Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

Accès au Fly Shop Signez le livre d'or Suivez-moi sur facebook Le Fly Shop sur facebook

Mot-clé - Grosses truites

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 8 mars 2021

Dolimites Marble, le film.

Il est là ! Le nouveau film réalisé par l'équipe BFT Média en collaboration avec JMC - Mouches de Charette et DHD Laika - Voyages de Pêche. C'est un voyage près de chez nous dans des paysages superbes.

La réalisation et les prises de vue sont de très grands niveau, sincèrement. Bravo à toute l'équipe.

Bon visionnage.

mardi 2 mars 2021

Vidéo : Dolomites Marble.

Quelques belles images dans l'attente du film complet.

mercredi 20 janvier 2021

Evolution de la taille moyenne.

Y’a plus rien ! En voilà une phrase que l’on peut entendre au bord de l’eau. Pour ma part, je l’ai entendu bien des fois par chez moi. Que cela soit sur les berges de la haute rivière d’Ain ou sur une autre rivière de mon département. C’est éloigné de la vérité malgré tout même si on s'en rapproche de jour en jour. Il y a une explication à la naissance de ce sentiment chez bien des pêcheurs.

Pour posséder un vécu de plus de 35 ans sur cette rivière, je peux donc avancer que j’ai été le témoin de cette évolution sur la rivière d'Ain en y étant très attentif. D’ailleurs, au moment où j’ai débuté, j’ai croisé des anciens qui me disaient déjà qu’il n’y avait plus rien. Mais de cela j’en ai parlé dans un précédent article.

Magnifique poisson sauvage au gobage.

Lorsque j’ai commencé à pêcher au milieu des années 80, il y avait encore une population de truites et d’ombres extraordinaire. Si les effectifs ont évolué en nombre dans le mauvais sens comme vous le savez, ils ont aussi évolué en taille. De cela, on en parle beaucoup moins. Je m’explique. À l’époque, alors que l’on prenait de nombreuses truites et même encore des ombres, la taille moyenne de ces poissons était assez modeste. J’ai même le souvenir que la barre des quarante-cinq centimètres était un marqueur important. C’est à partir cette taille qu’on parlait de grosse truite. Ce n’est pas une question de savoir-faire ou de technique, c’était le cas pour nombre de pêcheurs. Pour en reparler régulièrement avec eux, on se fait toujours cette même réflexion. Pour voir un gros poisson sur les linéaires que je parcours encore aujourd’hui, il fallait vraiment se focaliser dessus. Le rechercher spécifiquement. Et puis souvent, c’était vraiment un très gros. Il n'y avait cette présence de poissons intermédiaires. En tous les cas pas avec une densité que l'on a pu connaitre dans les années 2010-2015. Depuis, les effectifs chutent d'année en année pour les raisons que l'on connait.

Truite sauvage en poste.

Pour résumer ma pensée, il y a 30 ans, je voyais peu de truites de cinquante centimètres. Il y avait par contre une quantité incroyable de poissons entre vingt et quarante centimètres, mais plus haut, cela devenait rare. On en prenait, mais vraiment très peu. À côté de cela, tous les ans, je voyais plusieurs poissons de plus de soixante-dix centimètres. Il y avait le tout venant et les vraiment grosses. Aujourd'hui, sur ces mêmes parcours, il y a très peu de juvéniles, les poissons d'un ou deux kilos sont les plus répandus et les très très grosses ont quasiment disparues. Ces immenses poissons qui tous les ans me foutaient une trouille en faisant barrer les ombres qui étaient devant moi !

La beauté du poisson sauvage.

La taille moyenne des truites a vraiment évolué de façon considérable sur les trente dernières années. Sans parler de pêche, ces observations sont identiques sur les frayères. C'est flagrant pour celui qui les observe depuis longtemps sur les mêmes linéaires. Cela n'a rien à voir avec une gestion halieutique type parcours no-kill puisque les mêmes observations se font sur les autres linéaires où les prélèvements sont autorisés. J’ai par exemple fait ces dix dernières années des saisons avec plusieurs dizaines de truites à plus de cinquante centimètres alors qu’à l’époque, je devais en prendre une ou deux par an en pêchant beaucoup plus. Pourtant, ado, je pratiquais un peu toutes les pêches dont le vairon manié ou bien encore la pêche à vue au lancer avec des larves de plécoptère et j'avais en plus un temps de pêche considérable. Ces techniques de pêche étaient redoutables et ciblaient justement les plus beaux poissons. Je prenais très régulièrement des quarante ou quarante-cinq mais plus rarement au-delà. Les copains, mon père ou même André Terrier avec qui je pêchais très souvent avaient les mêmes résultats. Pour prendre une très grosse il fallait y passer un temps fou. La repérer dans la masse et l'étudier pour être au bon endroit au bon moment.

