Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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vendredi 29 mars 2019

Plus de magasin de pêche à Champagnole.

Oui, plus de magasin de pêche à Champagnole ! C'est une bien triste nouvelle. Mais pas une surprise finalement. C'est la suite logique de notre mode de consommation, nous pêcheurs.

Mercredi, comme un coup de tonnerre, j'ai appris la fermeture imminente de l'unique magasin de pêche de Champagnole, Jura Pêche. Pourtant, Arnaud son propriétaire et Fabien le vendeur attitré ont tout mis en œuvre pour que cela fonctionne. Un magasin spacieux entièrement remis à neuf, un matériel complet, moderne dans toutes les techniques de pêche et ce pour tous les budgets. Il y avait un vrai choix de qualité et de quantité. Pour parler de mon domaine, je n'avais jamais vu dans cette ville un tel rayon mouche, c'était le top !

Je n'avais jamais vu ça ! Magnifique !

De plus, des animations gratuites ont été mis en place, carpe, montage de mouche, etc...Mais au final, quoi qu'il se passe, rien ou presque rien. Nous étions trop peu à nous déplacer au magasin. Alors, on pense à la localisation, la communication ? Non, toujours pas ça, puisque mercredi soir dernier, à l'annonce de l'arrêt de l'activité du magasin et de la liquidation du matériel à -70%, les gens ont fait la queue jeudi matin pour littéralement piller le stock ! Un truc de fou ! Là, tout le monde a retrouvé le chemin du magasin, comme par magie, tels des vautours sur une carcasse encore vivante...Oui, vous m'excuserez, mais c'est cette image qui me vient à l'esprit en premier.

Mesdames, messieurs, nous ne sommes pas à féliciter, car c'est nous les premiers responsables de cette fermeture. Nous préférons commander tranquillement depuis notre clavier à la maison en se disant à chaque fois, c'est quand même moins cher...Oui, forcément, lors que l'on commande des produits similaires dans un pays qui n'a pas les mêmes règles fiscales et patronales, c'est moins cher...Mais bon, ne nous plaignons pas alors !

Du coup, aujourd'hui, à Champagnole, ville où sont nées les célèbres mouches Devaux, où j'ai vu dans cet atelier au-dessus du pont de l’Épée jusqu'à 7 monteuses, ville qui a eu jusqu'à 5 détaillants pêche différents dans ma jeunesse, qu'est ce qu'il reste ?? Un rayon pêche dans une grande surface !! C'est terrible ! Quelle tristesse !

Ce n'est pas à Brico ou Super U que l'on va trouver du dubbing !

Merci Arnaud, merci Fabien pour y avoir cru, pour avoir tout mis en œuvre pour nous offrir un bel établissement. Que vos projets futurs vous apportent bonheur et sérénité.

PS : Les -70% sur le matériel restant sont valable toute la semaine prochaine. S'en suivra la fermeture définitive.

mardi 26 mars 2019

L'histoire d'une truite (43)

Que d’eau en ce début de saison, quel plaisir de voir la rivière pleine de vie. Un réel contraste avec cet été puis cet automne où elle était quasiment sans courant, sans mouvement. Triste et muette. Là, depuis début mars, c’est tout le contraire. Des niveaux d’eau importants, un débit soutenu et bruyant, une rivière qui fait plaisir à voir.

Côté pêche, c'est beaucoup moins simple. Si Thibaut s’est lui adapté très facilement à ces fluctuations de débits avec différentes techniques de pêche en prenant du poisson à chaque sortie, pour ma part, j’ai pris mon mal en patience en attendant que la nymphe à vue soit praticable. C’est un choix tout à fait volontaire. Seule la vision du poisson prenant mon imitation me donne du plaisir depuis maintenant quelques années. Mais comme le dit si bien le proverbe, tout vient à point à qui sait attendre. Et puis en attendant, je me régale des anecdotes de mon fils, c'est tout aussi plaisant que de pêcher.

Mais même pour la pêche à vue, Thibaut m’a devancé cette année. Avec ses horaires d’étudiant, il a pas mal de temps de libre en semaine ce qui lui a permis de prendre ses deux premières truites en nymphe à vue avant même que j’aille trainer mes guêtres sur les berges de la rivière avec ma canne à mouche. Qu’à cela ne tienne, c’était mon tour cette fois. Une journée que j’avais déjà imaginé dans ma tête depuis quelques nuits. Tous les matins, je voyais les courbes de niveaux baisser et mes simulations à plusieurs jours me donnaient un niveau limite mais jouable pour espérer voir quelques poissons. Même après toutes ces années de pratique, même après ces trois dernières saisons où l'Ain a énormément souffert, j’ai toujours cette envie de retrouver la rivière et ses dernières truites avec ma canne à mouche. Une envie des plus tenaces !

