Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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dimanche 11 juillet 2021

Des nouvelles de la Bienne.

Vu sur la page Facebook de la Fédération de pêche du Jura, je me fais ici le relai d'un message important au sujet de la Bienne. Sachant que vous êtes nombreux à ne pas lire les réseaux sociaux, voici donc un copier/coller du message de notre Fédération départemantale :

Dans la continuité du travail débuté à l’aune des épisodes de surmortalité piscicole qui ont touché la Bienne dès 2010 et suite aux Assises pour la Bienne qui se sont déroulées sous l’égide de l’Etat en mars 2019 à Prémanon, le PNRHJ et ses partenaires ont souhaité étudier une hypothèse jusqu’alors inexplorée : celle de la remobilisation par la rivières de pollutions anciennes.
L’étude, dont vous trouverez le rapport synthétique ci-après, a été réalisée par Coopétic-Recherche, Institut Anthropo-Crisis, lors de suivis sur 7 stations réparties entre Morez et Dortan pendant la période 2018-2020. Ce travail a, entre autre, été financé par la FNPF et la Fédération de Pêche du Jura.
Des centaines d’échantillons ont été prélevés dans l’eau et les sédiments des berges de la rivière. Ces milliers de données ont permis de déterminer :
  • Qu'il existe des stocks de polluants au niveau des sédiments des berges, hérités des activités industrielles anciennes, et remobilisés par la rivière au gré des crues, et ayant un impact sur les organismes aquatiques ;
  • Que des rejets actuels sont aussi à l’origine de la présence de substances toxiques dans l’eau de la Bienne, dont l’effet sur les organismes aquatiques est également fort, notamment pendant les périodes d’étiage.
La situation de la Bienne est grave mais des solutions peuvent être mises en œuvre pour limiter l’effet de ces pollutions :
=>conserver la biodiversité sur les portions encore préservées
=>restaurer un bon fonctionnement hydro-sédimentaire de la rivière
=>diminuer les rejets actuels de substances toxiques
=>poursuivre l’amélioration de la connaissance, notamment au niveau des sources diffuses.
  •  Le travail ne s’arrête pas là, vous l’aurez bien compris, et l’ensemble des acteurs impliqués dans la préservation du patrimoine naturel que constitue la Bienne restent mobilisés dans le seul but d’améliorer la qualité des eaux de ce fleuron du patrimoine jurassien.
Notre Fédération et les deux AAPPMA du bassin de la Bienne, L'AAPPMA de la Biennoise et la Société de Pêche du Haut-Jura saluent le remarquable travail effectué par l’ensemble des intervenants et remercient tous les pêcheurs qui témoignent de l’intérêt à ce projet
 
Pour en savoir plus, je vous invite à découvrir le document ci-dessous. Bonne lecture.

mercredi 7 juillet 2021

David Grimardias, photographe talentueux.

Nous partons au travers ce billet à la découverte d'un photographe extrêmement talentueux. Mon invité, David Grimardias, est de plus passionné du monde halieutique. Si vous êtes en autres professionnels de la pêche, sachez qu'il est possible de s'attacher ses services. Bonne lecture. 

Nicolas : Salut David, très heureux de te recevoir sur mon blog. Peux-tu nous faire une petite présentation s’il plait ?

David : Bonjour Nicolas, et tout d’abord un immense merci de mettre en avant mon travail sur ton blog. C’est un grand honneur pour moi !

En quelques mots, vu que nous allons approfondir tout ça par la suite, je suis un amoureux des cours d’eau et des poissons qui les peuplent. « Amoureux de la nature » dans son ensemble pourrait être plus exact, mais les rivières ont toujours su attiser en moi un feu particulier (je sais que ça peut sembler paradoxal en parlant d’eau). Que ce soit par mes deux professions ou ma passion halieutique, c’est véritablement un écosystème dans lequel j’aime plonger et me perdre.
Dans le but de la protéger, j’en ai fait mon métier en tant qu’hydrobiologiste. Mais en tant que Photographe, j’ai également l’occasion de parler de Nature au public et aux enfants par l’intermédiaire de deux associations dont je suis membre : « Photographes pour la Préservation de la Nature » et « Géniale Nature ».

Et je suis en outre nouveau quadragénaire, fier mari d’une femme formidable et papa comblé d’une merveilleuse petite fille.

David, mon invité du jour.

Nicolas : Je t’ai invité pour parler avant tout de ton site internet que je trouve exceptionnel. Mais ce n’est pas tous les jours que je reçois un Docteur en écologie des populations piscicoles et écologie comportementale. Peux-tu nous en dire plus ?

