Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Centre de pêche en Bosnie.

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Sortie de pêche

Je vous raconte dans cette catégorie mes sorties de pêche illustrées de nombreuses photos

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jeudi 12 mars 2026

Une ouverture humide !

Visiblement, l'ouverture ce samedi matin sera fera sous l'eau dans le Jura. Effectivement, la météo n'est pas très optimiste même si j'ai toujours espoir qu'elle se trompe. Au moment où j'écris ces lignes, il est annoncé 28mm de précipitations samedi avec des températures proches du zéro. Une pluie glaciale voir de la neige mélangée, voilà le programme chez moi.

Au-delà de l'aspect peu agréable de la chose en particulier pour le casse-croûte avec les copains, c'est le coup d'eau que cela peut avoir en conséquence qui occupe mes pensées. Vous le savez, c'est le week-end où la pression de pêche est la plus intense. C'est le week-end où les prélèvements sont les plus nombreux. Un coup d'eau durant ces deux jours n'est pas une bonne nouvelle pour les truites sauvages. Sur notre linéaire, pas de souci, elles sont protégées. Mais sur les AAPPMA amont et aval, rien n'a été fait en ce sens. Les pêcheurs pourront encore et toujours s'en donner à cœur joie. Deux truites sauvages par jour et par pêcheur. Comme si la prédation quotidienne des oiseaux depuis fin août n'était pas suffisante pour faire fondre les populations restantes. Désolant.

Prévisions pour samedi...

La petite bonne nouvelle, c'est la pluie d'hier soir. Elle a eu pour effet de faire monter nos rivières dans la nuit. Du coup, j'espère sincèrement que les truites vont profiter de ce coup d'eau d'avant ouverture pour bien se remplir le ventre afin d'être moins vulnérables samedi matin. Il faut se rassurer comme on peut. Je suis moins optimiste que l'article de presse locale parut ces jours mais disons que je passe assez de temps au bord de l'eau depuis la fermeture de septembre pour savoir exactement ce qu'il en est.

Et si toutefois vous me lisez, que vous faites partie de ces pêcheurs qui n'ont jamais remis une truite sauvage maillée à l'eau, essayez ce week-end...Au moins une fois. Merci pour ces dernières truites jurassiennes qui subissent déjà tant au jour le jour.

lundi 9 mars 2026

Un dimanche sur le Doubs à Goumois

Ayant entendu ou lu des retours allant du pessimisme appuyé à l'optimisme modéré, je me suis décidé au dernier moment d'aller faire mon ouverture anticipée sur le Doubs franco-suisse afin d'avoir mon propre avis. La vallée de Goumois avec ou sans truites reste un écrin magnifique. Avant même d'arriver en bas, lors des derniers virages dans la descente, il se passe toujours un truc. L'émotion monte. C'est un vrai sentiment de bien-être qui m'envahit.

Ce dimanche, la météo était parfaite, le niveau très bon. Le Doubs avait même pour ma venue des fonds un peu près corrects.

Je pense que c'est temporaire. Lors de mont trajet en voiture, j'ai mesuré la chance que nous avions dans le Jura. Car si ici ou là il y a quelques parcelles arrosées de lisier, c'est sans commune mesure avec le département du Doubs. Des dizaines de prairies vues noircies par les déversements de lisiers. Gare à la prochaine pluie et aux répercutions dans les cours d'eau.

Sans entrer dans les détails de ma partie de pêche, je suis déjà très heureux de ne pas avoir vu de poissons malades ou morts. Ma dernière ouverture ici avait été terrible pour cela. C'est d'ailleurs ce qui a décidé mon fils de ne pas m'accompagner cette année.

Après, il évident que les populations de poissons ont payé un lourd tribu. Difficile de se faire une idée précise sur une sortie. Je peux simplement dire que sur 5 bonnes heures de pêche (de recherche de poissons en fait), j'ai vu ou aperçu une quinzaine de truites différentes. Des poissons plutôt jeunes allant de 25 à 40 centimètres. Je n'ai pas vu un seul ombre ! Juste ce qui semblait être deux grattées en bout de la Verrerie. Pas un ombre de vu, quelle tristesse. Il est évident qu'ils se sont fait décimer par les épisodes de mortalités des dernières années. Sans parler des harles bièvres vu en nombre qui doivent finir le travail.

Alors est-ce que 15 truites vues c'est bien ou pas ? C'est évident que sur un tel parcours la réponse est non. Mais on ne peut pas dire non plus que tout est mort. Chez moi, sur un week-end complet, je ne vois pas 15 truites, loin de là. C'est certain. Mais je comprends à 200% les amoureux de ce parcours qui pleurent aujourd'hui car la pêche n'est plus du tout ce qu'elle était.

D'ailleurs, il y a des signes qui ne trompent pas, nous étions moins de 10 pêcheurs (toutes techniques confondues) de la Verrerie au pont de Goumois. 7 jours après l'ouverture, un dimanche, avec une météo et un niveau parfait. Impensable.

