Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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jeudi 23 septembre 2021

Saison terminée !

Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais de mon côté, je suis très heureux lorsque cela s’arrête. Autant que lorsque cela commence. Je parle bien entendu de la saison de pêche. Il y a un temps pour tout et celui des truites est révolu pour 2021. Pour ma part en tous les cas.

Souvenir printanier. Une sortie à un poisson attaqué, un poisson pris.

Une saison où j’ai finalement beaucoup pêché. De très nombreuses sorties sur des durées assez courtes. Des parties de pêche de deux à trois heures dans la grande majorité. Ce n’est pas l’idéal pour faire de grosses pêches ou bien encore pour capturer un très grand poisson. C’est même le contraire puisque on passe souvent à côté de la forte activité journalière. Mais pour moi, aujourd’hui, l’essentiel est ailleurs. Une partie de pêche est avant toute chose une récréation qui n’a d’autre objectif que de m’aérer le corps et l’esprit dans des lieux qui me sont chers. La capture du poisson n’est qu’un bonus qui perd de son importance au fil des années.

Un souvenir de fin et début de saison.

Bien entendu, je suis toujours très heureux de prendre un poisson. Je suis toujours aussi concentré quand celui-ci parait "prenable". Je suis toujours autant sur mes gardes une fois repéré. Mais ce n’est plus l’objectif principal. Les trente-cinq saisons déjà vécues sur les berges de la rivière d’Ain y sont certainement pour beaucoup. C'est un cheminement personnel qui me convient parfaitement. Dans les habitudes qui s'installent, je passe également de plus en plus de temps seul à la pêche. C’est un choix, même un besoin. Je fuis avec détermination les parkings bondés des bords de rivière. Je me retrouve donc très souvent sur les linéaires les plus pauvres en poissons. Mais la solitude et la quiétude qui l'accompagne sont un luxe dont je ne peux me passer.

Quelques sorties avec mon fils et mon copain Denis quand même !

La saison 2021 a été particulière. Un peu après l’ouverture, il y a eu la restriction des dix kilomètres qui laissait libre court aux locaux. D’ailleurs, pas ou peu respecté de ce que j’en ai vu. Ne vous inquiétez pas, je n’ai dénoncé personne ;-)

Mais c'était plus tranquille quand même !

Les premières semaines ont été dominées par une bise parfois soutenue. Je me souviens avoir enchaîné quelques capots. Des conditions compliquées avec peu de gobages. Il a fallu attendre quelques petits coups d’eau pour voir les premières éclosions. Des mouches enfin assez nombreuses pour faire sortir les truites. Ces moments sont rares et il est préférable d'habiter à côté de la rivière pour en profiter, mais quand les museaux percent la surface de l'eau, c'est un spectacle grandiose. Je n’ai pas fait de pêche miraculeuse malgré quelques belles journées puisque je pêche essentiellement les parcours avals qui, il faut bien le dire, ont vu leur population baisser drastiquement suite aux derniers étés chauds et secs. Rien à voir avec les densités encore tout à fait correctes des parcours amont (de la source à Champagnole). Mais que voulez-vous, quand le poisson n’est plus la priorité, c’est un paramètre qui n’a plus d’importance. Ma plus belle pêche de l’année sur ces parcours se limite à quatre poissons. La plupart du temps, c’était entre zéro et deux. Par contre, quel plaisir lorsqu’on touche un poisson. La rareté décuple les émotions. J’ai retrouvé par moment une légère crainte à l’idée de mal faire avant d’attaquer un poisson. C’était marrant comme sentiment. Les occasions étaient si espacées.

Les premiers poissons...Goumois et à la maison.

Pour résumer, il faut accumuler un nombre d’heures incroyables pour attaquer et donc espérer prendre quelques poissons. C’est devenu la norme sur les linéaires de la rivière d’Ain en aval de Champagnole. D’ailleurs, j’ai régulièrement une pensée pour les pêcheurs débutants voir pour les pêcheurs avec un niveau moyen qui viennent s’aventurer sur ces parcours. Je leur souhaite bonne chance et beaucoup de motivation, car il en faut !

4 sorties capot avant de capturer ce poisson.

