Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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Sortie de pêche

Je vous raconte dans cette catégorie mes sorties de pêche illustrées de nombreuses photos

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mercredi 2 juin 2021

Chouette séjour à Coyolles !

Je suis parti vendredi en journée pour une totale découverte, celui du Domaine de Coyolles. J'ai répondu à l'invitation de Céline et Vincent afin d'animer un atelier sur le thème de la nymphe à vue durant le week-end.

Arrivé la veille, j'ai pu faire connaissance de mes hôtes et profiter du domaine canne en main durant le coup du soir.

Le domaine est gigantesque. De multiples plans d'eau avec méandres et îles un peu partout. Les aménagements sont sensationnels. Il est à mon avis tout a fait possible de ne pas croiser tous les pêcheurs dans la même journée tant il y a de recoins pour tremper ses nymphes. De plus, il y a une faune tout à fait surprenante pour celui qui s'attarde à l'observer. 

Vincent et Céline ont également ouvert un Shop qui se trouve sous la salle commune que j'ai trouvé magnifique. Une offre avec déjà pas mal de matériel afin de satisfaire le besoin des clients.

Avant l'arrivée des pêcheurs et autres inscrits pour l'atelier de l'après-midi, j'ai profité du domaine le matin et de toutes ses lumières. Sincèrement un lieu détaché de toute civilisation où il fait bon passer du temps. De plus, côté pêche, Vincent ne se moque pas des pêcheurs car la densité de truites est tout simplement exceptionnelle. Les aménagements réalisés pour accéder sur les berges et autres petits îlots sont tops eux aussi. Un sacré boulot !

Il y avait une bonne douzaine d'inscrits à l'atelier nymphe à vue. L'échange avec les pêcheurs a été très sympa et j'espère qu'ils ont pris autant de plaisir que j'en ai eu à partager ma modeste expérience sur cette technique.

J'ai passé ma fin de journée à mieux découvrir ce domaine et tous ses recoins à la recherche d'un vieux poisson.

J'ai fini par trouvé ce joli bécard fario d'environ 60 centimètres. Une sacrée belle bête.

Un immense merci à Céline et Vincent pour leur grande gentillesse et leur accueil fantastique. Merci également aux participants de l'atelier, ce fut un très bon moment. À refaire !

Le site internet du domaine => Coyolles

dimanche 28 mars 2021

Un si grand besoin d'eau claire.

Samedi matin, levé 5h20. Première chose à faire, regarder le relevé des courbes de niveau. La pluie est tombée dans la nuit, mais pas grand chose. Outch ! Les courbes disent tout le contraire, c'est monté fort ! La rivière est marron.

Thibaut part à la pêche malgré tout tenter sa chance. Moi, je fais ma matinée montage tout en faisant le tour de mes plans B en cas de crue. Je veux de l'eau claire ! Peu importe la taille des poissons, je m'en contre fiche. Je voulais juste pêcher à vue.

Après quelques dizaines de nymphes à l'étau et quelques kilomètres en voiture, j'ai trouvé mon petit coin de paradis. Une rivière non touchée par les intempéries de la nuit. Alléluia !

Un petit paradis de la pêche à vue.

J'ai pris plaisir à pêcher en nymphe à vue. La plupart du temps avec des imitations peu ou pas lestées. Des poissons qui avaient une peur folle de l'animation. Le mieux était encore de ne rien faire. Dérive inerte proche du poisson. Je me suis bien amusé sur deux jours (quand on aime, on y retourne) et pris quelques truites malgré une population encore bien planquée ! L'eau est gelée !

Une vraie belle !

Les truites du coin sont un peu de toutes les couleurs. On y croise de tout. Celle ci-dessous avec une caudale toute rouge bien visible lorsqu'elle était en poste en début de radier. Elle m'avait blousé le samedi, c'est moi qui l'ai blousé le dimanche !

Queue rouge.

Que dire du poisson ci-dessous. Une toute blanche avec de gros point rouge. Et ce liseret presque jaune fluo...Incroyable. En tous les cas, un poisson bien énervé une fois piqué. Des chandelles de partout. Sympa.

Une blanchette !

Quelques autres poissons non photographiés ont aussi rejoint l'épuisette. Un vrai bon bol d'air à pêcher comme j'aime et pas autrement, à vue ! 

Pas difficile...Vous la voyez ?

dimanche 21 mars 2021

Vendredi capot, samedi capot et dimanche...

