Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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Mot-clé - Grosses truites

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dimanche 9 décembre 2018

Les belles rencontres de notre saison 2018.

Cette saison 2018 restera dans nos mémoires ici dans le Jura comme une année pas comme les autres. De l'eau tout le printemps avec des mois de Mars et Mai très arrosés. Puis, à partir de la première décade de Juin, plus rien, le néant. A la fin Mai, les précipitations affichaient un excédent de 35% par rapport à la normale. Bref, tous les voyants étaient au vert pour affronter l'été à venir. Qui pouvait imaginer que la rivière d'Ain allait rester à l'étiage jusqu'à ces derniers jours. Une période aussi longue que désastreuse. Il est tombé seulement un peu plus de 350mm d'eau sur cette durée de 6 mois (Juin-Novembre). C'est tout simplement un record depuis au moins 1945. Toujours par rapport à la normale, il y a donc eu un déficit de 435mm sur cette période, soit 435 000 m3 d'eau au kilomètre carré ! Colossale ! 

Malgré ça, nous avons avec Thibaut profité au mieux des rivières qui nous entourent et de leurs habitants. Nous nous sommes adaptés en changeant de lieu lorsque la température de l'eau était trop élevée. Sans faire un résumé de nos aventures, je vais passer en revue dans ce billet quelques belles rencontres de cette saison. Une année où les moments qui comptent le plus l'ont été partagé avec mon fils.

La plus belle émotion.

Oui, sans doute le plus beau souvenir de cette année. Et pourtant, j'étais tranquille à la maison lorsque ce poisson a été pris par mon fils. Mais justement, et cela les papas pêcheurs le comprendront, il y a tellement plus de magie quand l'élève dépasse le maître. Si vous souhaitez relire toute l'histoire de ce poisson fantastique, c'est ici => Thibaut a retrouvé ma truite.

La plus belle truite.

Que dire de ce poisson ? Tous les adjectifs que je connais ne suffisent pas pour décrire la beauté de cette truite. On s'était déjà rencontrés en 2017 et je dois dire que madame a bien profité en un an. Un poisson de rêve qui se rapproche de la perfection.

La plus stressante.

Oui, cette truite, on aurait pu l'appeler "Désirée". Pourtant, au fil des tournages TV, je suis de plus en plus tranquille. Mais lors de ce tournage pour Seasons, les conditions de pêche pour de la nymphe à vue étaient des plus compliquées. Il n'y avait aucune activité, aucune éclosion...Les poissons étaient aux abonnés absents. Durant cette séquence, le but n'était pas de faire du nombre, mais de tenter de capturer un joli poisson. Il y a eu un grand ouf de soulagement à la mise dans l'épuisette. Si vous souhaitez revoir le teaser de l'émission, c'est par là => Seasons Hebdo dans le Jura.

La plus chanceuse.

La chance fait partie intégrante de la pêche, j'en suis persuadé. Je pense objectivement que je n'en ai pas. Au contraire de mon passé de chasseur où j'avais le cul bordé de nouilles comme on dit chez nous. Pour une fois, la chance a tourné en ma faveur. Et cela fait du bien ! Récit complet à lire ou relire en suivant ce lien => L'histoire de ce poisson.

La plus combative.

Une combattante hors normes, et de loin ! L'histoire débute par un coup de fil. J'étais en voiture sur le trajet du retour du boulot. Je m'arrête pour répondre. C'était mon fils: Papa ! Je tiens enfin une grosse carpe amour, vient faire des photos s'il te plait !

Gentil le fiston, mais j'étais à plus d'un quart d'heure de voiture de son lieu de capture. C'était sans compter sur la puissance de cette carpe. Lorsque je suis arrivé, Thibaut n'avait pas encore mis à l'épuisette ce poisson merveilleux. J'ai donc pu assister de visu au dernier acte. Génial ! Un sacré souvenir !

La plus surprenante.

Un peu comme le deuxième poisson présenté de cet article, que dire de cette truite ? J'ai déjà rencontré pas mal de couleurs différentes sur une truite en bientôt 33 ans d'activité, mais là, c'est très surprenant. Quand cette truite a glissé dans le filet, j'ai comme été hypnotisé par la densité de ses points, par la couleur de ses flancs...Un joyau rare et unique.

