Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
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lundi 2 mars 2020

Le genre de retour qui motive !

J'ai cette chance d'avoir de multiples retours de mes clients sur les produits que je commercialise . J'en fais d'ailleurs rarement des articles. Je partage plus volontiers les nombreuses photos que je reçois sur la page Facebook dédiée à ma boutique. Je fais aujourd'hui une exception avec Thomas car c'est aussi une façon pour moi de vous parler de ce jeune homme talentueux. Ce pêcheur nous vient tout droit du Béarn, mais il vagabonde de temps à autres là où le vent le mène...Et c'est en général vers des destinations où la pêche à vue est reine.

Thomas a découvert mes bas de ligne il y a quelques années déjà. Il est resté fidèle depuis à ce produit bien spécifique mais avec sa formule (longueur) toute personnelle. C'est l'avantage de ce service à la carte qui est proposé. Je pense sans trop me tromper que son dernier séjour au pays du long nuage blanc ne va pas lui faire changer d'avis.

En témoigne cette fabuleuse truite de 7 kilos pour 77 centimètres. Ce poisson a été capturé à l'aide du bas de ligne du Fly Shop ainsi qu'avec une cuivre sur hameçon de 18 ! Une truite exceptionnelle. On ne peut que dire un grand bravo au pêcheur.

Quel poisson !

Quelques truites prises par Thomas...

Pour le poisson suivant, je vous livre le message brut de Thomas qui accompagnait la photo ci-dessous :
Alors là, je peux te remercier pour les bas de ligne. Je n'ai jamais eu un combat aussi intense !!!! Pour te dire, à la fin du combat, le bas de ligne je l'ai jeté tellement la truite m'a fait frotter les cailloux etc...C'était dingue. En plus de l'élasticité, la résistance à l'abrasion est incroyable !!! Celle-ci, je te la dois entièrement !!! Je savais que ça tenait le coup, mais alors là...Je n'en reviens toujours pas !!! 2 ou 3 fois obligé de tirer à l'horizontal de toutes mes forces pour la sortir de sous les cailloux, le nombre de tours autour de gros blocs et arbres immergés, je ne les compte même pas....Dingo !

Thomas est guide de pêche. Son avis est d'autant plus important à mes yeux. Cela valide mon travail et mes choix.

Thomas est aussi un fan de la cuivre !

Lors de son dernier séjour, Thomas a offert un bas de ligne de ma réalisation à Kriss Stravs lui aussi guide de pêche. Kriss ne connaissait pas du tout mes bas de ligne. Il a posté cette légende sur sa page pour présenter ce poisson venu tout droit de l'espace !

For presentation i use leader from Nicolas Germain Fly Shop wich was gifted to me from Thomas Barrand. Best thing ever for sight fishing.

Je connais parfaitement les qualités de mes bas de ligne pour les utiliser depuis plus de 30 ans, mais cela fait très plaisir de voir qu'ils surprennent encore et ce même à mille lieux de mon petit village.

Merci Thomas pour ton avis d'expert et pour faire découvrir mon travail autour de toi ! Bonne saison auprès des panthères du Béarn !

Pour contacter Thomas.

jeudi 27 février 2020

Zoom sur une AAPPMA: Verdon-Colostre.

Aujourd'hui je vous propose de partir à la découverte d'une AAPPMA très dynamique dans le Sud-Est de notre pays. Partons sur le Verdon si vous le voulez bien avec son président que vous connaissez peut-être pour ces articles et livres sur la pêche à la mouche, Jean-Christian Michel.

-Présentation de l’AAPPMA Verdon-Colostre, ses actions et ses projets.

Bonjour Nicolas. L’aappma Verdon-Colostre est située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, sur le cours terminal du Verdon. Quand celui-ci arrive sur notre territoire de gestion il a déjà parcouru près de 120 kilomètres et traversé trois grands barrages (Castillon, Chaudanne, Sainte-Croix). Il lui reste encore 45 kilomètres à parcourir. Sur ce secteur terminal, le Verdon est parfois limitrophe avec le département du Var. L’aappma Verdon-Colostre gère 60% du lac de Montpezat-Quinson (150 hectares) et 80% du lac d’Esparron-de-Verdon (328 hectares). Ces lacs de seconde catégorie piscicole sont le résultat de l’ennoiement des gorges et vallées du Bas-Verdon à partir de la seconde moitié du vingtième siècle. On y pêchait la truite fario et on y voyait des aprons dans des décors de gorges uniques…Aujourd’hui c’est plutôt pédalos, perches, gardons et brochets ! Ainsi va le monde.

