Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Centre de pêche en Bosnie.

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Mot-clé - Frayère

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mardi 19 décembre 2023

Difficile d'observer le frai cette année.

Avec toutes ces pluies et ces niveaux souvent trop hauts, il est très compliqué d'observer les frais cette année. D'autant plus qu'un nouvel épisode pluvieux arrive à partir de demain. 20 à 40 mm prévus d'ici vendredi soir.

J'ai pu néanmoins capturer quelques images d'un début de concentration de poissons dans un affluent réservé à la pêche aux mineurs bien connu dans la région. C'est toujours agréable de voir ces poissons se mettre en activité pour la reproduction. Bon visionnage.

vendredi 17 février 2023

Vidéo : Le frai des truites sur l'Albarine.

L'AAPPMA de l'Albarine a mis en ligne un film de dix minutes avec pour commencer de superbes images d'Automne qui annonce l'arrivée des truites sur leurs zones de frayères avec les premiers froids.

A la 3ème minute, le frai commence avec le rassemblement des truites sur les graviers propices à la reproduction. Une hiérarchie se met rapidement en place avec le choix des meilleures zones de ponte par les plus grosses femelles. Les mâles les plus vigoureux vont défendre chèrement leur place et faire le ménage autour d'eux ! C'est la loi du plus fort afin de transmettre les meilleurs gênes sur des zones bien choisies et assurer la pérennité de l'espèce. Rien est fait au hasard.

Depuis 30 ans, l'AAPPMA de l'Albarine restaure la rivière en augmentant entre autres les zones propices aux poissons de l'année avec de superbes zones de frayères rapidement colonisées. Un exemple concret avec la plaine alluviale de Chaley restaurée en 2015 que l'on voit en fin de film. Ce secteur produit désormais chaque année des milliers de truitelles et d'ombrets qui viendront coloniser l'aval.

Bon visionnage !

mardi 29 novembre 2022

Toujours de la vie.

Les places de frai sont souvent très claires car l'été 2022 a été vraiment compliqué pour les truites surtout lors de la période allant du 20 juin au 15 août. Sur le haut de la rivière, il reste, et c'est incroyable, quelques poissons pour que l'espoir demeure. Ces truites sauvages sont extraordinaires. Des survivantes.

lundi 30 mars 2020

Vidéo : alevin de l'année.

Dix jours, soit une éternité pour moi. Malgré le fait que la rivière soit largement dans mon rayon kilométrique autorisé par la loi confinement, je m'autorise le moins de sorties possibles. Ayant ma femme aide-soignante et une fille pompier, je suis pleinement conscient de la situation. C'est pourquoi je reste à la maison sans broncher. Hier, et donc après plus de dix jours sans avoir vu la rivière, je me suis quand même décidé à remplir mon attestation dérogatoire. Je suis localisé dans la limite de distance et de temps.

Je souhaitais me rendre compte visuellement de deux choses.

-Où en était l'éclosion des alevins de l'année.

-Quid de la situation actuelle suite aux épandages.

Je suis bien conscient que pour les personnes confinées en ville ou en appartement, je suis un privilégier. Je suis donc parti à pied depuis la maison afin de rejoindre la rivière qui est à quelques centaines de mètres de là. Je n'ai pas pu y rester aussi longtemps que je le souhaitais puisqu'on est limité dans le temps pour ce genre de sortie. Mais de toutes évidences, et d'après ce que j'ai vu, l'étiage printanier est une bénédiction. J'en étais déjà persuadé. Le fond de la rivière n'est pas noir, ce qui est parfois déjà le cas à cette époque. Mais comme aucune intempérie n'a eu lieu durant les épandages, ceux-ci s'évaporent lentement au lieu de ruisseler dans nos ruisseaux et rivières. Du coup, c'est la qualité de l'air qui en prend un coup car les lisiers libèrent de l’ammoniac. Ceci est à confirmer dans une dizaine jours où je pense programmer une prochaine sortie rapide. En espérant trouver un fond de rivière toujours aussi clean.

L'étiage printanier est également une bénédiction pour favoriser l'émergence des alevins de truites sauvages. Ces nouveaux nés trouvent là les conditions idéales pour débuter leur nouvelle vie. Pour les sceptiques de la reproduction naturelle sur notre rivière, je peux vous affirmer que ce cru 2019-2020 est une pleine réussite. Quel enchantement de pouvoir admirer cette nouvelle génération sauvage.

Belles couleurs pour cette truite de 2 centimètres !

Quand je pense que les membres de notre AAPPMA sont pris par certains pour des hurluberlus voir des extrémistes. Notre parcours en No Kill intégral fait grincer des dents. Il est vrai qu'il est préférable de réintroduire des poissons adultes surdensitaires. Histoire d'apporter une prédation supplémentaire à ces alevins ainsi qu'une concurrence alimentaire dont ils se passeraient bien. Autant ne laisser aucune chance à cette population sauvage. Mais que voulez-vous, il parait que c'est nous les fous !

Je n'abuserai pas de mon attestation dérogatoire durant cette période, bien que légalement j'ai le droit à une sortie d'une heure quotidienne. Je fais ce choix par solidarité envers les personnes qui bossent et qui sont sur le terrain. Je pense juste y retourner pour constater ou non l'évolution du fond de la rivière suite aux épandages qui se font encore actuellement.

Je vous laisse avec une vidéo en compagnie de ces merveilles de la nature sauvage.

mercredi 22 janvier 2020

Toujours y croire !

Et pourtant, j'ai eu de nombreuses fois des passages à vide en pensant qu'il n'y avait pas d'issue. C'est toujours un peu le cas, car je pense toujours que la montée en température lors des prochaines années que cela soit dans l'air comme dans l'eau reste malheureusement d'actualité.

