Nicolas39 - Pêche à la mouche

La pêche à la mouche sur le blog de Nicolas Germain, un Jurassien amoureux de sa rivière, la Haute Rivière d'Ain.
Le poisson Voyageur, le rêve de pêche à votre mesure !

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mercredi 5 mai 2021

2007 - 2021, 14 ans !

Voilà donc 14 ans que j'écris régulièrement sur ce support. 14 années que peut-être certains d’entre vous venez me lire. Ce n'est pas une paille sur le net ! C'est même un sacré bout de chemin.

J'ai mis en ligne plus de 1600 articles et vous avez laissé près de 10 000 commentaires. Vous êtes de plus toujours plusieurs centaines de visiteurs chaque jour.

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jeudi 8 avril 2021

Une vie de rivière confinée.

Cette nouvelle période de confinement laisse une plus grande liberté que les précédentes. Les riverains ayant la chance de pouvoir continuer à occuper les berges de leur rivière favorite. À la fois, je le faisais aussi sur les deux derniers confinements. Je ne m'en suis pas privé. La rivière étant en bas de la maison. Je comprends aisément la frustration du plus grand nombre ne pouvant pas s'adonner à leur passion. Être au bon endroit au bon moment...Un adage qui veut tout dire en ce mois d'avril. Je ne vais pas m'en plaindre, bien au contraire. J'éviterai malgré tout de m'étendre sur mes parties de pêche. Cependant, je vais vous donner des nouvelles de la rivière d'Ain car je sais que vous êtes demandeurs et cela m'évitera de répondre individuellement à tous les messages que je reçois.

Le changement a été total comme vous vous en doutez au niveau de la fréquentation des berges. Un dernier rush des pêcheurs vendredi et samedi derniers. Cela engendre bien entendu une toute autre approche de la rivière. Alors c'est très égoïste, mais en voyant de nombreux comportements que je qualifierais de déplaisants lors des premières semaines de mars, c'est pour les truites une très bonne nouvelle. Notamment pour la jeune génération. Ces alevins de l'année qui sont visibles pour ceux qui savent regarder. Ou tout simplement qui cherchent à les voir. On atteint là aussi les limites de l'associatif avec la nette différence des pêcheurs passionnés du milieu et les pêcheurs consommateurs...de pêche. Je ne vise pas là une technique de pêche ou une autre, car j'ai vu aussi bien des moucheurs que des toqueurs ou des leurristes faire un peu n'importe quoi. Dans le Jura, nous avons une tolérance pour le fait de rentrer dans l'eau. Les zones de frayères sont délimitées par des pancartes. Bien entendu, les alevins eux ne lisent pas les panneaux. Ce qui veut dire que la majorité de ces nouveaux nés vont se trouver dans ces zones (si l'AAPPMA a bien fait son boulot) mais qu'il peut y en avoir aussi ailleurs. De nouvelles frayères peuvent apparaitre ou les alevins peuvent dériver plus que d'habitude. Bref, il faut observer, il faut prendre le temps. Il faut penser parfois à ne pas pêcher pour éviter de faire des bêtises. J'ai tellement vu de dérives qu'au final, il est facile de penser que les gens ne comprennent rien par eux-mêmes et qu'il faut interdire de rentrer dans l'eau tout simplement. Mais j'ai envie de croire, qu'avec de la communication, on peut arriver à sensibiliser. 

Il n'y a rien de plus facile que de mettre les yeux sur les premiers mètres de bordure avant de tout piétiner. De s'assurer qu'à l'endroit où l'on souhaite se positionner dans l'eau qu'il n'y ait pas d'alevins. Je parle de se positionner afin de faciliter un lancer par exemple. Pas de remonter une berge dans la flotte sur 300 mètres ! Prenez conscience de vos actes car de ce que j'ai vu, en tous les cas sur nos lots, cette progéniture de l'année possède un effectif très faible !

Ces petites truites remercient le confinement.