Alevin de truite sauvage.

Cette augmentation de la taille moyenne des poissons n’est à l'évidence pas une bonne chose. C’est un signe comme bien d’autres que la rivière s'est dégradée petit à petit. Sauf que ce celui-là « arrange » une partie des pêcheurs, donc on en parle moins.

Quand je pense qu’il y a 35 ans (alors que 99.9% des pêcheurs conservaient toutes leurs prises), cela devait être des milliers de truites tous les ans qui étaient retirées de la rivière entre Marigny et Sirod. On ne voyait pas la différence à l’ouverture l’année d’après. Il y avait plus de truites en bas de la maison alors qu’on pouvait en garder huit par jour que maintenant alors qu'on est en no kill total. Aujourd'hui, les truites sont plus grosses, mais elles sont si peu nombreuses, si précieuses. Quel gâchis quand on y pense...Il va rester des linéaires où vivront quelques truites de deux kilos et plus ici et là. Des truites réservées à une élite tant elles deviendront difficiles à capturer (c'est déjà un peu le cas). Et entre deux poissons, des centaines de mètres de rivière vides de truite.   

Deux poissons sauvages sur frayère.

Dans ces conditions, il est compliqué d'y croire encore, de rester motivé et concentré sur les agressions qui provoquent cette disparition programmée du cheptel sauvage de nos rivières jurassiennes. Mais justement, et plus que jamais, nous devons impérativement rester les sentinelles actives et attentives au chevet de ces rivières. Au moins par respect pour ces derniers poissons merveilleux que sont les truites sauvages. 

samedi 19 décembre 2020

Vidéo : saison 2020

À la pêche, pour réussir à prendre du poisson, il y a 3 paramètres importants qui vont influer sur votre résultat final si tant est que nous parlions uniquement de poisson capturés (il y a tant autres choses qui font qu'une partie de pêche est réussie). Quoi qu'il en soit, je les classerais dans l'ordre suivant : 

  • Le temps de pêche (de très loin le plus important à mes yeux).
  • La connaissance des parcours pêchés.
  • La technique qui vient en dernier.

Lors de cette saison 2020, et même si j'en étais déjà quasiment convaincu, j'ai bien compris une bonne fois pour toute que le temps de pêche était LE facteur influent. Cette année, j'ai vu bien moins de poissons que les dernières saisons et pourtant, j'en ai rarement pris autant, sincèrement.

Depuis le 1er déconfinement, entre chômage partiel et non activité, j'ai passé mon temps à la rivière. J'ai parfois pêché tous les jours en multipliant les sorties sur des horaires différents. Le résultat en terme de poissons capturés est là. En toute logique, plus on y passe de temps, plus les chances de tomber sur des pleines périodes d'activités sont grandes. Et je peux vous dire que parfois, même avec une technique moyenne, ça passe !

Si j'ai un conseil à donner suite à cette saison c'est qu'il n'est pas nécessaire de réfléchir sur son matériel, sur les nymphes qui vont ou non fonctionner, sur la météo ou que sais-je encore. Non, soyez le plus souvent possible à la pêche et si en plus vous le faites sur des parcours que vous connaissez bien sans trop vous disperser, c'est le top. 

Je me souviendrais très longtemps de cette saison 2020. Il me sera impossible d'en refaire une comme ça. Tout d'abord parce que les populations ne cessent de baisser et parce que je n'aurais plus jamais un temps de pêche aussi gigantesque que Mai-Juin et Juillet 2020.

Dans la vidéo qui va suivre, il y a aussi quelques poissons de mon fils Thibaut. Il a pêché les 3 semaines de mai uniquement. Il n'a pas amusé le terrain ! 

Tous les poissons de la vidéo ont été pris avec les bas de ligne du Fly Shop ainsi qu'avec les nymphes et les sèches fabriquées de mes mains :  Fly Shop

Je vous laisse avec ces images en vous souhaitant de bonnes fêtes. Je laisse le blog de côte quelques jours. Merci pour votre fidélité à me lire depuis toutes ces années.

jeudi 19 novembre 2020

Film : Catch The Moment

Je suis vraiment très heureux aujourd'hui de vous présenter le film de mon ami Romain Casiraghi. Installez-vous confortablement et surtout prenez le temps d'apprécier ces 15 minutes de bonheur.

Il y a des images fantastiques dont une scène de ferrage en live sur une très grosse truite marmorata pêchée en nymphe à vue. Merveilleux !

Profitez et n'hésitez pas à partager cette vidéo autour de vous. En ces temps douloureux pour nous tous, ces images sont le meilleur remède !

- page 1 de 43