Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

Accès au Fly Shop Signez le livre d'or Suivez-moi sur facebook Le Fly Shop sur facebook

Mot-clé - Carte de pêche Jura

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 11 janvier 2022

Cartes de pêche Jura 2022

Prendre sa carte dans l'AAPPMA de son choix est devenu au fil des années un véritable acte de soutien. Effectivement, toutes les AAPPMA du Jura n'ont pas le même état d'esprit vis à vis de nos milieux aquatiques et des poissons qui y vivent. C'est à vous de faire le tri et de vous informer afin de prendre votre carte dans l'AAPPMA qui vous correspond le mieux. Dans le Jura, avec le réciprocité fédérale, le droit de pêche est identique. Ce n'est donc pas ce qui doit guider votre choix mais bien les idées véhiculées par l'AAPPMA et ses actions sur le terrain.

Pour nous, c'est fait.

Je vous informe également que le guide de pêche édité par notre fédération départementale est disponible en ligne. Il suffit de cliquer sur le lien suivant => GUIDE 2022. Vous pourrez le retrouver également lors des prochains jours dans sa version papier chez vos dépositaires.

Nous n'avons jamais été aussi près !

jeudi 9 décembre 2021

Faites-moi rêver messieurs !

La fédération départementale de pêche ardéchoise communique actuellement sur les différents réseaux. Le sujet en question est une mise en place exceptionnelle de réglementation pour 2022 visant à protéger ses truites sauvages. Sous l’impulsion des AAPPMA locales, des dizaines de kilomètres de linéaires sur différentes rivières vont passer en No Kill sur la truite fario.

Je vous mets la vidéo dédiée ci-dessous.

Vous le devinez aisément, je rêve de voir un jour une telle vidéo portée par notre fédération départementale du Jura annonçant la même réglementation sur l'ensemble de la rivière d’Ain. Rivière qui est pour moi comme pour beaucoup le dernier sanctuaire à poissons sauvages digne de ce nom de notre département.

Jusqu’à ce jour, malheureusement, cela paraissait impossible puisque vous l’aurez noté, c’est bien sous l’impulsion des AAPPMA locales que la fédération ardéchoise a pu mettre en place cette règlementation. Alors quelle est la situation chez nous ? Sur la rivière d’Ain jurassienne, il y a seulement 5 AAPPMA différentes. Voyons ensemble le détail.

•Sirod qui gère le linéaire le plus en amont et donc par définition le plus proche de la source. La politique là-bas semble différente puisque le seul petit linéaire de parcours no-kill a été effacé des cartes il y a peu. Triste et complètement illogique vis-à-vis de l’évolution des populations qui ne cessent de chuter ! Toujours pas compris pour ma part.

•Champagnole un peu plus en aval qui gère un très grand linéaire ainsi que des affluents. Certainement le parcours le plus varié et le plus poissonneux de la rivière d’Ain jurassienne. Un gros progrès a été fait ces dernières années avec un linéaire de plus de 4 kilomètres en no kill. Par contre, attention à la protection partielle. Forcément, elle oriente inévitablement les prélèvements sur des linéaires plus restreints. Ces parcours paient le prix cher pour le coup. C’est à prendre en compte absolument.

•Crotenay encore plus en aval. 100% du linéaire en no kill. La question est réglée.

•Ain - pays des lacs. Parcours allant de Pont-du-Navoy à Blye avec un linéaire supplémentaire en aval du barrage de Blye. Une partie protégée mais largement inférieure au besoin puisqu’on est là sur les linéaires aux plus faibles densités de la rivière. Avec en plus des situations ridicules comme ce court parcours entre pont et barrage à Pont-du-Navoy. Il est situé entre deux réserves. Chaque poisson qui sort d’un côté comme de l’autre peut être prélevé. Ce ne sont pas les pêcheurs qui squattent les jours d’ouverture au posé à deux cannes chacun qui s’en privent malheureusement. Ce parcours devrait être en no kill depuis bien longtemps.

•La gaule lédonienne qui possède un linéaire en aval de Blye où la truite sauvage est encore plus rare ! Parcours en no kill.

Pour celui qui connait un peu cette rivière sur tout son long, il est facile de comprendre qu’il n’y a plus les populations d’antan. Même plus du tout celles d’il y a seulement 10 ans ! Alors, donner le droit à chaque pêcheur de conserver 3 truites par jour sur la majorité des parcours est une aberration sans nom. Les effectifs s’appauvrissent et nous, on continu sans vergogne à taper dedans. C'est incompréhensible.

