Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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Mot-clé - Frayère

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dimanche 1 décembre 2019

Pluviométrie et début des frais.

Enfin un bel automne comme on aime pour le bien être de dame nature. Il fallait de l'eau suite à ce mois de septembre largement déficitaire (32% seulement par rapport à la normale dans notre Jura). Heureusement pour nous, nous avions eu un été excédentaire. Mais septembre a donc tout gâché. Les algues étaient revenues colonisées le fond de la rivière en faisant craindre un frai bien difficile avec ce colmatage.

C'était sans compter sur un automne largement humide avec un excédant en octobre comme en novembre en terme de pluviométrie. Si bien que nous avons dépassé ici les 200mm de pluie sur 2 mois consécutifs. Inespéré !

213mm en octobre, soit 147% de la normale et 209mm en novembre, soit 137% de la normale. La rivière d'Ain et ses cousines n'en demandaient pas autant. Quel régal de voir une rivière pleine d'eau durant autant de semaines. Ce qui va nous amener au final pour 2019 à une année tout à fait conforme à la normale côté pluie puisque il ne manque plus que quelques dizaines de millimètres. Malheureusement, la situation sera bien différente côté températures, mais de cela nous sommes tous au courant.

Ces pluies parfois conséquentes ont eu pour effet de blanchir le fond de la rivière afin d’accueillir au mieux les premiers reproducteurs. J'ai observé mon premier nid à la mi-novembre avec un couple actif dessus. Depuis, et avant la dernière montée des eaux en milieux de semaine, j'ai pu voir des choses intéressantes et d'autres qui étaient plutôt effrayantes. Même après près de 35 ans à trainer mes guêtres sur la rivière d'Ain, j'arrive à être surpris, dans un sens comme dans l'autre. Surpris aussi que le suivi de frayères de soit pas au centre du travail des techniciens de fédération, de l'Onéma comme des bénévoles des AAPPMA. On y tire tellement d'enseignements (ce qui permet d'éviter de dire de grosses bêtises !) et c'est notamment bien moins dérangeant qu'une pêche électrique de comptage par exemple. Pour ma part, je ne donnerais pas de chiffre ou autres indications ici si ce n'est les deux photos qui vont suivre, j'informerai mes sociétaires présents à l'AG de notre AAPPMA de mon constat sur notre parcours et plus globalement, sur le linéaire amont de la rivière d'Ain que j'ai parcouru comme tous les ans en long et en travers.

Photos réalisées il y a quelques jours. Oui, il reste de la vie, protégeons là !

samedi 22 décembre 2018

Frai 2018, le film.

Dans le Jura, la truite fario sauvage est en voie de disparition. Hormis le secteur très amont de la rivière d'Ain et ses affluents, tous les autres linéaires ne sont que l'ombre d'eux mêmes. De nombreux sont morts et ceci depuis bien longtemps (Cuisance, Basse Loue, Valouse, Seille, Bienne...) Pourtant, là où les populations sont encore "acceptables", on peut toujours dans la majorité des cas tuer 3 truites sauvages par jour de pêche. Évidemment, remettre son poisson à l'eau n'est pas la solution pour faire revenir à leur niveau les populations. Mais continuer à les matraquer en laissant certains pêcheurs (qui ne se privent pas !) prélever au-delà de ce que la rivière produit, est-ce la solution ? Je ne le crois pas non !
Nos techniciens et dirigeants jurassiens sont tous d'accord pour nous dire qu'au-delà de la qualité de l'eau, le réchauffement de celle-ci finira d'achever les populations de truites dans un avenir proche...Donc pour moi, continuer à autoriser leur prélèvement signifie à dire: "de toutes façons, c'est mort, autant laisser bouffer les dernières !" Faut juste l'assumer messieurs !!!
 
Pensez-y lorsque vous prendrez votre carte de pêche 2019 dans le Jura, soutenez les AAPPMA qui essaient, merci.
 

Sur ce, je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année. Je vous dis à l'année prochaine. Avant cela, je vous laisse avec quelques images de ces merveilles...Ces truites fantastiques se battent pour vivre au jour le jour...Encore une espèce qui est là depuis des milliers d'années et que nous allons réussir à éteindre par notre stupidité.

