Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Centre de pêche en Bosnie.

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mardi 10 février 2026

De retour du salon de Muret.

C'était notre toute première fois au salon mouche Occitanie de Muret. Les copains nous avaient prévenus, "vous allez voir, c'est le top". Le moins que l'on puisse dire, c'est qu’ils n'avaient pas tort. Du vendredi après-midi pour l'installation du stand au dimanche pour les au revoir en passant par une attention de tous les instants dans le week-end, les bénévoles du Collectif clubs mouche 31 ont été extraordinaires. Leur gentillesse, leur dévouement à notre égard, sincèrement, un immense merci à toute l'équipe dirigée par Jean Pierre Jenn. Rien que pour cela, ma femme et moi reviendrons avec un immense plaisir au pays de la chocolatine !

Malgré les kilomètres depuis notre Jura natal, nous avons été très heureux de revoir bon nombre d'amis plus ou moins perdus de vue à cause de la distance. Je ne citerais pas de noms mais ils se reconnaitront.

Une vraie belle occasion pour nous aussi de mettre enfin des visages sur des noms avec qui j'étais en contact sur les réseaux depuis si longtemps sans jamais les avoir rencontré. C'était top. Merci pour toutes vos visites sur le stand. Merci aussi à nos voisins de salon avec qui tout s'est très bien déroulé. Une vraie belle ambiance.

Nous sommes rentrés au pays du pain au chocolat hier dans la journée. De suite un coup d’œil sur ma rivière d'Ain qui m'a manqué car rares sont les week-end où je ne passe pas de temps sur ses berges.

Il est temps aujourd'hui de reprendre le chemin de l'étau afin d'expédier les commandes reçues dans le week-end. Bises à tous et à bientôt sur un prochain salon ou mieux, au bord de l'eau !

mercredi 4 février 2026

Direction le Sud

C'est la dernière ligne droite avant le départ dans le grand Sud en direction de Muret (31).

J'ai mis près de 12 ans suite au démarrage de mon activité en 2011 pour faire mon premier vrai salon. Avant cela je ne me trouvais pas crédible en tant que professionnel. J'avais besoin de faire mes preuves en me constituant un annuaire clients conséquent sur le long terme. Après 2 SANAMA en 2023 et 2025, je suis très heureux de participer à mon premier salon mouche Occitanie organisé par le collectif clubs mouche 31.

Si d'aventure votre situation géographique vous permet de vous rendre à ce salon le samedi 7 ou le dimanche 8 février, vous retrouverez l'ensemble de mes nymphes, mouches et bas de ligne sur notre stand (Allée D, emplacement 36). Mon fils étant indisponible, j'aurai le privilège d'être accompagné de ma chérie.

Comme sur les deux derniers SANAMA, les prix pratiqués sur mes produits lors de cet évènement seront légèrement inférieurs au prix habituels. Profitez-en !

Au plaisir de vous voir là-bas ce week-end ! Le site internet de l'évènement => https://salon-mouche-occitanie.fr/

dimanche 1 février 2026

Un chouette retour client.

Je ne partage pas ici tous mes retours clients. Je le fais essentiellement sur la page Facebook de mon Fly Shop qui est faite pour cela. Mais pour une fois, je vais faire un petit écart.

En août dernier, Mathias m'envoie un message. Il m'informe de son projet de voyage en Nouvelle-Zélande pour le début d'année 2026. Il souhaite que je lui réalise une boite complète de nymphes et de sèches pour son séjour. Boite composée de 60% de nymphes (pour pêcher à vue) et 40% de sèches. Je fais donc rapidement une proposition détaillée à Mathias où j'indique les tailles, les poids et les possibles utilisations de chaque imitation. Non pas que je sois déjà allé en Nouvelle-Zélande, mais voilà près de 15 ans que je fabrique des mouches pour mes clients voyageurs de ce beau pays. À cela vous ajoutez 40 années d'expérience dans le domaine de la nymphe à vue.

Quoi qu'il en soit, Mathias n'a pas discuté en acceptant ma proposition dans sa totalité. Cela reste une vraie responsabilité malgré tout. Pour mon client, c'est le voyage de sa vie et je n'ai pas le droit de passer à côté avec ce que je vais lui vendre. De plus, la pêche est quand même différente là-bas, notamment avec une taille moyenne des truites bien plus élevée. Il est donc important d'adapter la résistance des hameçons pour que le pêcheur puisse utiliser des pointes de diamètres importants sans risquer d'ouvrir un hameçon. Je ne le répéterai jamais assez mais une bonne mouche, c'est avant tout un bon hameçon ! J'ai donc fabriqué l'ensemble des mouches de Mathias sur des hameçons forts de fer.

Mathias est venu chercher sa boite de nymphes et sa boite de sèches directement à la maison. J'ai donc eu le plaisir de faire sa connaissance. Nous avons pris le temps de discuter de son futur voyage. Un chouette moment !

Et puis, avant-hier, j'ai eu des nouvelles de Mathias. Il est en plein dans son séjour au pays du grand nuage blanc. Quelle joie de lire son retour. Quel régal de découvrir les photos qu'il m'a envoyé. Des truites magnifiques capturées avec les nymphes fabriquées de mes mains. Il n'a pas eu l'occasion de beaucoup pêcher en sèche, mais pour les nymphes, ça fonctionne fort !