D'un autre côté, les truites sauvages de la rivière d'Ain me surprendront toujours. Ces animaux sont phénoménaux. Leur envie de survivre est hors normes ! Malgré tous les maux qui touchent leur habitat, ces truites continuent à nager dans les eaux de nos rivières jurassiennes avec vaillance. Vous l'aurez compris, au fond de moi, je sais que l'issue est inéluctable au rythme où ça va, mais malgré ce sentiment, j'ai envie d'y croire quand même car ces truites sauvages méritent tout simplement qu'on croit en elles !

Les truites sauvages de la rivière d'Ain doivent en grande partie "le maintien" des populations à leur formidable pouvoir d'adaptation et aussi, un tout petit peu aux quelques fous qui se battent pour les protéger des prélèvements irraisonnés. Car si on regarde un peu dans le rétroviseur, la rivière d'Ain est bien seule dans ce combat.

  • Un contrat de rivière devait voir le jour il y a quelques années. Le projet était bien avancé. Il portait en lui de nombreux espoirs de faire remonter au grand jour et aux élus les problématiques existantes sur cette rivière. Finalement, il est tombé aux oubliettes par je ne sais quel tour de passe-passe.
  • Des parcours No Kill ont été retirés du linéaire contre toutes logiques. Le plus récent en date, celui de Sirod en amont de la rivière d'Ain. Mais il est bon de rappeler que près de 7 kilomètres ont sauté entre Châtillon et l'aval de Montigny/Ain il y a quelques années. Un des parcours les plus faiblement peuplé de la rivière où à ce jour, chaque pêcheur est en droit de garder 3 truites/jour, une aberration ! Les prélèvements ont été de nouveau autorisés sur ces 7 bornes malgré une pêche électrique effectuée annuellement (sur Châtillon) donnant des résultats plus que médiocres. À se poser des questions sur l'utilité de ces pêches quand on voit cela.
  • Le plus aberrant, c'est que sur le linéaire cité plus haut, des rempoissonnements sont réalisés chaque année avec du poisson de pisciculture. Donc je résume si vous le voulez bien, on retire un No Kill de 7 kilomètres afin de pouvoir à nouveau prélever les poissons sauvages mais on remet des poissons de foire parce qu'il y en a plus assez ! Vous suivez ? Moi non ! Pour les chiffres, c'est 2 tonnes de poissons adultes (arc et fario) + 20 000 alevins. Et tout cela au milieu des poissons sauvages avec les risques que cela engendre. Au mieux, une concurrence alimentaire qui n'est pas une bonne chose avec la pénurie d'insectes par exemple, au pire un croisement génétique. Tellement triste comme situation car il en reste des poissons sauvages ! Voir la vidéo ci-dessous. J'en ai mal au ventre de ces mauvaises décisions et de ce laisser-faire !
  • Des systèmes d'épuration parfois défaillants. Des rejets connus non raccordés. Des poursuites en justice ont donné choux-blanc à chaque fois. Aucun résultat dans les tribunaux comme sur le terrain. Comme si de rien n'était au final. Pour information, tous les rejets filmés pour mon DVD à l'époque existent encore à ce jour. Tous !
  • Autour de 25 ans de fermeture de la pêche de l'ombre commun par arrêté préfectoral. Les populations n'évoluent pas. Les réponses aux questions sont absentes. Les actions pour faire évoluer les choses également. C'est devenu tellement la norme qu'on fini par l'oublier, mais c'est tout sauf normal comme situation !

Alors merci aux deux AAPPMA de la rivière d'Ain (Champagnole et Crotenay) de prendre conscience de la situation en mettant des linéaires protégés supplémentaires. Merci de prendre conscience que nous sommes seuls pour agir et que nous n'avons finalement que ce levier unique pour le faire. Celui du prélèvement. Que les grincheux le veuillent ou non. À ce jour, il n'y a que ça à faire puisque rien n'est fait dans les autres domaines.

Je vous dis tout ça parce que le potentiel existe encore en 2020 malgré tout. Rien à voir avec les populations de l'époque, bien entendu, mais les truites sauvages sont là, elles sont autonomes, elles se reproduisent. Il faut juste avoir conscience qu'elles sont peu nombreuses et qu'il faut les protéger. Pour cela, il faut passer du temps au bord de l'eau, 40 années de pêche ou une bardée de diplômes ne suffisent pas, c'est le vécu sur les berges de la rivière et les centaines d'heures d'observation qui comptent, rien d'autre. C'est avec ce vécu, comme par exemple un suivi des frayères chaque année, qui fait que l'on sait de quoi on parle. En tous les cas à mes yeux.

Alors croyez-y, motivez tous les pêcheurs autour de vous à comprendre que chaque poisson sauvage de cette rivière est important, motivez-vous pour les futures élections d'AAPPMA à l'automne pour améliorer la situation car elle peut l'être encore !

Bon visionnage de ma dernière vidéo où des scènes ont été filmées sur le parcours public. Linéaire où les gestionnaires pensent qu'il faut remettre des poissons adultes pour aider à la reproduction. Quand on voit ces images...On a envie de pleurer en pensant à ça. Dans cette vidéo, à partir de 1'10", il y a une scène avec une femelle au centre qui est protégée par un mâle dominant. J'estime la femelle à 40 centimètres...Je vous laisse deviner la taille du mâle et du coup je fais un petit clin d’œil à tous les instruits qui pensent que les grosses ne se reproduisent plus ! Observez, apprenez !

Cliquez sur HD pour une meilleure image.

Frai truites 2019 - Jura from Nicolas Germain Fly Shop on Vimeo.

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