Cette situation est inacceptable. Alors oui, je le sais bien, c’est avant tout la mauvaise qualité de l’eau, son réchauffement et j’en passe qui sont les premières causes de la baisse des effectifs. Je le sais, vous le savez, on le sait tous. Comme on sait également que la production de comté va battre de nouveaux records en 2021 avec des sols déjà saturés, que les pollutions domestiques et industrielles sont toujours présentes. Cela aussi je le sais que trop bien. La situation ne s’améliore pas non, elle s’empire. Je le vis depuis plus de 30 ans en tant qu'acteur de terrain. À cela il faut ajouter des températures moyennes de l’eau toujours plus hautes. Et sur ce sujet, c’est encore bien plus complexe que les pollutions locales. Bref, il faut être réaliste et agir en conséquence. Ces points fondamentaux que sont les pollutions et le réchauffement ne s’amélioreront pas du tout à court ou moyen terme. C’est sûr et certain.

Du coup, il n’y a qu’un seul et unique levier à actionner pour le court terme. Pour tout de suite. Immédiatement. Protéger par l’arrêt des prélèvements cette souche de truites sauvages qui est présente sur des parcours de plus en plus rares. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Il y a assez de linéaires voir de rivières entières dans le département déjà mortes ou agonisantes pour mettre des surdensitaires afin de contenter les pêcheurs qui le souhaitent. Sincèrement, arrêtons de prélever là où il reste les dernières, cela devient vraiment insupportable. Ne faisons pas l'erreur de croire qu'on a du temps devant nous. Je me souviens de ce que je voyais en terme de truites autour de 2010, je sais ce que je vois aujourd'hui...En seulement 10 petites années. Je ne vous parle pas d'une autre époque, mais d'hier ! Protégeons ce qui peut l'être encore et vite !

Pour finir sur une note plus positive, je place beaucoup d’espoir sur les nouveaux bureaux d’AAPPMA qui ont vu le jour cet automne afin de prendre les bonnes décisions. Bureaux élus pour 5 ans. Des jeunes pêcheurs motivés, actifs et amoureux de cette rivière magique ont été élus. J’en suis le plus heureux.

-À Champagnole notamment avec un nombre important de jeunes pêcheurs motivés élus aux dernières élections. Je suis certain que leur discours fera bouger les choses rapidement car il est urgent d’agir sur le seul et unique levier que l’on possède pour le court et le moyen terme. De plus, Champagnole est le dernier linéaire avec une densité acceptable. Il est impensable de ne pas la protéger.

-À Sirod ensuite avec un changement de bureau et de présidence. Un président plus jeune, motivé et très actif sur la rivière. Sans parler de son attachement à ce parcours qu’il connait par cœur. C’est quand même primordial de savoir de quoi on parle en le vivant soi-même. Tous mes vœux de réussite !

-À Crotenay, bureau identique avec la même motivation et envie de protéger la souche sauvage.

-Pour l’aval de Pont-du-Navoy et le parcours public, des jeunes pêcheurs sont aussi entrés au bureau de l’AAPPMA Ain pays des lacs. Il y a du boulot mais je crois en eux ! Tous mes vœux de réussite également.

Je rêve que tout ce petit monde devienne enfin conscient que cette rivière d’Ain est le dernier sanctuaire à truites sauvages du département. Je rêve de voir cette population de truites qui diminue inexorablement enfin protégée dans sa totalité ! Alors messieurs, faites-moi rêver s’il vous plait. Merci.

Ce que devrait être la pêche de la truite sauvage sur la rivière d'Ain et seulement ça. Cette image résume tout. Merci Anthony

mardi 7 septembre 2021

Des news de notre fédération départementale.

Comme vous le savez sans doute, la fédération de pêche du Jura possède depuis peu un tout nouveau conseil d'administration. Malgré l'été qui est passé par là, les premières actions se mettent en place. À noter une nouvelle collaboration qui va dans le bon sens de mon point de vue. Dans un partenariat inédit, la gendarmerie avec les gardes de pêche de la fédération ont fait des contrôles sur le lac de Vouglans. C'était un réel besoin. J'espère que cela débouchera sur d'autres actions du même type et pourquoi pas parfois en rivière lorsque l'étiage frappe nos cours d'eau et que le braconnage survient de manière parfois intensive (pêche à la main, etc...).

Source : @Facebook Gendarmerie du Jura.

