Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

Accès au Fly Shop Signez le livre d'or Suivez-moi sur facebook Le Fly Shop sur facebook

Mot-clé - Photos de pêche

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 14 septembre 2021

Souvenirs de pêche en Corse.

Lors de nos vacances familiales de cet été en Corse, nous avons, Thibaut et moi, emmené nos cannes à mouche. La légende dit que nous les avons aussi oublié là-bas au retour ! Mais ceci est une autre histoire...

Quoi qu'il en soit, en 7 séjours estivaux, je pense que nous n'avons jamais autant pêché. Thibaut en particulier. Il a fait plus de sorties là-bas que chez nous lors de toute la saison. Ça m'a fait drôlement plaisir d'ailleurs.

Nous avons partagé de très bons moments en compagnie de mon ami Anthony qui chaque année nous fait découvrir des endroits plus jolis les uns que les autres. J'ai vécu pour ma part en compagnie de mon ami Pierre-Jean une retombée de fourmis comme je n'avais jamais vu de ma vie. Les insectes étaient si nombreux sur l'eau que les truites en étaient obèses. Incroyable.

Pas mal de pêche à vue car malheureusement pour ces joyaux, les rivières étaient très basses.

Une nouvelle fois le retour à la maison s'est fait avec le plein de souvenirs et de belles images dans la tête. Ces rivières sont fabuleuses. Mes amis de l'île le sont tout autant. Merci !

Quelques photos souvenirs...

Mon ami Anthony sous mes yeux...

Belle truite corse avec la cuivre à vue.

Une autre rivière, un autre poisson. En sèche sur gobage.

Pierre-Jean en action.

Belle petite truite.

Prise à vue sur un joli coup de ligne.

Thibaut au fond sous les yeux d'Anthony au premier plan.

Les fourmis !!

Un aquarium !

Un geai corse...Presque apprivoisé !

mercredi 7 juillet 2021

David Grimardias, photographe talentueux.

Nous partons au travers ce billet à la découverte d'un photographe extrêmement talentueux. Mon invité, David Grimardias, est de plus passionné du monde halieutique. Si vous êtes en autres professionnels de la pêche, sachez qu'il est possible de s'attacher ses services. Bonne lecture. 

Nicolas : Salut David, très heureux de te recevoir sur mon blog. Peux-tu nous faire une petite présentation s’il plait ?

David : Bonjour Nicolas, et tout d’abord un immense merci de mettre en avant mon travail sur ton blog. C’est un grand honneur pour moi !

En quelques mots, vu que nous allons approfondir tout ça par la suite, je suis un amoureux des cours d’eau et des poissons qui les peuplent. « Amoureux de la nature » dans son ensemble pourrait être plus exact, mais les rivières ont toujours su attiser en moi un feu particulier (je sais que ça peut sembler paradoxal en parlant d’eau). Que ce soit par mes deux professions ou ma passion halieutique, c’est véritablement un écosystème dans lequel j’aime plonger et me perdre.
Dans le but de la protéger, j’en ai fait mon métier en tant qu’hydrobiologiste. Mais en tant que Photographe, j’ai également l’occasion de parler de Nature au public et aux enfants par l’intermédiaire de deux associations dont je suis membre : « Photographes pour la Préservation de la Nature » et « Géniale Nature ».

Et je suis en outre nouveau quadragénaire, fier mari d’une femme formidable et papa comblé d’une merveilleuse petite fille.

David, mon invité du jour.

Nicolas : Je t’ai invité pour parler avant tout de ton site internet que je trouve exceptionnel. Mais ce n’est pas tous les jours que je reçois un Docteur en écologie des populations piscicoles et écologie comportementale. Peux-tu nous en dire plus ?

David : Merci Nicolas pour ces mots à propos de mon site ; ça me touche beaucoup. Il est le fruit d’une longue réflexion et de passages par différentes versions au fil des années mais dont je n’étais jamais satisfait. Je suis très heureux d’avoir enfin en ligne un site qui me correspond mieux, qui me plait vraiment et reflète enfin mon travail photographique.

Mon métier principal n’est en effet pas lié directement à la photo, mais aux rivières et aux poissons. J’ai le titre universitaire de docteur en écologie des populations et écologie comportementale. En des termes plus simples (si j’ose dire), je suis un hydrobiologiste spécialisé dans le comportement des poissons d’eau douce et leur milieu de vie… Ou comme le dit adorablement ma fille de 5 ans, je suis « docteur des poissons » !