...Capot ! Voilà une série de trois jours de pêche qui se termine avant la reprise du boulot demain. Le moins que l'on puisse dire, c'est que je n'ai pas embêté les poissons. Ce n'est pas non plus ma priorité, je vais à la pêche pour de multiples raisons. La capture d'un poisson n'en est qu'une parmi tant d'autres. Le capot est donc un ami de longue date. On s'entend très bien, je n'ai aucune rancune envers lui ;-)

Il faut dire que je le taquine souvent, on se cherche tous les deux. Je ne souhaite pas utiliser une autre technique que la nymphe à vue et je pratique en priorité des parcours vident de pêcheurs, donc souvent peu poissonneux. J'ai eu mes années où j'allais à la pêche avant toutes choses pour prendre une truite. C'est bien loin derrière moi.

Ce week-end, les conditions étaient vraiment compliquées. L'eau de la rivière était glaciale et la bise n'a jamais cessé. Des rafales qui vous glaçaient les os. Mais je ne suis pas le genre de pêcheur à sortir uniquement quand c'est bon, quand toutes les planètes sont alignées. Non, cela voudrait dire que je vais encore à la pêche uniquement pour prendre du poisson. Même si c'est perdu d'avance, j'y vais. La vie est tellement surprenante que l'on ne sait jamais si on pourra y aller le lendemain, alors je ne me pose pas de question sur la météo, sur les niveaux ou que sais-je encore. Je prends ma 9 pieds et j'y vais. Surtout lorsque l'on pense à tous ces passionnés qui se sont vus reconfinés. Nous sommes chanceux, profitions ! 

Vendredi, j'étais capot de truite, mais j'ai vécu 20 secondes incroyables. Une scène que je pourrais classer dans mon top 5 de ma vie de pêcheur. L'activité malgré une belle éclosion d'olives était nulle. Pas un gobage. Pas un poisson vu en bordure, rien. En remontant la rivière, j'allais très lentement en regardant au sol pour voir si je trouvais mes premières morilles grises. Un pas après l'autre, tranquille. Puis j'ai eu un sentiment étrange. Celui que l'on a tous eu un jour lorsque l'on se sent observé. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais je sentais qu'on me regardait depuis la berge opposée. J'ai levé la tête doucement en pivotant mon corps de trois-quart pour faire face à la rivière. Berge opposée, pile en face de moi, dans le soleil qui traversait la forêt, une laie magnifique était là, immobile. Ses oeilles rondes bien dressées. Six marcassins rayés entre ses pattes. Ce moment de vie m'a bouleversé. Nos regards se sont fixés durant 10-15 secondes avant que la laie décide de partir sans peur. J'ai déjà vu de nombreux sangliers, mais de façon furtive. Là, ce face à face...J'en ai encore des frissons. C'était magique.

Ma journée était faite. Pas de truite, mais qu'importe lorsque l'on vit un truc pareil.

La rivière était un poil teintée. Le fond horrible.

Samedi aurait dû être une journée passée au domaine de Coyolles. Les mesures prises en ont décidé autrement. J'ai d'ailleurs une immense pensée pour tous les confinés. Quelle tristesse. Ce n'est que partie remise puisque nous avons déjà décidé d'une nouvelle date fin mai. Je communiquerais le moment venu. Du coup, je suis retourné à la pêche malgré une bise encore plus intense. Incroyable cette constance ! Je n'ai pas vu un seul poisson samedi. Mais j'ai fait une belle rencontre avec un monsieur qui pêchait au vairon mort manié. Hameçon simple sans ardillon. Même hors parcours no-kill. Bravo.

L'annulation de la journée animation à Coyolles a fait des malheureux dont un jeune passionné de montage. Simon, 12 ans. Pour palier à mon absence, nous avons organisé un échange en distanciel samedi soir. On a passé un super moment tous les deux à visiter par le biais de la vidéo nos ateliers respectifs, notre matériel, etc...Nous avons terminé par un séance commune de montage. Simon possède déjà une connaissance incroyable. C'est un très bon monteur. Si vous avez Instagram, je vous invite à le suivre : simonflyfishing

Aujourd'hui, en plus de la bise, le soleil s'était barré ! Magnifique. Je suis sorti quand même. J'y croyais en plus. Quelques mouches sont sorties. Assez pour croire à un minimum d'activité.

La rivière toujours aussi noire dans le fond. Le sapin a été câblé par nos soins.