Bien entendu, rien ne remplacera la joie que me procure la capture d'une belle truite si ce n'est la capture d'une belle truite par mon fils...Mais quand même, voir un client s'éclater de la sorte en partie grâce à mon travail me rend sincèrement heureux. Alors merci Mathias pour tes photos et surtout, bravo pour tes beaux poissons !

mercredi 28 janvier 2026

Stage de Spey Cast à Grenoble !

Ce billet pour faire passer une communication de l'ami Fabrice, membre du sympathique club des Saumoniers :

Depuis presque 20 ans le club des saumoniers organise des stages de spey cast à Grenoble au mois de février / mars. Cette année, le stage se déroulera du 7 au 8 mars sur l'Isère en aval de Grenoble (environ 15-20 minutes). Ces stages permettent d'acquérir les techniques de lancer avec des cannes à deux mains ou de corriger les nombreux défauts accumulés au cours des années de pratique.

Le stage se tient donc sur deux journées. Celles-ci sont ponctuées par de bons casse-croûtes au bord de l'eau afin de faire une pause bienvenue entre les centaines de lancers. Les stagiaires sont encadrés généralement par deux formateurs du club. Cela permet d'avoir un bon encadrement afin de corriger tout ce qui doit l'être.

Le lieu du stage permet d'accueillir facilement 12 à 15 stagiaires sans se gêner et sans risquer l'accrochage du voisin (ce n'est en tous les cas pas encore arrivé.)

Si vous êtes intéressés, vous pouvez vous inscrire sur ce lien ( https://club-des-saumoniers.org/stages ) ou prendre quelques informations en me contactant : fabrice.r@icloud.com

Le cout d'inscription au club est de 20 €. Le cout à l'inscription au stage qui permet de prendre en compte le déplacement et le logement des formateurs est de 30 €.

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.

Fabrice

samedi 24 janvier 2026

Moins de 50 jours...

Même si je ne quitte jamais le bord de l'eau mon horloge interne commence à s'affoler. À moins de 50 jours de l'ouverture de la truite, certains signes ne trompent pas. La lumière n'est plus la même. Le soleil, quand il est présent en journée, réchauffe plus vite. Le jour s'attarde en fin de journée toujours un peu plus. Le doute n'est plus permis, nous sommes tout proche de la belle saison. Malgré une situation défavorable avec des rivières à truites qui ne cessent de s'appauvrir, mon envie plus que ma motivation reste intacte. C'est un cycle qui ne s'interrompt pas depuis 40 ans. Déjà 40 ans que je cours après ces truites zébrées sauvages et que je prends du plaisir à contempler tout le petit monde qui vit autour de ma rivière de cœur. Cela peut sembler une éternité mais je vous assure que non, je me vois comme si c'était hier prendre mes premiers poissons et retourner mes premiers cailloux.

La seule chose qui change finalement ces dernières années, c'est cet attachement toujours plus intense pour cette rivière qui souffre. C'est cette colère grandissante pour la non action collective envers tous les maux qui la touchent. C'est ce dégoût général contre notre système qui ignore tout des cris de plainte de cette rivière agonisante. Tous ces sentiments qui se mêlent les uns aux autres me rendent complètement obsédé par le devenir de cette rivière. Il n'y a pas un jour où, si je ne suis pas sur ses berges, elle ne s'immisce pas dans mes pensées.

Je serai donc le plus heureux des hommes encore une fois de la retrouver dans quelques semaines canne en main. C'est finalement contradictoire car si l'on veut être objectif, avec le peu de truites qu'il reste, il faudrait simplement les laisser tranquilles. C'est la seule façon de les respecter au final. Au lieu de cela, et parce que je suis pêcheur jusqu'au plus profond de mon être, je ne peux m'empêcher de continuer à les traquer. Je l'assume totalement. J'ai besoin des ces moments-là pour être toujours vivant. J'ai besoin de pêcher les linéaires que j'ai foulé très jeune avec mon père et André Terrier. C'est une façon pour moi de les conserver en vie. Le jour où ces linéaires seront totalement vides, je rangerai certainement définitivement les cannes. C'est ces liens multiples qui attisent en permanence mon envie de pêcher et mon plaisir de parcourir les berges de la rivière d'Ain.

Bien entendu, il y a la pêche à l'étranger avec des parcours de rêve sur tous les plans. J'ai pu y gouter un peu ces dernières années. Mais des centaines de truites américaines ou des dizaines d'ombres bosniaques n'arriveront jamais à la hauteur d'une truite sauvage de ma rivière dans mon esprit. Je ne fais pas là une comparaison entre origine des poissons ou l'intérêt de leur pêche, non, pas du tout. C'est tout simplement que je suis né ici. Que je n'ai jamais vécu à plus de 700 mètres de la rivière. Et de ce fait, j'ai la plus grande admiration pour les truites sauvages qui y vivent. À chaque fois que j'ai le privilège d'avoir une de ces pépites entre mes mains, je profite de l'instant comme si c'est la dernière. Ces poissons ont traversé tant de calamités. Ils sont toujours là bravant tous les éléments qui les déciment depuis tant d'années. Je ne pourrai jamais regarder un autre poisson comme je regarde une truite de ma rivière. Jamais.

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