Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Vêtements techniques pour la pêche.

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jeudi 19 janvier 2023

Une écaille en une !

Vous avez été très nombreux à m'envoyer un message pour m'avertir que l'écaille d'une truite que j'ai capturée en 2008 faisait la une d'une revue spécialisée bien connue.

J'étais bien entendu au courant pour avoir donné mon accord avec plaisir à Vincent Lalu. Merci malgré tout pour vos attentions.

Cette truite a été prise en 2008 lors d’une fermeture sur le Doubs avec des amis. Un poisson de 68 centimètres dont l’âge a été estimé à 9 ans d’après la lecture de ses écailles. Poisson pris avec une cuivre sur hameçon de 16 (pour changer !) et une pointe en 14 centièmes.

Mon article de l'époque sur cette écaille de truite =>

http://www.nicolas39-peche-mouche.com/index.php?post/Age-truite-Doubs

dimanche 15 janvier 2023

P'tit coup dans l'rétro.

Je profite de ce billet pour donner un petit coup dans le rétroviseur de cette saison 2022 à travers quelques poissons dont je me souviendrais sans doute plus que d'autres.

Débutons ce retour en arrière avec mon plus beau coup de ligne de l'année. Une truite qui passe si loin de moi que je pouvais la confondre avec un fantôme. Une forme fuselée qui ne laissait malgré tout aucun doute. J'ai dû faire un lancer assez rapide à grande distance. Ce poisson évoluait berge opposée dans très peu d'eau. Ma nymphe non plombée perça la surface de l'eau là où je l'avais imaginé lorsque ma soie était dans les airs. La rencontre entre le poisson et mon imitation était inévitable. C'est mon plus beau coup de ligne car à une telle distance, le ferrage se fait presque sans raison puisque je n'ai pas vu le poisson prendre. Je ne sais si c'est l'expérience ou encore un sixième sens propre au nympheur à vue mais j'ai ferré pile dans le bon timing. Quand le poisson se contorsionne dans ces moments-là, c'est une immense joie, qui plus est avec une telle truite !

Le plus beau coup de ligne.

Ensuite, voici certainement ma plus belle truite de la saison en esthétisme. Alors là encore, c'est une histoire de goût personnel. Mais ce poisson a une robe réellement singulière. De plus, je l'ai capturé deux fois en l'espace de trois semaines. Une fois avec une cuivre comme sur la photo, et une autre fois avec un gammare JFD. Elle est vraiment superbe à mes yeux.

La plus belle de l'année.

Continuons ce retour en arrière avec ma plus belle truite en sèche. La seule d'ailleurs. C'est terrible de dire cela mais c'est la vérité. Une saison sans mouche, sans gobage sur les parcours que je pratique. Une catastrophe. Jamais vu une saison où les truites, enfin ce qu'il en reste, ont été aussi peu actives en surface.

La plus belle en sèche.

Voici une très bonne copine. Enfin pour moi, car elle ne peut pas me sentir, c'est certain. Je l'ai capturée pour la sixième fois cette année en quatre ans. C'est juste incroyable. 4 fois capturée en nymphe, une fois en sèche, et cette année au sparkler à vue. Le tout sur les mêmes 300 mètres de rivière. Elle devait faire autour des 40 il y a quatre ans, elle fait autour des 60 aujourd'hui. Qui sait, nous allons peut-être nous revoir.

La plus improbable.

Voici la truite la plus lourde de ma saison. Pas la plus belle photo, mais ce poisson a été capturé un peu avant la nuit en nymphe à vue. En plus de sa longueur, elle a la particularité d'être limite obèse. La photo ne lui rend pas vraiment, mais au réel, c'était impressionnant. Une vraie boule ! Sa puissance s'est bien faite sentir durant le combat d'ailleurs.

La plus obèse.

Je termine ce coup d’œil dans le rétro par cet ombre de plus de cinquante centimètres. Le premier de mon séjour en Bosnie. Mon premier voyage à l'étranger. La pêche de l'ombre étant interdite dans le Jura depuis la fin des années 90, j'étais très heureux de pouvoir pêcher de nouveau ces merveilleux poissons.

L'ombre !

vendredi 13 janvier 2023

Yann Giulio nous a quitté.

C'est avec une immense stupéfaction que j'ai appris hier la disparition brutale d'un très bon ami. Yann est parti beaucoup, beaucoup trop tôt. Cela me rend profondément triste. Toutes mes plus sincères condoléances à sa femme, ses deux enfants et ses proches amis.

Je me suis permis de reprendre les mots du directeur des programmes de Seasons, Mr Rémi Castaing, car chaque syllabe sonne juste.

Notre fidèle ami Yann Giulio a subitement quitté ce monde la nuit dernière.
Nous avons du mal à réaliser la réalité de cette funeste nouvelle que nous partageons avec vous tant Yann débordait de vie, d'énergie, de passion et d'amitié.
S'il aimait la pêche au delà du raisonnable au point de lui consacrer sa vie professionnelle, le rugby avait aussi une place prépondérante dans son cœur de passionné. Il ne concevait ces deux activités qu'en compagnie d'amis sincères qu'il savait rendre heureux. C'était un générateur de bonne humeur, ou qu'il soit.
Yann a participé à d'innombrables films et émissions de Seasons car nous partagions avec lui les valeurs qu'il souhaitait promouvoir.
Il est naturellement devenu notre ami, un membre de la famille Seasons.
Sa disparition nous attriste terriblement et l'ensemble de l'équipe se joint à moi pour présenter nos condoléances les plus sincères à sa famille et à ceux qu'il aimait.
Yann, mon vieux Yann, ce fut un honneur et un privilège de croiser ton trop court chemin ici-bas. Merci de ta précieuse amitié et de ton éternelle bienveillance.
Tu me manques, tu nous manques déjà.
Nous ne t'oublierons pas.

