Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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Mot-clé - Cormoran

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lundi 18 avril 2022

Romain nous parle des oiseaux piscivores (vidéo)

Je publie aujourd'hui une vidéo tournée sur le plateau du chasseur français. Vous y verrez l'interview de Romain. Ce jeune pêcheur passionné nous parle de la problématique des oiseaux piscivores en faisant un focus sur cette espèce allochtone qu'est le harle bièvre. Ce sujet est parfois complètement éclipsé des préoccupations de nos fédérations et pourtant, il devrait être au centre de la table. Cela devient une urgence !

Merci Romain pour ton intervention. Pour souvenir, cet article complet au sujet du Harle à lire => Harle Bièvre.

jeudi 24 mars 2022

Retour de terrain sur la prédation du Cormoran.

Pour les pêcheurs qui continuent de passer leur temps au bord des rivières en hiver, cela n'est pas une surprise. Pour les autres, peut-être. Voici une vidéo que je trouve très bien réalisée nous venant de l'Allier. Les scènes filmées sont très parlantes et que dire des photos de contenus stomacaux en fin de vidéo !

Comme je ne vois jamais nos fédérations départementales ou nationales s'offusquer de cet état de fait, je m'en fait le relai. Encore une fois, je sais moi aussi ce que j'ai vu cet hiver sur la rivière d'Ain !

dimanche 13 février 2022

Cormorans, notre Fédé écrit à la ministre.

Selon les avis de chacun, mais surtout des différents vécus, les avis diverges sur les actions à mener ou non pour contrer l'augmentation des populations de cormorans. Comme j'ai déjà pu l'écrire sur un précédent article, ma vision des choses a bien changé sur le sujet après ces 5 derniers mois passés au bord de la rivière de façon intensive. Qu'on ne me dise plus que sa prédation (couplée à celle du harle bièvre) reste négligeable. C'est totalement faux.

Quoi qu'il en soit, face à la prolifération inquiétante de l'espèce qui impacte la biodiversité aquatique et l’annulation de nombreux d'arrêtés préfectoraux sur les prélèvements d'oiseaux, la FNPF a adressé un courrier à Bérangère Abba, secrétaire d'état à la biodiversité. Les mesures demandées sont :

  • Mise en place d'un groupe de travail national pour suivre la gestion consolidée des populations.
  • Définition de modalités de sécurisation juridique des arrêtés départementaux de régulation.
  • Etude et suivi de l’impact de cet oiseau sur le peuplement piscicole par l'OFB.

Le courrier en question :

Certains trouveront que c'est encore une perte de temps et qu'il faut agir au plus vite, d'autres penseront que c'est inutile avec le discours réccurent qu'il y a d'autres priorités...Un éternel recommencement finalement.

Je souhaite terminer cet article par des images qui parlent souvent mieux que mille mots. Voici un exemple de prédation filmé cette année. Le vol le plus important que j'ai vu sur la haute rivière d'Ain cet hiver était de 18 individus. J'étais déjà en PLS en pensant à la prédation éventuelle tout en souhaitant très fort que ces oiseaux ne se posent pas sur notre linéaire (ils sont montés sur Champa). Mais là, un vol comme ça, je deviens fou !

À voir surtout à partir d'une minute.

vendredi 14 janvier 2022

La pêche n'est jamais fermée finalement.

Étant cloué sur le canapé depuis quelques jours pour cause de Covid bien corsé, j'en profite pour rédiger un nouvel article sur mon Blog. Je souhaite revenir aujourd'hui sur un sujet qui est souvent débattu : la prédation des oiseaux piscivores. Pour être clair, je ne veux pas faire ici un plaidoyer pour l'extermination de ces deux espèces ou pour leur totale protection. J'ai bien entendu mon avis sur la question, mais je voulais avant tout témoigner en tant qu'observateur attentif et studieux. Je peux le faire cette année car j'ai repris mon permis de chasse après presque 20 ans d'arrêt afin de m'adonner à une autre passion qu'est la chasse du gibier d'eau.

