Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

Accès au Fly Shop Signez le livre d'or Suivez-moi sur facebook Le Fly Shop sur facebook

samedi 18 juillet 2020

Recherche scion GLX (FR1085)

Je profite de l'audience de mon blog pour partir à la chasse au trésor. Je recherche un scion de GLX 2 brins en 9 pieds soie de 5 (modèle FR1085).

Si quelqu'un à un tel objet qui traine, merci de me contacter. Ou même une canne complète correspondant à ce modèle. Mon numéro : 06-41-73-47-64

vendredi 17 juillet 2020

Mortalités sur la haute rivière d'Ain.

Si jusque là nous avions été épargnés, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Depuis quelques semaines, des mortalités régulières de truites et d'ombres sur la rivière d'Ain sont observées par les pêcheurs. J'ai eu de nombreux retours en ce sens malheureusement. J'ai également pu le constater de mes yeux. Ces visions de poissons morts sont toujours très douloureuses. On se sent impuissants face à ce phénomène récurrent...Jusqu'au jour où la population sera si faible que l'on ne verra plus rien. Ni mort ni vivant.

Amont des "riverains"

Pourtant, on ne peut pas pointer du doigt la température de l'eau. Cette année, à l'inverse des précédentes, c'est tout à fait convenable, y compris sur les parcours avals. La qualité de l'eau, sa concentration de polluants avec les faibles débits actuels est forcément la cause principale.

Aval Pont-du-Navoy

Les truites sont parfois aveugles, parfois mycosées et souvent sans signe apparent. Bref, difficile de se faire une idée. Tous les secteurs sont touchés puisque des poissons morts sont vus régulièrement même en amont de Champagnole. Des poissons fourrages types chabots et autres ont été aussi trouvés morts sur les affluents.

Cela inquiète peu de monde. Comme chaque année. La densité de truites s’éclaircit gentiment mais surement. Et ce n'est pas les baigneurs que ça gênent non plus. Ils sont de plus en plus nombreux. Certains jours de grand soleil, la rivière d'Ain se transforme en piscine municipale. Ce mardi 14 juillet, le phénomène était tel, qu'avec mon fils, nous avons pu voir les traces de crème solaire en surface à l'aval des baigneurs. Comme si les truites avaient besoin de cet apport ! Sans parler de toutes les incivilités qui en découlent avec notamment les déchets laissés sur place. Je me suis permis d'envoyer un mail d'information aux mairies de Crotenay et Pont-du-Navoy sur ces nouvelles nuisances pour le milieu naturel. Sur le secteur du "Verriou", la rivière n'est plus un milieu naturel. C'est Saint-Tropez là-bas !

D'ailleurs, des scènes similaires ont eu lieu avec une population encore plus dense aux cascades des tufs. 2000 personnes cumulées sur le WE du 14/07. La Cuisance coulait d'un blanc laiteux. En aval, les mortalités se sont déclenchées également. Triste situation pour ce joyau jurassien.

Truite adulte de la Cuisance

Une fois de plus, et pour le voir régulièrement sur les réseaux sociaux, je vous rappelle que la pêche de l'ombre est interdite dans le Jura. Donc si vous prenez un ombre par inadvertance, relâchez le au plus vite. Pas de manipulation, pas de photo. Hop, à l'eau direct. Merci pour eux.

Ombre de la rivière d'Ain.

Base de la Roche à Champagnole.

Difficile de conseiller aux pêcheurs de ne plus pêcher. Les conditions sont bonnes. L'eau est très froide pour une mi-juillet. Les fonds, en tous les cas en amont, sont très propres. Mais voilà, tout n'est pas rose et le cheptel baisse inexorablement.

Hier, j'ai pêché. J'ai pris du poisson et surtout du plaisir. Puis je suis tombé sur cette truite. J'ai arrêté. Le plaisir avait disparu pour laisser place à la désolation.

Aval de Champagnole.

Ces images font mal, très mal. La rivière souffre et les truites disparaissent d'année en année.

mardi 14 juillet 2020

Nous entrons dans le dur.