La plus verte.

Incroyable truite à la couleur verte pomme ! Peu commun de rencontrer pareil poisson par chez nous. Sa couleur particulière ne l'a pas empêché de faire comme bon nombre de ses consœurs en croquant mon gammare pour venir visiter mon épuisette. Avec les rayons du soleil qui venaient l'illuminer, elle était magnifique. J'espère croiser sa route de nouveau...

La plus préhistorique.

Ce poisson ! On aurait dit une truite sortie tout droit d'une mine de charbon. Une truite que je n'ai pas capturé sur ma rivière de cœur. Pour une fois que je lui faisait une infidélité, je n'ai pas regretté le moins du monde. Ce poisson restera gravé dans ma mémoire très longtemps.

La plus salée.

C'est bien simple, nous n'avions jamais posé une soie sur de l'eau salée. Et so nos femmes aiment rester quelques heures sur le sable de la plage lors des vacances, ce n'est pas notre truc avec Thibaut. Donc pendant ce temps, nous avons tenté notre chance en lançant ici ou là des streamers. Moi, j'étais complétement perdu, le gosse était lui à fond ! Et ce qui devait arriver, arriva. Une belle touche, un combat sympa et la découverte de nouvelles sensations avec ce chinchard et autres maquereaux pris ce matin là.

La plus grande ?

Vu que je ne mesure pas mes truites, je ne sais pas en fait. Et peu importe finalement. C'est le souvenir que me laisse cette truite incroyable qui compte le plus. Si vous souhaitez relire l'histoire, c'est par ici => L'histoire d'un poisson merveilleux.

mercredi 3 octobre 2018

Nouvelle tuerie de masse par EDF, Piam témoigne.

Une fois encore, EDF, qui base son message publicitaire sur une énergie verte en parlant de ses barrages, vient d'anéantir des dizaines de milliers de vies. Une fois de plus, les amoureux de la basse rivière d'Ain ont compté les cadavres après une éclusée mortelle tout à fait évitable ! Ce vendredi 28 septembre, en fin de journée, les bénévoles des AAPPMA n'avaient plus que les yeux pour pleurer et constater le massacre. Après 11 jours où EDF a lâché de l'eau avec des débits entre 80 et 200 m3, les responsables ont fait le choix délibéré de couper les vannes et donc de ramener le débit de la rivière de façon immédiate à 12 m3 ! Autant vous dire que même les poissons adultes se sont fait piéger. Un véritable massacre à ciel ouvert. Regardez par vous-même l'historique de la courbe de niveau.

 

Vendredi midi, plus de 100m3, 2 heures plus tard, moins de 20 !

 

Les bénévoles sont bien entendu montés au créneau. La presse écrite et télévisuelle s'est déplacée. EDF doit assumer son rôle de destructeur de la basse rivière d'Ain. Cette énergie est tout sauf verte lorsqu'elle est réalisée de cette manière. Ces éclusées mortelles sont évidemment évitables ! EDF doit changer de discours et surtout de mode de fonctionnement !

Malheureusement, ce combat, et c'est bien le plus triste, ne date pas d'hier. Jean-Pierre Guillemaud, que vous connaissez tous sous le pseudonyme de PIAM a bien voulu témoigner pour les lecteurs de ce blog.

 

Nicolas : Bonjour Jean-Pierre. Tu fais parti des figures emblématiques de la Basse Rivière d’Ain. Que t’évoque cette nouvelle tragédie subie par cette magnifique rivière ces derniers jours ?

 

Piam : Bonjour Nico et merci de mettre ton blog à dispo pour cette nouvelle catastrophe infligée à la rivière d’Ain.

Que veux tu que cela m’évoque???

Colère ! tristesse ! Et beaucoup plus encore !

Mais vraiment, cela dure depuis trop longtemps et nous sommes aujourd’hui dans l’obligation de bouger car : plus tard sera trop tard !

Si j’ai eu autrefois des responsabilités officielles sur la basse rivière d’Ain, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Mais la situation est si dramatique que je me sens l’obligation d’intervenir. Le temps des discordes entre partisans de tel ou tel mode de gestion est révolu.