Au mois de Mars, peu importe finalement le matériel et la technique, ce qui compte le plus, de mon point de vue, c’est la parfaite connaissance de la rivière que l'on pêche et le fait d’être capable d’anticiper les comportements des poissons selon les conditions du moment en sachant que ceux-ci restent très spécifiques avec ces eaux très froides. Si j’ai fais le choix de pêcher à 95% de mon temps le même cours d’eau, d’y passer également un maximum de temps lors de la fermeture, c’est pour plusieurs raisons comme celle d’être d’une grande précision dans mes décisions lors de ces périodes compliquées. Le choix des berges à prospecter selon les horaires fera toute la différence, loin, très loin devant votre choix de mouche ou de diamètre de fil ou encore de puissance de canne. Une truite à cette époque sort peu de temps durant la journée et elle est active encore moins que ça. Il faut prendre les bonnes décisions au bon moment. C’est primordial pour avoir un minimum de réussite. Après plus de 33 ans à pratiquer la rivière d’Ain, à la chérir, à l'observer à toutes saisons et à toutes heures de la journée, j’ai, je pense, ce petit plus sous ma casquette. Je tente de m’en servir pour le mieux, bien évidemment.

Pour ma première journée de pêche, j’étais certain de trouver du poisson avant même d’être arrivé sur les lieux. Cela peut vous paraitre prétentieux, mais c’est la stricte vérité. Après, prendre ces poissons vus est une autre paire de manche qui plus est avec les années qui passent. Je me pose toujours quelques questions en début de saison surtout par rapport à ma vue. Je me rends bien compte que les yeux de mon fils sont bien plus performants, que les miens fatiguent saisons après saisons. Et puis est-ce que je vais conserver cette réussite au ferrage qui a toujours été mon point fort. L’an passé, j’ai eu l’impression de baisser un peu avec quelques loupés grossiers, ce qui ne m’arrivait quasiment jamais. Est-ce que cela allait empirer cette année ? Il fallait que j’ai des prémices de réponses assez vite.

Ce jour-là, le débit de la rivière était encore élevé mais surtout, la clarté de l’eau laissait à désirer. La rivière avait une couleur laiteuse dès que la profondeur se faisait sentir. Certainement une présence d’eau de neige.  Mais la bordure était lisible. On pouvait voir assez bien jusqu’à 1.20m environ. Largement suffisant pour capter les zébrures d’une belle en maraude. J’ai débuté ma partie de pêche assez tôt vers 7h15. Le soleil était encore planqué et ma tenue légère me le rappelait à chaque seconde d'autant plus qu'il a fallu gratter le pare-brise de la voiture pour partir. Hostile le Jura ! Comme je m’en doutais, très peu de poissons dehors. Il faut dire que les trois derniers étés en ont laissé sur le flanc et pas qu'un peu malheureusement. Malgré cela, comme prévu, comme un plan qui se déroule sans accroc, j’ai vu mes deux premières truites aux postes habituels par ces niveaux à cette époque. Pour la première, j’étais limite en arbalète et trop à découvert pour tenter un rouler. Le poisson m’aurait capté de suite, c’est certain. J’ai donc tenté une arbalète sans trop y croire. Le poisson a bien vu le gammare dériver, mais justement, cette dérive était tout sauf naturelle car en bout de course, et même sur un poisson qui n’avait rien vu depuis l’ouverture, il n’y avait pas d’autre alternative que le refus. Cela reste des truites de la rivière d’Ain, elles ont de la mémoire ! Je vous dis cela car j’en ai parlé avec un client (qui se reconnaitra ;-) ) qui est passé ce week-end à la maison prendre ses mouches. Il revenait de 15 mois en Nouvelle-Zélande où il a fait des pêches fantastiques. Il était venu découvrir la rivière d’Ain et ses truites. Le challenge n’était pas simple et son retour tout à fait réaliste sur la difficulté de ces zébrées. Les truites de l’Ain restent de farouches adversaires qui se méritent. Hormis quelques jours dans l'année où tout va bien, où les poissons semblent coopératifs, ces truites demandent au pêcheur d'être complet pour pouvoir les leurrer. C'est d'autant plus gratifiant lorsque l'on réussi ce challenge.

Pour le deuxième poisson vu de la matinée, la simple vision des 20 centimètres de mon bout de scion a suffit pour le faire fuir ! Ce n’est plus de la mémoire là, c’est un truc de fou. Le soleil était bien monté dans le ciel pour mon plus grand bonheur. Il était temps de reprendre la voiture pour aller sur une autre berge. Je vous le dis sincèrement, j’ai horreur de faire ça, reprendre la voiture…Une fois posé, je reste en général au même endroit. Mais là, au tout début de l'année, c’est compliqué car il faut suivre le soleil heure par heure, c’est la clé du succès. J’arrive donc sur une nouvelle berge. Pointe de 3 mètres en 14°, gammare JFD -14 noué au bout. Toujours entre le pouce et l’index de la main gauche le gammare, près à être propulsé à la moindre vision d’une truite en bordure. C’est ma nymphe de base pour les prospections depuis la berge. C’est une imitation qui pêche vite et bien. Une valeur sûre. Sur cette berge, j’avais 3 endroits différents où je pensais voir au moins une truite. Le premier ? Rien, aucun poisson (et pourtant je suis resté longtemps à attendre). Le deuxième, une truite de 30-35 qui est partie de suite. Je ne sais pas encore pourquoi. C’est truites sont déroutantes parfois, je ne pense pas avoir fait d'erreur dans mon approche. Les réponses aux questions ne viennent pas. Le troisième endroit ? Haaaa, le troisième endroit !

