Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Centre de pêche en Bosnie.

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mercredi 15 juillet 2026

Pourquoi faut-il laisser la pêche ouverte ?

Pour faire suite à mon dernier billet vous informant de la fermeture de la pêche sur la Bienne et ses affluents, il me semblait opportun de préciser ma pensée sur le sujet. En effet, comme l'AAPPMA de la biennoise ou la fédération de pêche de l'Ain, je me suis prononcé contre cette fermeture que je trouve absurde.

Je ne connais pas parfaitement le bassin versant de la Bienne, mais celui de l'Ain oui. J'imagine qu'il y a de grandes similitudes. Je suis d'autant plus à l'aise pour en parler que la fermeture de la pêche pourrait concerner notre vallée dans les jours qui vont suivre.

La première des choses à comprendre lorsqu'une telle décision est actée, cela concerne tout le bassin versant de la rivière principale. En l’occurrence la rivière d'Ain. Si vous pratiquez un peu cette rivière, pensez-vous que les conditions de thermie sont identiques à Marigny, à Champagnole ou à Sirod ? Bien sur que non. Si la flotte monte fort en température sur les parcours avals, elle reste dans des valeurs acceptables sur les parcours amonts. Et dans ces conditions, le pêcheur doit être responsable pour faire le bon choix. Il se trouve que notre AAPPMA comme d'autres communiquent depuis des années sur l'importance de la thermie en période estivale. Cela fonctionne. La pêche se ferme d'elle-même sur les linéaires concernés. Pas besoin d'un élu ou d'un agent de l'état en costard derrière un bureau pour nous dire ce qui est le mieux sur le terrain que l'on pratique depuis des décennies !

De plus, sur ces linéaires en surchauffent pour les salmonidés, il y a de plus en plus de poissons d'accompagnement. Des chevesnes, quelques carpes et tanches, même des brochets. Des poissons qui supportent aisément d'être pêchés à des températures de 21, 22 ou 23 degrés comme actuellement. En continuant à pêcher ces poissons, c'est aussi continuer à être présent sur ces parcours où nombre d'incivilités se passent à l'étiage. J'en veux pour exemple où par deux fois les copains ont surpris les gens du voyage en train de pêcher à la main sur nos lots. Merci à la gendarmerie de s'être déplacée les deux fois. Plus de pêcheurs sur les berges, plus de sentinelles. C'est la porte ouverte à tout !

Pour ma part, je continue donc d'arpenter ces parcours où la flotte est autour des 22 degrés en ce moment. Si le plus souvent je me balade canne cassée en deux, il m'arrive de la monter pour pêcher d'autres poissons que les truites qui elles souffrent en continue.

Les chevesnes, mes plus fidèles copains en été.

Les carpes ne sont plus si rares !

On tombe même sur de l'exotique !

En complément, il reste les parcours amont. L’extrémité des têtes de bassin où l'eau est toujours fraiche. J'ai encore mesuré ce week-end un ruisseau où l'eau était à 12 degrés sur notre bassin versant. Il y a un débit d'étiage certes, mais la pêche est tout à fait praticable enfin ! C'est quoi ce délire d'interdire !

Truites de tête de bassin

Au pire des cas, et pour coller avec l'interdiction des autres activités aquatiques, pourquoi ne pas laisser la pêche ouverte seulement du bord ? Laissez les pêcheurs sentinelles accéder à leur parcours, être présents lors de ces conditions extrêmes et s'ajuster aux autres interdictions. Mais si notre avis était pris en compte on le saurait !

Plus facile d'interdire la pêche en été que de stopper les pollutions connues de tous les élus des systèmes d'assainissements comme celui de notre village ! Plus facile d'interdire la pêche en été que de protéger totalement les poissons sauvages sur la rivière d'Ain alors que le prélèvement autorisé est majoritaire. Plus facile d'interdire la pêche en été aux seules personnes payant une redevance milieux aquatiques que de gérer les gens du voyage qui pillent tout de partout ! Tout cela me rend fou sérieusement !

lundi 13 juillet 2026

Pêche fermée sur la Bienne !

C'était dans les tuyaux comme annoncé sur ce blog il y a quelques jours, c'est effectif depuis le 10 juillet dernier. La pêche est interdite sur la Bienne, le Tacon et leurs affluents. C'est une première étape. La vallée de l'Ain devrait suivre en toute logique. Ce n'est pas encore le cas au moment où j'écris ces lignes.

Les autres activités aquatiques sont-elles aussi interdites. Même si je vois mal la gendarmerie faire des rondes journalières sur un tel réseau hydrographique rien que pour rappeler à l'ordre ou verbaliser les baigneurs en cette période de canicule où tout le monde cherche du frais !