Ben non en fait. Des mouches oui, des gobages non. Et toujours rien en bordure malgré quelques kilomètres de parcourus. Enfin si, un rond ! Alors que je regardais si je voyais des alevins de truites (pas vu) un nez est venu percer la surface de l'eau 15 mètres en amont de ma position. Je me suis assis tout perturbé que j'étais. Un gobage en trois jours, ça pouvait être une hallucination. Non, le poisson a gobé 3 autres fois le long de cette berge boisée. J'ai mis une belle mouche sur H12 au bout de mon 15 centièmes et je me suis appliqué à lancer comme je pouvais contre la bise. J'ai enlevé 1 mètre de ma pointe car c'était une catastrophe. Après 5 ou 6 tentatives, la mouche passa nickel. Gobage, pendu ! Aie, combat non habituel. Un ombre ! Sur un vrai poste à truite. Je l'ai relâché au plus vite sans le sortir de l'eau tout désolé que j'étais.

Je me suis fini sur une autre berge dans l'espoir de pouvoir enfin tenter une truite à vue. Quelques pas et je tombe sur ça. Des prélèvements raisonnés qu'ils disaient...Vous pigez pas ??? Pour un grand nombre de mecs, tant qu'il y aura une truite qui nagera, il faudra la tuer ! C'est comme ça et pas autrement. C'est pour quand la protection totale de la truite fario sauvage sur cette rivière d'Ain ? J'ai plié ma canne, dégouté ! Déjà que j'avais transmis un mail de pêcheur à l'OFB avant de partir. Ce monsieur a vu 7 truites mortes sur 150m sur la Saine hier. Elles crèvent déjà toutes seules, laissons vivre celles qui passent au travers !

Résumé de mes trois jours, j'ai vu plus de viscères de truites que de poissons vivants !

Pour finir sur une belle note, je vous joins une photo de mon fils. Il est parti samedi faire sa première sortie nymphe à vue de l'année dans le 01. En baskets et avec le sourire, bravo mon Thibaut ! T'es un vrai bon :-) 

mercredi 17 mars 2021

Une ouverture aux multiples facettes.

C’est une rivière d'Ain avec un niveau très bas qui nous attendait en ce samedi d’ouverture. Un niveau qui laissait présager une faible activité avec des résultats de captures médiocres. C’est ce que je pensais en tous les cas. Ce fut tout le contraire. À ma grande surprise, les truites, notamment les deux premières heures de la journée, étaient toutes dehors. S’il y a bien un matin où elles devraient être rangées, c’est bien le jour de l’ouverture. Ces "idiotes" en ont décidé autrement. Pas d’incidence sur notre linéaire puisque les poissons capturés retrouvent leur élément. Je ne vous fais pas de dessin pour les autres parcours car la forte activité matinale s'est faite sentir sur toute la rivière d'après mes échos. De nombreux amis ont été les tristes témoins de prélèvements que l'on peut qualifier de non raisonnés.

Il faut croire que la majorité des pêcheurs pensent que les populations sont encore assez conséquences pour mettre 2 ou même 3 truites d'environ 50 centimètres dans le panier en une matinée. C'est flippant ! Si je devais faire un parallèle en matière de chasse par exemple, c’est comme si un chasseur voyant passer une harde de sangliers tirait et tuait les 3 plus belles laies de la compagnie. C’est juste inconcevable dans le monde cynégétique et contraire à 99% des consignes. À la pêche, ça ne choque personne, bien au contraire. Le nombre de gros géniteurs partis samedi et dimanche est vraiment conséquent cette année. C’est d’une tristesse qui plus est quand on sait que c'est justement ces poissons là qui souffrent le plus des mauvaises conditions estivales. En effet, lorsque les températures montent, les beaux poissons sont les premiers à succomber. Alors voir partir de cette façon ces belles truites alors qu'elles ont réussi à passer tant bien que mal la sécheresse de l'an dernier, ça me fait mal au ventre. Malheureusement, et c'est sans doute ça le plus révoltant à mon sens, c'est que ces pêcheurs n'ont rien fait d'illégal. On peut encore aujourd'hui, sur la rivière d'Ain et ce sur de nombreux linéaires, prélever 3 poissons par jour et par pêcheur. 

Oui, il y a eu une activité incroyable samedi matin. Ne pensez surtout pas d'ailleurs que vous êtes devenu un champion du monde de la pêche durant l’hiver si vous avez fait une belle pêche ce jour-là. Non, c’est bien la faute des truites qui n’ont décidément pas choisi leur jour pour être mordeuses comme jamais. Si j’avais dû parier, j’aurais perdu gros. À aucun moment je n’aurais imaginé cela. Même de mon côté, j’ai eu la chance de toucher du poisson en nymphe à vue…Un jour d’ouverture avec le monde qui passe sur les berges, inespéré. Thibaut s’est bien débrouillé lui aussi avec notamment une mésaventure peu ordinaire le dimanche puisqu’à la touche, il s’est fait casser son leurre dur derrière la tête !