Il y va aujourd’hui de la survie de la rivière et les fiertés personnelles ou les petites chamailleries ou jalousie entre pêcheurs doivent laisser la place à un seul objectif commun : Faire plier EDF par n’importe quel moyen à notre portée !!!

 

Le triste résultat d'une telle éclusée.

 

Nicolas : Pour les plus jeunes qui vont te lire, racontes-nous la rivière d’Ain lors de tes premières saisons de pêche sur cette rivière mythique.

 

Piam : C’est assez difficile à décrire sans que l’on puisse me taxer d’exagération.

En ces temps là je ne travaillais que le dimanche et donc, je pêchais tous les autres jours de la semaine dans des rivières quasiment absentes d’autres pêcheurs. Le rêve...

Mes journées commençaient à 5 heures du mat et je cherchais alors les grosses truites de l’Ain à la « pique » du jour...

Il était fréquent de capturer 4 à 5 truites avant 8 heures, celles-ci oscillant entre 800 grammes et 4 kilos. Les plus grosses étant rares.

Puis vers 8 heures je me dirigeais vers la Bienne ou la Valouze là où les éclosions permanentes me permettaient de capturer d’innombrables truites sauvages à la nymphe ou en sèche...(il y a 45 années les pesticides n’avaient pas encore décimé 80/100 des éphémères et les truites autochtones étaient nombreuses)

Certains jours les crues m’obligeaient à monter jusque chez toi Nico car souvent l’Ain restait clair vers Syam.

Puis je rentrais vers les 18 heures sauf en juin ou juillet où les coups du soir sur l’Ain permettaient encore la prise de grosses truites au sedge dragué.

Eh oui: En ce temps là, point besoin d’aller en Mongolie pour se régaler !

 

Nicolas : De souvenir, ce combat avec EDF est permanent depuis des décennies. Les pêcheurs, à ton époque, étaient déjà très remontés contre cette entreprise destructrice de la faune piscicole.

 

Piam : J’avais la chance de drainer une quantité de pêcheurs derrière moi et tout semblait facile...La confiance était là et rien ne semblait impossible.

J’étais président de la société gérant la basse rivière d’Ain et nous avions réussi à fédérer la plupart des appma du secteur.

De plus, j’avais eu l’idée de créer un mouvement contestataire s’appelant SOS rivière d’Ain...Officiellement, je ne pouvais pas être à l’intérieur, mais les actions menées étaient conjointes, cela va de soi...

Beaucoup d’actions fortes dont je ne peux parler ici ont été menées. Mais je peux cependant citer une énorme manif de pêcheurs (environ 500) sur le pont de Pont d’Ain.

Là on a pu voir les pancartes « EDF assassin »et le président du conseil général de l’époque (J Boyon) fut obligé de nous recevoir.

Et Puis enfin le préfet dut me recevoir et par la suite nous faisions un dossier auprès d’EDF qui permit une légère avancée

Endormis par ce succès nous avons peut-être manqué de vigilance par la suite..

De plus les têtes gérant la rivière avaient changé...avec des orientations plus conventionnelles et plus consensuelles.

C’était la fin de la guerre contre EDF...

On s’est fait envelopper sagement par des spécialistes de la communication...

Je n’étais plus dans la course pour cela et certaines autres « gentillesses »me suis éloigné...

 

Une énergie verte qu'ils disaient...

 

Nicolas : Aujourd’hui encore, il y a des jeunes pêcheurs au sein des AAPPMA concernées, motivés et compétents pour combattre ce fléau. Que souhaites-tu leur faire passer comme message et aussi et surtout, à tous ceux qui finalement ne vont pas plus loin que de s’émouvoir de la situation.

 

Piam : J’observe aujoud’hui en effet que se dessine un espoir...

Je dirai simplement que face à une puissance comme EDF la diplomatie ne peut être à l’avantage des pêcheurs.

Des subventions sont possibles bien sûr.

De même quelques miettes jetées aux pêcheurs peuvent les calmer momentanément...

Mais pour sauver les rivières menacées par EDF seules des actions fortes peuvent aboutir.

Les pancartes EDF taguées le long des rivières ont longtemps dérangé la puissante EDF qui acceptait mal une contre publicité permanente sur tous ces ouvrages.

Eh oui comme me l’avait avoué un "grand" responsable d’EDF qui m’avait été présenté par TéTé pour essayer d’arranger les choses.