Si je suis complètement opposé à la fermeture de la pêche, il y a bien pire dans tout cela. Car si vous prenez le temps de bien lire cet arrêté, vous allez apprendre qu'il y a des dérogations pour le canyoning ! Effectivement, cette activité pourra se pratiquer en matinée sur des zones interdites à la pêche !!! Il est pas hallucinant le message là !

Cette décision est d'autant plus révoltante qu'elle va à l'encontre des souhaits de l'AAPPMA la Biennoise détentrice des droits de pêche sur la majorité des linéaires donnés plus haut. Je cite les propos de Pascal Grillet, administrateur à la biennoise : En tant qu'administrateur de l'Aappma la Biennoise , et à titre perso, je suis scandalisé de cette décision prise à contrario de l'avis et des propositions que nous avions exprimé lors de la rédaction du nouvel arrêté cadre. Un arrêté totalement inique qui dissocie les pressions sur la ressource selon les usages, une première en France. Une décision unilatérale prise sans consultation aucune de la Biennoise. Je reste fermement et totalement opposé à la fermeture de la pêche sur la Bienne, sur la même ligne que celle défendue par la Fédération pour la pêche et la protection des milieux aquatiques de l'Ain .

J'ai moi aussi cité plusieurs fois la position de nos voisins du 01 sur ce sujet de fermeture. Visiblement, nous avons dans le 39 beaucoup à apprendre d'eux ! Encore une fois, la pêche se ferme d'elle-même sur les linéaires avals où la température de l'eau devient excessive. Mais elle est tout à fait possible sur les parties amont. La thermie y étant bien plus faible. J'ai mesuré encore hier des zones à moins de 15 degrés. Fermer la pêche s'est déresponsabiliser les pêcheurs mais surtout faire passer le message qu'ils peuvent être responsables de dégradation envers le milieu à travers leur activité...Contrairement au canyoning visiblement ! C'est purement scandaleux ! Je rappelle que seuls les pêcheurs paient à travers leurs cartes de pêche la RMA (redevance milieux aquatiques). Nous écarter ainsi des rivières est totalement contre productif.

Honte à tous les acteurs qui ont participé de près ou de loin à cette prise de décision finale !

Pour votre information, je vous fais un copier/coller de la communication de la fédération de l'Ain :

Comme en 2022, nos cours d’eau ainsi que leurs habitants sont fortement impactés par cette sécheresse record et notre loisir en pâti : dès lors, certains pêcheurs s'interrogent sur la nécessité de limiter la pêche, dans le but de "préserver" les salmonidés, mais aussi les brochets, les carpes, etc.

Votre fédération souhaite apporter quelques éléments de réflexion à ces questionnements.

-Certaines rivières connaissent une situation critique alors que d’autres, bien que présentant des débits faibles, conservent une thermie correcte. Dès lors, une fermeture de la pêche n'aurait concrètement aucun sens.

- Pour les rivières ayant malheureusement séchées, il va de soit que la pêche ne présente plus grand intérêt.

- Sur les cours d’eau les plus impactés (assec partiel et/ou conditions biologiques difficiles), la pêche des salmonidés en particulier se ferme d'elle-même, par l’arrêt de l’activité alimentaire de ces derniers et par les pêcheurs qui n'ont souvent ni le plaisir, ni l'envie de pratiquer leur loisir dans ces conditions.

Cependant, de nombreuses espèces piscicoles moins sensibles peuplent nos rivières et conservent un fort intérêt halieutique. Ces pêches, parfois moins "populaires", n'ont aucune raison d'être interdites : en priver nos adhérents n'aurait la aussi aucun sens.

Ensuite, il y a le volet purement scientifique : toujours garder en tête que la pêche à la ligne, dans le respect de la loi et à l’échelle de la dynamique d'une population piscicole, n'a AUCUN impact : il n'est pas possible de mettre en péril une espèce par la pratique de notre loisir, peu importe la réglementation en place. Interdire la pêche n’est pas pertinent scientifiquement dans le but de « protéger » les populations.

A contrario, ce type de raccourci (forcer des mesures coercitives pour "sauver" les poissons) pourrait faire oublier les véritables problématiques de fond qui mettent en péril nos rivières et contre lesquelles le monde associatif de la pêche lutte au quotidien : gestion quantitative de l'eau (CDRE, Cellule d'alerte, etc.), pollution, invasion des espèces piscivores allochtones (cormorans, harles bièvres), lutte contre le braconnage (javel, pêche à la main), continuité écologique, etc. Vos AAPPMA et votre Fédération sont tous les jours, aussi bien en réunion que sur le terrain, présentes pour défendre nos milieux aquatiques contre leurs véritables agresseurs.

La FDAAPPMA 01 estime que vous n'avez pas besoin d'interdictions ni de leçons. Vous êtes respectueux de la loi et nous vous faisons confiance.