En aval du lac d’Esparron-de-Verdon, la rivière ressuscite pendant une petite quinzaine de kilomètres avant de rejoindre les eaux de la Durance. Sur cette portion, l’aappma Verdon-Colostre gère huit kilomètres sur le Verdon vivant en amont et en aval de la station thermale de Gréoux-les-bains. La rivière traverse ensuite les départements du Var et des Bouches-du-Rhône pendant 7 kilomètres avant de terminer son cours.

Situé en rive droite du Verdon, le Colostre est notre plus important affluent de première catégorie. Long de 36 kilomètres, il rejoint le Verdon en amont de la station thermale de Gréoux-les-Bains. Nous gérons également plusieurs ruisseaux et leurs chevelus  ( « adoux », en provençal) dont le linéaire cumulé atteint une cinquantaine de kilomètres. Notre territoire de pêche s’étend sur neuf communes au total. Lacs, rivière, ruisseaux : nous gérons donc des masses d’eau très différentes (de 50 mètres à 5 cm de profondeur !) Et si nous on ajoutons à cela la prise en compte de l’artificialisation des masses d’eau et les altérations anthropiques, tu comprendras que nous ne gérons pas les territoires d’une seule pêche et d’une seule catégorie de pêcheurs… pas facile de contenter tout le monde ! Le Colostre et le Verdon sont en gestion patrimoniale stricte afin de préserver la reproduction de nos superbes truites méditerranéennes mais sur certains plans d’eau nous « bassinons » de la truite arc-en-ciel… Les mentalités évoluent mais nous ne nous adressons ni à un seul public ni à un seul contexte piscicole… Ce serait plus confortable pour nous mais ce n’est pas le cas et nous tentons d’intégrer au mieux cette complexité ! Notre but est que toutes les catégories disparates de pêcheurs que nous touchons se fédèrent en faveur de la cause de la protection des milieux aquatiques.

-Côté gestion et actions, que faisons-nous ?

Commençons par le Verdon sur sa portion où il est encore une rivière : notre première action de gestion a été de porter la taille légale de capture de la truite fario à 30 cm (elle était à 23cm) en commun avec l’aappma voisine ainsi que d’interdire la pêche en marchant dans l’eau jusqu’au 31 avril. Ces deux mesures ont été prises par arrêtés inter-préfectoraux. Je ne me suis pas fait que des amis mais aujourd’hui l’interdiction de marcher dans l’eau est entrée dans les mœurs et même les scientifiques abondent dans notre sens.

Parlons des actions de restauration : depuis une dizaine d’année l’aappma Verdon-Colostre et la Fédération de Pêche des Alpes-de-Haute-Provence portent un projet de diversification des habitats du Bas-Verdon dont nous sommes à l’origine. Tout ceci est parti de ce que j’avais observé à Goumois autour du plat de la Verrerie et d’une discussion entre copains…voilà comment essaiment les idées de l’Est au Sud ! Nous avons commencé à élaborer notre projet alors que nous n’étions pas encore à la tête de l’aappma. Nos réunions se déroulaient dans l’ancienne école de Saint-Martin-de-Brômes, non loin du Colostre. Nous étions une poignée de pêcheurs amis des superbes truites du Verdon et nous voulions faire évoluer la gestion dans le sens d’une meilleure préservation de ces superbes truites sauvages. Peu à peu les choses se sont faites : nous avons pris la présidence de l’aappma et appris peu à nous familiariser avec la gestion des milieux aquatiques et la politiques de l’eau française. Ce fut long mais nous avons fait ce que nous avons voulu. Nous avons mis en place une gestion patrimoniale partout où la reproduction des truites sauvages se fait correctement. Nous n’alevinons plus le Colostre et le Verdon. Nous avons procédé à de nombreux aménagements afin d’améliorer la capacité d’accueil de la rivière. Des secteurs où les poissons adultes étaient absents accueillent aujourd’hui de superbes truites. Tout n’est pas rose mais les choses ont évolué dans le bon sens. Nous avons introduit des rochers, créé des berges creuses, implanté des ouvrages en génie végétal, réalisé des tests de recharge sédimentaire (le Verdon en aval du barrage est en déficit). Actuellement un suivi scientifique effectué sur trois ans par la Fédération de pêche des Alpes-de-Haute-Provence est en cours et les premiers résultats sont très positifs. (Merci à nos techniciens et à notre FD !)

-Nous avons beaucoup d’autres projets.

