Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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vendredi 17 avril 2020

Des nouvelles de la rivière d'Ain, de la Bienne et d'autres.

Très compliqué de savoir ce qu'il se passe sur les berges de nos rivières en période de confinement. Pour ma part, j'ai cette chance, et ce depuis ma naissance, d'avoir la rivière d'Ain dans mon kilomètre réglementaire actuel. Alors sur une sortie d'une heure, ce n'est pas simple de faire un état des lieux précis, mais je m'y attèle depuis le 17 mars à midi, jour de la mise en place du confinement. Je réalise des virées régulières en partant à pied depuis la maison. De plus, j'ai quelques contacts amis plus haut sur la rivière ainsi que plus en aval. Cela permet d'en savoir un peu plus et de rester connecter au cours d'eau malgré la situation actuelle.

Au début du mois, j'ai reçu des appels téléphoniques de pêcheurs sociétaires de notre AAPPMA pour m'avertir de sauts de cabris sur les courbes de niveaux de la rivière d'Ain sur la station de Bourg de Sirod. J'avais moi-même vu cela et averti très vite l'agent de l'OFB qui avait eu en charge le dossier l'an passé suite déjà à nos observations sur le terrain cette fois (à lire ici).

Courbes de niveaux avec un souci le 6 avril par exemple.

Après avoir pris contact avec le gestionnaire de la centrale hydroélectrique, l'OFB m'a informé que les réglages issus des constats de l'an passé n'ont pas été suffisants. À la suite de nos nouvelles constatations sur les courbes, de nouveaux réglages ajustables manuellement au jour le jour ont été mis en place. La solution paraissant moyennement viable mais la vétusté des automatismes ne permet pas de faire mieux à ce jour. Une rénovation complète du système est en cours et devrait se terminer dans l'année.

Les courbes à la suite de notre intervention.

Il me semble que c'est beaucoup mieux. Même si j'étais resté attentif, merci aux fidèles de m'avoir averti. En espérant que les alevins de l'année n'en aient pas souffert. Quand une rivière possède un débit aussi faible, la moindre variation trop rapide peut être fatale à bon nombre de truites de l'année. Pour terminer sur le sujet, je tiens à souligner que c'est une nouvelle fois les pêcheurs (qui plus est de notre AAPPMA) qui ont donné l'alerte. Sur ce sujet et dans le contexte actuel, un simple clic suffisait, cela démontre quand même bien des choses.

Durant cette terrible sécheresse que nous vivons, la rivière perd de l'eau inexorablement. Nous sommes au 37ème jour consécutif sans pluie chez moi. Cela me laisse sans voix. Ce triste évènement constitue un nouveau record. Celui-ci étant toujours en cours pour s’aggraver au moins jusqu'à demain...Cette période fait d'ors et déjà partie des 5 sécheresses les plus sévères depuis 1945 chez nous en terme de jours consécutifs sans précipitation.

La rivière en tout début de mois.

Deux semaines plus tard. La gravière se découvre toujours plus...

Alors comme souvent, dans ces situations exceptionnelles, il y a du bon et du moins bon. Commençons s'il vous plait par les bonnes nouvelles car nous en avons tous besoin. C'est même parfois des nouvelles assez surprenantes. La rivière d'Ain est extrêmement basse oui. Moins de 2 m3 à ce jour. À la mi-avril, je ne me rappelle pas avoir vu ça. D'un autre côté, la température de l'eau est encore froide. Cela ne va pas aller dans le bon sens avec des températures de l'air proches des 25 degrés prévues ce week-end. Quoi qu'il en soit, le fond de la rivière chez nous reste propre en visuel, ce qui n'était pas du tout le cas l'an passé. J'ai été surpris encore hier de voir des zones en plein soleil avec une hauteur d'eau de quelques centimètres encore clean. Pour mémoire, l'an passé, les fonds étaient bien marron.

La rivière d'Ain le 16 avril.

Par contre, le débit fait vraiment peur. Toujours le 16 avril.

