Sur ma région de Champagnole, en plein cœur du Jura, l'eau est de nouveau tombée du ciel. Pas en grande quantité, mais elle s'est faite si rare depuis mi-juin, que l'on prend chaque goutte ! Depuis le 17 août, c'est 42mm qui sont venus apporter un minimum de répit à nos rivières. Malgré cet apport d'eau, le niveau de l'Ain n'a guère bougé. La Saine un peu plus avec un débit maximum à 2mètres cube/seconde pendant une paire d'heures.
De toutes évidences, il va en falloir beaucoup plus pour que cela se traduise par un vrai coup d'eau. Les prochaines précipitations sont annoncées pour ce vendredi. Situation à suivre donc.
Malgré un été catastrophique, la rivière d'Ain, à ma très grande surprise, s'en tire pas si mal. J'en veux pour preuve son débit. Nous sommes plusieurs à avoir eu un ressenti visuel identique. Avec quelques amis, il nous semblait l'avoir vu bien plus basse. En 2026, pour les valeurs minimum, la rivière d'Ain est restée proche du mètre cube/seconde en débit. C'est extrêmement faible bien entendu, mais loin des 460 litres/secondes d'août 2022, des 648 litres/seconde d'août 2003 ou encore des 819 litres/seconde d'août 2018.
D'ailleurs, lors de ce mois d'août 2022, la rivière d'Ain était restée stable autour des 500 litres/seconde durant une longue période. Donc, si je reste uniquement sur les chiffres, nous avons eu le double de débit en 2026 par rapport à 2022. Impression visuelle finalement validée.
Pour les truites, il y a eu, sur les parcours avals, des mortalités durant le mois de juillet principalement. Même si avec les copains nous trouvons encore ces derniers jours quelques poissons morts ici ou là. Rien de plus normal quand la rivière est à 22 degrés sur une longue période comme cet été. Les individus les plus faibles sont restés sur le carreau malheureusement. Les plus forts sont allés stationner sur les froidières. Ils y sont encore malgré une baisse lente de la température de l'eau.
Pas simple selon les linéaires.
Sur les parcours amont, pour avoir fait quelques sorties sans canne puisque pêche fermée oblige, les truites se comportent bien mieux. La thermie est bien plus basse et si le niveau d'eau est forcément très faible, j'ai pu voir des poissons qui se nourrissaient en pleine eau sans être obligés de rester sur une froidière. J'ai pu observer des truites de toutes tailles avec des comportements normaux. La thermie est un facteur hyper important pour l'activité pêche estivale et pourtant si peu pris en compte dans les discussions (elle n'est pas mentionnée dans l'arrêté préfectoral par exemple). Il suffit pourtant de passer un peu de temps au bord de l'eau pour s'en rendre compte.
En conclusion, et sincèrement, je n'en reviens pas de dire cela, mais il me semble que l'on ne s'en tire pas si mal vis à vis de la météo depuis mi-juin. Un été qui me redonne de l'espoir finalement. Ces truites vont nous survivre même si les populations baissent lentement mais sûrement. Elles sont incroyablement résistantes. À confirmer lors des visites sur frayères en fin d'automne.





















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