Durant toutes ces années où je ne chassais plus, j'ai toujours continué à me rendre régulièrement à la rivière pour observer les truites en période de fermeture. Je prenais même un grand plaisir à les filmer en automne lors des dernières éclosions ou encore en plein hiver lors du frai. Je me suis simplement rendu compte cette année que je faisais ces observations toujours dans la même plage horaire, soit pour la balade digestive du début d'après-midi pour profiter d'un maximum de lumière. Depuis la mi-septembre et la reprise de mon activité en quête des canards sur la rivière d'Ain, je sors à toutes heures de la journée. De plus, les sorties sont encore plus nombreuses. Si je plante le décors de cette façon, c'est pour vous faire comprendre que si l'on croit connaitre la vie d'un bout de rivière par cœur, il suffit parfois de le regarder d'une manière différente pour s'apercevoir que l'on passe à côté de pas mal de choses.

Lever du jour glacial ! Les oiseaux sont déjà passés.

Toutes ces années, je voyais régulièrement en période de fermeture des cormorans ou des harles sur des linéaires de la rivière d'Ain. Bien que cela m'agaçait un tantinet, je n'avais pas l'impression qu'ils y passaient leur vie non plus. Souvent, il m'arrivait de ne pas en voir d'ailleurs. Quelle ne fut pas ma surprise cette année !!

Il est vrai que je suis passé d'environ 4 à 5 heures d'observations hebdomadaires (ou je regardais plus souvent le fond de l'eau que le ciel d'ailleurs) à 15 / 20 heures de présence par semaine sur la rivière. Ce n'est pas rien. Le plus important c'est que sur ces 20 heures, je peux être au bord de l'eau aussi bien au lever du jour comme au coucher du soleil en passant par toutes les heures de la journée. En premier lieu, j'ai appris encore et encore sur le comportement des truites qui me fascine sincèrement mais surtout, j'ai pu me rendre compte de la présence journalière (et j'insiste sur ce mot) des cormorans et des harles sur la rivière.

L'après crue hivernale au soleil, un régal pour les yeux.

Sur notre linéaire, les cormorans qui se nourrissent essentiellement de poissons adultes le font forcément dans 95% des cas sur des truites ou des ombres. Il y a également quelques chevesnes et un ou deux brochets mais peu. Les harles eux prélèvent dans les plus petites tailles. Les vairons en font les frais mais aussi les juvéniles des poissons plus gros de la rivière, donc des truites et des ombres. Avec ce duo, toutes les classes d'âge sont touchées.

Je sors en général le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche sur la rivière. Depuis mi-septembre, il y a eu une période de deux semaines fin novembre où j'ai vu très peu d'oiseaux piscivores. Sinon, j'en ai vu à chaque sortie. Pour être plus parlant, cela fait environ 60 sorties en ayant vu des oiseaux pêcher sur notre linéaire de seulement 3 kilomètres. 60 jours...Que l'on peut j'imagine au moins doubler pour les jours où je n'y suis pas allé mais restons sur ce que j'ai vu. Du concret quoi.

Des exemples, j'en ai quelques uns. Comme ce dimanche de septembre en fin d'après-midi où j'ai dérangé une famille de harles (9 individus) dans un radier à l'amont de notre parcours. Ou encore en matinée d'octobre où j'ai vu passer sous l'eau en pleine chasse des grands cormorans...Là où la veille gobaient 3 ou 4 truites...Je me souviens aussi d'un tout début de partie de chasse où je suis arrivé sur une gravière en voyant une truite d'environ 30 centimètres complètement affolée sortir de l'eau pour venir presque s’échouer sur les graviers...10 secondes après son retour à l'eau aidé par mes soins un cormoran sortait de l'eau à 20 mètres de moi. J'ai cette image d'un vol de 18 individus montant la rivière et passant au-dessus de ma tête peu de temps après le lever du jour. Je vois encore les écailles brillantes d'ombrets sortir du bec d'un harle mâle devant moi. Combien de fois j'ai été le témoin de la formidable technique de pêche groupée des harles. Ces oiseaux sont des pêcheurs fantastiques et incroyablement efficaces.

