Pour faire suite à mon dernier billet vous informant de la fermeture de la pêche sur la Bienne et ses affluents, il me semblait opportun de préciser ma pensée sur le sujet. En effet, comme l'AAPPMA de la biennoise ou la fédération de pêche de l'Ain, je me suis prononcé contre cette fermeture que je trouve absurde.
Je ne connais pas parfaitement le bassin versant de la Bienne, mais celui de l'Ain oui. J'imagine qu'il y a de grandes similitudes. Je suis d'autant plus à l'aise pour en parler que la fermeture de la pêche pourrait concerner notre vallée dans les jours qui vont suivre.
La première des choses à comprendre lorsqu'une telle décision est actée, cela concerne tout le bassin versant de la rivière principale. En l’occurrence la rivière d'Ain. Si vous pratiquez un peu cette rivière, pensez-vous que les conditions de thermie sont identiques à Marigny, à Champagnole ou à Sirod ? Bien sur que non. Si la flotte monte fort en température sur les parcours avals, elle reste dans des valeurs acceptables sur les parcours amonts. Et dans ces conditions, le pêcheur doit être responsable pour faire le bon choix. Il se trouve que notre AAPPMA comme d'autres communiquent depuis des années sur l'importance de la thermie en période estivale. Cela fonctionne. La pêche se ferme d'elle-même sur les linéaires concernés. Pas besoin d'un élu ou d'un agent de l'état en costard derrière un bureau pour nous dire ce qui est le mieux sur le terrain que l'on pratique depuis des décennies !
De plus, sur ces linéaires en surchauffent pour les salmonidés, il y a de plus en plus de poissons d'accompagnement. Des chevesnes, quelques carpes et tanches, même des brochets. Des poissons qui supportent aisément d'être pêchés à des températures de 21, 22 ou 23 degrés comme actuellement. En continuant à pêcher ces poissons, c'est aussi continuer à être présent sur ces parcours où nombre d'incivilités se passent à l'étiage. J'en veux pour exemple où par deux fois les copains ont surpris les gens du voyage en train de pêcher à la main sur nos lots. Merci à la gendarmerie de s'être déplacée les deux fois. Plus de pêcheurs sur les berges, plus de sentinelles. C'est la porte ouverte à tout !
Pour ma part, je continue donc d'arpenter ces parcours où la flotte est autour des 22 degrés en ce moment. Si le plus souvent je me balade canne cassée en deux, il m'arrive de la monter pour pêcher d'autres poissons que les truites qui elles souffrent en continue.
Les chevesnes, mes plus fidèles copains en été.

Les carpes ne sont plus si rares !

On tombe même sur de l'exotique !

En complément, il reste les parcours amont. L’extrémité des têtes de bassin où l'eau est toujours fraiche. J'ai encore mesuré ce week-end un ruisseau où l'eau était à 12 degrés sur notre bassin versant. Il y a un débit d'étiage certes, mais la pêche est tout à fait praticable enfin ! C'est quoi ce délire d'interdire !
Au pire des cas, et pour coller avec l'interdiction des autres activités aquatiques, pourquoi ne pas laisser la pêche ouverte seulement du bord ? Laissez les pêcheurs sentinelles accéder à leur parcours, être présents lors de ces conditions extrêmes et s'ajuster aux autres interdictions. Mais si notre avis était pris en compte on le saurait !
Plus facile d'interdire la pêche en été que de stopper les pollutions connues de tous les élus des systèmes d'assainissements comme celui de notre village ! Plus facile d'interdire la pêche en été que de protéger totalement les poissons sauvages sur la rivière d'Ain alors que le prélèvement autorisé est majoritaire. Plus facile d'interdire la pêche en été aux seules personnes payant une redevance milieux aquatiques que de gérer les gens du voyage qui pillent tout de partout ! Tout cela me rend fou sérieusement !


















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