Je vous laisse découvrir l'article de presse sur le sujet. Cliquez dessus pour une meilleure visibilité. Il est vrai, et pour participer aux réunions des présidents d'AAPPMA depuis près de 25 ans dans notre département, que c'est une demande récurrente. Les grosses AAPPMA ont des gardes bénévoles bien que cela ne suffise pas, et les petites sont livrées à elles-même. Si ce genre de contrôles pouvaient se multiplier sur divers sites jurassiens, cela serait une très bonne chose.

Source : @Le Progrès.

Dans les autres bonnes nouvelles, notre Fédération participera au prochain SANAMA de Saint-Étienne. Comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, il se pourrait qu'un transport soit organisé depuis le siège de la Fédération à Lons. Je vous fait un copier/coller du message de la fédération :

Notre Fédération sera à nouveau présente au SANAMA qui se déroulera à Saint-Étienne les 13 et 14 Novembre prochain. À cette occasion une solution de transport collectif est à l'étude, au départ du siège de la Fédération à Lons-le-Saunier. Si vous souhaitez bénéficier de cette opportunité, merci de nous contacter par mail (contact(at)peche-jura.com) sous la référence SANAMA.
 
Profitez-en !
 
De plus, et c'est à souligner, le nouveau bureau du conseil fédéral prend le temps au fil des semaines pour venir rencontrer chaque AAPPMA. Dans le but de mieux faire connaissance mais surtout afin d'écouter les acteurs locaux sur les problèmes qu'ils peuvent rencontrer sur le terrain au jour le jour et leurs souhaits pour améliorer les choses. C'est une étape indispensable et appréciée.
 
Merci pour ce début de mandant et bonne continuation pour la suite.

mercredi 17 mars 2021

Une ouverture aux multiples facettes.

C’est une rivière d'Ain avec un niveau très bas qui nous attendait en ce samedi d’ouverture. Un niveau qui laissait présager une faible activité avec des résultats de captures médiocres. C’est ce que je pensais en tous les cas. Ce fut tout le contraire. À ma grande surprise, les truites, notamment les deux premières heures de la journée, étaient toutes dehors. S’il y a bien un matin où elles devraient être rangées, c’est bien le jour de l’ouverture. Ces "idiotes" en ont décidé autrement. Pas d’incidence sur notre linéaire puisque les poissons capturés retrouvent leur élément. Je ne vous fais pas de dessin pour les autres parcours car la forte activité matinale s'est faite sentir sur toute la rivière d'après mes échos. De nombreux amis ont été les tristes témoins de prélèvements que l'on peut qualifier de non raisonnés.

Il faut croire que la majorité des pêcheurs pensent que les populations sont encore assez conséquences pour mettre 2 ou même 3 truites d'environ 50 centimètres dans le panier en une matinée. C'est flippant ! Si je devais faire un parallèle en matière de chasse par exemple, c’est comme si un chasseur voyant passer une harde de sangliers tirait et tuait les 3 plus belles laies de la compagnie. C’est juste inconcevable dans le monde cynégétique et contraire à 99% des consignes. À la pêche, ça ne choque personne, bien au contraire. Le nombre de gros géniteurs partis samedi et dimanche est vraiment conséquent cette année. C’est d’une tristesse qui plus est quand on sait que c'est justement ces poissons là qui souffrent le plus des mauvaises conditions estivales. En effet, lorsque les températures montent, les beaux poissons sont les premiers à succomber. Alors voir partir de cette façon ces belles truites alors qu'elles ont réussi à passer tant bien que mal la sécheresse de l'an dernier, ça me fait mal au ventre. Malheureusement, et c'est sans doute ça le plus révoltant à mon sens, c'est que ces pêcheurs n'ont rien fait d'illégal. On peut encore aujourd'hui, sur la rivière d'Ain et ce sur de nombreux linéaires, prélever 3 poissons par jour et par pêcheur. 

Oui, il y a eu une activité incroyable samedi matin. Ne pensez surtout pas d'ailleurs que vous êtes devenu un champion du monde de la pêche durant l’hiver si vous avez fait une belle pêche ce jour-là. Non, c’est bien la faute des truites qui n’ont décidément pas choisi leur jour pour être mordeuses comme jamais. Si j’avais dû parier, j’aurais perdu gros. À aucun moment je n’aurais imaginé cela. Même de mon côté, j’ai eu la chance de toucher du poisson en nymphe à vue…Un jour d’ouverture avec le monde qui passe sur les berges, inespéré. Thibaut s’est bien débrouillé lui aussi avec notamment une mésaventure peu ordinaire le dimanche puisqu’à la touche, il s’est fait casser son leurre dur derrière la tête !

La première de l'année...Avec une cuivre, pour changer !