A raison, puisque vous êtes déjà nombreux à nous avoir signalé des dizaines de cas de pollutions, assecs, prélèvements d’eau illégaux et autres braconnages. La meilleure garderie reste votre présence et votre engagement au bord de l'eau. Véritables sentinelles des rivières, la vigilance de tous les pêcheurs permet de constater, prévenir et limiter les infractions durant ces périodes critiques.

C’est valoriser l'engagement et le civisme de nos adhérents. C'est refuser de se laisser aller à un moralisme stigmatisant et contre-productif entre pêcheurs. C'est ne pas mettre à tort notre passion au même niveau que d'autres activités réellement impactantes. C'est surtout vous considérer comme de véritables acteurs d'un combat quotidien à mener pour sauver nos rivières.

Amis pêcheurs, nous renouvelons nos remerciements pour votre engagement exemplaire et votre participation à la gestion de ce type d'événements.

Dans l'attente de jours pluvieux, bonne pêche à tous.

Nicolas Mandic Président FDAAPPMA 01

vendredi 10 juillet 2026

L'été devenu meurtrier.

Alors que je suis un tout jeune quinquagénaire, j’ai néanmoins assez vécu pour me retourner sur ce que j’aimais avant et que je déteste aujourd’hui. L’été.

Lors de mes années de la fin de mon adolescence à celles de jeune adulte, l’été était ma saison bénie. Je l’attendais avec tellement d’impatience. J'en rêvais. Il faut dire qu’à la fin des années 80 je profitais pleinement de mes deux mois de vacances estivales étant encore scolarisé. C’était pêche tous les jours. À chaque journée je pratiquais un parcours différent de la haute rivière d’Ain. J'allais de Conte à Châtillon avec ma petite voiture sans permis pour y capturer de très nombreux poissons. J’aurais pu bosser comme bon nombre de jeunes de mon âge mais l’appel journalier de la rivière était bien trop fort. Impossible d'y résister. Et puis j’arrivais quand même à faire un peu d’argent en faisant du guidage avec les clients de l’hôtel du Cerf de Pont-du-Navoy. Cet établissement était rempli d'une majorité de pêcheurs durant tout l'été. Une autre époque !

Quoi qu’il en soit, l’été était synonyme pour moi de pêche en nymphe à vue. Enfin ! Il fallait être patient dans ces années-là ! La rivière d’Ain avait alors un débit moyen plus soutenu au printemps et rares étaient les opportunités pour pêcher à vue avant l’été. Je me souviens de côtoyer de nombreux pêcheurs qui pratiquaient uniquement à l’eau forte au ver de terre. Ils pêchaient régulièrement. Imaginez de nos jours. Des eaux fortes durant la saison, il n’y en a plus ou presque. Je ne parle pas de petits coups d'eau de quelques mètres cube, non, je pense à de vraies crues aux eaux marrons. C’est pourquoi j’attendais l’été avec une immense envie. L’étiage (sain et non meurtrier comme ces dernières années) s’installait au fil des semaines des mois de juillet & août. Un étiage avec une eau qui restait froide. Je prends pour exemple que nous pêchions avec des waders néoprène. Aujourd’hui, même un respirant est trop chaud ! Au mieux, je mettais des cuissardes.

J’avais donc ce privilège de pouvoir pêcher à vue tous les jours de l’été. Il fallait malgré tout souvent composer avec les orages qui étaient très réguliers sur l’amont des bassins versants. Je basculais régulièrement d’un côté (l’Ain) ou de l’autre (la Saine) pour continuer à pêcher dans de bonnes conditions d’eau basse et claire. Quand je repense à toutes ces fois où j’ai maudit ces nombreux orages estivaux qui m’empêchaient de voir les truites et les ombres correctement (oui, c’était encore blindé d’ombres). Mon Dieu que tout a basculé. Nous vivions une époque de rêve sans forcément s’en rendre compte sur le moment. Tellement heureux de l'avoir vécu !

Depuis 2015, en mettant de côté l’exception 2021, les étés ont été plus ou moins meurtriers. Des étiages sévères et interminables avec une rivière d’Ain qui peut couler à moins d’un mètre cube/seconde. Une température de l'eau qui monte quasiment tous les ans au-delà des 20 degrés. Cette eau habituellement si claire peut finir par tourner en devenant opaque. Que dire des fonds totalement colmatés, saturés, ne ressemblant plus du tout à une gravière de galets où l'on voit évoluer les nombreuses formes de vie. Des truites qui crèvent où au mieux qui survivent en stationnant sur les froidières ici ou là (avant tout pour les plus expérimentées => encore une preuve qu’il faut absolument épargner les plus beaux sujets car eux savent ! Ils sont la mémoire de la rivière).