Pas mécontent de voir le soleil pointer le bout du nez !

C’est un endroit où la profondeur de l'eau est de 70-80 centimètres à la berge pour aller jusqu’à presque 1.50m au plus profond. Avec les niveaux du jour où j’ai pêché bien entendu. Il y a près du bord vers une trouée un très gros chêne. Idéal pour coller son épaule contre le tronc massif de l’arbre et rester là à observer. Oui, je voulais rester, car c’est souvent que je ne vois rien en arrivant sur poste, mais qu’en regardant de partout, je finis par apercevoir un poisson en maraude. Souvent, la truite passe sous les saules qui garnissent la berge et je la vois se nourrir au fond. J’ai en souvent pris de cette façon à l’arbalète, presque dans mes pieds. 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes, toujours rien. Mon moral n’était pas atteint. Je vois tous les débuts de saison à ce niveau d’eau des poissons à cet endroit. De plus, j'étais certain d'être au bon endroit dans la bonne plage horaire.

En bout de coup à pêcher, et à environ 10-12 mètres de ma position, il y a un petit banc de sable en léger dévers. Je connais ce coup par cœur. J’y ai passé des dizaines d’heures. Oui, dès mon arrivée, j’avais vu cette forme plus sombre que le sable et qui pour moi n’était pas là l’an passé. Mais voilà, dans mon esprit, après les crues hivernales, n’importe quel morceau de bois ou autre pouvait s’être déposé à cet endroit précis. Bref, je n’avais pas bloqué dessus. Puis, après ce petit quart d’heure à attendre, mes yeux sont revenus dessus pour je ne sais quelle raison. Je me suis mis à fixé comme un fou cette forme sombre qui faisait légèrement contraste avec le sable. Mais rien d’évident avec cette eau laiteuse. A force de fixer, je voyais bouger la forme. Mais bon, je ne suis pas non plus un « gamin du mois d’août » comme on dit au village. Je sais très bien qu’à force de vouloir voir quelque chose, je peux me faire des films, et je m'en fais régulièrement ! Il fallait être sur de soi. Merci mon Dieu, la truite, car oui c’était bien une truite a décidé de m’aider. Elle a bougé franchement. Le doute n’était plus permis ! Je savais que j’allais en trouver une par là ! Rien que pour ça j’étais heureux. C’est vraiment gratifiant de genre de moment où l'on se rend compte que la bonne décision a été prise. C'est aussi bon que la prise du poisson en elle-même.

Il fallait maintenant analyser la situation pour mettre toutes les chances de mon côté. Je n’étais pas pressé, cela faisait au minimum un quart d’heure qu’elle était devant moi déjà. Pour la nymphe, pas de souci, le gammare allait passer crème, c'était certain. Par contre, la question était comment lui amener. J’ai pris la décision de renter légèrement dans l’eau pour m’ouvrir un angle afin de pouvoir fouetter. Première dérive de l‘année sur un poisson à 8-9 mètres, fallait pas trembler. En tenant mon gammare, j’ai sorti tranquillement mon bas de ligne entièrement. Puis, dès que la soie eut passé mon anneau de pointe, j’ai commencé à fouetter afin de sortir la longueur de soie nécessaire à ce coup de ligne. J’étais dos à la truite. J’ai posé avec une précision moyenne mais presque normale pour ce premier jet sur la droite de la truite. Un JFD en 14 coule assez vite et avant qu’il ne touche le fond, j’ai réalisé une animation assez vive. Bien visible quoi !

J’ai alors vu ma truite ce mouvoir lentement dans sa direction. Je la distinguais plus que je ne la voyais, mais son déplacement ne faisait aucun doute sur ses intentions. Arrêt du poisson, ferrage ! Et pas un petit ! La truite était à moi. J’ai eu bien du mal à la contrarier au premier départ, mais j’ai réussi malgré tout. Une chandelle, puis deux !  Un combat court mais puissant. Une canne en vrac, un nylon qui siffle, le bruit des noeuds dans les anneaux, le pied ! Après, mon diamètre de fil m’autorisait un bridage autoritaire. La mise à l’épuisette me donna l’occasion d’admirer ce trésor de plus près. Et même si je ne pouvais pas le voir, je devais avoir une sacrée banane sur le visage. Un poisson sauvage de sa rivière bien aimée possède une valeur que jamais un autre poisson ne pourra approcher ni même effleurer. Cette truite m’a donné un bonheur réel et sincère. Non pas par ses mensurations, mais par son esthétisme parfait. Quelle robe, quelles couleurs. Je ne pouvais rêver mieux pour un premier poisson en nymphe à vue. En fait si, cela aurait pu être encore mieux si mon fils avait été avec moi pour partager cet instant de vie tous les deux. Mais le connaissant, il n'aurait pas eu la patience de rester un quart d'heure à mes côtés. Il y aura d'autres occasions de vivre de tels moments...