Depuis plusieurs années je fais mon possible auprès du SAGE Verdon (je suis le représentant de la Fédé 04) afin que l’impact des éclusées EDF sur les poissons et les invertébrés soit étudié et je tente de militer pour la prise en compte de la problématique sédimentaire. Une importante étude pilotée par le PNRV et la FD04 a été menée en 2018-2019, j’espère qu’elle va aboutir à l’élaboration de projets sérieux dans les années à venir sur les communes de Castellane et de Gréoux-les-Bains.

L’AAPPMA Verdon-Colostre accompagne à son échelle la politique de rétablissement des continuités écologiques menée par les services de l’État que ce soit sur le Colostre ou le Verdon. La pièce centrale du rétablissement des continuités sera l’arasement du seuil de Gréoux-les-Bains sur le Verdon en 2021. Ce seuil haut de 6 mètres à été « offert » aux riverains du Verdon dans les années soixante en compensation de l’assèchement du lit du Verdon à cette époque d’avant la première loi sur l’eau ou la notion de débit réservé n’existait pas… Un boudin en béton et caoutchouc en travers d’un joyau écologique comme le Verdon : quelle horreur ! La rivière y stagne et s’échauffe sur près d’un kilomètre et les truitelles nées sur les frayères de l’amont ne peuvent pas dévaler. De plus cet ouvrage constitue un danger pour le lotissement situé en rive droite. Nous faisons confiance aux services de l’État mais nous ne manquerons pas de porter le dossier devant les tribunaux si l’affaire traine trop. Il y aurait également à dire sur la STEP de Gréoux-les-Bains, ville membre de la Chaîne Thermale du Soleil, troisième station thermale de France (40 000 curistes par ans) et qui ne respecte pas les exigences de qualité des eaux du Verdon approuvée par le Préfet (SAGE Verdon, paramètre NH4 : valeurs neuf fois au-dessus de la valeur maxi en 2019). C’est très dommage. Le Verdon en aval de Gréoux mérite mieux que ça. Mettre des libellules sur un panneau « ville nature », c’est facile… mais sur le long terme je crois qu’il n’est pas très prudent de prendre les curistes pour des idiots. Le thermalisme et le tourisme doivent apprendre à devenir durables en aval de Gréoux-les-Bains.

-Quelques mots sur le Colostre.

Cette rivière fait actuellement l’objet d’un projet de restauration hydromorphologique porté par le Parc Naturel Régional du Verdon. Nous en attendons beaucoup car le Colostre était le poumon halieutique du sud de notre département : cette rivière ne produit pas beaucoup de gros sujets mais elle était très poissonneuse par le passé. En 2019 la Fédé 04 a réalisé une étude pour comprendre le phénomène de concrétions calcaire qui fige le lit de la rivière. 2020 verra la mise en place d’un chantier d’enlèvement des embâcles. Notre aappma conduit un projet de restauration des adoux du Colostre, ces petits affluents où les truites remontent frayer sont au nombre d’une dizaine et ils sont tous en assez mauvais état. En 2020 nous allons commencer par restaurer le ruisseau du Pontet à Saint-Martin-de-Brômes, capitale historique de notre aappma qui par le passé se nommait « La gaule saint-martinoise ». Dans le paysage local, ce village, ses habitants et sa municipalité sont un bonheur pour les pêcheurs comme nous ! Dans ce village au moins tout nos dossiers reçoivent un franc soutien !

-Parlons no-kill maintenant.

Il existe un parcours No-kill sur le Verdon en amont de Gréoux-les-Bains : mis en place par mon prédécesseur et allongé sur sa partie des Alpes-de-Haute-Provence par la suite, il mesure désormais 3400 mètres. Le no-kill n’est pas une solution miracle mais un choix de gestion. Nous avons des suivis assez précis des peuplements sur ce parcours. La biomasse n’a pas beaucoup évolué en revanche nous avons 5 fois plus de poissons dont la taille est supérieure à 30 cm. La pêche y est difficile mais les poissons sont beaux !

Nous travaillons depuis une dizaine d’année sur la problématique gestion patrimoniale et restauration des milieux aquatique, je crois que nous avons jeté des bases qui commencent déjà à porter leurs fruits dans la rivière et dans les mentalités. Nous allons donc poursuivre dans cette direction pour les années à venir.