Quelques souvenirs...

2012 à Goumois.

Avec Claire.

Lors de son dernier passage à la maison.

dimanche 8 janvier 2023

Le Rise 2023 arrive à grands pas !

La pêche à la mouche sur grand écran est de retour pour notre plus grand plaisir ! Je suis d'ailleurs très heureux de faire partie des partenaires de cet évènement aussi remarquable qu'unique !

Fidèle à ses engagements le Rise Festival planifie la tournée du millésime 2023 du festival de films de pêche à la mouche. L’équipe du Rise donne déjà rendez-vous à son public fidèle dans un certain nombre de territoires accueillant des projections en 2023. Ce seront une vingtaine de localités qui organiseront une projection pendant les mois de février et mars 2023, à travers la France mais aussi la Suisse et la Belgique.  En attendant ces retrouvailles entre moucheurs, les membres de l’organisation s’affairent depuis la mi-octobre décider de la sélection, le cas échéant du financement et du sous-titrage des courts métrages, à négocier les partenariats. A travers sa programmation, le Rise est tout autant soucieux de rendre compte du potentiel halieutique des rivières de France, parfois sous-estimé, que d’inviter au rêve et au voyage avec des pêcheries lointaines.

Pour les dates "locales", en voici deux qui sont d'ors et déjà à noter sur votre agenda !

Réservez votre 7 Mars pour Chalon-sur-Saône (71) !

Réservez votre 14 Mars pour Saulieu (21) !

Réservez votre 18 Février pour La Chaux de Fonds en Suisse !

Pour suivre l'actualité du Rise, voici deux liens incontournables :

https://rise-festival.fr

https://www.facebook.com/risefestival.fr

jeudi 5 janvier 2023

Et bien soit, bon appétit !

J'ai appris suite à la lecture de l'ARP réglementant la pêche en eau douce dans le Jura qu'en 2023 le Black-Bass sera en no-kill dans tout le département. Je ne connais pas du tout ce poisson et encore moins ses effectifs sur notre territoire, mais de toutes évidences, c'est une bonne nouvelle pour les amateurs de ce poisson. Content pour vous.

Nos instances montrent là qu'il est possible d'interdire les prélèvements sur une espèce de poisson. Merci à elles. 

Par conséquent, dans le Jura, on stoppe les prélèvements pour tenter d'offrir une pêche de meilleure qualité sur une espèce allochtone réintroduite et dans le même temps, on continue d'autoriser les prélèvements sur une espèce sauvage autochtone en total danger : la truite. J'avoue être perdu. Je ne remets pas en cause la règlementation black-bass, bien entendu, mais je suis perdu malgré tout.

C'est sans doute la dernière fois que je parle de ce sujet ici. Je ne vais pas me faire mal au ventre plus que de raison non plus. Sur le linéaire de notre AAPPMA, nous avons fait ce qu'il faut depuis des années. Que les voisins assument leurs décisions puisqu'à travers celles-ci, ils estiment que les truites sont assez nombreuses pour en autoriser un prélèvement journalier. La situation me fait sourire car les parcours no-kill sont mis très souvent en avant à travers diverses communications, mais la vérité est tout autre. Les chiffres ne trompent pas et c'est assez flagrant. Sur ce que j'estime être le dernier bassin (Champagnole et son amont) où les densités de truites sauvages restent correctes (malgré une baisse impressionnante ces dernières années), la majorité des parcours donneront le droit de prélever 2 truites par jour et par pêcheur en 2023. Malgré un dernier été catastrophique et une prédation d'oiseaux piscivores omniprésente depuis octobre.

Je le fais court. La rivière d'Ain possède 4 affluents principaux sur la zone Sirod-Syam-Champagnole.

  • J'ai nommé la Saine, la Lemme, la Serpentine et l'Angillon. Soit plus de 70 kilomètres de rivière où il est possible de prélever. Aucun parcours no-kill.
  • Sur la rivière d'Ain en amont des pertes et jusqu'à la source c'est environ 7 kilomètres de parcours où il est possible de prélever. Aucun parcours no-kill.
  • Sur la rivière d'Ain en aval des pertes et jusqu'à la limite aval de Champagnole c'est environ 13 kilomètres de parcours où il est possible de prélever sur environ 57% du linéaire. 5.6 kilomètres en no-kill.

Sur la totalité de ce bassin, c'est seulement 6% du linéaire qui est en no-kill. C'est à dire rien ou presque quand on connait l'état des populations de truites sauvages.

De mon côté, et c'est pourquoi je vais arrêter de communiquer sur ce sujet, je suis sincèrement usé d'essayer de convaincre. Je vais même aller plus loin car en plus de passer pour un con en rabâchant la même chose depuis des lustres, je me prive depuis beaucoup trop d'années d'un plaisir simple. Je vais donc aller cette saison pêcher ces linéaires où je n'allais plus pour conserver quelques truites de temps à autres. Pourquoi diable continuer à aller acheter son poisson en pisciculture (qui est source de pollution pour la rivière) ou sur l'étalage du marché (avec des poissons donc la ressource n'est pas enviable à celle des truites sauvages) alors que finalement, d'après la grande majorité des décisionnaires, il reste assez de truites sauvages pour tout le monde.

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