Cette activité principale, depuis maintenant 16 ans, me permet d’étudier et de protéger les poissons de rivière, comme le saumon, la truite, l’ombre commun, mais aussi des cyprinidés comme le barbeau ou le chevaine. Avec mon cursus et mon expérience, je suis actuellement plus spécialisé dans les impacts de l’hydroélectricité sur les populations piscicoles : évaluation du franchissement des barrages par les poissons (une passe est-elle réellement efficace ou pas ?), impacts des gestions sédimentaires (c’est à dire des vidanges et curages, etc.) et évaluations des peuplements et biomasses piscicoles dans les retenues. Je travaille dans un institut de recherche au sein d’une école d’ingénieur de Genève. Cela me permet non seulement de faire de la recherche appliquée, c’est-à-dire résoudre des problèmes réels auxquels sont confrontés les gestionnaires et exploitants, mais aussi de former nos étudiants : les gestionnaires et acteurs de l’environnement de demain !
Après un doctorat en recherche plus fondamentale, mon métier m’a entraîné vers la recherche appliquée. Beaucoup plus proche des problèmes actuels de nos rivières, celle-ci m’a permis de côtoyer beaucoup d’acteurs de l’environnement et du monde de la pêche, auprès de qui j’ai beaucoup appris… et avec qui j’apprends toujours !

Nicolas : Parmi tes passions il y a donc la photographie. Comment cela t’es venu et depuis combien de temps pratiques-tu ?

David : Tout comme la pêche, que m’a transmis feu mon grand-père, la photographie est aussi une histoire de famille. C’est mon père qui m’a initié à cet « art », et m’a transmis mon premier appareil digne de ce nom.

C’est une passion que je pratique depuis plus de 15 ans et comme pour mon métier (rien n’arrive par hasard…), mon premier amour photographique a été Dame Nature. Puis j’ai petit à petit découvert de nouveaux domaines, comme la photographie de pêche à la mouche qui associe mes deux passions, ou la création de souvenirs avec ce qu’on appelle la photographie « Life », témoignage de nos vies de famille, avec une place particulière pour nos animaux de compagnie (dans le style « lifestyle » et avec lumières naturelles).

Nicolas : Tu as fini par en faire un métier. Quels sont les services que tu proposes ?

David : J’ai eu la chance d’avoir des proches qui m’ont permis de beaucoup voyager, de longuement côtoyer de grands photographes de nature qui m’ont beaucoup appris. J’y ai acquis des techniques assez poussées et ai pu réaliser des clichés qui ont été primés dans un grand festival dédié à la photo de nature.

De la photographie de nature, j’ai vraiment gardé l’amour des belles images, des belles compositions et lumières, pour mettre en avant mon sujet dans son élément, toujours dans une démarche artistique.

Avec la demande croissante de tirages photographiques et de reportages photo, j’ai décidé en 2018 de créer une activité professionnelle d’auteur photographe.
Les principales activités et services que je propose sont tout d’abord la vente de « tirage d’art » à partir d’images issues de ma production personnelle ou réalisées en collaboration avec le client. J’ai d’ailleurs en projet d’ouvrir sous peu une galerie de vente en ligne pour ces tirages sur mon site.

Je propose également la cession de droits de mes images pour des fins de communication (associative, éducative ou commerciale), qu’il s’agisse d’images issues de ma production personnelle ou d’une commande spécifique.

L'image d'accueil du site de David.

Nicolas : J’insiste sur un sujet puisque tu proposes donc tes services spécialement dans le domaine de la pêche à la mouche étant toi-même moucheur depuis de nombreuses années. Profites-en pour mettre en avant ton travail si des marques nous lisent !

David : Quand on a pour passion une activité comme la pêche à la mouche, probablement la plus artistique et visuelle du monde halieutique (NDLR : s’imaginer le déploiement de la soie au petit matin sur une rivière brumeuse… voilà, vous y êtes), il aurait été dommage de ne pas la photographier !

C’est donc naturellement que je me suis pas à pas tourné vers cette spécialisation. Il y a tout d’abord la démarche artistique par la collaboration avec des pêcheurs de tous horizons que j’ai la chance de rencontrer petit à petit par les réseaux sociaux ou mon réseau professionnel. Je peux ainsi expérimenter des cadrages, des situations mais parfois aussi des images que j’avais en tête initialement et que ces pêcheurs m’ont permis de réaliser, voire d’améliorer par leurs propres apports... Il y en aurait pas mal à citer, mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir une pensée particulière pour un fabuleux pêcheur qui est devenu un véritable ami et dont le partage n’a d’égal que ses bons petits plats au bord de la rivière (il se reconnaîtra !).