Pour la pêche à proprement parlé, il n'y a pas eu d'éclosion donc quasiment aucun gobage. Cela fait bizarre de ne pas voir les ombres gober en début d'après-midi à cette époque.

Je me suis donc concentré à trouver des truites sur le fond pour les tenter en nymphe à vue. J'ai pu en attaquer quatre dans de bonnes conditions pour en prendre deux. Une s'est décrochée à l'épuisette et l'autre est entrée dedans. Une pêche simple avec une pointe en 15 centièmes et une cuivre sur hameçon de 16. Du grand classique.

Voilà ce qu'est devenu Goumois pour celui qui privilégie la capture des truites, un parcours comme les autres voir moins bien.

Il est évident qu'il ne faut plus venir sur les berges du Doubs dans le but unique de prendre des truites. Restez chez vous si vous êtes de ceux-là. Par contre, si comme moi l’atmosphère, le cadre, l'histoire et bien plus encore suffisent à votre bonheur, alors venez trainer vos guêtres sur le Bourassin ou ailleurs sur le parcours. Ce linéaire reste un enchantement pour moi et je suis certain de ne pas être le seul à le penser.

Un dernier petit mot pour les rencontres faites au hasard des coups de ligne ce dimanche. Merci messieurs pour vos bons mots et votre gentillesse ainsi que pour la photo ci-dessous. Au plaisir !

dimanche 1 mars 2026

1er mars, jour d'ouverture à Goumois !

Le Doubs frontière possède une réglementation toute particulière. Effectivement, la truite ouvre le 1er mars là-bas. C'est aujourd'hui !

La Franco-Suisse a ceci de particulier qu'elle nous permet, nous autres jurassiens comme bien d'autres "étrangers" au département du Doubs et de la Suisse, de venir "ouvrir" en avance.

Cette année, le niveau étant encore proche des 40m3, nous avons décidé à regret de faire l'impasse. Mais c'est l'occasion pour moi de faire un tour dans mon disque dur pour ressortir quelques souvenirs de ces belles journées passées en famille ou entres amis lors de cette ouverture unique en son genre sur le parcours de Goumois.

Bien des pensées aux copains qui sont quand même sur les berges du Doubs en ce beau dimanche. Amusez-vous bien et doucement au casse-croûte !

Truite typique du Doubs à Goumois. Capturée avec un sparkler un matin d'ouverture.

Le pré à vaches en aval de la Verrerie. Quel lieu magique.

Avec les amis. Quelle belle journée nous avions vécu.

Thibaut n'avait que 13 ans sur cette photo, mais déjà la capacité de prendre des truites sauvages en nymphe à vue.

Mon ami Michel Flénet avec qui j'ai fait quelques ouvertures à Goumois. Il nous manque terriblement

vendredi 31 octobre 2025

Une journée chez Laurent.

Mon chef m'a informé il y a peu que j'avais des congés en trop et qu'il fallait que j'en pose avant la fin de l'année. Ni une ni deux, j'ai regardé la météo. Ce jeudi m'avait l'air bien. Hop, c'était parti pour une aventure dans le 70. Depuis le temps que je n'étais pas retourné au domaine ! J'ai passé une magnifique journée chez mon copain Laurent. Ce lieu enchanteur reste unique. On s'y sent vraiment comme à la maison.

Les couleurs automnales et le soleil n'ont fait qu'accentuer ce sentiment de bien-être. Sans parler du poulet façon Gaston Gérard le midi. Un vrai régal. Mais Laurent est un habitué des régalades côté fourneaux. Le tout accompagné d'un pain d'un kilo que j'ai pris en passant à Arbois chez mon cousin. Il fallait ça vu la quantité de sauce !

Côté pêche, j'y suis allé très doucement. J'ai privilégié le temps passé à refaire le monde avec mon copain Laurent. Malgré tout une douzaine de truites en sèche capturées sur des petits croupions de canards ainsi qu'une carpe qui a fracassé ma pointe après quelques minutes de combat.

Merci Laurent pour ton accueil. C'est toujours un immense plaisir de partager quelques heures en ta compagnie.

lundi 22 septembre 2025

Mon week-end de fermeture...

Et bien voilà, une énième saison de pêche qui se termine. Comme depuis 40 ans, j'ai profité jusqu'au bout de ce que peut me donner la rivière canne en main. J'étais sur ses berges vendredi, samedi et dimanche. La grande différence depuis quelques années c'est que mon fils ne m'accompagne plus. Sa passion pour la chasse est passée devant sa passion pour la pêche. Pour tout vous dire, Thibaut, qui a 25 ans possède déjà 20 saisons sur la rivière, ne pêche plus qu'au printemps. Il a déjà le vécu pour bien se rendre compte de la dégradation constante du milieu et des populations. Il ne pêche plus que pendant les gros pics d'activité pour ne pas trop galérer à croiser des truites et surtout pour ne pas se dégouter totalement de la pêche. Ce n'est pas ce que j'ai vécu pour mon week-end de fermeture qui va inverser sa vision des choses...