La première de l'année...Avec une cuivre, pour changer !

Du côté des nouvelles peu réjouissantes, l’évolution de la rivière est beaucoup plus rapide que ce que je l’avais imaginé également. Nous avons été très étonnés avec les copains de voir le fond de la rivière déjà tout colmaté et bien noirci. Les belles gravières blanches d’il y a quelques jours ont totalement disparu. Elles ont laissé place à un tapis d’algues brunes à l’aspect des plus douteux. C’est répétitif et toujours aussi destructeur. Les origines sont connues, les actions de nos politiques sont totalement absentes. Il faut, de toutes évidences, que les truites comptent uniquement sur elles et leur pouvoir d’adaptation, nous ne viendrons pas à leur secours. J'ai d'ailleurs eu des nouvelles en images de copains sur la Loue et la Bienne assez glauques.

Il faut l'avoir vu pour le croire, une évolution ultra rapide ! Plus un galet de visible !

Trois poissons morts vus samedi dont ce bel ombre.

Des images datant de dimanche sur la Loue. J'en ai reçu d'identiques hier de la Bienne.

Pour terminer sur une note plus positive car cela devient un besoin vital, quel plaisir de retrouver les amis autour du feu. Après un an de pandémie, cette matinée a été ô combien appréciée de tous. Bien entendu, cela était compliqué de respecter dans les règles de l'art les distanciations à la lettre. Nous avons fait de notre mieux. Nous étions en plein air et nous avions surtout une immense envie de casser la croûte ensemble. Un merveilleux moment que l’on a apprécié encore plus que toutes les autres années. Je retiendrais d'ailleurs cette phrase de mon ami Fred lors du retour à la voiture : "j'ai passé une super matinée, j'étais avec des gens ! "

Comme on dit chez nous, on aura bien vécu !

Heureux !

vendredi 12 mars 2021

Demain, le grand jour !

Bien qu'ayant personnellement déjà ouvert à Goumois, demain reste le grand jour. "La vraie " ouverture, celle où je retrouve tous les copains et mon parcours canne en main. Autant je suis heureux que cela ouvre et donc me donne le droit à partir de demain d'aller pêcher quand je veux, autant je ne suis plus du tout excité par l'acte de pêche en lui-même ce jour-là. Je verrais cela plus tard.

La météo annoncée demain me donne bien plus envie de me blottir sous un plaid confortablement installé dans mon canapé que de parcourir les berges de la rivière d'Ain. Néanmoins, j'ai l'impression que les Dieux de la pêche ont fait le forcing afin que l'on casse la croûte au sec le matin. Il restera à éviter qu'un épicéa bostryché nous tombe sur la tête avec les rafales de vent prévues !

La pluie est arrivée hier soir en quantité bien modeste. Elle devrait tomber encore un peu durant quelques jours. Elle était très attendue ! Mais si on y regarde de plus près, est-ce réellement une bonne chose ? Si vous êtes un minimum observateur et que le Covid n'a pas totalement emporté votre odorat, les épandages de lisier de ces derniers jours n'ont pas pu vous échapper ! Une très grande quantité de parcelles a été "souillée" de ce poison. De mon expérience visuelle au fil de ces dernières années, les conséquences sur le fond de nos rivières sont liées justement aux intempéries qui suivent peu après les épandages. En gros, de ce que je peux observer, pour que les fonds restent un peu près corrects, il faut que le temps reste absolument sec pour limiter au maximum les ruissellements de lisier ou au contraire, que les pluies soient diluviennes pour tout faire partir au plus vite...et emmener tout cela chez le voisin en aval !

Pour nous, aujourd'hui, c'est le scénario contraire. Des petites pluies, juste ce qu'il faut pour pour faire ruisseler tranquillement tout ce lisier dans nos ruisseaux et rivières. Le vrai scénario catastrophe pour moi. À confirmer dans quelques semaines, mais je suis déjà certain de voir des fonds noirs charbons et glissants à souhait ! Oui, de mon côté, j'aurais préféré, quitte à voir une rivière à l'étiage, encore une ou deux semaines totalement sèches.

Quoi qu'il en soit, je vous souhaite une belle journée demain et plus globalement, une belle saison de pêche. Profitez de chaque instant instant au bord de l'eau comme si c'était le dernier !

Souvenir de mon ouverture l'an dernier.

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