Nous élaborons depuis quelques temps un autre gros projet qui concerne les lacs artificiels d’Esparron-de-Verdon et de Montpezat-Quinson. La rupture des continuités écologiques fait que depuis un demi-siècle les peuplements salmonicoles ont presque totalement disparu sur ces lacs. La pêche des carnassiers et des poissons blancs y est intéressante mais nous trouvons dommage de ne pas exploiter la zone pélagique et profonde de ces plans d’eau. Nos lacs contiennent suffisamment l’oxygène dissous sur toute la colonne d’eau et la température au fond de ces lacs se situe entre 12 et 14 degrés même en été. Une étude destinée à connaître la richesse en zooplancton est en cours et les premiers résultats semblent indiquer que les peuplements sont satisfaisants. Nous avons donc lancé une réflexion sur l’implantation de salmonidés lacustres (corégone, omble chevalier, truite fario). Nous allons mettre en place un dispositif de pacage lacustre en 2020. Il s’agit de cages immergées où sont introduits des alevins. Les juvéniles sont nourris par le phytoplancton et le zooplancton du lac attiré par un dispositif d’éclairage nocturne. Des salmonidés dans les lacs du Bas-Verdon ?  A suivre !

-Pour finir que dire aux pêcheurs ?

D’abord les convaincre de ne pas se tromper de cible. Le vrai combat à mon sens n’est pas de monter les pêcheurs les uns contre les autres mais de les fédérer afin de construire un message politique audible. Sortons la pêche française de son nombrilisme !  Tout est politique : les problèmes comme les solutions. Restaurer les milieux aquatiques, c’est super… mais cette action est un coup d’épée dans l’eau si elle n’est pas relayée politiquement dans le temps. La temporalité politique est électorale. Elle relève du court et du moyen terme alors qu’une action efficace pour restaurer la biodiversité de ce pays demande de se préoccuper du long terme. Mon constat est un peu amer : nos élus n’ont pas toujours (euphémisme...) une conscience environnementale très développée. Nous devons leur rappeler en permanence que l’eau est un bien commun de la nation. Dans certaines régions les rivières sont un trésor mais chez-moi elle sont plutôt considérée comme une part maudite dont on pense seulement à se protéger… J’ai peur que la mise en œuvre de la nouvelle compétence GEMAPI se fasse surtout au profit de la prévention du risque inondation et au détriment des milieux aquatiques ! A nous d’être vigilants et de montrer la beauté de nos cours d’eau à nos concitoyens afin que les milieux aquatiques soient considérés comme un atout à valoriser. Nous devons apprendre à nos élus et à nos concitoyens que vivre au bord de l’eau c’est vivre heureux.

Le site internet de l'AAPPMA => Verdon Colostre

 

dimanche 23 février 2020

Travaux, No-Kill, sentinelles...Le bien-être de la rivière d'Ain est notre priorité.

Vendredi soir s'est déroulée notre assemblée générale. Très heureux car pour notre petite AAPPMA d'à peine 130 sociétaires, avoir 23 présents donne du baume au cœur. Sincèrement. Merci à tous d'être venus parfois de loin.

Un petit verre de l'amitié avant de se quitter.

Nous avons perdu une quinzaine de cartes par rapport à 2018. Pas grave. Merci aux 8 femmes qui nous ont fait confiance. On aimerait un peu plus de jeunesse mais nous sommes conscients d'avoir un parcours assez compliqué pour débuter. L'équation n'est pas simple.

Le grand motif de satisfaction de 2019 fut l'aboutissement d'un enquête suite à un évènement qui s’est déroulé durant le mois de mai dernier. Une situation dont j’ai été le témoin direct et que j’ai dénoncé auprès de la fédération qui a fait le relai auprès de l’AFB. À l'aide de mes photos et vidéos, une enquête a été menée. J’ai les résultats depuis quelques semaines mais avant de vous en parler, je voulais tout d’abord en faire le compte-rendu à l’assemblée générale de notre AAPPMA. C’est chose faite.

Pour souvenir, j’ai été témoin d’une baisse brutale du niveau de la rivière d’Ain entre Crotenay et Pont-du-Navoy alors que j’étais à la pêche. Ce n’était pas la première fois que j’étais témoin de cela. En 2018, je l’avais vu aussi et signalé. Pour la baisse de niveau de mai 2019, j’ai fait de nombreuses images que j’ai mis en ligne. Une enquête de l'AFB a débuté à partir de celles-ci.

Sur la berge en face, on voit une baisse de niveau de près de 30 centimètres.

Tout d’abord, je dois faire mes plus plates excuses au propriétaire du barrage de Pont-du-Navoy qui était le coupable évident d’après moi. Je ne me suis pas gêné pour le pointer du doigt d’ailleurs dans mes articles de l’époque. Il se trouve que cet ouvrage n’y est pour rien.