J’ai pris un peu de temps avec le poisson dans l’épuisette tout en le laissant dans l’eau pour le regarder, pour l’admirer. Je voulais que cette truite reste dans ma mémoire à une place bien précise. J’ai fait quelques photos également. Le poisson était tranquille dans l’eau, calme. Comme s’il savait…Et puis je l’ai relâché, tout aussi tranquillement. De mon expérience, je ne la reverrai pas, en tous les cas pas sur ce poste. C’est certain. Par contre, on se croisera peut-être de nouveau dans quelques semaines sur un autre poste pas très loin, et à un autre horaire, ça, c’est fort probable.

Magnifico ! Pensez-y, même pour la photo, un poisson est toujours mieux dans l'eau.

Il fut une époque, où après un joli coup de ligne, je me posais sur la berge, j'allumais une cigarette en repensant seconde par seconde à ce que je venais de vivre. J'avoue que si une cigarette me manque aujourd'hui, c'est sans aucun doute celle-ci ! Je prenais conscience de la chance que je venais d'avoir. Capturer un poisson sauvage de l'Ain est une chance oui, un privilège même, d'autant plus à notre époque avec des effectifs en chute libre. J'ai fait la même chose pour cette truite, mais sans la cigarette. Juste en regardant les quelques photos que je venais de faire. Je ne pouvais quitter des yeux ce trésor que la rivière venait de m'offrir...A bientôt pour une nouvelle histoire de pêche.

Retour Matériel : Aujourd'hui, je voulais vous parler des lunettes polarisantes que nous portons mon fils et moi (à voir sur la première photo de cet article). C'est des lunettes JMC équipées de nouveaux verres "made in France" en polycarbonate 720. Le pouvoir de ce verre est incroyable pour éliminer un maximum de reflet sur la surface de l'eau. Nous avons tous les deux des verres jaunes (il y a deux autres coloris). Vous avez une lumière extraordinaire pour le coup et ce même tôt le matin et/ou par temps sombre. Thibaut possède le modèle "laser" et moi le "treck". J'apprécie également le confort de ces montures et le choix (3 montures différentes) que propose JMC pour un même verre. De plus, et je le signale car ce n'est pas le cas de toutes les marques (c'est du vécu !), vos lunettes sont livrées avec un étui protecteur, un cordon et une chiffonnette. Si vous souhaitez en savoir plus, suivez le lien => Lunettes polarisantes verre 720.

dimanche 24 mars 2019

Prix Charles Ritz : des sentinelles au chevet des rivières.

Vous êtes très nombreux à me demander régulièrement comment aider, comment soutenir des actions de protection des milieux aquatiques en étant loin de tout, en ayant peu ou pas de temps à y consacrer. Voilà pour vous une occasion rêvée de faire un petit geste. Une initiative à soutenir financièrement. Je vous joins la description du projet et à la suite de ce texte, vous avez le lien pour rejoindre la page du KissKissBankBank. Merci d'avance ! 
 
Et si les plus petits efforts étaient en réalité les plus importants ? Si les actions de chacun, à son échelle, étaient finalement celles qui amènent les grands changements ? C’est l’idée que veut insuffler le biologiste et réalisateur Philippe Laforge à travers son prochain documentaire sur « les sentinelles des rivières ». Cet amoureux des milieux aquatiques est très inquiet de leur état, jugé « calamiteux »par une étude publiée en 2017 par l’UFC-Que Choisir. Hélas, ce qui se passe sous l’eau se déroule en silence, loin des regards. Et donc du grand public.
Mais il y a encore de l’espoir. Le réalisateur s’est penché sur ceux qui œuvrent pour inverser la tendance. Associations de pêcheurs, militants pour la sauvegarde du patrimoine naturel, enseignants... Il a interrogé sept lauréats du prix Charles Ritz, la seule récompense en France qui salue ceux qui agissent en faveur des cours d’eau.
En créant ce prix en 2003, l’International fario club a rendu hommage à son fondateur, Charles Ritz, disparu en 1976. Ce pêcheur assidu a parcouru canne en main les plus belles des rivières de notre planète. Il était persuadé que garder les cours d’eau en bonne santé était essentiel.
« Il n’est jamais trop tard pour bien faire, le moindre petit ruisseau mérite que l’on s’occupe de lui, exhorte Philippe Laforge. Si chacun s’y met, cela peut avoir une influence bien plus importante qu’on ne le croit. »
Certains travaillent d’arrache-pied pour redonner leur éclat aux cours d’eau et protéger les animaux et les végétaux qui y vivent. D’autres militent pour qu’ils soient pris en compte dans les plans d’envergure de l’Etat. D’autres encore transmettent leur passion aux plus jeunes pour qu’ils prennent conscience de la beauté et de la fragilité de ce patrimoine inestimable.
« Le but est de montrer qu’il y a des gens motivés qui agissent pour améliorer l'état des cours d'eau, souligne Philippe Laforge. Je souhaite transmettre cette motivation au grand public et aux futures générations. »
Pour faire en sorte que ce film soit vu du plus grand nombre, l’équipe de production a besoin de votre soutien. Vos dons serviront à terminer le tournage du documentaire, effectuer son montage et lancer une campagne de communication.
 
Pour aider financièrement ce projet, suiviez le lien => Prix Charles Ritz : des sentinelles au chevet des rivières.

jeudi 21 mars 2019

Dernière crue hivernale pour la rivière d'Ain.