Du côté des nouvelles peu réjouissantes, l’évolution de la rivière est beaucoup plus rapide que ce que je l’avais imaginé également. Nous avons été très étonnés avec les copains de voir le fond de la rivière déjà tout colmaté et bien noirci. Les belles gravières blanches d’il y a quelques jours ont totalement disparu. Elles ont laissé place à un tapis d’algues brunes à l’aspect des plus douteux. C’est répétitif et toujours aussi destructeur. Les origines sont connues, les actions de nos politiques sont totalement absentes. Il faut, de toutes évidences, que les truites comptent uniquement sur elles et leur pouvoir d’adaptation, nous ne viendrons pas à leur secours. J'ai d'ailleurs eu des nouvelles en images de copains sur la Loue et la Bienne assez glauques.

Il faut l'avoir vu pour le croire, une évolution ultra rapide ! Plus un galet de visible !

Trois poissons morts vus samedi dont ce bel ombre.

Des images datant de dimanche sur la Loue. J'en ai reçu d'identiques hier de la Bienne.

Pour terminer sur une note plus positive car cela devient un besoin vital, quel plaisir de retrouver les amis autour du feu. Après un an de pandémie, cette matinée a été ô combien appréciée de tous. Bien entendu, cela était compliqué de respecter dans les règles de l'art les distanciations à la lettre. Nous avons fait de notre mieux. Nous étions en plein air et nous avions surtout une immense envie de casser la croûte ensemble. Un merveilleux moment que l’on a apprécié encore plus que toutes les autres années. Je retiendrais d'ailleurs cette phrase de mon ami Fred lors du retour à la voiture : "j'ai passé une super matinée, j'étais avec des gens ! "

Comme on dit chez nous, on aura bien vécu !

Heureux !

mardi 9 février 2021

Prenez votre carte de pêche, merci.

- Ben mon homme, il hésite vraiment à prendre sa carte cette année. En plus, je crois qu’ils ne vont même pas faire de remise par rapport à l’an passé.

- Ha ben pareil pour le mien. C’est clair qu’ils pourraient la faire payer moins chère cette année.

Cette introduction est en fait une conversation que j’ai entendu entre deux collègues féminines lors d’une pause à l’usine. Elles parlaient bien entendu de l’hésitation de leur compagnon. Je suppose qu’ils ne sont pas les seuls à se poser la question. J’en suis même persuadé puisque je le vois sur l’interface administration de notre AAPPMA sur cartedepêche.fr. À la même date, par rapport aux années précédentes, il y a beaucoup moins de pêcheurs qui ont déjà pris leur carte. J’en profite d’ailleurs pour remercier chaleureusement ceux qui nous ont renouveler leur confiance. Je ne sais pas si c’est le cas ailleurs, mais c’est évident chez nous.

Je comprends cette hésitation. Je comprends que certains préfèrent attendre le dernier moment. Confinement ou pas. Couvre-feu. Coup de zèle de notre préfet avec la surenchère d’un arrêté préfectoral interdisant la pêche. Nous sommes à l’abri de rien, c’est un fait.

Malgré ça, une AAPPMA ou si vous préférez une société de pêche est avant tout une association composée de statuts, d’un bureau et membres. Comme toutes associations, son fonctionnement se fait en partie grâce à la cotisation de ses membres.

Si des pêcheurs ici ou là souhaitent un rabais sous peine de ne pas renouveler leur carte de pêche, c’est qu’ils ont zappé un truc essentiel au bon fonctionnement de ce système. On peut aussi pointer du doigt une nouvelle carence en termes de communication. Car de toutes évidences, pour ce contingent de pêcheurs, une carte se résume uniquement à un droit de pêche et rien d’autre. Ce qui dans les faits est totalement faux.

Est-ce qu’en 2020, les locations ou achats de baux de pêche ont vu baisser leurs prix ? Est-ce que les coûts des divers travaux ou études sur les milieux aquatiques ont été réduits ? Est-ce que le salaire des employés de fédération a diminué ? Est-ce que…On pourrait en citer des exemples. La réponse est non à chaque fois. La carte de pêche permet le fonctionnement de tout ce système. Elle n’est pas faite QUE pour vous donner un droit de pêche.

Prendre sa carte de pêche est acte militant. En premier lieu en soutenant l’AAPPMA de votre choix en fonction de vos idées et convictions et dans un deuxième temps, en participant financièrement à la vie associative de notre système global.

Pensez bien à toutes ces associations. Choisissez bien votre AAPPMA et quoi qu’il arrive, prenez votre carte de pêche. Merci.

- page 1 de 13