Lorsqu’on a l’argent et la puissance en plus on voudrait qu’on nous aime...

Pour qu’on l’aime, à cette époque, EDF dépensait une fortune pour la pub télé avec le slogan...EDF Les hommes au service des hommes. Les images montraient un coureur olympique transmettant un relais enflammé.

 

 

Merci Jean-Pierre d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. J’espère sincèrement qu’un jour les pêcheurs auront raison des agissements assassins d’EDF sur cette rivière que tu aimes tant. Je suis convaincu que les bénévoles en place aujourd'hui ne lâcheront pas l'affaire. Il leur faut pour ça un soutien permanent. Donc rejoignez les rangs ! 

Pour terminer cet article, je vous propose de découvrir l'article de presse et de visionner la vidéo de France 3. A noter la position hallucinante d'EDF qui se demande comment a pu se produire une telle mortalité ! Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles !

 

mercredi 19 septembre 2018

Le Doubs, message d'espoir, la vidéo.

La pêche est terminée dans le Jura, mais les prolongations peuvent avoir lieu autour de chez nous. Sur le Doubs par exemple, et ce jusqu'au 30 septembre.

Mon ami Romain vient de me faire passer une vidéo pleine d'espoir pour cette rivière mythique. Lui et ses amis ont capturé de nombreux beaux poissons cette saison. Je vous laisse voir de vous-mêmes !

jeudi 6 septembre 2018

L'histoire d'une truite (42)

Bonne lecture ;)

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samedi 18 août 2018

Clap de fin !

Il y a une fin à tout...

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lundi 2 juillet 2018

Entre chaud et froid...

Nouvelles sorties...

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dimanche 6 mai 2018

Thibaut a retrouvé ma truite !

Voilà une histoire de pêche vraiment peu commune. Le genre d'histoire que nous nous souviendrons, Thibaut et moi, jusqu'à la fin de nos jours.

Revenons à la saison de pêche 2014. Un jeune homme venant des Pyrénées me contacte pour une commande de mouches. Il vient à la maison et j'accroche assez vite avec lui. Il est là pour un long séjour axé nymphe à vue. Je n'ai plus de souvenirs bien précis, mais il se trouve que nous nous sommes croisés au bord de l'eau un ou deux jours après. Il en a profité pour me regarder pêcher un peu. J'étais ce jour-là sur une vaironnée. Quelques belles truites picoraient les vairons sur leur lieu de reproduction. J'avais bien du mal à les faire mordre d'ailleurs. A tel point que je me suis décidé à nouer un streamer au bout de ma pointe et de faire une première dérive inerte un peu comme en nymphe. Une truite a mis un coup de gueule sur le côté, j'ai ferré, elle était à moi. Cette truite que j'ai estimé à l'époque à 45cm avait comme particularité d'avoir des tâches et non des points sur les flancs. Elle était aussi très jaune et avait un léger bécard ce qui pouvait laissé penser que c'était un mâle. Nous étions avec mon compagnon du jour en admiration devant ce poisson. Il était reparti dans son élément sans aucun problème.

Lors de la saison 2015, et ce vers la fin du printemps, j'étais à la pêche avec Akira, mon ami japonais et mon fils. Le niveau était idéal pour une partie de nymphe à vue. Je me souviens que Thibaut avait réalisé un très joli coup de ligne devant les yeux admiratifs d'Akira. De mon côté, et après avoir pris en photo Thibaut en pleine action, je suis monté dans le radier en amont. Alors que j'étais encore sur la berge, j'ai repéré une très belle truite qui remontait le courant tout en piochant sur le fond. J'ai à peine mis un pied dans l'eau pour me décaler afin d'avoir une bonne fenêtre. Je pouvais tenter le poisson. A la première dérive de ma cuivre, elle s'est soulevée. Elle était à moi. Ce que je ne savais pas, c'est que ce poisson était le même que j'avais pris l'année d'avant au streamer. Elle était encore plus belle, plus longue. Et ces tâches irrégulières sur les flancs jaune, une merveille de la nature. Une fois de plus, elle est repartie au mieux.