Paradoxalement, ce niveau super bas est parfait pour les éclosions d'alevins de l'année. Il y en a vraiment beaucoup et rien ne peut me rendre plus heureux. Voir cette nouvelle génération de truites sauvages évoluer est une vraie bonne nouvelle. C'est pour cela qu'il faut rester vigilant vis à vis des micro-centrales pour ne pas que le fruit exceptionnel de la reproduction sauvage soit anéantie.

Que la nature est belle !

Même tout en aval de nos secteurs, du côté de Châtillon, la rivière reste propre sur le fond. Les ombres communs (car c'est là-bas qu'ils sont le plus nombreux et de bonne souche) ont pu frayer dans des conditions correctes. Les alevins de truites y sont aussi nombreux. C'est vraiment top comme nouvelle. On connait tous la hausse de la thermie en été sur ces parcours avals, c'est d'autant plus remarquable. Ces poissons sauvages nous montrent à quel point leur envie de survivre est forte ! Merci Arnaud pour tes observations.

La rivière d'Ain en aval. On y voit des nids réalisés par les ombres communs.

Pour finir dans le dossier bonne nouvelle, sur l'ensemble de mes sorties à ce jour, je n'ai vu aucun poisson malade ou mort. Cela ne veut pas dire qu'il y en a pas, mais vu la visibilité que l'on a, c'est compliqué de passer à côté. L'activité des truites n'est pas ouf n'ont plus. Peu ou pas d'éclosion et je ne voit pas tant de truites que ça. On peut juste remarquer des comportements qui se rapprochent grandement de ce que je peux observer en octobre lorsque la pêche est fermée. Sauf qu'au printemps, les truites sont bien plus en chair et reste farouches comme jamais !

Une belle en maraude.

Bien entendu, il y a aussi le côté plus sombre du confinement. Certains diront que l'absence de l'être humain est une bonne chose au final, que les truites peuvent vivre en paix. C'est ce que l'on peut penser quand on est bloqué chez soi sans se rendre compte des réalités de terrain effectivement. Sur notre linéaire, nous avons fait le choix de protéger 100% du parcours en y interdisant les prélèvements. Pas par mode, pas pour embêter une catégorie de pêcheurs, mais simplement parce l'espèce truite était en danger de disparition. Nous avons ainsi réduit considérablement la baisse des effectifs. Ceux-ci vont être malheureusement mise à mal durant ce confinement, c'est certain. En temps normal, les harles bièvres ne font que de courtes escales chez nous car ils sont sans arrêt dérangés. Ce printemps, les couples prennent leur quartier et s'installent plus durablement.

J'avais déjà un avis assez tranché sur cet oiseau piscivore mais après l'avoir vu une nouvelle fois chasser hier, je suis intimement persuadé que c'est un fléau pour les populations. Une fois de plus, quelques pêcheurs et autres protecteurs vivants dans le monde parallèle des bisounours vont me tomber dessus. La nature reprend ses droits qu'ils vont me dire. Ce n'est pas les harles qui font disparaitre les truites pour d'autres...Certes, je l'entends bien. Mais je sais ce que j'ai vu par contre ! Il faut bien comprendre qu'une truite n'a qu'une seule façon de se sentir en sécurité, c'est de rester immobile sous sa cache. D'ailleurs, pour ceux qui ont pratiqué, vous le savez. Rien de plus facile que de prendre une truite à la main. Elles sont bêtes comme tout une fois planquées. Hier après-midi, alors que j'étais en mauvaise posture dans la ripisylve, j'ai aperçu un gros remoud en bordure bien plus en aval de moi. Je me suis alors immobilisé. Un autre remoud, puis un autre...Un canard ? Une poule d'eau ? Finalement, je l'ai vu. C'était un harle mâle en chasse. J'ai pu l'observer quelques minutes. Assez pour voir ce que je pensais impossible. J'étais persuadé que les eaux basses l'empêchait de chasser avec efficacité. J'ai pris peur ! Cet oiseau fouillait méticuleusement chaque faille, chaque cavité, chaque cache potentielle de truite avec son bec crochu. Dans des zones si peu profondes que l'animal dépassait hors de l'eau. très vite, il s'est saisit d'une truitelle de 10-12 centimètres devant mes yeux.