Ma passion pour les belles lumières, la mise en avant du beau geste et l’immersion du sujet dans son environnement sont les compétences que je propose aujourd’hui aux professionnels de la PALM. Tout d’abord aux guides et moniteurs qui souhaiteraient communiquer efficacement sur leurs activités (quoi de mieux que de belles photos pour donner envie de les accompagner ?), mais aussi aux monteurs, gérant de magasins, associations de pêche et écoles, etc. Pour les marques de matériel de pêche, la mise en avant du matériel en pleine action est également un must.
Mais mes activités peuvent me conduire vers tout professionnel de la nature, que ce soient des associations d’éducation à l’environnement, des accompagnateurs en montagne, jusqu’aux sociétés d’aviation (j’ai toujours eu un petit faible pour ce qui vole !).

Nicolas : Peux-tu nous faire une petite sélection légendée de 5 de tes clichés préférés quel que soit le domaine, merci.

David : Toujours difficile de sélectionner des clichés « préférés » parmi toute ma photothèque… Je te propose cinq « images » qui sont parmi les plus importantes dans ma vie de photographe : les plus chargées d’histoire et d’émotion.

Je vais commencer non pas par une image, mais par une série de 4 :
Il s’agit d’une « image » que j’ai longtemps imaginé lors de mes voyages en Afrique, qui a su se faire attendre (je l’ai réalisée lors de mon dernier séjour au pays des grands félins), mais dont je suis assez fier vu qu’elle a été primée au Festival international de la Photo Animalière et de Nature de Montier-en-Der. Évidemment, on y trouve déjà l’eau comme élément omniprésent : car c’est bien l’eau qui a engendré ce comportement chez ce lion. J’aime énormément retranscrire le mouvement par ce média qui en théorie est plutôt censé figer un instant.

Parce que nous sommes sur ton blog, difficile de ne pas sélectionner des images de pêche. La seconde est une photo pas mal post-traitée j’en conviens, d’une magnifique bête capturée par un pêcheur non moins exceptionnel, lors d’un voyage de pêche que j’ai couvert photographiquement. J’aime cette image car elle illustre à merveille la beauté de ces poissons, mais aussi le comportement exemplaire envers le poisson capturé en le gardant dans l’eau et en lui offrant tout le respect qui lui est dû :

La troisième image est propre à ma passion des rivières, même sans pêcheur. C’est un magnifique cours d’eau qui coule au pied de chez moi. Cet aspect laiteux du mouvement de l’eau est obtenu grâce à une pose longue, avec une exposition de plusieurs secondes. Elles m’ont toujours attiré et j’aime les réaliser quand je me promène au bord de rivières sans matériel de pêche. C’était notre premier hiver dans cette vallée : je suis tombé amoureux de cette rivière ce jour-là.

La quatrième image, c’est une ambiance… Avec toujours cet ami fin pêcheur auquel j’ai fait référence plus tôt, nous avons comme projet de réaliser un petit film, non pas seulement de pêche, mais pour raconter une histoire : son histoire, qui m’a beaucoup touché. Il m’a ouvert les portes de son paradis pour cela, et y entrer fut un immense honneur, un rare bonheur et source d’une étrange sérénité. Alors que nous préparions le script du film, il m’a montré une image dont je suis tombé amoureux, et que je me suis mis en tête de réadapter à ma sauce pour réaliser « l’affiche » de ce film. En voici le résultat !

La dernière photo, c’est toujours la plus difficile à choisir, parce qu’en isoler une cinquième et dernière est quasiment mission impossible après 15 ans de pratique photo… Mais celle qui me vient à l’esprit en ce moment, c’est celle-ci. L’image d’un merveilleux chien que j’ai rencontré en même temps que mon épouse, qui a accompagné et illuminé toute notre vie de famille, et qui nous a quitté très récemment. On dit de nos vies amoureuses qu’on n’aura dans notre vie qu’une seule âme sœur, qu’un seul « partenaire d’une vie ». Ce chien a été « le chien d’une vie ». Il m’a permis d’apprendre beaucoup tant sur les chiens que sur leur photographie. Alors je lui dédie la dernière image de cette sélection.

Nicolas : Merci David pour la présentation de ton site. Je te souhaite pleine réussite et au plaisir de te croiser.