À la mi-juillet, la situation est meilleure que l'an passé. Mais de toutes évidences, nous allons entrer dans le dur. Les 45 prochains jours vont être déterminants pour les habitants de la rivière d'Ain. Du côté débit, c'est très faible, tout aussi faible que l'an passé malheureusement. C'est au niveau des températures que c'est bien mieux. Pour l'instant en tous les cas. C'est la bonne nouvelle !

Le débit de la rivière d'Ain est très faible.

C'est certainement ce qui sauve les truites, la température de l'eau actuelle. Nous sommes passés à côté des grosses chaleurs que l'on avait eu fin juin 2019 par exemple. De plus, les nuits sont très fraiches. Cela a pour effet de maintenir malgré un débit d'étiage une température de l'eau tout à fait convenable pour les truites sauvages. Les deux nuits à venir vont être encore plus fraiches. Tant mieux. On attend même quelques millimètres de pluie demain. Rien de conséquent, mais c'est mieux que rien.

Mais voilà, il reste une grande période où tout peux encore basculer faute d'intempérie régulière. Il va falloir croiser les doigts comme depuis l'été 2015 pour que tout se passe bien.

Côté pêche, c'est encore possible. Surtout sur l'amont d'ailleurs car sur l'aval, il faut composer avec les baigneurs, campeurs et les "troupeaux" de canoés. Les fins de journées étant horribles avec des morceaux de "mousses" dérivantes un peu partout décollées du fond par toute cette population estivale invasive.

Nous entrons donc dans le dur. Prenez soin des poissons et relâchez les le plus rapidement possible. Merci.

Très peu de sorties ces derniers jours mais quelques trésors quand même.

mercredi 8 juillet 2020

Au revoir mamie...

Passez votre chemin si vous pensez lire un texte de pêche. Aujourd'hui, je souhaitais écrire quelques mots sur ma grand-mère qui nous a quitté.

Il y a des femmes qui comptent plus que d’autres dans la vie d'un homme. Dans mon cas, ma chérie et mes deux filles sont loin devant, mais juste derrière, il y a ma grand-mère paternelle. Mamie Berthe nous a quitté le 18 mai dernier. Certainement un soulagement pour elle. Quoi que je n’en sais rien en fait. Elle s’accrochait tellement à la vie que plus j’y pense, plus j’en doute. Le covid ne l'aura pas tué, mais le confinement type "prison" qu'elle a subit à cause de ce virus aura eu le même effet.  

Ma mamie, s’était mon héroïne. Elle m’a sauvé la vie de bien des manières dans le passé. Je lui dois tellement. C’était une femme d’une immense générosité qui donnait tout son temps, toute son énergie, tout ce qu’elle avait pour sa famille et les gens qu’elle aimait. Sans elle et son extraordinaire dévouement, j’aurais certainement terminé enfant de la Ddass. Oui, mais voilà, elle a mis son grain de sel dans ma vie juste au moment où il le fallait. Elle avait une force de caractère incroyable quand il s’agissait de ses proches, de son sang. Avec des moyens dérisoires d’opératrice en lunetterie, elle est arrivée à déplacer des montagnes pour que je puisse conserver un cadre de vie avec les repères qui étaient les miens. Je lui en serais éternellement reconnaissant.

Ma mamie était ce genre de femme qui en toute discrétion guidait sa famille sur le bon chemin. Elle n'avait que ce but. À chaque fois qu'un de nous quittait la route, elle était là pour nous soutenir, nous aider. Mamie Berthe était aussi ce genre de femme qui nous attendait avec un grand sourire lorsque l’on rentrait du coup du soir à 22h45 un soir de juin avec mon oncle Nanou et mon Papy Raymond. Jamais elle ne se serait couchée avant notre arrivée. Le repas était prêt, la table mise. Nous n’avions plus qu’à nous régaler et lui raconter nos histoires de truites. Je pense sincèrement que le fond des histoires de l'intéressait pas, mais par contre, du moment qu'elle passait du temps avec nous, qu'elle nous voyait heureux, c'était forcément un bon moment pour elle. Et pas question de faire quoi que ce soit après, c’était son plaisir à elle, s’occuper de ses hommes. D'ailleurs, elle m'a toujours dit que son rêve aurait été d'avoir un modeste petit restaurant pour le plaisir de faire à manger aux gens. Moi, mon plaisir était de lui demander de me faire un plat de rognons. Jamais je n'ai retrouvé le goût de ceux de ma mamie.

