Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Centre de pêche en Bosnie.

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mercredi 29 avril 2026

Retour sur l'AG fédérale

Ce vendredi en soirée a eu lieu l'assemblée générale de la fédération de pêche du Jura. Avant cela, dans l'après-midi, la fédération avait organisé une conférence avec divers intervenants venus parfois de loin. Bill François, rédacteur en chef de la pêche et les poissons, Kévin Hernandez, Grégoire Juglaret, etc...Je suis arrivé en retard car j'ai eu du mal à quitter mes waders. Mais j'ai pu assister à l’essentiel.

Cette conférence est un super format avec des échanges de très bonne qualité. Les intervenants étaient au top. Vraiment. Dans les axes d'amélioration, peut-être consacrer un peu plus de temps aux questions réponses avec les présents en salle. Je retiens quand même les paroles du directeur de la fédération sur la vision des pêcheurs avec un référentiel trop vieux qui peut être néfaste envers les plus jeunes pêcheurs. Pas forcément d'accord sur tout. Effectivement, un jeune qui découvre aujourd'hui la Bienne par exemple, va trouver qu'il y a des truites. Mais quand même, il est bon de lui rappeler que malgré le fait qu'il voit quelques poissons, la situation est dramatique. Car c'est le cas !

La conférence.

Pour l'assemblée générale, on peut noter l'absence des élus de l'AAPPMA de Clairvaux malgré la facilité de leur président à dégainer des mails à longueur d'année. Pas grand chose à dire sur cette AG tant je me suis détaché depuis quelques années de dire mes vérités. Je retiens néanmoins le graphique présenté au début pour nous dire que seulement 20% des rivières jurassiennes sont encore dans un état tout juste convenable. Le reste étant mauvais à très mauvais. Tout était finalement résumé sur la pêche de la truite dans le Jura.

L'A.G

On peut malgré tout souligner le gros boulot de l'équipe fédérale qui tente de faire au mieux avec le peu qu'il reste. Bravo pour l'investissement bénévole des membres du C.A.

samedi 25 avril 2026

Old School

Dans la course à la nouveauté permanente, que cela soit dans le matériel ou les mouches, il n'y a pas toujours que du bon. Ou du moins de quoi se perdre. Parfois, l’expression : c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes peut être tout à fait juste.

Je vous partage une photo d'un poisson capturé ces jours en nymphe à vue dans un radier assez puissant.

Canne GLX 9 pieds soie de 5 en 2 brins. Moulinet Danielsson F3W 4 seven. Bas de ligne maison. Nymphe cuivre sur hameçon de 10. La canne a plus de 30 ans. Le moulinet quasiment autant. Le bas de ligne a été mis au point au début des années 90 et la nymphe n'est qu'un simple dérivé de la plus vieille imitation du monde créé par Mr Sawyer !

Même après toutes ces années, suite à toutes ces nouveautés, il n'y a pas grand chose de mieux que ce combo pour pêcher les truites sauvages en nymphe à vue.

  • La canne, en 2 brins, c'est quand même un autre monde que toutes ces 4 brins actuelles.
  • Le moulinet, jamais eu d'ennui. Une horloge qui ne déçoit jamais. Fiable et efficace.
  • Le bas de ligne. Toujours au top avec cette élasticité jamais égalée à ce jour.
  • La nymphe...Comment dire...On n'a jamais rien fait de mieux encore aujourd'hui. Ma préférée et de très très loin !

mardi 21 avril 2026

Le Gave d'Oloron

Pour le plaisir des yeux je vous partage aujourd'hui une vidéo de l'ami Fabrice sur le Gave d'Oloron. Cette pêche en sèche de bordure reste un régal !

jeudi 16 avril 2026

L'histoire d'une truite (52)

Nous avons tous des attentes différentes en terme de pêche. Quelques soient les techniques utilisées ou les poissons recherchés, il y a, selon les pêcheurs, un instant magique qui domine parmi tant d'autres. Sans occulter tout ce qui nous entoure dans l'environnement dans lequel nous évoluons, il y a forcément dans l'acte de pêche en lui-même un mouvement, une réaction ou encore une décision qui reste un tournant extraordinaire dont jamais vous ne vous lasserez.

Sans avoir pratiqué toutes les techniques ou traquer tous les poissons, j'imagine par exemple que chez le pêcheur au coup c'est le frémissement du bouchon en surface qui peut être cet instant précis. Pour les amateurs de carpes, sans doute le bip du détecteur de touches. Je pourrais ainsi lister de nombreux exemples. Pour moi, au risque de choquer quelques lecteurs, ce n'est pas le moment où la truite vient crever la surface de l'eau pour gober ma mouche. Non, et ce même si j'ai depuis toujours un immense plaisir à pêcher en sèche. Ce n'est pas mon Graal en terme de sensation.

Le plus simple étant de vous raconter une histoire vécue il y a peu. Vous comprendrez mieux mon sentiment.