Moi qui aimais tant cette saison. Aujourd’hui, je ne peux plus la voir. Mais vraiment. Je passe deux fois par jour devant la rivière d’Ain pour aller au boulot. Je n’ose même plus tourner la tête pour la voir tellement cette vision de désastre me fait mal au ventre. Sans parler que je suis sans arrêt devant les prévisions météo en espérant un orage qui nous apporterait quelques millimètres de pluie si précieuse. En espérant des températures fraiches durant la nuit afin de stopper celles de la flotte qui montent en fin de journée au-delà des 22 ces derniers jours. C’est véritablement anxiogène cette situation, avec des degrés plus élevés selon son attachement au territoire. Que j'aimerais avoir uniquement comme soucis le choix de l'indice de crème solaire le plus adapté pour ma future séance de bronzette, la cuisson de ma viande sur le barbecue dominical ou encore l'idée de sortie du samedi soir. Sincèrement, tout serait beaucoup plus simple. Mais je n'y arrive plus. Je suis lié intimement à la rivière qui se situe en bas de la maison depuis plus de 40 ans et plus globalement au territoire à travers lequel elle s'écoule (vraiment peu en ce moment !). Impossible de ne pas y penser. C'est même tout le contraire. Cela me rend malade.

Ha l’été, cette saison que j’aimais tant ! Je l’ai aujourd’hui en horreur. J’aimerais basculer directement à fin septembre en un claquement de doigts. Je ne veux plus voir ma rivière dépérir, la forêt qui l’entoure sécher, les arbres crever, les truites sauvages disparaitre comme de nombreuses autres espèces.

L’été de ma jeunesse m’apportait des joies multiples et intenses, l’été nouvelle vague m’apporte colère et déprime. J’en étais amoureux, je le hais.

mercredi 8 juillet 2026

Canne JMC Kult

En cette période de vache maigre côté pêche, retour sur une séance de test de la nouvelle canne à mouche JMC - Mouches de Charette.

En 2026, la gamme Kult a vu le jour chez JMC. J'ai choisi de tester la 8 pieds 6 pour soie 4-5. Cette canne est donnée pour une action médium-fast. Je l'ai utilisé avec une soie numéro 5 Orvis pro trout smooth. Le combo fonctionne vraiment bien.

J'ai trouvé la canne super réactive. Elle a validé le premier test de la sortie d'un grand bas de ligne en fouettant afin de se mettre en action immédiatement à la vue du poisson (indispensable !).

Cette dimension de canne c'est quelque chose quand même. Quel plaisir à fouetter dans n'importe quelle condition. La Kult possède une réelle précision entre 5 et 12 mètres. La tenue du poisson est très bonne. Je n'ai décroché aucune truite sur plusieurs sorties. Elle travaille sur les 2/3 du blank et malgré des pointes de gros diamètres avec un bridage musclé, elle fait très bien le boulot.

Surprenant au premier abord ce blank rugueux mais original. Le liège de la poignée est de très bonne qualité et la finition de l'ensemble très sympa. La poignée est fine ce qui pour ma part me convient.

Mais sincèrement, le mieux dans tout cela, c'est son prix. Moins de 350€. Rapport qualité/prix exceptionnel ! Parce que les cannes qui valent un SMIC, ça va bien 5 minutes hein.

Bravo à la maison JMC - Mouches de Charette pour cette réalisation ! Une vraie bonne canne. Voir le produit => https://www.pecheur.com/achat-canne-mouche-jmc-kult-371690.html#af=326409

samedi 4 juillet 2026

De nombreuses possibilités.

Si l'activité à la rivière n'y est plus et pour cause, ce n'est pas le cas dans mon atelier. Mes clients me font toujours bosser. Il se trouve aussi que j'ai de plus en plus de voyageurs et du coup, il n'y a pas forcément de parallèle entre la situation des rivières en France et les commandes passées.

J'en profite pour faire cet article afin de vous tenir informé que je reste à votre écoute selon vos demandes spécifiques. Quand cela est possible, je peux réaliser vos souhaits. Par exemple, dernièrement, un client fan de mon sedge passe-partout en voulait en quantité mais montés sur un hameçon différent du TMC100. Il souhait un hameçon plus léger, plus fin et sans ardillon. Nous avons donc opté pour le TMC103BL. De plus, sur la moitié des imitations commandées, mon client m'a demandé d'ajouter un toupet blanc en tête pour une meilleure visibilité sur l'eau. Long à réaliser tout ça mais c'est terminé.

Réalisation d'un indicateur visuel.

Je n’accepte pas tout non plus. Je connais mes limites en tant que monteur. Mais parfois, faire du hors standard c'est bien aussi. Un autre exemple avec cette commande de nymphes à corégones. J'en réalise quelques unes chaque année pour des fidèles clients.

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