Pour partir sur un autre sujet, le dernier coup d'eau n'a pas fait de mal, en tous les cas visuellement. Si on voit bien encore que des petites algues brunes résistent sur les fonds, la majorité a été lessivée. Mais ce n'est que du visuel. À ce jour, mis à part quelques poissons trouvés morts dans les premiers jours après l'ouverture, ça reste correct de ce côté là. Mes observations hivernales se confirment quand même avec des effectifs chez les adultes bien faibles. Hors parcours No Kill, ce confinement, comme celui de l'an passé va certainement sauver quelques poissons. Un mal pour un bien sans doute.  Finalement, seules les pêches de grandes prospections comme le leurre ont pu profiter des quelques poissons encore présents. La température de l'eau étant toujours glacée. Je l'ai mesuré entre 9.5 et 10.5°C ce week-end selon ma localisation et les horaires de prise de température. Cela n'empêche pas de trouver ici ou là quelques poissons actifs d'ailleurs. La température de l'eau devrait rester bien basse comme le niveau de la rivière actuellement ! Il y a une possibilité de pluie en début de semaine prochaine, c'est déjà une vraie nécessité !

Quoi qu'il en soit, la rivière d'Ain coule toujours avec quelques privilégiés sur ses berges...

lundi 8 mars 2021

Dolimites Marble, le film.

Il est là ! Le nouveau film réalisé par l'équipe BFT Média en collaboration avec JMC - Mouches de Charette et DHD Laika - Voyages de Pêche. C'est un voyage près de chez nous dans des paysages superbes.

La réalisation et les prises de vue sont de très grands niveau, sincèrement. Bravo à toute l'équipe.

Bon visionnage.

samedi 6 mars 2021

2 jours sans muselière. Vive Goumois, vive la pêche !

Le mot muselière est sans doute un peu fort, mais la perspective de passer deux jours sans mettre de masque me remplissait de joie ! Il en faut peu de nos jours pour rendre un homme heureux. Le spectre d'un futur confinement partiel ou plein a fini par me décider de prévoir un séjour sur Goumois pour faire mon ouverture. La dernière que j'ai fait sur les terres de la Franco-Suisse datait de 2013 en compagnie, en autre, de mon ami Michel Flénet. Il manquera tristement sur les berges du Doubs cette année et les suivantes, assurément.

C'est comme une veille d'ouverture et un peu comme un gosse que j'ai préparé mes affaires. J'avais un besoin fou de m'éloigner de mon quotidien et plus particulièrement de mon étau. Une immense envie de me retrouver seul canne à la main s'était emparée de moi. Les paysages de la vallée du Doubs étaient le cadre parfait pour palier mes envies de solitude en plein air.

Les fleurets au fond du sac et c'est parti !

Je vous avoue que malgré toutes les idées positives que j'avais en tête, le trajet pour me rendre sur Goumois m'a fait froid dans le dos. Je n'ai pas comptabilisé les parcelles noircies de lisier, mais c'était pas chouette à voir et accessoirement à sentir. Même dans nos rêves les plus joyeux, la réalité de nos vies nous rattrape inexorablement.

Arrivé le long du Doubs et pas encore équipé, je devine une silhouette de pêcheur tenant sa canne de la main gauche ! L'ami Alex était déjà en approche. Nous avons eu la même crainte d'un possible confinement. Il fallait pêcher, quoi qu'il en coûte ! J'ai abandonné Alex à ses petites affaires où il excelle comme personne pour attaquer un peu plus en aval. Je n'en crois pas mes yeux, le Doubs est somptueux ! La belle crue hivernale a fait le boulot. C'est splendide.

Le fond du Doubs.

Cette vallée reste unique en son genre. On y respire l'esprit encore sauvage. Je le disais encore ce matin à mon ami Denis, la rivière d'Ain est magnifique, mais elle n'a pas cet aspect sauvage du Doubs. En tous les cas, je ne le retrouve pas personnellement. L'ambiance est totalement différente.

L’entrée du bois de la Saulsotte.