Les trois dernières années ont laissé des séquelles. Aussi bien physiques sur le milieu, sur la faune et la flore que psychologiques chez les pêcheurs et autres passionnées des rivières jurassiennes. Le manque d'eau hante nos esprits. Cela revient en tête de liste des sujets abordés entre pêcheurs bien devant leurs prises éventuelles. Traumatisant et traumatisés !

Entre les deux ponts à Champagnole.

La semaine dernière, la rivière d'Ain s'est mise en colère. Crue importante mais pas exceptionnelle si ce n'est qu'on a plus l'habitude de voir ce genre d'évènement au cœur de l'hiver et non pas à l'arrivée du printemps. Après 48 heures d’intempéries en continue, tous les cours d'eau jurassiens ont gonflé. Des crues puissantes avec des débits élevés. Une bonne nouvelle avant le printemps qui commence ces jours par une période sèche qui va durer d'après les prévisions météo locales.

Sous le seuil de Pont-du-Navoy.

A ce jour, Mars compte 150mm de pluie pour une normale à 110mm. Un mois excédentaire ! Incroyable mais vrai. Bon, cela risque de se figer jusqu'à la fin du mois, mais on va déjà prendre ce petit excédent surtout que d'autres régions de France sont en souffrance...Déjà !

A la sortie des Pertes de l'Ain.

Alors même si cela est une très bonne chose, ça ne suffit pas. Février fut lui en déficit, et pas qu'un peu. Un peu plus de 50mm pour le mois entier soit 44% de la normale. Janvier était déjà légèrement déficitaire, avec 87% de la normale. Soit sur les neuf derniers mois, seul décembre 2018 est en excédent avec donc Mars 2019 aujourd'hui. Vous voyez un peu le chemin qu'il reste à faire pour revenir à bon niveau. 

Au pont de Syam.

L'autre bonne nouvelle, oui, parce qu'il y en a, c'est qu'il reste un peu de neige sur les hauteurs du Jura, plus particulièrement dans les parties boisées. Donc malgré la période sèche qui arrive, de la fonte devrait venir alimenter les ruisseaux et autres petits biefs au profit de la chaleur qui devrait s'installer en journée.

Une photo que je n'avais jamais faite. L'Ain et la Saine réunies par la crue !

Reste à croiser les doigts pour qu'il pleuve au minimum de façon régulière durant les prochains mois. Pas forcément des quantités extraordinaire, mais plus souvent que l'an passé, ce qui n'est pas dur...C'est possible de faire pire ????

Je vous laisse avec une vidéo qui vous en dira plus sur la puissance de cette crue le 15 mars 2019 !

dimanche 17 mars 2019

Le contre canal de Serrières-de-Briord.

Voilà plus d'un an que ce parcours est mis en place. A l'initiative de la Fédération de Pêche de l'Ain, un contre canal du Rhône situé sur la commune de Serrières-en Briord a été mis en No-Kill sur 6 kilomètres ! J'ai été invité plusieurs fois par des administrateurs et amis de cette fédération sans répondre favorablement. Il faut dire que ce parcours, classé en deuxième catégorie, avait pour but d'être rempoissonné en truites arc-en-ciel. Et vous connaissez ma passion pour ces poissons de remises mise à part quelques exceptions.

Pêcher dans l'eau claire alors que tout est en crue, génial non ?

Une fois de plus, je me suis trompé et pas qu'un peu ! J'ai fini par céder et j'ai souhaité juger par moi-même. Nous nous sommes donc rendus avec mon fils sur ce parcours atypique. Un contre canal, c'est quoi ? En fait, vous avez une succession de tronçons séparés par des sortes de buses où le courant s'accélère. Plus vous allez vers l'amont, plus le profil du canal est petit. Vers l'aval, il s'élargit. Mais surtout, et c'est un atout extraordinaire, il conserve un niveau quasiment stable à l'année et une clarté incroyable. Vous avez là un parcours de pêche à vue à l'année ! Peu importe les conditions, de l'eau claire tous les jours ! J'ai été agréablement surpris. Car au-delà de cette eau claire, j'ai découvert un milieu (malgré le côté artificiel du canal) rempli de vie. Poissons fourrage (vairons, chevesnes...), insectes (gammares, chiro, éphémères...), des herbiers, des fonds sableux...Par endroit, et cela parlera aux jurassiens, j'ai cru voir quelques spots de la Cuisance.

Des combats incroyables dans ce milieu tout resserré. La truite est en bas à droite.

Et la pêche me direz-vous ? Si j'ai bien tout compris, il y a deux gros alevinages au cours de l'année en arc-en-ciel. Des poissons allant de 1 à 3 kilos voir plus afin d'éviter la prédation des oiseaux pêcheurs qui sévissent par centaines sur le Rhône à côté. Du coup, la pêche évolue dans l'année selon si vous vous y rendez proche des lâchers ou pas. Avec Thibaut, nous avons rencontré sur la parcours des poissons "frais" et des anciens (qui peuvent donc avoir un an de canal). La pêche devient extrêmement intéressante pour le coup. Des poissons qui cherchent la végétation, qui se postent comme une belle fario en rivière dans des zones où une dérive n'est pas possible...Des vrais beaux coups de ligne à réaliser. Sincèrement, c'est super technique et compliqué pour les poissons anciens. Et puis, sur les poissons frais, il y a possibilité de faire pêche pour toute une catégorie de pêcheurs selon le niveau technique de chacun. Pour mon ressenti personnel, j'ai eu l'impression de faire une pêche d'ombre sur cette journée. Avec l'obligation pour certains poissons de passer au plus près de la gueule pour les décider. Vraiment sympa. Comme dirait Thibaut, j'ai kiffé !