Mamie a eu trois fils, elle a élevé un quatrième garçon qu’elle a considéré comme le sien. Elle les a perdu tous les 4 ainsi que son mari au fil des ans. Je ne sais pas comment elle a fait pour vivre avec ces cinq traumatismes par la suite. Qu’elle force ! C'était une femme extraordinaire.

Sans doute que ses petits enfants était sa nouvelle envie de vivre.

Qu’est-ce que je lui en ai ramené des truites à ma petite mamie, elle adorait les manger ! Croyez-moi si vous voulez, mais elle ne sait jamais trompé entre une truite prise à Sirod tout en haut de la rivière et une autre prise plus en aval. Au goût, elle devinait sans jamais faillir. J’étais à chaque fois sur le cul. Dire que souvent, je ne lui ramenais même pas vidé. Je déversais le contenu de mon panier en osier dans l'évier. Elle ne disait rien, quelque soit le moment, elle vidait les poissons pour moi. Du moment que cela me rendait heureux, rien n’avait plus d’importance. Mamie Berthe vivait avant tout pour le bonheur des autres. Car ce bonheur faisait le sien. 

Ma mamie, c’est toute mon enfance, toutes mes premières joies, toutes mes premières peines. Elle m’a tellement donné. Elle m’a transmis de nombreuses valeurs que j'essaie à mon tour de transmettre à mes enfants. Je suis très heureux qu’elle ait pu vivre assez longtemps pour me voir fonder ma propre famille et voir grandir mes enfants. Pour lui faire serrer dans ses bras trois nouveaux petits enfants. Après tout ce qu’elle avait fait pour moi, c’était une belle satisfaction mutuelle.

Mes toutes dernières truites sauvages que j’ai tué, c’était pour elle. Et si elle était encore capable d’en manger aujourd’hui, je ferais cette exception pour ma petite mamie. Rien que pour elle malgré tout ce que j'en pense. 

Si ses dernières années de vie n’ont pas été les plus joyeuses, je vais retenir cette longue période de bonheur que j’ai passé à ses côtés. Mamie sera toujours présente dans mon cœur et dans mon esprit. J’ai eu cet incroyable privilège d’avoir la plus merveilleuse et la plus courageuse des mamies.

Mon fils profitant des talents à la cuisine de sa grand-mère.

jeudi 2 juillet 2020

La fin du bas de ligne "made in Jura" ?

La question pouvait se poser. Vous n'êtes sans doute pas sans savoir que mes bas de ligne maison sont confectionnés pour les gros diamètres (45° au 20°) à 100% avec du fil teklon céramique. Non pas parce qu'il est meilleur que les autres, mais avant tout parce qu'il accepte parfaitement mon traitement de cuisson. J'ai pourtant fait de nombreux tests, aucune autre marque passée dans ma cocotte-minute n'a obtenu ce résultat d'élasticité hors norme avec cette perte de mémoire si singulière.

Malheureusement (pour moi et peut-être pour vous) ce fil n'est plus fabriqué. Je vous avoue que malgré une perte commerciale non négligeable, je ne me voyais pas du tout refaire des recherches sur un autre fil. Je me suis donc mis en quête d'un stock perdu. Il fallait absolument le faire car je n'avais plus que 2 ou 3 ans d'avance.

Je suis finalement soulagé de vous annoncer que la fin du bas de ligne rouge n'est pas pour demain puisque j'ai réussi à dénicher un stock conséquent grâce à mon ami Marc. Merci à toi !

J'ai devant moi plus d'une dizaine d'années de stock pour réaliser mes bas de ligne. Donc à tous mes fidèles clients amoureux de ce produit, vous voilà rassurer. Et moi aussi par la même occasion. Je vais bien entendu stocker tout cela sous vide et dans le noir le plus total.

J'en profite pour vous dire que la boutique est de nouveau ouverte.

5500 mètres de stock par Ø en moyenne. De quoi voir venir.

- page 4 de 310 -