En réalité, l’enquête menée par un agent de l’AFB a démontré que c’est l’ouvrage de Bourg de Sirod situé plus en amont qui est le responsable de ces variations de niveau en plein étiage. Ce barrage est géré par EDF. Alors nous sommes loin des marnages provoqués par les barrages sur la basse rivière d'Ain qui eux vont finir par anéantir la faune de la rivière, mais c’est quand même non négligeable.

La micro-faune de cette gravière s'est retrouvée au sec en quelques minutes.

La variation a été visible sur plusieurs dizaines de centimètres et ce en plein étiage. Je me dois de conserver confidentiel le PV que l’on m’a fait suivre, mais l’enquête a bien mis en évidence un défaut de gestion de l’automate commandant les turbines du barrage. Cela se produisait durant un certain débit de rivière.    

Aujourd’hui, les réglages de l’automate ont été modifiés. Le responsable du site a admis les dysfonctionnements. On est donc en droit d’espérer que cela ne se reproduira plus. D'autant plus que c'est une contravention de la 5ème classe et qu'un avertissement a été transmis au Procureur de la république auprès du tribunal de grande instance de Lons-le-Saunier.

Au-delà de tout ça, cette procédure rondement menée par l’AFB a permis de bien informer le personnel du barrage des conséquences de ces dysfonctionnements sur le milieu naturel. Il est probable que les personnels en place n'en avaient pas conscience.

Quand on parle des pêcheurs comme premières sentinelles des rivières, cet exemple en est la preuve ! Nous sommes les premiers témoins et notre devoir est de dénoncer tous les maux qui touchent nos cours d’eau. Si parfois vous avez l’impression de le faire dans le vide, sentiment que j’ai régulièrement, il faut continuer encore et encore, car parfois, comme ici, on arrive à un résultat qui semble positif…Bien que je vais rester sur mes gardes. Ne soyez pas que des consommateurs, soyez vigilants et faites remonter ce dont vous êtes témoins. Merci.

Dans les autres sujets évoqués, nous avons parlé des travaux comme des plantations de saules pour retenir certaines parties de berges ainsi que le câblage d'arbre à la berge pour créer des habitats.

Notre Seb en plein boulot ! Merci les copains, sans vous, rien de serait possible !

 

Nous sommes très heureux aussi d'avoir finaliser notre volonté de protéger 100% du linéaire de notre parcours. Les derniers 400 mètres avals le seront désormais. Les truites sauvages sont bien trop rares de nos jours pour finir la nuque fracassée.

Denis toujours là !

Merci infiniment à tous les membres de notre AAPPMA, car si c'est moi qui communique, nous sommes une vraie et belle équipe. C'est tous ensemble que nous arrivons à faire un peu pour la rivière. Continuons !

mercredi 19 février 2020

Le Rise bientôt chez nous.

L'échéance se rapproche ! Le Rise a débuté sa tournée française en rencontrant un vrai et beau succès. Les spectateurs répondent présents !

Pour rappel, le RISE-Festival va cette année faire 2 arrêts dans la région. Comme depuis 2 ans, Dijon accueillera une nouvelle séance de projection le Jeudi 12 Mars à 20 heures au cinéma l'Eldorado. La nouveauté 2020 est l'étape de Chalon-sur-Saône qui aura également le plaisir d'avoir une projection le Mercredi 4 Mars à 20 heures au cinéma Axel.

Selon vos disponibilités et votre localisation, impossible de manquer l'évènement ! Cliquez sur le lien suivant pour réserver => Places cinéma Rise 2020

Aujourd'hui, je vous fait découvrir deux nouvelles bandes-annonce. Bon visionnage et pensez à réserver vos places !

dimanche 16 février 2020

Livre : Au milieu coulait une rivière.

Ce billet pour vous informer du tout nouveau livre de Vincent Lalu : Au milieu coulait une rivière.

Vincent a eu la gentillesse de me l'offrir et bien que la période m'impose un temps certain voir un certain temps de présence à l'étau, j'en ai débuté la lecture. C'est tout d'abord un très beau livre de 192 pages dont les propos sont illustrés par les très belles photographies de Sébastien Lamy dans un style black and white que j'adore.

Dans ses reportages, ses enquêtes, et ses éditoriaux, Vincent Lalu a tenu 25 années durant une chronique sans concessions de la lente dégradation des rivières et milieux aquatiques de France. La plupart des petits et grands épisodes de cette descente aux enfers ont trouvé place dans ce livre. Dont le propos est de montrer que les avertissements n’ont pas manqué, qui auraient du inspirer les politiques publiques. Sans résultat. 

À noter l'excellente préface de Jean-Christian Michel.

Pour vous procurez ce livre => Au milieu coulait une rivière.

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