David : Merci Nicolas pour ces mots à propos de mon site ; ça me touche beaucoup. Il est le fruit d’une longue réflexion et de passages par différentes versions au fil des années mais dont je n’étais jamais satisfait. Je suis très heureux d’avoir enfin en ligne un site qui me correspond mieux, qui me plait vraiment et reflète enfin mon travail photographique.

Mon métier principal n’est en effet pas lié directement à la photo, mais aux rivières et aux poissons. J’ai le titre universitaire de docteur en écologie des populations et écologie comportementale. En des termes plus simples (si j’ose dire), je suis un hydrobiologiste spécialisé dans le comportement des poissons d’eau douce et leur milieu de vie… Ou comme le dit adorablement ma fille de 5 ans, je suis « docteur des poissons » !

Cette activité principale, depuis maintenant 16 ans, me permet d’étudier et de protéger les poissons de rivière, comme le saumon, la truite, l’ombre commun, mais aussi des cyprinidés comme le barbeau ou le chevaine. Avec mon cursus et mon expérience, je suis actuellement plus spécialisé dans les impacts de l’hydroélectricité sur les populations piscicoles : évaluation du franchissement des barrages par les poissons (une passe est-elle réellement efficace ou pas ?), impacts des gestions sédimentaires (c’est à dire des vidanges et curages, etc.) et évaluations des peuplements et biomasses piscicoles dans les retenues. Je travaille dans un institut de recherche au sein d’une école d’ingénieur de Genève. Cela me permet non seulement de faire de la recherche appliquée, c’est-à-dire résoudre des problèmes réels auxquels sont confrontés les gestionnaires et exploitants, mais aussi de former nos étudiants : les gestionnaires et acteurs de l’environnement de demain !
Après un doctorat en recherche plus fondamentale, mon métier m’a entraîné vers la recherche appliquée. Beaucoup plus proche des problèmes actuels de nos rivières, celle-ci m’a permis de côtoyer beaucoup d’acteurs de l’environnement et du monde de la pêche, auprès de qui j’ai beaucoup appris… et avec qui j’apprends toujours !

Nicolas : Parmi tes passions il y a donc la photographie. Comment cela t’es venu et depuis combien de temps pratiques-tu ?

David : Tout comme la pêche, que m’a transmis feu mon grand-père, la photographie est aussi une histoire de famille. C’est mon père qui m’a initié à cet « art », et m’a transmis mon premier appareil digne de ce nom.

C’est une passion que je pratique depuis plus de 15 ans et comme pour mon métier (rien n’arrive par hasard…), mon premier amour photographique a été Dame Nature. Puis j’ai petit à petit découvert de nouveaux domaines, comme la photographie de pêche à la mouche qui associe mes deux passions, ou la création de souvenirs avec ce qu’on appelle la photographie « Life », témoignage de nos vies de famille, avec une place particulière pour nos animaux de compagnie (dans le style « lifestyle » et avec lumières naturelles).

Nicolas : Tu as fini par en faire un métier. Quels sont les services que tu proposes ?

David : J’ai eu la chance d’avoir des proches qui m’ont permis de beaucoup voyager, de longuement côtoyer de grands photographes de nature qui m’ont beaucoup appris. J’y ai acquis des techniques assez poussées et ai pu réaliser des clichés qui ont été primés dans un grand festival dédié à la photo de nature.

De la photographie de nature, j’ai vraiment gardé l’amour des belles images, des belles compositions et lumières, pour mettre en avant mon sujet dans son élément, toujours dans une démarche artistique.

Avec la demande croissante de tirages photographiques et de reportages photo, j’ai décidé en 2018 de créer une activité professionnelle d’auteur photographe.
Les principales activités et services que je propose sont tout d’abord la vente de « tirage d’art » à partir d’images issues de ma production personnelle ou réalisées en collaboration avec le client. J’ai d’ailleurs en projet d’ouvrir sous peu une galerie de vente en ligne pour ces tirages sur mon site.

Je propose également la cession de droits de mes images pour des fins de communication (associative, éducative ou commerciale), qu’il s’agisse d’images issues de ma production personnelle ou d’une commande spécifique.

L'image d'accueil du site de David.

Nicolas : J’insiste sur un sujet puisque tu proposes donc tes services spécialement dans le domaine de la pêche à la mouche étant toi-même moucheur depuis de nombreuses années. Profites-en pour mettre en avant ton travail si des marques nous lisent !

David : Quand on a pour passion une activité comme la pêche à la mouche, probablement la plus artistique et visuelle du monde halieutique (NDLR : s’imaginer le déploiement de la soie au petit matin sur une rivière brumeuse… voilà, vous y êtes), il aurait été dommage de ne pas la photographier !