Repart faire plaisir à un autre pêcheur.

De plus, l'endroit est tout confort avec un chemin le long du canal. Un bar pas loin (merci Niko pour les rafraichissements !) et des dépositaires de cartes à proximité également. Le gros plus de cette initiative qui je l'espère donnera des envies à d'autres fédé est la protection de la petite population de farios sauvages qui vit dans ce canal. 6 kilomètres de parcours en no kill ! Du coup, les places de frai observées ont augmenté considérablement et il est donc possible, les jours où ces dames ont décidé de sortir le bout du nez, de capturer une superbe fario. A savoir que des spécimen dépassant les 70 centimètres ont déjà été pris.

Attention au premier rush !

Les avantages de ce genre de parcours sont multiples, je pense notamment au touriste pêcheur pris par une vague de mauvais temps durant son séjour. Une rivière impraticable...Le contre canal, voilà la solution ! Je pense aussi aux guides de pêche, aux écoles de pêche, voilà un lieu où les élèves verront des poissons à coups sûrs. C'est assez génial. 

Le débit ne facilite pas les combats. Un canal oui, mais avec un courant bien présent.

Vraiment, un grand merci à toutes les personnes qui ont donné de leur temps pour créer ce parcours. Un immense bravo et tous mes encouragements à la Fédération de Pêche de l'Ain pour conserver et faire vivre ce linéaire en l'état. De plus, quand on sait les kilomètres de contre canaux que les départements du 73 et 74 possèdent, cela devrait donner des idées à ces fédérations, car la demande des pêcheurs est bien réelle !

Thibaut a passé une super journée !

Conseils pratiques :

•Le parcours est sur du public, donc pas besoin de reprendre une carte. Néanmoins, le savoir-vivre de chacun devrait nous faire prendre une carte à la journée de temps à autres aux AAPPMA qui ont la charge du linéaire. Ne serait-ce pour montrer votre soutiens à ce genre d'initiative.

•AAPPMA gestionnaire : AAPPMA de Lagnieu/Sault-Brenaz et AAPPMA de Bénonces.

•Dépositaires physiques : Intermarché de Serrières-de-Briord et Camping du Point Vert situé au bord du parcours.

•Conseil pêche : ne pas pêcher trop fin. Ces poissons sont surpuissants. Évitez tout ce qui est en dessous de 14 centièmes. Hameçons sans ardillon, épuisette, bref, tout ce qui va bien pour faire repartir au mieux vos prises. Pour les mouches, j'ai fait pas mal de poissons avec un gammare JFD en 10, Thibaut lui sur pheasant tail classique.

C'est pas beau ça ??

mercredi 13 mars 2019

Une ouverture humide mais heureuse.

Aucune surprise puisque la météo perturbée était annoncée depuis quelques jours. Et sincèrement, au vu des dernières saisons, le résultat de la pêche m'importait peu. J'étais déjà simplement heureux de voir une rivière pleine d'eau. De la pluie, mais pas que. De toutes évidences, avec cette couleur vert mâché, de l'eau de neige coulait aussi. Un mélange qui n'augure pas une grande activité. Encore une fois, j'étais aux anges, quand on pense que c'est certainement sur ces deux premiers jours que les prélèvements sont les plus nombreux. Le lendemain la rivière était encore plus forte, la pluie tombait toujours et cela a bien plombé le moral des pêcheurs. Encore quelques truites de sauvées sur ce coup, youpi !

La veille, toujours un grand moment de partage avec mon fils pour préparer le matériel.

Le lever samedi matin s'est fait sans difficulté. Même la maman était debout pour nous voir partir avec un grand sourire. Elle sait combien cela nous rend heureux. Nous sommes arrivés juste après Wilfrid qui avait pris la place du président sur la parking d'ailleurs, pas bien ça... ;-) . Les copains, Denis et Thierry sont arrivés ensuite accompagnés de Louis et Tony, deux jeunes pêcheurs bien motivés par ce temps pluvieux ! Autant vous dire de suite que j'ai monté la canne à mouche mais uniquement pour la promener. J'ai accompagné mon fils pour en profiter, c'est ma façon de faire mon ouverture...

Thibaut au petit matin.

Thibaut lui a pêché samedi matin bien entendu, mais aussi samedi après-midi et le dimanche matin. Alternant pêche aux leurres et toc. Il a chercher dame fario en pratiquant plusieurs parcours avec différentes techniques. Bien lui en a pris puisqu'il a capturé quelques truites dans le week-end. De mon côté, on va dire que j'ai fait action de pêche une quinzaine de minutes en restant fixé sur un banc de sable dont je voyais le fond sur 1 mètre de bordure. Le seul endroit où on pouvait voir une truite si toutefois elle passait par là. Mais non, rien n'est passé, donc je n'ai pas décroché mon gammare de l'accroche mouche. Voilà mon ouverture côté pêche.