Prendre le même poisson deux ans de suite, c'est déjà assez cocasse. Cette truite avait du prendre 5 centimètres environ. Je ne l'ai pas revu en 2016, ni en 2017. Je ne vous cache pas que j'étais certain qu'il lui était arrivé malheur. Nous avons eu beaucoup de mortalité sur la population de gros poissons ces deux années là, j'étais donc persuadé qu'elle faisait parti du lot.

Ce samedi, Thibaut s'est levé tôt. Il n'arrivait pas à dormir. Bref, il s'est vite branché à sa console pour faire une ou deux parties. J'étais à l'étau. Je lui ai dit une fois : si tu veux, je t'emmène où tu as envie à la rivière, il faut super beau. Pas de réaction, une autre partie de console. Sa mère, quelques minutes après moi, lui dit qu'il devrait profiter du beau temps. 9h30, Thibaut me dit, papa, je mets le waders et tu m'emmènes stp. Ben voilà !

Thibaut n'avait pas pris la canne depuis le tournage de Seasons. Je l'ai donc laissé à la rivière sur un parcours de son choix pour 2 petites heures. Je devais le récupérer à 12h car il avait un match de foot à l'extérieur. Je n'ai d'ailleurs pas pu aller le chercher car j'avais des clients à la maison. C'est donc sa maman qui y est allée. A peine la voiture devant la maison à leur retour que je suis sorti à leur rencontre. Sa maman me dit : il fallait y aller ce matin ! Et Thibaut d'enchaîner, j'ai fait une truite de 61cm papa !

Ho super ! Montres moi vite les photos que je vois ce poisson. Et là, de suite à la première vision, je regarde Thibaut et je lui dis : Thibaut, c'est ma truite bordel ! On s'est donc précipité tous les deux à mon atelier où j'ai un agrandissement encadré de ce poisson pris la deuxième fois en 2015. Thibaut a mis son téléphone à côté et nous avons comparé les points. Le doute n'était plus permis, ma truite était en fait toujours vivante, plus belle que jamais et c'est mon fils qui l'avait prise. Quelle histoire extraordinaire. Il y avait beaucoup de joie, car un tel poisson, ce n'est pas tous les jours, mais en plus avec un tel passif, c'est vraiment hors normes. Le bécard est encore plus prononcé, ce mâle a du transmettre ses gênes durant tous ces hivers. Et quels gênes. Il est passé entre les mortalités. Quel poisson, quel combattant.

Après l'émotion partagée, Thibaut m'a raconté sa prise. Il venait de casser une truite au ferrage de sa faute avec un mouvement beaucoup trop sec ! Sa pointe était donc neuve. Il avait une cuivre au bout. Il venait de voir dépasser dans le radier amont un museau. Il s'est donc déplacé pour être en face du poisson. Elle était là, au fond. Il a fait deux dérives avec la cuivre sans aucune réaction du poisson. Rien.

Il a donc décidé de nouer un gammare JFD-14. Il a fait poser sa nymphe trois bons mètres en amont du poisson, légère animation et là, la truite s'est bien soulevée pour prendre son imitation. Un joli combat s'en est suivi pour se terminer dans son épuisette. Thibaut n'est pas comme son père, il a son mètre lui. 61 centimètres, soit environ 11 de plus qu'en 2015. La truite est repartie comme une furie et nous espérons tous les deux la revoir avec une immense joie en 2019.

Aux personnes qui pensent que de relâcher un poisson est inutile, dites vous que si cette truite avait été prélevé en 2014, elle aurait frayée 4 hivers de moins...Et cela représente quelques truites au final, pas une seule !

2014, le papa - Estimée à 45cm.

2015, le papa - Estimée à 50cm.

2018, le fils - Mesurée à 61cm.

mardi 1 mai 2018

Les algues brunes et la mort sont de retour.

Triste réalité...

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mercredi 4 avril 2018

Romain Casiraghi.

Mon ami Romain...

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samedi 17 mars 2018

La Reproduction des Truites Géantes en vidéo.

Je vous présente aujourd'hui un document exceptionnel. Prenez bien le temps de visionner les 40 minutes de cette vidéo qui retrace les péripéties des grandes truites lacustres des lacs alpins pour tenter de se reproduire.

Il y a des images incroyables. Les séquences de pêches électriques sont fantastiques, et que dire de ces poissons magnifiques. A regarder sans modération.

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