Alors soit, cet oiseau doit se nourrir, je le comprends bien. Mais dites-moi s'il vous plait où est la logique quand un animal est protégé à 100% alors que ses populations se portent mieux que l'animal dont il se nourrit ??? La truite sauvage autochtone n'a si peu d'intérêt que l'on favorise une espèce allochtone à son détriment ?? Cette situation me rend fou sérieux ! Je me sens si impuissant face à une telle bêtise. Si les deux couples que j'ai vu à chaque sortie se reproduisent sur notre linéaire, c'est plus de 20 oiseaux présents cet été. Le parcours sera alors décimé.

Couple de harles bièvres bien peinard avec ce confinement. 

Il y a d'autres espèces qui profitent aussi de la non présence des pêcheurs comme cette truite arc-en-ciel qui n'est pas vraiment à sa place.

Pour la suite des mauvaises nouvelles sur la rivière d'Ain, remontons si vous le voulez bien tout en amont en compagnie de Dylan. Historiquement, le visuel à cette époque est toujours plus triste à voir en ce qui concerne le fond de la rivière sur Sirod. En effet, le haut de la rivière subit de plein fouet les effets des épandages printanier du plateau de Nozeroy par le biais de la Serpentine. C'est ainsi que l'on peut observer un contraste saisissant entre l'amont et l'aval. Les fond sont noirs et remplis d'algues brunes entre Sirod et Contes. Alors est-ce que c'est les faibles débits qui ont empêchés à ce jour ces effets d'arriver chez nous, aucune certitude. En tous les cas, Dylan a vu dans le même temps deux poissons adultes morts, deux truitelles et quelques chabots...

Une fois de plus, c'est un constat que nous pêcheurs faisons annuellement. Même si quelques agriculteurs travaillent dans le bon sens vis à vis de l'environnement, force est de constaté que ce n'est pas le cas de tous.

Les cailloux sont tous marrons et gluants.

Difficile de vire dans de telles conditions.

Pour la Cuisance, j'ai les mêmes échos que chez nous. Une rivière extrêmement basse pour la saison mais des fonds relativement encore en bon état. Pourvu que cela dure. Cette rivière est déjà à bout de souffle.

Du côté de la Bienne, c'est un peu plus délicat avec une progression rapide du salissement du fond de la rivière. Au niveau de St Claude, cela s'est vu sur seulement quelques jours. Ici aussi, la bassin versant est tellement vaste que la densité de polluant est très importante avec des débits aussi faibles.

Début du mois, la rivière reste magnifique en apparence.

Le 16 avril, plus la même chanson.

Du coup, quelques poissons malades observés par Emre mais relativement peu quand même vu la situation. Après, la population est si faible que c'est compliqué de faire plus.

Une truite de 60 centimètres mycosée ici.

La bonne nouvelle pour la Bienne est la reproduction. Comme chez nous, Emre a observé bon nombre d'alevins de l'année. C'est une nouvelle fantastique pour cette rivière qui souffre encore plus que les autres.

Alevins de truite de la Bienne.

J'ai également eu aussi hier un retour de l'ami Tibo à propos de l'Oignin. Rivière qui retrouve la rivière d'Ain en aval du barrage de Coiselet. Tibo souhaiterait véhiculer l'idée que sur cette rivière, qui n'a pas vu un seul pêcheur depuis l'ouverture, et au profit d'un étiage sévère (digne de juillet) qu'il n'a jamais vu autant de jolis poissons se nourrir. Que cela soit en terme de densité ou de taille. Il a été surpris de ne voir que des jolis poissons se nourrir. Son avis est que les premiers jours de nourrissage en mars mais surtout avril sont sûrement décisifs pour que les poissons notamment les géniteurs (pas vu une seule en dessous de 40cm, alors que s'en est cafis en été) se refassent une santé après la frai. Comme ici, les comportement sont aussi très différents avec ce confinement. Des truites postées à 20cm sous la surface au dessus de fosses...Comme dans une réserve. 