Une des truites de Thibaut pour cette ouverture.

Mais l'ouverture, c'est avant tout les amis, la convivialité et le casse-croûte ! Une installation au top cette année pour braver les éléments. Un feu bien vigoureux malgré l'humidité du jour et des saucisses à la cuisson parfaite. Merci à Denis et Didier pour leur aide précieuses avant et après pour la logistique.

Mon Grain qui gère le feu !

Un repas sans pain n'a ni queue ni tête !

La joyeuse troupe !

Voilà, la pêche de la truite est ouverte. Malgré la situation, bon nombre de pêcheurs ont gardé leur capture ce WE. Alors ne relâchez pas la communication, chaque pêcheur que vous allez réussir à convaincre, c'est des truites sauvages de sauver...Et chaque poisson compte de nos jours !

Je vous mets une toute petite vidéo qui résume à elle seule ce qui me mène dans la pêche aujourd'hui...C'est pour lui, pour tous ces jeunes que je reste motivé...Pour vivre ensemble ces moments là encore quelques années...

Nouveauté cette année...De temps en temps, je ferai un retour matériel en fin d'article d'une partie de pêche. Si cela vous gène car un peu "trop pub à votre goût", alors évitez de lire le dernier paragraphe de l'article. Sachez quand même que si je fais un retour sur un produit partenaire, c'est qu'il nous convient vraiment.

Retour matériel : nous évoluons depuis 2 saisons Thibaut et moi avec les waders Hodgman. Sincèrement, un super produit. Très robuste et avec une multitude de tailles différentes selon votre physique. Par exemple, je fais 1.85m mais avec un bidon assez prononcé, je prends en taille du LK (K pour King). Le waders est prévu pour avoir plus d'aisance au niveau du ventre. Thibaut lui prend du MT (T pour tall) soit une taille fine mais avec des jambes plus grandes, il fait 1.96m. Du coup, il est super bien dedans. Une découverte pour nous mais qui nous a bluffé. A voir ici => Waders Hodgman Aesis.

dimanche 10 mars 2019

On a parlé no kill aux informations.

C'est la principale raison qui m'a fait accepter ce reportage. Parce qu'un jour d'ouverture, je vous avoue que je préfère rester tranquille autour du feu avec les copains. Mais là, comment ne pas sauter sur l'occasion afin de communiquer sur le pourquoi du no kill sur l'ensemble de notre parcours. Nous avons un parcours en no kill depuis une petite dizaine d'années. Celui-ci devait faire 500 mètres environ. Depuis l'an passé, nous avons passé tout le linéaire possible en no kill, soit 2.5 kilomètres. Il était important pour moi d'expliquer à un public plus large pourquoi. La raison est très simple, nous n'avaon pas fait cela par envie, pas pour embêter une catégorie de pêcheur, encore moins par philosophie mais tout simplement parce que nous n'avons plus le choix !

Merci aux deux journalistes de France3 très sympas.

Dans l'édition TV du midi de ce journal télévisé visible en replay quelques jours, j'ai même dit que dans l'absolu, je serais le premier à être heureux de faire manger des truites de la rivière tous les dimanche à ma famille, mais que justement, la rivière n'avait plus les ressources pour ce genre de pratique. Que si nous voulions que nos jeunes pêcheurs profitent des truites sauvages, il fallait obligatoirement remettre à l'eau nos poissons aujourd'hui.

Louis et Thibaut en interview.

J'avais "convoqué" 2 de nos jeunes, Louis et Thibaut. Je trouve que c'est nettement plus sympa de voir des jeunes pêcheurs à la TV que des anciens. Dans l'édition du soir de ce même journal (sujet visible dans la vidéo ci-dessous), Thibaut répond au journaliste. Vous verrez dans cette vidéo une première partie tournée sur l'AAPPMA de Champagnole que je vous laisse découvrir également...Chacun avec un discours différent. Le principal à mes yeux reste que les derniers poissons sauvages de la rivière d'Ain soit protégés.

vendredi 8 mars 2019

A la veille du jour J !

Nous y voilà ! Demain est le grand jour, celui que nous attendons tous avec plus ou moins d’impatience. Le jour de l’ouverture de la truite. Je vous avoue que pour ma part les années ont leur effet sur ce paramètre. L’excitation n’est plus à son comble comme cela pouvait être le cas il y a encore pas si longtemps. Cela ne m’empêche plus de dormir. Mais bien heureusement,  j’ai l’immense privilège d’avoir sous le même toit que moi un jeune homme plein d’envie qui me maintient à bon niveau de motivation. Sans doute que cela serait bien différent sans Thibaut.