J'ai vu parfois en une sortie plus de 20 oiseaux sur le parcours. Tous pêchaient bien entendu. Parfois seulement 1. Le plus souvent 4 ou 5. Je n'ai pas fait de grandes études, j'en conviens. Mais je tente malgré tout de faire des additions en comptant simplement un poisson/jour par oiseau vu pour me rendre compte des prélèvements réels entre septembre et février, période où ils sont le plus présents chez moi. Si j'y arrive, vous pouvez le faire aussi.

Si je pensais que ce n'était pas grand chose il y a encore peu, je peux vous dire qu'après ces quelques mois passés au bord de l'eau, j'ai revu ma copie. Encore une fois, je ne cherche pas à convaincre ou donner des leçons, je relate ici, sans amplifier les faits, ce que j'ai vu depuis mi-septembre. Après, chacun en fera ce qu'il en veut. Ce n'est pas une étude scientifique ou autre, juste le témoignage d'un type qui passe énormément de temps au bord de sa rivière. Il me semble que cela doit être dit également.

Merci de m'avoir lu.

mercredi 7 novembre 2018

Polémique autour des ficelles à cormorans.

Un sujet de plus sur le dos des pêcheurs, comme si l'actualité désastreuse de nos rivières ne suffisait pas.

Comme vous pouvez le savoir maintenant, de nombreuses AAPPMA doivent faire face à la prédation du cormoran. Ceci en particulier lors de la reproduction hivernale des truites sauvages. Pour se faire, et ce depuis des années, les pêcheurs bénévoles tendent des ficelles au-dessus de leurs parcours afin d'éloigner les oiseaux noirs. Les truites pouvant ainsi frayer sans le stress permanent d'une attaque par une espèce, qui je le rappelle, ne fait pas parti à la base de ses prédateurs endémiques. 

Photo d'archive (2013 sur notre AAPPMA)

Mais sans compter sur une association de protection des oiseaux, j'ai nommé Birdlife Suisse qui critique ce procédé.

Je vous laisse découvrir les propos de son responsable => Birdlife Suisse

Alors j'entends bien ce monsieur. Mais ce que je trouve insupportable, c'est que toutes ces associations sont contre productives. Où sont ces associations lorsque qu'une AAPPMA et/ou une Fédération se bat pour la qualité de l'eau suite à une pollution massive ou un dysfonctionnement récurent d'un assainissement ? Parce qu'au final, et comme toujours, si ce problème qui est à la base de tout le reste est réglé, les autres le seront également. 

Je ne vois plus d'oiseau sur le bord des rivières...Plus rien car il n'y a plus d'éclosion, plus de nourriture. Plus d'insecte car la qualité de l'eau est médiocre voir calamiteuse. C'est ça le vrai combat, rien d'autre. Se tirer dans les pattes pour un bout de ficelle de fera rien avancer. Soyons unis pour une seule et même cause.

Il n'est pas difficile de comprendre qu'une eau de qualité produira plus d'insectes, donc plus de poissons et par conséquent plus de nourriture pour les oiseaux qu'ils soient insectivores ou piscivores...Dans tous les cas tout le monde sera content.

Tout mon soutien à mes amis de la Franco-Suisse, Patrice, Thierry et tous les autres que vous pouvez entendre sur le reportage ci-dessous visible en replay quelques jours...Ces pêcheurs passionnés font ce qu'ils peuvent avec des moyens modestes pour sauver le peu qu'il reste de la population de truites sauvages du Doubs...Qui elle est endémique, et cette différence est quand même primordiale.

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