C’est donc naturellement que je me suis pas à pas tourné vers cette spécialisation. Il y a tout d’abord la démarche artistique par la collaboration avec des pêcheurs de tous horizons que j’ai la chance de rencontrer petit à petit par les réseaux sociaux ou mon réseau professionnel. Je peux ainsi expérimenter des cadrages, des situations mais parfois aussi des images que j’avais en tête initialement et que ces pêcheurs m’ont permis de réaliser, voire d’améliorer par leurs propres apports... Il y en aurait pas mal à citer, mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir une pensée particulière pour un fabuleux pêcheur qui est devenu un véritable ami et dont le partage n’a d’égal que ses bons petits plats au bord de la rivière (il se reconnaîtra !).

Ma passion pour les belles lumières, la mise en avant du beau geste et l’immersion du sujet dans son environnement sont les compétences que je propose aujourd’hui aux professionnels de la PALM. Tout d’abord aux guides et moniteurs qui souhaiteraient communiquer efficacement sur leurs activités (quoi de mieux que de belles photos pour donner envie de les accompagner ?), mais aussi aux monteurs, gérant de magasins, associations de pêche et écoles, etc. Pour les marques de matériel de pêche, la mise en avant du matériel en pleine action est également un must.
Mais mes activités peuvent me conduire vers tout professionnel de la nature, que ce soient des associations d’éducation à l’environnement, des accompagnateurs en montagne, jusqu’aux sociétés d’aviation (j’ai toujours eu un petit faible pour ce qui vole !).

Nicolas : Peux-tu nous faire une petite sélection légendée de 5 de tes clichés préférés quel que soit le domaine, merci.

David : Toujours difficile de sélectionner des clichés « préférés » parmi toute ma photothèque… Je te propose cinq « images » qui sont parmi les plus importantes dans ma vie de photographe : les plus chargées d’histoire et d’émotion.

Je vais commencer non pas par une image, mais par une série de 4 :
Il s’agit d’une « image » que j’ai longtemps imaginé lors de mes voyages en Afrique, qui a su se faire attendre (je l’ai réalisée lors de mon dernier séjour au pays des grands félins), mais dont je suis assez fier vu qu’elle a été primée au Festival international de la Photo Animalière et de Nature de Montier-en-Der. Évidemment, on y trouve déjà l’eau comme élément omniprésent : car c’est bien l’eau qui a engendré ce comportement chez ce lion. J’aime énormément retranscrire le mouvement par ce média qui en théorie est plutôt censé figer un instant.

Parce que nous sommes sur ton blog, difficile de ne pas sélectionner des images de pêche. La seconde est une photo pas mal post-traitée j’en conviens, d’une magnifique bête capturée par un pêcheur non moins exceptionnel, lors d’un voyage de pêche que j’ai couvert photographiquement. J’aime cette image car elle illustre à merveille la beauté de ces poissons, mais aussi le comportement exemplaire envers le poisson capturé en le gardant dans l’eau et en lui offrant tout le respect qui lui est dû :

La troisième image est propre à ma passion des rivières, même sans pêcheur. C’est un magnifique cours d’eau qui coule au pied de chez moi. Cet aspect laiteux du mouvement de l’eau est obtenu grâce à une pose longue, avec une exposition de plusieurs secondes. Elles m’ont toujours attiré et j’aime les réaliser quand je me promène au bord de rivières sans matériel de pêche. C’était notre premier hiver dans cette vallée : je suis tombé amoureux de cette rivière ce jour-là.

La quatrième image, c’est une ambiance… Avec toujours cet ami fin pêcheur auquel j’ai fait référence plus tôt, nous avons comme projet de réaliser un petit film, non pas seulement de pêche, mais pour raconter une histoire : son histoire, qui m’a beaucoup touché. Il m’a ouvert les portes de son paradis pour cela, et y entrer fut un immense honneur, un rare bonheur et source d’une étrange sérénité. Alors que nous préparions le script du film, il m’a montré une image dont je suis tombé amoureux, et que je me suis mis en tête de réadapter à ma sauce pour réaliser « l’affiche » de ce film. En voici le résultat !

La dernière photo, c’est toujours la plus difficile à choisir, parce qu’en isoler une cinquième et dernière est quasiment mission impossible après 15 ans de pratique photo… Mais celle qui me vient à l’esprit en ce moment, c’est celle-ci. L’image d’un merveilleux chien que j’ai rencontré en même temps que mon épouse, qui a accompagné et illuminé toute notre vie de famille, et qui nous a quitté très récemment. On dit de nos vies amoureuses qu’on n’aura dans notre vie qu’une seule âme sœur, qu’un seul « partenaire d’une vie ». Ce chien a été « le chien d’une vie ». Il m’a permis d’apprendre beaucoup tant sur les chiens que sur leur photographie. Alors je lui dédie la dernière image de cette sélection.