David : Un immense merci à toi pour l’intérêt que tu portes à mon travail, et pour cette mise en avant sur ton blog.  Au plaisir de lire encore longtemps tes mots sur ton blog ou ailleurs !

Pour tous renseignements, le site internet de David => David Grimardias

vendredi 16 octobre 2020

Saison 2020, le bilan.

Une saison 2020 qui restera à coup sûr dans les mémoires. Nos raisons seront sans doute différentes, mais il est certain que nous ne l’oublierons pas.

Pour ma part, elle a pourtant débuté comme toutes les autres soit le deuxième samedi de mars. Comme chaque année, nous avons mangé les saucisses autour du feu avec les copains. Thibaut quant à lui a pris sa première truite aux leurres afin de sauver la bredouille comme tous les ans. La saison était donc lancée de la plus habituelle des manières. Tellement bien lancée, que l’après-midi de ce premier jour d’ouverture et ce sans trop y croire, j’ai eu la chance de capturer ce qui doit être un de mes plus beaux poisson de ma saison. Sans m’arrêter en si bon chemin, cette même réussite m’a permis de faire le doublé avec une truite un peu plus petite mais en sèche quelques minutes après. Je ne prends quasiment jamais rien le jour de l’ouverture, c’était donc forcément un signe que la suite allait être inédite.

Première truite de la saison en nymphe à vue.

Nous avons été confinés le lundi suivant à midi, soit le 16 mars. J’ai pêché jusqu’à 10 minutes du délai afin d’être à la maison à midi. J’ai d’ailleurs fait un joli capot le lundi matin. Puis, Il y a eu un flou les jours suivants. L’arrêté sur l’interdiction de pêcher est sorti le vendredi dans notre département. Je suis allé pêcher jusque cette date une heure par jour avec mon attestation sans trop savoir si j’en avais le droit. J’aurais d’ailleurs bien continué. Mais non, après le 20 mars, j’avais toujours le droit d’aller à la rivière une heure par jour, mais cette fois-ci sans canne à pêche. Mr le préfet ayant mis son véto sur cette activité dangereuse pour la transmission du virus en n’en point douter. Je ne vais pas revenir là-dessus, mais je n’en pense pas moins ! Heureusement que la Gouille était là pour m'occuper. J'espère que mes vidéos vous ont fait autant marré que lorsque je les ai réalisé. Je me souviens encore de ma grande fille qui me regardait faire en se demandant si son père ne devenait pas fou ! 

La seconde ouverture est intervenue le 11 mai. Ma situation personnelle de cette période de l'année m’a permis de pêcher énormément. J’étais la plupart du temps en chômage partiel ou en télétravail ce qui permet de s'organiser facilement pour être au bord de l'eau dans les bons horaires. Autant vous dire que j’ai eu vite fait de rattraper mes heures de pêche perdues en avril. Je pense qu’à la mi-juin, j’avais même plus pêché que lors d’une saison normale. Vraiment étrange comme situation.

Les premiers jours du déconfinement furent incroyables.

J'ai même profité de cette fin mai pour faire mes deux seules sorties hors du département. Deux virées sur la Loue dont une avec mon fils où l'on s'est régalé à Cademène. Le reste du temps s'est passé uniquement dans le Jura mais sur différentes rivières. Mon activité partielle m'a permis également d'accompagner un jeune pêcheur débutant sur une journée au bord de la Bienne. Près de 4 ans que je n'y était pas retourné. Nous avons passé une belle journée avec ce jeune pêcheur.

Kévin se souviendra de cette journée.

Puis, vers la fin juin, ce fut le début d’une dégradation généralisée des rivières du coin. Au fil des semaines, seuls quelques parcours bien situés permettaient une pêche sans contrarier la survie des truites. Mais logiquement, ils étaient tous très prisés. J’ai donc lâché un peu l’affaire durant une période. Je grogne parfois quand la pression est trop grande sur mes parcours privilégiés en fin de printemps, ce n’est pas pour en mettre une supplémentaire sur d’autres linéaires à une autre époque.

Quoi qu’il en soit, l’été a été dévastateur. Je pèse mes mots. Mise à part les parties amonts qui s’en sont sorties plus ou moins bien, les parties avals ont subi de plein fouet les faibles débits et des températures bien trop chaudes pour que les truites vivent dans de bonnes conditions. Bien au contraire, ces poissons qui forcent l’admiration se sont mis en mode survie durant de trop longues semaines. Beaucoup ont péri, cela ne fait aucun doute. En particulier les plus gros sujets.  À cela s’ajoute une quantité de baigneurs jamais vu pour moi depuis que je foule les berges de la rivière d’Ain. Il fallait le voir pour le croire. Certains habitués vont être malheureusement très surpris lorsqu’ils vont revenir pêcher leurs parcours favoris l’année prochaine. Il va manquer un grand nombre de poissons. J’ai déjà pu le constater ces derniers jours.