Nous avons échangé entre nous. Si moi aussi j'ai pu voir des comportements "type réserve" sur certains poissons, j'ai émis un bémol sur une plus forte activité dû au confinement. En tous les cas, je ne l'ai pas observé sur mon secteur. Selon les rivières, c'est sans doute complètement différent.

Voilà pour le petit tour des rivières du coin. Merci aux copains pour leur aide. Nous sommes a n'en point douter, les premières sentinelles de nos rivères !

Je vous laisse avec deux photos d'hier, prenez soin de vous !

dimanche 12 avril 2020

Seasons - Nymphe à vue dans le Jura

Pour occuper votre temps libre à la maison, j'ai mis aujourd'hui en ligne un des neuf chapitres du reportage de 52 minutes réalisé pour la chaine Seasons en juin 2015. Merci d'ailleurs à Rémi et David pour avoir accepté ma demande car c'est exceptionnel.

Souvenir de tournage avec Mathieu.

Cette séquence qui dure un peu plus de sept minutes a été tournée sur trois heures durant le coup de midi. Là où la luminosité est souvent la meilleure. Le but de cette partie de pêche était de prendre un joli poisson en nymphe à vue. Pour ceux qui connaissent les parcours avals de la rivière d'Ain, rien n'est écrit à l'avance. L'échec guette chaque tentative, qui plus est avec une contrainte de temps et une caméra dans le dos.

Nous avons croisé la route de trois poissons différents ce jour-là. Une truite attaquée depuis la berge, deux autres en étant dans l'eau. Vous verrez aussi que la boite de nymphes ne fait pas le résultat...On dit souvent que c'est les cordonniers qui sont les plus mal chaussés...Cela doit être vrai quand je revois ces images.

Bon visionnage et prenez soin de vous.

mercredi 1 avril 2020

Belle et courte matinée sur la rivière d'Ain

L'envie était trop forte. Tous ces jours de confinement. Vraiment trop dur...Horrible !

Je suis parti ce matin à la grand nuit avec le sourire aux lèvres ! Arrivé à la rivière, personne, pas âmes qui vivent. Le pied total. Les premières heures du jour sont venues éclairer les berges de la rivière d'Ain. Entendre de nouveau tous ces sons, sentir ces odeurs si particulières au monde rivière, admirer ces lumières spécifiques, quel bonheur intense.

Enfin, je me retrouvais canne en main à la rivière. La traque pouvait commencer. Après ces jours sans pêche, je pensais trouver pas mal de poissons peu craintifs. Ce ne fut pas le cas, loin de là. Très peu de poisson dehors, et seulement un seul et unique actif. Une très belle truite fario repérée après quelques centaines de mètres de berges parcourus. Une truite sauvage robuste, qui régulièrement piochait au fond sa pitance. C'était ma chance ! Est-ce que j'allais encore savoir faire ?

Je venais de refaire ma pointe en 15 centièmes avec une nouveauté nouée au bout. Un JFD en taille 14 ! Je n'étais pas certain de son efficacité, mais je me suis lancé malgré tout dans l'inconnu. Au premier passage, cette petite bombonne s'est décalée gentiment pour aspirer ma bestiole. Pendue ! Elle était à moi. Quelle nymphe ! Quel régal après toutes ces journées d’abstinences ! Heureux le type. Je pouvais vite rentrer me confiner de nouveau !

La puissance incarnée !

Bien sur, tout cela n'aurait pas été possible sans le travail considérable de notre AAPPMA pour avoir obtenu auprès de la préfecture du Jura une dérogation spécifique afin de pouvoir pêcher. Merci infiniment à toutes les personnes qui ont travaillé en ce sens. Ce fut pour moi ce matin une réelle bénédiction.

Si jamais vous aussi vous souhaitez en profiter, la dérogation est à télécharger ici => Attestation Pêche.

lundi 30 mars 2020

Vidéo : alevin de l'année.