Alors samedi, certains n’auront qu’un seul objectif, prendre la première truite de l’année. Et une belle de préférence. D’autres laisseront les poissons de côté encore quelques heures pour profiter des amis. Moi, je vais simplement accompagner mon fils pour partager ce moment-là avec lui. Et si une zébrée daigne se faire blouser dès les premières minutes du jour, alors on pourra être heureux ensemble. Après avoir passé un petit moment en sa compagnie, je me dirigerai vers notre point de rassemblement. Là où nous nous retrouvons tous année après année pour fêter entre amis ce jour pas comme les autres.

Bien entendu, le contexte est ce qui l’est, impossible à éviter, compliqué de ne pas y penser et hors de question de ne pas en parler. Mais j’ai envie malgré cette situation calamiteuse d’être heureux au bord de l’eau, j’en ai vraiment envie et surtout besoin. Quand on veille la rivière d’Ain comme je le fais depuis si longtemps avec autant de passion et d'amour, on passe des nuits agitées et ce très régulièrement. Cela fait 33 ans que je pratique sur cette magnifique rivière et il est évident que je ne reverrai jamais ce que j’ai pu voir. Mais pour mon fils, pour quelques jeunes pêcheurs qui font parti de mon entourage, j’ai envie de conserver un zeste d’optimisme. Je me mens un peu à moi-même de cette façon, mais je ne souhaite pas gâcher à cause d’une morosité permanente les beaux moments que je peux encore vivre avec ces jeunes pêcheurs. Car je pense sincèrement qu’il y a matière à vivre encore des instants magiques à la pêche dans notre Jura. Et, qui plus est en compagnie de mon fils, je ne veux surtout pas passer à côté.

Mais avant de débuter cette nouvelle saison, il va falloir préparer le matériel. Et vous savez comme moi que les cordonniers sont les plus mal chaussés. Je n’ai rien de prêt ! On verra tout ça ce soir avec Thibaut comme je pouvais le faire avec mon père à l’époque. Mon papa aurait 70 ans tout rond aujourd'hui, il est parti à 48ans...Une éternité...Mon Dieu que j'aimerais vivre une seule fois une veille d'ouverture en compagnie de mon papa et mon fils. C’est si particulier de préparer le matériel en famille pour une passion commune, j'ai des souvenirs fantastiques...

Pour la pêche en elle-même, je vais me mettre réellement à chercher les truites à la première eau basse tout en espérant qu’elle arrive le plus tard possible. Je ne suis pas pressé de prendre un poisson tant que la rivière est bien remplie. Thibaut devrait lui continuer dans la voie de la diversité que ce soit en termes de techniques ou encore d’espèces de poissons. Il a pour objectif de prendre un silure à la mouche. Je lui souhaite de tout cœur. Il ne devrait pas quitter les truites malgré tout, bien au contraire. Mais il cherche et va trouver d’autres pêches durant les périodes d’étiage et surtout lorsque l’eau de la rivière monte trop en température. Il me motivera peut-être à le suivre qui sait. Cela nous permettra de passer encore un peu plus de temps ensemble.

Dans tous les cas, si vous avez comme moi un fils ou une fille, un frère, un père, un très bon ami pêcheur, profitez, car la pêche c’est avant tout ce genre de relation. Une truite n’aura jamais la même valeur dans vos souvenirs si sa capture a été partagée avec un être cher. C’est une évidence ! Je vous souhaite une belle saison de pêche !

La pêche avec mon fils, il n'y a rien au-dessus. (Extrait Seasons 2015).

mercredi 6 mars 2019

Communiqué Biennoise ouverture 2019

Pour vous en avoir déjà parlé sur ce blog, vous savez que samedi prochain vous aurez la possibilité de retrouver canne en main la basse Bienne. L'ouverture de ce long linéaire se fera bien entendu en no kill. A cette occasion, je me fais un des relais de communication de l'AAPPMA locale et de ses bénévoles en publiant le communiqué réalisé par leurs soins. Lisez-le attentivement avant de venir sur la Bienne s'il vous plait. Faites le lire à vos amis et collègues qui pensent eux aussi venir passer une ou plusieurs journées lors de la saison qui vient. Vous pouvez cliquer sur les images pour un meilleur confort de lecture.

Je suis très heureux qu'une association définisse à l'attention de ses pêcheurs les bonnes règles de remise à l'eau d'un poisson. Je vois encore tellement de comportements et de photos passer sur le net avec des pêcheurs faisant tout le contraire. Alors je vous en prie, messieurs les pêcheurs occasionnels, les passionnés, les guides de pêche, les élèves, les débutants, lisez ces lignes et respectez les sur nos rivières bien malades de Franche-Comté comme la Bienne.

Il est tout à fait possible de conserver un joli souvenir de ses truites en les photographiant dans l'eau. Sans les manipuler.

samedi 2 mars 2019

Merci au prix Charles Ritz pour la valorisation de nos territoires !

Cette bande-annonce de film diffusée par le Prix Charles Ritz et réalisée par Philippe Laforge nous montre à quel point des femmes et des hommes s'investissent au jour le jour pour défendre nos territoires. Ces images démontrent qu'il est possible de redonner un peu de lumière à une rivière.

Le réalisateur Philippe Laforge s'est penché sur le travail de sept lauréats du prix qui ont restauré et protégé des cours d'eau, ou transmis leur passion de la nature. Merci à toutes ces personnes, sincèrement !

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