Photo prise par mes soins au début de l'été.

Il y a eu néanmoins quelques petites éclaircies dans l'été. J'ai participé à un nouveau tournage pour la chaîne Seasons avec les copains Pascal et Cyril. Au-delà des phases de tournage, on a vraiment bien rigolé. Merci à eux de continuer à me faire confiance et mettre en avant mon travail d'artisan. Le seul média français qui le fait, je leur en suis très reconnaissant. Nous avons aussi avec Thibaut fait un Week-end silure/truite sur 3 jours assez génial. Je reviendrais dessus dans de futurs articles.

Sur la fin de saison, j’ai retrouvé cette envie de pêcher qui s'était, il faut bien le dire, quelque peu dissipée. Je suis allé pratiquer sur des linéaires où je pensais que cela était possible. L’eau était toujours basse bien entendu, mais les températures tout à fait acceptables et même souvent froides. L'activité des poissons s'en ressentait. Il y a même eu de nouveau des éclosions avec des gobages. J’ai profité de ces conditions pour finir la saison sur une note un peu plus joyeuse, qui plus est avec des amis.

Au final, une saison de pêche, comme le reste finalement, remplie de contrastes et de phases totalement inédites.

Deux jolis souvenirs des derniers jours.

mercredi 4 décembre 2019

Manipulation du poisson.

Je suis tombé par hasard il y a quelques jours sur un article fort intéressant. C'est une interview de Mr Henri Persat au sujet de l'ombre. Mr Persat est connu dans "notre monde" comme le plus éminent spécialiste de l'ombre, poisson passionnant pour les pêcheurs à la mouche que nous sommes. Mr Persat travaille comme chercheur à l'université de Lyon 1. Ses connaissances sur ce poisson sont inimaginables. Il est d'ailleurs à l'origine de la découverte très récemment d'une troisième espèce d'ombre européenne. J'ai eu la chance d'avoir plusieurs fois au téléphone cet homme plein de savoir mais également de le croiser sur la rivière d'Ain pour des pêches d'études de l'espèce ombre.

Mr Persat en pêche sur la haute rivière d'Ain (2014).

Au sujet de la 3ème espèce d'ombre découverte par Mr Persat (cliquez sur l'image).

Dans l'article en question, qui en vient au but de ce billet, Mr Persat passe en revu (en répondant à des questions) quelques spécificités de ce poisson. On y apprend bien des choses selon ses propres connaissances avec des données chiffrées. Je vous joins ci-dessous l'article en question. C'est surtout le tout dernier thème qui aura retenu mon attention.

Article Mr Persat (cliquez sur l'image pour une meilleure lecture).

"Le mieux est de le laisser dans l'eau ou dans l'épuisette" peut-on lire... Alors peut-être que si cela vient d'un scientifique, ces écrits auront plus d'écho. On peut toujours y croire. Aujourd'hui encore, que cela soit dans les émissions TV, dans les magazines spécialisés, dans le monde de la compétition, chez les guides de pêche et autres pêcheurs dit médiatiques mais aussi, et c'est un comble, chez les techniciens/pêcheurs, on peut voir de trop nombreuses images/photos de poissons tenus à bout de bras, hors de l'eau, en serrant le poisson. Toutes ces catégories doivent pour moi être exemplaires dans leur manière de pratiquer notre passion. Avoir l'intention de remettre un poisson à l'eau sans tout mettre en oeuvre pour sa survie est contre productif. Mr Persat affirme qu'un ombre manipulé de la sorte peut déclencher une hémorragie interne qui sera fatale au poisson dans l'heure qui suit sa remise à l'eau. 

C'est bien là le problème, le poisson repart quand même. Mais maintenant, après avoir lu les recommandations de Mr Persat, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas. Il n'est jamais trop tard pour évoluer dans ses manières de faire. Je l'ai fait moi-même depuis peu. Alors laissez vos poissons dans l'eau.

Merci de m'avoir lu, merci pour les poissons.

Ombre capturé par mes soins en 2017 sur le Doubs.

mercredi 25 octobre 2017

L'automne, l'époque où les truites sont paisibles...

Un bel automne pour observer les zébrées...

Lire la suite »

- page 1 de 29