Dix jours, soit une éternité pour moi. Malgré le fait que la rivière soit largement dans mon rayon kilométrique autorisé par la loi confinement, je m'autorise le moins de sorties possibles. Ayant ma femme aide-soignante et une fille pompier, je suis pleinement conscient de la situation. C'est pourquoi je reste à la maison sans broncher. Hier, et donc après plus de dix jours sans avoir vu la rivière, je me suis quand même décidé à remplir mon attestation dérogatoire. Je suis localisé dans la limite de distance et de temps.

Je souhaitais me rendre compte visuellement de deux choses.

-Où en était l'éclosion des alevins de l'année.

-Quid de la situation actuelle suite aux épandages.

Je suis bien conscient que pour les personnes confinées en ville ou en appartement, je suis un privilégier. Je suis donc parti à pied depuis la maison afin de rejoindre la rivière qui est à quelques centaines de mètres de là. Je n'ai pas pu y rester aussi longtemps que je le souhaitais puisqu'on est limité dans le temps pour ce genre de sortie. Mais de toutes évidences, et d'après ce que j'ai vu, l'étiage printanier est une bénédiction. J'en étais déjà persuadé. Le fond de la rivière n'est pas noir, ce qui est parfois déjà le cas à cette époque. Mais comme aucune intempérie n'a eu lieu durant les épandages, ceux-ci s'évaporent lentement au lieu de ruisseler dans nos ruisseaux et rivières. Du coup, c'est la qualité de l'air qui en prend un coup car les lisiers libèrent de l’ammoniac. Ceci est à confirmer dans une dizaine jours où je pense programmer une prochaine sortie rapide. En espérant trouver un fond de rivière toujours aussi clean.

L'étiage printanier est également une bénédiction pour favoriser l'émergence des alevins de truites sauvages. Ces nouveaux nés trouvent là les conditions idéales pour débuter leur nouvelle vie. Pour les sceptiques de la reproduction naturelle sur notre rivière, je peux vous affirmer que ce cru 2019-2020 est une pleine réussite. Quel enchantement de pouvoir admirer cette nouvelle génération sauvage.

Belles couleurs pour cette truite de 2 centimètres !

Quand je pense que les membres de notre AAPPMA sont pris par certains pour des hurluberlus voir des extrémistes. Notre parcours en No Kill intégral fait grincer des dents. Il est vrai qu'il est préférable de réintroduire des poissons adultes surdensitaires. Histoire d'apporter une prédation supplémentaire à ces alevins ainsi qu'une concurrence alimentaire dont ils se passeraient bien. Autant ne laisser aucune chance à cette population sauvage. Mais que voulez-vous, il parait que c'est nous les fous !

Je n'abuserai pas de mon attestation dérogatoire durant cette période, bien que légalement j'ai le droit à une sortie d'une heure quotidienne. Je fais ce choix par solidarité envers les personnes qui bossent et qui sont sur le terrain. Je pense juste y retourner pour constater ou non l'évolution du fond de la rivière suite aux épandages qui se font encore actuellement.

Je vous laisse avec une vidéo en compagnie de ces merveilles de la nature sauvage.

jeudi 26 mars 2020

Seasons Hebdo N°117 - Franche-Comté

Pour occuper votre temps libre à la maison, je mets en ligne cet extrait d'un Seasons Hebdo tourné en 2014 sur la Bienne. De souvenir, le but du tournage était de prendre des nouvelles de la rivière suite à sa fermeture et aux nombreuses atteintes que le milieu avait subit. Charles Varenne était à la tête de l'AAPPMA la Biennoise à l'époque. J'étais intervenu uniquement pour le côté pêche. La prise du premier est un grand souvenir car on venait d'allumer la caméra !

Souvenir avec Charles et David.

Une rivière qui six années après souffre toujours autant. Bien des pensées à tous les bénévoles qui ont repris le travail de Charles et qui continuent à y croire. Bravo et merci !

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