Nicolas : Merci David pour la présentation de ton site. Je te souhaite pleine réussite et au plaisir de te croiser.

David : Un immense merci à toi pour l’intérêt que tu portes à mon travail, et pour cette mise en avant sur ton blog.  Au plaisir de lire encore longtemps tes mots sur ton blog ou ailleurs !

Pour tous renseignements, le site internet de David => David Grimardias

dimanche 4 juillet 2021

Dossier Comté sur France Inter

Le Comté fait de plus en plus parler de lui, et pas qu'en bien malheureusement. Ne nous trompons pas, c'est bien l'intensification de sa production qui doit être montrée du doigt et non pas le fromage en lui-même. La Franche-Comté n'a pas la surface de sol pour nourrir de Comté la terre entière. Il n'y avait pas autant de problème avant que les tonnages explosent et que le fumier laisse sa place au lisier.

France Inter a diffusé une émission ce matin sur le sujet assez complète avec tous les acteurs. La prise de conscience est lente mais présente. Le travail doit continuer, doit s'intensifier pour améliorer les choses. Vous avez la possibilité de réentendre toute l'émission en suivant ce lien => Le Comté, un modèle de production en question.

Le nouveau conseil d'administration de la Fédération de Pêche du Jura tout nouvellement élu n'a pas perdu de temps sur le sujet. Le dialogue est renoué avec les agriculteurs et l'on peut souhaiter un avenir où tous les acteurs travailleront ensemble pour le bien être de nos rivières et donc des citoyens franc-comtois !

Article du Jura agricole de la semaine passée.

mercredi 30 juin 2021

Communication mode années 80 !

Je pensais ne plus voir ce genre d'article dans le journal local...Il faut croire que c'est toujours vendeur !

Je n'ai aucune leçon à donner à ce pêcheur sur le fait qu'il ait gardé sa truite ou non, ce n'est pas le sujet de ce billet. Il était dans son droit puisqu'il pratiquait hors parcours no-kill. Mais comment peut-on encore envoyer à la presse ou faire publier une telle photo ? Quel est le but ? Je m'interroge sincèrement !

À l'heure où les rivières franc-comtoises se meurent, à l'heure où les densités de poissons sauvages s'amenuisent plus vite que la vitesse du son, c'est totalement à contre-courant me semble t-il. Sans parler que cette photo remportera certainement la médaille d'or de la laideur.

Quelle misère...

Source Le Progrès (29/06/2021)

vendredi 25 juin 2021

Qualité des eaux de baignade - Jura 2021

J'ai mis un titre à cet article de façon à ce qu'il soit accroché par Google de la même manière que les autres papiers sur le sujet. Ainsi, peut-être que les internautes à la recherche d'informations sur les eaux de baignades jurassiennes passeront par là pour avoir un complément qui me semble nécessaire.

Depuis quelques jours, les médias locaux se font le relai de l'ARS sur la qualité des eaux de baignade de notre département. Aussi surprenant que cela puisse paraitre pour celui qui se promène de temps en temps au bord de l'eau, plus de 80% des sites sont classés " qualité excellente", soit le plus haut classement du barème.

Alors je ne connais parfaitement tout le Jura, mais je sais par exemple que sur la rivière Loue les truites et les ombres crèvent par centaines depuis des mois et encore actuellement. Comment peut-on communiquer sur une qualité d'eau excellente alors qu'elle devenue un véritable poison pour la survie de ses habitants dont les truites ?? Le jour où nous ne pourront plus respirer dehors on nous dira aussi que ce n'est pas la qualité de l'air qui est en cause ?

Sur la Loue, les poissons crèvent, mais la qualité de l'eau est donnée excellente !

Même chanson sur la rivière d'Ain puisque les zones de baignades sur Vouglans sont bien entendues de top qualité ! Vouglans, c'est bien ce lac de barrage qui est alimenté par la rivière d'Ain ? Rivière où je passe ma vie et qui est régulièrement souillée par l'activité humaine ? Je connais des dizaines de rejets d'égouts défaillants ou même non raccordés. Sans vouloir alarmer les futurs baigneurs, je souhaite juste qu'ils connaissent la vérité. L'eau ne peut pas être de bonne qualité quand on voit tout ce qui se jette dedans enfin.

Exemple de rejet d'égout dans la rivière d'Ain avant d'arriver dans Vouglans.

 

Assez consternant quand même quand on connait la réalité de terrain et qu'on voit ce genre de communication où tout semble être parfait à en croire la carte globale. Si on nous prend pour des imbéciles de la même façon sur les autres sujets, on est pas sorti le cul des ronces !

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