Après le printemps et ses belles journées de pêche à vue, il y a eu un été pluvieux. On n’avait pas connu cela dans le Jura depuis l'été 2014. Sans aucun doute une bénédiction pour la rivière même si au visuel, j’ai un gros doute sur la reproduction de l’année des truites sauvages. Un très gros doute même car je passe plus de temps à observer qu'à pêcher. C’est peut-être un mal pour un bien, difficile à dire. Je n’ai aucune certitude sur le sujet. Est-ce que c’est préférable d’avoir des adultes qui crèvent en nombre l’été dans des eaux trop basses et trop chaudes mais que dans le même temps la reproduction annuelle ne se fasse pas détruire par les immenses crues estivales ? Un entre deux serait l’idéal j'en conviens, mais pour le reste, je n’ai pas la réponse. Je crains d'ailleurs si l'on en croit les climatologues que la rivière ne connaisse plus que ce genre de situations dans un avenir proche. Trop ou pas assez d'eau. 

Souvenir de la Bienne et de la rivière d'Ain.

Les dernières semaines furent très dures avec des truites plus méfiantes que jamais. Une journée meilleure que d’autres de temps à autres encore une fois pour des raisons inexplicables. Je suis même tombé en plein après-midi sur des gobages de belles truites dans trente centimètres d’eau. Obligé de sortir de toutes petites sèches et pêcher fin. Un régal.

À noter également une belle présence d'ombres communs. Une population variée avec quelques adultes mais surtout un nombre important de 1+ et de 2+. Malheureusement, les harles bièvres présents sur la rivière depuis début Août s'en régalent. C'est d'une tristesse que d'assister à ce carnage, sincèrement.

Aucun des trois poissons n'a été capturé vers chez moi.

La saison truite 2021 est terminée. Place maintenant à d'autres occupations toutes aussi passionnantes.

dimanche 19 septembre 2021

Très bonne fermeture à vous tous !

Ce court billet pour souhaiter une très bonne fermeture à tous mes lecteurs. C'est le dernier pour la grande majorité des rivières à truites, alors profitez-en jusqu'au bout !

Je vous souhaite autant de bonheur que nous en avons pris ces deux derniers jours avec mon fils.

Très belle journée à vous tous.

vendredi 10 septembre 2021

Déjà des niveaux très bas...

Difficile de le croire mais oui, il va falloir que la pluie revienne assez vite et de façon conséquente. Notre sol karstique est décidément un fléau de ce côté là. Quelques semaines sans précipitations et les conséquences se font sentir, c’est déjà un étiage important. Bien entendu, rien de comparable avec les étés précédents, mais qui aurait pu croire cela fin juillet ! Si vous avez la mémoire courte, je vous fait un petit récap.

Pour rappel, les mois de Mai, Juin et Juillet ont vu des pluies largement supérieures aux moyennes mensuelles chez nous dans le Jura.

Mai => 175% par rapport à la normale soit environ 250mm de pluie.

Juin => 126% par rapport à la normale soit environ 150mm de pluie.

Juillet => 250% par rapport à la normale soit environ 275mm de pluie.

À l'inverse, il ne faut pas oublier que ces trois mois pour le moins humides ont été précédés par trois mois en-dessous des moyennes mensuelles. Effectivement, si Janvier a été copieusement arrosé, Février, Mars et Avril ont été des mois plus secs. Entre 50% et 75% de la normale pour chacun de ces trois mois. il y avait donc un déficit.

Le mois d’Août sera lui aussi en-dessous, environ 70% de la moyenne mensuelle pour un peu plus de 80mm de pluie. Mais le plus notable c’est que ces 70% ont été réalisés uniquement dans la première décade. Depuis le 09 Août, plus de pluie dans le Jura si ce n'est un orage très localisé (rien du tout chez moi). Un mois entier sans pluie. Il n’en faut pas plus pour voir la rivière avec un débit d’étiage important.

Vu ce que l’on vit depuis l’été 2015, on peut presque dire que tout va bien au final. Oui, car l’eau est beaucoup plus froide. C’est un immense avantage. Je ne pense pas que la température ait dépassé les 16 degrés cette année même sur les parcours avals. Néanmoins, selon le profil de certaines zones de la rivière, selon l’ensoleillement localisé, les développements algaux ont débuté depuis quelques jours. Je vois de plus en plus de portions de rivières bien colmatées…et malheureusement ici ou là quelques poissons morts.

Oui, la situation est moins pire que les étés précédents, mais c’est loin d’être le rêve malgré tout. De plus, lorsque je vois le scénario de cette année, je n'ose imaginer un été chaud et sec allant du 15 Mai au 15 septembre...Là, c'est certain, cela sera le dernier...