J'étais à la pêche sur un célèbre parcours pour la journée. Malheureusement, ma maladresse ce jour-là n'a eu d'égale que cette superbe chute dans l'eau en début d'après-midi. Entre mauvaises approches, poissons décrochés ou tout simplement mal pêchés, c'était la journée catastrophe. Vers 15 heures, j'ai rencontré Romain. Nous avons passé la fin de journée ensemble. Malgré cette belle rencontre, j'ai conservé mon tempo. Une truite manquée au ferrage en bordure peu après. Magnifique. À la suite de ce nouvel échec nous avons discuté de tout et rien en continuant notre progression vers l'amont. Très peu de poissons vus sur un grand linéaire. Nous sommes arrivés paisiblement en limite amont. Je m'étais fait à l'idée que cette journée serait un capot magistral. Non pas à cause du manque de poisson mais bien de ma faute.

Sur le chemin du retour pour rejoindre nos véhicules, mon regard fut attiré par un poisson à bonne distance de la berge. Il y avait une belle truite posée sur le fond en amont de la trouée de végétation où l'on se trouvait. La dernière chance dans les arrêts de jeu...De toutes évidences ! Je me suis approché à genoux sur la berge pour m'ouvrir l'angle afin de pouvoir fouetter. Il y avait un bon tirant d'eau et la truite, en apparence du moins, ne se nourrissait pas. Aucun mouvement. Je n'avais d'autres choix que de poser ma nymphe très en amont d'elle tout en tentant de faire un joli poser paquet. Ainsi, j'avais l'espoir que ma cuivre perce la colonne d'eau rapidement pour être à hauteur du poisson en fin de dérive utile. Pas simple mais possible.

Sur les premières dérives, aucune réaction de la truite. Normal, aucun poser ne m'avait apporté satisfaction. C'est complexe de faire un poser paquet avec précision à longue distance. Et puis à un moment, la nymphe a percé la surface de l'eau exactement où je le souhaitais et de la façon voulue. Un "Là, je suis bon" est sorti de ma bouche. Mes yeux sont restés fixés sur la truite lors de la dérive. Je n'ai pas animé. La tête du poisson s'est décalée d'un rien sur sa gauche. Uniquement la tête. Le corps est resté immobile. Mon bras droit, celui qui tient la canne, est monté automatiquement.

C'est bien cette seconde là qui me fait kiffer plus que tout. Ce moment où la truite valide la précision de ma dérive par la prise de mon imitation et où son mouvement de bascule valide lui mon ferrage. Juste cet instant. Et dans ces conditions précises de longue distance avec un poisson qui prend sans se déplacer. C'est vraiment trop bien. Tellement satisfaisant. C'est mon Graal à moi ! Même après 40 ans, je prends toujours mon pied sur ce genre d'action.

dimanche 12 avril 2026

Ha ces brachycentrus !

Il y a des périodes lors d'une saison de pêche de la truite qu'il ne faut surtout pas manquer. Celles des éclosions massives des brachycentrus en fait partie. Ce petit trichoptère appelé plus communément brachy ou encore cul-vert est toujours bien présent sur la Loue. Nous nous sommes donc rendu avec mon fils sur cette rivière du département voisin en espérant assister à une éclosion massive de brachys.

Nous avons opté pour une journée très ensoleillée car oui, c'est un insecte qui possède un net penchant pour le soleil. La matin quelques brachys volaient déjà ici et là. Mais c'est en milieu de matinée que l'éclosion a eu lieu. Un spectacle que seule la Loue en Franche-Comté peut nous offrir. Si cette rivière souffre comme toutes les autres à savoir la Bienne, l'Ain ou encore le Doubs, on ne peut nier y voir de la vie. Nous avions des milliers de mouches devant nous. Des trichoptères à perte de vue. Extraordinaire. Certes, peu de poisson actif, mais qu'il est agréable de voir une rivière avec de la vie. Car il faut bien le dire, sur l'Ain, c'est misérable côté insecte.

Nous pêchions avec des amis. C'est le grand plaisir de cette pêche. L'activité ne dure pas longtemps. Il faut profiter de l'instant présent. Quelques poissons soient manqués, d'autres décrochés et un ou deux qui ont terminé dans le filet pour notre plaisir. Rien d'extraordinaire non plus. La Loue souffre. Son fond est noir comme partout. Les oiseaux volent dans le ciel. La menace est permanente, par la qualité de l'eau ou la prédation.

Toutefois, qu'il est bon de marcher de nouveau sur les berges de la Loue et de profiter de ces instants précieux. Le cadre reste un rêve éveillé. La pêche y est unique. Les hommes peu communs. Chaque journée en ce lieu est un cadeau de la vie.

La Loue.

Une belle zébrée prise en nymphe à vue.

Les brachys !

Cademène.

Thibaut avec Laurent et Théo.

Les brachys volent !

Bien dodue !

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