaient tout prévu et même plus que ça. Nous avons été reçus comme des rois. C’était formidable. Lionel avait même pris la peine de transporter du petit bois pour faire un feu. Il nous a fait l’immense bonheur de faire griller quelques belles châtaignes du pays. Mon Dieu, quel délice !

L'heure du repas ! Un vrai bon moment !

Les châtaignes, merci Lionel !

Nous avons sincèrement partagé un moment très agréable avec vous messieurs. Il est évident que nous reviendrons, mais cette fois-ci, sans vent, avec le soleil et en short ! Merci encore pour tout avec un merci tout particulier à Christophe pour l'invitation.

Au moment de partir, la neige avait bien fondue.

On reviendra !

vendredi 6 octobre 2017

Papa, 20 ans, un manque irremplaçable.

Le temps ne fait pas tout oublier...

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jeudi 5 octobre 2017

Thibaut chez Hardy (5)

Un court billet pour vous informer de la mise en ligne du cinquième article de mon fils sur le blog du Team Hardy France. Cliquez sur le lien suivant, merci pour lui => Thibaut chez Hardy, article 5.

lundi 2 octobre 2017

Fermeture sur la Franco-Suisse sous le soleil.

Comme d'habitude, superbe sortie sur le Doubs...

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mercredi 27 septembre 2017

Extrait émission TV 9h50 le matin.

Hier mardi 26 septembre, j'ai fait un court passage dans l'émission diffusée sur France 3 intitulée 9h50 le matin. J'étais invité pour parler de mon blog.

Exercice compliqué car en direct. Pour voir l'original, c'est ici => 9h50 le matin.

Sinon, la vidéo est à visualiser ci-dessous.

A noter que j'ai changé les images diffusées par France 3. Des sandres tirés sur le terrain à la corde, c'est plutôt moyen sur le discours que je faisais passer. Autant mettre des images de paix et de bonheur sur un reportage du président américain !

lundi 25 septembre 2017

Passage TV demain sur France3

Petit billet pour informer mes lecteurs que je vais faire un passage de 4-5 minutes demain matin vers 10 heures dans l'émission "9h50 le matin" diffusée sur France3 Bourgogne Franche-Comté.

Je suis invité par le présenteur Pascal Gervaize pour parler de mon Blog. Donc à demain sur le petit écran pour celles et ceux qui le voudront.

jeudi 21 septembre 2017

Joli clap de fin sur cette saison 2017.

Superbe fermeture !

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dimanche 17 septembre 2017

Jean-Charles Maurs.

Un nouveau personnage...

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mercredi 13 septembre 2017

Que de chemin parcouru en 6 ans.

Parfois, en regardant le calendrier, on se prend un bon coup derrière la tête. Et oui, cela fait déjà six années que je me suis lancé seul dans l'aventure de l'autoentrepreneur dans le domaine du montage de mouches.

Au fils du temps, j'ai pérennisé mon affaire pour en faire aujourd'hui je l'espère un petit acteur dans le monde commercial de la pêche à la mouche. Six années à progresser en terme de commandes, en diversité de clients et, je pense d'ailleurs que c'est le plus important, à fidéliser le plus grand nombre. Il a même fallu que je freine sur ma première activité pour pouvoir continuer à fournir vos besoins. Oui, car rassurez-vous, je fabrique toujours moi-même 100% de mes produits. Bien que l'article du 1er avril dernier fût une totale réussite, je vous rappelle que ce n'était qu'une farce !  

Je reste concentré et appliqué pour conserver cette ligne de conduite et toujours satisfaire ma clientèle. Merci à toutes et à tous pour votre confiance depuis le début de cette aventure et pour le futur.

Nicolas Germain Fly Shop.

lundi 11 septembre 2017

Slovakia 2017, remises des médailles avec la Marseillaise !

L'organisation des championnats du monde de pêche à la mouche vient de mettre deux vidéos en ligne. Celle de la remise des médailles par équipe et une autre pour les médailles individuelles.

Que ces sourires sont beaux ! Encore bravo et merci de faire résonner la Marseillaise en terre Slovaque !

Les équipes ! Bravo à tous !

Vidéo de l'individuel avec deux belles médailles françaises !

dimanche 10 septembre 2017

Slovakia 2017, la France Championne du monde de Pêche à la Mouche !

Champion !

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samedi 9 septembre 2017

Pêches électriques sur la Bienne le 14-09-17

Pour info...

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jeudi 7 septembre 2017

L'histoire d'une truite (39)

Nouveau récit...

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lundi 4 septembre 2017

Etau Tiemco Vise II

Un outil génial !

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vendredi 1 septembre 2017

Notre séjour pêche en Corse (été 2017)

Un régal une fois de plus...

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mardi 29 août 2017

Thibaut chez Hardy (4)

Un court billet pour vous informer de la mise en ligne du quatrième article de mon fils sur le blog du Team Hardy France. Cliquez sur le lien suivant, merci pour lui => Thibaut chez Hardy, article 4.

lundi 28 août 2017

Plus que quelques jours pour signer.

Plus que quelques jours pour signer la pétition sur la demande de protection des truites sauvages du Jura qui ont encore extrêmement souffert cet été un peu comme partout malheureusement.

La péptition sera remis au bureau fédéral d'ici le début du mois prochain. Merci de faire un dernier effort de signature. Et encore merci aux nombreuses structures qui ont relayé l'information.

Pétition à signer et partager.

lundi 31 juillet 2017

Pétition pour protéger les dernières truites sauvages du Jura.

Les poissons sauvages dans le Jura deviennent de plus en plus rares. Nous, pêcheurs, auront du mal à lutter contre les pollutions et autre réchauffement dans l'avenir...C'est même devenu une évidence pour moi. Cela fait plus de 20 ans que je suis engagé dans l'associatif pêche. Le bilan est catastrophique puisque malgré de nombreuses actions, l'état des rivières jurassiennes ne cesse de se détériorer d'années en années. Il n'y a aucune volonté politique dans ce département pour la préservation des milieux aquatiques. Pire, les rivières meurent les unes après les autres. La Bienne et la Cuisance pour exemple ces dernières années.

Par contre, il y a un point sur lequel on peut agir immédiatement pour sauver le peu qu'il reste : le prélèvement. Nous sommes arrivés à un point où chaque poisson sauvage est précieux pour l'avenir de nos rivières et du loisir pêche. J'en suis intimement persuadé. Et je le dis en connaissance de cause pour être sur la rivière 12 mois sur 12. J'assiste comme bon nombre de pêcheurs impuissants à la chute du cheptel de truites sauvages. Il est tant que le Jura imite son voisin du 25 comme ce qui est fait sur la Loue. Il est urgent de protéger intégralement nos truites zébrées. C'est pour cela que je vous invite à signer cette pétition mise en ligne par quelques pêcheurs jurassiens soucieux de cette problématique. N'hésitez pas à la partager avec vos amis afin de récolter un maximum de signatures, merci. Cliquez sur le lien suivant :

Pêche en NO KILL des salmonidés sauvages sur les grandes rivières du Jura.

Pour que ces photos ne deviennent pas que des souvenirs...

Je profite de ce billet pour vous annoncer la fermeture temporaire estivale de ce blog. Des petites vacances en fait ;-) . Je serais toujours plus ou moins actif sur ma page facebook et/ou instagram durant cette période. Pour information, le Fly Shop sera fermé du 15/08 au 28/08, merci d'anticiper vos commandes d'ici là. Et pour les afficionados de ce blog, il vous reste les archives avec plus de 10 années d'articles (1211 pour être précis). Bonnes vacances à tous et à très bientôt.

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