Deux zones de rivières éloignées de 900 mètres. L'une est plus lente que l'autre.

Encore un fond acceptable avec même une truite en dormant.

Un fond sans galet visible et un poisson mort. Même rivière, 900 mètres en amont.

lundi 30 août 2021

Comme si la rivière avait besoin de ça !

C'est mon ami Gilles qui m'a prévenu en fin de journée...Nico, la rivière a baissé de 50 !

Effectivement, la rivière d'Ain à Pont-Du-Navoy a perdu autour des 50 centimètres d'eau sur la seule journée d'aujourd'hui. Pourquoi ? De toutes évidences, d'après ce que j'ai pu en voir ce soir, à cause de travaux réalisés sur le système de turbines en bout de barrage juste en aval du pont.

Est-ce-que les autorisations ont été faites en bonne et due forme ? Est-ce que les représentants des sociétés de pêche ont été prévenus ? Aucune idée. Ce qui est certain, c'est que la surprise a été forcément totale pour les truites. J'espère qu'elles auront trouvé des refuges car un grand nombre de câches en bordure étaient à sec. C'est par contre beaucoup moins sûr pour les alevins et encore moins pour des milliers d'invertébrés.

Ce qui est certain également, c'est que notre AAPPMA n'a pas été prévenue. Certes, l'effet s’atténue en remontant, il est très fort sur le premier kilomètre puis il se lisse. À notre limite aval de parcours, j'ai pu constater ce soir une baisse d'une dizaine de centimètres. Mais sur le premier kilomètre en amont du barrage, c'est quelque chose ! Jamais vu la rivière aussi basse à cet endroit ! C'est navrant.

Quelques photos prises avec une faible lumière.

dimanche 11 juillet 2021

Des nouvelles de la Bienne.

Vu sur la page Facebook de la Fédération de pêche du Jura, je me fais ici le relai d'un message important au sujet de la Bienne. Sachant que vous êtes nombreux à ne pas lire les réseaux sociaux, voici donc un copier/coller du message de notre Fédération départemantale :

Dans la continuité du travail débuté à l’aune des épisodes de surmortalité piscicole qui ont touché la Bienne dès 2010 et suite aux Assises pour la Bienne qui se sont déroulées sous l’égide de l’Etat en mars 2019 à Prémanon, le PNRHJ et ses partenaires ont souhaité étudier une hypothèse jusqu’alors inexplorée : celle de la remobilisation par la rivières de pollutions anciennes.
L’étude, dont vous trouverez le rapport synthétique ci-après, a été réalisée par Coopétic-Recherche, Institut Anthropo-Crisis, lors de suivis sur 7 stations réparties entre Morez et Dortan pendant la période 2018-2020. Ce travail a, entre autre, été financé par la FNPF et la Fédération de Pêche du Jura.
Des centaines d’échantillons ont été prélevés dans l’eau et les sédiments des berges de la rivière. Ces milliers de données ont permis de déterminer :
  • Qu'il existe des stocks de polluants au niveau des sédiments des berges, hérités des activités industrielles anciennes, et remobilisés par la rivière au gré des crues, et ayant un impact sur les organismes aquatiques ;
  • Que des rejets actuels sont aussi à l’origine de la présence de substances toxiques dans l’eau de la Bienne, dont l’effet sur les organismes aquatiques est également fort, notamment pendant les périodes d’étiage.
La situation de la Bienne est grave mais des solutions peuvent être mises en œuvre pour limiter l’effet de ces pollutions :
=>conserver la biodiversité sur les portions encore préservées
=>restaurer un bon fonctionnement hydro-sédimentaire de la rivière
=>diminuer les rejets actuels de substances toxiques
=>poursuivre l’amélioration de la connaissance, notamment au niveau des sources diffuses.
  •  Le travail ne s’arrête pas là, vous l’aurez bien compris, et l’ensemble des acteurs impliqués dans la préservation du patrimoine naturel que constitue la Bienne restent mobilisés dans le seul but d’améliorer la qualité des eaux de ce fleuron du patrimoine jurassien.
Notre Fédération et les deux AAPPMA du bassin de la Bienne, L'AAPPMA de la Biennoise et la Société de Pêche du Haut-Jura saluent le remarquable travail effectué par l’ensemble des intervenants et remercient tous les pêcheurs qui témoignent de l’intérêt à ce projet
 
Pour en savoir plus, je vous invite à découvrir le document ci-dessous. Bonne lecture.

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