Les stigmates de la dernière crue !

La pêche dans tout ça. Il a fallu attendre patiemment l'ouverture légale de la truite pour les tenter de nouveau. Bien qu'ayant une deuxième catégorie à portée de voiture, je me refuse d'aller embêter les truites lors de leur période de repos bien méritée. Ces longs mois à attendre et enfin, le jour J est arrivé. J'ai débuté très fort ! J'étais monté en 16 centièmes et gammare JFD en 12. Je pensais débuter la saison chez moi. Pas vraiment conseillé pour le Doubs et ses truites hypers méfiantes du début de saison ma combinaison diamètre de fil taille de nymphe. Pourtant, sur la première truite vue, elle est venue prendre le gammare comme une fleur. Un beau poisson de 40-45 qui aurait pu être le premier. C'était sans compter sur un ferrage bien rouillé ! Manqué ! Je vois encore le blanc de la gueule, magnifique et tragique ! Je me suis marré tout seul tellement j'ai été mauvais !

Derrière, je repère une truite sous son caillou. Elle n'était pas calée, mais en poste tout en restant sous sa cache. J'ai passé mon gammare plusieurs fois sans réaction de sa part. Heureusement, j'avais les sparklers magiques de mon ami Julien Daguillanes. Premier passage assez près du caillou et la truite est sortie comme une folle furieuse pour s'emparer de ma guirlande ! Quelle scène !

Première truite de 2021.

J'ai passé un très bon moment. Le peu de connaissances que j'ai de ce parcours est très préjudiciable lorsque les truites sont si peu actives. Il faut connaitre les bonnes berges, les bons moments. J'ai eu l'impression de tout faire à l'envers mais là n'était pas l'essentiel. Non, le poisson n'est que la cerise sur le gâteau. Le fait de me trouver sur les berges du Doubs était amplement suffisant. J'ai eu le plaisir de croiser l'ami Marcel avec qui j'ai passé un agréable moment bien qu'il m'ait appris la disparition peu après Michel de notre ami commun Yvan. Un autre passionné du Doubs maintenant disparu. Pour les plus anciens et amateurs du forum Mouche-Fr, vous le connaissiez sous le pseudo Doubsrivière. Bien triste nouvelle.

J'ai aussi, pour mon plus grand plaisir, croisé la route de mon ami Bruno. Un homme et pêcheur incroyable connu alors que j'étais le tout jeune disciple d'André Terrier. Comme je sais qu'il t'arrive de me lire mon cher Bruno, j'ai été très heureux de te revoir. Merci pour ce bon moment passé en ta compagnie.

Après avoir promené la canne plusieurs heures, j'ai retrouvé un semblant de motivation alors que la pluie tombait. Je suis allé finir ma journée sur le pré Bourrassin vide de pêcheurs. Enfin si j'ose dire, car il y en a eu un paquet de passage durant cette journée. Heureusement pour moi, il m'ont laissé cette belle fario qui s'est laissée leurrer à distance par un petit gammare JFD en 16. Je suis descendu pour l'occasion en 13 centièmes.

Belle truite du Doubs.

Le lendemain matin, j'ai attaqué beaucoup plus tôt. Le Bourrasin était pour moi seul ! Ce lieu reste enchanteur. L'atmosphère y est particulière.

Le pré Bourrasin.

Les truites dehors étaient encore moins nombreuses que la veille. La journée s'annonçait compliquée. La seule truite vue sur la gravière s'est emparée de mon petit gammare noué la vieille. Pas capot, c'est déjà pas rien !

Truite prise en nymphe à vue.

Il y a eu, au contraire de la veille, une activité de surface vers 14 heures déclenchée par une éclosion de petites olives. J'ai vu quelques très beaux gobages mais je n'ai pas eu le courage de reprendre la voiture pour aller sur la berge suisse. De plus, j'ai vu un pêcheur pratiquer le long des zones boisées. Pour se placer correctement pour pêcher les gobages, il se positionnait à chaque fois dans l'eau. Et comme j'ai compris la phrase du règlement intérieur qui stipule l'interdiction de renter dans l'eau avant le 1er Juin, je me suis abstenu.