J'ai donc débuté vendredi matin en milieu de matinée après une petite séance de montage à l'étau pour le Fly Shop. Pour tout vous dire, les conditions étaient parfaites. Trop peut-être. Un niveau d'eau rêvé pour la nymphe à vue, une clarté impeccable et une lumière exceptionnelle. Malgré ça, j'avais des échos négatifs sur l'activité des poissons durant les jours précédents. J'ai pu le constater assez rapidement le vendredi. La visibilité était t-elle qu'on pouvait bien voir qu'il n'y avait rien ! Des heures à errer sur les berges de la rivière pour ne pas croiser un poisson. Heureusement, j'ai rencontré le copain Stéphane avec qui j'ai pu discuter un peu et donc croiser nos impressions négatives. L'explication était sans doute lié à ce temps estival. Plus de 29 degrés dans l'air vendredi pour 11 degrés dans l'eau. Trop d'amplitude pour mettre les truites dehors surtout avec la densité de beaux poissons qu'il reste. Tellement frustrant d'avoir une rivière au top sans rien à pêcher. Seuls les petits poissons étaient actifs ici ou là. Et encore. J'ai pu en tenter deux. Des truites de 27-28 centimètres synonymes d'espoir...Si les oiseaux piscivores ne les trouvent pas dans les prochaines semaines.

En place

Avec un JFD-14L

Poisson d'avenir

Le samedi j'ai décidé de changer de secteur pour me protéger du vent qui se levait depuis de nombreux jours en début d'après-midi rendant toutes prospections à vue très complexes. Dès mon arrivée j'ai découvert un cadavre de truitelle de l'année. Si ce poisson a réussi l'exploit d'échapper à l'oiseau piscivore, il n'a pas réussi à échapper à la mort.

La pêche fut encore plus dure que la veille. Pas moyen de repérer un poisson sous l'eau. Il m'a fallu de la chance pour sauver la bredouille ce coup-là. Au loin, j'ai pu voir un très gros chevesne nager dans ma direction. Il était sous la surface de l'eau. Vu que je ne voyais rien, j'ai voulu le tenter quand il fut assez proche. Au moment où j'allais lancer ma nymphe j'ai aperçu une truite caler au fond de l'eau sous le chevesne ! Ben oui, je ne l'avais pas vu avant. Je me reprends. Je pince mon JFD-14L entre pouce et index et je fais une sorte de rouler en lâchant ma nymphe pendant le mouvement. Le JFD-14L coule vraiment lentement à l'inverse de la version standard et pour ce poisson, c'était parfait. La truite est venue croquer mon gammare comme une fleur. S'en ai suivi un très beau combat et surtout une belle joie pour le pêcheur. Qui sait, c'était peut-être la dernière de la saison !

Entre deux coups de vent, il fallait composer avec les feuilles !

La truite du samedi !

Dimanche, dernier jour de pêche de la saison 2025. La météo annonçait un déluge de pluie en milieu d'après-midi. Je suis donc parti à la rivière un peu plus tôt pour profiter du temps sec. Il y avait un plafond très bas et chargé rendant la visibilité très médiocre. Cependant, je pense qu'il y avait un peu plus de poissons dehors. Mais tellement compliqué à voir. Avec Stéphane que j'ai retrouvé, nous avions toutes les peines du monde à les voir assez longtemps pour les tenter.

Matin du dernier jour sur la rivière.

Il fallait insister pour essayer de tomber sur le poisson de la fermeture. J'ai eu cette chance de le croiser. Une belle truite qui se nourrissait en bordure. La seule vue de la journée agir ainsi. Il ne fallait pas la manquer. Ma petite cuivre a eu raison de son appétit. Une furie au bout de la canne qui s'en ai donné à cœur joie. Tellement heureux de clôturer sur un poisson bien marqué comme celui-ci. Une vraie belle truite de chez nous, une des dernières survivantes.



La toute dernière.

Globalement une fermeture bien compliquée. La pêche à vue n'est pas la plus rentable, je le concède. Mais on peut prendre qu'un ou deux poissons et en voir 15 à côté. Cela n'a pas été le cas. C'est long des heures sans rien voir. Au total sur ces trois jours c'est 15 heures de pêche pour deux truites autour de 45 centimètres. Je pense en plus m'en sortir très très bien. J'ai encore le souvenir bien présent de capturer mes deux ou trois truites de 50 le matin avant d'aller au boulot en 2 petites heures...C'était il y a une douzaine d'années. Hier quoi....

Quoi qu'il en soit, j'ai fermé ! La saison 2025 est derrière nous maintenant. Il reste aux truites et aux ombres à éviter la prédation journalière des piscivores tout en tentant de se reproduire dans ces conditions. Rien de bien simple à venir encore pour ces poissons sauvages...

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