Cliquez sur HD pour une meilleure définition d'image.

Frai 2018, le film. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

dimanche 2 décembre 2018

Frai 2018, le grand départ ?

J'ai souvent été morose à travers mes articles ces derniers temps. Aucune overdose de pessimisme, je relate simplement les faits comme je les ressens. Quoi qu'il en soit, les images que j'ai réalisé hier deviennent un petit coin de ciel bleu dans cet univers bien gris.

Il a fallu chercher et visiter de nombreuses frayères connues ici ou là. Certaines complètement vides, d'autres avec seulement 3 ou 4 individus. Et puis encore 2 autres avec plusieurs dizaines de poissons. Sincèrement, ces poissons sauvages méritent le plus grand respect. Cette immense faculté à survivre dans de telles conditions après 6 mois d'étiage est hors normes. Dans notre Jura, les populations sauvages fondent comme neige au soleil. Alors s'il vous plait, motivez les personnes autour de vous qui continuent à prélever ces poissons. Dites leur de les remettre à l'eau. C'est une question morale. On appuie pas sur la tête d'une personne qui est en train de se noyer, on lui tend la main. 

Frai 2018, les choses sérieuses débutent. from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

vendredi 23 novembre 2018

Des images de frai magnifiques.

Je suis tombé sur cette vidéo par hasard il y a quelques jours...Entre la qualité des images et les scènes incroyables, je ne pouvais faire autrement que de la partager ici. Bon visionnage !

Seeforelle - Laichwanderung und Fortpflanzung from Matthias Meyer on Vimeo.

mercredi 7 novembre 2018

Polémique autour des ficelles à cormorans.

Un sujet de plus sur le dos des pêcheurs, comme si l'actualité désastreuse de nos rivières ne suffisait pas.

Comme vous pouvez le savoir maintenant, de nombreuses AAPPMA doivent faire face à la prédation du cormoran. Ceci en particulier lors de la reproduction hivernale des truites sauvages. Pour se faire, et ce depuis des années, les pêcheurs bénévoles tendent des ficelles au-dessus de leurs parcours afin d'éloigner les oiseaux noirs. Les truites pouvant ainsi frayer sans le stress permanent d'une attaque par une espèce, qui je le rappelle, ne fait pas parti à la base de ses prédateurs endémiques. 

Photo d'archive (2013 sur notre AAPPMA)

Mais sans compter sur une association de protection des oiseaux, j'ai nommé Birdlife Suisse qui critique ce procédé.

Je vous laisse découvrir les propos de son responsable => Birdlife Suisse

Alors j'entends bien ce monsieur. Mais ce que je trouve insupportable, c'est que toutes ces associations sont contre productives. Où sont ces associations lorsque qu'une AAPPMA et/ou une Fédération se bat pour la qualité de l'eau suite à une pollution massive ou un dysfonctionnement récurent d'un assainissement ? Parce qu'au final, et comme toujours, si ce problème qui est à la base de tout le reste est réglé, les autres le seront également. 

Je ne vois plus d'oiseau sur le bord des rivières...Plus rien car il n'y a plus d'éclosion, plus de nourriture. Plus d'insecte car la qualité de l'eau est médiocre voir calamiteuse. C'est ça le vrai combat, rien d'autre. Se tirer dans les pattes pour un bout de ficelle de fera rien avancer. Soyons unis pour une seule et même cause.

Il n'est pas difficile de comprendre qu'une eau de qualité produira plus d'insectes, donc plus de poissons et par conséquent plus de nourriture pour les oiseaux qu'ils soient insectivores ou piscivores...Dans tous les cas tout le monde sera content.

Tout mon soutien à mes amis de la Franco-Suisse, Patrice, Thierry et tous les autres que vous pouvez entendre sur le reportage ci-dessous visible en replay quelques jours...Ces pêcheurs passionnés font ce qu'ils peuvent avec des moyens modestes pour sauver le peu qu'il reste de la population de truites sauvages du Doubs...Qui elle est endémique, et cette différence est quand même primordiale.

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