Malgré ça, j'ai pris une truite en sèche devant les blocs de l'ami Radix avec une passe-partout olive. J'ai décroché un autre poisson que j'ai fait monter à la limite de la distance à laquelle je pouvais propulser ma mouche. J'ai également pris deux méchants refus !

Le Doubs reste magnifique malgré les malheurs qui lui tombent sans arrêt sur la tête. Je suppose, un peu comme chez nous, que le fond de la rivière va se transformer dans les semaines à venir. Ce que j'ai vu dans les champs devrait finir dans la rivière. C'est inévitable et tellement triste.

Les perces-neige de la Franco-Suisse.

Si le lisier était le seul mal qui touche cette rivière à l'image des autres rivières du coin, mais non. Là, sur le plat de la Verrerie, 4 harles bièvres sur une frayère d'ombres (cliquez sur la photo pour l'agrandir). Je les ai vu faire. Un mâle et 3 femelles. Ils n'ont qu'à en manger un chacun par jour durant la période du frai...Je vous laisse faire le compte. Les ombres eux étaient en stress absolu. Un autre sujet à considérer sur les baisses de population, c'est indéniable.

Je suis rentré à la maison avec le plein de bol d'air. Qu'est qu'on respire mieux sans ce maudit masque ! Vive Goumois, vive la pêche !

samedi 19 décembre 2020

Vidéo : saison 2020

À la pêche, pour réussir à prendre du poisson, il y a 3 paramètres importants qui vont influer sur votre résultat final si tant est que nous parlions uniquement de poisson capturés (il y a tant autres choses qui font qu'une partie de pêche est réussie). Quoi qu'il en soit, je les classerais dans l'ordre suivant : 

  • Le temps de pêche (de très loin le plus important à mes yeux).
  • La connaissance des parcours pêchés.
  • La technique qui vient en dernier.

Lors de cette saison 2020, et même si j'en étais déjà quasiment convaincu, j'ai bien compris une bonne fois pour toute que le temps de pêche était LE facteur influent. Cette année, j'ai vu bien moins de poissons que les dernières saisons et pourtant, j'en ai rarement pris autant, sincèrement.

Depuis le 1er déconfinement, entre chômage partiel et non activité, j'ai passé mon temps à la rivière. J'ai parfois pêché tous les jours en multipliant les sorties sur des horaires différents. Le résultat en terme de poissons capturés est là. En toute logique, plus on y passe de temps, plus les chances de tomber sur des pleines périodes d'activités sont grandes. Et je peux vous dire que parfois, même avec une technique moyenne, ça passe !

Si j'ai un conseil à donner suite à cette saison c'est qu'il n'est pas nécessaire de réfléchir sur son matériel, sur les nymphes qui vont ou non fonctionner, sur la météo ou que sais-je encore. Non, soyez le plus souvent possible à la pêche et si en plus vous le faites sur des parcours que vous connaissez bien sans trop vous disperser, c'est le top. 

Je me souviendrais très longtemps de cette saison 2020. Il me sera impossible d'en refaire une comme ça. Tout d'abord parce que les populations ne cessent de baisser et parce que je n'aurais plus jamais un temps de pêche aussi gigantesque que Mai-Juin et Juillet 2020.

Dans la vidéo qui va suivre, il y a aussi quelques poissons de mon fils Thibaut. Il a pêché les 3 semaines de mai uniquement. Il n'a pas amusé le terrain ! 

Tous les poissons de la vidéo ont été pris avec les bas de ligne du Fly Shop ainsi qu'avec les nymphes et les sèches fabriquées de mes mains :  Fly Shop

Je vous laisse avec ces images en vous souhaitant de bonnes fêtes. Je laisse le blog de côte quelques jours. Merci pour votre fidélité à me lire depuis toutes ces années.

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